Le bruit courait depuis plusieurs semaines, mais ce n’était qu’une rumeur que tous ont cru a priori sans fondement. D’ailleurs, notre ami Boris Karpov l’avait souligné dans ses Chroniques au conditionnel, comme une « possibilité ». Pourtant désormais les Russes semblent prendre la menace très au sérieux.
Ainsi, le ministère russe de la Défense vient d’indiquer avoir des informations sur des contacts entre les représentants de Zelensky et le Royaume-Uni sur la question de l’obtention de la technologie nécessaire pour créer des Nukes (à savoir des armes nucléaires). Et selon les plans de Kiev, l’explosion d’une « bombe sale » pourrait être déguisée sous la forme d’une opération anormale de l’arme nucléaire russe.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a indiqué que des informations alarmantes provenant de sources fiables précisent que Kiev prépare une provocation avec l’utilisation d’un engin explosif rempli de substances radioactives, à savoir une « bombe sale ».
Il faut savoir qu’une « bombe sale » est un dispositif de dispersion radiologique (RDD), composé d’explosifs conventionnels et de matériaux radioactifs issus de déchets industriels, médicaux ou militaires, associés. Il ne s’agit en aucun cas d’une bombe nucléaire au sens propre, puisqu’elle ne peut pas générer une explosion atomique. Si elle ne fait que peu de victimes directes, ce type de bombe disperse néanmoins dans l’air de fines particules radioactives créant une contamination immédiate des personnes et de l’environnement.
Le principal danger des bombes sales, c’est avant tout la déflagration. Ceci dit, la contamination des ressources alimentaires locales, des cultures, de l’eau, crée un désastre humain et écologique qui peut rendre une zone inhabitable durant des années.
N’oublions pas que pour Zelenski la bombe nucléaire est un « rêve d’enfant ». Ainsi, lors de la conférence de Munich sur la sécurité, le 19 février dernier, il avait déjà annoncé son intention de rétablir le statut nucléaire de l’Ukraine.
Depuis le début de l’opération militaire spéciale russe, le président ukrainien a appelé à plusieurs reprises les pays de l’OTAN à frapper la Fédération de Russie : « Que doit faire l’OTAN ? […] Des frappes préventives, pour qu’ils sachent ce qui leur arrivera s’ils les utilisent. Et non l’inverse, attendre les frappes nucléaires de la Russie…« .
Le 22 octobre, dans une interview accordée à la télévision canadienne, Zelensky avait de nouveau appelé la communauté internationale à frapper le Kremlin si la Russie attaquait les « centres de décision » de la rue Bankovaya, où se trouve son bureau.
Bureau qu’il n’occupe plus depuis longtemps puisque ce clown s’est réfugié à l’ambassade Etats-Unis en Pologne… Pas téméraire le drôle, il préfère laisser son peuple se faire massacrer en restant bien planqué à l’abri.
Il semblerait que Kiev soit déjà passé à la mise en œuvre de ce plan diabolique pour lequel les Ukrainiens disposent à la fois de la base de production et du potentiel scientifique. Plus précisément, le combinat d’extraction et d’enrichissement minier de l’Est situé dans la ville de Zheltye Vody et l’Institut de recherche nucléaire de Kiev ont été chargés de produire un tel engin. On ne peut pas exclure de fait une assistance de la part de certains pays occidentaux, qui, d’après des informations reçues par Moscou, seraient en train de négocier avec l’Ukraine la fourniture des composants nécessaires.
Le régime de Kiev prévoit par conséquent de faire exploser une telle munition en la déguisant en détonation fortuite d’une munition nucléaire russe de faible puissance à uranium hautement enrichi.
Qui pourrait croire que la Russie ferait exploser une bombe sale sur son sol ? Quel intérêt aurait une fois encore la Russie à provoquer une explosion de type « nucléaire » sur son propre territoire ?
Aucun ! Par contre, pour les USA et leurs alliés de l’UE provoquer une explosion de ce type, à l’aide d’une bombe sale à Kherson ou ailleurs, qui pourrait être imputée à la Russie servirait leurs intérêts.
Le but de cette provocation odieuse est clair : user une fois encore de l’arme du mensonge et accuser la Russie d’utiliser une arme de destruction massive, exactement comme les Américains l’avaient déjà fait en Irak afin de justifier leur intervention dans ce pays.
Les autorités ukrainiennes et leurs maîtres occidentaux espèrent que cet accident débouchera sur une vaste campagne anti-russe, sapera la crédibilité de Moscou aux yeux de ses partenaires et conduira à l’isolement définitif de la Russie sur la scène internationale.
L’explosion d’une bombe sale imputée aux Russes créerait en effet un choc psychologique et politique d’une telle intensité sur les peuples du monde qu’il réduirait à néant les efforts de la Russie pour renverser l’image mensongère, créée de toutes pièces par le clan atlantiste. Efforts qui commencent par ailleurs à porter leurs fruits, ce qui inquiète d’autant plus Washington.
Les Russes sont prudents et s’attendent à tout, surtout au pire de la part de l’OTAN et de ses alliés, aussi le ministère russe de la Défense a déclaré « avoir mis ses forces et ses moyens en état d’alerte pour agir dans des conditions de contamination radioactive, car il dispose d’information concernant la volonté de Kiev d’utiliser une bombe sale ».
En réponse aux inquiétudes légitimes de la Russie face à ce désastre annoncé, les USA, la France et la Grande-Bretagne, avec une franchise digne « d’un âne qui recule », se sont fendus d’une déclaration commune ne laissant aucun doute sur leurs mauvaises intentions : « Personne ne serait dupe si Moscou prenait prétexte de l’emploi par Kiev d’une « bombe sale » évoqué par le gouvernement russe. »
Dans le texte, de la déclaration les trois ministres des affaires étrangères « rejettent les allégations qu’ils affirment fausses de la Russie selon lesquelles l’Ukraine se prépare à utiliser une bombe sale sur son propre territoire. Personne ne serait dupe d’une tentative d’utiliser cette allégation comme prétexte à une escalade ».
Face à tant de mauvaise foi – mais qui peut encore s’en étonner – la Russie s’est tournée vers l’ONU, demandant une réunion du Conseil de sécurité sur cette question pour le mardi 25 octobre. Selon le représentant de la Russie à l’ONU, l’utilisation d’une bombe sale serait considérée par son pays comme un acte de terrorisme nucléaire et exige des autorités de Kiev et de leurs sponsors occidentaux qu’ils cessent d’alimenter l’escalade dans un conflit qui ne les concerne en rien.
Une escalade qui risque de conduire le monde à une catastrophe nucléaire et menace la vie de milliers de civils. Une catastrophe dont Moscou ne veut pas et dont elle ne pourra en aucun cas être tenue pour responsable.
Il est vrai que pour les USA, comme ils l’ont eux-mêmes reconnu, c’est l’existence même de « leur » monde et de « leur » hégémonie qui est en jeu. Si Moscou gagne « sa » guerre, il en est fini de l’Amérique toute puissante mais également de ses sponsors de l’UE.
Prions alors pour que Moscou gagne « sa » guerre et quant aux autres… bon débarras !
Valérie Bérenger
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Zelenski et l'OTAN veulent nous exterminer avec une bombe sale
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