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22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 17:03
Il n’y a pas de lien entre CO2 et température

Monsieur notre Premier Ministre belge,

Grâce à internet, un citoyen curieux de vérité peut aujourd’hui apprendre que les années 1920 à 1940 ont été beaucoup plus chaudes que les 20 dernières années…. vérification possible pour les USA car les relevés météo sont toujours accessibles. (Je les connais grâce à Tony Heller, n’ai pas été étonné ayant appris à l’école que Hitler n’avait pas prévu le refroidissement après 1940 et avait envoyé des soldats mal préparés en URSS).

Il n’y a donc pas de lien entre CO2 et température ou si peu… Le premier rapport de l’IPCC présentait ces valeurs, puis les a « corrigées » de rapport en rapport… et Michael Mann a même reçu le titre de Docteur Honoris Causa de l’UCL pour avoir gommé les faits. En 2021, Hermann Harde et Michael Schnell (Experimental Verification of the Greenhouse Effect) ont mesuré en laboratoire l’effet du CO2. Aucune mesure n’avait été faite auparavant.

Cet effet existe, il est minime, encore plus minime que celui annoncé d’abord par l’IPCC. Et il faut bien préciser que l’IPCC ne donne son importance au CO2 que liée à une augmentation d’un gaz dans l’air, la vapeur d’eau. Or, l’humidité n’a fait que diminuer depuis 50 ans….

Bref, le CO2 – si utile à la nature – est innocent et je suggère qu’un de vos collaborateurs s’en assure. Merci, Monsieur notre Premier Ministre, pour votre attention, pour votre sens des responsabilités,

Claude Brasseur
mathématicien orienté physique appliquée, chercheur.

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22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 13:13
La glace Arctique est à son plus haut niveau depuis 30 ans, alors que les taux de CO2 sont aussi au plus haut et en hausse !
La glace Arctique à son plus haut niveau

La vérité qui dérange les mondialistes ! 
La glace arctique à son plus haut niveau depuis 30 ans. Les données contredisent le lien avec la hausse des niveaux de CO2.

Le Forum économique mondial et le mouvement mondialiste qu’il contribue à animer ont utilisé la "crise climatique" et la pandémie de COVID-19 comme prétextes à des mesures de redistribution des richesses des nations. 
Mais, cette semaine, alors que le Forum économique mondial convoque sa conférence annuelle à Davos, en Suisse, l’étendue de la banquise arctique jusqu’à présent ce mois-ci est à son plus haut niveau en 30 ans, selon les données de l’Organisation européenne intergouvernementale pour l’exploitation des satellites météorologiques, souligne le climat-sceptique Tony Heller. 
EUMETSAT, comme l’organisation est connue, a été créée par une convention internationale signée par 30 nations européennes. 
L’étendue de la glace arctique pendant les mois les plus chauds a été une mesure pour les alarmistes des changements climatiques. 

En 2007, Al Gore a commencé à avertir le monde que les scientifiques prévoyaient que, d’ici 2013, l’Arctique serait libre de glace pendant l’été. 
En septembre dernier, Heller a noté que l’Océan Arctique avait gagné une quantité record de glace de mer pour cette période de l’année.
"La plupart des années, l’Arctique perd de la glace, mais cette année, l’étendue de la glace a augmenté" de plus de 77.000 miles carrés, a-t-il écrit sur Twitter, ajoutant que la nouvelle ne serait probablement pas rapportée par CNN, BBC News ou le New York Times. 
Pendant ce temps, la fonte de la mer l’été dernier était la plus faible en 15 ans et l’étendue de la mer Antarctique était bien supérieure à la moyenne. 

En septembre dernier, au milieu de l’augmentation de la glace arctique, le New York Times a rapporté qu’un certain nombre de revues médicales et de santé de premier plan ont déclaré que les changements climatiques étaient "la plus grande menace pour la santé publique mondiale" et a appelé les gouvernements à réagir avec l’urgence avec laquelle ils ont affronté la pandémie du coronavirus. 
Les déclarations ont suivi l’annonce que le Département de la santé et des services sociaux de Biden traiterait les changements climatiques comme un problème de santé publique. 
Le Daily Caller a souligné à l’époque que les gouvernements et les organismes de santé publique pouvaient invoquer l’autorité d’urgence comme ils l’avaient fait en réponse au COVID-19 et appliquer des mesures drastiques telles que la limitation de l’utilisation des véhicules privés, la consommation de produits animaux et le forage de combustibles fossiles. 
Cette semaine, au milieu des accusations de céder la souveraineté américaine à l’Organisation mondiale de la santé, 12 des 13 amendements au Règlement sanitaire international soumis par l’administration Biden pour un vote à l’Assemblée mondiale de la santé à Genève ont été retirés de l’examen. 
Parmi les amendements figurait une mesure qui donnerait au directeur général de l’OMS le pouvoir unilatéral de déclarer une urgence sanitaire dans un pays membre selon la définition large de la santé de l’agence de l’Organisation des Nations Unies comme "un état de bien-être physique, mental et social complet et non simplement l’absence de maladie ou d’infirmité".

Les chercheurs qui ont publié une étude dans Nature Climate Change, en mars 2021, ont été ravis de constater que pendant les fermetures de 2020, les émissions de carbone ont diminué d’environ 2,6 milliards de tonnes métriques cette année-là. 
Un verrouillage à l’échelle de la pandémie une fois tous les deux ans, ont-ils conclu, produirait une baisse équivalente des émissions à long terme.
"Si les militants du climat étaient autorisés, ils nous feraient passer des verrouillages COVID directement aux verrouillages climatiques", a déclaré le fondateur de JunkScience.com, Steve Milloy, au Daily Caller.
"Maintenant qu’ils ont vu des verrouillages arbitraires imposés avec succès sous le couvert d’une urgence de santé publique, ils ne peuvent pas attendre les déclarations fédérales, étatiques et locales d’urgence climatique pour obtenir le même type de domination sur nous".

Par Art Moore – Le 25 mai 2022

Source
Traduit par PLEINSFEUX
https://elishean777.com/la-verite-qui-derange-les-mondialistes/
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22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 08:38
Climat : les charlatans du réchauffisme rééduquent les députés de gauche

Un certain Christophe Cassou, prédicateur gauchiste du CNRS, et son comparse Matthieu Orphelin, militant écolo qui fut parlementaire, se sont associés pour recycler nos députés. Il y a du camp de rééducation dans l’air chez les Khmers verts.

154 élus, pratiquement tous de gauche, sont retournés à l’école, sous une tente double qui évoque les petits cirques des villages d’antan. Avec un calicot proche des  couleurs LGBT.

Il est pour le moins troublant que le préfet Leboche si avare d’autorisations pour l’occupation de l’espace public, ait permis l’installation de ce souk néo-zadiste pendant 3 jours, du 20 au 23 juin, à seulement 400 mètres de l’Assemblée.

Zéro pointé en histoire pour les réchauffards !

En 994, Hugues Capet régnant, l’absence prolongée de pluies assécha les fleuves et les lacs, asphyxiant les poissons. La chaleur enflamma des forêts entières avec leur gibier et anéantit les prairies, les moissons et les troupeaux.

Une reconstitution modélisée de ces phénomènes extrêmes conclut à des températures égales ou supérieures à 42°C pendant au moins 6 à 8 semaines. Les clercs de l’époque évoquent une « chaleur infernale » pendant près de 3 mois !

Des canicules de plusieurs mois, tarissant puits et fontaines, faisant des fleuves de simples ruisseaux, détruisant les récoltes tandis que hommes et bétail mouraient littéralement de soif puis de faim, on en connut 8 majeures jusqu’en 1682. Les plus meurtrières furent celles de 1540 et de 1636 qui tuèrent 500.000 Français.

En 1684, l’Académie Royale des Sciences releva pendant plus d’un mois à Paris, une température constante d’au  moins 35° à l’ombre, selon l’échelle de Torricelli.

Le climat se dérégla à nouveau en1694, en 1701, 1718 et 1719 faisant 700.000 morts. Puis en 1767, 1778, 1803, 1817, 1825, 1842, 1858, 1875, 1893. Et ça continua ainsi jusqu’au XXème siècle.

Si les astrologues du GIEC oublient la canicule de 1911 qui fit 45.000 morts en France (contre 19.000 pour celle de 2003 attribuée au prétendu réchauffement) sans doute préfèrent-ils taire qu’on a connu pire : 56,7°C enregistrés en Californie en juillet 1913 et 50°C à Dunbrody en Afrique du Sud en novembre 1918.

Le réchauffisme est une religion laïque comme était le communisme

Avec son dogme, ses rites, ses messes, son haut et bas clergé, ses ouailles, sa sainte gourde et sa bureaucratie lourde, sa propagande omniprésente, ses interdits alimentaires (« devenez végétariens pour sauver le monde !») et son inquisition médiatique prompte à punir de la mort sociale les blasphémateurs et les hérétiques.

Bien entendu cette attitude ne favorise pas un débat scientifique, que de toute façon les réchauffistes esquivent en traitant par l’anathème et l’excommunication leurs contradicteurs. On ne discute pas avec le diable !

Interdit de douter des prédictions extravagantes du GIEC

En 1989, Henri Sannier présentateur de JT français annonçait Waterworld avant 10 ans, l’envahissement par la mer de toutes les villes côtières et l’engloutissement des îles basses, d’après le bureau de l’environnement de l’ONU, précurseur du GIEC.

Tandis que, pour ne pas être en reste, ses confrères en rajoutaient des tonnes :

Plus de neige en France dès 2010

Submersion des deltas des grands fleuves dans les 20 ans à venir,

Engloutissement des atolls du Pacifique au plus tard en 2020

Fonte des glaciers de l’Antarctique dans le même laps de temps,

Disparition des « neiges éternelles » de l’Himalaya avant 2030

Fort heureusement, rien de tout cela ne s’est produit :

La neige continue à tomber l’hiver dans les zones tempérées, et depuis 2015, au Brésil, au Sahara et en Arabie où il a commencé à neiger,

Les deltas se sont légèrement développés en se modifiant grâce aux apports des alluvions et aux dépôts sédimentaires des courants marins,

Les atolls sont stables ou sujets à un exhaussement progressif du fait de la sédimentation des rivages et des mouvements verticaux de la lithosphère,

Les glaciers himalayens gagnent et perdent régulièrement en épaisseur et superficie selon des mouvements cycliques connus,

Les mesures au sol comme les vues satellite s’accordent sur un refroidissement  constant de l’Antarctique depuis 40 ans, impactant tout l’hémisphère sud. On vend à Tahiti des couvertures polaires tandis que des otaries nagent dans nos lagons.

Les prévisions du GIEC, colportées par Greta et d’autres simples d’esprit, ont déclenché des vagues de démissions de chercheurs qui ne veulent plus être associés à leurs élucubrations. Mais ces scientifiques sérieux sont interdits de séjour sur les médias main stream, censurés sur les RS et déréférencés sur les moteurs de recherche.

Les réchauffards, des « scientifiques » entre pataphysique et incantations !

L’évolution des climats dépend d’une multitude de paramètres, la plupart aléatoires, qu’on peut sérier séparément mais dont on a du mal a démontrer l’inter connectivité.

La plus énorme erreur est de vouloir fixer des tendances s’appliquant partout de la même manière, avec une obsession maniaque : Prédire un réchauffement global. Avec une cécité ahurissante attribuant un rôle prépondérant au CO2 responsable de tout.

C’est totalement ascientifique car le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau. H2O représente 2% de l’atmosphère soit 50 fois plus que CO2 (= 0,04%)

Or dans les modèles du GIEC, le CO2 vire à l’idée fixe quand, dans l’atmosphère il est mélangé à la vapeur d’eau qui possède de larges bandes d’absorption qui recouvrent en intensité et fréquences celles du CO2 avec un ratio de 50 pour 1

C’est la vapeur d’eau qui absorbe par saturation la quasi-totalité de la chaleur, soit 90% des infrarouges, le reste étant imputable à d’autres gaz comme l’ozone ou le méthane. Mais la chaleur ne s’accumule pas par additions successives !

En outre, les « savants » du GIEC oublient l’effet du gradient thermique vertical : L’air chaud monte et perd 2°C/1.000 pieds. Quand il fait 25°C au sol, il ne fait plus que 12°C à 2000 m.

Enfin le GIEC ne tient pas compte de l’accélération du cycle de l’eau qui se traduit avec la chaleur par un épaississement des couches nuageuses, avec pour effet d’accroître l’albédo de la terre et donc de renvoyer davantage de rayons solaires vers l’espace, diminuant ainsi l’effet de serre et le réchauffement tant redouté.

Pensée unique et pensée magique

Les cycles climatiques courts (siècles) et intermédiaires (millénaires) sont fonction d’abord de l’activité solaire, à laquelle il convient d’ajouter pour les cycles longs, une incidence plus marquée des variations d’orbite de la terre, des changements de son inclinaison et de son axe de rotation. Avec à la marge les grandes éruptions volcaniques. Ce sont les paramètres de Milankovitch.

https://www.youtube.com/watch?v=FTzmqjDNMmM

Les paramètres de Milankovitch ont été validés par la science expérimentale. Par l’analyse des isotopes de l’oxygène dans les glaciers, la paléoclimatologie confirme les corrélations réchauffement-refroidissement avec les éruptions solaires et les ralentissements d’activité de notre astre.

La cyclostratigraphie entérine la théorie astronomique des climats, par l’analyse des cycles sédimentaires qui sont autant d’indicateurs dans les dépôts carbonés stratifiés, de l’influence de la précession, de l’obliquité et de l’excentricité.

Sur des périodes plus courtes de l’ordre de 10.000 ans, la dendrochronologie étudie des cernes des arbres y compris fossilisés, révélant la succession des période chaudes, froides, sèches, humides et leur durée.

Mais qu’importe ! Les réchauffards sont persuadés de savoir distinguer le Vrai du Faux et le Bien du Mal, comme Greta voit et sent le CO2.

Ils annoncent des cataclysmes qui correspondent à des événements climatiques extrêmes comme on en a toujours connu, en taisant qu’en 1931 : 3,7 millions de personnes sont mortes du fait de catastrophes naturelles. Pour 11.000 seulement en 2018. Alors qu’entre temps, la population mondiale a quadruplé.

Pour ces cuistres, les modèles ne peuvent pas se tromper !

Or ce ne sont que des constructions intellectuelles spéculatives reposant sur des a priori. En théorie, les modèles s’articulent sur des systèmes d’équations différentielles i.e qui cherchent à établir des relations entre des fonctions inconnues et leurs dérivées aléatoires. Du solide quoi !

Une aura de science sert à impressionner les crédules, servie par des « intellectuels » portant blouse et barbe blanches, dignes et sérieux, renforcés par des escouades de jeunes ambitieux au léger vernis, abondant leur verbiage de termes de pataphysique.

Or il faut rappeler cette évidence : un modèle ne rend que ce qu’on y a mis dedans. Le cas le plus symptomatique est la courbe en crosse de hockey de Mann, le Saint Graal du GIEC, abandonnée après que le MIT l’ait qualifiée « d’artefact mathématique médiocre », et la justice de « fraude caractérisée ».

Son auteur avait tout simplement lissé 1000 ans d’évolution climatique, gommant l’optimum médiéval et amplifié le léger réchauffement observé depuis le petit âge glaciaire. Cécité ou complicité, personne n’avait rien vu. Ou n’osait protester.

Loin de la méthode scientifique classique, hors physique quantique, consistant à observer et répertorier des faits, puis à chercher des corrélations suggérant des tendances permettant d’en tirer une loi, avant d’en vérifier les déterminismes lors d’expérimentations renouvelables, en soumettant sa méthodologie à ses pairs…

Les agents de propagande du GIEC assènent des axiomes se renforçant les uns les autres, ne retenant que les données les confortant, et écartant, modifiant ou marginalisant celles incompatibles avec leurs conclusions prédéterminées ! Et ceci aboutit à un paradigme présenté comme irréfragable.

J’appartiens à une génération à la fois cartésienne et contestataire. Non seulement on appliquait à la lettre les schémas d’analyse critique du discours de la méthode, mais avec une suave perversité on se délectait à étriper les vaches sacrées pour voir ce qu’elles avaient dans le ventre.

Aujourd’hui, je suis stupéfait de constater la soumission et l’absence de réflexion personnelle chez la plupart des jeunes scientifiques qui s’alignent de façon pavlovienne sur les vaticinations d’une mongolienne médiatisée. Abdication de la raison au profit de la pression sociale !

Vous osez discuter ? On vous donne vos huit jours ! Au nom d’un prétendu consensus qui proscrit le doute…

Parmi les victimes les plus emblématiques de la vindicte réchauffiste :

Hendrik Tennekes viré du poste de directeur de la recherche de l’institut météorologique hollandais,

Aksel Winn-Nielsen, ancien directeur de l’Organisation Météorologique Mondiale,

Peter Ridd universitaire à la James Cook University du Queensland renvoyé pour avoir attribué le dépérissement des coraux à la pollution marine liée aux rejets industriels et domestiques, et à la prolifération d’algues et d’animalcules qui colonisent le corail. Au lieu de dénoncer le soi-disant réchauffement anthropique.

Suzan Crockford docteur en zoologie virée de l’université de Victoria pour avoir dénoncé le détournement de photos d’ours blancs cachectiques, cancéreux ou grièvement blessés, dont l’état de faiblesse était imputé au réchauffement climatique. Quand loin de disparaître, leur population s’est accrue de 50% depuis 20 ans !

Demain le refroidissement climatique ?

Pied de nez au GIEC et à ses astrologues, des astrophysiciens se fiant à une baisse constante de l’activité solaire ont émis l’hypothèse qu’on pourrait connaître une période glaciaire de quelques siècles semblable à celle du  minimum de Maunder , à partir de 2030.

Ce n’est pas irréaliste dans la mesure où la légère hausse de température (1,2° C en 140 ans) a marqué une stase entre 2000 et 2015, avant de repartir à la baisse.

Ferez-vous partie des survivants après le Grand Gel ?

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

 

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22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 05:08
Le GIEC a-t-il été créé par la finance mondialisée afin de récupérer des finances avec la Taxe Carbone pour installer le Nouvel Ordre Mondial ?
Le GIEC a-t-il été créé par la finance mondialisée ?

Jean Goychman nous propose une rétrospective des travaux qui ont conduit à la naissance du GIEC, dans les années 80. 

Cette remise dans le contexte permet de mieux comprendre la logique profonde qui dicte la mondialisation par l'écologie à laquelle nous assistons.  
Depuis une vingtaine d’années, le monde semble suspendu aux conclusions périodiques publiées par le GIEC. 
Quelle est l’histoire de cette instance surtout quel est son rôle exact ? 
Comment est-on passé d’un groupe inter-gouvernemental à une assemblée d’experts en climatologie ? 
Pour tenter de répondre, un retour en arrière de quelques décennies s’impose.
La prise de conscience de 1962 ! 
L’affaire des "fusées de Cuba" d’octobre 1962 est à l’origine d’une réflexion, de la part du complexe militaro-industriel, sur le devenir des guerres futures. 
Jusqu’alors, la possibilité d’une guerre nucléaire embrasant le monde n’était pas sérieusement prise en compte, mais cet épisode a fait prendre conscience qu’un tel risque ne pouvait être exclu. 
La logique mécanique de l’enchaînement montrait qu’un simple conflit tout à fait "conventionnel" au départ pouvait, par le simple jeu des alliances, entraîner toute la planète vers l’Apocalypse.

Existait-il un moyen de vivre une paix durable et quelles pouvaient en être les conséquences ? 
C’est à ces questions que devait répondre un groupe d’une quinzaine de personnes, approchées par la Maison Blanche et qui étaient chargées d’élaborer un rapport aussi complet que possible.

 
Le rapport de la Montagne de Fer ! 
Ce rapport, qui aurait dû rester ultra-confidentiel, à néanmoins été publié en 1967. 
Pour faire court, les rédacteurs ont suggérés différents axes, parmi lesquels un en particulier semble avoir prospéré. 
C’est celui qui consiste à inspirer de très grandes peurs à la population mondiale, notamment en promouvant l’idée que l’espèce humaine détruit sa propre planète par la pollution de l’environnement. 
Il est écrit à la page 287 du livre de Hong Bing Song "La guerre des monnaies" (publié par les éditions le retour aux sources) la phrase suivante :
"Dans une certaine mesure, c’était une menace crédible et réelle. 
En redoublant d’efforts de propagande sur les méfaits de la pollution, on pourrait atteindre un effet psychologique aussi effroyable que celui de la fin du monde après une guerre nucléaire !" 
C’est, du reste, à partir de 1967 que les évènements se sont succédés.

 
Du World Wild Congress à la World Conservation Bank ! 
C’est en 1974, en Afrique du Sud, que fut créé le WWC. Initialement, son objet était d’empêcher la disparition d’une espèce de rhinocéros qui semblait menacée d’extinction en raison de la chasse intensive. 
Dès 1977, les membres se réunirent en congrès et décidèrent qu’il fallait étendre le champ d’action au monde entier. 
Cependant, ce n’est qu’en 1987, à Denver (Colorado) lors du IVème congrès, que les choses devinrent plus sérieuses. Mais laissons la parole à Hong Bing Song :
"Deux mille représentants de soixante pays différents y participaient.Parmi eux, 1500 furent surpris de se voir remettre un document intitulé : "déclaration de Denver pour la préservation mondiale !" 
Dans son cinquième point, elle disait : 
"Parce que de nouvelles sources de financement doivent être mobilisées en vue d’accroître l’expansion des activités de conservation, un nouveau programme bancaire international de conservation devrait être créé pour intégrer l’aide l’internationale à la gestion environnementale dans des programmes communs cohérents pour les pays bénéficiaires, en se basant sur une évaluation objective des ressources et des besoins de chaque pays !" 
Ainsi est née une banque d’un nouveau type : la World Conservation Bank ! 
Par rapport aux sessions précédentes, celle de Denver était caractérisée par la présence d’un grand nombre de banquiers internationaux. 
Edmond de Rothschild en personne avait pris la direction des opérations, assisté par David Rockefeller et James Baker, secrétaire du Trésor américain. 
Il est intéressant de constater l’internationalisation des actions recommandées, qui conduisait tout droit à une effective mondialisation qui ne voulait pas encore dire son nom. 
 

La création du GIEC ! 
C’est en 1988 (un an plus tard) que fut créé l’IPCC (Intergovernmental Panel for Climate Change) traduit initialement en Français par GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental d’Etude du Climat) qui, au fil du temps (et peut-être pour lui donner une véritable expertise qu’il n’a pas de par ses statuts) fut dénommé Groupe International d’Experts en Climatologie. 
Cette instance, crée par l’ONU (on retrouve l’empreinte de Rockefeller et du CFR) ne s’intéresse en fait qu’aux variations du climat de la Terre uniquement liées à l’activité humaine. 
Comment ne pas y voir un lien direct avec les conclusions du rapport de la Montagne de Fer qui préconisait la promotion de l’idée que l’Homme détruisait sa propre planète ? 
On remarque qu’un certain flou a toujours environné les travaux du GIEC, et l’explication se trouve dans son fondement même, qui est essentiellement la recherche d’un consensus le plus large possible. 
Le fait de limiter l’étude à la seule activité humaine paraît surprenant car beaucoup de géophysiciens ont mis en évidence les cycles naturels dont l’importance paraît primordiale. 
Autrement dit, ce qui semble réellement important n’est pas la réalité en tant que telle, mais ce que l’opinion pense être la réalité. 
Le rôle du GIEC est essentiellement un rôle de communication. 
Mais la suite indique que la finalité peut être ailleurs.

 
Vers un gouvernement mondial financé par la taxe carbone ? 
On aurait pu imaginer que le GIEC soit composé exclusivement de scientifiques, mais deux personnalités éminentes du G7, Margaret Thatcher et Ronald Reagan s’y sont opposées, tenant à ce que les gouvernements "gardent la main" sur les publications du GIEC. 
Il se peut que la motivation de Margaret Thatcher soit moins évidente que celle du président américain. 
Elle était en conflit avec le syndicat des mineurs et faire "porter le chapeau" du changement de climat dû à l’emploi du charbon pouvait aller dans le sens qu’elle souhaitait. 
Du charbon au dioxyde de carbone, le pas était simple à franchir, d’autant plus que le rôle du CO² dans ce réchauffement de l’atmosphère était évoqué depuis le 19ème siècle.

Les différentes pièces du puzzle ainsi mises en place, il fallait assembler l’édifice. 
Cela fut réalisé en 2008, juste avant la conférence de Copenhague, prévue en 2009. 
Un texte d’une vingtaine de pages, intitulé "Trading emissions" fut publié par la "Social Market Foundation". 
Son auteur, Simon Linnett, n’était autre que le fondé de pouvoir de la banque Rothschild. 
Dans ce document, l’auteur trace les grandes lignes de l’établissement d’un futur gouvernement mondial, seul entité capable, selon lui, de lutter efficacement contre le réchauffement climatique dont la cause unique était l’augmentation de la proportion des gaz « à effet de serre » et principalement du CO² provenant de l’utilisation des combustibles fossiles. 
Il ajoute également que le moyen le plus adapté pour financer un tel gouvernement serait une taxe qui serait perçue suivant des critères à affiner, mais qui prendrait en compte l’émission de ces gaz à effet de serre au niveau de chaque pays. 
Ainsi naquit le projet de taxe carbone
On peut lire sur le site Wikistrike le texte suivant :
"Par conséquent, il faut se poser des questions lorsque les oligarques qui dirigent le système financier mondial élaborent des programmes d’amélioration du monde. 
Ça a été le cas concernant le projet de Traité de Copenhague de fin 2009. 
J’ai le PDF du projet et c’est assez délirant. 
C’est une fois de plus une tentative de mettre le monde en coupe réglée, en cherchant à établir une rente financière importante qui rentrerait pour toujours dans leur poche. 
La tentative a été débusquée par certains, comme ici un politicien ! 
Cette taxe va condamner certains pays d’Afrique à la pauvreté éternelle.

J’emprunte les quelques lignes qui suivent à Christian Gérondeau, tirées de son livre "Climat : j’accuse !" (Editions Toucan) :
"C’est ainsi que le mouvement écologiste a réussi à convaincre les plus grandes institutions internationales et nombre de gouvernements au rang desquels figure celui de la France de tenter d’empêcher les pays pauvres de se doter de centrales à charbon, seul moyen pour la plupart d’entre eux de procurer à leur population de l’électricité à un coût acceptable. 
Il est pourtant difficile d’imaginer acte plus irresponsable et coupable, quand on sait que la fourniture d’électricité en quantité suffisante est l’une des conditions des "barbecues de la mort" qui tuent en silence chaque année plus de 4 millions de femmes, d’enfants et d’hommes. 
Rarement décision plus criminelle aura été prise par dogmatisme, mais aussi bien souvent par lâcheté devant la pression de la mouvance verte, sinon par intérêt électoral à courte vue !"
Je ne poserais qu’une seule question : Qui finance ces mouvements écologistes ? 
Jean Goychman

Source : https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/06/08/le-giec-a-t-il-ete-cree-par-la-finance-mondialisee-par-jean-goychman/
https://echelledejacob.blogspot.com/2022/06/le-giec-t-il-ete-cree-par-la-finance.html#more
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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 00:03
Climat: pourquoi l’apocalypse n’aura pas lieu ?

Les discours alarmistes sur le climat, l’environnement ou la biodiversité sont faux. Les chemins que nos pays sont censés suivre pour échapper à la prétendue catastrophe sont des impasses. À condition de ne pas se renier, l’humanité a toutes les cartes en main pour faire face aux défis qui sont les siens. Telle est la thèse d’Apocalypse zéro, le succès de librairie de Michael Shellenberger.

Militant de la cause écologique, parti à 25 ans travailler aux côtés des paysans pauvres d’Amérique du Sud, nommé « héros de l’environnement » par le magazine Time en 2008, Michael Shellenberger dirige aujourd’hui une association de défense de la nature qui promeut ouvertement l’énergie nucléaire. Son livre, qui s’est classé en tête des ventes aux États-Unis et qui est aujourd’hui publié en français, revient sur son parcours, sa prise de conscience de ce que l’écologie radicale se fourvoyait et sur toutes les raisons qu’il y a de croire au « potentiel positif de l’humanité ». En une douzaine de chapitres précis, factuels et très vivants, il explique surtout pourquoi les choses vont beaucoup mieux que ce que certains s’évertuent à nous faire croire.

Extraits.

 

Bien des discours que l’on inculque aux gens sur l’environnement, y compris le climat, sont faux, et il est primordial de les rectifier. J’ai décidé d’écrire Apocalypse zéro parce que j’en avais assez des exagérations, de l’alarmisme et de l’extrémisme qui sont les ennemis d’un environnementalisme positif, humaniste et rationnel. […]

Cet ouvrage entend explorer comment et pourquoi tant d’entre nous en sont venus à confondre des problèmes environnementaux importants, mais gérables avec la fin du monde, et pourquoi les commentateurs les plus catastrophistes sur les questions écologiques ont tendance à s’opposer aux solutions les meilleures et les plus évidentes pour les résoudre.

En cours de route, nous comprendrons comment les humains ne détruisent pas seulement la nature, mais la sauvent. À travers des histoires d’individus du monde entier, des espèces et des environnements qu’ils ont sauvés, nous verrons à quel point les progrès environnementaux, énergétiques et économiques se conjuguent, dans le monde réel, en un processus unique.

[Des milliards de victimes ?]

Quand un ouragan frappe la Floride, il peut ne tuer personne, mais quand ce même ouragan frappe Haïti, des milliers de personnes peuvent mourir instantanément par noyade ou plus tard du fait d’épidémies de maladies comme le choléra. La différence est que la Floride se trouve dans un pays riche avec des bâtiments et des routes résistants aux intempéries, un système de prévision météo et de gestion des urgences sophistiqué. Haïti, en revanche, est un pays pauvre qui manque d’infrastructures et d’équipements modernes.

« Considérez que depuis 1940 aux États-Unis, 3 322 personnes sont décédées du fait des 118 ouragans qui ont touché terre », écrit [le politologue américain Roger] Pielke. Quand « un tsunami a frappé l’Asie du Sud-Est en 2004, plus de 225 000 personnes sont décédées ».

Quiconque croit que le changement climatique pourrait tuer des milliards de gens et provoquer l’effondrement de civilisations sera peut-être surpris de découvrir qu’aucun des rapports du GIEC ne contient le moindre scénario apocalyptique. Aucun rapport du GIEC ne dit que des pays développés comme les États-Unis deviendront un « enfer climatique » semblable au Congo. Nos systèmes de protection anti-inondations, nos réseaux électriques et nos infrastructures routières continueront à fonctionner même à des niveaux de réchauffement potentiellement extrêmes.

[Quand les forêts brûlent, les militants n’y voient que du feu]

Le paysage que nous considérons aujourd’hui comme un décor naturel agréable, soit une prairie herbeuse entourée d’une forêt et traversée d’une rivière, est souvent un paysage façonné par les hommes pour chasser le gibier en quête d’eau potable. Le déboisement d’un bosquet incendié pour créer une prairie dans laquelle on abattait aisément des animaux est l’un des plus fréquents usages du feu par les chasseurs-cueilleurs du monde entier. Les prairies des forêts de l’est de l’Amérique du Nord auraient disparu si elles n’avaient pas été brûlées annuellement par les Indiens pendant cinq millénaires. […]

Partout sur la planète, la déforestation par le feu a donné naissance à l’agriculture en fertilisant les sols, en favorisant la prolifération des baies, noisettes, céréales et autres cultures utiles. Aujourd’hui, de nombreuses espèces d’arbres ont besoin du feu pour que leurs graines deviennent des arbres. Le feu est également essentiel, comme on l’a vu en Californie ou en Australie, pour éliminer la biomasse ligneuse du sol forestier.

En bref, le feu et la déforestation pour la production de viande sont des facteurs essentiels de ce qui a fait de nous des êtres humains. La seule raison plausible pour laquelle [Paulo] Adario [le responsable de Greenpeace Brésil], [le top-modèle brésilien Gisele] Bündchen et d’autres écologistes jugent si choquante la production de viande en Amazonie est qu’ils ne savent rien de cette histoire. »

[Le plastique a sauvé les tortues]

La grande majorité des déchets plastiques présents dans le milieu marin provient de sources terrestres, déchets abandonnés, matériaux de fabrication ou déchets associés à des activités récréatives côtières. Le reste se compose de débris intraocéaniques comme les filets et les lignes de pêche. Filets et lignes de pêche représentent la moitié de tous les déchets du tristement célèbre vortex de déchets du Pacifique nord. […]

Entre 2007 et 2013, une équipe de neuf scientifiques a lancé vingt-quatre expéditions à travers le monde pour tenter d’évaluer la quantité totale de plastiques présents dans la mer. Ils se sont rendus sur l’ensemble des cinq gyres subtropicaux, ces courants circulaires océaniques qui piègent les déchets plastiques. […]

Les scientifiques ont semblé stupéfiés par ce qu’ils ont découvert : « Le poids global de la pollution plastique à la surface de la mer, toutes catégories de tailles confondues, ne représente que 0,1 % de la production annuelle mondiale. » Encore plus étonnant, ils ont trouvé cent fois moins de micro-plastiques qu’ils ne s’attendaient à en découvrir. […]

En Californie, l’interdiction des sacs plastiques a entraîné leur remplacement par des sacs en papier et d’autres sacs plus épais, ce qui aggrave les émissions de carbone en raison d’une fabrication très énergivore. Les sacs en papier devraient être réutilisés quarante-trois fois pour avoir un impact moindre sur l’environnement. En outre les sacs plastiques ne constituent que 0,8 % des déchets plastiques dans les océans. Les bouteilles en verre peuvent être plus agréables à boire, mais leur fabrication et leur recyclage nécessitent aussi davantage d’énergie. […]

Et parce que les bioplastiques proviennent de cultures plutôt que de sous-produits (résines) de l’industrie pétrolière et gazière, ils ont un impact plus important sur l’utilisation des sols, tout comme les biocarburants — de l’éthanol de maïs aux États-Unis à l’huile de palme en Indonésie et Malaisie […].

Pour les pays pauvres, créer des infrastructures modernes pour la distribution de l’énergie, le traitement des eaux usées et des eaux de crue sera une priorité plus urgente que les déchets plastiques, tout comme ce fut le cas pour les États-Unis et la Chine avant eux. L’absence d’un système de collecte et de gestion des déchets humains par le biais de canalisations, égouts et systèmes d’épuration représente une menace bien plus grave pour la santé humaine.

[Des usines, des usines et encore des usines !]

En Ouganda, j’ai eu une conversation avec une femme d’âge moyen qui travaillait à notre écolodge, où nous sommes allés observer des gorilles une seconde fois. Je lui ai dit que seulement deux Américains sur cent travaillent dans l’agriculture — alors que deux Ougandais sur trois sont des agriculteurs.

« Comment pouvez-vous faire pousser suffisamment de nourriture ? m’a-t-elle demandé.

— Avec de très grosses machines », ai-je répondu. […]

S’il est vrai que quelques pays riches en pétrole comme l’Arabie saoudite ont atteint un niveau de vie très élevé sans s’être jamais industrialisés, presque tous les autres pays développés du monde, Grande-Bretagne, États-Unis, Japon, Corée du Sud et Chine, ont transformé leur économie en misant sur l’industrie. […]

Aujourd’hui, les économistes soulignent trois raisons pour lesquelles le système manufacturier, par opposition à d’autres secteurs de l’économie, a permis aux pays pauvres de devenir riches.

D’abord, les pays pauvres peuvent devenir aussi efficaces que les pays riches dans la fabrication de certains produits, et même les surpasser. […] Ensuite, les produits fabriqués en usine sont faciles à exporter. Cela permet aux pays en développement de fabriquer des produits qu’ils n’ont pas encore les moyens d’acheter, et d’acheter des objets qu’ils ne sont pas encore capables de fabriquer eux-mêmes. Même quand d’autres secteurs économiques sont dysfonctionnels en raison de niveaux élevés de corruption dans l’administration ou pour d’autres motifs, l’histoire montre que les usines peuvent continuer à être productives et, de fait, stimuler la croissance économique.

Enfin, les usines nécessitent une abondante main-d’œuvre, ce qui leur permet d’absorber un grand nombre de petits paysans non qualifiés. […] Contrairement à ce que, avec d’autres, j’ai longtemps cru, les effets positifs de l’industrie textile l’emportent sur les effets négatifs. Nous devrions donc ressentir de la fierté, non de la culpabilité, lorsque nous achetons des produits fabriqués par des personnes comme Suparti [une ouvrière indonésienne que l’auteur a rencontrée, NDLR].

[À manger pour tous — même de la viande !]

La superficie totale des terres dévolues par l’humanité à la production de viande a culminé en 2000. Depuis lors, selon la FAO, les terres consacrées à l’élevage sur l’ensemble de la planète ont reculé d’environ 1 400 000 kilomètres carrés, une superficie qui représente 80 % de l’Alaska [soit près de 84 % du Québec ou près de deux fois et demie la France métropolitaine, NDLR]. Tout ceci s’est produit sans révolution végétarienne. Aujourd’hui, seuls 2 à 4 % des Américains sont végétariens ou végétaliens. […]

Cela est dû en partie à la substitution du poulet au bœuf. Un gramme de protéines de bœuf nécessite deux fois plus d’énergie sous forme d’aliments pour animaux qu’un gramme de porc, et huit fois plus qu’un gramme de poulet. Mais c’est surtout dû à l’efficacité. Entre 1925, date à laquelle les États-Unis ont commencé à produire des poulets en intérieur, et 2017, les éleveurs ont réduit de plus de moitié le temps d’alimentation tout en faisant plus que doubler le poids des poulets.

La production de viande a pratiquement doublé aux États-Unis depuis le début des années 1960, et pourtant les émissions de gaz à effet de serre dues au bétail ont baissé de 11 % durant la même période. […]

Les pays pauvres comme le Congo ont absolument besoin de fournir davantage de protéines à leur peuple et d’augmenter la productivité de leurs élevages afin d’alléger la pression qui s’exerce sur les habitats des espèces menacées. […] La production de viande la plus performante en Amérique du Nord nécessite vingt fois moins de terres que la production de viande la plus performante d’Afrique. Remplacer le gibier par des viandes modernes comme le poulet, le porc et le bœuf nécessiterait moins de 1 % du total des terres agricoles de la planète.

Vraie et fausse lumière

En Ouganda, Helen et moi avons séjourné dans un écogîte équipé de panneaux solaires et de batteries. Mais après une seule journée de temps nuageux, nous avions épuisé les batteries du gîte en chargeant nos ordinateurs portables, appareils photo, téléphones portables et autres appareils. Quand nous avons dit au gérant du lodge que nous avions besoin de plus d’électricité, il a fait ce que font les petites entreprises en Afrique subsaharienne, il a allumé un générateur au diesel. […]

Considérez le projet de stockage électrique le plus célèbre de Tesla, un centre de batteries au lithium installé en Australie, capable de délivrer 129 mégawattheures. Il fournit suffisamment d’énergie de secours pour alimenter 7 500 foyers pendant quatre heures. Mais il y a neuf millions de foyers en Australie, et 8 760 heures dans une année. L’un des plus grands centres de stockage de batteries au lithium au monde se trouve à Escondido en Californie. Mais il ne peut stocker assez d’énergie que pour environ 24 000 foyers américains pendant quatre heures. Il y a environ 134 millions de foyers aux États-Unis. Pour alimenter l’ensemble des logements, entreprises et usines américaines en électricité pendant quatre heures, nous aurions besoin de 15 900 centres de stockage d’une taille comparable à celui d’Escondido pour un coût de 894 milliards de dollars. […]

Un village indien a fait la une des journaux du monde entier après sa révolte contre les panneaux solaires et la batterie à « micro-réseau » que Greenpeace avait créée comme modèle supposé de saut technologique pour les populations les plus pauvres du monde. L’électricité, peu fiable, était coûteuse. « Nous voulons de la vraie électricité, ont scandé des villageois à un politicien de l’État, pas de la fausse ! »

[Le vert est tellement chic !]

Fin juillet [2019], Google avait rassemblé en Sicile des célébrités et des militants pour le climat afin de discuter des modalités concrètes de leur soutien à la cause. […] Cette réunion sicilienne s’est tenue au Verdura, un complexe cinq étoiles plus vaste que la Principauté de Monaco, abritant six courts de tennis, trois terrains de golf, quatre piscines et un terrain de football. Malgré cet hébergement dans un domaine de très grand luxe, de nombreux participants ont préféré séjourner sur des superyachts amarrés au large, d’où ils étaient acheminés en Maserati sur le lieu de l’évènement. Le premier soir, quarante jets privés avaient atterri sur le domaine […].

[Comme l’avait déclaré] une personne présente, au Sun, un tabloïd britannique, « ils ne semblent tout simplement pas conscients des énormes quantités de combustibles fossiles qu’ils brûlent. Ils débarquent avec des entourages inutiles dans des hélicoptères ou des voitures rapides, puis font des prêches pour sauver le monde ». […] Le problème n’était pas que les célébrités affichaient leur mode de vie très énergivore. Le problème était qu’ils faisaient la morale à des gens qui l’étaient très peu.

[La catastrophe médiatique]

Les médias d’information méritent également d’être blâmés pour avoir présenté faussement l’évolution climatique et d’autres problèmes environnementaux comme apocalyptiques, et pour ne pas les avoir replacés dans leur contexte mondial, historique et économique. Les entreprises médiatiques de premier plan exagèrent le changement climatique au moins depuis les années 1980. Et […] des publications de haut niveau comme le New York Times et le New Yorker ressassent sans la moindre distance critique une doctrine malthusienne réfutée depuis plus d’un demi-siècle.

Mais c’est dans ce que ne disent pas ou du moins pas clairement leurs résumés et communiqués de presse que le GIEC et d’autres organismes scientifiques sont les plus trompeurs. Ils ne disent pas clairement que le nombre de morts liés aux catastrophes naturelles a considérablement diminué et devrait encore décliner avec une adaptation continue. Ils ne disent pas clairement que l’accumulation de bois de chauffage et la construction d’habitations à proximité des zones boisées comptent plus que le changement climatique pour déterminer la gravité et l’impact des incendies dans bien des nombreuses régions du globe. Et ils ne disent pas clairement que les engrais, les tracteurs et l’irrigation importent plus que le changement climatique pour déterminer les rendements des cultures. […]

Même si je peux partager la tristesse et la solitude sous-jacentes à la colère et la peur du changement climatique, de la déforestation et de l’extinction des espèces, je constate que cette vision est erronée, basée sur des angoisses sans fondement, des idéologies déresponsabilisantes et des déformations de la réalité. […] L’image promue par les écologistes apocalyptiques est inexacte et déshumanisante : les humains ne sont pas en train de détruire la nature à force d’irréflexion. […]

Les médias d’information, les rédacteurs en chef et les journalistes pourraient se demander si leur exploitation constamment sensationnaliste des problèmes environnementaux est cohérente avec leur engagement professionnel d’équité et d’exactitude, tout comme avec leur engagement personnel d’exercer une influence positive dans le monde. Même si je suis sceptique sur le fait que des écolos déguisés en journalistes soient susceptibles de changer leur façon de faire leur travail, j’ai bon espoir que la concurrence extérieure aux médias traditionnels, rendue possible par les médias sociaux, insufflera une nouvelle compétitivité dans ce journalisme écologiste et en rehaussera les normes.

En guise de conclusion…

Je crois que si les spécialistes de l’environnement, les journalistes et les militants passaient plus de temps à discuter avec les gens qui vivent en Indonésie ou au Congo de leur combat quotidien, ils seraient moins prompts à s’obnubiler sur la fin du monde, et moins enclins à paniquer devant chaque nouveau problème environnemental.

 


Apocalypse zéro,
Pourquoi la fin du monde n’est pas pour demain
de Michael Shellenberger,
paru le 27 octobre 2021,
À l’Artilleur,
à Paris
528 pages,
ISBN-10 : 2 810 010 900
ISBN-13 : 978-2810010905

 

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Extrait de: Source et auteur

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 13:55
La forêt amazonienne se rapproche plus vite que prévu de son point de non-retour

Selon une nouvelle étude internationale, la forêt amazonienne pourrait se rapprocher rapidement d’un point de basculement. L’étude, qui s’est penchée sur des données de végétation télédétectées au cours des 30 dernières années, a révélé des signes de perte de résilience sur plus de 75 % de la superficie de cette immense forêt depuis le début des années 2000.

Souvent qualifiée de « poumon du monde », l’Amazonie ne fournit pas réellement les 20 % d’oxygène de la planète que l’on prétend, mais elle n’en reste pas moins l’un des systèmes biologiques les mieux adaptés au monde et pourrait basculer dans le chaos écologique, ce qui aurait de vastes répercussions sur la région et la planète.

Ses vastes réserves d’humidité atmosphérique, ces “rivières aériennes” qui s’échappent de la forêt à travers l’Amérique latine, protègent la région des effets ravageurs de la sécheresse. Elle régule également le climat en stockant de grandes quantités de CO2 dans sa végétation et son sol riche en carbone. L’année dernière, une étude a toutefois révélé qu’elle émettait désormais plus de CO2 qu’elle n’en stockait, principalement en raison des incendies intentionnels allumés pour défricher les terres en vue de la production de soja et de viande bovine.

Les chercheurs ont utilisé diverses sources de données, notamment des données satellitaires sur la profondeur optique de la végétation (VOD pour vegetation optical depth), une mesure de la biomasse totale des arbres et des plantes dans une zone donnée. À l’aide de ces dernières, ils ont pu dresser un tableau de l’évolution dans le temps de la résilience de la forêt, c’est-à-dire de sa capacité à se remettre d’une perturbation.

Les résultats sont frappants : depuis le début des années 2000, les trois quarts de l’Amazonie ont perdu de leur résilience. Cela ne signifie pas que ces zones ont perdu leur couverture végétale, mais que la capacité de leur végétation à résister aux perturbations diminue au fil du temps.

 

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 06:23
En janvier, la déforestation de l’Amazonie a bondi de 418 % par rapport à 2021

Pas de répit pour la forêt amazonienne. Alors que la saison des pluies de décembre à avril offre habituellement une trêve, la déforestation a repris de plus belle début 2022. Elle est même « hors de contrôle », selon les termes de Greenpeace Brésil. « Entre le 1er et le 31 janvier, les systèmes de surveillance ont fait état de 430 km2 de forêts déboisés, soit une augmentation de 418 % par rapport à janvier 2021 », a alerté l’ONG dans un communiqué le 11 février. Depuis le début des mesures de l’Institut national de recherche spatiale (INPE) brésilien en 2016, jamais de tels chiffres n’avaient été enregistrés en janvier. Les États du Mato Grosso, du Rondônia et du Parà situées au centre et à l’ouest du Brésil concentrent le plus grand nombre de cas recensés de déforestation.

Des chiffres qui font écho aux niveaux de déforestation records observés depuis l’arrivée au pouvoir de Jaïr Bolsonaro. Dans les estimations officielles publiées en novembre 2021, le gouvernement brésilien faisait état d’une perte de 13 000 km2 de forêts en un an, une superficie supérieure à celle de l’Île-de-France dans son ensemble. Selon les données de l’INPE, la déforestation a augmenté de près de 22 % entre août 2020 et juillet 2021. Si l’on compare ce chiffre à la moyenne de la décennie précédente, la déforestation a quasiment doublé.

La forêt amazonienne ne remplit plus son rôle de puits de carbone

Alors que le Giec (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) doit rendre son rapport relatif aux vulnérabilités des sociétés humaines, des écosystèmes et des systèmes économiques face au changement climatique le 28 février, ces nouvelles données concernant la plus grande forêt tropicale — un puits à carbone majeur — inquiètent. « Sur les cinq dernières années, par rapport à la période 2001-2005, on observe un doublement des émissions de CO2 liées à la déforestation », explique à Reporterre Philippe Ciais, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement. « Et ce, dans tous les tropiques, pas uniquement en Amazonie. »

Ces émissions liées à la déforestation ne reflètent qu’une partie du problème en Amazonie, souligne le chercheur. Car la déforestation s’accompagne d’une dégradation de la forêt. Des arbres partiellement brûlés, une forêt fragmentée ou l’extraction de certaines essences détériorent l’équilibre de la forêt tropicale. Résultat : une forêt dégradée absorbe beaucoup moins de carbone. Et ces effets ne sont pas comptabilisés. « La dégradation des forêts contribue trois fois plus à la perte brute de biomasse que la déforestation, étant donné que l’étendue de la dégradation dépasse celle de la déforestation », écrivaient le chercheur et ses collègues dans un article paru dans Nature en 2021.

Ce fermier, dans l’État du Pará (Brésil), a mis feu à la forêt tropicale autour de chez lui. Août 2020. © Carl de Souza / AFP

Et « si l’on émet plus de CO2 et que moins de CO2 est absorbé, le réchauffement climatique est plus grand », résume Philippe Ciais. Logiquement, le bilan carbone de la forêt amazonienne influe sur celui de la planète et sur le climat. « Il semblerait que l’ensemble du massif amazonien ne remplisse plus son rôle de puits de carbone car les forêts intactes ne compensent plus la déforestation ou la forêt dégradée », prévient le climatologue. Une analyse confirmée par d’autres travaux : l’ensemble de la forêt amazonienne émet aujourd’hui plus de carbone qu’elle n’en absorbe.

Un accaparement des terres bien orchestré

Selon l’observatoire du climat brésilien, 46 % des émissions de gaz à effet de serre du pays en 2020 provenaient de la déforestation. Des chiffres qui témoignent de la politique environnementale désastreuse du président Bolsonaro. « Le moment est particulièrement propice pour ceux qui déboisent et/ou volent les terres publiques, car les inspections environnementales sont délibérément réduites et la législation devrait prochainement permettre de régulariser cet accaparement des terres publiques », a dénoncé Cristiane Mazzetti, chargée de campagne Amazonie chez Greenpeace Brésil, dans un communiqué.

Selon une analyse de l’ONG, 22,5 % des zones qui ont fait l’objet d’alertes de déforestation entre le 1er et le 21 janvier étaient concentrées dans des forêts publiques, « une cible fréquente pour l’accaparement des terres ».

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 03:35
 Brésil : la forêt amazonienne émet désormais plus de carbone qu'elle n'en absorbe

Entre 2010 et 2019, l'Amazonie brésilienne a ainsi émis environ 18% de plus de carbone qu'elle n'en a absorbé, avec 4,45 milliards de tonnes rejetées, contre 3,78 milliards de tonnes stockées.

Un basculement majeur et inédit. La forêt amazonienne brésilienne, victime de l'activité humaine, a rejeté depuis 2010 plus de carbone qu'elle n'en a absorbé, une situation historique pour cet écosystème crucial dans la limitation du réchauffement de la planète, selon une nouvelle étude publiée jeudi 29 avril dans Nature Climate Change (en anglais).

Entre 2010 et 2019, la forêt amazonienne brésilienne, qui représente 60% de la forêt primaire de la planète, a perdu de sa biomasse. La forêt a ainsi émis environ 18% de plus de carbone qu'elle n'en a absorbé, avec 4,45 milliards de tonnes rejetées, contre 3,78 milliards de tonnes stockées.

Pour l'instant, a priori, "les autres pays compensent les pertes de l'Amazonie brésilienne" et ainsi "l'ensemble de l'Amazonie n'a pas encore basculé, mais elle pourrait le faire bientôt", explique à l'AFP l'un des auteurs de l'étude, Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l'Institut français de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae).

Un "point de rupture"

Sans les forêts, un des "poumons" de la planète qui absorbe entre 25% et 30% des gaz à effet de serre émis par l'homme, le dérèglement climatique serait bien pire.

Mais depuis plusieurs années, les scientifiques s'inquiètent d'un essoufflement des forêts tropicales, et craignent qu'elles puissent de moins en moins bien jouer leur rôle de puits de carbone. Et l'inquiétude vient notamment de la forêt amazonienne, qui représente la moitié des forêts tropicales de la planète.

"Jusqu'à présent, les forêts, en particulier les forêts tropicales, nous protégeaient en permettant de freiner le réchauffement. Mais notre dernier rempart, l'Amazonie, est en train de basculer."

Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l'Inrae 

à l'AFP

Avec la fonte des calottes glaciaires, le dégel du permafrost ou la disparition des récifs coralliens, le dépérissement de la forêt amazonienne fait partie des "points de rupture" ou "points de bascule" identifiés par les scientifiques comme des éléments clés dont la modification substantielle pourrait entraîner le système climatique vers un changement dramatique et irrémédiable.

Explosion de la déforestation avec Jair Bolsonaro

L'étude met d'autre part en avant la responsabilité méconnue, mais majeure, des dégradations de la forêt. Contrairement à la déforestation, qui fait disparaître la surface boisée, les dégradations incluent tout ce qui peut l'abîmer, sans pour autant la détruire totalement : arbres fragilisés en bordure des zones déforestées, coupes sélectives, petits incendies, mortalité des arbres liée à la sécheresse. Des atteintes moins facilement décelables que de grandes étendues rasées.

En utilisant un indice de végétation issu d'observations satellitaires micro-ondes, qui permettent de sonder l'ensemble de la strate de végétation et pas seulement le sommet de la canopée, l'étude conclut que ces dégradations de la forêt ont contribué à 73% des pertes de carbone, contre 27% pour la déforestation, pourtant de grande ampleur.

L'étude montre également l'explosion de la déforestation en Amazonie brésilienne en 2019, année de l'arrivée au pouvoir du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, mais aussi d'une sécheresse importante : 3,9 millions d'hectares perdus, soit 30% de plus qu'en 2015, et près de quatre fois plus qu'en 2017 et 2018.

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 00:39

La déforestation, entre autres, a réduit la capacité de la forêt amazonienne à absorber les émissions de CO2.

Vue aérienne de la forêt amazonienne près de la réserve de Mamiraua, au Brésil, le 30 juin 2018

Vue aérienne de la forêt amazonienne près de la réserve de Mamiraua, au Brésil, le 30 juin 2018

CLIMAT - Poumon plus si vert. En raison du changement climatique et de la déforestation, une grande partie du bassin de l’Amazonie émet désormais du CO2 au lieu d’en absorber, une transformation majeure pour cet écosystème crucial dans la limitation du réchauffement, selon une étude publiée ce mercredi 14 juillet.

Se basant sur des centaines d’échantillons d’air récoltés à diverses altitudes lors de la dernière décennie, l’étude publiée dans la revue Nature montre qu’en particulier la partie sud-est de l’Amazonie est passée d’un puits de carbone à une source de CO2, gaz responsable du réchauffement de la planète.

Lors des cinquante dernières années, les plantes et les sols ont absorbé plus d’un quart des émissions de CO2, même quand ces émissions ont augmenté de 50%.

Alors si l’Amazonie ― qui abrite la moitié des forêts tropicales particulièrement efficaces pour absorber ce carbone et qui stocke 450 milliards de tonnes de CO2 dans ses arbres et ses sols―, devenait une source constante de C02, s’attaquer à la crise climatique deviendrait encore plus difficile. Selon l’étude, plusieurs facteurs sont responsables de cette évolution.

“La déforestation et la dégradation de la forêt réduisent les capacités de l’Amazonie à agir comme puits de carbone”, écrivent les auteurs. Parmi les causes de cette dégradation, les forêts brûlées pour faire place à l’élevage et à l’agriculture.

Le changement climatique est également un facteur clé: les températures pendant la saison sèche ont gagné près de 3°C par rapport à l’ère pré-industrielle, soit près de trois fois plus que la moyenne mondiale.

La combinaison de tous ces facteurs “remet en cause la capacité des forêts tropicales à séquestrer à l’avenir de larges volumes de CO2 dérivé des énergies fossiles”, note Scott Denning, de l’université du Colorado, dans un commentaire publié également dans Nature.

L’est de l’Amazonie devient émetteur

Cette question inquiète les scientifiques depuis longtemps, mais les données satellites n’ont pas réussi à fournir jusqu’à présent une réponse complète, notamment en raison des nuages au-dessus de la région.

Pour contourner le problème, l’équipe de chercheurs brésiliens a collecté 600 échantillons de CO2 et de monoxyde de carbone entre 2010 et 2018 à des altitudes allant jusqu’à 4,5 km au-dessus du sol.

Selon leurs conclusions, la partie nord-ouest de l’Amazonie est à l’équilibre, absorbant autant de CO2 qu’elle en émet dans l’atmosphère. Mais l’est, surtout lors de la saison sèche, devient une source nette.

Une autre étude récente, utilisant une autre méthodologie, est parvenue à la conclusion que l’Amazonie brésilienne a rejeté entre 2010 et 2019 près de 20% de CO2 de plus qu’elle n’en a émis.

Avec la fonte des calottes glaciaires, le dégel du permafrost ou la disparition des récifs coralliens, le dépérissement de la forêt amazonienne fait partie des “points de bascule” identifiés par les scientifiques comme des éléments-clés dont la modification substantielle pourrait entraîner le système climatique vers un changement dramatique et irrémédiable.

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 09:25
Le bois mort libère 10,9 gigatonnes de carbone par an, ce qui ne devrait pas s’arranger avec le changement climatique

Lorsqu’un arbre pousse et se ramifie, nous savons qu’il consomme et stocke le carbone de l’atmosphère dans son bois. Mais que se passe-t-il lorsqu’un arbre meurt ?

Croyez-le ou non, nous ne connaissons toujours pas vraiment comment l’ensemble du processus se déroule.

On pense actuellement que le bois mort, qui comprend les arbres tombés, les arbres morts sur pied, les troncs et les branches tombées, contient environ 8 % de tout le carbone déjà présent dans l’atmosphère.

Cependant, il a été difficile d’évaluer le rôle que joue le bois en décomposition dans le cycle global du carbone. Une série de nouvelles expériences est la première à chiffrer cette partie importante du cycle du carbone de la Terre, et elle suggère que les insectes jouent un rôle invisible, mais majeur.

Chaque année, en moyenne, les chercheurs estiment qu’environ 10,9 gigatonnes de carbone sont libérées dans le monde par les matières ligneuses en décomposition. Cela équivaut à 115 % de nos émissions annuelles de combustibles fossiles et à un quart du carbone libéré par les sols chaque année. Cependant, il s’agit également d’un élément naturel du renouvellement des forêts, la décomposition constituant une partie cruciale du cycle de vie des forêts.

Plus de 90 % de ces émissions proviennent de la désintégration du bois dans les tropiques, et près de 30 % sont libérés par les actions des insectes décomposeurs.

Selon l’écologiste et biologiste de la conservation David Lindenmayer, de l’Université nationale australienne (ANU) :

Jusqu’à présent, on connaissait peu le rôle des arbres morts. Nous savons que les arbres vivants jouent un rôle essentiel dans le processus de conservation du dioxyde de carbone de l’atmosphère. Mais jusqu’à présent, nous ne savions pas ce qui se passe lorsque ces arbres se décomposent. Il s’avère que cela a un impact massif.

Bien sûr, tout le carbone libéré par le bois mort ne va pas directement dans l’atmosphère. Une partie est piégée dans le sol ou dans les créatures qui utilisent le bois comme nourriture ou comme abri.

Une étude réalisée en début d’année a révélé que les arbres morts sur pied n’émettaient peut-être pas autant de gaz à effet de serre que le sol, mais qu’ils pouvaient agir comme des cheminées, aspirant le carbone ou le méthane du sol et le rejetant dans l’atmosphère.

La vitesse à laquelle le bois mort lui-même se décompose dépend principalement des interactions entre le climat local et l’activité des décomposeurs, tels que les champignons, les micro-organismes et les insectes.

Les termites et les coléoptères xylophages, par exemple, sont connus pour absorber eux-mêmes une partie du carbone contenu dans le bois, le confinant ainsi dans la biosphère. Jusqu’à présent, cependant, nous ne savions pas vraiment dans quelle mesure ces insectes jouaient un rôle dans le processus de décomposition.

La rosalie des Alpes (Rosalia alpina) appartient à la famille des longicornes. Ses larves se nourrissent de bois mort. (Ralph Martin/ Université technique de Munich)

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En menant des expériences sur le terrain dans 55 sites forestiers répartis sur six continents, les chercheurs ont découvert que les insectes n’accélèrent pas toujours la décomposition du bois, comme on le suppose souvent. Au contraire, leur rôle dans le cycle global du carbone semblait dépendre fortement du climat local.

En s’appuyant sur plus de 140 espèces d’arbres, les auteurs ont comparé ce qui arrive à des milliers d’échantillons de bois mort sur une période de 3 ans lorsqu’ils sont placés dans des cages grillagées pour empêcher les insectes d’entrer, ou lorsqu’ils sont placés dans la forêt ouverte où les insectes peuvent facilement les atteindre.

Expérience avec du bois mort dans le parc national de la forêt bavaroise : une partie du bois est conservée dans des cages pour empêcher les insectes d’entrer. (Sebastian Seibold/ Université technique de Munich)

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Dans les régions où les températures locales étaient plus élevées et plus humides, les chercheurs ont remarqué que le bois mort se dégradait et se décomposait beaucoup plus rapidement à cause du climat et des insectes.

Cela suggère que le changement climatique pourrait accroître la décomposition du bois dans les zones tropicales ou subtropicales à mesure que les températures augmentent, tant que l’humidité existe encore. Dans les zones sèches, en revanche, la décomposition du bois sera probablement ralentie, même si les températures sont élevées.

Sans précipitations, les matières ligneuses ne se décomposent pas aussi facilement, et sans eau, il y a généralement moins d’insectes pour accélérer le processus.

Pourtant, même lorsque les précipitations sont abondantes, elles n’accélèrent pas toujours la décomposition. Dans les forêts tempérées et boréales situées plus au nord, par exemple, les précipitations semblent en fait ralentir la décomposition, peut-être parce qu’elles peuvent parfois geler le bois, mais aussi probablement parce que les insectes sont moins abondants plus au nord.

Au final, les chercheurs ont constaté que les forêts boréales et tempérées représentent moins de 7 % du carbone libéré par le bois mort chaque année.

Le reste provient des tropiques, où les chercheurs ont constaté que la température, les précipitations et les insectes xylophages jouent ensemble un rôle essentiel dans le recyclage des arbres morts.

Ces dernières années, les scientifiques ont commencé à remarquer une “apocalypse des insectes” qui se produit dans le monde entier, y compris dans les tropiques où réside la plus grande diversité d’insectes. Comme nous commençons à le comprendre, cette perte dramatique et soudaine de décomposeurs a un impact potentiellement massif sur le bois mort et ses émissions de carbone.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour étudier l’impact du changement climatique sur les insectes, en particulier dans les régions tropicales chaudes et humides, où le bois mort semble jouer un rôle très important dans le cycle mondial du carbone.

Selon le premier auteur de l’étude et biologiste de la conservation Sebastian Seibold de l’Université technique de Munich en Allemagne :

À l’heure du changement global, nous pouvons observer des déclins spectaculaires de la biodiversité et des changements climatiques. Cette étude a démontré que le changement climatique et la disparition des insectes ont le potentiel de modifier la décomposition du bois et, par conséquent, les cycles du carbone et des nutriments dans le monde entier.

L’étude publiée dans Nature : The contribution of insects to global forest deadwood decomposition et présentée sur le site de l’Université technique de Munich : Deadwood in the global carbon cycle.

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