Le gentil virtuose du piano à queue, victime des méchants Russes, a décidé de s’en prendre à l’Église orthodoxe, après avoir exigé que les statues de Pouchkine, mort en 1837, et de Catherine II, décédée en 1796 soient déboulonnées. Une attitude très « woke » révélatrice de sa médiocrité intellectuelle et de son caractère mesquin. Faute de pouvoir vaincre les Russes sur le terrain, l’armement et les munitions commençant à manquer, cette erreur de la nature (juif et nazi à la fois !) se défoule à présent sur des hommes d’Église désarmés. Avec un mélange des méthodes de coercition, d’intimidation et de persécution emprunté autant à la Guépéou qu’à la Gestapo.
La vertueuse communauté internationale ne moufte pas
Les donneurs de leçons professionnels, toujours prêts à voler au secours des opprimés, ont choisi leur camp. L’opprimé, c’est le Zygomyr. Interdit de remettre ce dogme en question. Les mises en scène odieuses qu’il organise, les assassinats d’opposants qu’il fomente, les lettres de cachet contre ses anciens associés, tout cela ne peut relever que du complotisme pro-russe.
Tandis que les prêtres orthodoxes sont de dangereux terroristes. En perquisitionnant à l’improviste dans une vingtaine d’églises et de monastères, on a trouvé des armes de destruction massives : des missels, des missives et des ouvrages théologiques écrits en russe. Le crime est signé !
Encouragé par l’OTAN, le Zygomyr fait le zigomar
Sans doute conseillé par son ami Macronescu qui lui a montré comment se passer de l’avis des élus et éviter tout débat public, il a signé le premier décembre 2022 un décret présidentiel décidant de mesures autoritaires pour « contrer les activités subversives des services spéciaux russes dans l’environnement religieux d’Ukraine ».
Les enquêtes et perquisitions illégales avaient déjà commencé, en particulier depuis le 22 novembre au matin, dans la laure de Kiev, établissement monastique, berceau du christianisme slave, fondé au XIe siècle, et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
Depuis le décret du Zygomyr, le SBU (la Gestapo locale) a lancé plusieurs perquisitions dans le monastère Saint-Nicolas de Khoust, le couvent Sainte-Anastasie de Jytomyr et son Ermitage, et la plupart des monastères et églises dans le diocèse de Rivne-Ostroga.
Officiellement et hypocritement, « ces mesures de contre-espionnage sont prises pour empêcher l’utilisation des communautés religieuses comme centres de propagande russe et pour protéger la population des provocations et des actes terroristes ».
À l’issue de ces perquisitions, au cours desquelles des icônes ont été détruites et des incunables détériorés par les rustres de ses services secrets (SBU), le Zygomyr a accusé le métropolite du diocèse de Kirovohrad, dans le centre du pays, d’avoir coordonné la diffusion d’opinions pro-Kremlin. Ce séditieux entretenait des correspondances avec le patriarcat de Moscou, dans lesquelles il évoquait, en russe, la situation dramatique du peuple ukrainien, pris entre deux feux, et envisageait la réconciliation des communautés après la guerre.
Je ne suis pas certain que le peuple ukrainien, très religieux, approuverait ces persécutions. Lui qui a trouvé aide et réconfort auprès des hommes d’Église dans le passé, contre les purges staliniennes, la barbarie nazie, les crimes des Waffen SS se disant nationalistes et la dictature communiste.
Le Zygomyr, passé du métier de clown médiocre à celui de dictateur ubuesque, veut encadrer les activités de l’Église orthodoxe ukrainienne, liée auparavant à la Russie, avant de couper les ponts depuis le début de la guerre.
Il y a deux Églises orthodoxes en Ukraine
À côté de l’Église orthodoxe ukrainienne dans le collimateur du Zygomyr, il y a l’Église orthodoxe d’Ukraine qui, en 2019, a prêté allégeance au patriarche Bartholomée, basé à Istanbul. Chez « nos frères musulmans qui nous aiment tant », selon les propos du crétin Bergoglio, pape de carnaval.
Cette Église ukro-turque est dite autocéphale, ce qui signifie qu’elle dispose d’une totale indépendance juridique et spirituelle vis-à-vis de Moscou. À la différence de l’Église orthodoxe ukrainienne qui dépendait, avant, du patriarcat de Moscou, dirigé par le métropolite Cyrille.
Cyrille, grand admirateur de Poutine, a défendu l’opération de nettoyage depuis les premiers jours. Cette attitude pouvant susciter un certain malaise en Ukraine, l’Église ukrainienne traditionnelle avait convoqué un concile à Kiev, fin mai, pour déclarer sa pleine autonomie. Mais cela n’a pas suffi à calmer le Zygomyr.
Des reîtres fiers de leurs exactions
Comme les mahométans fanatiques se délectent à diffuser des images de décapitations de kouffars, les soudards du SBU se vantent de leurs dégradations dans la laure des Grottes de Kiev, un des principaux monastères du pays, qui héberge le guide spirituel de l’Église orthodoxe ukrainienne, le métropolite Onuphre.
Toujours sous prétexte de « contrer les activités subversives des services spéciaux russes en Ukraine », des opérations avaient déjà commencé avant le décret scélérat au monastère Sainte-Trinité de Korets et au diocèse de Sarnensk-Polésie. Soit 350 bâtiments et annexes dévastés et 850 personnes contrôlées sans ménagements et parfois tabassées.
La plupart de ces cibles furent soumises contre leur gré à des polygraphes (détecteurs de mensonges) fournis par la CIA avec des opérateurs qualifiés.
L’usage contraint de ces machines, à cause de leurs résultats imprécis, est vigoureusement condamné par les associations de défense des « drouadlom ». Surtout quand ce sont des Afro-Américains qui y passent. Mais lorsqu’elles servent contre des Ukrainiens russophones, le silence est assourdissant.
Les services ukrainiens du SBU se sont vantés d’avoir saisi de la « littérature pro-Russe ». Il s’agit de sermons du patriarche Cyrille, de livres sur l’histoire de la Russie et la Seconde Guerre mondiale où les Waffen SS de Kiev se sont « illustrés », et de théories eschatologiques et apocalyptiques dirigées contre la décadence des mœurs en Occident.
« Tout ceci constitue des crimes de propagande pro-Russe » a tranché la commission d’enquête sans se donner le temps de vraiment enquêter. Question délits d’opinion, les Ukronazis ont pris un peu d’avance sur nous.
Enfin et surtout, les soudards se sont emparés de sommes relativement importantes destinées à assurer les dépenses de fonctionnement des monastères. De l’argent en roubles, en dollars et en hryvnias (la monnaie de singe des Ukronazis) dont la majeure partie finira dans la poche des sbires les plus gradés, aussi corrompus que n’importe quelle autre autorité en Ukraine.
Comme les habitants du Donbass persécutés et assassinés depuis 2014, l’Église a le malheur d’être restée russophone
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait dénoncé une guerre de vengeance de l’Ukraine contre l’Église orthodoxe russe, en se servant des prêtres et des moines ukrainiens en guise d’otages.
Fin septembre, des responsables de cette Église, originaires des territoires libérés par la Russie, ont assisté à une cérémonie au Kremlin pour célébrer les référendums de rattachement. Russophones et russophiles, persécutés par les Ukrainiens, c’était leur meilleur choix. Celui de la raison et du cœur.
Pris en tenaille, et menacé pour sa vie, le métropolite Onuphre a dû révoquer, le 25 novembre, trois évêques dont les sièges étaient situés en zones libérées et qui avaient clairement choisi la Russie.
Trouvant cette réaction trop timide, le Zygomyr a ordonné de s’assurer que la laure des Grottes n’ait plus de lien ecclésiastique canonique avec le patriarcat de Moscou. Dans son décret scélérat, le dictateur demande à ses limiers brutaux et obtus de devenir de fins théologiens ! Alors que son entourage lui avait déconseillé d’ouvrir un nouveau front, quand l’unité du pays est déjà bien menacée. Le seul intérêt de cette bassesse pourrait être de hâter la chute de l’histrion devenu despote.
L’ancien Président Petro Porochenko, pourtant démis avec l’appui de la CIA, en rajoute pour exiger l’interdiction de l’Église orthodoxe ukrainienne. En commençant par le retrait à celle-ci de la gestion de la laure des Grottes de Kiev, pour la confier à l’Église orthodoxe d’Ukraine, dont le siège est en Turquie.
En attendant, le Zygomyr a chargé son gouvernement de rédiger un projet de loi pour rendre impossible les activités en Ukraine des organisations religieuses entretenant des contacts, même occasionnels, même sur des thèmes métaphysiques, avec leurs homologues russes. 12 000 popes « russes » contre 7 000 turcollabos, selon les chiffres de la BBC pourtant anti-Poutine.
Mais là encore, nos plus ardents défenseurs de la liberté religieuse, déchaînés lorsqu’il s’agit de mosquées, de voiles islamiques, de prières de rues ou de halal, ne voient pas où est le problème.
Christian Navis
Les prêtres orthodoxes visés par le clown qui joue au président
Le gentil virtuose du piano à queue, victime des méchants Russes, a décidé de s'en prendre à l'Église orthodoxe, après avoir exigé que les statues de Pouchkine, mort en 1837, et de Catherin...
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