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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 16:46
«Ile de la Cité. Vers la plus grosse promotion immobilière grâce à l’étincelle qui a mis le feu aux poutres ! ! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Parfois, la vie est bien faite et les heureux hasards s’enchaînent de manière à rendre possible ce qui était difficile…

Tenez, prenez au hasard, cette histoire d’étincelle qui a mis le feu aux poutres de Notre-Dame.

Saviez-vous quel beau projet nous attend ?

Saviez-vous quelles belles œuvres immobilières sont dans les cartons ?

Non…

Allez, voilà de quoi rassasier votre curiosité… Nous avons là tous les ingrédients pour créer l’un des plus gros scandales économiques et politiques de notre histoire récente

L’île de la Cité appartient en grande partie à l’Etat !

 

Par exemple sur l’île de la Cité vous trouvez l’ancien Palais de Justice, classé évidemment aux monuments historiques, et… qui ne sert plus à grand-chose depuis l’entrée en service du nouveau Palais de Justice dans le nord de Paris…

Je me demande ce que l’on va bien pouvoir faire de cet immense et superbe bâtiment…

Par exemple sur l’île de la Cité il y a le célèbre 36 quai des orfèvres… mais vous savez qu’il est presque vide lui aussi ? Ainsi, « en septembre 2017 — après le départ, en juin, de la Brigade criminelle et de la Brigade des stupéfiants (BS) —, les derniers services de la police judiciaire ont déménagé au Bastion dans la cité judiciaire de Paris près du nouveau tribunal de Paris, porte de Clichy. Seule la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), nommée aussi l’« antigang », reste dans les locaux pour « intervenir plus vite en cas d’attaque terroriste ». Mais la BRI ne sera pas un problème, et nous lui trouverons bien une petite place aux Invalides par exemple, ou ce n’est pas les m² qui manquent !!

Je me demande ce que l’on va bien pouvoir faire de cet immense et superbe bâtiment…

Par exemple, l’Etat est propriétaire de la Conciergerie… vous savez l’ancienne prison où Louis XVI fut retenu avant de se faire raccourcir la tête. C’est beau la conciergerie et c’est grand.

Je me demande ce que l’on va bien pouvoir faire de cet immense et superbe bâtiment…

Encore un autre exemple, il y a un immense hôpital sur l’île de la Cité… c’est l’Hôtel Dieu… et cela coûte tellement cher la médecine et les hôpitaux, et puis il y a le fameux trou de la sécu… Et puis, une telle surface mes amis, en plein cœur du cœur de la capitale… plus de 20000m²…. à 20 000 euros le m²… miam…

Je me demande ce que l’on va bien pouvoir faire de cet immense et superbe bâtiment…

Comme je ne suis pas avare, il y a encore un autre exemple et comme dans la pub « c’est pas fini », il y a aussi le Marché aux fleurs et le Marché aux oiseaux … Ils sont grands, très grands ces deux marchés…

Je me demande ce que l’on va bien pouvoir faire de ces immenses et superbes espaces…

Mais je vous avais dit que ce n’était pas fini ! Il y a aussi l’imposant Tribunal de Commerce… qui occupe une grande partie de l’île. De sublimes mètres carrés que l’on pourrait également sans doute occuper à des choses tellement plus rentables qu’à rendre des jugements ou des arbitrages sur des affaires commerciales triviales… Cela peut se faire de manière identique dans bien d’autres endroits moins luxueux. Franchement moi j’y ferais bien un grand palace à 5 000 euros la nuit la suite!

Enfin et pour terminer cette liste non exhaustive… Notre-Dame, appartient… à l’Etat et pas à l’église catholique…

Non exhaustive car il y a aussi le bureau des naturalisations de la préfecture de Paris, ou la compagnie motocycliste sans oublier une partie de l’école nationale de la magistrature… qui occupent quelques surfaces également… J’ai donc pris le plan de l’île et je vous ai mis en rouge toutes les zones appartenant à l’Etat ou au « para-public »… 90% de l’île de la Cité appartient à l’Etat, un Etat qui a besoin d’argent, de beaucoup d’argent et qui a là une occasion en « or » de transformer discrètement ses propriétés en poules aux œufs d’or…

Et bien si moi je me demande avec cette immense naïveté qui est la mienne ce que l’on pourrait bien faire de tous ces beaux bâtiments vidés progressivement de leur substance depuis 10 ans, les mamamouchis, eux, savent évidemment déjà ce qu’ils veulent en faire…

Transformer l’île de la Cité en un beau Disneyland à touristes

 

Oui parce qu’en réalité, la bataille autour d’une des plus grandes promotions immobilières de notre pays a déjà commencé et cela fait d’ailleurs quelques années.

Ainsi, la réhabilitation du parvis de l’hôpital Hôtel Dieu doit être confiée fin mai à un opérateur privé en vue de développer des activités commerciales… Et la Mairie de Paris « chercherait à pousser la candidature du groupe Quartus auprès de l’AP-HP, un choix qui ne fait pas l’unanimité ». Source ici

Au même moment, comme le rapporte cet article du Figaro, Martin Hirsch actuel Directeur Général de l’AP-HP «a proposé qu’une partie de l’Hôtel Dieu puisse être mobilisée pour permettre, le plus rapidement possible, le rayonnement du site», indique l’AP-HP dans un communiqué.

L’idée est de «pouvoir accueillir tout ce qui est muséal» afin que chacun puisse «accéder aux œuvres de Notre-Dame», a expliqué la direction à l’AFP. Cette offre de service pourrait «éventuellement» s’étendre aux besoins du futur chantier de rénovation du monument historique et des nombreux «compagnons qui devront venir y travailler». Source ici

On passe de l’hôpital au « muséal »… c’est joliment dit!

Quant au futur de l’île de la Cité, vous l’avez en image ici et sur le site Missioniledelacité.paris ici

Ce futur architectural et fondamentalement très commercial a déjà été pensé et imaginé. Tous les détails sont connus et les choses progressivement se mettent en place pour permettre la réalisation de la plus colossale opération immobilière au centre de Paris, dans « le cœur du cœur », un endroit où le prix du mètre carré peut se négocier 20 000 euros au moment où vous lisez ces lignes, mais quel sera le prix futur de ces m2  là où les 14 millions de touristes qui passent chaque année, sont une ressource extraordinaire de profits potentiels? Ce mètre carré se négociera peut-être 40, 50 ou même 60 000 euros…

Imaginez 14 millions de touristes délestés légalement par le commerce d’une centaine d’euro par tête de pipe !! Cela commence à faire une sacrée rente annuelle.

Pour s’assurer que les sous rentrent bien, on a même prévu le renforcement du trafic fluvial et un débarcadère à K€ sur pattes, pardon à touristes.

Alors, cette histoire d’étincelle qui a mis le feu aux poutres arrive donc à point nommé pour accélérer la mutation de l’île de la Cité, le cœur du cœur de Paris.

Non pas que cet incendie soit volontaire, l’enquête le dira ou pas. Disons, plus prosaïquement que c’est comme les incendies de forêts dans le sud-est… il faut toujours savoir faire contre mauvaise fortune bon cœur, et bonnes affaires. Quand la forêt brûle, les immeubles poussent sur les ruines fumantes.

L’île de la Cité est un immense défi et enjeu, également pour les grandes entreprises du BTP et autres groupes immobiliers, des contrats aussi mirobolants permettent également de se rémunérer confortablement entre amis. Enfin, les JO de 2024 sont pour bientôt, et cela serait bien que tout soit prêt ou presque pour cette date là car si en plus Notre-Dame réouvre à l’occasion des JO ce sera l’occasion rêvée de faire la promotion mondiale de cette promotion immobilière où l’on vendra à 40 000 euros le m² faisant de l’île de la Cité l’un des endroit les plus chers de la planète.

Une île musée appelée officiellement « L’île Monument ».

 

La question qui se pose, au-delà des aspects religieux consistant à savoir si des messes continueront ou pas à être célébrées à Notre-Dame, c’est bien le sujet des sous. Des très gros sous!

Parce qu’en filigrane, ce que j’évoque ici, c’est une possibilité de « privatiser » ce patrimoine et de dépecer des propriétés d’Etat de très grandes valeurs. Comme la Grèce a vendu ses îles, nous pourrions assister prochainement à une forme de mise en vente de l’île de la Cité.

Si le projet peut évidemment se discuter, et je n’y suis pas en soi opposé, au contraire, exploiter la mâne touristique est une bonne idée, j’aimerais savoir où vont aller les sous… Parce que rien n’empêche l’Etat, propriétaire, de réaliser les travaux nécessaires et de louer à des exploitants privés en restant propriétaire et en percevant des loyers plantureux qui alimenteraient les caisses de l’Etat et profiteraient ainsi à tous.

J’ai comme dans l’idée que l’on va plutôt vendre à vil prix, et c’est là qu’il va falloir regarder attentivement ce qu’il se passera… mais pas que!!

Projet de loi pour contourner les règles sur les marchés publics!!

 

Comme nos mamamouchis sont assez prévisibles, il était assez évident qu’ils allaient essayer de tripatouiller un tantinet, mais comme les mamamouchis des générations précédentes s’étaient fait prendre tous les doigts dans le pot de confiture nous avions passé des lois et nous avons désormais tout un code et des règlements pour passer les marchés publics.

C’est très pénible la loi.

Pas pour nous les gueux, surtout le gueux en gilet jaune, ou le pauvre bougre qui roule à 53 au lieu de 50. Là la loi est dure et intraitable.

Pour ceux d’en haut, impossible de tripatouiller en toute sérénité juridique.

Du coup, vous savez quoi?

On va tout simplement légiférer par ordonnance (sans vote des députés) pour pouvoir se passer des règles des marchés publics. On est donc en train de nous préparer une impunité juridique pour masquer des fraudes potentiellement monstrueuses.

Voici ce que dit cet article de France Info « Ce projet de loi, qui vise à reconstruire la cathédrale en cinq ans, devrait permettre au gouvernement de passer outre des obligations en matière de marchés publics et de lois de protection du patrimoine ». Source ici

Peut-être que Macron est très pressé, les groupe du BTP aussi, et les copains des grosses entreprises qui auront les concessions également, mais moi, je vois une cathédrale de 850 ans… et je ne suis pas du tout pressé de la reconstruire et je ne vois pas pourquoi cela devrait forcément être fait en 5 ans…

Ha, si je vois, comme il faut reconstruire en 5 ans, et que l’on est pressé il faut se donner les moyens de le faire et donc retirer tous les gardes fou qui permettent globalement d’éviter que les abus ne soient vraiment trop importants.

Le délai de 5 ans fixé par le Président devient l’alibi justifiant toutes les lois d’exceptions.

 

Je suis évidemment ahuri par ce que je vois et par ce qui se dessine. Il n’y a qu’en faisant circuler cette information et ce type d’analyse que l’on peut forcer le gouvernement à reculer. Il faut dire « nous vous voyons ». « Nous comprenons ». Et je compte sur chacun de vous pour informer le plus grand nombre.

La seule manière pour que le poison du soupçon (ou du complotisme) ne s’insinue pas est de faire en sorte qu’il ne puisse pas y avoir de soupçon, par une véritable transparence, par une séparation des pouvoirs et par des systèmes de contrôles. Mais là ce n’est visiblement pas le cas!

Ce n’est plus une république, sinon bananière.

La république n’est plus, mais Vive la France.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 06:42
Un projet foncier de plusieurs milliards entoure Notre-Dame de Paris depuis 2016

 

ET l’incendie de Notre-Dame est une véritable aubaine pour ses partisans

En Décembre 2016, un projet de refonte globale de l’ile de la Cité a été présenté au président François Hollande. Ce rapport prévoit :

  • 100.000 m² crées – (ayant une valeur foncière dépassant le milliard d'euros),
  • La privatisation du patrimoine publique (47% de foncier est détenu par le public) –  (plusieurs centaines de millions d’euros),
  • Monétisation du flux du premier site touristique de France – (plusieurs centaines de millions d’euros pour 15 millions de visiteurs annuels),

Comme le souligne le rapport dont vous allez lire quelques extraits, un tel projet "n’a aucune chance de voir le jour"… Cependant, depuis le drame du 15 avril au soir, où le monde entier à vue en quelques heures des poutres de 800 ans bruler comme de la paille, nous assistons  à un véritable bal de coïncidences.

Avez-vous entendu parler du rapport PERRAULT et Bélaval[1] ? Ce rapport a été commandé par François Hollande et Anne Hidalgo en décembre 2015[2]. La lettre de mission dont nous produisons ici un extrait demande aux architectes Dominique Perrault[3] et Philippe Belaval "une vision de l’île à l'horizon des vingt-cinq prochaines années". Dans la lignée des grands projets présidentiels…

 

 

Longtemps siège du pouvoir royal, elle a conservé celui de plusieurs institutions importantes pour la vie de la collectivité. La cathédrale Notre-Dame en constitue le monument le plus remarquable, mais d’autres édifices ou sites attestent à ses côtés de la place éminente que l’île a occupée dans l’histoire de la ville au fil des siècles, lui conférant un véritable statut d’ « île-monument » aux yeux de très nombreux artistes ou simples admirateurs de Paris. Enfin son inclusion dans le périmètre du classement des berges de la Seine au patrimoine mondiale de l’UNESCO a reconnu sa valeur universelle.

 

Or la situation de l’Ile de la cité ne saurait être regardée comme entièrement satisfaisante aujourd’hui. En dépit de la fréquentation élevée par les touristes ou les usagers des différents services, ce n’est pas, avec un millier d’habitants à peine, un lieu de vie à proprement parler. Les emprises du Palais de justice, de la préfecture de police, de l’Hôtel-Dieu constituent autant de blocs qui semblent impénétrables.

 

L’avenir de l’Ile de la Cité est un enjeu majeur, non seulement pour Paris, mais pour la France toute entière. L’Etat, en liaison étroite avec la ville de Paris, doit être le garant, aussi bien vis-à-vis de nos contemporains que des générations futures, de ce que cet avenir soit conforme aux ambitions que son histoire exceptionnelle, sa richesse patrimoniale et artistique et sa situation uniquepermettent de concevoir pour lui. Et ce d’autant plus que de nombreuses institutions relevant directement ou indirectement de l’Etat sont implantées sur l’île et sont pour certaines en voie de la quitter.

 

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé, en accord avec Mme Hidalgo, Maire de Paris, de vous confier une mission d’étude et d’orientation sur ce que pourrait être la place de l’Ile de la Cité à l’horizon des vingt-cinq prochaines années.

 

Monsieur Dominique PERRAULT

Dominique Perrault architectures

Monsieur Philippe BELAVAL

Centre des monuments nationaux

 

 

Le rapport est remis en décembre 2016 et fait les constats suivants :

  • "centre névralgique au cœur de Paris – dans toutes les acceptions du terme : géographique, historique, administrative, patrimoniale, touristique, spirituelle – l’Île de la Cité ne parvient pourtant pas à incarner cette fonction de cœur battant de la ville, et encore moins de la métropole". "L'île de la Cité n'est plus qu'un labyrinthe de citadelles administratives".
  • ce territoire insulaire de 22 hectares est le moins dense de Paris si on considère son nombre d’habitants. « Sur un millier d’habitants, à peine 300 sont des résidents permanents. Les autres sont des occupants de passage car l’effet Airbnb ici joue à plein », souligne Philippe Bélaval.
  • "Notre-Dame de Paris reçoit aux alentours de 13 à 14 millions de visiteurs par an, ce qui fait par conséquent d’elle le monument le plus visité de Paris. Les tours de Notre-Dame et la Conciergerie avoisinent ou dépassent les 500 000 visiteurs annuels tandis que la Sainte Chapelle est découverte par plus d’un million de personnes chaque année. " L’architecte déplore surtout que les 14 millions de touristes qui visitent chaque année la cathédrale (non sans avoir fait la queue sur le parvis, mesures de sécurité obligent) ne soient pas véritablement accueillis.

Comprenez, ce flot humain échappe complétement à toute logique marchande… C’est moche !

  • l’État est propriétaire de 57 % des espaces[4] tandis que la Ville de Paris possède quant à elle 43 % du site[5].
  • "l’emplacement stratégique et la rareté des fonciers de l’île permettent d’envisager des projets uniques et ambitieux, capables de contenter si bien le privé que la personne publique. "

Aussi, les deux architectes proposent de "créer environ 100.000 m² nouveaux ayant une valeur foncière dépassant le milliard d'euros, sans transformation radicale". Comment ? En construisant une dizaine de couvertures de verre et d'acier au-dessus des nombreuses cours intérieures.

Parmi les 35 propositions du rapport, ils avancent notamment un projet révolutionnaire. Une gigantesque dalle transparente à la place du parvis de Notre-Dame !

En effet, le parvis de Notre Dame, long de 135 m et large de 100 m, serait recouvert d'une immense dalle de verre au-dessus de la crypte archéologique ; aux pieds de la cathédrale, un débarcadère et des plates-formes flottantes accueillants piscine, cafés, restaurants, salles de concerts ; le long de la Seine, une longue promenade végétalisée, débarrassée des voitures, reliant les pointes aval et amont de l'île ; deux nouvelles passerelles qui franchissent le fleuve ; un peu partout, des verrières, des passages couverts, des galeries souterraines, des atriums en sous-sol…

Seulement voilà, l’Île de la Cité renferme une trentaine de biens protégés au titre des monuments historiques. De plus, ce site de 22 ha est classé au patrimoine mondial de l’Unesco…

Par conséquent, comme le souligne le rapport, un tel projet "n’a aucune chance de voir le jour":

 

 

UN PROJET D’ENSEMBLE SINON RIEN (rapport Perrault page 11)

L’entrée de l’Île de la Cité dans une troisième époque heureuse de son histoire exige une prise de position volontariste au plus haut niveau de l’État. En effet, le projet ne peut exister que dans sa complétude, tant les contraintes propres à ce territoire sont multiples. Il s’agit d’abord de contraintes règlementaires identifiées comme le millefeuille de protections patrimoniales touchant ce site inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité établie par l’Unesco. Les mesures de protection du site sont justifiées eu égard à l’exceptionnalité du patrimoine de l’île. Il convient donc de prendre le parti de les intégrer dans une réflexion d’ensemble mais en aucun cas de les contourner. Outre ces mesures de protection, la mission identifie des freins de nature plus politiques, internes à l’administration, tant la portée du lieu dans l’histoire des institutions crée de compréhensibles réticences au changement. Enfin, le lieu reste marqué par les ambiguïtés du partage de son foncier entre Ville et Etat.

En ce sens, un projet isolé au milieu de cette complexe machine n’a aucune chance de voir le jour, sinon par compromission sur sa qualité. A l’inverse, si l’État prend pleine conscience du potentiel de cette île et pose les bases d’une gouvernance ad hoc d’un projet d’ensemble, les différents verrous ne pourront que tomber. Et cela à raison, car la cohérence du traitement de l’île dans son entièreté sera la garantie de la qualité du résultat.

 

 

Par conséquent, il faudrait vraiment un évènement impromptu et très "volontaristeou "inattendu et improbable"[6]  pour que des travaux d’une telle ampleur puissent être autorisés dans un des sites architecturaux les plus protégés de France…

 Mais le hasard fait parfois bien les choses ! Depuis le drame du 15 avril, le gouvernement a préparé une loi d'exception pour accélérer la reconstruction de Notre-Dame. Le texte permettrait notamment de déroger au code du patrimoine[7]. En effet, le texte, rédigé en quelques heures, proposerait de s’affranchir des procédures en vigueur en matière de monuments historiques sur un site qui n’en compte pas moins de 35... Plus inquiétant, ce projet de loi autoriserait à déroger à un certain nombre de règles, comme le Code des marchés publics.

Concernant le nouveau parvis de Notre-Dame, Philippe Bélaval  précise : "Cette proposition fera peut-être débat[8], mais nous sommes prêts à répondre aux éventuels détracteurs. En sous-sol, les millions de visiteurs qui patientent [[aujourd'hui]] sous la pluie ou la canicule disposeront de services indispensables, comme des toilettes ou une bagagerie." Ou encore des commerces…

Ainsi, comme le souligne le rapport un tel projet "exige une prise de position volontariste"! Heureusement, il avait déjà de fervents apôtres. Premièrement, la commande vient du plus haut niveau de l’Etat, Le président François Hollande en personne. Ensuite, de la mairie de Paris. En effet, le 16 décembre 2016 lors de la remise du rapport au président, Anne Hidalgo s’est montrée dithyrambique : "Je suis extrêmement enthousiaste ! Ce projet très puissant aura une répercussion internationale. C’est un signal fort qui montre au monde que Paris est capable de se réinventer, tout en protégeant, et même en valorisant, son patrimoine exceptionnel".

Dans une conférence[9] donnée le 22 novembre 2017, à la 16ème minute, l’ancien président François Hollande vient écouter et soutenir les deux experts[10]…    

De plus, il semble bien que quelques entreprises soutiennent le projet puisque sur les 56 pages que compte le rapport, à la section « Entretiens avec des personnalités qualifiées, susceptibles d’apporter un éclairage particulier sur l’avenir de l’ile de la Cité », notons la participation de :

- M. Marc-Antoine Jamet, Secrétaire Général du groupe de luxe LVMH, ainsi que directeur immobilier,

- M. Jean-Paul Claverie, conseiller de M. Bernard Arnault, Président de LVMH…

Il semble bien que le privé y voit un intérêt certain. Comme en témoignent les 200 millions d’investissements (Pardon !) de dons réalisés par M. Arnault à la suite de l’incendie de Notre-Dame...  

Vous l’aurez compris, ce projet rapporte beaucoup et à plus d’un titre :

  • 100.000 m² de crées – (valeur foncière dépassant un milliard d'euros),
  • La privatisation potentielle d’une bonne partie du patrimoine public (47% de foncier détenu par le public) –  (plusieurs centaines de millions d’euros),
  • Monétisation du flot de touristes du premier site touristique de France – (plusieurs centaines de millions d’euros),

Depuis l’incendie de Notre Dame certains médias ont commencé à communiquer de nouveau sur le projet de M. Perrault. Dans un article du Figaro[11] du 18 avril 2019, l’architecte a confirmé la faisabilité de la reconstruction de la cathédrale en 5 ans, tel qu’annoncé par le président Macron[12]. Il va sans dire que ce chiffre de 5 ans est donné à titre indicatif. Imaginer un impératif lié aux Jeux olympiques de 2024[13] serait pure fiction !… M. Perrault, par ailleurs, n’est pas spécialement impliqué dans les préparatifs de cet événement, puisqu’à l’exception du contrat du village olympique dont sa société a la charge, il n’a, à notre connaissance, aucun autre chantier en cours qui concernerait cette échéance…      

Les médias Vanity Fair[14] et L’Obs[15] ont consacré depuis l’incendie de Notre Dame une interview au "starchitecte". Selon Dominique Perrault: "Ces idées sont toujours d’actualité[16] et verront peut-être le jour grâce ou à cause de cet évènement. Car la cathédrale a été endommagée mais elle suscite aujourd’hui une attention nouvelle. "

Vient alors une première question :

Y a-t-il la volonté au niveau de l’Etat de reconstruire Notre-Dame à l’identique ou ne serait-ce que dans le même type architectural ? Que va donner cette "attention nouvelle" ? Pour Dominique Perrault la réponse est très claire. Il faut "introduire la modernité dans le patrimoine."

"Réinterpréter la structure de l’édifice lors de la reconstruction de la flèche posera de vraies questions philosophiques, techniques et poétiques. Le fait de ne pas imposer la restitution permet à l’imagination de se développer et d’apporter ce que Victor Hugo appelait « les alluvions du temps » ".[17] 

Voici alors une illustration de ce que pourrait devenir Notre Dame de Paris[18] :

Mais surtout, la question que nous nous posons tous sachant que les sommes déjà récoltées excèdent très largement les besoins.[19]

Refaire le toit de la cathédrale ? Certes ! Mais vont-ils refaire juste cela ?...

 


[2] http://www.missioniledelacite.paris/la-mission                                                                                                                   

[3] L’architecte de la BNF

[4] Notamment les locaux de la Préfecture de Police implantés dans le Palais, la Sainte-Chapelle et la Conciergerie, la Cour de cassation et la Cour d’appel.

[5] Principalement les juridictions du premier degré (Tribunal de Grande Instance et Cour d’Assises).

[8] Ouvrir le sol sur le devant de Notre-Dame ne peut manquer également d’interroger sensiblement son assise…

[10] Par ailleurs, Dominique Perrault est un homme de réseau. Ayant été l’architecte de la BNF il fait partie du réseau  Mitterrand et Lang. Avec un chiffre d’affaires de 5.9 Millions en 2016 DOMINIQUE PERRAULT ARCHITECTURE compte une 100aine de collaborateurs. En plus de ses locaux à Paris, l’agence compte une filiale genevoise et madrilène.

[16] Notons que sur le site de Dominique Perrault ARCHITECTURE la rénovation de l’ile de la Cité se trouve dans la catégorie PROJET. De plus, la page internet du projet « Mission d’étude île de la cité » à également était complété le mardi 16 avril d’un texte de l’architecte ainsi que d’une photo de Notre Dame de Paris en feu.

[18] Attention : ce plan n’est pas du cabinet Dominique Perrault ARCHITECTURE

[19] L’historien de l’art Alexandre Gady note : "Une large restauration de la cathédrale avait été fixée à 250 millions il y a trois ans, somme qui peut, après le drame, être estimée à plus du double mais pas à quatre fois plus? "

 

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 19:43

Suite à l'incendie du 15 avril 2019 à la Cathédrale de Notre Dame, beaucoup de questions sont en suspens !


Par  L’Imprécateur

Le 28 janvier 1972, le couvreur Clair Brevet mit involontairement le feu à la charpente de la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de Nantes en soudant un chéneau. 
Il s’était absenté un moment pour aller voir un autre ouvrier dans les combles en laissant son chalumeau allumé. L’expertise montra que ce n’était pas le bois localement brûlé qui avait déclenché l’incendie mais l’abondante poussière qui recouvrait tout et s’enflamma. 
Au terme de huit ans de procédure, ce fut l’État (et non l’entreprise) qui fut finalement condamné à payer les dégâts. 
Les juges reprochèrent en effet à l’État de ne pas avoir fait nettoyer la poussière accumulée sur la charpente depuis des décennies avant d’y envoyer des ouvriers.
Après cet incendie, les cathédrales d’Angers et du Mans avaient été dépoussiérées. 

 

La cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de Nantes

La cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de Nantes

Le 15 juin 2015, c’est encore à Nantes qu’un incendie d’origine accidentelle détruisit la toiture de la basilique Saint-Donatien. 
Là encore, une soudure fut à l’origine de l’accident. 
Quatre ans après, la basilique est toujours en travaux et c’est loin d’être fini.

Dans les deux cas, "Les collègues ont dû éteindre le feu à l’eau diffusée pour ne pas trop gorger d’eau la voûte" (source : pompiers). 

L’eau diffusée consiste à noyer le feu dans un brouillard d’eau sous pression. 
Ce n’est possible que s’il n’y a pas de vent, le brouillard y étant beaucoup plus sensible que le jet puissant d’une lance.
L’eau diffusée n’a pas pu être utilisée dans le cas de Notre-Dame de Paris en raison d’un vent trop fort.
À Paris, l’origine de l’embrasement a tout de suite été attribuée au chantier en démarrage.
Les autorités ont aussitôt décrété l’incendie "accidentel", et dû aux travaux sur le chantier. 


C’était imprudent, d’ailleurs Le Monde lui-même écrit maintenant "Beaucoup de questions sont en suspens" et dans une vidéo qu’il publie sur son site internet, la cause accidentelle évidente est devenue (à 2’02) 
"La piste d’un départ de feu accidentel sur le toit n’est pas exclue".
Il y a une grosse différence entre décréter que la piste d’un accident de chantier est évidente et dire qu’elle n’est "pas exclue".
Merci au Monde pour cet article signé Cécile Bouanchaud.
Il y a donc d’autres pistes et tout journaliste intelligent et consciencieux se doit de les explorer.
Ce n’est visiblement pas le cas de ceux de L’info du vrai sur Canal+ qui ont traité de "complotistes" tous ceux qui osent poser des questions ou même, comme Nicolas Dupont-Aignan, qui ont seulement dit que des personnes s’en posent et demandent la vérité.
Inutile d’accabler les déconneurs (et non "les décodeurs") de l’Info du vrai, comme disait Brassens, quand on l’est, "c’est pour la vie entière !"
Pourquoi le doute est-il permis ?
D’abord parce que les travaux de restauration proprement dits n’avaient pas encore débuté. 

Seuls les échafaudages étaient en cours de montage. 
Donc, aucune soudure et pas de point chaud possible (source : architecte en chef des Monuments Historiques, responsable de la restauration de la flèche, Philippe Villeneuve).
Ensuite, parce qu’il n’y avait officiellement plus personne sur le chantier.
Les ouvriers cessent le travail à 17 heures et doivent (pour une partie d’entre eux) faire une inspection générale pour vérifier que tous les outils sont rangés et sous clé et qu’aucun intrus ne traîne sur le chantier.
Les derniers sont partis à 18 heures.
Mais ensuite ?
Ensuite c’est le bazar !
Dans la cathédrale il y a encore des touristes et du personnel, l’accès n’est fermé qu’à 18h30, deux gardes-incendie sont devant les écrans d’alerte, mais le plus gros du personnel (200 personnes) dont les trois quarts sont des bénévoles, est parti.
La messe du soir commence autour de 18h20 et les derniers à partir partent vers 19h15.

À l’extérieur, il y a fréquemment des inconscients qui viennent pour s’amuser à grimper sur la cathédrale. 
Les deux vidéos suivantes sont hallucinantes et ce ne sont pas les seules, les "visiteurs du soir" éprouvant le besoin de faire des selfies pour se vanter ensuite de leur exploit. 
Dans la première, les deux débiles commencent leur escalade de nuit à 1′.


Ce que ces jeunes crétins peuvent faire, d’autres peuvent le faire.
On voit que le niveau de sécurité est voisin de zéro.
Le risque terroriste n’est pas exclu
Si le risque islamiste n’est pas prouvé, il ne peut pas être exclu, pour trois raisons au moins :
En 2016, le Professeur Vanucci (CNRS) a remis à Manuel Valls, Premier ministre, un rapport dans lequel il souligne que Notre-Dame étant “la deuxième église au niveau mondial après Saint-Pierre”, ils (lui et ses collègues), la considéraient "comme une véritable cible pour des terroristes !".
"En cas d’attaque, le risque d’un embrasement de la toiture existe et [il] faudrait absolument la protéger…"
Qu’a fait Valls ? Rien !
Il a classé le document "confidentiel défense !"

D’autre part, un ouvrier tailleur de pierre d’une entreprise qui travaille depuis six ans pour la cathédrale a signalé "qu'ils nous ont imposé des maliens, des cap verdiens, des maghrébins, beaucoup nous haïssent, prient sur les chantiers".
Cet ouvrier est peut-être raciste, islamophobe, etc.
Mais si des musulmans, surtout radicalisés, travaillent sur la "deuxième cible au niveau mondial pour les terroristes", la piste ne peut pas a priori être écartée.
Enfin, il y a depuis quelques années une montée forte et rapide des actes criminels anti-chrétiens avec, comme au Sri Lanka, presque toujours des islamistes derrière (17 islamistes ont déjà été arrêtés au Sri Lanka).
En France même, et récemment, c’est un musulman pakistanais qui a vandalisé la basilique royale de Saint Denis.
L’incendie de Saint-Sulpice fut intentionnel, mais l’enquête n’est pas terminée. 

A Saint-Étienne, toutes les églises sont maintenant fermées en dehors des heures de culte pour éviter leur "appropriation" par des migrants à la suite de deux "incidents".
(Les migrants) "ils seraient pris en charge par des" membres de la jeunesse communistes extérieurs à la ville "qui les inciteraient à squatter des lieux de culte".

Il y a eu bien d’autres agressions (cf L’Observatoire de la christianophobie). 

Aussi est-il présomptueux de prétendre que l’incendie de Notre-Dame ne peut pas s’inscrire dans cette longue litanie d’attentats contre les lieux du culte en France. 
Près de 1500 vandalisés en 2018, dont 400 juifs et 100 musulmans (source : min. Intérieur).
Surtout quand deux indices majeurs ont échappé, semble-t-il, aux autorités et à la presse. 

 


Timing trop court pour un incendie de cette ampleur !
Le premier est le "timing" de l’incendie. 

18 h 20, alerte incendie sur le toit de la sacristie. 
Les deux gardes vont voir et ne trouvent rien alors qu’ils sont à l’extérieur pour voir le toit de la sacristie.
Bug informatique ou fausse alerte provoquée intentionnellement pour les écarter de leurs écrans de surveillance ?
18h47, seconde alerte et cette fois-ci "des flammes de trois mètres" à la base de la flèche (angle côté Seine). 

À 20h, la flèche s’effondre.
"La charpente de Notre Dame s’est vaporisée en moins d’une heure comme si on avait utilisé un produit pour accélérer la combustion du bois !" (Témoin travaillant habituellement en atmosphère explosive ATEX).
L’état-major des pompiers de Paris (des militaires commandés par un général) ne commente pas pour le moment, mais des pompiers à titre individuel s’interrogent sur internet : "Comment la charpente de Notre Dame a-t-elle pu s’enflammer si vite et si fort et quasiment partout en même temps ?"
Un avis partagé par l’ancien ingénieur en chef de la cathédrale qui, en retraite, se sent libre de parler : "impossible et incompréhensible" et il rappelle que lorsqu’une maison brûle, il reste deux choses : les murs et la charpente, même si elle est visiblement calcinée, parce que faire brûler une poutre à cœur prend plusieurs heures, surtout quand elle fait 40 cm de section au carré.
À moins que l’atmosphère ne soit explosive ?
"Il est impossible d’avoir un tel feu en moins de 2 h sans accélérateur ! 

Le bois n’émet pas de fumée jaune. 
La pétrochimie oui", dit l’un des pompiers.
Ce que confirme un second indice : la couleur de la fumée.

La couleur de la fumée, la preuve chimique !
Le second indice est la couleur de la fumée, d’un jaune caractéristique témoignant de la présence d’un oxyde métallique "un accélérateur d’incendie" comme l’ont dit plusieurs pompiers. 

Probablement de la thermite qui monte la température de l’incendie à près de 2000 °C, rendant possible l’embrasement d’une vitesse "inouïe, inouïe !", comme signalé par plusieurs témoins et les pompiers eux-mêmes. 

 



Dans les incendies précédents, notamment ceux de Nantes, la fumée avait la couleur normale du bois qui brûle ; d’abord grise, puis s’éclaircissant vers le blanc au fur et à mesure de l’élévation de la température.
À Paris, l’incendie commence par une énorme bouffée jaune "pétrochimique" au moment de l’embrasement de la toiture et de la flèche, avant de virer au gris "bois brûlant". 



 




Le Monde : "Beaucoup de questions sont en suspens !"
N’en déplaise aux déconneurs de Canal+ et de la presse mainstream, beaucoup de questions restent aujourd’hui sans réponse. 

Il va falloir être vigilants pour obtenir la vérité d’un État qui dissimule à peine dans les "éléments de langage" de son président et de son ministre de l’Intérieur, son intention de voler une seconde fois la cathédrale aux chrétiens de France, aux Français et à tous ceux dans le monde qui la subventionnent à hauteur de plus d’un milliard pour la réparer, et aux catholiques qui la gèrent avec 50 religieux et 150 bénévoles pour la faire vivre au jour le jour.
Pas une fois les mot "chrétiens" ou "catholiques" n’ont été prononcé par le président dans son homélie pleurnicharde. Le ministre de l’Intérieur précisant même : "ce n’est pas une cathédrale" … "c’est un bien commun".
Alors que l’État, receleur de la cathédrale depuis 1905, réduisait le budget d’entretien comme une peau de chagrin et se frotte les mains de voir les généreux donateurs donner l’argent des réparations, dont il prendra au passage une partie, comme il l’a fait lors du Loto du patrimoine de Stéphane Bern.

Si les enquêteurs cherchent "à qui profite le crime ?" , qu’ils regardent bien du côté de l’État où le ministre de l’Intérieur joue avec notre cathédrale une étrange partie de poker-menteur. Sa spécialité !
Cela dit, s’il est prouvé que ce fut un accident, je suis preneur, mais à condition qu’on nous l’explique bien, vraiment bien, avec des arguments enfin crédibles et pas seulement des insultes "complotistes, extrême droite…" L’argument de ceux qui n’en n’ont pas.

 

L’Imprécateur le 24 avril 2019 pour :
https://www.minurne.org/billets/20567

 

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 09:38

Des artisans ayant travaillé à Notre-Dame déclarent ne pas arriver à comprendre l'incendie !



Des artisans qui avaient travaillé au sommet de Notre-Dame de Paris en 2013 ont affirmé avoir du mal à comprendre l'origine de l'incendie hors norme qui l'a ravagée. 
Ces spécialistes avaient œuvré sur la cathédrale pendant trois mois et connaissaient ses faiblesses. 
Ils ont fait part de leurs sentiments au Parisien. 

Notre-Dame : Des artisans ne comprennent pas

Spécialisés dans l'installation de protections contre la foudre sur le toit des bâtiments historiques, Didier et Anthony Dupuy, père et fils, ont fixé un paratonnerre au sommet de Notre-Dame de Paris en 2013. 
Et ont été les premiers à alerter les autorités sur les faiblesses du toit qu'il fallait réparer au plus vite. 
À présent chagrinés, ils avouent leur incompréhension face à cet incendie, dans un entretien avec Le Parisien.
Durant ce chantier qui a duré plus de trois mois, les artisans ont découvert des défauts structurels au pied de la croix. 

"Le plomb était ouvert, partiellement cassé, et de la rouille sortait du collier de serrage"
Les spécialistes ont été autorisés à tout nettoyer et ont refait une étanchéité en consolidant l'ensemble "tout en informant l'architecte que ça tiendrait 10 ans mais qu'il était grand temps de faire des travaux".
Six ans ont passé entre leur signalement et le début des travaux, "ce qui finalement n'est pas très long dans ce genre de chantier", a indiqué Didier.
L'incendie et l'effondrement de la flèche ont été pour les deux hommes un drame personnel. 

"C'est tout un pan de l'Histoire de France bien sûr, mais aussi celle d'un père et de son fils qui ont travaillé jour et nuit sur cette magnifique construction avec la même passion. 
Nous avons créé ensemble un échafaudage unique au monde. 
On ne sort pas indemne de tout ça", avoue Anthony.
Il se dit surpris par la puissance de l'incendie car "les sections de chêne sont énormes et il faut vraiment une source d'énergie hors norme pour les embraser !".
"Le bois des charpentes était dur comme de la pierre, vieux de plusieurs siècles. [...] je n'arrive pas à m'expliquer comment des morceaux de 60 centimètres de large ont brûlé aussi vite !", ajoute Didier. 

Parlant de son expérience de travail intense sur la fameuse cathédrale en plein hiver, Anthony Dupuy avoue que c'était "un émerveillement sans cesse renouvelé"
"Être au sommet de Notre-Dame, c'est une sensation unique, même dans la pluie et le froid", concède Didier. 


 
Sputnik
https://fr.sott.net/article/33795-Des-artisans-ayant-travaille-a-Notre-Dame-declarent-ne-pas-arriver-a-comprendre-l-incendie

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 14:55

Le Major Patrick Nicolle accuse Macron de l'incendie de Notre Dame et le menace d'un Putsch contre lui !

Notre Dame : Un Militaire accuse Macron
Le Major Patrick Nicolle s'adresse à Macron. 

Vous êtes responsable de l'incendie de Notre Dame !  
Vous détruisez la France !
On pourrait prévoir un Putsch contre vous ! 
En 2 heures vous n'existez plus !
Avez-vous compris le message monsieur le Président ?

 
 



Source :
https://www.fawkes-news.com/2019/04/le-major-patrick-nicolle-sadresse.html

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 04:52
Incendie de Notre-Dame : Un test vidéo montre que la thèse officielle de l’accident est dure à digérer
Ils ont tenté de faire brûler une poutre en chêne vieille de 30 ans. Ils n’ont pas réussi…

Un forgeron montre qu’il est difficile de faire brûler du chêne.

 

Suite à l'incendie de , un Forgeron démontre que le chêne ne brûle pas aussi facilement.

( seconde partie en dessous )

Vidéo intégrée

 

Et l’avis de l’expert :

© Christian Larnet pour Dreuz.info.

source:https://www.dreuz.info/2019/04/20/incendie-de-notre-dame-un-test-video-montre-que-la-these-officielle-de-laccident-est-dure-a-digerer/?fbclid=IwAR11WXWrS5AQ1B3OkOt-Mtj9sRKllrW-Pk344Z1WOqclgU1SfmRAWqyeHhI

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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 19:18
Une loi d'exception pour reconstruire Notre-Dame : "On est dans une société de l'immédiateté", estime un spécialiste d’architecture

Alexandre Gady, professeur d’histoire de l’art à la Sorbonne, signe une tribune dans "Le Figaro" pour dénoncer le délai trop court de la reconstruction annoncée de Notre-Dame. 

Le gouvernement va préparer une loi d'exception pour accélérer la reconstruction de Notre-Dame. Le texte permettrait notamment de déroger au code du patrimoine, ce qui inquiète Alexandre Gady, professeur d’histoire de l’art à la Sorbonne, spécialiste d’architecture et président de l’association Sites & Monuments, qui publie une tribune dans Le Figaro mardi 23 avril. "On fait une ordonnance avant même de faire le diagnostic", déplore le professeur mardi sur franceinfo. Il dénonce "une société de la surconsommation de l'immédiateté" et défend "les procédures existantes qui ont servi" depuis le 19e siècle.

franceinfo : Le délai de cinq pour reconstruire Notre-Dame vous paraît trop court ?

Alexandre Gady : On fait une ordonnance avant même de faire le diagnostic. Il faut traiter la cathédrale dans son état actuel. C'est malheureusement un état très endommagé, non seulement par l'incendie que tout le monde a vu mais maintenant par les conséquences invisibles et notamment de l'eau qui est entrée par milliers de litres dans les maçonneries. L'eau est un ennemi mortel de l'architecture. En ce moment, on est dans une phase de confortation de ce qui reste, d'enlèvement des parties qui menacent de tomber, d'analyse des maçonneries gorgées d'eau, des joints qui eux-mêmes vont souffrir. Donc dire deux ans, trois ans, dix ans, ça n'a pas de sens. Il faut vraiment donner du temps à l'expertise et laisser le monument parler. Si on ne l'écoute pas, on est sûr de faire une erreur.


Dire cinq ans, ce n'est pas montrer qu'on a une vraie volonté politique ?

Non. On est dans une société de la surconsommation de l'immédiateté. Ce qu'on attendait du président ce n'est pas on va faire faire ça dans cinq ans mais on va faire ça du mieux possible. Ce n'est pas forcément incompatible mais si on commence par dire "il faut se dépêcher d'aller vite et de changer la loi", alors là, on est sûrs qu'on est mal partie.

Qu'est-ce qui vous inquiète ?

On est en train de tailler sur mesure pour Notre-Dame une loi. L'enfer est pavé de bonnes intentions et ça peut paraître une bonne idée. Mais pourquoi court-circuiter toutes les procédures existantes qui ont servi après les deux guerres mondiales, qui ont servi au 19e siècle quand il y a eu aussi des incendies de cathédrales. Tout ce savoir accumulé, tous les services du ministère de la Culture, ils ont été annulés d'une minute à l'autre par la parole présidentielle. C'est un monument qui a été classé au 19e siècle en 1862. Il dépend de la loi sur les monuments historiques. C'est pour ça qu'il y a un architecte des monuments historiques, c'est pour ça qu'il y a une commission des monuments historiques même si elle a changé de nom, c'est pour ça qu'il y a des autorisations. Le problème c'est l'argent or l'argent on l'a. De mémoire de défenseur du patrimoine, c'est la première fois qu'on fait ça et ça m'inquiète parce que là, on est rattrapés par notre époque. Ce n'est pas la première fois que, dans des dispositions qui peuvent toucher à d'autres domaines que le patrimoine, on a une pensée qui est fondée sur l'exception. Alors pourquoi faire des lois si ensuite on fait des lois d'exception, pourquoi donner des règles à tout le monde si ensuite d'autres s'en affranchissent ? Ça ne me paraît pas un très bon signal sur le plan plus largement politique, qui est envoyé. 

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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 09:15

Réparer Notre Dame ? Mais pas n'importe comment !



La baguette magique de Jupiter !
"Cinq ans" a-t-il dit, comme ça, parce que ça lui est passé par la tête. 

"Cinq ans pour reconstruire Notre-Dame !"
On reconstruit ce qui est détruit, à Notre-Dame, on va réparer. 
Mais pas à la va-vite, ou alors demandons à Koon le bien nommé une baudruche gonflable, voilà qui serait progressiste !
Anne Lauwaert a listé tous les points à évaluer avant d’agir : la liste est longue. 

Pour les spécialistes, dix années seront le minimum indispensable pour faire du travail sérieux, plus probablement quinze ou vingt, mais évidemment, on peut aussi tout bâcler en cinq ans.

Et puis que faire pour la flèche ? 

Les touristes à Versailles y vont pour voir le palais tel que construit par Louis XIV, pas une HLM ou les kooneries qu’on leur impose. 
Les Chinois et les Japonais, comme les Américains, qui viennent à Notre-Dame, y viennent pour la Notre-Dame gothique. 
Tout ce qui est béton, verre, plastique, métal, ils l’ont chez eux et souvent en mieux que ce qui est fait en France.
Il y a de l’art dit "moderne" très beau, mais il n’est beau qu’à sa place, il n’est pas là pour défigurer l’art ancien comme aiment le faire les vandales que sont les Koon et les Buren en mal de pub.
Les baudruches à Versailles, le vagin de la Reine en tôle au Petit Trianon, le plug anal vert comme une diarrhée place Vendôme, pourquoi pas un suppositoire géant dans la cour de l’Élysée ? 

Mais en aucun cas à Notre-Dame. 
Ne faudrait-il pas un RIP ou un RIC pour en décider ? L’Imprécateur
 

Reconstruire Notre Dame en 20 ou 30 ans ?

Par Anne Lauwaer

1 – Étude préalable approfondie : 
Comment mesurer "le stress" subi par tout le bâtiment ?
Dans quel état est le sous sol ?
Le feu a consumé des parties qui maintenant sont manquantes.
La chaleur a fait éclater les pierres et les liens (ciments) entre les pierres.
Quels “ciments” utilisait-on à l’époque?
La chaleur a fait dilater et fondre des matériaux surtout les métaux.
Tout cela a provoqué des espaces entre les différents éléments et donc de l’instabilité.
L’eau des pompiers est tombée avec force sur cet ensemble fragile.
L’eau s’infiltre dans les interstices et chasse les restes de “ciments”
Les éléments en bois absorbent l’eau, se déforment et perdent leur force ou en se gonflant exercent de nouvelles pressions tout autour.
L’eau cause des dégâts aux statues, peintures, toiles, papiers, parquets, tissus, ainsi qu’aux circuits et installations électriques.
L’eau de pluie continue les ravages insidieusement, pire s’il s’agit de grosses pluie et, puisque nous avons aussi des tornades, avec des vents violents.
Il faut donc construire un échafaudage pour couvrir tout l’édifice d’une toiture sous laquelle on puisse travailler. 

Ce sera déjà un tour de force et cela va prendre du temps pendant lequel la dégradation risque de se poursuivre.
L’hiver prochain, avec les intempéries, l’humidité qui se trouve dans les interstices va geler, se dilater et déchausser des pierres qui deviendront instables.
 


2 – Évaluer, calculer, consolider…
Ne pas négliger le vent mais pas non plus toutes les vibrations causées par les voitures, métros, trains, avions, secousses telluriques.
Bref il faut consolider les pans instables.
La clé de voûte tient la voûte. 

Si la clé est tombée, la voûte perd sa stabilité mais les pressions que les voûtes exercent sur les structures sur lesquelles elles s’appuient changent aussi.
Les arcs boutants boutent contre des forces contraires. 

Si ces forces contraires sont modifiées ou même supprimées, comment réagissent les arcs boutants ?

Il y a aussi la question des matériaux à employer.
Les chênes de la forêt primaire qui constituaient la charpente, il n’y en a plus. 

La foret primaire c’est celle qui avait grandi depuis l’apparition de chênes sur la terre.
D’autres chênes ? 

A supposer qu’on trouve la quantité et la qualité du bois (comme pense pouvoir le faire l’Association des forestiers de France, n.d.l.r), combien d’années seront nécessaires pour choisir, couper, sécher, traiter, passer de l’arbre à la poutre ? Quel matériau pour fixer les poutres ? 
Des chevilles en bois ? 
Des matériaux modernes ?
Quelle est la longévité de ces matériaux modernes ?
Le bois est une matière vivante et élastique qui vit avec les variations de température, humidité, pression atmosphérique, etc.

Le Pont du Gard construit au premier siècle de notre ère est encore debout tandis que le Pont Morandi de Gènes, inauguré en 1967, ne l’est plus.
Après 50 ans, nos ponts d’autoroutes sont en mauvais état parce que le ciment est rongé par l’acidité des pluies et des échappements des véhicules et les armatures en métal rouillent.
Il faudra aussi remplacer des pierres, réactiver des carrières ? 

On ne va tout de même pas faire venir du granit de Chine ? 
A ce point plus rien ne nous étonnera. 

3 – Un "geste contemporain" dévalorisera forcément le site !
Il faudra reconstruire à l’identique.
Si la Grand Place de Bruxelles est une des plus belles du monde c’est parce qu’elle a toujours été reconstruite à l’identique après les incendies, les guerres, bombardements et autres catastrophes.

Tournai est une ville magnifique avec une église romane à chaque coin de rue. 

Pendant la dernière guerre, la ville a été fort endommagée. 
L’église Saint Brice a été restaurée et l’église Saint Quentin, qui était réduite à un tas de pierres, a été complètement rebâtie "à l’identique" mais en employant des techniques modernes comme du béton dans les parties cachées. 
Ce béton va-t-il “tenir” ?

Le splendide Pont des Trous du XIII° sur l’Escaut avait déjà été rehaussé car les péniches devenues trop grandes ne passaient plus. 

Rebelote : il va être déconstruit et reconstruit “dans un style proche à l’identique” pour laisser passer des péniches de 2000 tonnes… 
Une pétition est en cours contre sa destruction. 

 

"Les flèches des cathédrales" sur l'A10. Imaginez-la sur le toit de Notre-Dame !


Faut-il reconstruire la flèche ?
Un concours mondial est annoncé ? 

On imagine les élucubrations d’art contemporain. 
Le plug anal, le vagin de la reine et le style minaret ont déjà été évoqués.
 

4 – C’est aux Français de trancher, puisque ce sont eux qui paient avec leurs dons
C’est une des questions sur lesquelles les Français doivent voter avant de commencer les travaux.

Qui va faire ces travaux ? 

Évidemment il y a encore des ouvriers qui sont à la hauteur de telles entreprises, mais … déconstruire et reconstruire des murs en pierres ce n’est pas couler une dalle de béton. 
Ça prend du temps et nécessite de la maîtrise !

Monsieur Macron va inviter des milliers de jeunes à devenir tailleurs de pierres. 

Sauf que… on ne devient pas tailleur de pierres comme on devient député, du jour au lendemain. Tailleur de pierres c’est un métier qui nécessite des années d’apprentissage avant d’obtenir son premier “diplôme”, mais “le métier” ne s’acquiert qu’avec l’expérience et ça … c’est une question d’années, de décennies…
Les tailleurs de pierres capables de réaliser des chapiteaux et des sculptures ce sont des artistes: des sculpteurs… non seulement il faut être du métier de la pierre mais en plus il faut être artiste…
Tailleur de pierres ce n’est pas non plus twitteur sur les bancs de l’assemblée. 

C’est un métier lourd et dangereux que l’on exerce, même en pleine canicule avec un casque sur la tête, des protections sur les oreilles car le bruit des chantiers rend sourd, des gants car la pierre râpe la peau et provoque des allergies et d’autres maladies professionnelles. 
Les micro-traumatismes des gradines, ciseaux, marteaux, masses, et autres disqueuses causent des ostéonécroses, Dupuytren & Co… des lunettes pour protéger les yeux contre les éclats, un masque contre la poussière qui cause la silicose dans les poumons… des vêtements professionnels et des souliers à bouts métalliques contre toute sorte d’accidents. 
Ça n’est pas rigolo ! 
C’est un métier dur pour le dos et tout le corps.

Mais c’est pas tout : il faut des charpentiers, couvreurs, spécialistes des verrières, l’orgue, menuisiers, restaurateurs en tous genre… 

Ne fut-ce que pour le dallage du pavement sur lequel sont tombées les poutres brûlantes, l’eau, les pierres.
Laissez tomber un marteau sur une dalle en granit ou en marbre, vous risquez de faire sauter un éclat. 

Imaginez l’état de ce sol après la chute de tout ce fatras …
Avant de commencer, il va falloir réunir une commission d’experts, établir l’état des lieux quand on pourra y accéder, décider des travaux, lancer des appels d’offres, laisser le temps aux entreprises pour étudier les cahiers des charges, traiter avec les assurances. 

Sans oublier tous les accords à obtenir avec les beaux-arts, le patrimoine, la culture, les finances, l’environnement, les pourparlers, négociations et autres marchandages. 
Les cheveux coupés en 4 car le moindre défaut, la moindre négligence peut entraîner des suites inimaginables.

Et on n’a pas encore demandé l’avis des Français, ni de l’Église, ni du Vatican.
Va-t-on dédommager les riverains qui vont subir ce chantier pendant les 20 prochaines années ?
Le Qatar va-t-il proposer un don ? 

Peut-on accepter un don venant du Qatar ?
Poutine va-t-il offrir quelques chênes ? 

Oserait-on les refuser ?

Combien de temps va prendre la reconstruction de Notre Dame ? 

L’architecte Mario Botta (celui de la cathédrale d’Evry que News Week avait qualifiée de “cheesy church”) répondait dans une interview : 20 ou 30 ans !

Quand Macron nous annonce qu’il va régler la question en 5 ans ce n’est pas sérieux !

Par Anne Lauwaert le 22 avril 2019
Source : https://www.minurne.org/billets/20558

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 18:38
Notre-Dame : les tours étaient « exceptionnellement » fermées
Ce mystère est totalement passé sous silence par la presse traditionnelle et les autorités : les tours de la cathédrale avaient été spécialement barrées au public au moment -troublante coïncidence- du déclenchement de l'incendie. Pourquoi ?

 

Internet est magique : il conserve le plus souvent des traces effacées du passé. 

L'archivage web permet ainsi de découvrir que le site officiel de la cathédrale Notre-Dame avait annoncé -fin mars jusqu'au jour même– que les tours seraient rendues inaccessibles aux visiteurs une heure plus tôt dans la journée du lundi 15 avril. 

Au jour fatidique de l'embrasement rapide et mystérieux de la cathédrale… 
 

 

Notre-Dame : les tours étaient « exceptionnellement » fermées
 
 

 

Notre-Dame : les tours étaient « exceptionnellement » fermées
Normalement, ces structures sont accessibles -à partir du 1er avril- jusqu'à 18h30 (18h45 pour la base de l'édifice).
 

 

Notre-Dame : les tours étaient « exceptionnellement » fermées
 
 

 

Pourquoi les responsables de la cathédrale ont-ils restreint l'accès aux tours une heure plus tôt pour ce 15 avril ? 

Mystère. Aucune explication ne fut fournie sur le site à propos de cet avertissement mentionné ailleurs -tel ce compte Twitter en date du jeudi 11 avril. 
 

 

Notre-Dame : les tours étaient « exceptionnellement » fermées
 
 

 

Détail troublant : la première alarme a retenti à 18h20 et le feu fut constaté vers 18h50, suite à la seconde alarme de 18h43. 

En clair : c'est précisément durant la tranche horaire de 17h30/18h30 (qui fut spécialement interdite aux visiteurs -mais aussi aux ouvriers qui avaient tous quitté les lieux à 17h30) que le foyer du feu fut activé… 

Accidentellement… 

Ou délibérément. 

 

SOUTENEZ L'INFO-PANAMZA ! 


 
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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 08:35

La Censure est organisée par le Ministère de la Culture au sujet de Notre-Dame de Paris !

Incendie Notre Dame : Les Architectes doivent se taire

Antoine Pasquier, rédacteur en chef du pôle Magazine chez France Chrétienne, confirme une information qui circulait discrètement depuis ce matin : le ministère de la Culture a interdit aux architectes des monuments historiques de répondre aux interviews au sujet de la cathédrale Notre-Dame de Paris. 

Nous n'aurons plus le droit à ce type d'émission sur LCI avec Pujadas car cela pourrait faire réfléchir et mettre en doute la version officielle ! 
Cette censure au nom de la lutte contre les "fausses informations", montre au contraire que l'on veut nous cacher quelque chose ! 


 




Un homme s’interroge sur cet incendie, et cet homme n’est pas n’importe qui, puisqu’il s’agit de l’architecte Benjamin Mouton, ancien architecte en chef de Notre Dame de Paris qui a œuvré sur le chantier de la cathédrale pendant 13 ans, afin de la mettre aux normes sécuritaires.
Interrogé par Pujadas sur la chaîne LCI, il se perd en conjecture et à la question : "est-ce que vous avez été surpris que ce feu se soit propagé si rapidement ?"



 




Il répond : "tout à fait, incompréhensible !, c’est du très vieux chêne, et il a brûlé comme une allumette, comme si c’était une autre essence !, je ne comprends pas ! la propagation est extrêmement curieuse... des chênes vieux de 800 ans, ça ne brûle pas si facilement (...) toute l’installation électrique avait été remise aux normes, et la question d’un court-circuit doit être tout à fait écartée (...) des alarmes incendies ont été installées, reliées directement aux pompiers (...) deux hommes étaient présents en permanence, jour et nuit, pour aller voir dès qu’il y a une alerte, prévenant les pompiers dès que le doute est levé (...) je suis quand même assez stupéfait !". lien
 

Vidéo de Benjamin Mouton & André Bercoff à propos de Notre-Dame :

 





par Pierre-Alain Depauw pour Médias Presse : 
https://www.medias-presse.info/censure-organisee-par-le-ministere-de-la-culture-au-sujet-de-notre-dame-de-paris/107581/

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