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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 20:30
De nouvelles découvertes indiquent que l’hébreu fut le plus ancien alphabet du monde – 3ème partie

3ème et dernier volet de l’article de Steve Law, traduit par Pug pour « Nations pour Israël ».

 

« Et les serviteurs du Pharaon lui dirent: Jusques à quand celui-ci sera-t-il pour nous un piège? Laisse aller ces hommes, et qu’ils servent l’Eternel, leur Dieu. Ne sais-tu pas encore que l’Egypte est ruinée? Et on fit revenir Moise et Aaron vers le Pharaon; et il leur dit: Allez, servez l’Eternel, votre Dieu. »

Exode 10 : 7-8 (Darby)

 

 

Dans ce troisième volet d’une série en trois parties, nous allons considérer la plus profonde et la plus controversée des interprétations proposées par le Professeur Douglas Petrovitch, et le débat qui a suivi ses annonces. Comme on l’a vu dans les deux premières parties, Petrovitch a affirmé qu’il y a maintenant suffisamment d’éléments pour établir que l’Hébreu est le premier alphabet au monde. Si cela était confirmé, cela repousserait la première occurrence d’une écriture hébraïque de plus de mille plus tôt que ce n’était considéré jusque-là, rendant possible que Moïse ait effectivement été l’auteur des plus anciens textes bibliques aux yeux des universitaires. Cette série d’inscriptions égyptiennes peuvent aussi valider beaucoup de l’histoire racontée dans la Bible pour la période de l’Exode.

Entre tous les textes controversés qui proviennent de Serâbît el-Khadîm, les mines de turquoise sous contrôle égyptien juste à l’ouest du Mont Sinaï traditionnel, un texte en particulier fait monter la température du débat. Sinai 361 (dessin manuel au-dessus et photo ci-dessous) pourrait contenir le nom « Moïse » et en fait se référer à l’année où les plaies et la dévastation ont ravagé l’Egypte. Cette inscription est faite en colonnes verticales de la droite vers la gauche avec le nom « Moïse » (en fait, l’hébreu « Moshe ») mentionné à la fin de la première colonne sur la droite. Petrovitch lit l’inscription comme suit :

« Notre servitude sous le joug durait, Moïse alors a provoqué la stupéfaction, c’est l’année de la stupéfaction, à cause de la dame.»

La « stupéfaction » pourrait faire référence à l’étape du Jugement, montrée dans le film « Patterns of Evidence : The Exodus » quand l’Egypte a été dévastée. L’utilisation du temps présent pourrait signifier que le message a même été écrit alors que les plaies étaient en plein déroulement.

 « Et moi, j’endurcirai le cœur du Pharaon, et je multiplierai mes signes et mes miracles dans le pays d’Egypte. Et le Pharaon ne vous écoutera pas; et je mettrai ma main sur l’Egypte, et je ferai sortir mes armées, mon peuple, les fils d’Israël, hors du pays d’Egypte, par de grands jugements; »

Exode 7 :3-4 (Darby)

 

Les références à la servitude, une année de stupéfaction et que cela a été provoqué par Moïse correspondent remarquablement bien au récit de l’Exode concernant les plaies et la libération de l’esclavage, comme décrit dans la Bible. Petrovitch pense que « la dame » dont il est fait mention correspond à la déesse égyptienne Hathor, souvent dépeinte comme une vache cornée. La Bible souligne la tendance des Israélites à adorer les divinités égyptiennes, comme dans l’incident du Veau d’Or au Mont Sinaï. Une référence à cette rebellion et à ce qui pourrait être l’année de la stupéfaction se trouve dans le Psaume 78.

« Que de fois ils l’irritèrent dans le désert, et le provoquèrent dans le lieu désole!

Et ils recommencèrent et tentèrent Dieu, et affligèrent le Saint d’Israël:

ne se souvinrent pas de sa main au jour où il les avait délivrés de l’oppresseur,

Lorsqu’il mit ses signes en Egypte, et ses prodiges dans les campagnes de Tsoan,

il changea en sang leurs fleuves et leurs courants d’eau, de sorte qu’ils n’en pussent pas boire;

Il envoya contre eux des mouches qui les dévorèrent, et des grenouilles qui les détruisirent;

Et il livra leurs fruits à la locuste, et leur travail à la sauterelle.

Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les grêlons;

Et il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre.

Il envoya sur eux l’ardeur de sa colère, la fureur, et l’indignation, et la détresse, une troupe d’anges de malheur.

Il fraya un chemin à sa colère; il ne préserva pas leurs âmes de la mort, et livra leur vie à la peste;

Et il frappa tout premier-né en Egypte, les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham.

Et il fit partir son peuple comme des brebis, et les mena comme un troupeau dans le désert; »

Psaume 78 : 40-52 (Darby)

 

Sinai 361, morceau de stèle en pierre provenant d’Egypte qui contient le nom « Moïse » selon le Pr Douglas Petrovitch

Cette inscription (ainsi que celle de Sinaï 375a qui mentionne Akhisamac) ne contient pas de date mais le Professeur Petrovitch lui donne une date dans la 18ème Dynastie, autour de 1446 av JC, en se basant sur des restes de poteries de cette période retrouvées dans les cavernes. David Rohl, qui est en faveur de l’Exode ayant lieu à la fin de la 13ème Dynastie, fait remarquer que la poterie ne peut être utilisée que pour dater les objets trouvés dans la même couche que la poterie lorsqu’il est question de restes stratifiés dans le sol. Donc une inscription séparée sur un mur de pierres ou une stèle au-dessus du sol ne peut être liée à aucune découverte de poterie, surtout les sites dans un endroit connu pour avoir une longue histoire comme celui-ci.

Petrovitch a répondu que le principe auquel Rohl fait référence ne s’applique pas à une mine creusée mais uniquement aux sites où l’architecture a connu plusieurs phases de construction/reconstruction avec de nouveaux niveaux de planchers qui ont évacué les anciens matériaux régulièrement. Par contraste, Petrovitch note que ces boyaux de mines n’étaient utilisés que par un groupe de males qui se rendaient à ce site éloigné qu’une fois par an pour l’activité minière saisonnière ou annuelle. Il n’y avait pas de servantes, de services de nettoyage ou de rénovation des boyaux miniers. Si les mines qui montrent des inscriptions datant du Nouvel Empire avaient été utilisées à des périodes antérieures, il existerait des preuves visibles préservées dans les boyaux. Or, il n’y en a pas.

Bien que le Professeur Petrovitch admet que les preuves de poterie que l’on peut dater ne sont pas une garantie de la première utilisation des mines, il estime qu’il existe suffisamment d’éléments, selon plusieurs moyens, pour s’assurer que ces mines n’étaient pas en service durant le Moyen Empire. Et donc le débat continue. Petrovitch pense que sa reconstruction du développement des premières écritures hébraïques soutient fortement son estimation selon laquelle ces inscriptions sont datées du Nouvel Empire. Encore une fois, que l’on parle de la fin de la 13ème Dynastie ou du début de la 18ème Dynastie, ces inscriptions semblent précéder l’idée d’un Exode au temps de Ramsès II de plusieurs siècles.

Dans un article de Breaking Israel News, Petrovitch évoque d’autres phrases à forte ressemblance biblique  qu’il a déchiffrées. L’une d’elle, « le vin est plus abondant que la lumière du jour, que le boulanger, que l’homme libre » a été trouvée dans une inscription de la fin de la 12ème Dynastie.

Une autre inscription (celle-ci provenant de Sinai375a et plus proche de l’époque de l’Exode) indique : « Celui qui a été élevé est las à oublier ». Elle provient de l’inscription qui porte le nom d’Akhisamac et elle est dans une forme habituellement utilisée pour des messages autobiographiques. Bien que le Professeur Petrovitch n’ait pas vérifié ce lien, je trouve la phraséologie étrangement similaire au récit de Jospeh élevé au rang de second après le Pharaon, après avoir été vendu par ses frères. Ce geste le mènera à l’esclavage en Egypt, puis à la prison pour plusieurs années avant d’être élevé. Donc la question est de savoir si ce texte s’identifie ou fait allusion au récit de Jospeh ou si c’est simplement une coïncidence d’utilisation des mots. Dans les deux cas, il semble que cela soutienne l’idée que le texte est en Hébreu.

« Et le Pharaon dit à Joseph: Puisque Dieu t’a fait connaitre tout cela, personne n’est intelligent et sage comme toi. Toi, tu seras sur ma maison, et tout mon peuple se dirigera d’après ton commandement; seulement quant au trône, je serai plus grand que toi. Et le Pharaon dit à Joseph: Vois, je t’ai établi sur tout le pays d’Egypte.»

Genèse 41 : 39-41 (Darby)

« Et Joseph appela le nom du premier-né Manassé: car Dieu m’a fait oublier toute ma peine, et toute la maison de mon père. »

Genèse 41 :51 (Darby)

[Le son Manassé ressemble à la phrase hébraïque de « faire oublier »]

Petrovitch explique que d’autres langages sémitiques ne proposent pas un résultat intelligible pour ces inscriptions, raison pour laquelle elles n’avaient jamais été interprétées auparavant. Et peu ont pensé que les Israélites aient pu vivre si tôt dans l’histoire, donc l’option de l’Hébreu n’était pas envisagée. Cette version primitive d’Hébreu peut être vue comme « l’Hébreu 1.0 » et selon Petrovitch, elle est la seule qui fonctionne pour traduire les inscriptions égyptiennes. « Il y a eu beaucoup de moment d’étonnement le long du chemin » dit-il « parce que je tombais sur des personnages bibliques qui n’avaient jamais été trouvés dans les annales épigraphiques, ou que je voyais des connections que je n’avais jamais compris jusque-là. »

Professeur Douglas N. Petrovitch

Petrovitch poursuit : « Mes découvertes sont très controversées parce que si elles sont exactes, elles réécriront les livres d’histoire et saperont beaucoup des hypothèses et conceptions erronées à propos du peuple Hébreu antique et de la Bible qui sont devenues communément acceptés dans le monde universitaire et enseignées comme des faits dans les principales universités du monde . »

Comme on pouvait s’y attendre, la contestation a promptement suivi la conférence de Petrovitch à l’ASOR. La critique principale jusqu’ici est venue du Professeur Christopher Rollston de l’Université Georges Washington, l’un des principaux universitaires américains dans les domaines de l’épigraphie et des inscriptions antiques de la région du Levant. Le 10 décembre 2016, il a publié un article sur son site web intitulé : « Les inscriptions Protosinaïtiques 2.0 : Langage et écriture cananéennes, pas hébraïques. (en anglais) » Il y affirme :

« En ce qui concerne l’écriture des inscriptions de Serabit el Khadem et Wadi el-Hol, les meilleurs termes sont « Alphabet primitif » ou « Cananéen ». Certains préfèrent le terme «écriture protosinaïtique ». Chacun de ces termes est acceptable. Mais il est absolument et empiriquement inexact de suggérer que l’écriture de ces inscriptions est une écriture hébraïque, ou phénicienne, ou araméenne, ou Moabite, ou Ammonite, ou Edomite. L’écriture de ces inscriptions… n’est pas l’une des écritures nationales distinctive (Phénicienne, Hébreu, Araméenne, etc) mais plutôt l’ancêtre primitif de l’ensemble de ces écritures et nous appelons cet ancêtre primitif « Alphabet primitif ». »

Le Professeur Rollston explique que ces inscriptions ne peuvent pas être appelées « Hébreu » parce qu’elles sont clairement « Alphabet primitif » ou « Cananéen » (ce que beaucoup appellent Proto-cananéen  ou protosinaïtique), et le Cananéen ne peut pas être défini comme tel ou tel langage, donc ça ne peut pas être de l’Hébreu. Mais Petrovitch s’oppose au principe même et à la pensée conventionnelle que l’écriture en Alphabet primitif ne peut pas être reliée à un langage national en particulier. De façon évident, un certain groupe de Sémites parlant un certain langage particulier l’a développé – donc pourquoi pas les Hébreux ? Les inventeurs de l’écriture en Alphabet primitif devaient être les Hébreux ou les Phéniciens ou les Araméens ou les Moabites ou les Ammonites ou les Edomites ou les Madianites, etc. L’un d’entre eux a été le premier. Et il se trouve justement que les Hébreux étaient en Egypte juste au moment où cette écriture sémitique a été adaptée des hiéroglyphes en symboles alphabétiques, et ces inscriptions primitives évoquent justement des noms de personnages issus du récit biblique des Israélites en Egypte et plus tard de l’Exode.

Il est vrai qu’il existe une écriture appelée « Hébreu » (ou Paléo-Hébreu) qui peut être constatée dans des inscriptions datant d’autour de 1000 ou 900 av. JC et cette écriture « hébraïque » est différente de l’écriture alphabétique primitive. Mais personne ne conteste ce fait. La question est de savoir s’il existe un précurseur à cette écriture – une forme primitive d’hébreu (que Petrovitch aime appeler « Proto-Hébreu consonnantal » – qui serait le premier alphabet de l’histoire et qui a été appelé Alphabet primitif (ou Proto-cananéen) jusqu’à aujourd’hui. Cette écriture aurait ensuite été développée en plusieurs branches utilisées par les différents groupes ethniques de la région, comprenant un développement progressif dans des formes ultérieures d’Hébreu comme celui qu’on appelle aujourd’hui Paléo-Hébreu aujourd’hui. Le nouveau livre de Petrovitch expose exhaustivement ce processus. Il présente des faits montrant que les lettres hébraïques ont évolué constamment devenant moins pictographique avec le temps, jusqu’à devenir au final des lettres majuscules.

Le développement de l’hébreu proto-consonnantal proposé par Douglas Petrovitch

Rollston concentre l’essentiel de ses critiques sur les interprétations par Petrovitch de certains mots comme étant de l’hébreu alors qu’ils apparaissent, en fait, dans d’autres langages sémitiques et peuvent avoir plusieurs significations possibles. Mais une large partie du raisonnement de Petrovitch repose sur le contexte de ces inscriptions qui utilisent des noms uniquement bibliques dans la période de temps correcte ou ces personnages existaient. De plus, son étude repose sur l’affirmation que certaines de ces inscriptions n’ont de sens que lorsque les mots hébreux leur sont alloués au lieu des autres options. Pour évaluer la solidité du raisonnement, les savants devront lire l’ensemble du travail exposé dans le nouveau livre de Petrovitch, ce que personne n’a pu faire jsuqu’ici. Petrovitch expose ses découvertes en entier dans les premiers des livres qu’il prépare ; The World’s Oldest Alphabet (en anglais) disponible en pré-commande chez Carta Jerusalem.

Dans un échange sur Facebook, David Rohl a estimé qu’il était valide, pour Rollston, de classifier ces écritures primitives comme sémitiques. Mais Rohl a indiqué que les raisons de Rollston de ne pas considérer l’Hébreu comme le type de langage sémitique impliqué dépendent de sa vision selon laquelle les Israélites n’existaient que dans les siècles immédiatement avant Ramsès II et pas aussi tôt que le sont ces inscriptions. Si la vision de Rohl (ou de Petrovitch) est vérifiée, les Israélites étaient dans la région à la 12ème Dynastie et l’Hébreu devrait être considéré comme un candidat légitime pour ces inscriptions alphabétiques primitives. Rollston a répondu :

« Oh, David, tu as tellement complètement tort sur tant de choses. Cela ne me servira à rien d’essayer encore une fois de de le montrer…ça ne servirait à rien. Donc désolé. Mon analyse est basée sur des inscriptions existantes et des éléments de diagnostic de langage et d’écriture. Que ton cœur soit béni. Porte-toi bien et sois prospère. Sincèrement, Chris »

L’absence de volonté d’aborder cet aspect important du débat a mené Rohl a baisser les bras et dire qu’il n’y a pas moyen de contraindre les savants à remettre en cause leur traditions tenues depuis longtemps – l’inertie universitaire est difficile à surpasser. Nous projetons de continuer le débat dans nos prochains épisodes de la série « Patterns of Evidence » avec, espérons-le, la participation de Douglas Petrovitch et Christopher Rollston.

Le Professeur Petrovitch a fait le résumé suivant : « La vérité ne peut pas être tuée, donc si j’ai raison, mes découvertes survivront à l’examen des universitaires. En tout état de cause, je n’ai aucun doute sur le fait que l’Hébreu est le plus ancien alphabet du monde. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gally pour Dreuz.info.

 

https://www.dreuz.info/2021/03/07/de-nouvelles-decouvertes-indiquent-que-lhebreu-fut-le-plus-ancien-alphabet-du-monde-3eme-partie/

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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 14:22
De nouvelles découvertes indiquent que l’hébreu fut le plus ancien alphabet du monde – 2ème partie

2ème volet de l’article de Steve Law, traduit par Pug pour « Nations pour Israël ».

 

Et Moïse écrivit toutes les paroles de l’Eternel.

EXODE 24 :4 (DARBY)

Dans la seconde partie de cette série de trois articles, nous nous pencherons sur les affirmations controversées et les surprenantes nouvelles preuves du Professeur Douglas Petrovitch qui suggèrent que l’alphabet le plus ancien au monde serait effectivement une forme primitive d’Hébreu.

Je me souviens très bien du buzz dans les halls et salles de réunion du rassemblement de la Société de Théologie Évangélique tenu à l’automne 2015 à Atlanta. « Patterns of Evidence » était présent pour faire la promotion de leurs nouveau film et livre. Le rassemblement annuel proposait des centaines de séances de groupe où d’éminents chercheurs chrétiens du monde entier présentaient leurs plus récentes découvertes et propositions dans leur domaine de compétence à plusieurs milliers de participants. Avec des douzaines de conférenciers parmi lesquels choisir pendant une heure donnée, décider à quel séance nous allions assister était difficile. Mais le titre d’une des conférences était source d’un intérêt et d’une excitation particulières : « Le plus ancien alphabet du monde – les textes hébraïques du 19ème siècle av. JC. »

Les groupes avec lesquels j’étais en contact parlaient de cette conférence et pendant que je me frayais un chemin dans les couloirs bondés entre les conférences, j’ai entendu : « Je ne peux pas manquer celle-là », dans plusieurs conversations. Je savais que je devrais arriver tôt pour avoir une place assise. C’est la date, dans le titre de la conférence, qui avait retenu l’attention d’autant de personnes. Des textes hébraïques si tôt dans l’histoire étaient juste tellement en décalage avec le canevas de pensée habituel (de près de 1000 ans) qu’ils se devaient de voir ce qu’il y avait derrière ces affirmations stupéfiantes.

 

Professeur Douglas N. Petrovitch

La conférence donnée à cette pièce surpeuplée n’a déçu personne. De nombreux exemples d’inscriptions, qui non seulement indiquaient que l’Hébreu était le premier alphabet mais aussi validaient le récit biblique des Israélites en Egypte, furent montrés. Le Professeur Petrovitch avait étudié les inscriptions sur une série de dalle de pierres de près de 3 mètres appelées stèles, qui racontaient les expéditions annuels d’un haut fonctionnaire d’Egypte vers les mines de turquoise de Serâbît el-Khâdim, au Sud-Ouest du Sinaï. Immédiatement à l’ouest de la localisation traditionnel du Mont Sinaï. Ce fonctionnaire avait fait réaliser des images de lui-même, au pied de la stèle, où il était représenté sur un âne au centre, avec un assistant égyptien marchant derrière lui et un garçon marchant devant. Chaque année, l’inscription montrait que le garçon grandissait. Ce qui retint son attention, c’est qu’une des stèles n’utilisait pas les hiéroglyphes égyptiens mais plutôt une forme rudimentaire d’alphabet dans un langage sémitique. Si l’interprétation de Petrovitch est exacte, il s’agit du fils de Jospeh, Manassé et de son fils Sichem (Josué 17 :2).

 

L’inscription Manassé (copyright Douglas Petrovitch)

L’inscription incluait la date de l’année 18 du règne d’Amenemhat III, de la 12ème dynastie, le dirigeant de l’époque de Joseph dans les deux visions d’un Exode à l’âge moyen de bronze/Moyen Empire vers 1450 av JC. (représentée dans le film Patterns of Evidence : the Exodus par David Rohl et John Bimson) et d’un Exode à l’âge de bronze tardif/Nouvel Empire en 1446 av JC en conservant la datation traditionnelle de l’Egypte (représentée dans le film Patterns of Evidence : the Exodus par Bryant Wood, Charles Aling et Clyde Billington et également choisie par Douglas Petrovitch). Ceci est parce qu’il existe deux vues principales sur l’amplitude du temps passé par les Israélites en Egypte – sans doute y aura-t-il une publication de Thinker Update sur ce débat plus tard. Mais néamoins, cette date est une preuve de plus qui montre que la théorie d’un Exode à l’époque de Ramsès II, acceptée par la majorité des savants, les conduit peut-être à passer à côté de preuves de l’Exode qui existent en fait plusieurs siècles plus tôt que l’époque qu’ils considèrent.

Si son interprétation est exacte, cela établirait également que l’Hébreu fut le premier alphabet du monde. Selon Petrovitch, l’inscription indique que cette expédition incluait un groupe qui avait des liens significatifs avec les premiers Israélites. Il lit l’inscription comme suit : « Six hommes du Levant, Hébreux de Bethel la bien aimée. » Le Levant est la région de Canaan et ses environs. Dans le récit biblique, Bethel était l’un des quartiers généraux de Jacob et sa famille avant qu’ils ne partent en Egypte – c’était leur lieu de résidence.

« Et Dieu dit à Jacob: Lève-toi, monte à Bethel, et habite là, et fais-y un autel au Dieu qui t’apparut comme tu t’enfuyais de devant la face d’Esaü, ton frère…  Et Jacob vint à Luz (c’est Bethel), qui est dans le pays de Canaan, lui et tout le peuple qui était avec lui; »

Genèse 35 : 1,6 (Darby)

Le Professeur Petrovitch a annoncé que le second de ses livres en préparation montrera des preuves claires selon lesquelles le personnage présenté ne peut être nul autre que Manassé, le fils de Joseph. Ceci et d’autres de ses découvertes ont à nouveau été présenté en novembre dernier à la réunion annuelle des Ecoles Américaines pour la Recherche Orientale (American Schools of Oriental Research, ASOR), cette fois-ci attirant l’attention (et la contestation) d’un plus large public.

Dans le premier volet de cette série, il a été montré que publications universitaires ont longtemps dépeint le Phénicien comme le premier alphabet du monde, qui se serait développé après l’époque de l’Exode et serait devenu la base de tous les alphabets modernes. Cette pensée s’est propagée malgré le fait qu’il existe des preuves solides selon lesquelles les plus anciens exemples d’alphabet ne viennent pas de Phénicie et précèdent l’existence de la culture phénicienne. Les plus éminents chercheurs font attention à ne pas adjoindre le nom « Phénicien » au premier alphabet mais le message n’est pas passé aux myriades de salles de classe et publications des médias qui continuent à enseigner cela.

Le sujet est critique dans la compréhension des racines de la Bible, puisque la sophistication du narratif biblique requérait, pour sa rédaction, l’existence d’un alphabet. Si l’alphabet a été développé en premier par les Phéniciens en 1050 av. JC (ou même 1200 av.JC), cela veut dire que Moïse n’a pas pu être l’auteur des écritures qui sont devenues les cinq premiers livres de la Bible, comme la tradition et la Bible elle-même l’affirment. Mais, si l’alphabet a été développé plusieurs siècles avant, dans la région même ou les Israélites sont estimés avoir été actifs dans les années avant et pendant l’Exode, alors cela est compatible avec les affirmations de la Bible.

De nombreux experts dans le domaine des langues antiques ont reconnu que les premières écritures alphabétiques ont été développées à partir des hiéroglyphes égyptiens et étaient en langage sémitique (le groupe culturel global dont faisait partie les Israélites) mais peu ont entretenu l’idée que ce langage puisse avoir été la catégorie plus spécifique de l’Hébreu, le langage des Israélites.

Comme cela été vu dans une interview d’une heure sur Israel News Live, tout a commencé il y a plusieurs années lorsque Petrovitch (un archéologue et épigraphe de l’Université Wilfrid Laurier de Waterloo au Canada) étudiait des inscriptions égyptiennes et est tombé, « accidentellement » sur l’inscription qui mentionne Manassé. Selon Petrovitch, ceci a mené à trouver « une mine d’or après l’autre » dans d’autres inscriptions.

« Jamais, dans mes rêves les plus fous, n’ai-je pensé que je tomberais sur trois personnage bibliques significatifs dans trois inscriptions différentes qui sont toutes datées du milieu du 15ème siècle av. JC ou par-là », dit Petrovitch.

Ce n’est qu’après avoir défini chacune des 22 lettres contestées de cette écriture alphabétique primitive et auxquelles le signe primitif de chaque lettre hébraïque correspondait que Petrovitch fut capable d’interpréter les inscriptions sémitiques. Cela le mènera à estimer que les Israélites sont ceux qui ont transformé les hiéroglyphes égyptiens en un premier alphabet de l’histoire. Ces textes viennent principalement des emplacements de Serâbît el-Khâdim et Wadi el-Hôl en Egypte.

Une autre inscription, celle-ci enregistrée comme Sinai 376 de la 13ème Dynastie, est interprétée par Petrovitch ainsi : « La maison du vignoble d’Asenath et sa chambre la plus intime furent gravées, elles sont venues à la vie. » Cette phrase a trois mots (maison, chambre la plus intime et gravées) en commun avec 1 Rois 8 où il est question de la construction du Temple de Jérusalem par le Roi Salomon. Asenath était la femme de Joseph et certainement l’une des femmes les plus célèbres de l’époque.

« Et il lui donna pour femme Asnath, fille de Poti-Phera, sacrificateur d’On »
Genèse 41 :45 (Darby)

« Et il naquit à Joseph, dans le pays d’Egypte, Manassé et Ephraïm, que lui enfanta Asnath, fille de Poti-Phera, sacrificateur d’On. »

Genèse 46 :20 (Darby)
Sinai 375a , avec les tracés surlignés en noir et les propositions hébraïques équivalent en vert qui contiennent le nom « Akhisamac, surveillant des minéraux » (copyright: Douglas Petrovich)

Deux inscriptions de l’époque de l’Exode ajoutent des arguments au débat. Dans Sinai 375a (dont la photo peut être vue en entête de la première partie de l’article), Petrovitch lit le nom « Akhisamac » et son titre « surveillant des minéraux. » Petrovitch ne connait aucune autre occurrence de ce nom dans aucun autre langage sémitique que l’Hébreu. Dans la Bible Akhisamac était le père d’Oholiab qui, avec Betsaleel, était l’un des principaux artisans chargés de la construction du Tabernacle et de ses aménagements.

« Et avec lui Oholiab, fils d’Akhisamac, de la tribu de Dan, graveur et inventeur, et brodeur en bleu, et en pourpre, et en ecarlate, et en fin coton. »

Exode 38 :23 (Darby)

La deuxième des inscriptions de la période de l’Exode est la référence la plus spécifique à l’évènement de l’Exode. Evidemment, elle est aussi la plus controversée de toutes. Mais cette inscription, ainsi que la débat qui s’en est suivi, devra attendre la dernière partie de notre série en trois parties sur le plus ancien alphabet du monde.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gally pour Dreuz.info.

 

1ère partie de l’article

 

https://www.dreuz.info/2021/03/06/de-nouvelles-decouvertes-indiquent-que-lhebreu-fut-le-plus-ancien-alphabet-du-monde-2eme-partie/

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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 04:13
De nouvelles découvertes indiquent que l’hébreu fut le plus ancien alphabet du monde – 1ère partie

Suite aux commentaires lus sous un article publié il y a deux jours, et les énormités « scientifiques » que j’ai pu y croiser, il m’a semblé utile de publier cette traduction d’un article de Steve Law (daté de Janvier 2017) réalisée par l’excellent Pug pour le site « Nations pour Israël ».

 

Et Moïse écrivit toutes les paroles de l’Eternel.

Exode 24 :4 (Darby)

De saisissantes nouvelles preuves découvertes par le Professeur Douglas Petrovich pourraient changer la façon dont le monde appréhende les origines de l’alphabet et la première écriture Biblique. Comme il fallait s’y attendre, ses propositions controversées ont déclenché une réelle polémique.

Dans ce premier d’une série de trois articles, seront abordés le contexte et l’importance de ce sujet tandis que seront présentés dans un deuxième volet, certaines spécificités des nouvelles découvertes ainsi que l’argumentation des détracteurs.

L’enseignement en usage dans les écoles depuis plusieurs décennies explique que ce sont les Phéniciens qui ont développé le premier alphabet du monde autour de 1050 av JC. Cet alphabet se serait ensuite répandu aux Hébreux et autres cultures de la région cananéenne dans les siècles suivants avant d’être repris par les Grecs et les Romains et transmis aux alphabets modernes d’aujourd’hui. Cependant, beaucoup peuvent ne pas avoir compris les implications de cette vision quant à l’idée traditionnelle que Moïse est l’auteur des cinq premiers livres de la Bible.

Alors que l’écriture avait longtemps été en usage chez les Egyptiens et peuples de Mésopotamie, ces derniers utilisaient des systèmes d’écriture complexes (hiéroglyphiques et cunéiformes) qui étaient limités parce qu’ils employaient près d’un millier de symboles avec de nombreuses variantes supplémentaires représentants non seulement des sons mais aussi des syllabes et des mots entiers. Les messages qu’ils conféraient étaient assez simples, alors que la Bible utilise des formes complexes de langage. Le génie du premier alphabet fut de tout réduire à environ deux douzaines de lettres qui, originellement, représentaient seulement les sons consonnes. A partir de ces quelques lettres, chaque mot d’un langage peut être facilement représenté.

Exemple d’écriture cunéiforme qui possédait des centaines de symboles, avec 30 ou plus variantes (Wikimédia Commons)

 

Pour un travail d’écriture aussi sophistiqué que la Bible, la flexibilité d’un alphabet est essentielle. Si celui-ci n’avait pas été inventé avant la période admise c’est-à-dire environ 1050 av JC, alors Moïse n’aurait pas pu écrire les cinq premiers livres de la Bible quatre siècles plus tôt.

Aujourd’hui, de nouvelles preuves qui pourraient tout changer ont été annoncées par le Professeur Douglas Petrovitch, un archéologue, épigraphe et professeur d’études d’Egypte Antique à l’Université Wilfrid Laurier à Waterloo, au Canada. L’épigraphie est l’étude des inscriptions, elle consiste à en faire des classifications et à rechercher les plus infimes distinctions entre les différents systèmes d’écriture tout en définissant leur signification et le contexte culturel dans lequel elles ont été écrites. Après plusieurs années d’étude minutieuse, Petrovich estime qu’il a rassemblé suffisamment de preuves pour établir le fait que, non seulement l’alphabet était en usage plusieurs siècles avant la période habituellement avancée mais de plus, qu’il était bien une forme d’Hébreu primitif, idée impensable il y a peu.

La présentation habituelle du Phénicien comme le premier alphabet est curieuse, puisque les spécialistes connaissent depuis longtemps des inscriptions alphabétiques beaucoup plus anciennes. Ainsi, en 1904-1905, Sir Flinders Petrie, le père de l’archéologie égyptienne, et sa femme Hilda ont découvrirent plusieurs inscriptions alphabétiques rudimentaires dans les mines de cuivre et de turquoise contrôlées par les Egyptiens dans la péninsule du Sinaï.

Sir Flinders Petrie 1853-1942 (Wikimedia Commons)

Sir Alan Gardiner, le plus éminent linguiste de son temps, déchiffra plusieurs de ces écritures et affirma qu’elles représentaient une forme primitive d’alphabet et qu’elles utilisaient un langage sémitique. L’écriture devint connue sous le nom de « Proto-Sinaïtique » et fut datée vers l’Age de Bronze moyen, entre 1600 et 1500 av JC.

Sir Alan Gardiner 1879-1963 (copyright Thinking Man Media)

W.F. Albright, l’américain connu comme le père de l’archéologie biblique popularisa l’idée que ces écrits étaient sémitiques et beaucoup acceptèrent l’idée que des esclaves israélites étaient les auteurs de ces inscriptions.

William Foxwell Albright 1891-1971 (Wikimedia Commons)

L’Hébreu fut revendiqué comme le plus ancien alphabet du monde pour la première fois dans les années 20 par le savant allemand Hubert Grimme. « Bien que Grimme ait identifié plusieurs des inscriptions égyptiennes comme étant de l’Hébreu, il a été incapable d’identifier tout l’alphabet correctement », explique Roni Segal, conseiller académique de l’Institut Israélien d’Etudes Bibliques, une université en ligne spécialisée dans l’Hébreu Biblique, qui a communiqué au journal Breaking Israel News.

Alors que le scepticisme moderne à propos du récit biblique de la période de l’Exode s’est mis en place à la fin du 20ème siècle, les savants se sont généralement désolidarisés de l’idée que les inscriptions Proto-Sinaïtiques étaient l’œuvre de mineurs israélites. De plus, la découverte de nombreuses autres inscriptions alphabétiques dans la région de Canaan datées de la période entre 1200 et 1050 av JC ont mis en avant la nécessité d’une nouvelle catégorie. Ces dernières, et quelques autres fragments de la région qui étaient similaires aux élaborations Proto-Sinaïtiques, ont été appelées « Proto-Cananéennes. »

Une comparaison entre les lettres hébraïques qui entrèrent en usage après la captivité à Babylone (débutée autour de 586 av JC), le présumé alphabet « Proto-Hébreu » original et les hiéroglyphes égyptiens qui peuvent avoir été la base pour beaucoup des lettres (Copyright Dr Douglas Petrovitch)

Le système pour toutes ces formes semble avoir été développé depuis les Hiéroglyphes égyptiens, qui furent utilisés comme base pour créer 22 lettres alphabétiques représentants les sons consonnes constituant le langage sémitique des écritures. Les premières écritures admises par les spécialistes comme utilisant une écriture « Hébraïque » sont toutes datées après 1000 av JC et classées comme utilisant l’alphabet « Paléo-Hébreu ».

L’ironie réside dans le fait que ces écritures en « Paleo-Hébreu » sont souvent impossibles à distinguer des écritures phéniciennes et sont tout autant un développement naturel des plus anciens exemples de Proto-Sinaïtique et de Proto-Cananéen. Pourtant, la plupart des sources continuent à communiquer le paradigme habituel. Dans son article sur l’alphabet phénicien, Wikipédia affirme que « L’alphabet phénicien, appelé conventionnellement l’alphabet Proto-Cananéen pour les inscriptions plus anciennes qu’environ 1050 av JC, est l’alphabet authentifié le plus ancien. » Cette affirmation est maintenue en dépit du fait que les exemples les plus anciens ne viennent pas de Phénicie et sont plus anciens que l’existence de la culture phénicienne. Cet usage serait-il commodément et intentionnellement conservé par ceux qui ne veulent pas que Moïse puisse être considéré comme un auteur possible de la Torah ?


« Et fortifiez-vous beaucoup pour garder et pour pratiquer tout ce qui est écrit dans le livre de la loi de Moïse, afin de ne vous en écarter ni à droite ni à gauche. »

Josué 23 :6

Alors, l’alphabet Hébreu a-t-il été développé depuis le Phénicien ou bien est-ce l’inverse ? Les formes les plus anciennes d’alphabet (Proto-Sinaïtique et Proto-Cananéen) peuvent-elles être aussi simplement considérées comme « Proto-Hébreu » et cette forme primitive d’alphabet peut-elle être le véritable » premier alphabet du monde » ? Cette forme la plus ancienne d’Hébreu peut-elle s’être répandue à travers la région et être devenue ce qui est maintenant connu comme le Phénicien ou Paleo-Hébreu ?

Le courant majoritaire des chercheurs ne va pas dans ce sens, s’appuyant sur l’idée que la seule chose que l’on peut affirmer avec certitude c’est que ces écritures alphabétiques sont sémitiques et que l’Hébreu n’est que l’une des variétés des nombreux langages sémitiques en usage à cette époque.

Cependant, en 1999 John et Deborah Darnell firent une découverte passionnante qui relança le débat dans un lieu appelé Wadi el-Hol en Moyenne Egypte . Il s’agit d’inscriptions alphabétiques qui apparaissent comme un système hybride entre symboles hiéroglyphiques et symboles alphabétiques. Une fois de plus est confirmée l’idée du passage direct des hiéroglyphes aux écritures sémitiques. La surprise de cette découverte vient du fait que ces écritures datent de la 12ème dynastie qui, en termes conventionnels, correspondent aux alentours de 1850 av JC.

Un dessin de l’une des plus anciennes inscriptions alphabétiques du monde provenant de Wadi El-Hol en Egypte et daté du Moyen Empire (18ème Dynastie) aux alentours de l’époque de Joseph. – Bruce Zuckerman en collaboration avec Lynn Swartz Dodd – Pots and Alphabets: Refractions of Reflections on Typological Method (MAARAV, A Journal for the Study of the Northwest Semitic Languages and Literatures, Vol. 10, p. 89) (Wikimedia Commons)

Ces faits incontestables encouragèrent davantage de savants à revenir à l’idée que ces écrits anciens étaient liés au séjour des Israélites en Egypte. L’égyptologue David Rohl a d’ailleurs émis la théorie que l’élément décisif a pu venir de Joseph pendant sa période de pouvoir en Egypte et que ce système a pu donc être développé ensuite par Moïse lui permettant ainsi d’écrire ce qui deviendra les cinq premiers livres de la Bible au Mont Sinaï.

Rohl a écrit ce qui suit :

« … il fallait les compétences multilingues d’un Prince d’Egypte Hébreu éduqué pour faire de ces premiers simples graffitis une écriture fonctionnelle, capable de transmettre des idées complexes et un narratif courant. Les Dix Commandements et les Lois de Moïse furent écrites en Proto-Sinaïtique. Le prophète de Yahweh – qui maitrisait à la fois la littérature épique égyptienne et mésopotamienne – n’a pas été seulement le père fondateur du Judaïsme, du Christianisme et, à travers la tradition coranique, de l’Islam, mais aussi le géniteur des écritures alphabétiques Hébraique, Cananéenne, Phénicienne, Grecque et donc de l’alphabet occidental moderne. »
David Rohl (2002) Le testament perdu, page 221.

Cependant, ces assertions n’ont pas modifié la position de la plupart des savants qui considèrent qu’il n’y a pas assez de preuves spécifiques pour déplacer ces écritures alphabétiques anciennes de la catégorie « Sémitique » à celle de « Hébraïque ».

Arrive alors Douglas Petrovitch et ses revendications , il apporte de nouvelles et multiples preuves spécifiques attendues dans ce dossier afin de le réouvrir . Ce qu’il a exactement trouvé et ce que sont quelques-unes des premières réactions seront le sujet de la seconde partie de cet article dans le « Thinker Update » de la semaine prochaine.


Les seconde et troisième parties de cet article seront publiées demain et Dimanche.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gally pour Dreuz.info.

 

https://www.dreuz.info/2021/03/05/de-nouvelles-decouvertes-indiquent-que-lhebreu-fut-le-plus-ancien-alphabet-du-monde-1ere-partie/

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 18:44

Bien avant Christophe Colomb, les Vikings commerçaient avec les Amérindiens d'Amérique du Nord !

Les Vikings commerçaient avec les Amérindiens

Filibert : Le réchauffement climatique médiéval, beaucoup plus fort que ce qui se passe actuellement, permis aux Vikings de s'installer au Groenland (Pays vert et non blanc de glace comme aujourd'hui) et ensuite de visiter l'Amérique du Nord et de commercer sans piller ce continent, contrairement aux Espagnols !
 
Les fibres avaient quelque chose de bizarre. 
Elles ne cadraient pas. 
Patricia Sutherland le repéra tout de suite : elles avaient un aspect étrangement duveteux, d’une grande douceur au toucher.
Ces brins de cordage provenaient d’un village abandonné, à la pointe septentrionale de l’île de Baffin, au Canada. 

Bien au-delà du cercle polaire et au nord de la baie d’Hudson, des chasseurs indigènes s’étaient réchauffés là, il y a quelque 700 ans, en se servant de lampes à huile de phoque. 
Comment étaient-ils arrivés là ?
En 1999, Patricia Sutherland, une archéologue spécialiste de l’Arctique travaillant au musée, glissa les brins sous un microscope et vit que quelqu’un avait tissé les poils courts en un fil doux. 

Pourtant, les hommes préhistoriques de l’île de Baffin n’étaient ni des fileurs ni des tisserands ; ils cousaient leurs vêtements dans du cuir ou de la fourrure.
D’où pouvait bien venir ce fil ? 

Des années plus tôt, alors qu’elle participait à la mise au jour d’une ferme viking au Groenland, Sutherland avait vu ses collègues découvrir des fils similaires sur le plancher d’une salle de tissage. 

 

Avec ses collègues, l’archéologue Patricia Sutherland (en veste orange) met au jour ce qu’elle croit être un avant-poste viking. L’île de Baffin possédait de la tourbe pour construire des huttes et un port pour accueillir les bateaux.
Photographie de David Coventry

 


Elle téléphona à un archéologue au Danemark. 
Quelques semaines plus tard, une spécialiste des textiles vikings l’informa que les brins canadiens étaient en tout point identiques aux fils confectionnés par les femmes scandinaves au Groenland. 
"J’étais totalement abasourdie", se souvient l’archéologue.
Les navigateurs vikings furent les meilleurs explorateurs d’Europe médiévale. 

À bord de solides bateaux en bois – qui suscitent toujours l’admiration–, ils prirent la mer depuis leur Scandinavie natale, en quête de terres, d’or et de richesses.
Au VIIIe siècle, certains partirent en direction de l’Ouest, vers ce qui est aujourd’hui l’Écosse, l’Angleterre et l’Irlande. Beaucoup choisirent de s’implanter à l’étranger. 

Dès le IXe siècle, des marchands vikings poussèrent vers l’Est et fondèrent des villes le long des grandes routes commerciales d’Eurasie, négociant les plus beaux produits du Vieux Monde : verrerie de la vallée du Rhin, argent du Moyen-Orient, coquillages de la mer Rouge, soie de Chine.
Les plus intrépides s’enfoncèrent plus à l’Ouest, dans les eaux brumeuses de l’Atlantique Nord. 

En Islande et au Groenland, les colons vikings établirent non sans peine des campements agricoles. 

 


 

Aux environs de 989-1020 apr. J.-C., des marins vikings – peut-être quatre-vingt-dix hommes et femmes au total – abordèrent les rivages de Terre-Neuve. 
Ils y construisirent trois robustes salles communes et de multiples huttes en tourbe réservées au tissage, à la ferronnerie et à la réparation des bateaux.
Dans les années 1960, un aventurier norvégien, Helge Ingstad, et sa femme archéologue, Anne Stine Ingstad, mirent au jour cet ancien camp de base à un endroit dénommé L’Anse aux Meadows.
Plus tard, des archéologues canadiens trouvèrent des rivets en fer et d’autres objets provenant sans doute du naufrage d’un navire viking au large de la côte de l’île d’Ellesmere. 

Mais, dans les années qui suivirent, bien peu de traces de la légendaire exploration du Nouveau Monde par les Vikings furent retrouvées – du moins jusqu’à l’arrivée de Patricia Sutherland. 
Les habitants de la zone y avaient bâti un village, sur un site portant aujourd’hui le nom de Nanook.
En 1999, sa découverte sur les brins de cordage l’incita à retourner dans les entrepôts du Musée canadien des civilisations.
Elle commença par s’intéresser aux objets que d’autres archéologues avaient exhumés de campements de chasseurs arctiques. 

Les Dorsets (leur appellation actuelle) sillonnèrent la côte orientale de l’Arctique pendant environ 2000 ans, jusqu’à leur mystérieuse disparition au XIVe siècle.
En examinant des centaines d’objets probablement dorsets, Sutherland tomba sur d’autres bouts de fils, provenant de quatre grands sites – Nunguvik, la Tanfield Valley, l’île Willows et les îles Avayalik –, éparpillés le long de 2 000 km de littoral, du nord de l’île de Baffin au nord du Labrador. 


 

L’archéologue Pat Sutherland sur l’île de Baffin

 


La scientifique découvrit des fragments de ce qui ressemblait à des bâtons de comptage, utilisés par les Vikings pour enregistrer les transactions commerciales, ainsi que des fuseaux, sans doute destinés au filage des fibres.
Elle remarqua en outre que certains débris de bois comportaient des trous carrés formés par des clous et de possibles taches de rouille. 

Une datation au carbone établit que l’un d’entre eux remontait au XIVe siècle, soit vers la fin de l’époque scandinave au Groenland.
Plus Sutherland passait au crible les anciennes collections dorsets et plus elle recueillait d’indices que les Vikings avaient abordé ces rivages. 

En examinant les outils en pierre, elle identifia près de trente pierres à aiguiser scandinaves, un ustensile de base des Vikings.
Elle trouva aussi plusieurs sculptures dorsets semblant figurer des visages européens, avec de longs nez, des sourcils proéminents et peut-être des barbes.
Tous ces objets plaidaient en faveur de la thèse d’un contact amical entre chasseurs dorsets et marins vikings.
Les commerçants vikings souhaitaient satisfaire le goût européen pour les belles marchandises du Grand Nord. 

Chaque printemps, des villageois de l’ouest et de l’est du Groenland remontaient vers le nord pour gagner une riche zone de chasse côtière appelée Nordsetur.
Campant le long du littoral, ces Groenlandais médiévaux traquaient le morse et autre gibier de l’Arctique, remplissant leurs bateaux de peaux, de fourrures, d’ivoire et même d’oursons polaires vivants destinés au commerce étranger.
Les navigateurs vikings qui explorèrent la côte de l’Amérique du Nord il y a un millier d’années étaient probablement à la recherche de partenaires commerciaux. 

À Terre-Neuve, région qu’ils appelaient Vinland, les nouveaux venus reçurent un accueil hostile.
Les aborigènes y étaient bien armés et considéraient ces étrangers comme des intrus sur leur territoire. 

Mais, dans le Helluland, les petits groupes nomades de chasseurs dorsets purent saisir l’intérêt de ces visiteurs et leur dérouler le tapis rouge.
Pendant des siècles, ils avaient troqué du cuivre et autres produits rares avec leurs voisins aborigènes. 

"Peut-être ont-ils été les véritables entrepreneurs de l’Arctique", avance Sutherland.
N’ayant pas grand-chose à craindre des autochtones, les navigateurs vikings construisirent manifestement un camp saisonnier dans la Tanfield Valley, peut-être aussi bien pour chasser que pour commercer.
La zone abondait en renards arctiques, et les étrangers auraient eu deux articles hautement désirables à proposer aux chasseurs dorsets contre leurs fourrures : du bois de rechange que l’on pouvait tailler et de petits morceaux de métal pouvant être aiguisés pour faire des lames.
Des indices archéologiques laissent supposer que des familles dorsets avaient préparé des peaux d’animaux alors qu’elles campaient à proximité de l’avant-poste viking.
Mais il reste beaucoup à faire. 

Seule une petite fraction de la Valley de Tanfield a été inspectée et les remarquables découvertes de Sutherland – de nouvelles preuves de contacts amicaux entre navigateurs vikings et autochtones nord-américains, et la mise au jour de ce qui est sans doute le premier commerce européen de fourrures dans les Amériques – ont suscité une vive controverse parmi un grand nombre de ses collègues.
L’archéologie réside dans l’interprétation de vestiges matériels. 

Comme avec la découverte de L’Anse aux Meadows des décennies plus tôt, la lutte pour l’acceptation de ces hypothèses sera longue et difficile. 
Mais Sutherland est bien décidée à prouver aux sceptiques qu’ils ont tort.
Sutherland se remet à creuser. 

"Il y a encore une foule de choses à découvrir ici, dit-elle en souriant. Et nous allons les trouver."

 

Extrait et source de : https://www.nationalgeographic.fr / https://riseofthewest.wordpress.com/
https://www.laterredufutur.com/accueil/quand-les-vikings-commercaient-avec-les-amerindiens/

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 16:42

Les Scientifiques découvrent que la Grande Pyramide de Gizeh, en Égypte, focalise l'Énergie Électromagnétique !

La Pyramide de Gizeh focalise l'Énergie ?
Filibert : Ces études corroborent les découvertes réalisées sur la grande pyramide de Bosnie où il avait été mesuré une émission d'un important faisceau d'ondes à son sommet, comme si elle était un phare cosmique repérable de l'espace très lointain et il avait été émis qu'à l'intérieur il y avait aussi des pouvoirs de guérison important avec aussi la présence d'eau très dynamisée ! 
 
De nouvelles preuves ont été découvertes que la Grande Pyramide de Gizeh, l’une des structures anciennes les plus étonnantes à la surface – bien qu’il s’agisse d’une tombe – n’était pas un lieu de repos pour un pharaon.
 
Une équipe de chercheurs allemands et russes a découvert que la Grande Pyramide de Gizeh concentre l’énergie électromagnétique dans ses chambres et concentre l’énergie électromagnétique dans sa partie inférieure, située sous la surface.
Les chercheurs se sont intéressés par la façon dont la Grande Pyramide de Gizeh interagirait avec les ondes électromagnétiques d’une longueur proportionnelle ou, en d’autres termes, de longueur de résonance, explique un article d’Eureka Alert.
L’étude a été publiée dans le Journal of Applied Physics.
Dans une déclaration, l’Université ITMO, en Russie, a écrit : "Alors que les pyramides égyptiennes sont entourées de nombreux mythes et légendes, nous avons peu d’informations scientifiquement fiables sur leurs propriétés physiques. 
Il s’avère que cette information est parfois plus étonnante que n’importe quelle fiction."


 
Les scientifiques découvrent que la grande pyramide de Gizeh concentre l’énergie électromagnétique.
Le Dr. Sc. Andrey Evlyukhin, superviseur scientifique et coordinateur de l’étude révolutionnaire a écrit : "Les pyramides égyptiennes ont toujours attiré une grande attention. 
Nous, en tant que scientifiques, nous nous intéressions à eux aussi, alors nous avons décidé de considérer la Grande Pyramide comme une particule dissipant les ondes radio résonnante."
"En raison du manque d’informations sur les propriétés physiques de la pyramide, nous avons dû utiliser certaines hypothèses. 
Par exemple, nous avons supposé qu’il n’y a pas de cavités inconnues à l’intérieur, et que le matériau de construction ayant les propriétés d’une pierre calcaire ordinaire est réparti uniformément dans et hors de la pyramide. 
Avec ces hypothèses, nous avons obtenu des résultats intéressants qui peuvent trouver d’importantes applications pratiques."
Evliujin et des chercheurs de l’Université de Hanovre (Allemagne) ont appliqué plusieurs types de rayonnements électromagnétiques à la pyramide et ont constaté que la construction interagit avec eux.
La pyramide se comporte comme une cavité résonante, comme un résonateur – un dispositif qui oscille à certaines fréquences avec une plus grande amplitude par rapport à d’autres – qui attire et amplifie les ondes radio.
 
Pour comprendre comment la Grande Pyramide interagissait avec les ondes électromagnétiques, les chercheurs ont d’abord estimé comment les résonances (sons prolongés par réflexion ou vibrations) causées par les ondes radio pouvaient être induites, écrit Science Alert.


 

Une analyse multipolaire montre que la Grande Pyramide de Gizeh peut concentrer l’énergie électromagnétique dans ses chambres cachées. 
Les distributions du champ électrique (a)-(e) et du champ magnétique (f)-(j) dans la pyramide et son substrat de support sont montrées sur l’image ci-dessus.
Les scientifiques ont réalisé un modèle de la Grande Pyramide et de sa réponse électromagnétique. 
Ils ont ensuite calculé ce qu’on appelle la section transversale d’extinction, ce qui leur a permis d’estimer comment l’énergie des vagues est dispersée ou absorbée par la pyramide.
 
En utilisant ce que les chercheurs appellent une analyse multipolaire, ils ont découvert que les champs dispersés se concentraient dans les chambres internes de la pyramide ainsi que sous sa surface.
 
 
Une découverte fascinante :
Les calculs effectués par Evliujin et son équipe tiennent compte des espaces vides à l’intérieur de la pyramide et des propriétés du matériau dont elle est faite : les blocs de calcaire.  
Puis ils ont créé un modèle informatique, "tiré" avec les ondes radio, et ont suivi la trajectoire.  
Les chercheurs ont donc découvert que le monument antique interagit avec ces ondes. 
Il accumule son énergie dans la "Chambre du Roi" et la dirige ensuite vers un point situé juste en dessous de sa base, où se trouve la troisième des quatre chambres découvertes jusqu’à présent.
 
Une ancienne machine à énergie ?
La grande pyramide de Gizeh a depuis lors fait l’objet d’études. 
De nombreuses théories ont été avancées dans le passé qui suggèrent que la Pyramide pourrait être une sorte de machine ancienne, actuellement désactivée.
Une théorie controversée suggère qu’étant donné qu’aucune momie n’a jamais été trouvée dans la Grande Pyramide de Gizeh, la structure n’est peut-être pas une tombe. 
Au lieu de cela, c’était peut-être une machine. 
Un appareil puissant dont nous commençons seulement à découvrir les propriétés. 
Beaucoup d’auteurs se sont demandés si la Grande Pyramide de Gizeh a pu agir comme un dispositif qui a aidé à prolonger et à donner une nouvelle vie et un nouveau pouvoir aux monarques égyptiens.
Il est intéressant de noter que des personnages historiques comme Alexandre le Grand, Jules César et Napoléon se sont risqués à passer une nuit à l’intérieur de ce monument où, vraisemblablement, ils ont fait l’expérience d’une nature "mystique".
La nouvelle découverte faite par l’équipe internationale de scientifiques semble mettre plus de preuves sur la table, validant l’hypothèse sur la véritable fonction de la Grande Pyramide comme machine à stocker, concentrer ou canaliser un certain type d’énergie, peut-être la même que celle qui a fait halluciner les leaders historiques susmentionnés dans le passé. 

 
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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 15:45

Le BASE Institute prétend avoir identifié l’une des ancres du navire coulé de St Paul.

L’épave biblique de St Paul « trouvée » au large de Malte avec son ancre sacrée

Des experts affirment avoir découvert une épave biblique et ce qu’ils croient être l’ancre du navire.

Le livre biblique des Actes des apôtres affirme que le bateau de St Paul a fait naufrage au large des côtes de Malte.

Il est dit que saint Paul voyageait avec l’apôtre Luc de Jésus-Christ alors qu’ils étaient en route pour Rome.

St Paul se dirigeait vers le centre de l’Empire romain pour lancer un appel à César lorsque le navire s’est échoué dans une tempête et s’est brisé en morceaux par les vagues.

Les Saintes Écritures relatent de marins désespérés survivant aux eaux agitées qui larguent quatre des ancres des navires en mer.

Les explorateurs du BASE Institute ont affirmé avoir identifié l’une des ancres, et donc l’emplacement réel de l’épave de St Paul.

Le fondateur de BASE et spécialiste biblique Bob Cornuke s’est rendu à Malte où il prétend avoir découvert l’ancre qui lui a survécu.

Il a dit que l’ancre qui a survécu date du premier siècle, et que l’emplacement correspond à la description du livre des Actes.

Cornuke affirme que la baie St Thomas sur la côte sud-est de Malte est l’endroit le plus probable du naufrage de St Paul.

Et l’ancre que BASE revendique sur son site est la cerise sur le gâteau de la découverte, alléguant que les quatre ancres ont été découvertes par quatre plongeurs dans les années 60.

Cornuke a écrit pour BASE qu’une seul des ancres a survécu, les plongeurs ne sachant pas ce qu’ils avaient découvert.

Deux d’entre elles ont été fondues pour devenir des ceintures de plongée, la troisième a été perdue et la quatrième appartient à la veuve de l’un des plongeurs.

Il affirme que des études ont été menées par l’Université de Malte qui a vérifié qu’elle est d’origine romaine.

« Cette ancre pourrait bien être le seul objet mentionné dans le Nouveau Testament qui a été retrouvé et préservé dans notre ère – près de deux mille ans après les faits », a dit Cornuke.

BASE affirme également que d’autres facteurs concernant la baie de St Thomas correspondent à l’histoire de St Paul.

La géographie de la région correspond à la description d’une plage de sable.

Le récif en saillie est large et correspond au texte biblique de l’endroit où « deux mers se rencontrent ».

La profondeur de l’eau correspond également à l’acteur enregistré dans Actes des apôtres, et le long d’une côte qui aurait été utilisée par d’anciens navires.

Actes 27:28 dit que l’eau était profonde de 90 pieds, ce qui, selon Cornuke, correspond exactement à l’endroit où les ancres ont été trouvées.

M. Cornuke a ajouté : « Tous ces facteurs, combinés ensemble, démontrent de façon convaincante non seulement que la baie de Saint-Thomas d’aujourd’hui est le site exact du naufrage de Paul. »

« [Il montre aussi] que les quatre ancres récemment retirées de ces eaux étaient les ancres mêmes mentionnées dans les Actes. »

« Comme pour toute revendication historique, le mieux que nous puissions faire est d’examiner les preuves en termes de probabilité », a-t-il écrit.

« Mais les preuves des ancres de l’épave de Paul sont pratiquement irréfutables. »

Malte entretient une longue tradition liée à saint Paul et l’on pense depuis longtemps que le lieu du naufrage des apôtres était la baie de saint Paul.

De nombreuses études ont été menées au fil des ans, et des recherches ont été effectuées pour trouver des preuves du navire.

Et une autre trouvaille était une ancre d’une tonne jetée au large de la baie de Salina au nord-est de Malte.

Elle portait les inscriptions ISIS et SARAPIS, des noms de dieux égyptiens, suggérant qu’elle venait peut-être du Moyen-Orient.

Saint Paul est l’une des figures centrales du christianisme et une figure importante dans la diffusion précoce du christianisme.

Après son naufrage, il a finalement réussi à obtenir Rome, mais il a été assigné à résidence en attendant son procès.

On pense qu’il serait mort entre 64 et 68 après J.-C.

Selon certains récits, il se serait rendu à Rome sur ordre de l’empereur Néron.

Source: Daily Star, le 15 septembre 2019Traduction par Nouvelordremondial.cc

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 02:41
Le papyrus P.Bas. 2,43 est en possession de l'Université de Bâle depuis plus de 100 ans.

Le papyrus P.Bas. 2,43 est en possession de l'Université de Bâle depuis plus de 100 ans.

Une lettre dans la collection de papyrus de l'université de Bâle décrit les affaires quotidiennes de la famille, et pourtant elle est unique en son genre : Elle fournit des informations précieuses sur le monde des premiers chrétiens de l'Empire romain, qui ne figurent dans aucune autre source historique. La lettre a été datée des années 230 après J.-C. et est donc plus ancienne que toutes les preuves documentaires chrétiennes de l'Égypte romaine connues auparavant. 

Les premiers chrétiens de l'Empire romain sont généralement dépeints comme des excentriques qui se sont retirés du monde et ont été menacés de persécution. Ceci est contré par le contenu de la lettre en papyrus P.Bas. 2.43. La lettre indique qu'au début du troisième siècle, les chrétiens vivaient en dehors des villes de l'arrière-pays égyptien, où ils occupaient des postes de direction politique et se mêlaient à leur environnement païen dans leur vie quotidienne. 

Une famille avec des croyances chrétiennes 

Le papyrus P.Bas. 2,43 est en possession de l'Université de Bâle depuis plus de 100 ans. C'est une lettre d'un homme nommé Arrianus à son frère Paulus. Le document se distingue de la masse des lettres conservées de l'Égypte gréco-romaine par sa formule de salutation finale : Après avoir raconté des histoires familiales quotidiennes et demandé la meilleure sauce de poisson en souvenir, l'auteur de la lettre utilise la dernière ligne pour exprimer son souhait que son frère prospère "dans le Seigneur". L'auteur utilise la forme abrégée de la phrase chrétienne "Je prie pour que vous vous en sortiez bien 'dans le Seigneur' ". 

"L'utilisation de cette abréviation - connue sous le nom de nomen sacrum dans ce contexte - ne laisse aucun doute sur les croyances chrétiennes de l'écrivain ", explique Sabine Huebner, professeur d'histoire ancienne à l'Université de Bâle. "C'est une formule exclusivement chrétienne que nous connaissons des manuscrits du Nouveau Testament." 

Le nom du frère est également révélateur, dit le professeur Huebner : "Paulus était un nom extrêmement rare à l'époque, et nous pouvons en déduire que les parents mentionnés dans la lettre étaient chrétiens et avaient nommé leur fils par le nom de l'apôtre dès l'an 200 après Jésus Christ". 

 

P.Bas. 2.43
© University of Basel
Indice principal : l'auteur utilise la forme abrégée de la phrase chrétienne "Je prie pour que vous vous en sortiez bien 'dans le Seigneur' ".

Détermination de la date et de l'origine 

Grâce à des recherches prosopographiques approfondies, Huebner a pu faire remonter le papyrus aux années 230 de notre ère. Cela fait que la lettre a au moins 40 à 50 ans de plus que toutes les autres lettres documentaires chrétiennes connues dans le monde. Il fournit également des détails importants sur le contexte social de cette famille chrétienne primitive : Arrianus et son frère Paulus étaient de jeunes fils éduqués de l'élite locale, propriétaires terriens et fonctionnaires. 

L'emplacement du papyrus a également été reconstitué avec succès : Elle provient du village de Theadelphia au centre de l'Egypte et appartient aux célèbres archives Heroninus, les plus grandes archives de papyrus de l'époque romaine. 

La 
lettre en papyrus est au cœur de la nouvelle monographie de Huebner, Papyri et le monde social du Nouveau Testament. Son livre s'adresse à un large public et montre que le papyrus d'Égypte gréco-romaine peut contribuer à illustrer la vie sociale, politique et économique des premiers chrétiens. En outre, tous les papyrus de Bâle seront publiés cette année dans une première édition dans les suppléments de l'Archiv für Papyrusforschung. La publication numérique est parue en juin 2019 sur la base de données internationale Papyri.info

La Collection Papyrus de Bâle 

En 1900, l'Université de Bâle fut l'une des premières universités germanophones et la première en Suisse alémanique à se procurer une collection de papyrus. A cette époque, la papyrologie était en plein essor - les gens espéraient en savoir plus sur le développement de la chrétienté primitive et redécouvrir les œuvres d'auteurs anciens que l'on croyait perdus. L'Association des musées bénévoles de Bâle a mis à disposition 500 Francs suisses pour l'achat du papyri, un montant équivalent à environ 5'000 Francs suisses aujourd'hui. 

La collection bâloise contient 65 documents en cinq langues des époques ptolémaïque et romaine et de l'Antiquité tardive. La plus grande partie de la collection est constituée de papyrus documentaires, qui sont principalement d'intérêt historique social, culturel et religieux, car ils témoignent de la vie quotidienne des gens ordinaires il y a 2 000 ans. La plupart des papyrus de Bâle n'ont pas été publiés et sont restés largement ignorés par la recherche jusqu'à présent. Le projet éditorial de trois ans dirigé par le professeur Huebner a été financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique et réalisé en collaboration avec le Digital Humanities Lab de l'Université de Bâle.

Pour en savoir plus 

Le mystère du papyrus de Bâle résolu 

Plus d'informations : Sabine Huebner Papyri et le monde social du Nouveau Testament, Cambridge University Press, Cambridge 2019, 214 Seiten. 
DOI : 10.1017/9781108556453, https://www.cambridge.org/core/books/papyri-and-the-social-world-of-the-new-testament/38192403A6916DC7E5FB058F521436EB 

Fourni par l'Université de Bâle


Traduction Sott.net - Source : University of Basel, Phys.org

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 20:40

Des ARCHÉOLOGUES ont fait une découverte majeure en Israël qui suggère que l’histoire de la Bible est VRAIE.

Découverte : d’anciens artefacts retrouvés prouvent que la Bible est VRAIE

Des experts ont fait deux rares découvertes de sceaux dans la ville de David qui appartenaient à des personnes mentionnées dans les Saintes Écritures. Les découvertes remontent entre le VIe et le VIIe siècle avant J.-C. dans une région établie par le roi David lorsqu’il a établi sa capitale il y a environ 3000 ans. L’un des sceaux est une “bulle” d’argile qui était utilisée par les riches pour signer et sceller les lettres.

La première bulle en question porte les inscriptions “(appartenant) à Nathan-Melech, Serviteur du Roi”, un nom mentionné dans la Bible en tant que fonctionnaire à la cour du roi Josias.

Selon le passage de 2 Rois 23:10, le roi Josias a rétabli la connexion d’Israël avec Dieu et détruit les idoles païennes de la nation.

Le Dr Anat Mendel-Geberovich de l’Université hébraïque de Jérusalem a dit : “La question à un million de dollars est : est-ce que je tiens dans ma main la marque de sceau du même Natan-Melech qui a été mentionné dans la Bible ?”

“Eh bien, je ne peux jamais le dire avec certitude, mais ce que je peux dire, c’est qu’il y a un chevauchement de trois choses : D’abord le nom Natan-Melech qui est rare.”

“Deuxièmement, la période dont nous parlons, le milieu du VIIe siècle avant notre ère – le roi Josias – et troisièmement, le fait que nous avons le titre de chambellan. Donc Natan-Melech était quelqu’un qui était proche du roi.”

Un autre sceau vieux de 2 600 ans sur lequel est gravé “Ikar, fils de Matanyahou”, a également été trouvé.

Le Dr Mendel-Geberovich a dit : “Le nom Matanyahou apparaît à la fois dans la Bible et sur les marques de sceaux et sceaux supplémentaires déjà exhumés.”

“Cependant, c’est la première référence au nom ‘Ikar’, qui était inconnu jusqu’à aujourd’hui.”

Le professeur Yuval Gadot de l’Université de Tel Aviv et le Dr Yiftah Shalev de l’Autorité des Antiquités d’Israël ont déclaré dans une déclaration commune : “La découverte de ces deux artefacts dans un contexte archéologique clair et datable est très passionnante, car nombre des sceaux et marques de sceaux bien connus ne proviennent pas de fouilles archéologiques organisées mais plutôt du commerce des antiquités.”

“Ils rejoignent les sceaux et marques de sceaux portant des noms écrits en écriture hébraïque ancienne, qui ont été trouvés dans les différentes fouilles qui ont été menées dans la ville de David jusqu’à nos jours.”

“Ces artefacts témoignent du système d’administration très développé du royaume de Juda et ajoutent beaucoup d’informations à notre compréhension du statut économique de Jérusalem et de son système administratif pendant la période du Premier Temple, ainsi que des informations personnelles sur les fonctionnaires et administrateurs les plus proches du roi qui ont vécu et travaillé dans la ville”.

Source: Express.co.uk, le 2 avril 2019Traduction Nouvelordremondial.cc

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21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 13:34
La science est parvenue à prouver la véracité de l’Exode biblique

Récemment, des chercheurs ont découvert une preuve irréfutable que l’Exode, tel que raconté dans la Bible, s’est réellement produit. C’est une avancée scientifique dans la datation au radiocarbone qui a permit à cette conclusion sensationnelle.

Cette célèbre épopée est décrite en détails dans le Livre de l’Exode, le Lévitique, le Livre des Nombres et le Deutéronome. Elle raconte l’histoire de Moïse libérant les Israélites de l’esclavage du Pharaon en Égypte.

La légende biblique raconte la manière dont il les a conduit à travers le désert, avant de traverser le Jourdain et pénétrer dans la terre promise de Canaan.

Cependant, la preuve de cette migration épique a toujours échappé aux archéologues, désireux de prouver certains des aspects les plus incroyables de la Bible.

Mais une étude réalisée par l’Université de l’Arizona à l’aide de la datation au radiocarbone à haute résolution pourrait fournir une preuve que l’Exode a effectivement eu lieu.

Les experts disent, aujourd’hui, que l’éruption volcanique de Thera situé sur l’île de Santorin – qui, selon les archéologues, a eu lieu au 16ème siècle avant JC – s’est en réalité produite environ un siècle plus tôt.

Ceci a été établi après des tests de carbone réalisés sur une branche d’olivier trouvée sous une coulée de lave, selon Breaking News Israel.

Cela signifie que l’éruption coïncide avec le moment où les érudits bibliques pensent que l’Exode a eu lieu.

Cela confirmerait la théorie de l’égyptologue de renommée mondiale, Hans Goedicke, selon laquelle un grand nombre d’événements dans l’Exode peut s’expliquer par l’éruption massive de Thera.

Le savant, décédé en 2015, a affirmé que la séparation de la mer Rouge et son renfermement sur l’armée égyptienne auraient pu être un tsunami causé par Thera.

Ses théories ont ensuite été soutenues par la géologue Barbara J. Sivertsen.

Le Dr Charlotte Pearson, responsable d’étude à l’Université de l’Arizona, était réticente à dire si ses découvertes pourraient aider à dater précisément l’épisode de l’Exode.

S’adressant à Times of Israel, elle a déclaré : « Tout ce que je peux dire, c’est que la poursuite des travaux visant à améliorer les cadres chronologiques est essentielle pour l’étude des civilisations du passé. »

« Aucune gamme radiocarbone calibrée définitive pour l’éruption de Thera n’est actuellement possible, mais la position modifiée du plateau du 14C indique que l’amélioration de l’étalonnage a beaucoup à offrir comme une synchronisation chronologique des chronologies humaine et environnementale au cours de cette période », a-t-elle ajouté.

Source: Daily Star, le 5 février 2019Traduction Activité Paranormale

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 13:57
La Mésopotamie antique était une vaste région de l’Asie occidentale qui est devenue connue comme le «berceau de la civilisation» en raison du nombre considérable de réalisations accomplies par la culture.
Magie mésopotamienne: d’anciennes tablettes révèlent un monde de sorcières, de sorciers et d’exorcistes

L’agriculture, l’élevage et la domestication s’y sont développés il y a 8 000 ans. En 3000 avant JC, ils avaient créé les plus anciennes villes connues du monde et inventé la roue.

Et avec leurs solutions avancées aux besoins pratiques d’une société, régnaient des traditions sophistiquées de rituels occultes et de sorcellerie, qui sont clairement documentées dans les tablettes de Maqlú.

Un registre riche

 

Les centaines de milliers de tablettes d’argile portant l’inscription cunéiforme , l’une des premières écritures, qu’elles ont laissées, permettent de mieux comprendre la civilisation mésopotamienne. Lorsque les archéologues ont déchiffré cunéiforme au milieu du 19e siècle, cela signifiait que des textes tels que l’ épopée de Gilgamesh pouvaient enfin être consultés et appréciés.

L’incantation de Gula. L’écriture sur cette tablette demande à Gula et à Marduk (identifiés par son nom sumérien, Asalluhi) d’aider à guérir un patient qui aurait été attaqué par un fantôme. ( Le Metropolitan Museum of Art )

Les mésopotamiens étaient prolifiques dans leur écriture et, avec l’épopée de Gilgamesh, la bibliothèque d’Asurbanipal contient également des tablettes détaillant les campagnes militaires, des traités, des récits détaillés du règne d’un monarque, l’ Enûma Eliš (mythe de la création babylonienne) et astronomique. observations. Les tablettes trouvées ailleurs traitent de codes de lois, de cartes, de manuels médicaux, de conflits commerciaux et domestiques et de correspondances diplomatiques.

Les textes aident à comprendre la culture et la société mésopotamiennes, mais parmi des milliers d’inscriptions relativement banales, certaines se détachent et soulignent les aspects les plus inhabituels de la vie dans la Mésopotamie ancienne.

 

Qu’est-ce que le Maqlú?

Maqlú, qui signifie «brûler», est une œuvre composée d’environ 700 ans av. JC.

Il décrit en détail une cérémonie censée contrecarrer et chasser la magie perverse, protéger la cible de la mauvaise magie et affaiblir la personne qui était responsable de lancer le sort ou la malédiction maléfique.

Les huit premières tablettes comportent près de 100 incantations et la neuvième donne des instructions pour le rituel. C’est un travail destiné à aider un exorciste et son patient

Cylindre Assyrien illustrant un exorcisme. (Wellcome Images / CC BY 4.0 )

Les tablettes de Maqlú donnent des instructions détaillées pour graver une figurine représentant la sorcière afin de dissiper les effets de leur magie, et c’est ce rituel qui donne son nom à l’inscription.

Pour qu’un texte tel que Maqlú ait été créé, la société mésopotamienne avait besoin d’un guide comme celui-ci. Qu’est-ce que Maqlú peut nous dire sur la sorcellerie dans l’ancienne Mésopotamie?

La pratique de la sorcellerie mésopotamienne

L’un des principaux aspects de la sorcellerie mis en avant par Maqlú est l’anonymat de la sorcière.

Il est intéressant de noter que la cérémonie n’a pas pour but de découvrir qui a pratiqué la sorcellerie et fait du tort au patient; il a plutôt choisi de remplacer la sorcière par une effigie sans nom et espère que les dieux sauront qui est la cible.

Nous pouvons également apprendre beaucoup du fait que pour contrer la magie maléfique, une cérémonie magique a été entreprise par un exorciste.

Maqlú, ainsi que plusieurs autres textes mésopotamiens, brossent un tableau d’une société dans laquelle la magie était pratiquée à la fois légitimement et ouvertement, de manière illégitime et malveillante.

Fragment de talisman utilisé pour exorciser les malades, époque assyrienne. (Rama / CC BY SA 2.0 )

Il est sous-entendu que la magie perverse a fonctionné lorsque les pratiquants ont trompé les Dieux en leur faisant croire qu’ils répondaient à un besoin réel.

Le rituel de Maqlú était censé fonctionner en révélant la supercherie aux dieux afin qu’ils inversent ce qu’ils avaient fait pour aider le méchant. Mais nous pouvons aussi construire l’image d’une société dans laquelle la «bonne» magie faisait partie de la vie de tous les jours pour de nombreuses personnes.

 

Présages mésopotamiens

L’akkadien était la langue de la Mésopotamie ancienne. Bien que plusieurs cultures anciennes aient utilisé le cunéiforme pendant plusieurs millénaires, on estime que 30% des inscriptions cunéiformes akkadiennes encore en vie concernent la sorcellerie et le surnaturel.

Beaucoup ne sont pas de la sorcellerie comme nous pourrions le penser aujourd’hui sous forme de sortilèges et de rituels magiques, mais des choses entourant l’inconnu.

Tablette cunéiforme: fragment d’un présage de foie. ( Metropolitan Museum of Art )

Bien que la Mésopotamie ait été remarquablement avancée à de nombreux égards, des choses telles que les corps célestes et les phénomènes naturels imprévisibles n’étaient pas entièrement comprises. Ces choses étaient souvent considérées comme un moyen d’essayer de prédire et d’éviter les événements négatifs et bon nombre des inscriptions subsistantes sont des tentatives très détaillées d’énumérer les présages et d’éviter les catastrophes.

Enuma Anu Enlil est un texte mystique remarquable, qui contient des détails sur 7 000 présages célestes se rapportant spécifiquement au roi et à l’État. Le roi recevait régulièrement des mises à jour et des rapports sur les prédictions de ses érudits personnels, chargés de déchiffrer les prémonitions.

Bol à incantation en céramique de la période sasanienne, 6-7ème siècle après JC. ( Panneaux à Eden )

La Šumma ālu ina mēlê šakin, composée de 120 tablettes d’argile et de plus de 10 000 mauvais présages, est un autre ensemble de présages liés au fait qu’il y a trop de personnes d’un même type à un moment donné. Peut-être qu’aujourd’hui, ces présages particuliers seraient davantage perçus comme relevant du sens commun que de l’ésotérisme.

Le Šumma izbu est l’un des ensembles de présages les plus inhabituels. Ce sont des présages qui sont liés aux naissances humaines déformées et aux naissances d’animaux bizarres tels que les animaux conjoints. Elles n’étaient pas toujours négatives et étaient souvent liées au côté du corps auquel la déformation était liée – une déformation du côté droit était mauvaise, mais à gauche, elle aurait pu être considérée comme chanceuse.

 

Magiciens professionnels

Bien que beaucoup de gens aient cru ou même pratiqué la magie rudimentaire, il y avait aussi des magiciens professionnels dans l’ancienne Mésopotamie.

Ces magiciens professionnels auraient été des spécialistes dans un domaine particulier de la magie. Certains auraient été des spécialistes de la divination, alors que d’autres auraient été des exorcistes professionnels.

Comme dans d’autres sociétés anciennes, beaucoup de ceux qui travaillaient dans un domaine qui n’était pas complètement compris étaient considérés comme des magiciens; ainsi scientifiques, médecins et astronomes ont été placés à côté de mystiques et d’exorcistes.

Apkallu figure un homme avec une capuche en peau de poisson. Au cours de la période néo-assyrienne, les praticiens de la magie protégeaient les espaces intérieurs des bâtiments en déposant un assemblage de figurines sous le sol de la pièce. Cet artefact a probablement rempli cette fonction. ( Metropolitan Museum of Art )

Il était également possible de se spécialiser dans ces domaines. Un groupe de mystiques spécialisés dans une forme particulière de divination étaient les bārû, qui faisaient des prédictions basées sur la lecture du foie des animaux sacrificiels.

 

Preuve de magie au quotidien

Il y a une tablette qui fournit des preuves de la sorcellerie quotidienne, énumérant les types de pierres et leurs associations magiques afin que l’utilisateur sache quel type de pierre porter pour attirer ou dissiper des dieux et des déesses particuliers.

Tablette cunéiforme avec une liste de pierres magiques. ( Metropolitan Museum of Art )

Une preuve supplémentaire de la croyance et de la pratique quotidiennes en la sorcellerie est visible dans une pléthore d’artefacts survivants.

Des figurines en argile représentant des dieux, des animaux et des créatures mystiques ont été retrouvées dans des maisons de toute la Mésopotamie et étaient souvent dissimulées dans des zones de la maison qui auraient pu être considérées comme sujettes à l’accès par des esprits et des démons.

Et tout comme une représentation d’une sorcière maléfique pourrait être utilisée pour repousser sa magie dans un exorcisme, il est prouvé que les femmes enceintes portaient des pendentifs avec des représentations de la démone Lamashtu , connue pour avoir attaqué des femmes enceintes et des nourrissons, dans le but de protéger son esprit et fournir une forme portable de protection contre elle.

Amulette avec un démon Lamashtu. ( Metropolitan Museum of Art )

Lorsque le cunéiforme a été décodé pour la première fois au milieu du XIXe siècle, il a été possible d’accéder pour la première fois à des centaines de milliers de textes. Il a dû être surprenant d’apprendre que les habitants de l’ancienne Mésopotamie étaient si avancés et avaient fait tant de découvertes importantes.

Ce doit aussi être une juxtaposition majeure qu’une société qui a fait tant de sauts logiques et intellectuels croirait aussi si largement en la magie, perçue aujourd’hui par beaucoup comme irrationnelle.

Mais peut-être que la croyance mésopotamienne en la magie devrait plutôt être considérée comme une preuve supplémentaire de leur rationalité et de leur intelligence.

L’exorcisme rituel décrit à Maqlú est peut-être facile à se moquer aujourd’hui, mais il procure réconfort et réconfort à la victime. Peut-être plus important encore, il a dissipé et puni la sorcière de manière anonyme, évitant ainsi toute chasse publique aux sorcières – ce qui aurait abouti à la violence et à la confrontation.

Par Sarah P Young
Références

Abush, T. 2016. La cérémonie magique ‘Maql ú’: une édition critique. Disponible à l’adresse : https://books.google.no/books?id=mae8CgAAQBAJ&pg=PR8&lpg=PR8&dq=Maql%C3%BB&source=bl&ots=FQ00U-S8EK&sig=ACfU3U0co9LFW0gxbOJVP9oG-BtGZJ_8hw&hl=en&sa=X&ved=2ahUKEwi2zN79m7LgAhWtwcQBHcX6Agw4ChDoATAEegQIBRAB#v=onepage&q=Maql % C3% BB & f = false

Boardman, J et al. 1991. Les empires assyrien et babylonien et autres États du Proche-Orient, du VIIIe au VIe siècle av.la presse de l’Universite de Cambridge

Musée anglais. Date inconnue. K.2950. Disponible à: https://www.britishmuseum.org/research/collection_online/collection_object_details.aspx?objectId=310494&partId=1&images=true

Ciraolo, L et Seidel, J. 2002. Magie et divination dans le monde antique.Brill Publishing

Farber, W in Sasson, J. 1983. Sorcellerie, magie, divination dans la Mésopotamie ancienne. Disponible à l’adresse: https: //educatoroutreach.uchicago.edu/sites/k12outreach.uchicago.edu/fil …

Hunger, H. 2017. Archives de l’État d’Assyrie, Rapports astrologiques sur les rois assyriens, vol 8. Eisenbrauns (réimpression de l’édition de 1992).

King, L. 1896. Magie et sorcellerie babyloniennes.Luzac et Cie

Musée Met. Date inconnue. Tablette cunéiforme: Liste des pierres magiques . Disponible à: https://www.metmuseum.org/toah/works-of-art/86.11.64/

Pallis, SA 1951. Début de l’exploration en Mésopotamie.Det Kongelige Danske Videnskabernes Selskab. Dan.Hist.Filol.Medd 33, no.6

Stökl, J. 2012. Les prophètes dans le Proche-Orient ancien.

https://www.ancient-origins.net/history-ancient-traditions/mesopotamian-witchcraft-0011494

Traduction Google

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