Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 01:52
Ne consultez pas une vieille encyclopédie, vous pourriez apprendre qui a volé la Palestine à qui

Les pro-palestiniens ont grand intérêt à ce que personne ne découvre le drapeau de la Palestine de 1939 : en son centre, figure une belle étoile de David.

 

Palestine
In Larousse 1939

 

Comment expliquer sa présence si Israël est un colonisateur ? Un pays ne peut pas être le colonisateur de sa propre terre !

Des gens comme Pascal Boniface affirment que cette terre a toujours été palestinienne : les Palestiniens auraient adopté l’étoile de David monsieur Boniface ?

Ce drapeau figure dans le Larousse de 1939. L’histoire de la région n’avait pas été revisitée.

10372785_10152819603522427_7687114547635394807_n

Et justement, cette région, la Palestine, à qui appartient-elle vraiment ?

Le Larousse de 1925 apporte la réponse – ne lisez pas si vous êtes pro-palestinien, anti-sioniste, et si vous approuvez les sanctions contre Israël pour qu’il cesse la « colonisation ».

Larousse dit que « la Palestine est un Etat juif sous le mandat de l’Angleterre, avec pour capitale Jérusalem. »

Capitale Jérusalem ? Diantre ! Et Edwy Plenel qui accuse les juifs de « judaïser Jérusalem ». Le patron de Médiapart mentirait ?

Palestine Larousse 1925 - 2

Larousse 1925 :

PALESTINE, contrée de la Syrie, entre la Phénicie au N., la mer Morte au S., la Méditerranée à l’O., et le désert de Syrie à l’E., arrosée par le Jourdain. C’est une bande de terre étroite, resserrée entre la mer le Liban, et parcourue par le Jourdain, qui s’y jette dans la mer Morte. Elle est appelé aussi, dans l’Ecriture sainte, Terre de Chanaan, Terre promise et Judée. C’est aujourd’hui un Etat juif sous le mandat de l’Angleterre ; 770.000 h. cap. Jérusalem.

 

Palestine Larousse 1925

Entre le début du moyen âge et 1920, la Palestine a suivi le sort du reste de la Syrie. Les accord franco-anglais de mai 1916, ratifiés par le traité de Lausanne de 1923, l’ont placée sous le mandat britannique et, après l’avoir conquise sur les Germano-Turcs en 1917-1918, les Anglais travaillent à y fonder un « foyer juif ».

Où est mentionné le peuple palestinien ? Où est-il indiqué qu’ils sont les occupants de cette terre ? Existaient-ils seulement ? Pas en 1925 en tous cas…

Larousse-1925

 

Ne consultez pas une vieille encyclopédie, vous pourriez apprendre que les arabes palestiniens qui réclament aujourd’hui la terre et Jérusalem les ont volé aux Juifs, et non l’inverse.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Source

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 19:44
J’ai tiré sur JFK depuis la butte herbeuse : l’homme de main de la mafia prétend être la pièce manquante du dossier de l’assassinat

Un homme de main de la mafia qui prétend avoir tiré le projectile qui a tué le président US John F. Kennedy doit sortir de prison au printemps prochain après 36 années passées en détention.

James Files affirme avoir tiré sur JFK

James Files affirme avoir tiré sur JFK

James Files, 72 ans, a été transféré d’une prison de haute sécurité vers une prison au régime moins strict en Illinois en prévision de sa libération.

Ses déclarations extraordinaires dans une interview filmée en prison font sensation sur Internet depuis leur mise en ligne par le réalisateur hollandais Wim Dankbaar.

Maintenant, la CIA et d’autres services de renseignements américains s’attendent à une nouvelle vague de théories conspirationnistes étant donné que Files s’identifie lui-même comme la pièce manquante dans le puzzle du complot contre Kennedy.

JFK-385029

JFK Avant l’assassinat

Point sujet à controverse, il dit qu’il y avait collusion entre la mafia et la CIA pour tuer Kennedy, alors âgé de 46 ans, une déclaration qui devrait l’amener à être convoqué pour témoigner sous serment à Washington.

Cet ancien combattant de la guerre du Vietnam avait appartenu à l’équipe de la CIA qui avait entraîné la milice qui avait effectué le débarquement raté de la Baie des Cochons à Cuba en 1961, dont une conséquence avait été de beaucoup braquer  une bonne partie de la CIA contre le président Kennedy quant il avait appelé à l’arrêt immédiat de l’opération clandestine.

Après avoir été chassé de l’armée, Files rejoignit le Chicago Outfit (la pègre), devenant un des bras droits de Charles « Chuckie » Nicoletti, un tueur à gages homme de confiance du boss de la pègre Sam Giancana.

Files affirme aussi qu’il avait un officier traitant, aujourd’hui décédé, à la CIA.

Files, qui purge une peine de prison pour complicité dans un meurtre mafieux, explique que les gens de la CIA s’étaient sentis trahis au moment de l’épisode de la Baie des Cochons et craignaient que Kennedy dissolve l’agence [la CIA] parce qu’elle était hors contrôle.

Ils ont fait appel au gangster pour exécuter l’assassinat à Dallas le 22 novembre 1963, il y aura 52 ans bientôt.

Files affirme que l’ex soldat des marines marginal Lee Harvey Oswald , 24 ans, faisait équipe avec lui à Dallas où ils s’entraînaient au tir ensemble et où ils avaient reconnu les positions au Dealey Plaza. Oswald travaillait au dépôt des manuels scolaires du Texas.

Lee-Harvey-Oswald-385030

Lee Harvey Oswald

Le matin de l’assassinat, Files dit qu’il a été rejoint par Nicoletti qui s’est placé sur une position de tir avec un autre mafieux, Johnny Rosselli dans le bâtiment administratif de Dallas, près du dépôt de livres scolaires.

Files, tireur en soutien, dit qu’il avait pris position derrière une clôture au sommet de la tristement célèbre butte herbeuse.

Le mercure dans la pointe de la balle meurtrière devait la faire exploser à l’impact.

Ses instructions étaient de viser Kennedy à la tête s’il n’avait pas été touché au moment où le cortège apparaissait dans son champ de vision.

Files a déclaré à Dankbaar : « J’ai fait feu une fois et une fois seulement. M. Nicoletti l’avait touché quand j’ai pressé à mon tour sur la détente. Je l’ai touché, faisant partir sa tête à la renverse. »

Les enquêtes officielles sur l’assassinat ont conclu qu’une seule balle avait été utilisée, tirée par Oswald depuis le dépôt de livres.

Oswald a nié être le meurtrier mais a été tué par le patron de boîte de nuit Jack Ruby avant de pouvoir passer en jugement.

L’auteur britannique Matthew Smith, un expert sur cet assassinat, déclare : « J’ai toujours pensé qu’il y avait deux tireurs sur la butte herbeuse. J’ai la certitude que la CIA était impliquée. »

La voiture présidentielle s'éloignant après l'assassinat

La voiture présidentielle s’éloignant après l’assassinat

Giancana a été tué par balle en 1975 peu avant de devoir témoigner sur la collusion entre la mafia et la CIA pour essayer d’assassiner le leader cubain Fidel Castro.

Il qualifiait la CIA et la Cosa Nostra de deux faces d’une même médaille.

S’exprimant depuis son domicile près d’Amsterdam, M. Dankbaar déclare : « Je me suis entretenu pendant des heures avec James Files.

« Je crois à son histoire. Il a donné un récit très détaillé de ce qui s’est passé et a nommé des gens de la CIA. »

Par James Murray, The Sunday Express (UK) 8 novembre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

source: https://mounadil.wordpress.com/2015/11/08/le-chicago-outfit-la-cia-et-lassassinat-du-president-kennedy/

source anglais : http://www.express.co.uk/news/world/617775/Shot-JFK-grassy-knoll-Mafia-hitman-assassination-interview

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 18:23
Leonhard Euler : le plus grand mathématicien de tous les temps ?
 

Leonhard Euler (1707-1783).

Né à Bâle en 1707, Leonhard Euler se destine d’abord à l’église, avant que des leçons privées avec le mathématicien Jean Bernoulli lui fassent découvrir sa passion pour les mathématiques. Nommé à l’académie de Saint-Pétersbourg à l’âge de 19 ans, il est par la suite recruté à l’Académie de Berlin par Maupertuis. Toutefois Euler et Frédéric le Grand ne s’apprécient guère, et Euler retourne définitivement en 1766 à Saint-Pétersbourg. Le grand institut de mathématiques qui s’y trouve porte son nom : il est considéré comme étant le fondateur de l’école mathématique russe.

 

Doué d’une excellente mémoire et d’un prodigieux talent de calcul mental, Euler est productif jusqu’à son tout dernier jour sur terre. En 1775, pourtant déjà complètement aveugle, il publie avec l’aide de ses scribes en moyenne un article par semaine ! On estime qu’il est l’auteur à lui seul d’un tiers de la production mathématique de son époque. C’est un pionnier dans tous les grands domaines des mathématiques. Il introduit des concepts, développe des méthodes, et sait aussi les rendre utiles : ses contributions en hydrodynamique, mécanique céleste et astronomie, science navale, optique, élasticité, électrostatique, acoustique, ou musique sont toutes marquantes. Il n’est pas étranger à la vulgarisation non plus : son livre Lettres à une princesse d’Allemagne fut un best-seller scientifique pendant près d’un siècle.

 

La célèbre identité d’Euler,   identité d'euler          

, est bien connue des étudiants est bien connue des étudiants de mathématiques. Qualifiée de « formule la plus remarquable des mathématiques » par le prix Nobel de physique Richard Feynman, elle témoigne parfaitement de l’héritage d’Euler. C’est en effet lui-même qui identifie (et nomme, et calcule jusqu’au 23ème chiffre après la virgule) le nombre « e », lui qui définit la fonction exponentielle, et même la notion de fonction en général, et lui qui introduit les notations «  π » (pour le rapport entre la circonférence d’un disque et son diamètre) et « i » pour ce fameux nombre «imaginaire» dont le carré vaut « -1 ».

L’identité d’Euler figure en fait parmi les nombreux théorèmes, formules, règles et méthodes auxquels son nom est attaché. En particulier, les équations qui régissent aussi bien le mouvement des océans que celui de l’atmosphère, c’est à Euler qu’on les doit, dans son mémoire intitulé Principes généraux du mouvement des fluides (1757).

S’il est un autre domaine où il apporta une contribution particulièrement fondatrice, c’est bien le calcul des variations, sujet qui traite des propriétés minimisantes ou maximisantes des courbes. Dans un célèbre ouvrage de 1744, il établit pour la première fois les bases du sujet dans un cadre abstrait, et développe une centaine d’exemples. Il introduit la technique des multiplicateurs pour traiter l’optimisation sous contrainte. Euler proclame en outre le principe de moindre action, l’une des idées les plus audacieuses et fructueuses en science. Ce principe nous permet d’expliquer le monde autour de nous en termes d’optimisation : la forme d’une bulle de savon ou d’une caténaire, l’oscillation d’un pendule, ou encore l’orbite de la Lune autour de la planète, sont ce qu’elles sont parce qu’une certaine quantité est minimisée. Euler lui-même disait : « Rien ne se passe dans l’Univers sans qu’un minimum ou un maximum apparaisse. » Ses idées ont largement inspiré Lagrange (voir la brève à son sujet), et leurs versions modernes sont omniprésentes, par exemple en relativité, en mécanique quantique et en contrôle optimal.

Condorcet disait de lui : «Tous les mathématiciens sont ses disciples.» Une affirmation toujours d’actualité !

 

Brève rédigée par Francis Clarke (Université Lyon 1).

Pour en savoir plus :

Crédit image : Portrait de 1753 par Emanuel Handmann, Wikimedia Commons, domaine public.

Source : http://mpt2013.fr/leonhard-euler-plus-grand-mathematicien-de-tous-les-temps/

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 23:00
 Le tabou absolu : la France a donné un passeport et a fait fuir le mufti de Jérusalem, criminel de guerre nazi

Saviez-vous que la France a accordé un passeport au criminel de guerre nazi leader du monde arabe, le mufti Al Husseini de Jérusalem ? Non vous ne le saviez pas, c’est un des tabous bien gardés de la République.

.

Caché sous le nom de Ma’ruf al Dawalibi, il aurait du être exécuté après la guerre, mais les français l’ont laissé s’échapper de sa prison du Caire.

Haj Amin el Husseini arrive en Irak en 1939. Il est un des leaders de la grande révolte pro-nazie et anti-britannique en mai 1941.

Suite à l’échec de l’insurrection, il fuit vers l’Allemagne, et se joint à l’effort de guerre nazie contre les Alliés.

Il conduit une campagne de propagande contre les alliés et spécialement contre les juifs sur les ondes de la radio allemande, en arabe, appelant les arabes et musulmans à abattre les juifs où qu’ils soient.

En mai 1942, il collabore aux recrutements de musulmans des Balkans pour former la 13e division de montagne de la Waffen SS Handschar.

Au printemps 1943, la première division des Waffen-SS musulmane bosniaque (Handzar) est créée. Elle compte près de 20,000 hommes.

Le Mufti, installé à Berlin en 1941, passera en revue cette unité à de nombreuses reprises en Croatie, en France et à Neuhammer, en Silésie. La division Handzar se rendra tristement célèbre en perpétrant de nombreux crimes de guerre en Yougoslavie : massacres, viols, pillages, et incendies de villages entiers avec leurs habitants.

Voilà les faits.

C’est ce criminel de guerre nazi que les médias français ont préféré ignoré pour cacher le terrible secret.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est retrouvé mercredi accusé de déformer l’histoire par la gauche israélienne – qui ne représente plus rien qu’elle même – et par les antisionistes, après avoir déclaré que c’était le mufti de Jérusalem de l’époque qui avait donné l’idée à Hitler d’exterminer les juifs d’Europe.

Dans un discours prononcé mardi devant le Congrès sioniste à Jérusalem, M. Netanyahu a fait référence à la rencontre, en novembre 1941 en Allemagne, entre Adolf Hitler et le grand mufti de Jérusalem, haut dirigeant musulman de la Palestine alors sous mandat britannique. Les propos du Premier ministre ont enflammé les réseaux sociaux parce que les antisionistes ne supportent pas la vérité – que ce soit sur ce criminel de guerre nazi, le mufti Al Husseini, ou sur n’importe quel autre sujet qui dérange leur narratif tout droit sorti d’Alice au pays des merveilles.

 

Pourtant, un chercheur à l’université Bar-Ilan d’Israël, Edy Cohen, s’est déclaré d’accord avec le premier ministre, au-delà de tout débat politique partisan.

« Netanyahou a résumé ce que le mufti voulait accomplir. Je pense que Hitler et le mufti se sont inspirés mutuellement. On ne peut pas dire qui voulait le plus tuer les juifs. Par contre, il faut souligner que la “solution finale” n’a débuté qu’après sa visite à Berlin. »

Selon Edy Cohen, M. Netanyahou a eu raison de rappeler le rôle du mufti dans les incitations à la violence.

« C’est lui qui a inventé l’idée selon laquelle la mosquée Al-Aqsa était en péril. Il voulait l’aide du monde arabe, de l’argent et des armes, mais ces pays ont hésité. Or le mufti était très intelligent. Il a dit que les juifs voulaient détruire Al-Aqsa pour y construire un troisième temple. Il a été le premier à les accuser de ça. »

Dès la fin 1942, le Reichsführer SS Heinrich Himmler propose à Hitler de former une division SS musulmane en Bosnie-Herzégovine, à l’instigation du grand Mufti de Jérusalem, el-Hadj Amin al-Husseini.

C’est seulement le 10 février 1943 que Hitler donnera son accord quant à la constitution de cette formation de la Waffen-SS.

L’entraînement de cette division aura lieu en France, la troupe étant répartie sur six départements (Puy-de-Dôme, Cantal, Haute-Loire, Aveyron, Lozère et Corrèze) dans le Massif Central.

De mars à septembre 1944, la Handschar mène des opérations contre les partisans, durant lesquelles elle commet de nombreuses atrocités.

Autre témoignage et de poids qui vient confirmer les propos du premier ministre israélien : Efraim Zuroff, du centre Simon Wiesenthal :

« Il ne fait aucun doute que le mufti était un partisan zélé du Troisième Reich et qu’il espérait que les nazis mettent en œuvre la solution finale sur la Terre d’Israël, mais Hitler n’a pas besoin de convaincre le mufti ou quelqu’un d’autre pour lancer l’anéantissement des Juifs d’Europe ».

Les dirigeants nazis le nommait le « Fuhrer du monde arabe », il était le modèle et mentor du célèbre terroriste Yasser Arafat.

Le mufti « à tenté de persuader les Allemands d’annuler un échange de prisonniers en 1943 qui aurait envoyé 4.000 enfants juifs en Palestine, » a déclaré le Dr. Rafael Medoff, directeur de l’Institut David S. Wyman pour l’étude de l’Holocauste à Washington.

« À la suite de l’intervention du mufti, les enfants ont été envoyés à Auschwitz. Il est amplement prouvé qu’il savait qu’ils seraient assassinés « , a dit Medoff.

Le Mufti Al Husseini est également responsable du massacre d’Hebron de 1929, auquel il est également fait référence en tant que pogrom d’Hebron, le 24 août 1929. Des arabes y massacrèrent 67 juifs, dont 24 étudiants, en blessèrent 53, pillèrent des maisons juives et des synagogues.

Ces attaques, qui firent suite à des rumeurs d’évènements à Jérusalem, selon lesquelles les Juifs essayeraient de conquérir les « lieux saints », sont parmi les plus importantes de celles liées aux émeutes de Palestine en 1929.

Notez-le, ce sont toujours les mêmes rumeurs qu’aujourd’hui.

Abu Mazen alias Mahmoud Abbas, a véhiculé dans les médias palestiniens les mensonges qui ont déclenché depuis un mois les centaines d’attaques au couteau, voitures bélier et armes à feu, tuant dans des civils israéliens.

Le mufti de Jérusalem faisait de la Shoah une question centrale.

Leila Shahid, arrière petite nièce du mufti, arrière petite nièce d’un criminel de guerre nazi donc, est souvent invitée sur les plateaux TV. Elle est l’ex porte-parole de l’OLP en France.

À l’issue de la guerre, Husseini fut recherché par les Britanniques en tant que collaborateur, et par les Yougoslaves en tant que criminel de guerre.

Il trouva refuge dans la région de Constance où il fut « arrêté » le 15 mai 1945 par les troupes françaises.

Le 19 mai, il fut transféré dans la région parisienne où il fut hébergé avec ses deux secrétaires dans une villa de Saint-Maur, et ce dans des conditions très favorables.

Il recevait ses repas d’un restaurant voisin et, plus tard, un cuisinier fut mis à sa disposition par la mosquée de Paris.

La maison était placée sous la surveillance de la police judiciaire de la préfecture de police, mais c’était le Quai d’Orsay qui déterminait les conditions de détention du mufti et la politique à adopter à son égard.

En octobre 1945, le mufti déménagea à la villa « La Roseraie », à Bougival, puis il changea une nouvelle fois de lieu de résidence.

Il pouvait recevoir librement ses invités, et était autorisé à se déplacer librement.

À plusieurs reprises, la France refusa de répondre aux demandes d’extradition de la Grande-Bretagne et de la Yougoslavie.

En septembre 1945, les autorités françaises prirent la décision de permettre au mufti de fuir vers un pays arabe, et la diplomatie française effectua d’intenses démarches diplomatiques auprès de ces pays.

Craignant les réactions des États-Unis et de la communauté juive, la France voulait que cette libération apparaisse comme la conséquence des pressions irrésistibles des pays arabes, pressions auxquelles la Grande-Bretagne n’aurait pu d’ailleurs elle-même résister si elle avait été dans la même situation. Elle « fabriqua » de toutes pièces ces pressions.

Finalement, le mufti fut aidé à quitter la France le 29 mai 1946, à 11 heures, en prenant un vol régulier de la compagnie américaine TWA d’Orly au Caire, muni d’un faux passeport et sous un nom d’emprunt.

« S’il y a débat sur la portée de son implication dans le processus d’extermination des Juifs, il ne fait néanmoins aucun doute qu’Husseini a coopéré avec le régime le plus barbare des temps modernes », écrit l’un de ses biographes.

Il y a bien débat, et ce qu’a dit Netanyahou est une des positions dans le débat.

Il s’avère cependant que « le délégué d’Eichmann, Dieter Wisliceny rapporte en 1946, d’une part que le grand Mufti avait été informé de la solution finale de la question juive par Adolf Eichmann fin 1941, et d’autre part, le grand Mufti aurait lui-même à plusieurs reprises suggéré aux dirigeants nazis notamment Hitler, Ribbentrop et Heinrich Himmler d’exterminer le peuple Juif, considérant que ceci constituait la meilleure solution » a déclaré Benjamin Netanyahu.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean Vercors pour Dreuz.info.

http://avalon.law.yale.edu/imt/01-03-46.asp#wisliceny

http://www.zionism-israel.com/dic/Haj_Amin_El_Husseini.htm

Partager cet article
Repost0
22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 04:22

Aux sources du Codex Alimentarius, l'histoire inconnue de la naissance du Trust Mondial de la Pharmaco-chimie.

L'histoire inconnue du  CODEX ALIMENTARIUS

Origines de la pharmaco-chimie Aux environs de 1860 «Old Bill» Rockefeller, marchand forain de spécialité pharmaceutique, vendait des flacons de pétrole brut aux paysans naïfs, leur faisant croire que c'était un traitement contre le cancer. Il appelait son pétrole brut en flacon Nujol (New Oil, nouvelle huile). L'affaire était prospère, il achetait une fiole de pétrole brut de 30 grammes à la Standard Oil pour 21 cents et la revendait 2,00 dollars. Très peu cultivé, peu scrupuleux, sans connaissance ou formation médicale, avec quelques notions de comptabilité et une avidité féroce, il sut s'imposer. Le Nujol fut baptisé «cure contre la constipation» et fut largement commercialisé. Cependant des médecins découvrirent que le Nujol était nocif et provoquait des maladies graves, éliminant les vitamines liposolubles du corps. La Standard Oil lutta contre la chute des ventes en ajoutant du carotène au pétrole brut pour parer à toute carence. Le Sénateur Royal S. Coperland de New York était payé 75 000 dollars par an pour promouvoir le Nujol. L'Empire Rockefeller s'est construit grâce à cette formidable supercherie qui consiste à faire ingérer un dérivé de pétrole brut enrichi en carotène, aux populations. C'est ainsi que les fondations de l'industrie pharmaco-chimique furent posées. Nous sommes bien loin des fondements des médecines chinoise, tibétaine, védique ou perse. Le succès commercial du Nujol permit de diversifier la production pharmaco-chimique et d'atteindre des sommets en terme de bénéfices. En 1948, le chiffre d'affaire annuel de la Rockefeller s'élevait à 10 milliards de dollars. Le médicament Nujol existe toujours sous forme d'huile de paraffine pure, classé comme laxatif doux, il est recommandé pour la constipation chronique rebelle aux thérapeutiques hygiéno-diététiques habituelles. Il est fabriqué par le laboratoire Fumouze. Rockefeller et IG Farben Le Trust de la pharmaco-chimie tel que nous le connaissons fut conçu par une association de la Rockefeller avec l'IG Farben de l'Allemagne nazie. La Standard Oil détenue alors par John D. Rockefeller prit une participation de 15% dans ce nouveau trust germano-américain en 1939. L'industrie IG Farben en Allemagne ne fut pas bombardée pour préserver les intérêts de la Rockefeller. Dès 1932, l'industrie pharmaco-chimique IG Farben finança Adolf Hitler, à hauteur de 400 000 Deutsch Mark, sans ce soutien selon le tribunal de Nuremberg «la deuxième guerre mondiale n'aurait pas pu avoir lieu...» En 1941, IG Farben établît la plus grande industrie chimique du monde à Auschwitz, tirant profit de la main d'oeuvre du camp de concentration fabricant le gaz ZyklonB. Au procès de Nuremberg, 24 responsables de la IG Farben ont été déclarés coupables de génocide, d'esclavage, de pillages et d'autres crimes. Le Tribunal de Nuremberg avait alors scindé la IG Farben en BASF, BAYER et HOECHST. Tous ces anciens responsables furent cependant libérés après leur condamnation en 1952 avec l'aide de Nelson Rockefeller leur ancien partenaire commercial. Il était alors Ministre des Affaires Etrangères des USA. Une fois libérés, les dirigeants d'IG Farben infiltrèrent les plus hautes fonctions de l'économie allemande. Jusque dans les années 70 les PDG des sociétés BASF, BAYER, et HOECHST étaient des anciens membres du parti nazi. Ils financèrent à partir de 1959 le jeune Helmut Kohl. Avec le support politique de ce dernier les trois filiales issues de l'IG Farben sont actuellement 20 fois plus grande que la maison mère initiale de 1941. L'organisation nazie de mondialisation associée à Rockefeller est une réussite totale, depuis longtemps la planète fut quadrillée, organisée et gérée pour assurée une expansion industrielle mondiale de la pharmaco-chimie. IG Farben et le Codex La «tradition» du cartel de IG Farben s'est poursuivie sous un nouveau nom : Association de l'Industrie Chimique. En 1955, l'industrie chimique pharmaceutique mondiale s'est regroupée sous les auspices de la Chambre de Commerce Internationale des Nations Unies et du gouvernement allemand. Leurs efforts communs furent camouflés sous le nom de code CODEX ALIMENTARIUS. Un grand nombre de partis politiques européens dits de droite et de gauche furent financés par cette industrie pour assurer des législations favorables à l'industrie pharmaceutique. Objectifs du Codex Le CODEX ALIMENTARIUS entend mettre hors la loi toute information alternative de santé en rapport avec les vitamines, les thérapies naturelles, les compléments alimentaires et tout ce qui constitue de près ou de loin un concurrent potentiel. L'état d'esprit qui préside à la mondialisation pharmaco-chimique explique en grande partie la destruction systématique de tous les novateurs scientifiques indépendants depuis 50 ans. Cette industrie emploie tous les moyens pour garder ses parts de marché en matière de cancer, sida, maladies cardio-vasculaires, etc... Nous sommes en mesure depuis des décennies de soigner et de guérir dans bien des cas toutes ces maladies, mais de puissants procédés de désinformation sont en place pour cacher ces vérités au grand public. La mise hors la loi de toute information sur les médecines alternatives bloquera l'éradication de certaines maladies assurant toujours plus de profits à cette industrie mondiale qui ne traite que les symptômes sans s'attaquer aux causes. Le Docteur Rath, dénonce cette situation en ces termes : « La vraie nature de l'industrie pharmaceutique (mondiale) est de gagner de l'argent avec les maladies chroniques, et non point de s'occuper de la prévention ou de l'éradication des maladies... L'industrie pharmaceutique a un intérêt financier direct à ce que les maladies perdurent afin d'assurer la croissance du marché des médicaments. C'est pour cela que les médicaments sont conçus pour soulager les symptômes et NON pour traiter les causes des maladies... Les trusts pharmaceutiques sont responsables d'un génocide disséminé permanent, tuant des millions de personnes...» Le Codex mis en accusation Une légion de lobbyistes pharmaceutiques est employée pour influencer les législateurs, pour contrôler les organismes de réglementation, pour manipuler la recherche médicale et l'éducation (dons du Trust de la pharmacie aux Universités en 1961, Harvard 8 millions de dollars, Yale 8 millions de dollars, John Hopkins 10 millions de dollars, Stanford 1 million de dollars, Université Colombia de New York 1,7 million de dollars, etc... L'information des médecins est intégralement financée par ces trusts qui cachent soigneusement un grand nombre d'effets secondaires dangereux, voire mortels en les reniant publiquement. Après avoir établi la genèse de ces

crimes en col blanc et prouvé la responsabilité des industries pharmaceutiques concernant la mise en place d'une politique mondiale de génocide disséminé, le Docteur Matthias Rath a remis un acte d'accusation pour crime contre l'humanité à la Cour Internationale de Justice de la Haye le 14 Juin 2003.

438 Millions de pétitions au Parlement Européen Le 13 mars 2002 nos euro-députés adoptèrent des lois en faveur de l'industrie pharmaceutique, fixées par des dispositions du Codex Alimentarius visant à élaborer une réglementation coercitive pour toutes les thérapies naturelles et suppléments alimentaires. Une manière détournée de détruire des concurrents pour prendre des parts de marché, car la santé se vend et s'achète. Une fronde citoyenne de 438 millions de pétitions inonda pourtant les messageries des euro-députés à tel point, que les communications internes en furent bloquées. Malgré près d'un demi milliard de pétitions, les directives du Codex Alimentarius furent adoptées. Ce vote fut un véritable déni de démocratie augurant de futures difficultés pour la construction de l'Europe. Application des directives du Codex Alimentarius A partir de juillet 2005 les directives du Codex Alimentarius nommées Directive Européenne sur les Suppléments Alimentaires doivent être appliquées sous peine de sanctions financières. En quoi consistent-elles? 1°) Il s'agit de supprimer tout supplément alimentaire naturel. Tous seront remplacés par 28 produits de synthèse pharmaceutique à bas dosage (car toxique) et seront uniquement disponibles en pharmacie sous prescription médicale. 2°) Les médecines naturelles telles que l'acuponcture, la médecine énergétique, ayurvédique, tibétaine etc, se verront progressivement interdites. 3°) L'agriculture et l'alimentation animale se verront réglementées selon les normes du complexe pharmaco-chimique, interdisant du même coup l'agriculture dite bio-dynamique. 4°) L'alimentation humaine certifiée légale devra être irradiée ( irradiée au Cobalt) Le Codex Alimentarius contrôlera l'accès aux acides aminés essentiels, les huiles de poisson, les vitamines et les minéraux. L'élargissement des contrôles opérera progressivement mettant à mal toutes les médecines alternatives, ancestrales ou naturelles. L'heure de la solidarité Le non massif à la constitution européenne est aussi un non au Codex Alimentarius, organe de propagande du complexe pharmaco-chimique qui vise le monopole mondial le plus despotique que nous n'ayons jamais connu. Ne pas prendre en compte l'opinion de centaines de millions de citoyens est une très grave inconséquence de la part de nos hommes politiques. Des centaines de millions de citoyens à travers le monde n'entendent pas laisser des médecines naturelles millénaires être interdites pour les parts de marché de la pseudo-science pharmaco-chimique. Dangers de la pharmaco-chimie Tous les ans, 800 000 personnes meurent en Amérique du Nord sur prescriptions médicales allopathiques. La pharmaco-chimie tue beaucoup plus qu'elle ne soigne. Un rapport de l'ONU affirme d'ailleurs que sur 205 000 médicaments de ces industries seuls 26 sont indispensables. Parmi ces 26, seulement 9 devraient bénéficier d'une priorité absolue. Si l'on a recours aux médecines chinoise, perse et indienne ces 9 composés chimiques ne sont de presque aucune utilité. Autant dire que sans pharmaco-chimie le monde se porterait beaucoup mieux. Résistance Internationale au Codex Alimentarius -L'Afrique du Sud a affirmé qu'elle ne se conformerait pas aux directives du Codex Alimentarius. Le Ministre de la Santé Manto Tshabalala-Msimang a déclaré que son pays est en désaccord avec cette dichotomie entre médecine naturelle et médecine allopathique. Selon ses conclusions, ces dispositions visent à faire de l'argent à partir de remèdes brevetés et ainsi à discréditer l'usage de produits naturels. -L'Inde ne se conformera pas aux directives du Codex Alimentarius car il a fait la promotion de formules pour bébés contenant des ingrédients chimiques causant une inflammation destructrice du cerveau chez les bébés sensibles. Le délégué indien chargé de plaider l'affaire auprès du Codex a été ignoré et lorsqu'il insista pour un débat, il fut expulsé de la chambre. -L'association des médecins et des chirurgiens américains a exprimé son opposition au Codex afin d'avoir recours à des remèdes naturels. -Au Royaume Unis, les médecins exerçant des médecines naturelles, supportés par des membres de la Chambre des Lords se sont fermement opposés à la politique pro-Codex de Tony Blair. Ce dernier est taxé d'hypocrisie puisqu'il a été révélé publiquement qu'il utilise pour sa famille des remèdes naturels, des compléments alimentaires et l'homéopathie. Tony Blair sera Président de l'Union Européenne précisément à partir du 1er juillet 2005, jour d'application des directives du Codex. Deux idéologies opposées Nous assistons à un bras de fer entre deux conceptions du monde. D'une part l'idéologie Rockefeller dont l'unique objectif est de vendre sans scrupule, d'asseoir une hégémonie et un pouvoir mondial. Breveter le vivant, tout refaire en molécules synthétiques, nier toute médecine autre que la pharmaco-chimie, c'est l'idée de progrès affiché par tous les Trusts. Cette politique n'a rien de démocratique et vise à modeler les masses à son gré en fonction de ses besoins (fondation, éducation, fausses normes scientifiques, propagande, destruction des médecines ancestrales et naturelles). Le Codex Alimentarius croit pouvoir nier l'opinion des peuples car il pense pouvoir modeler les masses à son gré. Le Codex pense pour vous, agit pour vous et vous protège de vous-même selon des normes qui causeront votre perte. D'autre part, il existe les vrais biologistes, les authentiques médecins, les vrais thérapeutes ou chercheurs souvent violentés par l'arrogance du Cartel pharmaco-chimique. Ils ont établi le concept de bio-individualité fondée sur la liberté du choix thérapeutique des patients. Cette conception suscite chez le patient l'esprit de recherche, offre des alternatives dans la manière de se soigner. Cette approche s'adapte au patient plutôt que d'imposer un protocole thérapeutique de masse non individualisé. La maladie a une connotation spécifique dans la vie d'un individu, ne pas en tenir compte c'est ramener l'homme au rang de machine physico-chimique. Or l'homme est beaucoup plus que cela... Au delà de toutes ces considérations, nous sommes en face de deux conceptions de l'homme, d'un côté l'homme robot, rouage au service d'un système, et l'homme holistique reflet microcosmique de l'univers entier, éternel chaman. Gandhi disait à propos des occidentaux : «l'homme blanc ne vit pas, il fonctionne». Aujourd'hui le choix nous est donné de vivre au lieu de fonctionner... Frédéric Morin Sources : L'impératrice Nue de Hans Ruesch Mon Sion/Civis Drug Story de Morris A Bealle http://www.kospublishing http://www.garynull.com http://www.friends http://www.alliance

http://www.ddrath.org

Partager cet article
Repost0
6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 15:58
Jérusalem réssuscitée – par André Lichtenberger, 29 mai 1922

Sauf erreur, cet article de 1922 n’a jamais été publié sur internet.

Le quotidien Le Petit Parisien, de tendance anticléricale et radicale de gauche, était l’un des quatre plus grands quotidien français d’entre les deux guerres. Avec deux millions d’exemplaires, il fut pendant un temps le journal le plus lu au monde.

En première page du numéro du 29 mai 1922 figure un article d’André Lichtenberger, agrégé d’histoire et spécialiste du socialisme, accompagné d’une photo d’Herbert Samuel, haut commissaire britannique en Palestine, intitulé :

JÉRUSALEM RESSUSCITÉE…

La cité sainte tressaille d’une vie ardente, tumultueuse, trépidante.
Les sionistes y établissent nouvelle patrie juive

o-o-o-o-o-o

Jérusalem, 2 mai 1922. (Anniversaire de naissance de Théodore Herzl, fondateur du sionisme).

Depuis la guerre, on atteint très facilement facilement Jérusalem par l’Egypte. Vous quittez le réseau égyptien à Et Kantara ouest, sur le canal de Suez, traversez celui-ci à pied sur un pont de bateaux et, ayant pris contact contact l’autre rive avec l’Etat palestinien (ce contact se traduit par des formalités assez minutieuses de passeport et de douane), réintégrez un train confortable (il contient jusqu’à des sleepings) qui, roulant successivement sur trois tronçons aujourd’hui raccordés (voie stratégique construite par les Anglais durant la guerre, voie construite par les Turcs et vieille ligne de Jaffa) vous mène en douze heures à Jérusalem.

Et là, le spectacle le plus curieux vous empoigne tout de suite. Je ne parle pas des émois d’un caractère artistique, archéologique, religieux ou philosophique qui s’attachent à ces lieux prestigieux. Vous rêviez peut-être d’y poursuivre parmi les ruines, les sites fameux  et les sanctuaires, quelques-unes des visions auxquelles se rattache la substance de notre âme séculaire…

La résurrection

Or voici que vous tombez en une sorte de chaudière en pleine ébullition. Mais ce qui y bouillonne, c’est une résurrection. Une fois de plus dans l’histoire, la cité Sainte tressaille d’une vie ardente, tumultueuse, trépidante, L’atmosphère que vous y respirez tient de celle de ces «revivals», à l’anglaise ou l’américaine, de ces sursauts mystiques dans lesquels un pays se repétrit lui-même. On pense aux prodigieux avatars historiques du peuple des Juges et des Rois, aussi aux Mormons et à l’armée du Salut. Une fois de plus, une religion neuve dresse ses autels en Israël : celle dont, à la fin du siècle dernier, Théodore Herzl fut le prophète inspiré et dont le mandat confié à l’Angleterre sur la Palestine vient de surexciter, en attendant qu’il les couronne, toutes les espérances ; le sionisme, à savoir le rétablissement d’un Etat juif, ou plutôt pour parler plus exactement, le rétablissement d’une patrie intellectuelle et morale juive, la création d’un centre de rayonnement et de culture purement hébraïque.

Le hasard, à l’hôtel où je descendais, m’a fait me rencontrer avec mon éminente et glorieuse consoeur, Mme Myriam Harry, fervente adepte de l’œuvre nouvelle. Grâce à elle, en quelques instants, j’entrais en rapport avec ses principaux artisans. En l’absence de sir Herbert Samuel, haut commissaire britannique, et de M. le docteur Weizmann, président du burcau sioniste, j’avais l’honneur d’entretenir des hommes aussi distingués et significatifs que leurs collaborateurs, MM. le docteur Edir et Van Vriesland, et que M. le docteur Ben Jahuda [Ben Yehuda], l’animateur spirituel et linguistique du mouvement, qui, d’une langue morte ct archaïque, l »hébreu, a réalisé le prodige, en la réadaptant, de faire l’idiome que parlent et étudient les 13.000 enfants qui peuplent les écoles palestiniennes. Je parcourais avec étonnement et souvent avec admiration un certain nombre d’institutions scolaires et de colonies agricoles. Une documentation considérable m’était fournie.

Les premières tentatives

Mais d’abord deux mots d’histoire. La velléité de créer en Palestine des colonies destinées à servir de refuge aux Israélites dispersés et persécutés dans le monde entier est ancienne. Ce fut dès le seizième siècle celle de don Joseph Nasi, duc juif de Naxos. Les établissements qu’il fonda ne lui survécurent pas. Mais l’idée fut reprise différentes fois et notamment en 1860, par un groupe de rabbins russes émus des souffrances de leurs coreligionnaires et compatriotes. L’Alliance israélite universelle de Paris s’y intéressa. Une première ferme-école – Milveh Israël – fut créée en 1870. Tant du côté russe que du côté anglais, cet essai eut des imitateurs. imitateurs. A partir de 1884, la générosité du baron Edmond de Rothschild permit d’acheter de vastes terrains et de multiplier les colonies. La culture de la vigne, puis celle des céréales y prospérèrent. La « Jewish Colonisation Association », à qui il confia bientôt le soin de poursuivre son œuvre, montra une louable activité. Mais ce mouvement qui, selon le mot d’un témoin, demeurait plutôt de la « bureaucratie philanthropique » prit une allure toute nouvelle à partir de 1908, au fur et à mesure qu’il passa aux mains du sionisme.

L’idée de Herzl

L’idée de l’Etat, juif, de la nouvelle Sion, fut lancée par Théodore Herzl. Il mourut en 1903, après avoir vainement essayé successivement d’y gagner les grands financiers Israélites, le sultan et Guillaume II en personne. Mais le sionisme était créé. Les dons et les enthousiasmes affluèrent. L’arbre planté par le prophète a pu être coupé, durant la guerre, par les Turcs, mais de la souche stérile, que l’on m’a fait pieusement visiter et qui est l’objet d’un pèlerinage annuel, est jaillie une floraison magnifique. Naturellement suspendue par la guerre où non seulement l’immigration fut interdite, mais où de nombreux juifs furent expulsés, elle a repris un nouvel élan, surtout depuis que l’Angleterre, investie du mandat de la Palestine, a, conformément à la déclaration faite par lord Balfour, le 2 novembre 1917, à la Chambre des communes, manifesté sa volonté d’aider les juifs à réaliser réaliser leur vœu tant de fois séculaire.

Le haut commissaire britannique, sir Herbert Samuel, est, lui-même, juif et sioniste. Beaucoup de ses collaborateurs sont dans les même conditions. Il a pour intime coadjuteur un savant distingué anglais, originaire de Minsk, le docteur Weizmann, président de la commission sioniste, laquelle est devenue l’organe de liaison officiel entre le gouvernement britannique et les juifs de Palestine. Pratiquement, ses initiatives et les entreprises qui soutiennent son action sont si innombrables qu’elle apparaît elle-même comme une manière de gouvernement. Elle dispose à la fois d’un budget considérable alimenté par les dons des sionistes du monde entier, de l’outillage et du concours administratif, dont la fait bénéficier le gouvernement britannique. Aussi le mouvement d’immigration, d’ailleurs soigneusement contrôlé, a-t-il repris avec intensité. Il n’y avait pas 10.000 juifs en Palestine il y un siècle ; il y en a aujourd’huit 80.000 dont 20.000 arrivés dans ces deux dernières années. Ils continuent à affluer dans les proportions de 1.000 par mois. Deux cent vingt cinq mille livres par an sont consacrées au développement des colonies agricoles, qui sont au nombre d’une soixantaine, 100.000 aux œuvres scolaires, autant aux œuvres d’hygiène. Et un esprit tout original anime ce mouvement. Il ne s’agit plus d’une institution philanthropique à l’horïzon borné ni non plus de maintenir ou de faire revivre les pratiques de l’antique hébraïsme.

L’hébraïsme moderne

La Jérusalem nouvelle, se réclamant, certes de la tradition hébraïque, l’a rénovée et prétend se constituer un art, se glorifie d’élever bientôt une université. Mais elle a abjuré toute la vieille juiverie talmudique, cesse de construire des synagogues, se proclame presque partout libre penseuse. C’est, à coup sûr, de l’esprit hébraïque qu’elle entend se faire le foyer, mais d’un esprit hébraïque affranchi de toutes les vieilles coutumes, tel qu’il peut se manifester dans une race complètement rénovée par les méthodes d’enseignement les plus perfectionnées et par les expérimentations sociales les plus diverses.

J’ai visité à Jérusalem quelques-unes des écoles et des garderies d’enfants du sionisme. Je ne sais s’il existe en France l’équivalent au point de vue de l’hygiène, de la propreté, de la minutieuse application des théories les plus récentes sur l’éducation. Tous les types d’enfants juifs, depuis les blonds askenazim de Russie ou de Pologne, jusqu’aux petits grillons rapatriés du Yémen et presque pareils à des Bédouins, en passant par les Portugais, les Saloniciens et les Boukhariens aux yeux bridés comme des Mongols, y jouent, y chantent, s’y instruisent selon les dernières dernières méthodes Frœbel et Montessori, y reçoivent les soins médicaux et l’enseignement spirituel le plus minutieux.

Le temps m’a manqué pour parcourir toutes les colonies agricoles du sionisme. Ce que j’en ai vu, ce que j’en ai appris, est fort curieux. L’une de leurs caractéristiques est l’extrême diversité de leur structure. Les anciennes vivent en général sous le régime de la propriété individuelle. Mais parmi les récentes communautés, un certain nombre pratiquent le communisme. A Narish, une communauté d’intellectuels, presque tous d’origine d’origine slave, joint à la pratique de l’agriculture la création de toutes sortes d’œuvres artistiques et littéraires. A quinze kilomètres de Jérusalem, j’ai visité l’une des plus récentes colonies, celle de Dilb. composée d’à peu près soixante dix personnes. En dix-huit mois, ces émigrants de Russie et de Roumanie, très souvent des intellectuels eux aussi, ont ouvert des routes, défriché toute une colline, créé une étable modèle, un jardin d’essai, déployé de remarquables qualités d’endurance et de persévérance. C’était une impression singulière de comparer ces robustes gaillards bronzés, jambes. poitrine et tête nues, ces accortes campagnardes, aux minables silhouettes que j’avais naguère coudoyées dans les ghettos de Bucarest ou de Varsovie… C’est bien là la régénération physique d’une race qui s’accomplit, et sans doute sa régénération morale. Israël au contact de la terre ancestrale qu’il féconde de ses sueurs est redevenu paysan…

Hautes visées

De tels résultats, on le conçoit, ouvrent aux adeptes de la foi nouvelle de larges horizons. C’est à peine en souriant que !’un d’eux me disait « Nous avons déjà donné un Dieu à l’humanité ; nous lui donnerons demain quelque chose de mieux. » Et qu’un autre me rappelait le mot délicieux et fameux : « L’air de la Palestine est si doux qu’à chaque instant instant on croit y rencontrer Jésus. »

Dans cette atmosphère d’une si merveilleuse limpidité, où flottent tant d’aspirations passionnées de la conscience, sur ce sol pierreux qui, dès que la main de l’homme le défriche et y amène l’eau, devient d’une si magnifique fertilité, les enthousiastes voient se lever une nation nouvelle née pour de hauts destins. La Palestine qui nourrit aujourd’hui difficilement 700.000 ou 800.000 habitants en nourrira demain 6 ou 7 millions. Ce ne sera pas seulement la renaissance d’Israël, ce sera un exemple et un enrichissement pour l’humanité tout entière.

Il faudrait avoir l’âme bien basse pour méconnaître ce qu’il y a de beauté et d’idéalisme dans cet élan. Dans quelle mesure ses réalisations correspondent-elles à ses aspirations ?

Un enquêteur a le devoir de souligner lés objections qu’il soulève, les résistances qu’il rencontre et les difficultés avec lesquelles il est aux prises.

C’est ce que j’essaierai de faire dans un prochain article.

André Lichtenberger.

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 14:41

 

 
Les souffrance du peuple Irlandais et les esclaves oubliés de l'histoire !
 
 

Il y avait des esclaves blancs et noirs dans les plantations de sucre de la Barbade.
Aucune des victimes irlandaises jamais n'a réussi à revenir dans leur patrie pour décrire leur calvaire.
Ce sont les esclaves oubliés ; ceux que le temps et les livres d'histoire biaisées ont commodément oublié.
Les premiers esclaves importés dans les colonies américaines étaient 100 enfants blancs.

Ils sont arrivés à la Pâques 1619, quatre mois avant l'arrivée d'un premier envoi historique d'esclaves Noirs.
Les historiens les ont classés comme des "serviteurs sous contrat", pas comme des esclaves, parce que beaucoup ont signé pour travailler pendant une période de temps définie en échange de terres et de liberté.
Pourtant, en réalité, c'était de l'esclavage, puisque la définition de l'esclavage s'applique à toute personne qui est achetée et vendue, enchaînée et abusée, que ce soit pour une décennie ou pour toute une vie.

Beaucoup de ces blancs sont morts bien avant que leur contrat soit terminé ou n'ont trouvé aucun tribunal pour les soutenir lorsque leurs propriétaires n'ont pas tenu leurs promesses.
Des milliers de détenus, de mendiants, d'enfants sans-abri et autres indésirables d'Angleterre, d'Écosse, d'Irlande et de la classe inférieure ont été transportés à Amérique contre leur volonté aux Amériques sur les navires négriers.
OUI sur des navires négriers.
Les taux de mortalité typiques sur les navires étaient de 37% à 50%.

 
http://img.groupegalactica.fr/index.php?f=m&i=1272027711_Image_1.jpg

Bon nombre des esclaves blancs ont été amenés d'Irlande, où la loi a estimé que c'était légal !
Ce n'était pas plus un péché de tuer un Irlandais qu'un chien ou tout autre brute !
La classe riche européenne a causé beaucoup de souffrance pour ces gens, même se ils étaient blancs comme eux.
En 1676, il y avait une énorme révolte d'esclaves en Virginie.
Les esclaves noirs et blancs ont été brûlés à Jamestown !
Il y eu des centaines de morts.
Les planteurs craignaient que cela recommence.
Leur solution a été d'opposer les différentes races.
Ils ont inculqué un sentiment de supériorité des esclaves blancs et inférioriser les esclaves noirs.
Les esclaves blancs ont reçu de nouveaux droits ; leurs maîtres ne pouvaient pas les fouetter nu sans une ordonnance du tribunal, etc.
Les esclaves blancs dont le quotidien n'était pas différent de celui des Noirs, ont appris qu'ils appartenaient à un peuple supérieur.
Ils ont reçu des vêtements différents.
Les quartiers d'habitation ont été séparés pour la première fois.
Mais les Blancs étaient encore des esclaves.
Au 17ème siècle, à partir de 1600 jusqu'à 1699, il y avait beaucoup plus d'Irlandais vendus comme esclaves que d'Africains.
 

http://lewebpedagogique.com/lapasserelle/files/2013/09/navire_negrier.jpg
 

Ils arrivaient en tant qu’esclaves, par de nombreuses cargaisons humaines transportées sur de grands vaisseaux britanniques, à destination des Amériques.
Par centaines de milliers, ils furent déportés, hommes, femmes, et même jeunes enfants.
Dès qu’ils se rebellaient ou désobéissaient à un ordre, ils étaient punis de la façon la plus rude : on les pendait par les mains ou les pieds et on leur passait les mains ou les pieds dans le feu.
Ou bien ils étaient brûlés vifs et leurs têtes étaient fichées sur des piques sur la place du marché en tant qu’avertissement pour les autres captifs.
Mais il n’est pas utile de s’étendre avec précision sur les différents sévices que durent endurer ces hommes, ces femmes, ces enfants.
Ce sont les rois Jacques Ier et Charles Ier qui ont entrepris de réduire des irlandais en esclavage, puis, le très anti-catholique et Franc-Maçon, Oliver Cromwell a poursuivi cette pratique de déshumanisation de son voisin.
La traite des Irlandais a commencé lorsque Jacques Ier vendit 30.000 prisonniers irlandais en tant qu’esclaves au Nouveau Monde.
 
 
Sa Proclamation de 1625 ordonnait de les déporter outre-mer et de les vendre à des colons anglais dans les Indes occidentales ("West Indies" = Antilles].
Vers le milieu du XXVIIe siècle, les Irlandais représentaient le plus gros contingent d’esclaves vendus à Antigua et Montserrat.
À cette époque, 70% de la population de Montserrat était constitué d’esclaves irlandais.
L’Irlande devient le plus grand réservoir d’humains pour les négriers anglais.
La majorité de ces premiers esclaves du Nouveau Monde était en fait blanche.
De 1641 à 1652, plus de 500.000 Irlandais furent tués par les Anglais et 300.000 d’entre eux furent vendus comme esclaves.
La population irlandaise passa de 1.500.000 à 600.000 en dix ans.
Des familles furent détruites, puisque les Britanniques interdisaient aux pères de famille irlandais d’emmener leurs femmes et enfants de l’autre côté de l’Atlantique.
Ceci provoqua l’apparition d’une population désemparée de femmes et d’enfants, et la solution britannique fut de les vendre eux aussi.
 
http://www.sxminfo.fr/wp-content/uploads/vente-d-esclaves1-890x595.jpg

Pendant les années 1650, plus de 100.000 enfants irlandais de 10 à 14 ans furent pris à leurs parents et vendus en tant qu’esclaves aux Antilles, en Virginie et en Nouvelle-Angleterre.
Pendant cette décennie, 52.000 Irlandais (des femmes et des enfants pour la plupart) furent vendus à la Barbade et à la Virginie.
En 1656, Cromwell ordonna que 2.000 enfants irlandais soient envoyés en Jamaïque et vendus aux colons anglais. [il semble que là est l'origine de terme "kid-napper", déformation de "kid-nabber", voleur d'enfants, qui est défini ainsi par le Dictionnaire Anglais des Bas-Fonds : "Voleur d'êtres humains, spécialement d'enfants ; à l'origine destinés à être exportés vers les plantations d'Amérique du Nord."]
 
 

Curieusement, on entend fréquemment, concernant cet épisode de l’histoire du peuple irlandais, le terme juridique indentured servant ["domestiques sous contrat"].
En effet, vivant dans la plus grande misère, ou plus souvent afin d'échapper à une peine de prison, quelques Irlandais se livrèrent volontairement aux esclavagistes sous promesse d'être affranchi au bout de quelques années et ainsi de tenter leur chance dans le Nouveau Monde[1].
Hélas, le climat des Antilles et du sud-est du continent Nord-Américain, ajouté aux conditions de vie d'un esclave, n'offraient que rarement la chance aux Irlandais de démarrer une nouvelle vie une fois affranchis.
Les esclaves ou indentured servants n’étaient en fait rien de plus que du bétail humain.

Le fort pourcentage de décès des esclaves européens amena les trafiquants d'esclaves à se fournir désormais en Afrique.
Les Irlandais étaient catholiques, et ils étaient haïs par les planteurs protestants.
Beaucoup de données et de témoignages tendent à montrer que les esclaves africains, qui n’étaient pas marqués du stigmate catholique et qui étaient plus chers, étaient souvent mieux traités que leurs homologues irlandais.
À la fin du XVIIe siècle, un esclave africain était assez cher (50 Sterling), l’achat d’un esclave irlandais ne coûtait pas plus de 5 Sterling.
Si un planteur fouettait ou battait à mort un esclave irlandais, ce n’était pas un crime, sa mort était un revers financier, mais moindre que celle d’un Africain plus cher.

Richard Ligon, qui a assisté à ces choses qu'il a décrites dans "Une histoire des Barbades" en 1657, a déclaré : "En vérité, je ai vu une telle cruauté que je ne pensais pas qu'un chrétien aurait pu le faire."
Selon Sean O'Callahan, dans "To Hell ou la Barbade", les hommes et les femmes irlandais été inspectés comme du bétail, tout comme les Africains l'étaient aussi.
En outre, les esclaves irlandais, qui étaient plus difficiles à distinguer de leurs propriétaires car ils partagent la même couleur de peau, ont été marqués avec les initiales du propriétaire, les femmes sur l'avant-bras et les hommes sur les fesses.

Le seul avantage que les esclaves irlandais avaient sur ​​les esclaves africains était qu'ils savaient lire et écrire et comme ils ne survivaient pas bien aux travaux des champs, ils étaient généralement utilisés comme domestiques, comptables ou enseignants.
O'Callahan poursuit en disant que les femmes n'étaient pas vendus uniquement aux planteurs comme esclaves sexuelles, mais étaient souvent vendues à des bordels locaux.


Les maîtres anglais décidèrent assez vite de prendre des Irlandaises pour leur plaisir personnel et cela à leur plus grand profit, en effet les enfants d’esclaves étaient eux-mêmes des esclaves, ce qui augmentait le volume de la main d’œuvre gratuite.
Comme les enfants restaient esclaves malgré l’éventuel affranchissement de leurs mères, ils étaient rarement abandonnés par celles-ci, qui restaient donc esclaves.
À un certain moment, les Anglais trouvèrent un meilleur emploi pour ces femmes esclaves (souvent des filles à partir de 12 ans) : les colons les croisèrent avec des Africains pour produire des esclaves d’une complexion particulière.
Ces "mulâtres" se vendaient plus cher que les Irlandais et permettaient d’économiser de l’argent puisque avec eux il n’y avait plus besoin de s’approvisionner sur le marché en Africains.
Cette pratique du croisement d’Irlandaises et d’Africains se poursuivit pendant plusieurs décennies, et était si répandue qu’en 1681, une loi fut passée qui "interdisait d’accoupler des esclaves irlandais avec des esclaves africains à des fins commerciales" sous la pression de la Royal African Company qui ne voulait pas perdre d'argent.
http://mutien.com/site_officiel/wp-content/uploads/2014/05/esclaves_irlande_1505j.jpg


Bref, il s’agissait de ne pas nuire aux profits des grandes compagnies de transport d’esclave.
Selon James F. Cavanaugh, la Royal African Company a envoyé 249 cargaisons d'esclaves aux Antilles dans les années 1680, pour un total de 60.000 africains et irlandais, dont 14.000 d'entre eux sont morts pendant le voyage.
L’Angleterre continua à acheminer des dizaines de milliers d’esclaves irlandais pendant plus d’un siècle.
Des documents prouvent qu’après la Rébellion Irlandaise de 1798, des milliers d’esclaves irlandais furent vendus en Amérique et en Australie.
Les abus commis contre les captifs africains et irlandais étaient terrifiants.
Il est arrivé qu’un navire britannique se délestât de 1302 esclaves dans l’océan atlantique, afin que l’équipage ait assez de nourriture (une assurance les couvrait en cas d'accident mais pas en cas de mort d'esclaves).
En 1839, la Grande-Bretagne décida d’arrêter sa participation à l’autoroute vers l’enfer et cessa de transporter des esclaves.
Mais cette décision n’engageait pas les pirates et trafiquants étrangers qui continuèrent cette activité.
Aucune des victimes irlandaises n’a pu revenir dans sa patrie pour décrire ce calvaire.
Ce sont des esclaves perdus, ceux que l’époque et les livres d’histoire ont confortablement oubliés.
 
 

Il est incontestable que les Irlandais ont vécu les horreurs de l’esclavage autant (sinon plus au XVIIe siècle) que les Africains.
Mais la politique s’en est mêlée et les esclaves blancs sont devenus de simples domestiques.
On passe sous silence la traite arabo-musulmane et on ne parle pas des pirates Barbaresques.
La révolution industrielle conduira les enfants les plus pauvres d'Angleterre à l'esclavage ou à une forme de travail équivalent à l'esclavage...
Il est regrettable que, alors que les descendants d'esclaves noirs ont gardé leur histoire vivante et non autorisé l'oubli de ces atrocités, l'héritage irlandais de l'esclavage en Amérique et aux Antilles a été largement ignoré ou oublié.

Serge de Beketch, journaliste, polémiste, revient sur ce sujet lors d'une émission diffusée sur Radio Courtoisie :
   
 

[1] Précision au sujet des "indentured servants" aux Amériques :il s’agissait d’un esclavage à durée déterminée (l’"endenture", vieux terme français, signifiait un document recopié à l’identique sur la même feuille de parchemin, lequel était ensuite séparé par un découpage en zigzag ; on pouvait donc réunir les deux et déterminer qu’ils n’avaient pas été modifiés, cette technique servait aussi pour le recrutement de mercenaires), généralement de cinq à sept ans.
Ainsi le "servant" s’acquittait d’une peine de prison, parfois même d’une peine capitale commuée en service (il y avait 200 motifs de peine capitale en GB au XVIIe-XVIIIe siècle).
Il pouvait aussi payer son passage par ce moyen.
 
 
white-cargo-cover
 

Mis en page pour Le Grand Changement
Sources : White Cargo, Don Jordan et Michael Walsh éd. Mainstream Publishing _ The White Slave, Richard Hildreth éd. Adamant Media Corporation
Traduction : liberationirlande.wordpress.com
http://scripta-manent.over-blog.fr/article-les-esclaves-irlandais-112135574.html
http://samizdats.canalblog.com/archives/2014/06/26/30147525.html
http://yournewswire.com/the-irish-slaves-what-they-will-never-tell-you-in-history/

http://www.globalresearch.ca/the-irish-slave-trade-the-forgotten-white-slaves/31076
http://www.Radio2hot.com

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le Blog de Lazare
  • : Etude des Prophéties, Fin des Temps et préparation à l'ère nouvelle.
  • Contact

Recherche Dans Le Blog