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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 20:14
Du psychologique à l’énergétique… soigner ses blessures pour se protéger.

Beaucoup d’entre vous avez lus Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, de Lise Bourbeau.

CVT_Les-cinq-blessures-qui-empechent-detre-soi-meme_6320Cette auteure a permis de mieux faire connaitre ces blessures inconscientes que nous captons à notre arrivée sur Terre et que nous cultivons ensuite, inconsciemment, en grandissant.

Mais y en a-t-il vraiment 5 ? Et comment se manifestent-elles dans nos vies, concrètement ? A quoi cela sert-il de soigner ses blessures ? Et comment cela se répercute-t-il au niveau énergétique ?

Dans la pratique de l’Hypnose Humaniste qui est une forme de psychothérapie, on considère qu’il n’y pas 5 blessures inconscientes mais 7.

Dans ma pratique ainsi que dans mon expérience personnelle j’ai pu constater que c’était bien le cas.

Les 5 premières blessures les plus connues sont:

  • l’abandon
  • le rejet
  • la trahison
  • l’humiliation
  • l’injustice

Puis viennent les deux autres:

  • la blessure de non-reconnaissance
  • la blessure de maltraitance
NOUS AVONS TOUS UNE BLESSURE « PRINCIPALE » PUIS UNE VOIR DEUX AUTRES MINEURES.

Cette blessure c’est celle qui vous torture quand vous vivez une situation qui la ravive. C’est celle qui vous prend aux tripes et est « plus forte que vous ». Elle vous met dans tous vos états et il devient très difficile de faire la différence entre une émotion « légitime » et une émotion qui, tellement puissante, est juste là pour vous tourmenter. Dans ces cas là votre blessure principale est un vrai fardeau et vous « pourrie » la vie.

La blessure principale est celle qui vous remet toujours dans cette situation désagréable dont vous n’arrivez pas à sortir. « Je ne comprends pas pourquoi je tombe toujours sur le même genre de partenaire qui me fait souffrir« , « Je ne comprends pas pourquoi lorsqu’on me dit telle chose je me met dans une colère noire« , « Je me sens toujours rejetée…« …

Pour d’autres personnes la blessure principale est moins présente. Ce sont ces personnes dont on a l’impression qu’elles ont tous réglé dans leur vie et qui sont apaisées. ?

Néanmoins, il y a toujours une blessure. Pour ces personnes-là, la blessure a été conscientisé et par le fait-même de l’avoir reconnue, elle peut être apaisée et maitrisée.

Nous souffrons tous d’abandon de manière inconsciente, car nous avons tous vécus le détachement d’avec notre mère lors de notre naissance. Rien que ça laisse une trace inconsciente.

Cela est plus ou moins fort selon les personnes mais cette blessure est « universelle ». Toutefois, ce n’est peut-être pas votre blessure principale.

Pour tenter de reconnaitre votre blessure principale il faut savoir qu’il y a 3 manières de la vivre:

1- la rejouer: vous vous retrouvez toujours dans cette situation où vous vous sentez abandonné. Inconsciemment, votre comportement incitera les gens autour de vous à partir. Et cela vous détruira en vous laissant un sentiment d’abandon, une blessure à vif.

2- la refouler: refouler sa blessure revient ici à vouloir l’éviter, la fuir. Refouler sa blessure d’abandon peut revenir à être une personne qui ne tisse aucun lien avec les autres, ne veut pas s’engager, et fuit très facilement. Cette personne ne veut pas revivre cette sensation d’abandon que l’autre pourrait lui faire revivre, et préfère donc s’infliger directement, à elle-même, la séparation d’avec l’autre.

3- la sublimer: Sublimer sa blessure revient à se servir de son point faible pour en faire une force. Les personnes qui subliment leur blessure d’abandon seront de très bonnes médiatrices, réconciliatrices…Elles auront à cœur de relier les gens qui s’aiment.

La blessure principale peut être une plaie à vif lorsqu’on ne s’en occupe pas, qu’on ne la reconnait pas.

ELLE PEUT AUSSI ÊTRE UN MAGNIFIQUE MOTEUR DE VOTRE VIE. CAR TOUTE CHOSE A SON CONTRAIRE. UNE PLAIE À VIF PEUT ALORS SE TRANSFORMER EN MOTIF DE PASSION, ET MENER À DES VOCATIONS.

Lise Bourbeau parle très bien des 5 blessures alors je n’y reviendrai pas.

La blessure de non-reconnaissance s’apparente souvent à la blessure de rejet. On ne se sent pas reconnue donc bien sur on se sent incompris, et donc mal-aimé, et donc rejeté. Mais cette blessure n’est pas que ça.

La non-reconnaissance implique que nous ne nous sentons pas (inconsciemment) reconnue pour ce que nous sommes, ce que nous faisons. Nous ne nous sentons pas aimé pour ce que nous sommes et incompris car ce que nous faisons pour montrer notre amour n’est pas reconnu. Nous ne nous sentons pas acceptés. Ainsi, l’échange et le partage n’a pas lieu.

Les personnes portant cette blessure cherchent les compliments, les encouragements et font ce qu’elles peuvent pour faire plaisir aux autres avant tout, certaines peuvent aussi avoir un égo important qui cherche la célébrité ou l’amour des autres (ces personnes qui font de la télé-réalité et qui tombent dans la dépression lorsqu’ils retrouvent l’anonymat).

Cette blessure se construit à l’enfance, lorsque l’enfant est brimé ou contraint dans ce qu’il veut faire. Il veut faire du dessin, mais son papa lui dit que le foot c’est mieux et qu’en plus, lui-même, il aurait tellement aimé faire du foot quand il était petit ! Ainsi l’enfant veut faire plaisir à son papa car il sait que son papa sera tellement content qu’il fasse du foot. Son gout pour le dessin est nié. Ainsi il se fabrique alors une identité qui correspond à la demande de son entourage, mais qui n’est pas la sienne.

Les adultes portant cette blessure peuvent se sentir perdus et se demander ce qu’ils veulent vraiment faire de leur vie car il ne savent pas ce qu’ils aiment vraiment ni qui ils sont vraiment à force de se fondre dans ce que les autres attendent d’eux.

  • Un adulte qui rejoue la blessure de non-reconnaissance fera tout ce qu’il peut pour s’adapter à son environnement et répondre à la demande extérieure. Comme ce ne sera pas vraiment ce que cet adulte souhaite au fond de son cœur, il se fatiguera, s’épuisera et pourra vivre une dépression, un burn-out autre « craquage » du genre.L’adulte peut avoir malheureusement recours à des drogues pour s’aider à supporter cette vie qui n’est pas vraiment la sienne. Il sera frustré de ne pas vivre ses rêves et empêchera ses enfants de vivre leurs rêves à eux en leur imposant les siens…
  • La blessure de non-reconnaissance refoulée permettra à la personne de suivre ses rêves et ses choix mais avec beaucoup de culpabilité, de doutes et un grand besoin d’encouragements qui feront souvent défaut. Lorsque les encouragements seront là, la personne portant cette blessure ne les reconnaitra pas et en demandera sans cesse tellement la peur de désobéir et de décevoir est forte. Il peut aussi se créer inconsciemment des situations d’échec qui confirmeront les prédictions, la non reconnaissance de l’entourage. Ainsi il pourra se mettre lui-même de côté, se rejeter lui-même en trainant sa douleur.
  • L’adulte qui sublime sa blessure s’épanouira dans une fonction qui aide les autres à trouver leur voie et vivre leurs rêves. Il sera un très bon coach, thérapeute, enseignant…et les retours positifs des gens, la reconnaissance, de ceux qu’il a aidé seront des trésors émouvants pour lui.

Night by GaudiBuendia

« La blessure de maltraitance est la pire de toutes.

Frédéric porte en lui la blessure de maltraitance. Elle lui a été transmise par son père qui lui aussi, avait été maltraité lorsqu’il était enfant.

Frédéric vient me voir car il se rend compte que sa famille souffre à cause de lui. Il me dit qu’il ne peut pas s’empêcher de rentrer dans une colère noire quand il sent les personnes qu’il aime exprimer ce qu’il juge comme étant « de la faiblesse ».

Il me dit se sentir possédé par une sorte de démon furieux qui hurle, frappe…sans réfléchir.Sans pouvoir s’arrêter. Ce démon intérieur, c’est sa blessure.

Quand il était enfant, lui aussi a subit le démon intérieur de son père.

Petit garçon il était faible par rapport à son père.

Ce père qui, lui non plus, ne supportait pas la faiblesse, l’a battu « pour qu’il apprenne à devenir fort ».

Frédéric a fini par devenir fort et, pour ressentir cette force au quotidien, a été plus tard attiré par une femme qu’il pouvait dominer. Il est donc devenu « le plus fort et le plus puissant » dans l’espace de sa famille. Ce faisant, quand ses enfants sont nés et qu’il a vu en eux le miroir de ce que lui-même était enfant: leur « faiblesse », sa blessure a été ranimée. Elle a alors pris le contrôle de son identité véritable.

Comme son père, il est devenu violent, afin que ces enfants et sa femme deviennent forts…Tout cela, bien sur, de manière inconsciente. »1

Cet extrait montre bien le fonctionnement d’une blessure, la violence et la puissance qu’elle peut exercer sur nous.

Dans l’exemple ci-dessus, Frédéric refoule sa blessure de maltraitance. S’il la rejouait, il se serait mis dans une situation où il se ferait battre à nouveau, ou persécuter d’une autre manière.

Sublimer une blessure de maltraitance peut se traduire par œuvrer dans la protection des enfants battus, être avocat pour les familles, travailleur social, médiateur… Toutes fonctions qui aident à « sauver » les personnes vivant la maltraitance.

MAIS POUR SUBLIMER SA BLESSURE, LE MIEUX EST DE LA RECONNAITRE, D’EN PRENDRE CONSCIENCE.

Nous arrivons sur Terre avec un programme. Nous avons choisi notre famille pour plusieurs raisons mais surtout pour ce que nous avons choisi de vivre et travailler sur Terre.

La blessure principale est une plaie à vif saignante et pleurante. Elle n’est pas une simple émotion difficile, liée à un évènement particulier de votre vie, elle est bien plus profonde. Elle vient de vos parents, qui eux même la tiennent de leurs parents.

En fait, la blessure principale se « transmet » de manière tout à fait inconsciente, par le parent du même sexe, qui lui même l’a reçu de son parent du même sexe.

Tant que cette blessure principale n’est pas reconnue et apaisée, elle sera transmise inconsciemment.

Il est alors vraiment important de travailler sur soi, de chercher à reconnaitre cette blessure pour ne pas reproduire les schémas et couper ces liens de souffrances psychiques inconscientes.

En quoi est-ce lié à l’énergétique ?

Cette blessure, c’est comme une faille en vous. Psychologiquement, physiquement, émotionnellement et du coup énergétiquement aussi puisque nous sommes énergies avant tout. Et dans une faille, peut s’engouffrer tout et n’importe quoi.

La blessure principale est un trou béant qui n’est qu’un manque d’amour. Cette blessure colore notre vie et plus elle est vive, plus elle dénote un manque d’amour profond.

Le manque d’amour est synonyme de peur, et plus le manque d’amour et grand, plus les peurs sont fortes et présentes. Et donc vous comprenez que plus les peurs sont fortes, plus nous attirons ce qui entre en résonance avec ces peurs.

corpsenergetiques

Nous avons plusieurs corps. Et lorsqu’il se passe quelque chose sur l’un de nos corps, tous sont impactés petit à petit. Alors imaginez ce que cela fait, cette blessure saignante, sur vos autres corps. Une faille qui atteint tous les autres corps. Et c’est une faille de taille !

Ce qui nous blesse inconsciemment se répercute sur notre conscient et ensuite sur tous nos autres corps.

En séance d’Hypnose Régressive Quantique, il m’est arrivé de recevoir des personnes qui sont criblées de peurs. Les peurs ne font qu’attirer d’autres peurs, créent des blocages et attirent parfois même d’autres énergies parasites.

Cela peut se traduire par une personne qui sera encombrées d’entités attachées à elle. Car la peur que lui provoquent ces présences renforce leur présence ! C’est un cercle vicieux.

CELA SE TRADUIT AUSSI SOUVENT PAR UN MANQUE DE CONFIANCE EN SOI.

En séance d’Hypnose Régressive Quantique cela peut-être quelqu’un qui sous-estime les informations reçues car de toute façon, tout ce qui le concerne est moins intéressant que les autres… Ou bien, cela peut-être quelqu’un qui n’arrive pas accepter sa part d’imagination que l’on sollicite en séance, qui ne s’autorise pas à réussir.

La peur c’est tout l’inverse de la confiance, et la confiance c’est l’Amour.
Ce fameux Amour dont on entend tant parler dans les milieux spirituels.
C’est la Confiance en la vie et en soi-même.

Alors d’où vient ce manque de confiance ? d’un manque d’amour. Et le manque d’amour vient très souvent de la blessure principale.

Lorsqu’on prend conscience de sa blessure principale, on sent que ça résonne en nous. « C’est celle-là et pas une autre ». L’information monte au cerveau qui comprend et met des explications sur certaines de vos réactions, sur des évènements de votre vie.

Maintenant vous comprenez ces évènements, vous comprenez votre réaction…il ne vous reste plus qu’à accepter, à vous pardonner, et pardonner à votre entourage car il ne savait pas que c’était votre blessure principale et ne cherchaient certainement pas à vous blesser de cette manière.

D’ailleurs la plupart des gens n’ont pas conscience de leur blessure, alors comment pourraient-ils reconnaitre la votre ?

Cette ignorance cause des réactions du genre « je n’aime pas les gens« , « Tout le monde est c**« , « Je suis incompris« , « Je suis trop nulle pour ça, tout le monde me l’a dit alors je n’essaye même pas« … et autre phrase générique emplie de colère, de remords, de regrets et surtout de peurs !

Il y a plusieurs moyens de reconnaitre et de soigner sa blessure intérieure.

Même si vous pouvez le faire seul, il n’est pas toujours aisé de reconnaitre sa blessure car elle est tellement présente et profonde depuis vos toutes premières années et dans votre famille (car votre parent du même sexe ou peut-être même vos deux parents la portent), qu’elle fait partie du décor.

Aussi, votre inconscient étant là pour vous protéger, il n’a pas forcément envie de vous montrer votre blessure la plus douloureuse. Ainsi il est toujours mieux de solliciter l’aide d’un professionnel tel qu’un psychothérapeute ou un hypnothérapeute ou quelqu’un d’autre qui connait ce fonctionnement de la psyché.

Une fois conscientisée, cette blessure vous permet de vous reconnaitre, de vous connaitre et de vous comprendre, de vous accepter tel que vous êtes. Cela vous permet de reprendre le pouvoir sur vous-même et de vous accorder cet amour dont vous vous sentiez privé de manière inconsciente.

Cette blessure soignée, plus rien ne peut s’engouffrer, vous êtes en contrôle. Bien sur elle est toujours là, car la plaie était si béante qu’une cicatrice sera visible. Et comme je le disais plus haut, votre blessure colore toute votre vie, de vos réactions à votre humour jusqu’à à votre emploi.

Mais apaisée, elle n’a plus le même poids, elle ne fait plus autant mal et vous savez vous préserver de ce qui vous faisait souffrir. La faille est comblée.

Une fois la blessure soignée, les personnes qui répétaient un schéma sans en comprendre le sens, ne retombent plus jamais dans ce genre de situation. Les personnes qui tombaient toujours amoureuses de la mauvaise personne rencontrent enfin quelqu’un qui les respecte et qui les aiment pour qui elles sont.

Au niveau spirituel, l’équilibre est retrouvé, la confiance est là, vous reprenez votre pouvoir, votre lumière.

Car apaiser ses blessures, c’est retrouver l’amour pour soi et pour les autres, c’est donc reconnaitre votre propre pouvoir, vos propres capacités. Vous autoriser à recevoir  le meilleur pour vous. Cela permet donc de vous protéger. Vos failles ne sont plus des appels d’airs pour les énergies lourdes dont vous n’avez pas besoin et qui vous empêchaient d’avancer sereinement.

De la blessure psychologique au rééquilibrage énergétique…

Avec toute mon affection,

Virginie.

1. Psychothérapie, Patricia d’Angeli, p. 85.

Références:

  • Lise Bourbeau, Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, éd. Pocket, 2000.
  • Patricia d’Angeli, Psychothérapie, Guérir vos blessures avec la thérapie symbolique avancée, éd. IFHE Editions, 2013.

[Source] https://virginiehypnose.blog/

https://arcturius.org/du-psychologique-a-lenergetique-soigner-ses-blessures-pour-se-proteger/

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 10:12
 Apprenez à connaître votre vrai partenaire

Les Créateurs

“Et quand vous êtes dans ce que vous appelez les premières étapes d’une relation avec une autre, il y a cette période où vous apprenez à vous connaître quand vous êtes en découverte l’un de l’autre et ce que chacun d’entre vous apporte à la fête. Une fois que vous vous êtes installé, vous avez tendance à penser que vous connaissez l’autre personne, à l’envers et à l’avant. Vous savez ce qui les fait marcher. Vous savez comment appuyer sur leurs boutons.

Et ainsi vous entrez dans la période d’attente, où maintenant vous pensez que l’autre fonctionne simplement sur pilote automatique et sera toujours comme ils étaient quand vous avez découvert tout ce que vous pensez savoir sur eux. Et cela vous donne à tous un sentiment de stabilité. Vous aimez savoir à quoi vous attendre. Vous aimez planifier autour de certaines choses parce que beaucoup d’entre vous aiment éviter les situations collantes, les émotions inconfortables, etc.

Mais lorsque vous donnez à votre partenaire la liberté de vous surprendre, d’être qui il est, ils sont complètement à chaque instant et de vous démontrer leur capacité d’expansion et de désactiver leur pilote automatique, c’est à ce moment-là que vous avez vraiment quelque chose. C’est alors que vous êtes en mesure de découvrir encore plus.

Et quand vous êtes prêt et capable de lâcher les idées préconçues sur celui que vous pensez connaître si bien, c’est quand vous pouvez commencer à lâcher prise de vos propres limitations que vous vous imposez et même vous surprendre vous-même. Nous vous recommandons de vous laisser aller et de laisser votre partenaire et vous-même découvrir à quel point vous pouvez être imprévisible”.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator

Traduit par Marie-Louise pour https://www.messagescelestes-archives.ca

Source : http://danielscranton.com

https://arcturius.org/apprenez-a-connaitre-votre-vrai-partenaire/

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 00:04
Ce que vous niez vous soumet, ce que vous accueillez vous transforme

Beaucoup de personnes qui consultent un-e psychologue veulent changer leur situation de mal-être permanent sans se changer elles-mêmes. Une grande partie de la résistance initiale à la psychothérapie que présentent ces personnes a un lien avec la peur d’accepter ce qui leur arrive réellement. Il s’agit d’un fait curieux car la majorité des changements adéquats passe par une reconnaissance précise de la situation initiale.

Beaucoup trop de personnes surestiment ce qu’elles ne sont pas et sous-estiment ce qu’elles sont. Une partie de leur douleur provient de la manière dont elles s’auto-évaluent. Dites-vous que cette douleur peut nous transformer en des personnes susceptibles et agressives.

Nos interprétations liées à nos réactions émotionnelles sont celles qui nous poussent à souffrir et à entrer en conflit avec nous-mêmes. Finalement, nous sommes nous-mêmes responsables – ou du moins «complices» – de notre propre souffrance.

Choisir d’adopter une attitude de résistance nous empêchera très souvent de comprendre que la cause de la souffrance n’a rien à voir avec le stimulus en question mais plutôt avec la réaction que nous avons face à ce stimulus. Les personnes qui refusent tout changement attendent que les problèmes se résolvent d’eux-mêmes dans le futur, sans adopter une attitude proactive. Elles attendent d’être récompensées d’une certaine façon sans changer les comportements qui ont causé le problème.

Le bonheur n’existe que dans l’acceptation. Quand vous acceptez les choses, vous vous transformez.

La paix vient de l’intérieur, ne la cherchez pas à l’extérieur

De nombreux-ses patient-e-s qui consultent un-e spécialiste placent la source de leurs problèmes dans des facteurs externes qui ne peuvent pas être contrôlés. En outre, une grande partie de ce désespoir naît et se maintient à cause d’une fixation excessive sur des situations injustes sur lesquelles aucun contrôle ne peut être exercé.

Quand nous ne sommes pas capables de réguler nos propres états d’âme, nous avons tendance à rendre les autres coupables de notre mal-être émotionnel. En nous concentrant sur les autres, nous laissons nos émotions entre leurs mains.

Personne ne remettrait à une autre personne, de manière consciente, le contrôle de ses émotions. Cependant, nous nous écroulons chaque fois que quelqu’un ne répond pas à nos attentes. Apprendre à gérer les pressions et les frustrations est un aspect fondamental dans la dynamique mentale de la personne et ce travail commence par l’acceptation de sa situation ainsi que de sa capacité à intervenir dans celle-ci.

Les changements intérieurs précèdent les changements extérieurs

Quand nos croyances sont confrontées à celles d’autres personnes ou à des circonstances qui se trouvent à des kilomètres de notre façon de voir les choses, nous avons l’habitude d’entrer dans un mal-être psychologique récurrent. Entamer un processus de changement personnel nous aidera à nous centrer sur nous-mêmes et nous éloignera du victimisme, de l’indignation et de la résignation.

L’honnêteté avec nous-mêmes peut être très douloureuse au début mais elle est libératrice à long terme. Elle nous permet d’affronter la vérité sur notre identité et notre manière de nous lier à notre monde intérieur. En réalité, nous sommes les seul-e-s capables de nous perturber nous-mêmes.

Nous seul-e-s avons le pouvoir de nous faire du mal. Cette guerre personnelle illusoire fait apparaître une série de fardeaux émotionnels comme la culpabilité, la rancœur, le ressentiment, la haine, la sanction et le désir de vengeance. Toutes ces émotions sont celles qui nous mènent à une thérapie, en prenant parfois la forme de conflits avec les autres.

Ces émotions sont le résultat d’une interprétation excessive et externe des faits et émotions qui existaient dans le passé. Le problème apparaît quand ces faits passés conditionnent notre réseau de relations dans le présent, nous empêchant ainsi d’avancer. Dites-vous bien que ce n’est qu’en acceptant le passé que vous pourrez vivre avec le présent.

«Ne laissez pas les choses que vous ne pouvez pas faire interférer dans celles que vous pouvez faire»

-John Wooden-

Elodie Bonnet  nospensees.fr

https://arcturius.org/2018/04/page/19/

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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 10:54
La peur de briller

Un des grands paradoxes de l’être humain, c’est celui de vouloir être spécial, mais pour autant, d’avoir peur de briller. Qui donc n’a pas envie d’être reconnu et admiré ? Nous avons tous besoin que les autres voient nos qualités, ou mieux encore, qu’ils les remarquent.

Or, beaucoup se sentent intimidés au moment de sortir du lot. Presque tout le monde, en réalité. En effet, pour sortir du lot, il faut aussi s’écarter un peu du groupe, ne pas rester dans le troupeau. En d’autres termes, se situer dans le registre de ce qui est différent. C’est de là que vient parfois cette peur de briller.

“Votre lumière n’assombrit pas les autres ; elle les fait briller davantage.”

-Amparo Millán-

C’est la raison pour laquelle la première chose à faire consiste à marquer la différence entre deux choses : être approuvé, et sortir du lot. Lorsque vous êtes approuvé, vous recevez cette petite tape dans le dos, ou cette exaltation qui atteste que vous êtes accepté et valorisé par un groupe. Au contraire, en sortant du lot, en brillant de votre propre lumière, vous n’atteignez pas nécessairement l’acceptation. Il est même possible que vous génériez un certain rejet.

Parfois, l’affaire n’est pas si extrême. La peur de briller peut procéder d’une faible estime de soi. Dans ces circonstances, la reconnaissance des autres fait peur. On veut rester dans l’anonymat, même si secrètement, on désire et on a besoin d’être reconnu et admiré.

La peur de briller et la culpabilité

Le succès de l’un, généralement, mène les autres à se sentir mal. C’est inévitable. Une victoire exceptionnelle impacte nécessairement sur les autres, et beaucoup se sentiront inférieurs, même si ce n’est pas votre intention. Une personne peu sûre d’elle considère le succès des autres comme une menace. C’est comme si cela mettait au premier plan le fait que ce n’est pas elle qui a réussi.

homme pensif ayant peur de briller

Tout cela, on le sait instinctivement. Nous pressentons que le succès donne naissance à une hostilité latente ou explicite. La crainte de ces réactions influe sur la peur de briller. On ne veut pas entrer en conflit avec les autres, surtout si ce sont des personnes importantes pour nous.

Il y a des mécanismes inconscients qui mènent souvent à punir ceux qui sortent du lot, ceux qui brillent le plus ou qui ont le plus de pouvoir.

La famille et la peur de briller

La famille est le premier noyau de socialisation et souvent, c’est là que s’installe cette peur de briller. Cela arrive principalement lorsque la famille est dysfonctionnelle ou lorsque qu’y prédominent le manque d’auto-valorisation, la jalousie ou le sentiment d’infériorité. Si l’un des membres d’une famille atteint ainsi le succès, on le voit presque comme une trahison.

Bien sûr, cela n’est pas conscient, mais filtré au travers de comportements tels que celui consistant à interdire de fanfaronner ou à obliger quelqu’un à mettre ses talents au service des autres, précisément parce qu’il “le fait mieux”. On introduit alors l’idée que sortir du lot a des conséquences négatives.

Ainsi, les parents donnent des ordres implicites à leurs enfants. Par exemple, au sein de certaines familles, on peut se sentir terriblement mal lorsqu’on atteint un succès qui nous rend très heureux, car ce même succès rend nos parents malheureux. Comment se sentir bien, en sachant que les autres souffrent ? Il s’agit là d’une source possible de la peur de briller.

Lorsque vous vous démarquez, vous vous exposez

A ce qui a été dit précédemment, on peut ajouter les cas où on ressent la peur de briller car il y a une énorme crainte d’être différent. On craint d’être remis en question ou rejeté. Se démarquer, c’est aussi s’exposer. Et s’exposer signifie faire face à l’opinion des autres, qui n’est pas toujours constructive par rapport à ce qui est nouveau ou différent.

femme n'ayant pas peur de briller

Normalement, cela arrive car on octroie trop de crédit et de valeur au regard des autres. D’où le fait qu’on accorde bien trop d’importance aux attributs qu’approuvent les autres, au lieu d’en donner à ces caractéristiques qui nous rendent uniques. C’est pourquoi, implicitement, se forgent des objectifs qui satisfont l’opinion générale et pas nécessairement ceux qui nous rendent plus heureux.

La peur de briller implique toujours une culpabilité et une crainte d’être rejeté. Nombreux sont ceux qui renoncent à se démarquer, seulement pour conserver l’affection de leur famille, de leurs amis ou de leur partenaire. Pour ne pas “trahir” les autres, ils finissent par se trahir eux-mêmes, en s’incluant dans le malheur commun et en limitant leur développement. Il s’agit là d’une grosse erreur ; en effet, lorsque nous sommes meilleurs, nous pouvons aussi aider les autres à l’être.

Source: https://nospensees.fr/

https://arcturius.org/la-peur-de-briller/

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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 02:07

Lazare : La bipolarité, c'est le syndrome du Docteur Jekill et Mister Hyde, le dédoublement de la personnalité.

La bipolarité : pourquoi c’est si compliqué ?

Je vais vous parler de la Bipolarité afin de vous donner un aperçu du quotidien de celui qui porte en lui la maladie mais aussi et surtout le courage de ceux qui l’accompagne jour après jour avec une humilité digne des plus grands héros.

La Bipolarité n’est pas une maladie comme les autres car elle se noie dans un quotidien qui ne la perçoit pas comme il le faudrait.

Une personne atteinte de Bipolarité peut avoir une vie qui s’apparente à celle de la majorité de la population. Il est possible de travailler, d’avoir une vie famille, des amis et une vie sociale. De l’extérieur tout semble bien se passer car le bipolaire donne le change et l’illusion que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

« Illusion » voilà bien un mot qui reflète ce que le bipolaire s’efforce de montrer à la face du monde : Il faut donner l’illusion que tout va bien parce que « en vrai » tout ne va pas si bien que ça …. En donnant l’illusion, il est possible de cacher toute la douleur interne propre à la maladie. Il va préférer s’exprimer haut et fort pour donner l’illusion d’être la « grande gueule de service ». Il va tenter de donner le change en travaillant d’arrache-pied afin de donner l’illusion d’être un travailleur et sérieux et rigoureux. Il sera omni présent dans l’éducation parental parce qu’il faut donner l’illusion d’être un parent modèle.

Le Bipolaire construit son monde par des « il faut ». Se créant une charte de bonne conduite pour que le monde extérieur puisse adhérer à cette mascarade qu’est sa vie. Tel un acteur dans un one man show il va gérer de A à Z tout son système de représentation. Si les autres se laissent berner, alors peut être que, finalement, la maladie n’est pas si omniprésente….  Alors peut être que finalement, il n’est pas si perdu ….

Son entourage peut le décrire comme stressé ou un peu angoissé…. La bonne blague, ce n’est pas du stress ou de l’angoisse mais un tsunami de sentiments dévastateurs qui le submerge de la tête au pied 365 jours par an , et ce, sans prendre de vacances… Parfois des accalmies peuvent poindre le bout de leur nez mais elles deviendront trop rapidement des sujets de peurs chez le Bipolaire.

Il est le pantin de ses émotions qui le font virevolter au gré des événements. A force il apprend comment se calmer, il sait se raisonner et trouver les mots pour s’apaiser. Mais ce temps d’accalmie est le calme avant la tempête. Et cette dernière ne cesse jamais et va le laisser dépourvu de force, d’envie et de courage.

Le Bipolaire prend des médicaments pour trouver un certain apaisement. Cela lui permet de donner le change face à un quotidien qui lui demande de rentrer dans le moule de la normalité. Il lui arrive d’oublier cette posologie qui lui donne l’étiquette de la non-normalité. Il veut se sentir comme tout le monde malgré la douleur qui l’inonde.

Ceux qui vivent avec une personne atteinte de Bipolarité sont à ériger au nom d’héros ! Pour vivre à leurs côtés il faut allier patience, calme et compréhension tout en restant méfiant car un coup de Trafalgar n’est jamais bien loin. Il peut sembler compliqué de lui  faire confiance car il  change tellement d’avis qu’il est à se demander s’il ne joue pas un rôle. Mais ce rôle fait partie intégrante de lui car la maladie le scinde en deux :  l’un se bat contre l’angoisse et  l’autre se noie dans l’angoisse. Il s’en reflète un langage qui peut partir dans les tours sans logique.

Comment faire me direz-vous ? En termes de rapport humains, les recettes de cuisines ne fonctionnent pas. Je vous dirais qu’il faut aimer pour rester. Avec du temps et énormément de patience vous allez arriver à dompter toutes ses peurs afin qu’il arrive à se relâcher et se sentir mieux en votre compagnie. Vous allez devoir être patient car son changement de comportement peut surgir sans prévenir. Vous allez vous sentir comme un étranger, vous allez vous demander s’il faut rester. Vous allez douter ce votre histoire car le Bipolaire peut tout détruire lors de ses crises.

Vivre avec un Bipolaire c’est prendre le temps d’apprendre à connaître sa structure psychique afin de pouvoir anticiper les crises. Vous allez apprendre à connaître ses multiples facettes. Vous allez vous battre seul pendant bien longtemps mais petit à petit comme l’oiseau fait son nid, il va apprendre à vous aimer, à lâcher ses peurs, à accepter ses faiblesses et à être une personne qui,  au final ne s’en sort pas trop mal.

La Bipolarité est une maladie invisible qui fait beaucoup de dégâts chez celui qui la porte. Il est impératif d’avoir des médicaments adéquats et un suivi psychiatrique qui vont calmer les crises à venir. Si ces deux composants sont présente, il lui est possible d’avoir une vie belle et paisible.

Source: Jess
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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 17:49
Qu’est-ce que l’état crépusculaire ?

La conscience est un processus cognitif complexe. Autour de lui, nous retrouvons des points très intéressants qui attirent fortement l’attention sur la discipline psychologique. Parmi ces points, on s’interroge sur ces troubles qui sont capables d’altérer la conscience humaine. L’un des plus étudiés est l’état crépusculaire.

Des troubles comme l’épilepsie ou l’abus de substances sont associés à l’apparition de l’état crépusculaire. Celui-ci se manifeste comme un rétrécissement de la conscience et celle-ci se retrouve gravement altérée. Par ailleurs, ce processus est accompagné de mouvements involontaires ou impulsifs. Le sujet ne se souvient que rarement de ce qu’il s’est passé pendant qu’il était dans cet état.

L’état crépusculaire

L’état crépusculaire est conçu comme un trouble temporel de la conscience, de l’attention et des processus exécutifs. Il inclut une forte confusion mentale, une réduction de la capacité sensitive, une désorientation spatiale et temporelle, une amnésie localisée dans l’état crépusculaire et des mouvements involontaires et impulsifs.

femme triste

Parmi les personnes qui souffrent de cette pathologie, nous pouvons retrouver une grande diversité de cas. L’état crépusculaire peut aussi bien varier au niveau de sa gravité que de sa qualité. De cette façon, nous faisons face à des altérations complètes de la conscience ou à des dommages plus spécifiques au niveau de certains aspects attentionnels ou exécutifs. Cette variété est due à la grande quantité de processus impliqués dans la conscience. Ainsi, en fonction de celui qui sera endommagé, la pathologie s’exprimera d’une façon différente.

Ce trouble n’a pas une forme primaire ou isolée. En d’autres termes, il fait normalement partie de la symptomatologie de pathologies plus larges. Parmi elles, nous retrouvons les troubles épileptiques et l’abus de certains types de substances: ce sont les pathologies les plus importantes. Malgré tout, il convient d’ajouter que l’état crépusculaire et la symptomatologie qui lui est associée peuvent apparaître à travers des lésions cérébrales de différents types.

Le développement de l’état crépusculaire se fait habituellement à partir d’une crise soudaine, qui arrive sans prévenir. Le processus se maintient ensuite pendant une période de temps irrégulière, qui dépend en grande partie du patient (il peut durer de quelques heures à quelques jours, dans les cas les plus graves). Enfin, l’état crépusculaire aura également une fin brusque, après laquelle le patient retournera à son état normal.

Ainsi, les caractéristiques principales de cet état sont son apparition et sa disparition brusques. Un peu comme si l’on appuyait sur un bouton “on” et “off”.

Symptomatologie de l’état crépusculaire

Dans ce type de rétrécissement de la conscience, nous pouvons faire face à une grande diversité de symptômes. Nous allons donc maintenant mentionner les plus importantes et ceux qui définissent le mieux ce trouble :

  • Rétrécissement significatif du champ de la conscience. Les ondes cérébrales du sujet se retrouveront dans un état de vigilance très bas, avec une très faible amplitude entre elles.
  • Grave altération de l’attention. La personne sera à peine capable de répondre aux différents stimuli qui se présenteront au cours de l’épisode.
  • Apparition de mouvements involontaires ou impulsifs. Des gestes manuels et faciaux apparaissent avec d’autres comportements, comme celui de marcher soudainement. Ces mouvements ne répondent à aucun objectif, ils n’ont pas le moindre sens et se font de manière répétitive.
  • Amnésie du moment temporel qui entoure l’épisode. Les patients sont incapables de se souvenir de quoi que ce soit ou, s’ils le font, présentent un souvenir très mince de ce qu’il s’est produit au cours de l’état crépusculaire.
  • Possible apparition d’hallucinations ou de délires. On a parfois noté que les patients souffrent d’hallucinations auditives et visuelles et ont des pensées incohérentes, voire des délires.
  • Présence d’une désorientation totale du patient. Le sujet est totalement désorienté, il ne comprend pas où il se trouve ni quelle heure il est.
  • L’apparence et l’attitude externe du sujet pourraient être définies comme agitées et agressives. Le patient est en sueur.

faisceau lumineux émanant d'un crâne

L’état crépusculaire est une pathologie qui se retrouve dans divers troubles psychologiques et psychiatriques. Or, beaucoup de gens ignorent ce que c’est. En fait, les recherches effectuées sur cette altération de la conscience peuvent nous fournir de précieuses informations.

Connaître les causes, les symptômes et les conséquences de l’état crépusculaire nous aide à découvrir les méthodes pour soigner ou empêcher ce trouble. De cette façon, nous pourrons ainsi améliorer la vie de ces personnes qui en souffrent.

Source: https://nospensees.fr

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 19:16
Comment se remettre d’un abus émotionnel

Se remettre d’un abus émotionnel implique tout d’abord de traiter une expérience traumatisante ayant miné notre estime de soi. Nous devrions pour cela éviter de culpabiliser, l’erreur n’étant jamais commise par celui qui fait confiance, par celui qui donne tout pour une relation. Le “délit” se situe dans la personne qui ment, dans la personne narcissique et malsaine qui fonctionne à travers la manipulation, le chantage et l’abus psychologique.

Nous insistons sur l’importance de ne pas assumer la pleine responsabilité ou la culpabilité pour ce qui est arrivé pour une raison très concrète. Lorsque une personne parvient enfin à quitter une telle relation, il est très fréquent qu’elle-même ou un membre de son entourage pense “mais comment n’ai-je pas mis fin à la relation avant ? Comment ai-je pu être aussi aveugle pour ne pas me rendre compte de ce qui se passait ?”

Ce n’est pas si simple. L’abus émotionnel n’est pas facile à démasquer car ses mécanismes sont souvent très subtils, en même temps sophistiqués. Nous devons par ailleurs ajouter un autre ingrédient, non moins important : l’amour. Parce que nous ne pouvons pas oublier que celui qui aime est têtu, confiant et engagé. Par conséquent, ces mécanismes ne sont pas visibles à l’œil nu et s’ils sont perçus, s’ils sont remarqués, le cerveau applique souvent des stratégies très complexes pour dissuader les doutes, pour émettre un brouillard dense qui empêche de voir clairement ce qui se passe.

Jusqu’à ce que nous le fassions enfin, que nous prenions finalement tôt ou tard pleinement conscience de ce qui se passe, lorsque nous nous observons dans le miroir sans nous reconnaître. La personne qui s’y reflète n’est guère plus qu’une ombre de ce que nous étions avant…

femme se regardant dans un miroir cassé

Se remettre d’un abus émotionnel, une situation à laquelle tout le monde ne parvient pas

 

Le cycle de l’abus émotionnel fonctionne souvent comme une dépendance. Il existe un flux de punition-récompense dans lequel nous nous retrouvons piégés.Nous faisons par moment l’objet d’une attention démesurée, de la plus incroyable affection, passion, mais peut après apparaissent les exigences, la froideur, l’humiliation et les reproches, générant des blessures.

Un traitement convenable est étroitement lié à la maltraitance dans un cerce vicieux où nous nous installons telle une pièce supplémentaire de cette machinerie que contrôle l’agresseur. Laisser cette dynamique, s’en libérer, n’est pas facile. D’autant que nous ne croyons pas qu’en y parvenant, en mettant fin à cette relation, nous mettons fin à la souffrance.

De nombreuses personnes, hommes et femmes, qui quittent finalement une relation abusive considèrent inconsciemment que tout est terminé grâce à cette démarche courageuse. Elles pensent qu’après cette décision, tout ira mieux, qu’après avoir touché le fond tout ira mieux désormais et que la récupération sera immédiate. Il n’en est rien cependant.

Les symptômes montrant que nous n’avons pas surmonté un abus émotionnel

 

  • Sentiments de culpabilité : nous concentrons en nous une certaine colère du fait de ne pas en avoir pris conscience plus tôt, pour avoir perdu autant de temps avec quelqu’un qui nous faisait du mal.
  • La culpabilité se mélange avec la colère : nous accumulons tellement de frustration et de colère que nous projetons parfois ce sentiment sur les autres à un moment donné.
  • Nous devenons méfiants.
  • Nous pouvons traverser des périodes de forte hyperactivité, nous voulons faire de nombreuses choses, nous impliquer dans différents projets, mais nous nous sentons rapidement épuisés, en manque d’énergie.
  • Notre image de nous-même, la reconnaissance du moi, ainsi que notre estime de soi restent encore endommagés, vulnérables.
  • Nous n’éprouvons plus d’émotions positives avec la même intensité qu’avant, la joie est désormais moins intense, l’illusion moins motivante et les rêves moins optimistes. Nous avons l’impression d’être anesthésiés…

femme assise au bout d'un ponton

Les clés pour se remettre de l’abus émotionnel

 

Comme nous l’avons indiqué en introduction, il convient, pour nous remettre d’un abus émotionnel, de réinterpréter notre condition de victime, de sorte que cela n’occupe pas toute notre estime de soi. Laissons de côté ce sentiment de culpabilité et d’impuissance qui à la longue finira par rendre chronique notre état traumatique. Le rôle de victime nous retire du pouvoir et sape davantage notre estime de soi.

Voyons à présent quelles approches, quelles stratégies, nous devrions utiliser.

Se focaliser, nous sommes courageux et nous devons prendre les rênes de notre propre vie

 

Vous n’êtes pas une victime, vous êtes une personne courageuse qui doit se remettre d’un passé traumatisant. Pour ce faire, vous devez vous concentrer sur le moment présent et prendre les rênes. Vous êtes responsable de votre propre vie, et responsable signifie “celui qui sait répondre face aux choses”, donc, dissuadez votre esprit du sentiment de culpabilité et prenez en charge la situation, votre réalité.

Face à l’angoisse existentielle, se calmer

 

Se remettre d’un abus émotionnel implique, comme nous l’avons dit précédemment, d’apprendre à être responsable de soi-même dans cette nouvelle étape de notre vie. Toutefois, franchir ce pas nous fait souvent ressentir de l’angoisse, de la peur, de la confusion … Face à de tels sentiments il convient de rester calme.

Être calme, comprendre que personne ne va nous presser pour récupérer au plus vite, comprendre et accepter que toute guérison prend du temps et que nous n’avons donc d’autre choix que de suivre notre propre rythme, de nous écouter et d’accepter toutes nos émotions. Nous prendrons progressivement le contrôle total de tout ce qui nous entoure.

Gestion positive de notre réalité

 

Il est fréquent, après une relation abusive, d’accumuler de la colère, de ressentir de la méfiance, d’avoir une image négative de soi-même pour se sentir victimes de quelque chose que nous aurions dû stopper plus tôt. Pour éviter de rester attrapé dans ces états, nous devons appliquer une approche plus positive de ce qui nous entoure.

  • Si vous ressentez de la colère, canalisez-la, libérez-la.
  • Si vous vous sentez seul, parlez à d’autres personnes, avec des groupes de soutien qui ont vécu la même chose que vous.
  • Si vous percevez que vous ne progressez pas, que chaque tentative vous ramène à ce point de départ où se trouve l’impuissance et la frustration, demandez de l’aide à un professionnel.

femme avec une fleur sur l'oeil

Pour se remettre d’un abus émotionnel, nous devons gérer positivement notre réalité,nous devons appliquer une approche constructive où nous ne manquerons pas de ressources, de soutien, d’ouverture à notre entourage, de thérapies adéquates et de regards nous permettant de retrouver un moi plus lumineux.

Nous pouvons tous sortir du cycle des abus et … nous n’en sortirons pas toujours indemne, c’est évident, mais nous pouvons en ressortir plus fort en construisant une image beaucoup plus digne, résiliente et précieuse de nous-mêmes.

Source: https://nospensees.fr/

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 09:05
Les émotions nous aident à couvrir nos besoins

Nous avons tous des besoins de différents types, comme l’a expliqué Maslow avec sa pyramide. Certains sont des besoins basiques, comme l’alimentation et la protection ; d’autres sont des besoins de relation, comme l’affection et la reconnaissance. Les émotions nous aident à couvrir nos besoins car elles nous aident à survivre, à distinguer une situation dangereuse ou une qui nous produit du bien-être. Par ailleurs, elles nous poussent et nous motivent à nous lier et à communiquer avec les autres.

Ainsi, les émotions sont de véritables compagnons de voyage. Le problème étant que, parfois, nous sommes fatigués d’avancer avec elles jour et nuit. Nous devons donc apprendre à les gérer pour mieux cohabiter intérieurement.

Les émotions nous aident à couvrir nos besoins pour survivre et nous motivent à nous lier avec les autres.
 

Nous existons et nous communiquons grâce aux émotions

 

Les émotions sont nécessaires pour la survie; l’une de leurs principales fonctions est de nous préparer physiologiquement pour l’action. Beaucoup d’animaux présentent des comportements émotionnels qui se caractérisent par leur efficacité; en d’autres termes, il existe certaines émotions qui nous permettent d’agir immédiatement. C’est peut-être le premier point sur lequel les émotions nous aident à couvrir nos besoins.

Par exemple, quand nous avons peur parce que nous voyons un serpent, avant même de pouvoir penser s’il est vénéneux ou non, notre corps réagit déjà. Dans ce cas, notre rythme cardiaque augmente pour qu’une plus grande quantité de sang atteigne nos muscles et pour que nous puissions les bouger pour échapper physiquement au possible danger. De cette façon, si nous avons besoin de nous écarter rapidement d’une situation, nous ne perdrons pas de temps à penser et nous augmenterons nos probabilités de survie.

femme et émotions

Les émotions communiquent des informations aux autres sur la façon dont nous percevons et interprétons les stimuli, aussi bien internes qu’externes. Généralement, nous réalisons une bonne partie de cette communication à travers la communication non-verbale. Ce type de communication est plus rapide, naturel et intuitif que le langage verbal. De cette manière, même si ce n’est pas intentionnel, la communication des émotions exerce une influence chez les autres.

Les émotions nous servent de guide car elles nous donnent des informations précieuses sur chaque situation. Elles nous aident à savoir si l’expérience nous convient ou non en fonction de notre ressenti (agréable ou désagréable). De cette façon, selon ce que nous ressentons, nous voudrons répéter une expérience ou l’éviter. Par conséquent, les émotions sont comme une boussole interne qui nous aide à nous orienter et savoir ce qui est important : elles nous aident à couvrir nos besoins.

Les émotions nous aident à couvrir nos besoins

 

Les émotions ne sont ni positives ni négatives; certaines nous sont tout simplement agréables, comme la joie, ou désagréables, comme la rage ou l’impuissance. Toutes les émotions ont un but, elles sont valides et nécessaires. Nous pourrions les considérer comme des compagnons de voyage, des amies qui veulent nous aider et nous indiquent quels sont nos besoins. Par exemple :

  • Rage : nous ressentons de la rage face à une situation injuste ou dans laquelle nous percevons que nos droits ont été violés. Nous avons besoin de fixer des limites et de nous protéger.
  • Tristesse : nous ressentons de la tristesse quand nous faisons face à la perte d’une personne, d’un objet, d’un travail, etc. Dans de nombreux cas, avant ou après, nous avons besoin du contact d’une autre personne pour obtenir une consolation.
  • Peur : nous avons peur quand nous nous trouvons face à une situation dangereuse. Nous avons besoin de nous sentir protégés et en sécurité.
  • Joie : nous ressentons de la joie quand nous avons gagné quelque chose, que ce soit une expérience agréable, un objectif personnel, un succès au travail, des biens matériaux, etc. Normalement, nous avons besoin de la partager avec d’autres personnes.

Si nous ne ressentions pas de rage, nous protégerions-nous ? Si nous ne ressentions pas de tristesse, pourrions-nous assimiler les pertes ? Si nous ne ressentions pas de peur, comment nous rendrions-nous compte du danger d’une situation ? Si nous ne ressentions pas de joie, comment saurions-nous ce qui nous cause du bien-être ? Laissons les émotions jouer leur rôle et nous guider !

coeur dans le sable

4 stratégies pour réguler les émotions

 

Le fait que les émotions nous guident est une bonne chose. Or, nous devons trouver une manière adéquate. Nous ne pouvons pas nous laisser porter par des impulsions, sans écouter nos pensées. Ressentir une émotion est bénéfique mais jusqu’à un certain point. Nous ne pouvons pas la laisser nous inonder et nous emprisonner. Nous devons donc apprendre à les gérer. Les stratégies suivantes vont pouvoir nous aider :

“Les émotions exposent les problèmes pour que la raison les résolve.”

-Greenberg, L.S.-

Identifier

 

Être conscient de l’émotion que nous ressentons nous aide à la gérer. Savoir distinguer, par exemple, si nous sommes tristes ou fâchés et savoir ce qui a fait surgir cette émotion (une situation concrète ou une pensée) nous permet d’obtenir plus d’informations pour agir en conséquence. Par ailleurs, être conscient de nos propres émotions nous aide à les reconnaître chez les autres et à faire preuve de davantage d’empathie.

Tolérer

 

Comme nous l’avons dit, il existe des émotions que nous considérons comme désagréables, comme la tristesse, et que nous essayons normalement d’écarter de notre répertoire émotionnel. Cependant, nous devons apprendre à les tolérer. Les émotions vont et viennent… comme la houle de la mer. Tout suit un processus. Si nous sommes tristes à ce moment précis, cela ne veut pas dire que nous allons l’être pour toujours ou que nous sommes nous-même une personne triste. Nous ne devons donc pas nous forcer à essayer de supprimer une émotion. Nous devons la tolérer, c’est-à-dire la ressentir, l’écouter et non pas la bloquer ou l’augmenter.

Auto-réguler

 

Nous sommes tous capables de nous autoréguler. Comme l’explique Greenberg (2000), la connaissance des émotions offre une clairvoyance et un contrôle. Si nous comprenons qu’une bataille directe contre nos émotions est inutile, nous pourrons avoir plus de contrôle sur elles. Cela ne signifie pas seulement laisser la sensation disparaître avec le temps mais aussi essayer d’écarter les pensées négatives qui rendent l’émotion plus intense, de nous distraire pour que son intensité diminue, de contrôler notre impulsivité, etc. De cette façon, nous prendrons soin de nous et permettrons à notre bien-être d’augmenter.

S’exprimer et communiquer

 

Même si nous possédons déjà nos propres ressources, nous pouvons et devons exprimer cette émotion et la communiquer aux personnes qui nous entourent. Les émotions ont besoin d’être partagées. Nous devons faire confiance aux autres et penser qu’ils pourront nous soulager. Communiquons nos sentiments et nos besoins!

“Bienheureux est celui qui sait que partager une douleur revient à la diviser et que partager une joie revient à la multiplier.”

-Facundo Cabral-

femme et homme

En définitive, les émotions nous aident à couvrir nos besoins et nous guident afin de savoir de quelle façon nous devrions agir. Elles sont extrêmement précieuses car, grâce à elles, nous pouvons survivre et communiquer. Nous ressentons d’abord les émotions et, ensuite, nous décidons de ce que nous en faisons, en étant ainsi responsables de nos actes. De cette façon, nous serons cohérents avec nos sensations et nos pensées. Nous devons cependant le faire de façon assertive, c’est-à-dire en respectant nos besoins et ceux des autres.

“Vous ne pouvez pas éviter les vagues mais vous pouvez apprendre à les surfer.”

-Jon Kabat Zinn-

Source: https://nospensees.fr/

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 09:36
Se tenir la main pour soulager la douleur

Un texte d’Alain Labelle

Le simple fait de tenir la main d’une personne qui souffre vous permet non seulement de synchroniser votre respiration et votre fréquence cardiaque avec la sienne, mais aussi vos ondes cérébrales.

L’étude réalisée par des chercheurs américains et israéliens montre surtout que plus une personne est réconfortante et ressent de l’empathie pour une autre qui souffre et dont elle tient la main, moins la douleur est intense.

Dans le monde d’aujourd’hui, nous avons recours à de moins en moins d’interactions physiques dans nos communications. Notre étude montre le pouvoir et l’importance du toucher humain.

Pavel Goldstein, Université du Colorado à Boulder

Synchronisation interpersonnelle

 

Ces travaux s’ajoutent à un nombre croissant de recherches qui s’intéressent au phénomène de synchronisation interpersonnelle, selon lequel des individus entrent en quelque sorte en symbiose physique entre elles. Ils sont toutefois les premiers à s’intéresser à la synchronisation des ondes cérébrales dans le contexte de la douleur. Ces nouvelles connaissances offrent un éclairage sur le rôle « analgésique » que le couplage cerveau-cerveau peut jouer par le toucher.

Pavel Goldstein a lui-même expérimenté une synchronisation interpersonnelle au moment de l’accouchement de sa femme. Il a observé que lorsqu’il lui tenait la main, sa douleur s’atténuait.

J’ai voulu le vérifier en laboratoire. Peut-on vraiment diminuer la douleur au toucher, et si oui, comment?

Pavel Goldstein, Université du Colorado à Boulder

Avec des collègues israéliens de l’Université de Haïfa, il a recruté 22 couples hétérosexuels âgés de 23 à 32 ans, qui étaient ensemble depuis au moins un an. Ces couples ont été soumis à plusieurs scénarios de deux minutes, alors que les chercheurs mesuraient leur activité cérébrale.

Les scénarios comprenaient une situation dans laquelle les membres de chaque couple étaient assis ensemble sans se toucher, une autre dans laquelle ils étaient ensemble et se tenaient les mains et une autre où ils se trouvaient dans des pièces séparées. Les chercheurs ont ensuite répété les scénarios en faisant subir une légère douleur de chaleur à la femme.

Le simple fait d’être en présence l’un de l’autre, avec ou sans contact, était associé à une certaine synchronicité des ondes cérébrales dans une longueur d’onde liée à l’attention focalisée. Par contre, lorsqu’ils se tenaient les mains pendant qu’elle souffrait, la concordance cérébrale augmentait davantage.

Autre donnée intéressante : lorsque la femme souffrait et que l’homme ne pouvait pas la toucher, le couplage de leurs ondes cérébrales diminuait.

Ces résultats corroborent d’autres recherches selon lesquelles la fréquence cardiaque et la synchronisation respiratoire disparaissent lorsque l’homme ne peut pas tenir la main de sa femme pour soulager sa douleur.

De plus, des tests subséquents du niveau d’empathie du partenaire masculin ont révélé que plus il était empathique à la douleur de sa conjointe, plus leur activité cérébrale était synchronisée et plus la souffrance diminuait.

Il reste maintenant à comprendre comment exactement la synchronisation cérébrale avec un partenaire empathique permet de diminuer la douleur.

« D’autres études seront nécessaires pour le déterminer », précise M. Goldstein qui explique que le toucher empathique pourrait permettre à un partenaire de se sentir compris, ce qui activerait des mécanismes associés à la récompense dans le cerveau et entraînerait ainsi le soulagement de la douleur.

Le détail de ces travaux est publié dans les annales de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Source: http://ici.radio-canada.ca

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10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 02:05
Le test de l’arbre de Karl Koch

Le test de l’arbre de Karl Koch est un test projectif intéressant visant à analyser notre personnalité, ainsi que notre univers émotionnel sous-jacent. Du fait de la facilité de sa réalisation, il est commun de l’utiliser auprès des enfants ; cependant, généralement, c’est aussi un outil d’auto-analyse suffisamment précis pour nous permettre de nous connaître un peu mieux.

Le test de l’arbre est aussi connu sous le nom de “test de Baum” et a été développé au cours des années 50 par un psychologue appelé Charles Koch. Il est donc assez vieux, mais son usage reste fréquent. Or, si nous disons que ce test consiste uniquement à demander à un enfant ou un adulte de dessiner un arbre avec ses racines, son tronc et ses branches, il est possible que plus d’un de nos lecteurs doutent presque instantanément de la fiabilité et de la validité de cet instrument.

Le test de l’arbre peut être proposé à une grande variété de personnes. Il offre une information intéressante sur les aspects émotionnels qui, plus tard, sera comparée au résultat d’autres tests.

Avant d’arriver à cette conclusion, il vaut la peine de tenir compte de certains détails. Les tests projectifs constituent un type d’instrument clinique assez utile. Grâce à eux, on parvient à recevoir diverses informations sur comment nos patients perçoivent, comprennent et gèrent leur monde. Ainsi, des instruments tels que le test de Rorschach, le test de l’homme sous la pluie ou le test de l’arbre s’avèrent être des tests complémentaires très efficaces (non exclusifs) que nous pouvons utiliser.

D’un autre côté, il convient de signaler que le docteur Koch a choisi cette figure pour concevoir son test diagnostic du fait de son symbolisme. Toutes les cultures, tous les pays ont placé en les arbres une référence mythologique et totémique très enracinée chez l’être humain, et ce peu importe son âge. Essayer de les reproduire, de les dessiner, c’est presque comme sortir les lumières et les ombres que nous avons en nous…

arbre dans le ciel

Qu’évalue le test de l’arbre de Koch

Le test de l’arbre de Koch, de même que tout exercice qui nous oblige à faire un dessin, à choisir des couleurs, à créer une figure en la reproduisant sur une feuille blanche, offre des pistes sur notre style de personnalité. Ainsi, il dénote aussi un stade émotionnel déterminé.

  • Il mesure également la stabilité de la personne, la présence ou non de conflits internes, sa vulnérabilité et sa sensibilité.
  • D’un autre côté, certains courants psychologiques, tels que la psychanalyse, indiquent que ce teste révèle aussi la structure de la psyché ou le contenu de notre inconscient.
  • Il est intéressant de savoir, de même que nous le révèle une étude récente, que le teste de Baum s’est avéré très efficace pour diagnostiquer des handicaps cognitifs, voire même les prémices de certaines démences.

Comment se déroule-t-il ?

Le test de l’arbre peut être proposé à n’importe qui. Il suffit d’avoir au moins 5 ou 6 ans, ainsi que certaines habilités motrices basiques pour dessiner.

  • On donne à la personne quelques feuilles blanches, des crayons de couleur et une gomme.
  • On lui demande de dessiner un arbre, avec ses racines, son tronc, ses branches, etc.
  • Dans le cas où les patients seraient des enfants de 5 ou 6 ans, nous leur demanderons de faire deux dessins. Le premier sera de style libre, “dessine un arbre que tu aimes, à ton goût”, leur dirons-nous. Ensuite, on leur demandera de faire un nouveau dessin, représentant un arbre différent du premier. Ainsi, on disposera de deux dessins afin de pouvoir faire une meilleure évaluation.
  • Le temps estimé va de 10 à 30 minutes.

dessin d'un arbre fait par un enfant

Comment analyse-t-on le test de l’arbre ?

Nous aurons tendance à nous fier à différents éléments :

Le sol
  • Un dessin où il n’y a pas de ligne de sol ou de racines peut indiquer un manque de stabilité émotionnelle et personnelle chez le patient.
  • Les racines disproportionnées et en forme de rayons peuvent aussi être un indicateur de problèmes, de contention émotionnelle, de haine et de déracinement.
Le tronc
  • Un tronc très fin : on l’associe à des personnes très sensibles et délicates ou, d’un autre côté, cela peut dénoter la présence de tensions ou de demandes externes qui altèrent le calme et le bien-être du patient.
  • Un tronc très large : les personnes impulsives, avec une forte émotivité et une faible capacité d’auto-contrôle.
  • Un tronc aux proportions normales dénote un équilibre interne.
  • Un tronc formé par des lignes droites : une personne correcte, avec une bonne capacité d’abstraction.
  • Un tronc aux lignes ondulées : un personne sociable, douce et qui n’a pas de problèmes de sociabilité.
  • Des troncs avec des dilatations, des trous, des pointes qui se démarquent : présence de peurs, de traumatismes, d’émotions contenues, d’inhibition…

Les branches

Les branches des arbres reflètent l’interaction avec le milieu physique et extérieur. Alors que les racines et le tronc sont davantage liés au monde intérieur et émotionnel, on suppose que les branches représentent déjà un autre niveau psychique.

  • De petites branches : les enfants de 9 ans dessinent toujours de petites branches, et c’est normal. Cela peut dénoter une certaine immaturité, une relation au monde infantile.
  • De grandes branches : on peut se dire que la personne qui a fait le dessin présente une grande imagination, un grand enthousiasme, voire même un certain narcissisme.
  • Un arbre sans branches : cela peut vouloir dire que la personne qui a fait le dessin souffre d’un manque de développement, et possiblement un problème cognitif.
  • Des branches en spirale : il peut s’agir d’une personne communicative, avec bon goût, délicate.
  • Des branches en formes de rayons ou de bâtons : une personne têtue, impulsive, avec une certaine haine ou des sentiments défiants.
  • Des branches avec des feuilles : une personne vivace.
  • Des branches avec des fruits : une personne avec des objectifs à atteindre et des désirs à satisfaire.

test de l'arbre

La liste de valeurs ici présentée n’est pas exhaustive ; on pourrait également y faire figurer l’apparition d’autres “accessoires” tels que des maisons, des oiseaux, des collines… Autrement dit, des détails non demandés par le psychologue qui peuvent aussi apporter une information importante. Ainsi, il est aussi bon de tenir compte des couleurs choisies pour colorier l’arbre, voire même la taille des figures elles-mêmes.

De plus, des éléments tels que des branches coupées, des trous ou des coupures dans les troncs, l’absence de racines ou la présence de couleurs obscures peuvent capter notre attention. Tout cela révélerait la présence de possibles traumatismes. Cependant, de même que nous l’avons signalé au départ, le test de l’arbre ne s’utilise pas comme unique preuve diagnostique. Nous parlons d’un outil intéressant, qui couplé à certains autres, peut nous aider à récolter des informations dans le but de fournir un diagnostic final plus précis.

Source: https://nospensees.fr

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