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24 mai 2024 5 24 /05 /mai /2024 23:41
Bras de fer entre Elon Musk et les censeurs du net

Lazare : Commençons par le début.

Il fallait bien que cela arrivât ! Dans le politiquement correct et la médiocratie qui nous engloutit chaque jour, de temps en temps, un Résistant relève la tête et rive son clou aux chiens du système.

Nous avons déjà parlé des objectifs de l’UE par la voix de Thierry Breton : une censure absolue sur les réseaux sociaux sur tous les sujets qui fâchent, traduisez la dictature sanitaire, Big Pharma, l’Ukraine, l’immigration, l’UE, l’islam… Avec Elon Musk dans le collimateur, évidemment.

https://resistancerepublicaine.com/2023/10/19/le-bras-de-fer-entre-thierry-breton-et-elon-musk-se-poursuit/

Nous avons également déjà parlé de Newsguard, cette officine qui veille à ce que le net lave plus propre que Bonux en décernant des bons et des mauvais points, histoire d’imposer partout le politiquement correct. Un peu comme les décodeurs fous de Libé qui veulent imposer leur vision du monde, mais Newsguard a plus d’ambition, il ne se contente pas de la France.

Nous avons donc eu quelques mots (maux ?) avec Newsguard, jusqu’à ce que je décide d’ignorer délibérément leur prose putride. Poubelle ! C’est là leur place.

https://resistancerepublicaine.com/2020/11/13/newsguard-pas-content-parce-que-rr-ecrit-que-le-president-des-etats-unis-est-donald-trump/

Musk aussi a quelques mots (maux) avec Newsguard. Savoureux.

Musk a critiqué NewsGuard pour avoir censuré des contenus et a demandé à l’UE de clarifier ses liens avec l’organisation.

Elon Musk a qualifié le modérateur de contenu NewsGuard d’« escroquerie » et a demandé sa « dissolution immédiate », suite à des allégations affirmant que l’entreprise américaine supprime tous les propos qui ne s’alignent pas sur ses positions politiques. Elon Musk a également mis en cause l’Union européenne pour sa collaboration présumée avec NewsGuard.

[…]

Le « Code de bonnes pratiques 2022 sur la désinformation » de l’UE appelle les entreprises technologiques et les sociétés de publicité à étouffer financièrement les éditeurs identifiés comme diffusant des contenus considérés comme de la « désinformation ». En réponse au message de M. Benz, Elon Musk a déclaré : « Est-ce vrai @ThierryBreton ? Si c’est le cas, les citoyens européens méritent une explication. » Thierry Breton est le commissaire européen chargé du marché intérieur de l’Union européenne.

 

 

 

Dans un billet X du 19 octobre, Tim Pool, commentateur politique et animateur de podcast, a révélé que NewsGuard les avait mis sur la touche « parce que nous avions publié 5 articles sur près de 5000 qui citaient [l’ancien président Donald] Trump ».

« Ils ont prétendu que rapporter les propos de Donald Trump était irresponsable parce que nous devrions plutôt vérifier les faits, et que Donald Trump se trompait. Ils affirment à présent que nous ne corrigeons pas les erreurs puisque nous n’avons pas répondu à leurs fausses allégations le mois dernier », a-t-il ajouté.

Elon Musk a répondu au message : « Quelle arnaque ! Newsguard devrait être dissous immédiatement ».

Fondé en 2018, NewsGuard prétend évaluer les contenus en ligne selon leur fiabilité, insistant sur le fait que l’entreprise reste objective et non partisane.

Toutefois, une enquête menée par Epoch Times en août a montré que la mesure de la qualité des médias par NewsGuard dépendait de la conformité du contenu desdits médias avec les opinions propres à l’organisation.

Elon Musk est soumis à une pression croissante que lui impose l’Union européenne concernant la modération de X.

Musk contre l’UE

Le PDG de Tesla est depuis longtemps en désaccord avec l’Union européenne sur les politiques de modération des contenus de l’Union.

 

Depuis qu’Elon Musk a pris les rênes de Twitter – aujourd’hui baptisé X – en octobre de l’année dernière, M. Breton a fait savoir que si la plateforme voulait faire des affaires dans l’Union européenne, elle se devait de « respecter nos règles ». Il a également suggéré à Elon Musk d’« augmenter » le nombre de modérateurs de contenus sur la plateforme dans l’UE.

 

À la mi-décembre, de nouvelles tensions sont apparues entre X et l’UE lorsque la plateforme en ligne a suspendu plusieurs journalistes pour avoir prétendument violé sa nouvelle politique en matière de doxxing (révélation publique d’informations personnelles). Vera Jourova, vice-présidente de la Commission européenne, a qualifié de « préoccupante » la « suspension arbitraire » des journalistes.

En février dernier, l’UE s’est plainte que X ne prenne pas au sérieux la lutte de l’UE contre la « désinformation », la plateforme ayant produit un rapport incomplet sur sa conformité aux règles de l’UE relatives à la censure. Le 9 février, l’UE a souligné que X était en retard sur Google, Meta et TikTok pour ce qui est de la modération de la « désinformation » au cours des six derniers mois.

[…]

Contrairement à des entreprises technologiques comme Google et Facebook, X a refusé de participer à l’effort volontaire de lutte contre la désinformation de l’UE, le « Code de bonne pratique 2022 sur la désinformation ».

 

Lors d’une conférence de presse tenue en septembre, Mme Jourova a qualifié X de « plateforme présentant le plus grand nombre de messages de désinformation ». Elle a prévenu que « nous surveillerons ce que vous faites ».

Elon Musk a réagi à l’avertissement en publiant une série de mèmes sur X, dont un qui tourne en dérision l’empressement apparent des autres entreprises technologiques à se conformer aux lois de l’UE en matière de censure.

Ce mois-ci, M. Breton a accusé X de ne pas bloquer les messages relatifs au conflit entre Israël et le Hamas, affirmant que des groupes diffusaient des informations erronées et des contenus « violents et terroristes » sur la plateforme.

La PDG de X, Linda Yaccarino, s’est défendue en soutenant que la plateforme avait supprimé des centaines de comptes associés au Hamas et retiré des milliers de messages après l’attaque du groupe terroriste contre Israël.

Censure de NewsGuard

Une enquête menée par Epoch Times a révélé que NewsGuard avançait ses propres opinions biaisées lorsqu’il vérifiait les faits des éditeurs.

 

À plusieurs reprises, des éditeurs ont subi des pressions de NewsGuard pour avoir publié des articles sur des sujets tels que les vaccins Covid-19, les restrictions en cas de pandémie, le changement climatique et le Forum économique mondial, qui étaient contraires aux opinions de l’establishment de gauche, a révélé l’enquête.

[…]

NewsGuard a également reçu un financement de l’administration Biden. Selon les données de USASpending.gov, le ministère de la Défense a accordé à NewsGuard 749.387 dollars en 2021 pour le projet « empreintes digitales de la désinformation » de l’organisation.

 

[…]

Dans un rapport publié en mars 2022, le Media Research Center (MRC) a révélé que NewsGuard avait donné « des notes parfaites aux médias qui avaient tenté d’étouffer l’affaire relative à l’ordinateur portable d’Hunter Biden ».

[…]

En mai de l’année dernière, le représentant Jim Banks (Parti républicain – Indiana) a écrit une lettre au commandant du US Cyber Command à propos de la subvention de 749.387 dollars accordée à NewsGuard.

« Le programme Misinformation Fingerprints permet à l’intelligence artificielle et aux logiciels d’apprentissage automatique de surveiller et de supprimer les histoires et les articles des médias que NewsGuard juge faux et peu fiables », a-t-il écrit à propos du projet qui a reçu le financement.

« NewsGuard a un parti pris partisan extrême », indique la lettre. Selon le Washington Free Beacon, le personnel de NewsGuard soutient massivement le parti démocrate : « Vingt cadres et conseillers de NewsGuard ont apporté leur contribution à des candidats démocrates depuis 2015, et seulement six ont fait des dons à des républicains. »

Le soutien financier du ministère de la Défense à la « suppression partisane du discours politique est un abus inacceptable et anti-américain de l’argent des contribuables », a souligné M. Banks.

Malheureusement, comme Musk – heureusement – ne semble pas prêt à se coucher, il se pourrait que tout cela se termine par la disparition de twitter en Europe… il faudra utiliser un VPN pour contourner mais pour l’immense majorité des utilisateurs lambda ce sera encore un enfermement de plus et une opportunité de moins de savoir ce que trament les mondialistes.

Ciao, Twitter en Europe ? Elon Musk y songe sérieusement

Une punition qui sonnerait presque comme une délivrance pour les internautes européens.

Le ton monte entre le PDG de X/Twitter Elon Musk et Thierry Breton, commissaire européen notamment en charge du numérique au sein de l’Union européenne. Selon des informations obtenues par Business Insider, le patron du réseau social songerait à en retirer l’accès aux internautes européens qui représentent presque 9 % des 400 millions d’utilisateurs mensuels.

La raison ? Elon Musk ne semble guère apprécier la mise en application le 25 août du Digital Services Act (DSA), une réglementation européenne qui vise à encadrer les grosses plateformes en ligne en leur imposant transparence et obligation de modérations de leurs contenus. Alors que le conflit entre le Hamas et Israël fait rage, les réseaux sociaux et particulièrement X/Twitter sont accusés de faciliter la diffusion de fausses informations. La Commission européenne a par ailleurs ouvert une enquête visant X/Twitter après qu’une première lettre d’avertissement de Thierry Breton à Elon Musk est restée sans réponse.

À noter que les amendes pour non-respect du DSA peuvent atteindre jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires. Elon Musk pourrait ainsi songer à éviter l’amende en retirant tout simplement l’accès en Europe à ses plateformes. Par ailleurs, le PDG commence à tester l’idée de rendre payant X/Twitter pour tous les utilisateurs.

La menace de couper X/Twitter en l’Europe s’apparente à la décision de Meta de ne pas avoir rendu accessible son nouveau réseau social Threads (sous-réseau d’Instagram, inspiré de X/Twitter) aux internautes européens. De son côté, et comme le rappelle Business Insider, Elon Musk avait déjà évoqué l’idée d’abandonner le marché européen pour se concentrer sur le marché nord-américain. Pour rappel, au moment du rachat en 2022, le fraîchement arrivé PDG avait déjà licencié massivement, notamment dans les équipes européennes en charge de la modération.

https://www.konbini.com/internet/ciao-twitter-en-europe-elon-musk-y-songe-serieusement/?utm_source=pocket-newtab-fr-fr

Christine Tasin

https://resistancerepublicaine.com/2023/10/24/bras-de-fer-entre-elon-musk-et-les-censeurs-du-net-newsguard/

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 21:24
Classement RSF de la liberté de la presse : la France chute à la 45e place

Le classement 2016 de Reporters Sans Frontières (RSF) montre une note de la France qui continue d'être dégradée d'année en année, en matière de liberté de la presse. La France se retrouve désormais à la 45e place sur 180 pays.

L’association Reporters Sans Frontières (RSF) a publié mercredi son dernier classement mondial de la liberté de la presse, qui montre une dégringolade continue de la place de la France. L’hexagone, qui avait vu sa note dégradée l’an dernier et qui ne s’était maintenu à la 38e place qu’au bénéfice des « performances » pires encore d’autres états, dégringole cette année à la 45e place, sur 180 pays audités.

Dans un tableau où plus le score est élevé, pire c’est, la France affiche une note de 23,83. L’an dernier, le pays avait une note de 21,15 ; et l’année précédente, 20,41.

Le classement de RSF est établi « selon le critère du degré de liberté dont jouissent les journalistes », évalué d’après un questionnaire de 87 questions posées aux professionnels, juristes et sociologues, « sur une appréciation du pluralisme, de l’indépendance des médias, de la qualité du cadre légal et de la sécurité des journalistes dans ces pays ».

CONCENTRATION DES MÉDIAS, MANQUE D’INDÉPENDANCE, PROTECTION INSUFFISANTE…

La note de la France n’est pas expliquée en détails, mais elle s’explique par de multiples facteurs. D’abord, par les multiples lois présentées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, qui ont étendu les possibilités d’écoutes ou fragilisé la liberté d’expression, en particulier sur Internet. Ces lois avaient déjà pesé l’an dernier. Les experts s’inquiètent aussi du retard pris par la France pour adopter sa loi de protection des sources (hélas inutilement limitée au journalisme professionnel) etd’indépendance des médias. La France est dans une situation singulière au regard de nombreux pays équivalents, avec une très forte relation entre les puissances industrielles et les propriétaires des médias, qui sont souvent les mêmes.

Cette situation ne fait que s’aggraver avec la concentration des médias dans les mains de quelques personnalités, entre Patrick Drahi d’une part, et le trio Pigasse-Niel-Bergé de l’autre. Sans diversité des investisseurs, il ne peut pas y avoir diversité des libertés éditoriales, semble dire RSF.

Cette année, le rapport pointe du doigt « la paranoïa des dirigeants contre les journalistes ». Au niveau mondial, RSF constate « un climat de peur généralisée et de tensions qui s’ajoute à une emprise des Etats et des intérêts privés de plus en plus grande sur les rédactions ».

Comme toujours, les pays nordiques sont ceux qui affichent le meilleur respect de la liberté journalistique, avec la Finlande (1er avec une note de 8,59), les Pays-Bas, la Norvège et le Danemark en tête du classement. L’Erythrée ferme la marche à la 180e place, avec une note de 83,92.

 

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 11:40
Top 10 des pays les plus sûrs, les moins dangereux du monde et les plus pacifiques en 2013

L'IEP (Institute for Economics and Peace, organisation à but non lucratif) publie chaque année son rapport "Global Peace Index", seule étude à quantifier la paix dans le monde. L'étude se porte sur 149 états indépendants, et analyse 23 indicateurs qualitatifs et quantitatifs : facteurs internes et externes, couvrant les dépenses militaires aux relations avec les pays voisins, en passant par les niveaux de violence criminelle. Les 10 pays dans lesquels il fait bon vivre en 2013 sont :

  1. Islande : indice à 1,162 points
  2. Danemark : 1,207
  3. Nouvelle-Zélande : 1,237
  4. Autriche : 1,250
  5. Suisse : 1,272
  6. Japon : 1,293
  7. Finlande : 1,297
  8. Canada : 1,306
  9. Suède : 1,319
  10. Belgique : 1,339

...53. France : 1.863

...

...99. Etats-Unis : 2.126

Source et suite de classement : Global Peace Index report

 

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 22:12
En France, 7 milliardaires contrôlent 95% de la production journalistique

Chaque vendredi, retrouvez "Médias le mag, l'interview", en partenariat avec France 5. Julien Bellver, co-rédacteur en chef de puremedias.com et chroniqueur dans "Médias le mag" le dimanche à 12h35 interrogera une personnalité des médias toutes les semaines. Pour ce cinquième numéro, Julien Bellver reçoit Fabrice Arfi, journaliste à "Mediapart" et co-auteur du livre sur les nouvelles censures, "Informer n'est pas un délit" (Ed. Calmann-Lévy).

"Maïtena Biraben ne dit pas la vérité"

Dans "Informer n'est pas un délit", vous révélez les manipulations, les menaces, les pressions économiques derrière chaque grande enquête d'investigation. Il y a un chapitre sur Vincent Bolloré, patron de Canal+. C'est à cause de lui que vous avez étédécommandé du "Grand Journal" ?
Oui, contrairement à ce qu'ont voulu faire croire, dans une énième communication de crise, les équipes du "Grand Journal" et surtout son animatrice Maïtena Biraben, sur France Inter. Cette déprogrammation est à la fois une anedcote insignifiante, mais aussi très révélatrice dans le même temps de ce qu'on raconte, entre autres, dans ce livre. Oui, "Le Grand Journal" nous avait demandé de lui réserver l'exclusivité du lancement du livre, à lui et pas à "C à vous". Quand ils ont reçu les épreuves, ils sont revenus vers la maison d'édition un peu penauds, sur le mode "En fait, on va plutôt ne rien faire du tout sur le livre". Et c'est vrai qu'il y avait un chapitre sur Vincent Bolloré.

 

Maïtena Biraben vous a répondu hier sur France Inter. Elle assure que vous serez invité "un jour" dans l'émission et qu'il est "simplement faux" de dire que vous avez été déprogrammé... Qui ment ?
En tous cas, ce qu'elle dit n'est pas la vérité... J'ai été dans l'obligation de tenir un discours de vérité - je crois qu'on aime bien ça, au "Grand Journal" - sur Médiapart, sur mon blog... J'ai raconté toute l'histoire et j'ai rendu publics des textos de la production qui nous disent que c'est bien à cause de Vincent Bolloré qu'on ne sera pas invité. Je ne vais pas me rouler par terre pour aller au "Grand Journal", ce n'est pas ma vie !

Plus question d'y retourner ?
Avec ce qui s'est passé, je n'y retourne pas, c'est absolument hors de question ! Je ne vais pas cautionner ce type de pratiques quand on fait un bouquin dont l'objectif est précisément de faire comprendre que la liberté d'informer, le droit de savoir des citoyens, est en danger en France.

"Vincent Bolloré a censuré personnellement le documentaire"

Sur France Inter, Maïtena Biraben a aussi assuré que Vincent Bolloré n'intervenait pas dans la ligne éditoriale du "Grand Journal"... Vous la croyez ?
On peut dire que le ciel n'est pas bleu. On peut tout dire. Ce n'est pas que je ne la crois pas, c'est que c'est faux ! Et c'est documenté ! Il se trouve que Mediapart était partenaire d'un documentaire d'investigation pour l'émission "Spécial Investigation" qui devait être diffusé sur Canal+ au printemps dernier, qui allait révéler des informations très embarrassantes sur le Crédit Mutuel. Le Crédit Mutuel est un partenaire financier historique du groupe Vivendi. Monsieur Bolloré, je l'ai raconté dans le journal sans que ça soit démenti d'ailleurs - il l'a même assumé devant des représentants du personnel - a censuré personnellement le documentaire. Heureusement que le service public est là ! France 3 le diffusera le 7 octobre prochain. Donc bien sûr que Vincent Bolloré s'occupe, à titre personnel et de manière un peu brutale et verticale, de la ligne éditoriale de Canal+

Le sous-titre de ce livre, c'est "Les Nouvelles censures". Qu'est-ce qui a changé, qu'est-ce qui est vraiment nouveau ?
En fait, si on a réussi à mettre autour de la table une quinzaine de journalistes - c'est une première en France ! - et que nous avons appelé ça les nouvelles censures, c'était pour trancher un peu avec l'idée que l'on peut avoir de la vieille censure ORTF, verticale. Elles sont nouvelles parce qu'elles sont parfois insidieuses, comme l'époque. Et donc elles sont pires ! Ce que nous essayons de décrypter, en révélant les coulisses d'enquêtes célèbres, de manière très factuelle et sobre, c'est un écosystème pourri en France sur la liberté d'informer. Ce n'est pas un geste corporatiste de journalistes qui disent "Laissez-nous faire ce qu'on veut, et si possible n'importe quoi". Ce qu'on essaye d'expliquer, c'est qu'on vole quelque chose au citoyen, quelque chose de culturel et démocratique qui est consacré par les Nations unies, la Déclaration des droits de l'Homme, notre constitution...

"Sept milliardaires contrôlent 95% de la production journalistique"

Vous dîtes qu'il faut changer la loi sur la presse...
Il faut tout changer ! On est dans une concentration historique des médias en France. Sept milliardaires dont le coeur d'activité n'est pas l'information - c'est de vendre des armes, de faire du BTP, de la téléphonie mobile, de la banque, Bolloré c'est un peu tout - ont entre leurs mains 95% de la production journalistique. Et leur chiffre d'affaires dépend pour partie de leurs rapports avec le gouvernement français ou les Etats étrangers. On a une loi de la presse qui ne défend pas suffisamment la liberté d'informer. Et on a un accès aux documents administratifs qui est pitoyable en France. Tout cet écosystème-là est à repenser de fond en comble, parce qu'on est dans un moment extrêmement inquiétant où, derrière les discours, s'érige un mur institutionnel, légal, judiciaire, politique de l'opacité.

C'est plus dur de résister aujourd'hui malgré la démultiplication des canaux d'information ?
On ne peut pas se satisfaire de ce qui se passe en France. Bien sûr, on ne meurt pas d'être journaliste en France. On n'est pas en Russie ou au Congo. Pour autant, nous ne sommes pas une démocratie qui répond aux canons en la matière. Et c'est notre devoir d'interroger ce monde bizarre qui nous entoure et d'essayer de comprendre pourquoi nous volons au citoyen son droit de savoir. C'est un bien fondamental !

"Le silence des politiques est désespérant"

Invité du "Supplément" il y a quelques semaines, Nicolas De Tavernost affirmait ne pas pouvoir "supporter qu'on dise du mal" des clients de M6. L'argent de la pub sur les grands médias, c'est un levier efficace pour faire taire les journalistes ?
Vous vous rendez compte dans quel pays on est ? Le patron d'une grande chaîne peut aller dans une émission de télé et dire "Oui, je censure". Si ses clients sont des gens qui truquent des marchés publics ? Si ses clients, c'est Volkswagen ? Si l'émission "Capital" avait eu le scoop sur le scandale mondial, ça ne sortirait pas ? On volerait ça au citoyen ! Je trouve ahurissant qu'un patron de chaîne puisse venir dire ça sans qu'il y ait de réaction.

Comment expliquez-vous le silence du gouvernement ? On dit Vincent Bolloré proche de Nicolas Sarkozy mais récemment, Fleur Pellerin l'a défendu sur France Inter et François Hollande dit de lui selon L'Express qu'il a "l'énergie des grands capitaines d'industrie"...
C'est désespérant. Il y a une autorité de régulation qui s'appelle le CSA, et de voir un monde politique qui ne considère pas ce que nous disons sur la liberté d'informer comme un droit fondamental qu'il faut à tout prix défendre... On ne peut pas s'habituer. Je crois vraiment que les citoyens ont faim de savoir, mais du côté de la classe politique, on n'a pas vu un tweet ou un une déclaration d'un homme politique qui s'alarme de tout ça. Ca nous tend un miroir qui est désespérant.

 

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 13:55
Médias : pourquoi 10 milliardaires contrôlent-ils notre information ?

Une analyse intéressante. Dommage cependant que les seuls médias de réinformation cités à la fin soient Mediapart, Fakir et Bastamag. Il y en a tant d’autres… OD

« Bouygues, Xavier Niel, Dassault, Bernard Arnault, Bolloré, Pierre Bergé, Patrick Drahi, François Pinault, Matthieu Pigasse et Lagardère, voilà les dix milliardaires qui possèdent nos médias. Pourquoi se masser dans un secteur souvent déficitaire ? C’est un jeu d’influence qui se joue ici à coup de gros sous. Beaucoup de sondages, un zeste de censure, saupoudrez tout ça de quelques grains de corruption et d’une propagande structurelle et diffuse et vous avez la recette d’une influence réussie. Tant pis pour notre démocratie, notre droit à l’indépendance de la presse et à une information libre ! Que pèse l’intérêt général quand des milliards sont en jeu ?

 

Résumé

Lagardère vend Libération à Patrick Drahi. Bolloré reprend en main Canal. Le même Drahi rachète BFM-TV et RMC alors que Bouygues croque Eurosport. Les milliardaires s’animent sur le marché des transferts de médias. Et ce n’est que le mercato. Jetons un coup d’œil aux effectifs.

Tous nos quotidiens nationaux (Le Monde, Libération et Le Figaro), toutes nos chaînes d’info (LCI, I-Télé, BFM-TV), l’essentiel des hebdomadaires de référence (Le NouvelObs, L’Express, Le Point) et des chaînes de TV privées (Canal+, TF1) appartiennent à de grands milliardaires. En vérité, ils sont dix à se partager l’accès à nos consciences, dix à contrôler toutes les fréquences, dix milliardaires à exploiter pour leurs intérêts personnels les heures de « temps de cerveau disponibles » que nous leur laissons chaque jour. Comment expliquer que des requins de la fusion-acquisition, que des capitaines d’industrie jamais avares de reventes juteuses investissent temps et argent dans un secteur économique – les médias – en perte de vitesse et souvent déficitaire ?

Cette vidéo se propose de détailler les raisons industrielles de cette concentration de notre droit citoyen à l’information entre les mains d’une poignée de richissimes Français.

Posséder des médias est un enjeu d’influence, tant sur des clients ou partenaires privés que sur les décisions étatiques. Seulement, là où la plupart se contentent de corrompre ou d’exercer toujours davantage de lobbying, nos milliardaires demandent le meilleur. Ils exigent d’avoir une influence bien supérieure en quantité et en qualité que ce qu’autorisent un dessous de table ou une brochure de papier glacé. Les barrières des pelouses municpales lors des dimanches pluvieux, trop peu pour eux. Ils veulent jouer la Champion’s League et ont les moyens de leurs ambitions.

La Champion’s League, lorsqu’on parle d’influence industrielle, c’est de pouvoir avoir prise sur les décideurs politiques, c’est même d’en faire des partenaires, d’établir une relation de confiance réciproque avec eux. D’où l’intérêt de mettre un pied dans l’opinion, de garder en main la commande de sondages, véritables faiseurs de rois dans notre politique de l’apparence.

Enfin, lorsqu’on joue la Champion’s League de l’influence, on peut se permettre des petits cadeaux pour nouer et consolider des alliances industrielles. M6 refuse d’enquêter sur ces clients ou de publier des reportages à charge sur ses partenaires de la téléphonie. Bolloré censure coup sur coup deux documentaires sur le Crédit Mutuel (un partenaire historique du groupe familial) et sur la guéguerre médiatique Sarkozy-Hollande.

Tenir l’opinion, être à la source de la petite musique qui fait « l’actualité », qui construit le monde, les enjeux, les questions et les réponses de tous nos citoyens, euh pardon, de tous les consommateurs est un enjeu industriel à la hauteur des ambitions démesurées de nos milliardaires. Tant pis pour la démocratie, le droit à une presse libre et indépendante, le droit à l’information, tous ces grands principes ne comptent plus. C’est la Champions League qui se joue, le théâtre des rêves. Que pèse l’intérêt général face à ces milliards ?

« Rêvons plus grand » disait le PSG sauce milliards. Il se pourrait bien que, comme pour les ptits gens virés du Parc, ce soit un cauchemar qu’on nous propose ! »

Osons Causer, le 17 septembre 2015

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 13:54
La France est le pays le plus dangereux au monde pour les journalistes

Selon la Fédération internationale des journalistes, la France est le pays le plus dangereux pour les journalistes. Le nombre de journalistes le plus important ayant laissé leur vie pour l’année 2015 n’est pas en Ukraine, ni en Russie, ni en Syrie, ni en Irak ou en Afghanistan mais en France.

Journalistes tués en 2015 : La France détient le record triste du nombre de journalistes tués en 2015. La Fédération internationale des journalistes indique que 10 journalistes ont été tués en France en 2015 contre 2 en Ukraine pour la même période. La Libye compte 6 journalistes tués, le Yemen 8, l’Inde 3, le Pakistan 1, la Syrie 3. Pour les journalistes il est plus dangereux de travailler en France que de travailler en Russie et en Ukraine. (Source)

Liberté de la presse menacée. La liberté de la presse est plus que jamais menacée en France, même en Allemagne, des pays se disant défenseur des droits fondamentaux et tirant à bras tendus le slogan « Je suis Charlie ». Fin juillet le blog allemand, netzpolitik.org , en publiant des documents des services secrets, a montré la limite de la liberté de la presse. En France des sites comme Riposte Laïque, sont aussi menacés par les instances de l’Etat. Des menaces par voie de justice avec de fortes amendes sont lancées contre les journalistes.

Olivier Renault

http://novorossia.today/france-pays-plus-dangereux-au-monde-pour-les-journalistes/

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