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29 mai 2024 3 29 /05 /mai /2024 02:55
Les tunnels de guerre ne sont pas une spécialité des Arabes du Hamas

Nul n’ignore que « nos frères musulmans qui nous aiment tant » (copyright Bergoglio) ont tout inventé. L’ordinateur, la fusée, le presse purée et le fil à couper le beurre. Mais ils n’ont pas imaginé les souterrains de guerre. Qui furent à l’origine un moyen pour les chrétiens d’échapper à la cruelle domination islamique.

Les souterrains de Gaza, des copies bâclées

Au VIIe siècle, en Cappadoce au centre de Turkey, le pays des dindons n’en déplaise au dictateur Erdoğan, fleurissait une civilisation chrétienne orthodoxe depuis les années 40 à 50 de notre ère. Vieille de plus de 2000 ans, fleuron de l’empire hittite, réputée pour la qualité de ses constructions et la beauté de ses œuvres d’art. En particulier ses églises et ses monastères perçus comme autant d’insultes au pédoprophète.

En l’an 647, Abdu Abderamane s’empare de la capitale Césarée, aujourd’hui Kayseri. Et c’est parti pour un califat d’amour, de paix et de tolérance. Entrecoupé de razzias à répétition. Malgré ces avanies, les habitants refusent de se convertir et vont résister pendant plusieurs siècles. Pratiquement jusqu’à aujourd’hui où leurs lointains descendants sont toujours persécutés.

Leur pays saccagé, détruit, anéanti par les « cavaliers d’Allah » qui s’en font une gloire, ses habitants trouvèrent refuge sous terre. Le tuf friable de la région facilitait le troglodytisme. On assista alors à une multiplication des souterrains, d’abord refuges et églises interdites, qui vont se développer jusqu’à constituer de véritables villes enfouies avec greniers, étables, citernes, bassins, réfectoires, casernes, habitations.

Les sources du sous-sol furent une bénédiction, comme les puits d’effondrement naturels qui permettaient la ventilation, mais restaient pour la plupart impraticables par les envahisseurs… Ces villes souterraines, ou ce qu’il en subsiste, ont été classées au patrimoine mondial de l’humanité. Cette distinction déclencha la fureur des islamistes. Lesquels tendirent quand même la sébile pour empocher les subventions internationales.

Une technologie découverte pendant les croisades et exportée en France

Les souterrains de Cappadoce avaient inspiré les roitelets des multiples principautés antagonistes d’Orient, toujours en guerre avec leurs voisins, malgré leur religion commune. La plupart des forteresses étaient doublées en profondeur par des réseaux souterrains. Caves, silos, refuges pour les femmes et les enfants, sorties de secours. Les Croisés vont exporter le concept en France.

Dans le midi, dès le XIIe siècle et jusqu’au XVIIIe, des installations militaires sous la surface sont entreprises pour protéger les populations des raids des Sarrasins et servir de points de repli si nécessaire. Les contre-attaques peuvent s’avérer très efficaces, si elles sont menées par des guerriers surgissant impromptu du sol.

La configuration la plus fréquente est un château fort au sommet d’une butte escarpée pour voir venir de loin l’ennemi et lui rendre l’approche difficile. Sitôt aperçues les felouques barbaresques, on sonne les cloches pour rameuter les chevaliers et faire rentrer les paysans et le bétail, sous la protection des murs de la forteresse.

La position est d’autant mieux défendue qu’on dispose de souterrains pour pouvoir s’approvisionner discrètement à quelques kilomètres du bastion, quérir de l’aide auprès des fiefs alliés, et surprendre les Maures dans leur sommeil éthylique (les tonneaux de vin étaient des butins appréciés. Le goût de l’interdit, peut-être ?)

Il ne subsiste plus beaucoup de vestiges de cette époque car les Résistants les utilisaient lors de la précédente occupation, et les Boches les canardaient ou les dynamitaient jusqu’à ce que tout s’écroule.

La guerre souterraine est désormais enseignée dans toutes les académies militaires, à commencer par les USA

Échaudés par leurs désastreuses expéditions au Viet Nam, puis en Afghanistan, les Étasuniens ont compris qu’il fallait prendre au sérieux cette guerre dissymétrique qui n’est pas uniquement une stratégie réservée aux pauvres. Leurs corps de marines et leurs forces spéciales s’entraînent désormais à ce type de combat.

Le Viet Cong avait transformé tout le pays en gruyère, et malgré la bravoure des « rats des tunnels », ces commandos qui devaient « bouffer du niakoué» pendant des semaines pour que leur sueur ne les trahisse pas, les pertes US furent importantes sans occasionner de dommages significatifs à l’ennemi.

En Afghanistan, les talibans utilisaient les réseaux de grottes naturelles connues depuis des siècles, se contentant d’en piéger les accès, d’en dissimuler les entrées, et de creuser des tunnels pour les réunir entre elles ou prévoir des sorties d’évacuation en cas de siège. Après les soviets, les USA y subirent bien des déboires face à des ennemis insaisissables qui, ayant l’avantage de la connaissance du terrain, pouvaient apparaître et disparaître en un clin d’œil tels des fantômes.

On estime aujourd’hui que les installations militaires souterraines jouent un rôle stratégique dans la défense de nombreux pays. Il en existerait plus de 10 000 dans le monde. Avec un regain d’intérêt depuis les années 1950 quand on y a vu le moyen de se protéger contre les explosions atomiques et d’attendre à l’abri que les radiations se dissipent… De son côté, Taïwan se prépare à bloquer une attaque terrestre de la Chine continentale grâce à un réseau de bunkers enterrés et de villes enfouies.

Tandis qu’aux USA, on a découvert des tunnels utilisés par des criminels pour le trafic d’êtres humains et le transport de drogues, depuis le Canada et le Mexique. Les rangers apprennent à opérer auprès des militaires formés à cette autre forme de guerre.

L’éternel combat du glaive et du bouclier

Quels que soient les avantages à s’enterrer vivant en attendant l’occasion de faire une sortie, il est apparu que la cave pouvait aussi devenir un tombeau. Il n’y a pas que les bombardements, les gaz et les détournement des canalisations d’eau pour venir à bout des combattants. Maintenant, des armes technologiques plus sophistiquées peuvent aller les débusquer et les neutraliser dans leurs repaires.

L’armée russe est en pointe dans ces recherches, aussi motivée que les Amerloques, depuis la dureté des combats pour reprendre Marioupol. Où on envoya des spetsnaz furtifs cueillir un par un les néonazis retranchés dans les souterrains de l’usine d’Azovstal en compagnie d’une brochette de mercenaires européens.

Les brochettes, ça se cuit, mais quand les boyaux de 20 kilomètres de long à 30 mètres de profondeur ne sont pas en ligne droite, la tactique du lance-flammes amélioré depuis la Première Guerre mondiale, fait long feu. L’ennemi est soit mobile et dégage vite, soit s’avère insaisissable quand il est planqué dans des puits et des recoins. Pour le débusquer, les robots sont une solution intéressante. On ne risque pas la vie des hommes. Et les machines sont infatigables.

De son côté, Tsahal aurait expérimenté in situ une technologie qui semble prometteuse. Malgré les inévitables dommages collatéraux. Les bombes à mousse. Cela désigne des engins téléguidés, ou programmés pour atteindre un point névralgique et souder littéralement le tunnel.

Quand la mousse expansive libérée occupe tout le volume, elle durcit rapidement grâce à un catalyseur associé. Dès lors, c’est comme un bouchon de béton qui empêche les enterrés vivants de sortir et de recevoir des renforts, de l’eau, de la nourriture.

Mais la technologie ne remplace pas le renseignement humain

On l’a vu pour les attaques du 11 septembre 2001, comme pour celles du 7 octobre 2023. Le « téléphone arabe » est plus efficace que les réseaux satellites. Quand les terroristes communiquent à l’ancienne, ou s’enterrent, ils peuvent à tout moment vous prendre au dépourvu. Il ne faut pas oublier que le Proche-Orient regorge de boyaux dont certains remontent au Moyen Âge et ne figurent pas sur nos cartes d’état-major.

Tout l’art de la guerre est à revoir. Des souterrains discrets et invisibles, aux entrées cachées sous une école ou un hôpital, échappent en partie aux radars à pénétration de sol, perturbés par les immeubles construits au dessus des caches. Et qui ne font pas toujours la différence avec des canalisations d’eau ou des égouts. Empêchant les assaillants d’établir une stratégie avant l’attaque. Sauf s’ils anticipent. Longtemps à l’avance. En créant en 3 D des figurations des conduits, en fonction d’une quête continue de renseignements auprès des autochtones. 

Une solution déjà expérimentée par le Mossad, mais hélas abandonnée pour des raisons budgétaires, était d’entretenir un maillage d’espions noyés dans la population ennemie, en les motivant grâce des primes substantielles. Même des mahométans très pieux peuvent être sensibles aux biens terrestres… Ben Laden comme Abou Bakr el Baghadi, et d’autres chefs moins célèbres mais tout aussi nuisibles, ont été logés grâce à des trahisons de leurs proches, appâtés par un petit magot. Après, il n’y avait plus qu’à envoyer la cavalerie.

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

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