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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 11:36
© AP Photo/ Petr David Josek

© AP Photo/ Petr David Josek

Une installation de production d’énergie électronucléaire de haute sécurité pourrait bientôt voir le jour en Russie. Grâce à cette invention, plus aucune catastrophe nucléaire du type Tchernobyl ne pourra survenir.

 

Des spécialistes du Centre scientifique d'État de Krylovski de Saint-Pétersbourg viennent d'élaborer des plans techniques pour la construction d'une installation de production d'énergie électronucléaire à gabarit réduit, dont la puissance est de 25 MW.

D'après les chercheurs, il s'agit d'un coffrage de sécurité de 10 mètres de diamètre et d'une longueur de 35 mètres. L'installation est équipée d'un accélérateur nucléaire de protons produisant un faisceau d'énergie relativement bas et d'un réacteur sous-critique à circuit unique de haute température d'une puissance de 200 MW doté d'un caloporteur hélium.

En outre, de telles installations pourraient être utilisées à l'avenir pour « brûler » des déchets radioactifs, ce qui permettrait de résoudre des problèmes écologiques liés à l'impact du nucléaire.

L'amélioration du niveau de la sécurité des systèmes nucléaires est un des principaux défis contemporains. Dans de nombreux pays des chercheurs tentent d'élaborer des installations permettant de réduire le risque d'un accident nucléaire lié au déclenchement d'une réaction en chaîne incontrôlable.

La catastrophe nucléaire de Tchernobyl est un accident nucléaire survenu le 26 avril 1986. Il s'agissait du plus grand accident nucléaire de l'histoire. L'explosion a eu lieu dans le quatrième bloc de la centrale de Tchernobyl, située seulement à 120 kilomètres de Kiev, la capitale ukrainienne.

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 01:33
 © Photo. Pixabay

© Photo. Pixabay

Des scientifiques israéliens ont conçu des membranes spéciales à partir de composants organiques qui sont capables de purifier l’eau en filtrant de grands et même de petits virus.

 

Les filtres à eau sont un sujet largement évoqué aujourd'hui. Les chercheurs ont manifesté des progrès importants dans ce domaine.

 

Une centrale nucléaire
© AP Photo/ Petr David Josek
 
 
Selon l'article publié dans la revue Water Research (Science Direct), des scientifiques israéliens ont conçu des membranes spéciales sur la base de composants organiques qui sont en mesure de purifier l'eau en filtrant les virus.

 

Selon le chimiste Moshe Herzberg de l'Université Ben Gurion à Israël, le problème de la purification de l'eau impliquant le filtrage des virus est un problème de santé publique majeur.

La concentration élevée des adénovirus est déjà fixée dans les villes américaines: ces virus contaminent souvent les réservoirs d'eau potable, notamment les Grands Lacs.

À la base, Moshe Herzberg et ses collègues cherchaient un moyen de se débarrasser des bactéries et des virus contagieux qui se retrouvent dans les canalisations urbaines. Finalement, ils ont conçu un filtre spécial en hydrogel, un matériel composé d'eau à 99 % et couvert de composants organiques.

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 11:43

Impression 3D : l’entreprise Apis Cor bat un nouveau record, une maison imprimée en 3D en moins de 24 heures !



Si Apis Cor n’est pas une entreprise très connue en Europe, cela ne l’empêche pas de faire parler d’elle, notamment depuis qu’elle a réussi à construire une maison à l’aide d’une imprimante 3D en moins de 24 heures.
 

Une maison imprimée en 3D en moins de 24 heures

L’entreprise russe Apis Cor n’en est pas à son premier coup d’essai. 
En effet, elle est implantée dans le secteur de l’impression 3D depuis plusieurs années et vient de battre un nouveau record : concevoir une maison de 38 mètres carrés en 24 heures, pour un coût de 10.000 dollars.


 

 



En 2015, le premier appartement en 3D avait été conçu puis transféré à son emplacement en Chine. 
Cette fois, l’outil technologique de l’entreprise Apis Cor a permis de construire la maison en 3D directement sur place. 
D’une surface de 37 mètres carrés, la maison a été conçue en moins de 24 heures, un record dans la technologie 3D.

 



Pour réaliser cette prouesse, l’entreprise russe a utilisé une imprimante ressemblant à une grue, dotée d’un bras amovible pouvant couvrir une surface de 132 mètres carrés. Simple à monter et à démonter, cet appareil dispose de nombreux atouts. 
Il peut également façonner l’intérieur des logements.

 


 
La maison établie comporte un couloir, un salon, une salle de bains et une cuisine. 
Les différents éléments tels que les murs et cloisons ont été directement construits grâce à l’imprimante 3D.



 

 https://www.youtube.com/watch?time_continue=406&v=xktwDfasPGQ


 

 

Une maison en 3D qui a coûté moins de 10.000 euros !


 
Répartition des coûts :
Fondations : 277$
Murs : 1624$
Plancher et toit : 2434$
Câblage : 242$
Fenêtres et Portes : 3548$
Finitions extérieures : 831$
Finitions intérieures : 1178$
Total : 10.134$ pour 38 m2 = 275$ le m2
Avec des matériaux de qualité moyenne le coût serait de 223$ le m2.


 
 
 
Apis Cor se distingue des autres sociétés grâce au coût de conception qui ne s’élève qu’à 10.000 dollars pour cette maison en 3D, soit 9.445 euros. 
Ce budget comprend la finition intérieure et extérieure, mais aussi l’isolation thermique des murs, planchers et fenêtres ainsi que la mise en place de la toiture. 
De plus, l’entreprise a annoncé que la maison pourrait tenir 175 ans tout en restant en excellent état.
 
 

Ce nouvel outil peut clairement changer la donne du marché immobilier. 
Grâce à des délais de construction nettement réduits et une conception beaucoup moins coûteuse, l’impression 3D pourrait représenter l’avenir de l’immobilier. 
L’inventeur de la machine 3D de Apis Cor, Nikita Chen-yun-tai, a affirmé dans un communiqué son ambition de pouvoir "tout automatiser" dans le futur.
 
Rédigé par Nathalie Jouet
 
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 01:42

Lazare : Après le temps de l'ordinateur quantique, voici celui de l'ordinateur biologique !

Voir aussi : Un pas vers l'ordinateur quantique

                  Un ordinateur quantique, c'est quoi ?

                 Ordinateur quantique : IBM fait une percée sur les terres du qubit

 Imaginez un ordinateur qui entrerait dans un labyrinthe. Au premier embranchement, il n'aurait pas d'autre choix que de suivre un chemin au hasard, quitte à faire ensuite demi-tour pour trouver sa route. Une situation à laquelle le supercalculateur imaginé par une équipe de l'université de Manchester (Royaume-Uni) échappe en un rien de temps. Comment ? En se dupliquant lui-même. Une propriété qui lui permet d'explorer simultanément les deux chemins pour sortir du labyrinthe plus rapidement.

Cette prouesse, le supercalculateur britannique la doit à des processeurs conçus à base d'ADN. Un avantage majeur sur les ordinateurs classiques qui comptent forcément un nombre limité de puces en silicium. Et même sur les ordinateurs quantiques. Car, même si ceux-ci ont aussi la capacité d'explorer deux chemins en même temps, ils ne peuvent le faire que sous certaines conditions de symétrie.

Les supercalculateurs — ici le IBM Blue Gene/Q — prennent aujourd’hui beaucoup de place. Demain, grâce à l’ADN, ils pourront peut-être se réduire à la taille d’un ordinateur de bureau. © Argonne National Laboratory, domaine public

Les supercalculateurs — ici le IBM Blue Gene/Q — prennent aujourd’hui beaucoup de place. Demain, grâce à l’ADN, ils pourront peut-être se réduire à la taille d’un ordinateur de bureau. © Argonne National Laboratory, domaine public

Vers des supercalculateurs bioniques ?

Selon les chercheurs de l'université de Manchester, la petite taille des molécules d’ADN permet de rêver à des ordinateurs de bureau plus performants que les plus puissants des supercalculateurs actuels. Comprenez aussi bien plus rapides que moins consommateurs d’énergie.

 
 

On pensait que la machine de Turing universelle non déterministe ne resterait, pour longtemps encore, qu'une simple vue de l'esprit. Mais avec cette étude, les scientifiques britanniques semblent avoir fait la preuve qu'il est possible de transformer le rêve en réalité. Et ce grâce à des molécules d'ADN qui se dupliquent créant une sous-machine pour chaque transition possible.

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 16:45
Le détecteur de pollution israélien s’étend à neuf autres pays

L’application israélienne BreezoMeter est dorénavant disponible non seulement en Israël et aux Etats-Unis mais également dans les grandes villes en Chine, au Royaume-Uni, au Japon, en France et dans cinq autres pays. BreezoMeyer, qui a actuellement une base de 50 millions d’utilisateurs au quotidien est donc appelé à croître de manière significative.
L’application lutte contre la pollution de l’air en analysant en temps réel les valeurs de mille capteurs installés dans le monde entier. En fournissant des informations concrètes du type „Il vaut mieux rester chez vous, surtout si vous envisagiez de sortir avec les enfants“ et en catégorisant la qualité de l’air, l’application permet de mieux sensibiliser aux dangers de la pollution.

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 06:31
Israël construit des usines flottantes au Japon

IDE Technologies, le spécialiste israélien, leader mondial du marché du dessalement de l’eau de mer, va construire des usines sur des bateaux afin de pallier à la pénurie d’eau dont souffre le Japon. Le dessalement de l’eau de mer est un moyen efficace de remédier à la pénurie de l’eau mais le coût relativement élevé de construction d’usines de dessalement se répercute sur le tarif de l’eau produite.Pour remédier à ce problème de coût de revient, la société IDE Technologies, leader mondial du marché du dessalement de l’eau de mer, développe des usines flottantes au Japon.
Cette nouvelle approche d’usines flottantes va redonner du souffle à la construction navale dans ce pays et va aider le pays à remplir à court terme les besoins en eau de sa population.

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 18:06
À 15 ans, il fournit de l’électricité pour tout son village

Kelvin Doe est un petit génie venu tout droit de Sierra Leone. À 13 ans il construisait déjà des batteries et des générateurs électriques pour tout son village, aujourd’hui, il est devenu à 15 ans le plus jeune invité du MIT, l’une des plus prestigieuses universités américaines.

C’est une histoire digne d’un roman. Parti de rien, Kelvin Doe a réussi à se sortir de son petit village de Sierra Leone pour être invité par l’université du MIT (Massachussets Institute of Technology), spécialisée en sciences et technologies. Et s’il a réussi, le garçon ne le doit à personne. Cet autodidacte commençait dès l’âge de 13 ans à construire des batteries pour sa maison qui ne dispose pas d’électricité. En récupérant plusieurs composants trouvés dans les poubelles, il combine après plusieurs essais de l’acide, du soda et du métal dans une tasse, sa première batterie est faite.

L’enfant surdoué construit alors un générateur pour tout son village qui viendra s’alimenter en électricité chez lui. Très vite, Kelvin Doe crée sa propre station de radio et devient alors DJ Focus, animant des programmes et réalisant des interviews avec l’aide de ses amis. « Avoir une radio dans notre communauté, cela nous permet de débattre des problèmes affectant notre village, mais aussi le Sierra Leone dans son ensemble » affirmait-il.

 

Ses exploits ont été découverts lors du concours « Innovate Salone« , initié par David Sengeh, étudiant du MIT sierra-léonais, qui a pour but de demander aux lycéens du pays de trouver des solutions aux problèmes de leur vie quotidienne. DJ Focus, est alors invité par David Sengeh à venir découvrir le MIT pendant deux semaines. À 15 ans, il est devenu le plus jeune à y être convié. Lors de son voyage à New-York en septembre, le garçon a même rencontré le président d’Harvard.

« Il fera bientôt parti des résidents du MIT dans le cadre de notre initiative de développement international et un invité de l’école d’ingénierie d’Harvard. Il acquerra plus de savoirs pratiques pour pouvoir aider sa communauté. » confiait David Sengeh. Un garçon hors du commun qui a déjà conquis Internet avec son histoire.

 

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 13:14
La solution israélienne pour transformer chez vous, vos déchets en énergie

La société israélienne Homebiogas sera présente à la COP21 à Paris, (30 nov-11 déc 2015), pour présenter son TG1, une technologie à taille humaine permettant de transformer ses propres déchets en énergie renouvelable. Pour cela, elle utilise la “digestion anaérobie” ou méthanisation, procédé naturel selon lequel la matière organique est transformée par des bactéries en l’absence d’oxygène. De cette façon, on crée un biogaz riche en méthane et utilisable comme source d’énergie. C’est le procédé utilisé depuis la fin du XIXème siècle pour traiter les boues de stations d’épuration urbaines.



Aujourd’hui, la technologie de Homebiogas consiste en un bio-digesteur anaérobique qui utilise les déchets alimentaires et le fumier. Le gaz naturel ainsi produit est utilisable pour la cuisson ou l’éclairage et l’engrais liquide naturel produit sert à fertiliser les jardins. Ce bio-digesteur peut produire des quantités suffisantes de gaz pour trois repas quotidiens et 10L d’engrais liquide par jour.

Cette technologie respecte scrupuleusement les standards environnementaux et sanitaires. Le modèle TG1 de HomeBioGas peut être également utilisé en extérieur, dans les zones les plus défavorisées en Afrique.

homebiogasbiotech2
1: broyeur manuel
2: robinet
3: dépôt des déchets alimentaires et du fumier
4 : mixeur manuel – améliore l’efficacité de la digestion anaérobie
5 : enceinte étanche – prévient les mauvaises odeurs et les insectes.
6: évacuation de l’engrais liquide
homebiogasbiotech3
7: couverture solaire – agit comme une greenhouse
8: intégration d’un filtre biologique – pour éliminer les pathogènes
9: filtre au chlore – pour réduire les bactéries dans l’engrais liquide
10: évacuation de la boue – pour un entretien périodique plus facile
Le bio-digesteur TG1 peut être pré-commandé ici au prix de lancement de 890 dollars, par la suite son prix sera de 2500 dollars.

http://siliconwadi.fr/19452/la-solution-israelienne-pour-transformer-vos-dechets

http://www.homebiogas.com/about.html

Source : http://www.infohightech.com

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 19:43
Un hôtel imprimé en 3D aux Philippines

Alors que les projets d’impression 3D dans le secteur de la construction commencent peu à peu à voir le jour autour du globe, le Lewis Grand Hotel, situé aux Philippines, publie les premières images d’un gigantesque chantier ayant recours à cette technologie pour la création d’un bâtiment de 135 mètres carrés.
Basé dans la ville d’Ángeles aux Philippines, le Lewis Grand Hotel a fait appel à l’entrepreneur Andrey Rudenko afin de construire une extension mesurant près de 10,5 mètres de large par 12,5 mètres de long pour une hauteur de 3 mètres de haut.

 
 
Une fois terminée, la structure devrait abriter une extension de l’hôtel de 135m carrés
Pour la fabrication, Andrey Rudenko a eu recours à l’impression 3D de béton, un procédé similaire à la technologie de dépôt de filament, qu’il connait bien. En 2014, il réalisait ainsi dans son propre jardin une réplique taille réduite d’un château médiéval en déposant un mélange de béton couche par couche à l’aide d’un bras motorisé fabriqué dans son garage.
 
À la différence des constructions déjà réalisés par impression 3D, comme celles du chinois Winsun Decoration ou celles à venir de la ville de Dubaï,  l’extension du Lewis Grand Hotel constitue à priori la première habitation ayant réellement vocation à recevoir des occupants.
 
 
Le Lewis Grand Hotel a fait appel à l’entrepreneur Andrey Rudenko pour le projet
« C’est le premier hôtel imprimé en 3D au monde, incluant également un large jacuzzi imprimé en 3D. Pour être précis, il s’agira d’une maison privative servant d’extension à l’hôtel. La maison présentera plusieurs chambres avec baignoire, ainsi qu’un salon avec jacuzzi, » explique Lewis Yakich, propriétaire de l’établissement.
 
L’imprimante 3D a été spécialement développée aux États-Unis avant d’être exportée et assemblée aux Philippines. Pour le matériau d’impression, Andy Rudenko utilise du béton issu de matériaux locaux. Une technique qui selon l’entrepreneur, pourrait lui permettre de réduire de 60% les coûts de construction à l’avenir.
 
 
« Nous avons ici un sable spécifique composé de cendres volcaniques difficile à extruder mais offrant de très bons résultats, avec de solides murs et de très bonnes liaisons entre les couches Cela a effectivement pris plusieurs mois afin de tout préparer mais nous sommes maintenant prêts pour imprimer une habitation de taille moyenne en une semaine à partir de sable bon marché et comprenant la plomberie et l’électricité » confie Andrey Rudenko au site 3ders.
 
Au final, il aura fallu près de 100 heures pour bâtir la structure de l’habitation, sans compter les temps nécessaires à la pose des tuyaux et des câbles électriques. En vidéo, un aperçu de la phase d’impression :
 
 

 
 
 
 
 
 
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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 09:22

Lucibel, une entreprise française spécialisée dans l’éclairage Led, teste actuellement avec la Sogeprom un prototype de luminaire Li-Fi qui diffuse, via la lumière, une connexion Internet bidirectionnelle à 1 Gb/s. Très prometteuse, cette technologie se pose en alternative crédible au Wi-Fi.

La technologie de transmission sans fil Li-Fi repose sur l’éclairage Led. Elle consiste à utiliser la modulation de lumière à haute fréquence pour coder et transmettre des informations. © Mike Deal, Flickr, CC by-nd 2.0

La technologie de transmission sans fil Li-Fi repose sur l’éclairage Led. Elle consiste à utiliser la modulation de lumière à haute fréquence pour coder et transmettre des informations. © Mike Deal, Flickr, CC by-nd 2.0

Allumer la lumière pour se connecter à Internet, voici en résumé ce que nous promet le Li-Fi. Apparue il y a une dizaine d’années, cette technologie est régulièrement présentée comme une solution de remplacement pour le Wi-Fi, par rapport auquel elle serait plus sûre. Jusqu’à présent, l’essor du Li-Fi est cependant resté confidentiel. La transmission des données n’était en effet qu’unidirectionnelle et le système restait tributaire de l’éclairage Led, encore peu répandu. Mais les choses sont en train d’évoluer rapidement…

L’entreprise Lucibel vient ainsi de dévoiler un prototype de luminaire Li-Fi qui assure une connexion Internet haut débit bidirectionnelle de 1 Gb/s. Cette solution est testée depuis juin dernier dans plusieurs salles de réunion du siège parisien de la Sogeprom, filiale de la Société Générale dédiée à l’immobilier. Lucibel est une société française spécialisée dans la technologie Led sur laquelle repose le Li-Fi.

Le principe du morse

L'acronyme Li-Fi assemble les mots anglais light, pour lumière, et fidelity, pour fidélité. Cette technologie consiste à utiliser la modulation de lumière à haute fréquence pour coder et transmettre des informations, un peu comme du morse. Alors que le Wi-Fi exploite la partie radio du spectre électromagnétique, le Li-Fi travaille avec la partie visible de ce dernier que l’on appelle spectre optique. Si la première démonstration de Li-Fi est attribuée à Alexander Graham Bell dans les années 1880 avec son photophone, c’est l’avènement de l’éclairage Led qui a fait émerger cette technologie.

Les Led peuvent supporter des microvariations d’intensité qui les font commuter jusqu’à plusieurs millions de fois chaque seconde. Cette fréquence très élevée permet d’obtenir un haut débit susceptible de rivaliser en performance avec de l’ADSL et qui est supérieur à celui du Wi-Fi. Actuellement, le débit maximal théorique de dispositifs Li-Fi comme celui que propose Lucibel est de 1 Gb/s. Mais il y a deux ans de cela, des chercheurs de l’institut Fraunhofer Heinrich Hertz de Berlin ont pu atteindre 3 Gb/s.

Voici à quoi ressemble le prototype de luminaire Li-Fi que Lucibel teste dans les locaux de la Sogeprom. L’éclairage Led est relié par Ethernet au réseau et communique avec les terminaux via l’émetteur-récepteur infrarouge qui ressemble à un gros détecteur de fumée. © Lucibel, Sogeprom
Voici à quoi ressemble le prototype de luminaire Li-Fi que Lucibel teste dans les locaux de la Sogeprom. L’éclairage Led est relié par Ethernet au réseau et communique avec les terminaux via l’émetteur-récepteur infrarouge qui ressemble à un gros détecteur de fumée. © Lucibel, Sogeprom

Pour fonctionner, le dispositif Li-Fi de Lucibel nécessite que l’éclairage soit branché au réseau Internet par une connexion filaire de type Ethernet ainsi qu’à un émetteur-récepteur qui assure la modulation et reçoit le signal envoyé par le terminal connecté. Il peut s’agir d’un ordinateur, d’un smartphone ou d’une tablette qui doivent, eux aussi, être dotés d’un émetteur-récepteur.

La connexion Li-Fi est opérationnelle dans la limite du cône de lumière que projette l’éclairage généralement situé au plafond afin d’offrir une couverture la plus large possible. Ceci présente à la fois des inconvénients et des avantages. Des inconvénients car cela restreint l’utilisation à une zone fixe, comme un bureau ou une pièce, et n’offre pas la mobilité que permet le Wi-Fi. Mais l’avantage du Li-Fi est qu'il ne traverse pas les murs opaques, ce qui limite les risques de piratage. Dans son communiqué de presse, Lucibel estime d’ailleurs que son système Li-Fi peut fournir une solution pertinente pour des banques, des centres de recherche et développement et d’autres industries dites sensibles.

Des ondes lumineuses au lieu des ondes radio

L’entreprise met aussi en avant l’argument sanitaire, assurant que les « ondes lumineuses sont inoffensives pour le corps humain, voire bénéfiques à certaines fréquences ». Autrement dit, le Li-Fi pourrait répondre aux problématiques liées à l’électrosensibilité et à la nocivité que l’on prête aux ondes radio, bien que ce dernier point soit sujet à débat. Lucibel considère en tout cas que cette technologie se pose en alternative aux ondes radio dans certains lieux sensibles comme les hôpitaux, les écoles, etc.

L’entreprise hexagonale n’a pas encore communiqué sur le tarif de son équipement Wi-Fi dont elle compte lancer la commercialisation à partir de l’année prochaine. Cependant, le développement du Li-Fi est tributaire de la démocratisation de l’éclairage Led. Les prix continuent de baisser mais les bénéfices de ce type d’éclairage sont encore mal perçus par le grand public.

Fin août, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a annoncé un plan très ambitieux pour pousser l’adoption des ampoules Led. « J'ai demandé à EDF de mettre en place la distribution d'un million d'ampoules Led », a-t-elle déclaré sur la chaîne télévisée France 2, information reprise par le syndicat de l’Éclairage. Une convention doit être signée avec EDF afin de commencer à distribuer 100.000 ampoules à partir du mois prochain.

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