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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 00:03
Climat: pourquoi l’apocalypse n’aura pas lieu ?

Les discours alarmistes sur le climat, l’environnement ou la biodiversité sont faux. Les chemins que nos pays sont censés suivre pour échapper à la prétendue catastrophe sont des impasses. À condition de ne pas se renier, l’humanité a toutes les cartes en main pour faire face aux défis qui sont les siens. Telle est la thèse d’Apocalypse zéro, le succès de librairie de Michael Shellenberger.

Militant de la cause écologique, parti à 25 ans travailler aux côtés des paysans pauvres d’Amérique du Sud, nommé « héros de l’environnement » par le magazine Time en 2008, Michael Shellenberger dirige aujourd’hui une association de défense de la nature qui promeut ouvertement l’énergie nucléaire. Son livre, qui s’est classé en tête des ventes aux États-Unis et qui est aujourd’hui publié en français, revient sur son parcours, sa prise de conscience de ce que l’écologie radicale se fourvoyait et sur toutes les raisons qu’il y a de croire au « potentiel positif de l’humanité ». En une douzaine de chapitres précis, factuels et très vivants, il explique surtout pourquoi les choses vont beaucoup mieux que ce que certains s’évertuent à nous faire croire.

Extraits.

 

Bien des discours que l’on inculque aux gens sur l’environnement, y compris le climat, sont faux, et il est primordial de les rectifier. J’ai décidé d’écrire Apocalypse zéro parce que j’en avais assez des exagérations, de l’alarmisme et de l’extrémisme qui sont les ennemis d’un environnementalisme positif, humaniste et rationnel. […]

Cet ouvrage entend explorer comment et pourquoi tant d’entre nous en sont venus à confondre des problèmes environnementaux importants, mais gérables avec la fin du monde, et pourquoi les commentateurs les plus catastrophistes sur les questions écologiques ont tendance à s’opposer aux solutions les meilleures et les plus évidentes pour les résoudre.

En cours de route, nous comprendrons comment les humains ne détruisent pas seulement la nature, mais la sauvent. À travers des histoires d’individus du monde entier, des espèces et des environnements qu’ils ont sauvés, nous verrons à quel point les progrès environnementaux, énergétiques et économiques se conjuguent, dans le monde réel, en un processus unique.

[Des milliards de victimes ?]

Quand un ouragan frappe la Floride, il peut ne tuer personne, mais quand ce même ouragan frappe Haïti, des milliers de personnes peuvent mourir instantanément par noyade ou plus tard du fait d’épidémies de maladies comme le choléra. La différence est que la Floride se trouve dans un pays riche avec des bâtiments et des routes résistants aux intempéries, un système de prévision météo et de gestion des urgences sophistiqué. Haïti, en revanche, est un pays pauvre qui manque d’infrastructures et d’équipements modernes.

« Considérez que depuis 1940 aux États-Unis, 3 322 personnes sont décédées du fait des 118 ouragans qui ont touché terre », écrit [le politologue américain Roger] Pielke. Quand « un tsunami a frappé l’Asie du Sud-Est en 2004, plus de 225 000 personnes sont décédées ».

Quiconque croit que le changement climatique pourrait tuer des milliards de gens et provoquer l’effondrement de civilisations sera peut-être surpris de découvrir qu’aucun des rapports du GIEC ne contient le moindre scénario apocalyptique. Aucun rapport du GIEC ne dit que des pays développés comme les États-Unis deviendront un « enfer climatique » semblable au Congo. Nos systèmes de protection anti-inondations, nos réseaux électriques et nos infrastructures routières continueront à fonctionner même à des niveaux de réchauffement potentiellement extrêmes.

[Quand les forêts brûlent, les militants n’y voient que du feu]

Le paysage que nous considérons aujourd’hui comme un décor naturel agréable, soit une prairie herbeuse entourée d’une forêt et traversée d’une rivière, est souvent un paysage façonné par les hommes pour chasser le gibier en quête d’eau potable. Le déboisement d’un bosquet incendié pour créer une prairie dans laquelle on abattait aisément des animaux est l’un des plus fréquents usages du feu par les chasseurs-cueilleurs du monde entier. Les prairies des forêts de l’est de l’Amérique du Nord auraient disparu si elles n’avaient pas été brûlées annuellement par les Indiens pendant cinq millénaires. […]

Partout sur la planète, la déforestation par le feu a donné naissance à l’agriculture en fertilisant les sols, en favorisant la prolifération des baies, noisettes, céréales et autres cultures utiles. Aujourd’hui, de nombreuses espèces d’arbres ont besoin du feu pour que leurs graines deviennent des arbres. Le feu est également essentiel, comme on l’a vu en Californie ou en Australie, pour éliminer la biomasse ligneuse du sol forestier.

En bref, le feu et la déforestation pour la production de viande sont des facteurs essentiels de ce qui a fait de nous des êtres humains. La seule raison plausible pour laquelle [Paulo] Adario [le responsable de Greenpeace Brésil], [le top-modèle brésilien Gisele] Bündchen et d’autres écologistes jugent si choquante la production de viande en Amazonie est qu’ils ne savent rien de cette histoire. »

[Le plastique a sauvé les tortues]

La grande majorité des déchets plastiques présents dans le milieu marin provient de sources terrestres, déchets abandonnés, matériaux de fabrication ou déchets associés à des activités récréatives côtières. Le reste se compose de débris intraocéaniques comme les filets et les lignes de pêche. Filets et lignes de pêche représentent la moitié de tous les déchets du tristement célèbre vortex de déchets du Pacifique nord. […]

Entre 2007 et 2013, une équipe de neuf scientifiques a lancé vingt-quatre expéditions à travers le monde pour tenter d’évaluer la quantité totale de plastiques présents dans la mer. Ils se sont rendus sur l’ensemble des cinq gyres subtropicaux, ces courants circulaires océaniques qui piègent les déchets plastiques. […]

Les scientifiques ont semblé stupéfiés par ce qu’ils ont découvert : « Le poids global de la pollution plastique à la surface de la mer, toutes catégories de tailles confondues, ne représente que 0,1 % de la production annuelle mondiale. » Encore plus étonnant, ils ont trouvé cent fois moins de micro-plastiques qu’ils ne s’attendaient à en découvrir. […]

En Californie, l’interdiction des sacs plastiques a entraîné leur remplacement par des sacs en papier et d’autres sacs plus épais, ce qui aggrave les émissions de carbone en raison d’une fabrication très énergivore. Les sacs en papier devraient être réutilisés quarante-trois fois pour avoir un impact moindre sur l’environnement. En outre les sacs plastiques ne constituent que 0,8 % des déchets plastiques dans les océans. Les bouteilles en verre peuvent être plus agréables à boire, mais leur fabrication et leur recyclage nécessitent aussi davantage d’énergie. […]

Et parce que les bioplastiques proviennent de cultures plutôt que de sous-produits (résines) de l’industrie pétrolière et gazière, ils ont un impact plus important sur l’utilisation des sols, tout comme les biocarburants — de l’éthanol de maïs aux États-Unis à l’huile de palme en Indonésie et Malaisie […].

Pour les pays pauvres, créer des infrastructures modernes pour la distribution de l’énergie, le traitement des eaux usées et des eaux de crue sera une priorité plus urgente que les déchets plastiques, tout comme ce fut le cas pour les États-Unis et la Chine avant eux. L’absence d’un système de collecte et de gestion des déchets humains par le biais de canalisations, égouts et systèmes d’épuration représente une menace bien plus grave pour la santé humaine.

[Des usines, des usines et encore des usines !]

En Ouganda, j’ai eu une conversation avec une femme d’âge moyen qui travaillait à notre écolodge, où nous sommes allés observer des gorilles une seconde fois. Je lui ai dit que seulement deux Américains sur cent travaillent dans l’agriculture — alors que deux Ougandais sur trois sont des agriculteurs.

« Comment pouvez-vous faire pousser suffisamment de nourriture ? m’a-t-elle demandé.

— Avec de très grosses machines », ai-je répondu. […]

S’il est vrai que quelques pays riches en pétrole comme l’Arabie saoudite ont atteint un niveau de vie très élevé sans s’être jamais industrialisés, presque tous les autres pays développés du monde, Grande-Bretagne, États-Unis, Japon, Corée du Sud et Chine, ont transformé leur économie en misant sur l’industrie. […]

Aujourd’hui, les économistes soulignent trois raisons pour lesquelles le système manufacturier, par opposition à d’autres secteurs de l’économie, a permis aux pays pauvres de devenir riches.

D’abord, les pays pauvres peuvent devenir aussi efficaces que les pays riches dans la fabrication de certains produits, et même les surpasser. […] Ensuite, les produits fabriqués en usine sont faciles à exporter. Cela permet aux pays en développement de fabriquer des produits qu’ils n’ont pas encore les moyens d’acheter, et d’acheter des objets qu’ils ne sont pas encore capables de fabriquer eux-mêmes. Même quand d’autres secteurs économiques sont dysfonctionnels en raison de niveaux élevés de corruption dans l’administration ou pour d’autres motifs, l’histoire montre que les usines peuvent continuer à être productives et, de fait, stimuler la croissance économique.

Enfin, les usines nécessitent une abondante main-d’œuvre, ce qui leur permet d’absorber un grand nombre de petits paysans non qualifiés. […] Contrairement à ce que, avec d’autres, j’ai longtemps cru, les effets positifs de l’industrie textile l’emportent sur les effets négatifs. Nous devrions donc ressentir de la fierté, non de la culpabilité, lorsque nous achetons des produits fabriqués par des personnes comme Suparti [une ouvrière indonésienne que l’auteur a rencontrée, NDLR].

[À manger pour tous — même de la viande !]

La superficie totale des terres dévolues par l’humanité à la production de viande a culminé en 2000. Depuis lors, selon la FAO, les terres consacrées à l’élevage sur l’ensemble de la planète ont reculé d’environ 1 400 000 kilomètres carrés, une superficie qui représente 80 % de l’Alaska [soit près de 84 % du Québec ou près de deux fois et demie la France métropolitaine, NDLR]. Tout ceci s’est produit sans révolution végétarienne. Aujourd’hui, seuls 2 à 4 % des Américains sont végétariens ou végétaliens. […]

Cela est dû en partie à la substitution du poulet au bœuf. Un gramme de protéines de bœuf nécessite deux fois plus d’énergie sous forme d’aliments pour animaux qu’un gramme de porc, et huit fois plus qu’un gramme de poulet. Mais c’est surtout dû à l’efficacité. Entre 1925, date à laquelle les États-Unis ont commencé à produire des poulets en intérieur, et 2017, les éleveurs ont réduit de plus de moitié le temps d’alimentation tout en faisant plus que doubler le poids des poulets.

La production de viande a pratiquement doublé aux États-Unis depuis le début des années 1960, et pourtant les émissions de gaz à effet de serre dues au bétail ont baissé de 11 % durant la même période. […]

Les pays pauvres comme le Congo ont absolument besoin de fournir davantage de protéines à leur peuple et d’augmenter la productivité de leurs élevages afin d’alléger la pression qui s’exerce sur les habitats des espèces menacées. […] La production de viande la plus performante en Amérique du Nord nécessite vingt fois moins de terres que la production de viande la plus performante d’Afrique. Remplacer le gibier par des viandes modernes comme le poulet, le porc et le bœuf nécessiterait moins de 1 % du total des terres agricoles de la planète.

Vraie et fausse lumière

En Ouganda, Helen et moi avons séjourné dans un écogîte équipé de panneaux solaires et de batteries. Mais après une seule journée de temps nuageux, nous avions épuisé les batteries du gîte en chargeant nos ordinateurs portables, appareils photo, téléphones portables et autres appareils. Quand nous avons dit au gérant du lodge que nous avions besoin de plus d’électricité, il a fait ce que font les petites entreprises en Afrique subsaharienne, il a allumé un générateur au diesel. […]

Considérez le projet de stockage électrique le plus célèbre de Tesla, un centre de batteries au lithium installé en Australie, capable de délivrer 129 mégawattheures. Il fournit suffisamment d’énergie de secours pour alimenter 7 500 foyers pendant quatre heures. Mais il y a neuf millions de foyers en Australie, et 8 760 heures dans une année. L’un des plus grands centres de stockage de batteries au lithium au monde se trouve à Escondido en Californie. Mais il ne peut stocker assez d’énergie que pour environ 24 000 foyers américains pendant quatre heures. Il y a environ 134 millions de foyers aux États-Unis. Pour alimenter l’ensemble des logements, entreprises et usines américaines en électricité pendant quatre heures, nous aurions besoin de 15 900 centres de stockage d’une taille comparable à celui d’Escondido pour un coût de 894 milliards de dollars. […]

Un village indien a fait la une des journaux du monde entier après sa révolte contre les panneaux solaires et la batterie à « micro-réseau » que Greenpeace avait créée comme modèle supposé de saut technologique pour les populations les plus pauvres du monde. L’électricité, peu fiable, était coûteuse. « Nous voulons de la vraie électricité, ont scandé des villageois à un politicien de l’État, pas de la fausse ! »

[Le vert est tellement chic !]

Fin juillet [2019], Google avait rassemblé en Sicile des célébrités et des militants pour le climat afin de discuter des modalités concrètes de leur soutien à la cause. […] Cette réunion sicilienne s’est tenue au Verdura, un complexe cinq étoiles plus vaste que la Principauté de Monaco, abritant six courts de tennis, trois terrains de golf, quatre piscines et un terrain de football. Malgré cet hébergement dans un domaine de très grand luxe, de nombreux participants ont préféré séjourner sur des superyachts amarrés au large, d’où ils étaient acheminés en Maserati sur le lieu de l’évènement. Le premier soir, quarante jets privés avaient atterri sur le domaine […].

[Comme l’avait déclaré] une personne présente, au Sun, un tabloïd britannique, « ils ne semblent tout simplement pas conscients des énormes quantités de combustibles fossiles qu’ils brûlent. Ils débarquent avec des entourages inutiles dans des hélicoptères ou des voitures rapides, puis font des prêches pour sauver le monde ». […] Le problème n’était pas que les célébrités affichaient leur mode de vie très énergivore. Le problème était qu’ils faisaient la morale à des gens qui l’étaient très peu.

[La catastrophe médiatique]

Les médias d’information méritent également d’être blâmés pour avoir présenté faussement l’évolution climatique et d’autres problèmes environnementaux comme apocalyptiques, et pour ne pas les avoir replacés dans leur contexte mondial, historique et économique. Les entreprises médiatiques de premier plan exagèrent le changement climatique au moins depuis les années 1980. Et […] des publications de haut niveau comme le New York Times et le New Yorker ressassent sans la moindre distance critique une doctrine malthusienne réfutée depuis plus d’un demi-siècle.

Mais c’est dans ce que ne disent pas ou du moins pas clairement leurs résumés et communiqués de presse que le GIEC et d’autres organismes scientifiques sont les plus trompeurs. Ils ne disent pas clairement que le nombre de morts liés aux catastrophes naturelles a considérablement diminué et devrait encore décliner avec une adaptation continue. Ils ne disent pas clairement que l’accumulation de bois de chauffage et la construction d’habitations à proximité des zones boisées comptent plus que le changement climatique pour déterminer la gravité et l’impact des incendies dans bien des nombreuses régions du globe. Et ils ne disent pas clairement que les engrais, les tracteurs et l’irrigation importent plus que le changement climatique pour déterminer les rendements des cultures. […]

Même si je peux partager la tristesse et la solitude sous-jacentes à la colère et la peur du changement climatique, de la déforestation et de l’extinction des espèces, je constate que cette vision est erronée, basée sur des angoisses sans fondement, des idéologies déresponsabilisantes et des déformations de la réalité. […] L’image promue par les écologistes apocalyptiques est inexacte et déshumanisante : les humains ne sont pas en train de détruire la nature à force d’irréflexion. […]

Les médias d’information, les rédacteurs en chef et les journalistes pourraient se demander si leur exploitation constamment sensationnaliste des problèmes environnementaux est cohérente avec leur engagement professionnel d’équité et d’exactitude, tout comme avec leur engagement personnel d’exercer une influence positive dans le monde. Même si je suis sceptique sur le fait que des écolos déguisés en journalistes soient susceptibles de changer leur façon de faire leur travail, j’ai bon espoir que la concurrence extérieure aux médias traditionnels, rendue possible par les médias sociaux, insufflera une nouvelle compétitivité dans ce journalisme écologiste et en rehaussera les normes.

En guise de conclusion…

Je crois que si les spécialistes de l’environnement, les journalistes et les militants passaient plus de temps à discuter avec les gens qui vivent en Indonésie ou au Congo de leur combat quotidien, ils seraient moins prompts à s’obnubiler sur la fin du monde, et moins enclins à paniquer devant chaque nouveau problème environnemental.

 


Apocalypse zéro,
Pourquoi la fin du monde n’est pas pour demain
de Michael Shellenberger,
paru le 27 octobre 2021,
À l’Artilleur,
à Paris
528 pages,
ISBN-10 : 2 810 010 900
ISBN-13 : 978-2810010905

 

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Extrait de: Source et auteur

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 13:55
La forêt amazonienne se rapproche plus vite que prévu de son point de non-retour

Selon une nouvelle étude internationale, la forêt amazonienne pourrait se rapprocher rapidement d’un point de basculement. L’étude, qui s’est penchée sur des données de végétation télédétectées au cours des 30 dernières années, a révélé des signes de perte de résilience sur plus de 75 % de la superficie de cette immense forêt depuis le début des années 2000.

Souvent qualifiée de « poumon du monde », l’Amazonie ne fournit pas réellement les 20 % d’oxygène de la planète que l’on prétend, mais elle n’en reste pas moins l’un des systèmes biologiques les mieux adaptés au monde et pourrait basculer dans le chaos écologique, ce qui aurait de vastes répercussions sur la région et la planète.

Ses vastes réserves d’humidité atmosphérique, ces “rivières aériennes” qui s’échappent de la forêt à travers l’Amérique latine, protègent la région des effets ravageurs de la sécheresse. Elle régule également le climat en stockant de grandes quantités de CO2 dans sa végétation et son sol riche en carbone. L’année dernière, une étude a toutefois révélé qu’elle émettait désormais plus de CO2 qu’elle n’en stockait, principalement en raison des incendies intentionnels allumés pour défricher les terres en vue de la production de soja et de viande bovine.

Les chercheurs ont utilisé diverses sources de données, notamment des données satellitaires sur la profondeur optique de la végétation (VOD pour vegetation optical depth), une mesure de la biomasse totale des arbres et des plantes dans une zone donnée. À l’aide de ces dernières, ils ont pu dresser un tableau de l’évolution dans le temps de la résilience de la forêt, c’est-à-dire de sa capacité à se remettre d’une perturbation.

Les résultats sont frappants : depuis le début des années 2000, les trois quarts de l’Amazonie ont perdu de leur résilience. Cela ne signifie pas que ces zones ont perdu leur couverture végétale, mais que la capacité de leur végétation à résister aux perturbations diminue au fil du temps.

 

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 06:23
En janvier, la déforestation de l’Amazonie a bondi de 418 % par rapport à 2021

Pas de répit pour la forêt amazonienne. Alors que la saison des pluies de décembre à avril offre habituellement une trêve, la déforestation a repris de plus belle début 2022. Elle est même « hors de contrôle », selon les termes de Greenpeace Brésil. « Entre le 1er et le 31 janvier, les systèmes de surveillance ont fait état de 430 km2 de forêts déboisés, soit une augmentation de 418 % par rapport à janvier 2021 », a alerté l’ONG dans un communiqué le 11 février. Depuis le début des mesures de l’Institut national de recherche spatiale (INPE) brésilien en 2016, jamais de tels chiffres n’avaient été enregistrés en janvier. Les États du Mato Grosso, du Rondônia et du Parà situées au centre et à l’ouest du Brésil concentrent le plus grand nombre de cas recensés de déforestation.

Des chiffres qui font écho aux niveaux de déforestation records observés depuis l’arrivée au pouvoir de Jaïr Bolsonaro. Dans les estimations officielles publiées en novembre 2021, le gouvernement brésilien faisait état d’une perte de 13 000 km2 de forêts en un an, une superficie supérieure à celle de l’Île-de-France dans son ensemble. Selon les données de l’INPE, la déforestation a augmenté de près de 22 % entre août 2020 et juillet 2021. Si l’on compare ce chiffre à la moyenne de la décennie précédente, la déforestation a quasiment doublé.

La forêt amazonienne ne remplit plus son rôle de puits de carbone

Alors que le Giec (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) doit rendre son rapport relatif aux vulnérabilités des sociétés humaines, des écosystèmes et des systèmes économiques face au changement climatique le 28 février, ces nouvelles données concernant la plus grande forêt tropicale — un puits à carbone majeur — inquiètent. « Sur les cinq dernières années, par rapport à la période 2001-2005, on observe un doublement des émissions de CO2 liées à la déforestation », explique à Reporterre Philippe Ciais, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement. « Et ce, dans tous les tropiques, pas uniquement en Amazonie. »

Ces émissions liées à la déforestation ne reflètent qu’une partie du problème en Amazonie, souligne le chercheur. Car la déforestation s’accompagne d’une dégradation de la forêt. Des arbres partiellement brûlés, une forêt fragmentée ou l’extraction de certaines essences détériorent l’équilibre de la forêt tropicale. Résultat : une forêt dégradée absorbe beaucoup moins de carbone. Et ces effets ne sont pas comptabilisés. « La dégradation des forêts contribue trois fois plus à la perte brute de biomasse que la déforestation, étant donné que l’étendue de la dégradation dépasse celle de la déforestation », écrivaient le chercheur et ses collègues dans un article paru dans Nature en 2021.

Ce fermier, dans l’État du Pará (Brésil), a mis feu à la forêt tropicale autour de chez lui. Août 2020. © Carl de Souza / AFP

Et « si l’on émet plus de CO2 et que moins de CO2 est absorbé, le réchauffement climatique est plus grand », résume Philippe Ciais. Logiquement, le bilan carbone de la forêt amazonienne influe sur celui de la planète et sur le climat. « Il semblerait que l’ensemble du massif amazonien ne remplisse plus son rôle de puits de carbone car les forêts intactes ne compensent plus la déforestation ou la forêt dégradée », prévient le climatologue. Une analyse confirmée par d’autres travaux : l’ensemble de la forêt amazonienne émet aujourd’hui plus de carbone qu’elle n’en absorbe.

Un accaparement des terres bien orchestré

Selon l’observatoire du climat brésilien, 46 % des émissions de gaz à effet de serre du pays en 2020 provenaient de la déforestation. Des chiffres qui témoignent de la politique environnementale désastreuse du président Bolsonaro. « Le moment est particulièrement propice pour ceux qui déboisent et/ou volent les terres publiques, car les inspections environnementales sont délibérément réduites et la législation devrait prochainement permettre de régulariser cet accaparement des terres publiques », a dénoncé Cristiane Mazzetti, chargée de campagne Amazonie chez Greenpeace Brésil, dans un communiqué.

Selon une analyse de l’ONG, 22,5 % des zones qui ont fait l’objet d’alertes de déforestation entre le 1er et le 21 janvier étaient concentrées dans des forêts publiques, « une cible fréquente pour l’accaparement des terres ».

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 03:35
 Brésil : la forêt amazonienne émet désormais plus de carbone qu'elle n'en absorbe

Entre 2010 et 2019, l'Amazonie brésilienne a ainsi émis environ 18% de plus de carbone qu'elle n'en a absorbé, avec 4,45 milliards de tonnes rejetées, contre 3,78 milliards de tonnes stockées.

Un basculement majeur et inédit. La forêt amazonienne brésilienne, victime de l'activité humaine, a rejeté depuis 2010 plus de carbone qu'elle n'en a absorbé, une situation historique pour cet écosystème crucial dans la limitation du réchauffement de la planète, selon une nouvelle étude publiée jeudi 29 avril dans Nature Climate Change (en anglais).

Entre 2010 et 2019, la forêt amazonienne brésilienne, qui représente 60% de la forêt primaire de la planète, a perdu de sa biomasse. La forêt a ainsi émis environ 18% de plus de carbone qu'elle n'en a absorbé, avec 4,45 milliards de tonnes rejetées, contre 3,78 milliards de tonnes stockées.

Pour l'instant, a priori, "les autres pays compensent les pertes de l'Amazonie brésilienne" et ainsi "l'ensemble de l'Amazonie n'a pas encore basculé, mais elle pourrait le faire bientôt", explique à l'AFP l'un des auteurs de l'étude, Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l'Institut français de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae).

Un "point de rupture"

Sans les forêts, un des "poumons" de la planète qui absorbe entre 25% et 30% des gaz à effet de serre émis par l'homme, le dérèglement climatique serait bien pire.

Mais depuis plusieurs années, les scientifiques s'inquiètent d'un essoufflement des forêts tropicales, et craignent qu'elles puissent de moins en moins bien jouer leur rôle de puits de carbone. Et l'inquiétude vient notamment de la forêt amazonienne, qui représente la moitié des forêts tropicales de la planète.

"Jusqu'à présent, les forêts, en particulier les forêts tropicales, nous protégeaient en permettant de freiner le réchauffement. Mais notre dernier rempart, l'Amazonie, est en train de basculer."

Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l'Inrae 

à l'AFP

Avec la fonte des calottes glaciaires, le dégel du permafrost ou la disparition des récifs coralliens, le dépérissement de la forêt amazonienne fait partie des "points de rupture" ou "points de bascule" identifiés par les scientifiques comme des éléments clés dont la modification substantielle pourrait entraîner le système climatique vers un changement dramatique et irrémédiable.

Explosion de la déforestation avec Jair Bolsonaro

L'étude met d'autre part en avant la responsabilité méconnue, mais majeure, des dégradations de la forêt. Contrairement à la déforestation, qui fait disparaître la surface boisée, les dégradations incluent tout ce qui peut l'abîmer, sans pour autant la détruire totalement : arbres fragilisés en bordure des zones déforestées, coupes sélectives, petits incendies, mortalité des arbres liée à la sécheresse. Des atteintes moins facilement décelables que de grandes étendues rasées.

En utilisant un indice de végétation issu d'observations satellitaires micro-ondes, qui permettent de sonder l'ensemble de la strate de végétation et pas seulement le sommet de la canopée, l'étude conclut que ces dégradations de la forêt ont contribué à 73% des pertes de carbone, contre 27% pour la déforestation, pourtant de grande ampleur.

L'étude montre également l'explosion de la déforestation en Amazonie brésilienne en 2019, année de l'arrivée au pouvoir du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, mais aussi d'une sécheresse importante : 3,9 millions d'hectares perdus, soit 30% de plus qu'en 2015, et près de quatre fois plus qu'en 2017 et 2018.

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 00:39

La déforestation, entre autres, a réduit la capacité de la forêt amazonienne à absorber les émissions de CO2.

Vue aérienne de la forêt amazonienne près de la réserve de Mamiraua, au Brésil, le 30 juin 2018

Vue aérienne de la forêt amazonienne près de la réserve de Mamiraua, au Brésil, le 30 juin 2018

CLIMAT - Poumon plus si vert. En raison du changement climatique et de la déforestation, une grande partie du bassin de l’Amazonie émet désormais du CO2 au lieu d’en absorber, une transformation majeure pour cet écosystème crucial dans la limitation du réchauffement, selon une étude publiée ce mercredi 14 juillet.

Se basant sur des centaines d’échantillons d’air récoltés à diverses altitudes lors de la dernière décennie, l’étude publiée dans la revue Nature montre qu’en particulier la partie sud-est de l’Amazonie est passée d’un puits de carbone à une source de CO2, gaz responsable du réchauffement de la planète.

Lors des cinquante dernières années, les plantes et les sols ont absorbé plus d’un quart des émissions de CO2, même quand ces émissions ont augmenté de 50%.

Alors si l’Amazonie ― qui abrite la moitié des forêts tropicales particulièrement efficaces pour absorber ce carbone et qui stocke 450 milliards de tonnes de CO2 dans ses arbres et ses sols―, devenait une source constante de C02, s’attaquer à la crise climatique deviendrait encore plus difficile. Selon l’étude, plusieurs facteurs sont responsables de cette évolution.

“La déforestation et la dégradation de la forêt réduisent les capacités de l’Amazonie à agir comme puits de carbone”, écrivent les auteurs. Parmi les causes de cette dégradation, les forêts brûlées pour faire place à l’élevage et à l’agriculture.

Le changement climatique est également un facteur clé: les températures pendant la saison sèche ont gagné près de 3°C par rapport à l’ère pré-industrielle, soit près de trois fois plus que la moyenne mondiale.

La combinaison de tous ces facteurs “remet en cause la capacité des forêts tropicales à séquestrer à l’avenir de larges volumes de CO2 dérivé des énergies fossiles”, note Scott Denning, de l’université du Colorado, dans un commentaire publié également dans Nature.

L’est de l’Amazonie devient émetteur

Cette question inquiète les scientifiques depuis longtemps, mais les données satellites n’ont pas réussi à fournir jusqu’à présent une réponse complète, notamment en raison des nuages au-dessus de la région.

Pour contourner le problème, l’équipe de chercheurs brésiliens a collecté 600 échantillons de CO2 et de monoxyde de carbone entre 2010 et 2018 à des altitudes allant jusqu’à 4,5 km au-dessus du sol.

Selon leurs conclusions, la partie nord-ouest de l’Amazonie est à l’équilibre, absorbant autant de CO2 qu’elle en émet dans l’atmosphère. Mais l’est, surtout lors de la saison sèche, devient une source nette.

Une autre étude récente, utilisant une autre méthodologie, est parvenue à la conclusion que l’Amazonie brésilienne a rejeté entre 2010 et 2019 près de 20% de CO2 de plus qu’elle n’en a émis.

Avec la fonte des calottes glaciaires, le dégel du permafrost ou la disparition des récifs coralliens, le dépérissement de la forêt amazonienne fait partie des “points de bascule” identifiés par les scientifiques comme des éléments-clés dont la modification substantielle pourrait entraîner le système climatique vers un changement dramatique et irrémédiable.

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 09:25
Le bois mort libère 10,9 gigatonnes de carbone par an, ce qui ne devrait pas s’arranger avec le changement climatique

Lorsqu’un arbre pousse et se ramifie, nous savons qu’il consomme et stocke le carbone de l’atmosphère dans son bois. Mais que se passe-t-il lorsqu’un arbre meurt ?

Croyez-le ou non, nous ne connaissons toujours pas vraiment comment l’ensemble du processus se déroule.

On pense actuellement que le bois mort, qui comprend les arbres tombés, les arbres morts sur pied, les troncs et les branches tombées, contient environ 8 % de tout le carbone déjà présent dans l’atmosphère.

Cependant, il a été difficile d’évaluer le rôle que joue le bois en décomposition dans le cycle global du carbone. Une série de nouvelles expériences est la première à chiffrer cette partie importante du cycle du carbone de la Terre, et elle suggère que les insectes jouent un rôle invisible, mais majeur.

Chaque année, en moyenne, les chercheurs estiment qu’environ 10,9 gigatonnes de carbone sont libérées dans le monde par les matières ligneuses en décomposition. Cela équivaut à 115 % de nos émissions annuelles de combustibles fossiles et à un quart du carbone libéré par les sols chaque année. Cependant, il s’agit également d’un élément naturel du renouvellement des forêts, la décomposition constituant une partie cruciale du cycle de vie des forêts.

Plus de 90 % de ces émissions proviennent de la désintégration du bois dans les tropiques, et près de 30 % sont libérés par les actions des insectes décomposeurs.

Selon l’écologiste et biologiste de la conservation David Lindenmayer, de l’Université nationale australienne (ANU) :

Jusqu’à présent, on connaissait peu le rôle des arbres morts. Nous savons que les arbres vivants jouent un rôle essentiel dans le processus de conservation du dioxyde de carbone de l’atmosphère. Mais jusqu’à présent, nous ne savions pas ce qui se passe lorsque ces arbres se décomposent. Il s’avère que cela a un impact massif.

Bien sûr, tout le carbone libéré par le bois mort ne va pas directement dans l’atmosphère. Une partie est piégée dans le sol ou dans les créatures qui utilisent le bois comme nourriture ou comme abri.

Une étude réalisée en début d’année a révélé que les arbres morts sur pied n’émettaient peut-être pas autant de gaz à effet de serre que le sol, mais qu’ils pouvaient agir comme des cheminées, aspirant le carbone ou le méthane du sol et le rejetant dans l’atmosphère.

La vitesse à laquelle le bois mort lui-même se décompose dépend principalement des interactions entre le climat local et l’activité des décomposeurs, tels que les champignons, les micro-organismes et les insectes.

Les termites et les coléoptères xylophages, par exemple, sont connus pour absorber eux-mêmes une partie du carbone contenu dans le bois, le confinant ainsi dans la biosphère. Jusqu’à présent, cependant, nous ne savions pas vraiment dans quelle mesure ces insectes jouaient un rôle dans le processus de décomposition.

La rosalie des Alpes (Rosalia alpina) appartient à la famille des longicornes. Ses larves se nourrissent de bois mort. (Ralph Martin/ Université technique de Munich)

Bois mort carbone 1 21

En menant des expériences sur le terrain dans 55 sites forestiers répartis sur six continents, les chercheurs ont découvert que les insectes n’accélèrent pas toujours la décomposition du bois, comme on le suppose souvent. Au contraire, leur rôle dans le cycle global du carbone semblait dépendre fortement du climat local.

En s’appuyant sur plus de 140 espèces d’arbres, les auteurs ont comparé ce qui arrive à des milliers d’échantillons de bois mort sur une période de 3 ans lorsqu’ils sont placés dans des cages grillagées pour empêcher les insectes d’entrer, ou lorsqu’ils sont placés dans la forêt ouverte où les insectes peuvent facilement les atteindre.

Expérience avec du bois mort dans le parc national de la forêt bavaroise : une partie du bois est conservée dans des cages pour empêcher les insectes d’entrer. (Sebastian Seibold/ Université technique de Munich)

Bois mort carbone 2 21

Dans les régions où les températures locales étaient plus élevées et plus humides, les chercheurs ont remarqué que le bois mort se dégradait et se décomposait beaucoup plus rapidement à cause du climat et des insectes.

Cela suggère que le changement climatique pourrait accroître la décomposition du bois dans les zones tropicales ou subtropicales à mesure que les températures augmentent, tant que l’humidité existe encore. Dans les zones sèches, en revanche, la décomposition du bois sera probablement ralentie, même si les températures sont élevées.

Sans précipitations, les matières ligneuses ne se décomposent pas aussi facilement, et sans eau, il y a généralement moins d’insectes pour accélérer le processus.

Pourtant, même lorsque les précipitations sont abondantes, elles n’accélèrent pas toujours la décomposition. Dans les forêts tempérées et boréales situées plus au nord, par exemple, les précipitations semblent en fait ralentir la décomposition, peut-être parce qu’elles peuvent parfois geler le bois, mais aussi probablement parce que les insectes sont moins abondants plus au nord.

Au final, les chercheurs ont constaté que les forêts boréales et tempérées représentent moins de 7 % du carbone libéré par le bois mort chaque année.

Le reste provient des tropiques, où les chercheurs ont constaté que la température, les précipitations et les insectes xylophages jouent ensemble un rôle essentiel dans le recyclage des arbres morts.

Ces dernières années, les scientifiques ont commencé à remarquer une “apocalypse des insectes” qui se produit dans le monde entier, y compris dans les tropiques où réside la plus grande diversité d’insectes. Comme nous commençons à le comprendre, cette perte dramatique et soudaine de décomposeurs a un impact potentiellement massif sur le bois mort et ses émissions de carbone.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour étudier l’impact du changement climatique sur les insectes, en particulier dans les régions tropicales chaudes et humides, où le bois mort semble jouer un rôle très important dans le cycle mondial du carbone.

Selon le premier auteur de l’étude et biologiste de la conservation Sebastian Seibold de l’Université technique de Munich en Allemagne :

À l’heure du changement global, nous pouvons observer des déclins spectaculaires de la biodiversité et des changements climatiques. Cette étude a démontré que le changement climatique et la disparition des insectes ont le potentiel de modifier la décomposition du bois et, par conséquent, les cycles du carbone et des nutriments dans le monde entier.

L’étude publiée dans Nature : The contribution of insects to global forest deadwood decomposition et présentée sur le site de l’Université technique de Munich : Deadwood in the global carbon cycle.

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 03:23
NASA : L'augmentation du CO2 rend la Terre plus verte et restaure les forêts alors que les "réchauffistes" annonçaient l'Apocalypse !
Avec plus de CO2, la Planète est plus Verte

De nouvelles données satellitaires de la NASA prouvent que le dioxyde de carbone rend la Terre plus verte et restaure les forêts…! 
Les dernières données de l’indice de végétation de la NASA montrent que la Terre devient progressivement plus "verte" et plus luxuriante au fil du temps. 
Selon la NASA, la planète est 10 % plus verte aujourd’hui qu’en 2000, ce qui signifie de meilleures conditions pour les cultures. 

Les forêts s’étendent également tandis que les déserts deviennent plus fertiles et plus utilisables pour l’agriculture. 
Au total, l’indice de végétation mondial est passé de 0,0936 à 0,1029 entre 2000 et 2021, soit une augmentation de 9,94 %.
"10 % de verdissement en 20 ans ! Nous sommes incroyablement chanceux", a annoncé Zoe Phin, une chercheuse qui a compilé les données dans un graphique pour son blog.
"J’aimerais que tout le monde se sente comme ça. 
Mais vous savez que ce n’est pas le cas de tout le monde. 
Dans la mesure où les humains favorisent l’écologisation de la planète, c’est précisément ce que les parasites sociaux veulent taxer et réglementer. 
Aucune bonne action ne reste impunie.".

Une autre étude allemande a montré que le monde s’est écologisé au moins au cours des trois dernières décennies. 
Les images satellites suggèrent que la végétation s’est développée à un rythme de plus en plus rapide, contractant le discours morose des alarmistes climatiques. 
En 2018, des recherches ont révélé que le désert du Sahara avait diminué de plus de 8 % au cours des trois dernières décennies. 
C’est un fait très important, car le Sahara couvre une superficie de 9,2 millions de kilomètres carrés.
"Huit pour cent signifie plus de 700.000 kilomètres carrés de plus qui sont devenus verts – une zone presque aussi grande que l’Allemagne et la France réunies", rapporte P. Gosselin.
"Donc en termes de végétation, la planète n’a probablement pas eu une aussi belle végétation depuis environ 1000 ans."

 
Le réchauffement climatique est une bonne chose – il guérit la planète ! 
La plupart de ce verdissement est causé par les gaz à effet de serre – vous savez, ces "horribles" émissions qui, selon les fanatiques du climat, vont tous nous tuer. 
À vrai dire, les gaz à effet de serre rendent la planète plus habitable pour les humains et les autres formes de vie. 
Une étude qualifie ce phénomène de fertilisation au dioxyde de carbone (CO2), ce qui est bien plus exact que d’appeler ce phénomène "pollution" au CO2, comme continuent de le faire de nombreux médias grand public. 
D’ici 2100, toute cette écologisation compensera 17 années d’émissions anthropiques de CO2, rendant toute cette "pollution" comme si elle ne s’était jamais produite. 
En d’autres termes, il n’y aura que des avantages et aucun inconvénient à tout ce "réchauffement climatique" qui se produit.
"Il y a beaucoup d’autres études qui étayent la bonne nouvelle de l’écologisation de la planète, en grande partie grâce à l’humanité", note M. Gosselin. 
"Ce n’est pas aussi grave que les militants et les médias le décrivent. 
Pas même de loin".

Le problème est qu’il n’y a pas d’argent à gagner en disant à tout le monde que la planète va bien et qu’il faut continuer à vivre normalement. 
Il n’y aurait pas de "besoin" de passer au vert en abandonnant les combustibles fossiles, ni de "besoin" d’arrêter de manger de la viande, entre autres choses. 
Les pouvoirs publics doivent continuer à utiliser la ruse du "changement climatique" afin de faire avancer leur programme mondialiste. 
Sans le changement climatique, il n’y aurait aucune excuse pour voler les libertés des gens tout en imposant l’enfer sur terre comme la "solution" à tous ces malheurs climatiques fabriqués.
"La sécurité alimentaire sera toujours un facteur, car tant que la population mondiale augmentera, la production agricole mondiale devra aussi augmenter. 
Cela dit (la nécessité pour la production agricole de suivre le rythme de la population), de loin la plus grande menace pour l’humanité, n’est PAS le changement climatique", a écrit un commentateur sur WattsUpWithThat.com.

Il écrit également :
"La plus grande menace pour l’humanité et la destruction de l’environnement qui en résulterait si une famine mondiale se produisait est la politique du changement climatique – la politique climatique socialiste-marxiste des Nations unies visant à détruire l’accès à des combustibles fossiles abordables et abondants nécessaires au maintien de la production agricole mondiale." 

https://www.naturalnews.com/

https://elishean777.com/nasa-le-rechauffement-climatique-rend-la-terre-plus-verte-et-restaure-les-forets/
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10 août 2021 2 10 /08 /août /2021 12:08
Ils nous punissent pour le CO2 et la Chine construit 3 fois plus de centrales au charbon que le monde entier
 
 

J’ai toujours douté que l’homme puisse réduire la température de la planète Terre de 1,5 degrés comme le promet le GIEC et l’Accord de Paris sur le Climat.

 

Maintenant, je suis certain que cela n’arrivera pas, parce que les hommes qui polluent le moins sont ceux dont on exige le plus pour moins polluer, et ceux qui polluent le plus sont ceux à qui l’on demande le moins.

Pourquoi les écologistes ne parlent-ils presque pas de la Chine ? La Chine n’est pas un pays qui pollue ? Ce n’est pas un pays qui participe à ce réchauffement si imminent, que nous devons tous et d’urgence modifier notre mode de vie ? La Chine ne va nous engloutir sous l’eau à force de polluer ?

  • Selon le Global Energy Monitor, ou GEM (2), la Chine a construit trois fois plus de nouvelles centrales au charbon l’année dernière que le monde entier réuni.
  • Reuters va plus loin, et affirme (3) que la Chine « sape nos objectifs climatiques », parce qu’elle « a mis en service 38,4 gigawatts (GW) de nouvelle capacité électrique au charbon en 2020, soit plus de trois fois la quantité construite ailleurs dans le monde ».

Nous sommes en train de changer nos économies, nous subissons des taxes, nous finançons la lutte contre la pollution, nous renonçons à nos habitudes, nous nous apauvrissons, et nous détruisons notre compétitivité industrielle (ce qui crée de la pauvreté et du chômage) et cela ne nous dérange pas de laisser faire la Chine ?

La Chine rend notre planète plus sale, et ils ne vont pas s’arrêter. Ce n’est pas une excuse pour ne rien faire, car je suppose que vous êtes comme moi : vous aimez l’air pur et l’eau propre, mais on ne peut pas détruire l’économie, faire du mal aux gens, et laisser simultanément la Chine annuler tous nos efforts et s’enfoncer dans le rouge.

En fait, plus la Chine produit pour le monde qui se désindustrialise, plus elle devient dangereuse pour la pollution de notre planète, plus on nous demande de faire des efforts, et moins ces efforts servent à quoi que ce soit.

 
  • Selon les données résumées par Wikipedia (1), 1,080 milliard d’Américains et Européens génèrent 8 655 millions de tonnes de CO2, soit 23% de la pollution totale. Les Etats-Unis représentent 13% du total, mais leur taux de pollution est en baisse constante depuis 1990, tout comme l’UE : -19,5% entre 1990 et 2017).
  • 2,9 milliard de Chinois et Indiens génèrent 37% de la pollution totale, leurs chiffres s’aggravent (Chine : +353% entre 1990 et 2017, Inde : +305% entre 1990 et 2017).
https://www.weforum.org/agenda/2019/01/how-each-country-s-share-of-global-co2-emissions-changes-over-time/

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

 

  1. https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_carbon_dioxide_emissions
  2. https://globalenergymonitor.org
  3. https://www.reuters.com/article/us-china-coal-idUSKBN2A308U

https://www.dreuz.info/2021/02/25/ils-nous-punissent-pour-le-co2-alors-que-la-chine-a-triple-son-parc-de-centrales-au-charbon-en-2020/

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10 août 2021 2 10 /08 /août /2021 05:17
Climat : la vérité finira-t-elle par être connue ?

En matière de climat, toutes les erreurs deviennent vérité à condition d’être répétées souvent.
Nous le savons et j’ai été étonné de recevoir un mail d’étudiant qui ne se contentait pas des répétitions…. cherchait la vérité sans la trouver !

 

Par les voies internet ordinaires, il n’a pu accéder à des informations utiles  concernant le rôle du CO2 dans l’atmosphère. Les affirmations sans preuve ne lui convenaient pas. Tombé par hasard sur un article signé CB, il a pris l’initiative de me contacter. Non, je ne suis pas climatologue, je suis simplement un mathématicien orienté physique appliquée qui a vite été effaré par des affirmations  contraires aux lois de la physique… qui s’est mis à chercher la vérité, comme tout scientifique est censé faire. Le rôle du consensus est nul en science ! Seule une démonstration compte.

Ci-dessous je reproduis ma correspondance avec cet étudiant  chercheur de vérité à qui je souhaite des émules.

Je suis en train d’écrire un article sur les causes du réchauffement climatique. Mes recherches m’ont  toujours mené au consensus scientifique, très peu d’articles s’opposent à ce consensus qui dit que le réchauffement climatique est causé par les activités humaines…. et je suis tombé sur votre article « Quelques vraies raisons des changements climatiques ». Pourriez-vous m’orienter vers des articles et des livres qui affirment que le climat mondial change constamment en fonction de causes naturelles et non à cause de l’activité anthropique ?

– Sachez d’abord que j’ai cru au réchauffement climatique anthropique, comme le grand Hawking qui faisait confiance à d’autres, MAIS, en sciences exactes, le consensus n’a pas de place. Seule la vérité compte – vérité prouvée et pouvant être reproduite – et la seule vérité pouvant être démontrée à l’heure actuelle est qu’une augmentation du CO2 ne joue aucun rôle dans la température de la terre.

Il est vrai que le CO2 est passé de 3 molécules sur 10.000 dans l’air à 4 sur 10.000 en 30 ans et c’est à cause de cela que, dans l’enseignement secondaire et supérieur, toutes les formations qui s’y prêtent invitent les enseignants à réaliser devant les étudiants des expériences qui « prouvent » le réchauffement de l’atmosphère lié à une croissance du CO2 dans l’air…

Il est toujours infiniment facile de démontrer que ces expériences sont des faux ! Ce sont des variantes de la bouteille emplie d’air dont la température au soleil augmente moins que celle remplie de CO2, expérience d’Eunice Newton en 1848. Eunice Newton ne connaissait pas l’argon !

Selon le GIEC, l’argon, qui a quasi la même masse atomique ( 40 contre 44) est le modèle du gaz « pas à effet de serre »…. pourtant, si on refait l’expérience avec lui, il atteint la même température que le CO2.

Cette erreur, et donc le fait qu’il n’y a aucune expérience (du tout!!) pour confirmer la thèse du GIEC, n’est pas dénoncée publiquement…..

Je vous renvoie à deux sites intéressants :

Association des Climato Réalistes (France) et Science, Climat et Energie (Belgique) et vous présente l’expérience d’Eunice Newton telle que destinée aux étudiants :

GREENHOUSE EFFECT IN THE CLASSROOM. A PROJECT – AND LABORATORY – BASED CURRICULUM de Susan B. Lueddecke e.a.

La vraie interprétation des résultats est présentée  dans « Climate change in a shoebox : Right  result, wrong physics » de Paul Wagoner e.a.

 La réponse de cet étudiant :

– Votre réponse m’a été d’une grande aide. Avant, j’étais perdu dans la mesure où je n’ai trouvé que les rapports du GIEC et de la NASA qui défendent le réchauffement climatique anthropique.

Et ma conclusion est évidente : seuls ceux qui acceptent le « consensus scientifique » sont autorisés à se faire connaître officiellement. J’y ajoute une question : Pourquoi ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Claude Brasseur pour Dreuz.info.

https://www.dreuz.info/2021/01/06/climat-la-verite-finira-t-elle-par-etre-connue/

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 16:12
 Le CO2 n’a qu’un effet négligeable sur le climat

Avec ce manuscrit, je voudrais aborder le sujet du CO2, qui semble actuellement si extrêmement important pour les médias et la politique, uniquement selon les préceptes d’une argumentation scientifique libre et réelle, mais aussi motivé par ma conscience de physicien qui a été actif dans ce domaine depuis les années 1960. Je suis contraint par une obligation morale envers mes semblables, auxquels on s’attendrait à des sacrifices financiers de l’ordre de mille milliards de dollars et à des pertes très importantes de qualité de vie dans les années et décennies suivantes, bien que le CO2 ait pratiquement rien à voir avec le changement climatique.

Après avoir joué un rôle majeur dans le développement et le fonctionnement du réseau allemand de surveillance de la pollution de l’air pour la DFG (fondation allemande pour la recherche) et l’UBA (agence allemande de l’environnement), j’ai eu l’occasion d’acquérir une grande expérience en tant que chef de la Division de l’environnement à l’Organisation météorologique mondiale (OMM/WMO) des Nations Unies. J’étais également responsable du bureau du «Groupe d’experts de l’OMM sur les aspects météorologiques de la pollution de l’environnement. Ses membres, sous la direction du directeur du MPI (Max Planck Institute) de chimie de Mayence, le Prof. Chr. Junge, en sa qualité de président, étaient les plus grands experts mondiaux, pour la plupart des directeurs d’instituts universitaires, dont certains étaient également les auteurs de manuels classiques d’alors. Ce panel a également traité de l’intérêt émergeant récemment pour le CO2 et de son impact présumé sur le climat.

Vapeur d’eau 1000 fois plus importante.

Il était alors très clair que, si l’on adoptait une vision quantitative, plutôt que qualitative comme auparavant, le CO2 devrait être pratiquement insignifiant. En effet, la vapeur d’eau omniprésente dans l’atmosphère (H2O sous forme de nuages, de brouillard, etc.), qui est présente à des concentrations beaucoup plus élevées (jusqu’à 10-20 litres / m3). La vapeur d’eau absorbe dans toutes les fréquences IR et le fait 1000 fois plus fortement et plus que le CO2 anthropique, qui dans sa très faible concentration (20-40 millilitres / m3). absorbe beaucoup moins dans seulement deux bandes IR. Pour le bilan de rayonnement IR, le CO2 anthropique est inefficace. Les fréquences d’absorption naturelles des deux molécules sont différentes car celles de l’atome O=C=O (poids moléculaire 44) et les deux molécules sont fondamentalement différentes dans leur comportement IR. Le CO2 n’est pas conçu par nature comme un paramètre climatique. Grâce à son long temps de séjour, il sert à transporter du carbone organique réactif dans les zones de végétation.

La corrélation n’est pas causale.

Maintenant, une corrélation statistique entre la concentration de CO2 et la température atmosphérique a été trouvée à partir de données d’observation. Mais il est important de savoir qu’une telle corrélation ne dit rien sur laquelle des deux variables est cause ou effet, et surtout il n’est pas possible de voir si la corrélation est directement causale. Car une corrélation entre deux variables semble exister même si les deux répondent dans le même sens avec une ou plusieurs autres variables. Cela pourrait être clarifié avec des données suffisantes. Puisque la connexion présumée n’a été vue d’abord que qualitativement, des hypothèses fantastiques sont disponibles pour une hypothèse : elles devraient paraître plausibles. Il ne peut être question d’un critère suffisant. Le lien suspecté reste une pure hypothèse tant que tous les doutes n’ont pas été sérieusement vérifiés et discutés.

Des scientifiques sérieux bloqués.

Mais cela ne s’est pas produit, car ce thème de la physique était déjà retiré de la science classique dans les années 1970, repris de manière décisive par la politique et les médias et utilisé avec zèle pour faire croire que le CO2 est un « gaz à effet de serre ». Les scientifiques sérieux n’étaient plus autorisés à avoir leur mot à dire, et depuis lors, seule l’hypothèse du « CO2, gaz climatique », qui a été façonnée par les médias, la politique, des profanes fanatiques, des médias catastrophiques, des savoir-tout autoproclamés. facultés et partis politiques, est devenue valable. Au vu de la masse de partisans toujours plus verts, de leurs adeptes incités sans objectivité, les partis conservateurs se sont sentis obligés de tout faire pour garder leurs électeurs, mais surtout pour reconquérir ceux qu’ils avaient perdus. C’est ainsi que sont nés les nombreux slogans de protection du climat et finalement aussi les lois parlementaires sur la « protection du climat », auxquelles la physique ne doit pas s’appliquer.

Les moteurs diesel étaient initialement les bienvenus.

Le combat pour le climat est devenu une question de vie ou de mort. Cela a déjà été démontré par la première action verte qui a d’abord choyé le moteur diesel. Selon les lois de la thermodynamique, il a un rendement légèrement meilleur que le moteur à essence, car le cylindre diesel est plus chaud en raison de la pression plus élevée, mais il produit également des particules potentiellement mortelles. La littérature scientifique des années 1960 avait mis en garde avec véhémence contre le moteur diesel car ses microparticules pénètrent directement dans les cellules humaines où elles provoquent des cancers (en particulier dans les poumons et le cerveau), un effet renforcé par le fait que des molécules de gaz nocifs adhèrent fermement à cette matière particulaire. Des milliers de conducteurs doivent donc mourir plus tôt chaque année. Mais en matière de protection du climat, une vie humaine ne valait évidemment rien.

Prix acceptable (?) de la vie humaine pour économiser du CO2.

Dans le passé, la protection de l’environnement prenait surtout soin de la santé humaine. Aujourd’hui, une vie humaine pour quelques molécules de CO2 économisées est désormais une bonne nouvelle pour les protecteurs verts du climat. À propos, les conducteurs diesel ont ensuite opté pour des moteurs plus puissants en raison du carburant moins cher, émettant ainsi plus de CO2 qu’ils n’en ont économisé. Les gens continuent de se comporter comme des assassins sans hésitation et en toute conscience parce qu’ils sont censés économiser du CO2, une morale très macabre. Les fines particules de carburant diesel ne peuvent être retenues par aucun filtre qui puisse être installé dans une voiture. Les filtres qui peuvent faire cela devraient avoir une surface énorme ou auraient une résistance à l’écoulement si élevée que le moteur ne pourrait pas bien fonctionner. Il est donc compréhensible que les constructeurs automobiles aient recours à des astuces car ils ne peuvent pas changer les lois de la physique, même si les politiciens pensent apparemment que c’est possible. Il n’y a qu’une seule possibilité : le moteur diesel devrait être retiré de la route si l’on voulait éviter des milliers de morts chaque année, mais cela ne semble plus être un problème. Tuer pour la « protection du climat » ? Tout simplement incroyable ! Et même une voiture électrique n’économise guère d’énergie car elle doit transporter une énorme batterie avec elle, tandis qu’une voiture à carburateur obtient gratuitement l’oxygène de l’air dont elle a besoin comme élément essentiel pour fonctionner.

La conversion d’énergie conduit à de la chaleur perdue.

À la thermodynamique qui vient d’être mentionnée à propos des moteurs diesel, l’efficacité de chaque conversion d’énergie est déterminée par les lois de la thermodynamique. Donc, si nous convertissons l’énergie chimique (pétrole, charbon, gaz) en d’autres formes d’énergie (mouvement, pression, énergie électrique ou potentielle, etc.) à l’aide de notre technologie hautement intelligente, selon la thermodynamique, cela ne se produit que partiellement avec une efficacité généralement de moins de 50%, en moyenne environ 20 à 40%. Les 60 à 80% restants sont irréversiblement perdus sous forme de chaleur « perdue » et provoquent un réchauffement de l’environnement, en particulier des couches inférieures de l’air. Il existe certaines possibilités, par exemple avec le système combiné de chaleur et d’électricité (cogénération) pour utiliser la chaleur résiduelle, mais ici aussi, la loi de la chaleur résiduelle s’applique à chaque conversion. Ainsi, dans toutes les conversions d’énergie, nous émettons environ deux fois la quantité d’énergie utilisée sous forme de chaleur perdue vers les couches d’air inférieures, une quantité considérable. (À propos, chaque adulte est également un radiateur de 75 watts). Notre consommation d’énergie à elle seule réchauffe donc l’environnement. Et cette consommation d’énergie est bien entendu proportionnelle au nombre de personnes habitant la terre. Il permet aux gens de profiter de tous les conforts fournis par la science et le progrès technique.

Le CO2 conduit au verdissement.

Cette corrélation entre la consommation d’énergie et la température de la terre, déterminée par la physique, n’a jusqu’à présent été attribuée, sans jamais vouloir en douter, qu’au CO2 produit par la consommation de combustibles fossiles. Le CO2 provient finalement des océans. Au fond de l’océan, la croûte terrestre se trouve à seulement 7 km de l’intérieur chaud de la terre. Et les volcans au fond de la mer libèrent du magma dans la mer. Cela entraîne la formation de divers composés, dont le CO2 dissous à la surface de la mer. Là, il s’évapore, également selon la loi de la pression partielle, et grâce à son temps de séjour suffisamment long dans l’atmosphère, il atteint ensuite l’intérieur des grands continents, où il est nécessaire à la végétation. À mesure que la concentration de CO2 augmente, les espaces verts de la Terre augmentent, comme l’ont montré les observations de la NASA. La nature est intelligente.

La vapeur d’eau régule presque entièrement le bilan énergétique.

Le CO2 sert donc avant tout à nous nourrir et à fournir à la biosphère l’oxygène libéré lors de la photosynthèse. Par conséquent, le CO2 a son maximum de 24 heures la nuit. Néanmoins, il est insignifiant pour l’équilibre de l’énergie rayonnée par le soleil pendant la journée et de l’énergie libérée dans l’espace la nuit sous forme de rayonnement infrarouge, bien plus de 90% de l’énergie rayonnée. Cet équilibre est, comme expliqué ci-dessus, régulé presque exclusivement par la teneur en eau de l’atmosphère. Chaque matin, nous en avons la preuve. Après une nuit nuageuse, la température du matin est à peine plus basse que celle de la veille au soir, mais par temps clair elle peut être jusqu’à 10 °C plus fraîche que la veille, malgré le maximum nocturne de CO2 anthropique. Si vous essayez d’imaginer les énormes quantités d’énergie impliquées (lors de l’alternance jour-nuit), il est facile de comprendre que le peu de CO2 anthropique est complètement insignifiant.

Augmentation de la température « presque rien à voir avec le CO2 ».

La forte augmentation de la densité de population, presque décuplée, tout un ordre de grandeur, survenue en à peine 150 ans avec le début de l’industrialisation, un clin d’œil dans l’histoire de la Terre, a été parallèle à la montée relativement brutale de la température de l’atmosphère. Comme déjà mentionné, cela n’a pratiquement rien à voir avec le CO2. On peut certes considérer le CO2 comme un indicateur de la consommation d’énergie, mais pas comme la cause du réchauffement. Il est non seulement impossible de réduire le CO2, mais c’est aussi totalement inutile. Toutes les mesures planifiées, coûteuses et douloureuses qui réduisent notre qualité de vie peuvent être épargnées sans affecter la courbe de température.

Réduire la chaleur résiduelle de 9 milliards de personnes.

Il n’y a donc que deux façons d’éviter la soi-disant « catastrophe climatique ». Et ce sont : Une restriction claire de la consommation d’énergie de toute nature, et, encore plus utopique, restreindre la population de la terre, ce qui demanderait beaucoup de longtemps, si possible un siècle. Pour nourrir encore plus d’habitants, la chimie des engrais ne suffirait plus. La planète est probablement déjà surpeuplée. Il ne reste donc que l’économie d’énergie. Ici, la politique, les médias, les fanatiques, les Verts, les connaisseurs mal avisés et notoires et les experts autoproclamés de toutes les couleurs doivent abandonner la stratégie de consensus confortable du passé et laisser le CO2 à la nature. Sans les glucides contenus dans nos aliments d’origine végétale, il n’y aurait plus de vie humaine. Sans CO2 ne brûlerions pas dans une catastrophe climatique apocalyptique mais au contraire nous suffoquerions tous d’abord sans l’oxygène obtenu à partir du CO2.

Oubliez les menaces de catastrophe climatique.

Mais tous ceux qui se présentent avec autant de dévouement et de confiance en eux-mêmes comme les agents de prévention d’une apocalypse, doivent se rendre compte que la nature ne peut pas être changée et que l’homme ne peut pas et ne veut pas lutter contre les événements naturels. Ils devraient l’accepter avec modestie et même inspiration. Ils ne doivent pas non plus constamment imaginer des catastrophes et les présenter comme un avenir assuré pour nos enfants, qui sont incapables de les traiter psychologiquement et doivent donc être traités avec psychologie, y compris probablement Greta Thunberg.

De nombreux moyens simples et pratiques d’économiser de l’énergie.

Lorsqu’il s’agit d’économiser de l’énergie, il existe encore d’innombrables possibilités de chauffage, de cuisson, de refroidissement, de transport, etc. Nous le savons déjà. Un petit exemple seulement : lors de la préparation des repas, même une petite famille peut facilement économiser 1 à 2 kWh chacun si les marmites ne sont pas remplies d’eau. Quelques gouttes et un couvercle bien ajusté suffisent pour une cuisson vapeur saine à une température de cuisson réduite, car pour chauffer l’eau de 20 à 100°C, vous avez besoin d’environ 80 kcal par ml, mais pour évaporer l’eau chaude à 100°C, vous en avez besoin de 540 kcal par ml. Là où vous voyez de la vapeur, l’énergie est gaspillée massivement. Cela dit tout. Avec un peu de réflexion, tout le monde peut trouver de nombreuses façons d’économiser de l’énergie, il n’y a presque pas de limites à votre imagination. Et en plus, vous économisez même de l’argent. Mais vous pouvez oublier le CO2 en toute sécurité ! Sa suppression ne nous apporterait que malheur. Et même si nous pouvions éliminer complètement le CO2 anthropique, la nature le récupérerait simplement des océans. Même l’enfouissement du CO2 serait inutile.

Aucun modèle ne s’est réalisé, hypothèses incorrectes et arbitraires.

Quelques mots sur les modèles climatiques souvent cités. Ces modèles sont adaptés aux données météorologiques connues du passé, puis extrapolés dans le futur. Aucun modèle n’a été correct au-delà d’une période de prévision de quelques mois avec des prévisions encore acceptables. La question est donc justifiée de savoir dans quelle mesure les modèles peuvent prédire le climat pendant des décennies et des siècles. En tout cas, rien de ce que les premiers modèles climatiques prédisaient pour aujourd’hui en 1970 ne s’est réalisé, pas d’élévation du niveau de la mer d’un mètre, pas de températures plus élevées de 4-5°C. Trop de choses avaient été ignorées dans les modèles, ils contiennent également des facteurs dont la valeur ne peut être déterminée expérimentalement et doit être estimée arbitrairement. On est donc facilement tenté de les choisir de telle sorte que l’on se rapproche du résultat espéré. Mais comme l’influence de H2O était sous-estimée dans les modèles, l’effet CO2 a dû être surestimé pour obtenir la courbe de prédiction souhaitée, comme l’a récemment rapporté un article universitaire finlandais.

Impact humain statistiquement insignifiant et non mesurable.

Les modèles ont également calculé dans quelle mesure l’Allemagne peut contribuer à abaisser la température grâce à la réduction prévue du CO2. Résultat : 7/100 degrés, théoriquement, et donc non mesurables. Pas de succès notable pour deux mille milliards d’euros. La création ne peut pas être modifiée. L’homme ne peut pas changer le monde. Il ne peut pas, comme déjà indiqué, mobiliser les énergies nécessaires. Voici quelques exemples : Chacun des quelque 7000 orages quotidiens sur la Terre dissipe l’énergie de la bombe d’Hiroshima en une heure (ce qu’elle a fait en une fraction de seconde) ; un cyclone tropical d’extrême ampleur dissipe l’énergie qui correspond à la consommation mondiale d’énergie électrique de l’humanité en un an, et si l’on voulait générer la chaleur que transporte le petit Gulf Stream, il faudrait exploiter 110000 centrales nucléaires outre-Atlantique, soit une tous les 50 mètres (pas km). Cela montre à quel point les humains sont faibles. Dieu merci, car si l’homme pouvait maîtriser la météorologie, il aurait une nouvelle arme de guerre. Heureusement que nous en savons si peu sur la météo que nous ne pouvons pas le faire nous-mêmes. (Des précipitations très limitées dans l’espace et dans le temps peuvent être influencées, rien de plus). En fin de compte, la nature sage nous protège.

Le CO2 suit la température.

Une autre observation nous donne des indices sur la séquence temporelle de la chaleur et de la concentration de CO2. Des études paléoclimatiques récentes montrent qu’au cours de l’histoire de la Terre, elle s’est d’abord réchauffé, puis le CO2 a augmenté. Il faut considérer que, comme déjà mentionné, la plus grande partie du CO2 sur terre se trouve dans les océans. Les concentrations dans les profondeurs sont plus élevées que dans les couches supérieures, conséquence des nombreux volcans actifs au fond de l’océan. À propos, le CO2 dans l’océan sert également à permettre la vie des plantes aquatiques calcaires (par exemple les coraux et également le plancton et les algues).

Le consensus sur la climatologie est un mythe, les scientifiques réduits au silence.

Le consensus mondial sur la question du CO2 est souligné à maintes reprises. Cela était principalement dû au fait que les scientifiques sceptiques étaient souvent réduits au silence de manière inconvenante et que leurs travaux n’étaient plus publiés (également parce que les éditeurs avaient peur des fanatiques prêts à répandre la terreur). Les sceptiques, souvent appelés à tort « négateurs du climat », sont insultés, réduits au silence sous les menaces ou les conséquences de leur carrière. Pourtant, les instituts de recherche scientifique (recherche sur l’impact climatique) gérés par l’État à un coût élevé devraient être fermés s’ils acceptaient le CO2 comme insignifiant. De nombreux emplois seraient perdus. Cela ne peut pas être risqué. Mais un consensus parmi ceux-ci (où une grande majorité ne peut pas être des experts dans le domaine – il n’y en a pas beaucoup) n’est pas un critère scientifique. Le consensus comme preuve ? Seulement pour les ignorants !

Bref résumé et nouvelles intéressantes.

Le système de contrôle climatique de la planète régule le bilan de rayonnement infrarouge avec la vapeur d’eau et les nuages. Une réduction du CO2 anthropique, avec une dépense énormément coûteuse et une perte de qualité de vie, ne convient pas à cet effet en raison de sa faible sensibilité IR. La chaleur perdue inévitablement générée par 9 milliards de terriens selon la physique de la thermodynamique ne peut être réduite que par des économies d’énergie strictes ou à un moment donné par une diminution de la population. (…) La question est de savoir si les politiciens souhaitent utiliser davantage ces possibilités relève de leurs normes éthiques. Ce qui est nouveau, c’est que les chercheurs chinois sur le climat ont récemment signalé plusieurs cycles de température à long terme avec des périodes de durée variable. Celles-ci auront un minimum à peu près simultané dans les décennies à venir, conduisant à des températures nettement plus basses initialement en Asie centrale. Il ne peut être exclu que le reste du monde soit également touché. (Albert Köhler Msc., Allemagne, novembre 2020)

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Brève remarque de mon cru. J’ai ajouté quelques notes figurant entre parenthèses et en caractères italiques et quelques courtes phrases trop sibyllines à mon humble avis. La raison pour laquelle j’ai traduit ce document réside dans le fait qu’il est clair et didactique. De plus sont mentionnées dans ce document des anecdotes présentées avec des arguments scientifiques compréhensibles. J’ai par exemple compris pour quelle raison les Japonais utilisaient des « rice-cookers », des petites machines automatiques qui cuisent le riz exclusivement à la vapeur. L’économie d’énergie est évidente. Monsieur Köhler soulève, et il est courageux, le dilemme clairement avancé par le World Economic Forum : choisir entre une réduction des émissions de CO2 ou une réduction de la population. Dans les deux cas émergent des problèmes éthiques et sociétaux. Réduire les émissions de CO2 est synonyme d’une chute de l’activité économique avec toutes les répercussions sociales inévitables. Réduire la population mondiale ? Comment mettre en place une telle mesure justement à l’échelle mondiale me paraît relever de la science-fiction. Ces deux propositions sont en réalité contradictoires car seul le développement économique et social aboutira à une baisse significative du taux de natalité. Source : document traduit en anglais et disponible sur le site de Pierre Gosselin notrickszone.

Traduction d’un article intitulé « A CO2 Memorandum » écrit par Albert Köhler, Membre Officiel de l’Organisation Météorologique Mondiale (WMO)

source:https://jacqueshenry.wordpress.com/

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