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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 06:10
Faut-il supprimer le gluten quand on est bien portant ?
Par Jean-Marc Dupuis

 

Lorsque vous voyez un champ de céréales, au bord de la route, savez-vous reconnaître s’il s’agit de blé, d’épeautre, de kamut ou de froment ?

Si oui, vous êtes très fort !

Car en fait, le mot « blé » que nous utilisons couramment, et qui dans notre esprit désigne une céréale qui sert à beaucoup de choses dans notre alimentation (pain, farine, pâtisseries, pâtes…) n’est qu’une appellation générale.

Il n’y a pas d’un côté le blé, de l’autre l’épeautre, le kamut ou le froment. L’épeautre est une sorte de blé, le froment et le kamut d’autres sortes, tout comme le Bourgogne et le Bordeaux sont des sortes de vin.

Si donc vous décidez d’arrêter de manger du blé et que vous choisissez de manger « à la place » de l’épeautre, c’est comme si un alcoolique déclarait qu’il arrête de boire et qu’il remplace désormais le vin par du Beaujolais !

S’y retrouver entre les différents blés

Le terme blé regroupe une dizaine d’espèces différentes.

Leur point commun est qu’elles ont un ancêtre commun, appelé l’engrain sauvage.

L’engrain sauvage a été domestiqué par l’homme à l’époque du Néolithique, il y a un peu plus de 10 000 ans. Il a ensuite été croisé avec d’autres plantes pour donner l’amidonnier, une sorte de blé préhistorique riche en amidon, comme son nom l’indique.

Différentes sortes d’amidonnier ont été sélectionnées pour donner le blé dur, avec lequel on fait les pâtes et le couscous. Le kamut est une autre sorte d’amidonnier sélectionné. Quand il est question, dans la Bible, de Pharaon qui faisait remplir ses greniers de blé, ce sont ces blés qui sont concernés.

L’amidonnier a toutefois été croisé à nouveau avec une autre plante herbacée (c’est-à-dire une plante à la tige tendre, sans bois) pour donner le blé tendre aussi appelé froment, et l’épeautre.

Les gens imaginent souvent que l’épeautre est une variété très ancienne de blé, mais ce n’est pas le cas. C’est une des plus récentes. La confusion vient du fait que l’engrain sauvage, qui est un des ancêtres du blé moderne, est aussi appelé parfois « petit épeautre » (alors que cela n’a rien à voir car le « petit épeautre » est un engrain domestiqué et modifié).

L’épeautre est donc, comme le blé tendre (ou froment), une forme moderne de blé, plusieurs fois hybridée. Elle contient en outre beaucoup de gluten. Cela veut dire qu’elle lève bien, mais cela veut aussi dire qu’il ne sert à rien de prendre de l’épeautre si vous cherchez à manger sans gluten…

Les nouveaux blés

Mais l’histoire du blé ne s’est pas arrêtée là.

Dans les années 50 et 60, de nouvelles variétés de blé à haut rendement ont été développées en laboratoire.

Incroyable mais vrai, les espèces actuelles de blé comportent 42 chromosomes, tandis que le blé ancestral, l’engrain sauvage, n’en avait que 14 …!

Comme l’explique l’excellent Julien Venesson dans son livre « Gluten, comment le blé moderne nous intoxique », ces blés sont des mutants, avec des conséquences imprévues et inquiétantes, autant sur notre santé que sur l’environnement.

Le blé moderne torture notre intestin

À force d’hybridation et de modifications génétiques, le blé moderne contient désormais quantité de protéines nouvelles que nous sommes incapables d’assimiler.

Mais le problème ne s’arrête pas là.

Ces protéines, qui ne sont pas transformées par notre digestion, passent telles quelles dans l’intestin, et chez certaines personnes génétiquement prédisposées, cela déclenche des inflammations équivalentes à une véritable torture. On parle alors d’intolérance au gluten (ou « maladie cœliaque »), une maladie qui ne touche « que » 1 % de la population.

C’est là que s’arrête le discours officiel, car en réalité, plusieurs études scientifiques récentes ont démontré que le gluten du blé moderne est nocif pour tous les êtres humains, y compris pour les personnes qui ne sont pas intolérantes !

Du blé nocif pour tous les êtres humains

C’est un travail qui vient d’être publié. Il est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs de l’hôpital général du Massachusetts, de l’université John Hopkins et de l’université médicale du Maryland (Etats-Unis).

Les chercheurs ont testé l’effet de la consommation de gluten sur 3 groupes de personnes : un groupe de malades cœliaques, un groupe de malades hypersensibles et un groupe en pleine santé. Résultat : dans tous les cas la consommation de blé augmente fortement la perméabilité intestinale en perturbant une hormone intestinale appelée « zonuline ». Et les conséquences de cette perturbation sont terribles.

Non seulement notre intestin souffre et peine à assimiler les nutriments, mais il peut laisser passer dans le flux sanguin certaines protéines qui vont agir dans notre organisme à la façon d’authentiques petits terroristes, déclenchant des maladies auto-immunes et augmentant le risque de cancer.

Parmi ces protéines, les plus connues sont les prolamines et les gluténines. Elles forment une bande organisée terrorisant les populations. Elles sont devenues célèbres dans le grand public sous le nom de « gluten ».

Le gluten est en effet un mélange de prolamines et de gluténines. Ce n’est pas une matière en soi.

Longtemps minimisés par les autorités sanitaires, les dangers du gluten sont aujourd’hui de plus en plus reconnus.

Car nous sommes beaucoup plus nombreux à souffrir d’une hypersensibilité au gluten, qui se manifeste par des symptômes diffus allant de la diarrhée aux ballonnements, à la dépression et aux douleurs articulaires, jusqu’à toutes les formes de maladies.

D’où les effets étonnants d’un régime sans gluten, qui peut non seulement résoudre les problèmes de digestion, mais aussi donner meilleur moral, plus d’énergie, moins de sensibilité aux infections.

Quels sont les effets positifs d’une alimentation sans gluten ?

Si vous n’êtes touché par aucun des symptômes ci-dessus, gardez en tête qu’une alimentation sans gluten est un moyen simple et efficace de conserver un intestin en meilleure santé et de limiter l’apparition de maladies chroniques incurables comme les maladies auto-immunes.

Une étude qui a suivi des adultes en bonne santé pendant un mois a aussi montré une importante diminution de la production de cytokines pro-inflammatoires grâce à un régime sans gluten.

Or, l’inflammation est un facteur majeur de maladies cardiaques, de cancers, de dépression, et de bien d’autres maladies.

Il se pourrait donc bien que l’alimentation sans gluten, ou limitée en gluten, ait également de gros effets positifs sur notre santé. Pourquoi ne pas essayer ?

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Source : http://www.santenatureinnovation.com/
 
Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source: http://elishean.fr/aufeminin

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2014/ Elishean au Féminin

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 20:56

La cure Gerson, une véritable bombe thérapeutique qui a discrètement sauvé des milliers de malades depuis plus de 50 ans. Jamais personne, jusque-là, n’avait entendu parler de cette méthode qui laisse loin derrière, en efficacité, ce que l’on connaissait.

Véritable bombe thérapeutique : la cure Gerson

Ici pas de médicament miracle, mais la simple logique pour restaurer rapidement l’organisme :

13 verres par jour de jus frais (impératif) de fruits et de légumes alternés, un régime sans viande et sans aucun produit laitier, où le sel est remplacé par du potassium et de l’iode, et surtout… des lavements au café qui réalisent un nettoyage interne exceptionnel par les voies biliaires et une sédation complète des grandes douleurs – découverte fortuite remontant aux tranchées de la guerre de 14/18 pour calmer les grands blessés.

Cette cure, initialement destinée à la tuberculose par le Dr Gerson, s’effectue tranquillement chez soi, sur quelques mois et s’applique à de très nombreuses maladies.

Le second volet du livre concerne la thèse géniale du Dr Kelley, sauvé d’un cancer du pancréas par la cure Gerson à l’âge de 37 ans. Ses deux découvertes : ce que la médecine appelle » métastases » est simplement du tissu placentaire et c’est la pancréatine qui stoppe la prolifération du placenta.

La conclusion thérapeutique devient alors simple et évidente.

Cure Gerson & Kelley/Michel Dogna

C’est grâce à un passionné de médecines naturelles, Raymond Hauglustaine, tombé par hasard sur un livre américain parlant de la cure du Dr Gerson, que cette thérapie « anticancer » est arrivée en Europe. Frappé par sa logique et ses résultats étonnants, il le traduit et l’envoie à Michel Dogna.

À l’affût de nouvelles thérapies alternatives, ce naturothérapeute insatiable l’expérimente avec succès sur ses patients et décide de publier un livre contenant tous les détails de la fameuse méthode.

Selon lui, son avantage certain sur la cure Breuss est que l’on peut continuer à s’alimenter presque normalement, ce qui n’est pas négligeable pour des patients déjà affaiblis par la maladie.

C’est en soignant des patients atteints de tuberculose qu’un médecin allemand, le Dr Max Gerson (1881-1959), développe son approche, à l’époque révolutionnaire en Occident, de la maladie : il ne faut pas traiter uniquement les symptômes mais la totalité du corps.

Directeur de différents sanatoriums européens avant de fuir le nazisme aux États-Unis, il arrive à la conclusion que dans les maladies dégénératives la partie la plus importante de l’organisme est l’appareil digestif. Il faut que « tous les organes de l’appareil digestif fonctionnent parfaitement pour permettre d’aboutir aux substances ultimes de la transformation, et qu’en même temps, tous les déchets, toxines et poisons soient obligatoirement éliminés pour que rien ne puisse s’accumuler dans le système ».

Le foie est l’organe clef dans le fonctionnement du système digestif. Non seulement il contribue à l’élaboration des sucs digestifs grâce au système nerveux viscéral mais, de plus, il seconde le pancréas dans l’élaboration de la trypsine, la pepsine, la lipase et des enzymes digestives.

La deuxième fonction essentielle du foie est d’éliminer les toxines du corps. C’est lui qui les transforme pour qu’elles puissent passer dans les conduits biliaires et être éliminées par la bile. Enfin, le foie a une activité directement anticancéreuse car il réactive les enzymes oxydantes qui permettent d’éliminer les cellules malades. On sait aujourd’hui que, chez les personnes souffrant de cancer, le niveau de fonctionnement des enzymes oxydantes est très bas.

Contrairement aux idées reçues, le phénomène oxydatif n’est pas que négatif : il y a des oxydations nécessaires car elles relèvent de processus métaboliques naturels dans l’organisme et servent justement à éliminer les éléments malsains. Il ne faut pas confondre avec les phénomènes oxydatifs destructeurs qui résultent de réactions avec des radicaux libres et qui, dans ce cas, sont cancérogènes. La priorité est donc de régénérer le foie des patients afin qu’il fonctionne parfaitement.

La cure Gerson propose un traitement en trois étapes.

L’appareil digestif est très empoisonné chez les personnes souffrant de cancer. Dans les cas les plus avancés, le foie et le pancréas ne fonctionnent plus et, parfois, les patients n’ont même plus de sucs digestifs.

Pour détoxifier l’organisme et soulager la souffrance physique, le Dr Gerson a mis en place des lavements au café. Cette méthode n’est pas nouvelle et fut découverte durant la guerre 14-18 pour calmer les douleurs des soldats blessés.

Le café, administré par voie rectale, doit rester dans les intestins une quinzaine de minutes. Ces lavements agissent en fait comme une sorte de dialyse. La caféine permet de dynamiser l’action du foie chargé de filtrer le sang, d’ouvrir les canaux biliaires pour l’éliminer plus facilement la bile remplie de toxines et de stimuler le système enzymatique. Ainsi, le taux de toxines du sérum sanguin diminue et les poisons des fluides qui nourrissent les cellules sont éliminés. L’intensification de l’activité enzymatique empêche la réabsorption de la bile toxique par le foie au travers de la paroi intestinale.

Le Dr Gerson a mis en place un régime à base de jus de fruits et légumes crus afin de combler tous les apports en minéraux, vitamines et enzymes nécessaires, et qui permet également d’oxygéner les cellules : les fruits purifient l’organisme et les légumes le restaurent.

Pour le Dr Gerson, une alimentation biologique est indispensable : « Il n’est pas possible de guérir des gens très malades en mettant des poisons dans leur organisme. » En revanche, le jeûne n’est pas conseillé mais il faut néanmoins proscrire toutes les graisses, la viande, les produits laitiers, le soja et le sel.

Tous les apports nécessaires à l’organisme doivent se faire par une alimentation saine. Les supplémentations en vitamines et minéraux (calcium, magnésium…) peuvent se révéler dangereuses. Les vitamines, notamment A et D, sont immédiatement absorbées par les cellules cancéreuses et leur servent de carburant. Le calcium en trop grande quantité peut même provoquer le cancer.

Pour le Dr Gerson, « l’harmonie qui doit régner dans le corps obéit à la loi de totalité », ce qui signifie qu’il ne faut pas modifier le métabolisme minéral, particulièrement en cas de cancer. La seule chose essentielle est l’équilibre des deux minéraux les plus importants : le sodium et le potassium.

Pour le Dr Gerson, une alimentation saine est une des meilleures façons de prévenir le cancer. On évite ainsi par des aliments dégradés, ou intoxiqués, d’abîmer son foie et d’empoisonner son corps jour après jour. Ainsi constate-t-on actuellement que les personnes âgées ont souvent un foie en meilleur état que les jeunes et une meilleure résistance grâce à la nourriture dont elles ont bénéficié dans leur enfance. Les bébés nourris avec des aliments en pot tout préparés auront une santé plus fragile. De même, les adultes ont intérêt à éviter la nourriture mise en conserve, avec colorants, acides et additifs !

La meilleure chose à faire est de manger le plus possible de nourriture crue, de maintenir un niveau élevé de potassium et de prendre un peu d’iode.

Selon le Dr Gerson, l’un des problèmes fondamental à l’origine des maladies est la perte de potassium au niveau cellulaire associée à l’envahissement des cellules par le sodium (sel) qui attire l’eau. Il faut donc équilibrer ces deux minéraux en ingérant le moins de sel possible et en ajoutant du potassium et de l’iode pour aider le foie à rétablir le niveau de potassium. L’iode est nécessaire pour faciliter et accroître le phénomène d’oxydation positive : introduit dans le corps, il pénètre immédiatement la masse cancéreuse.

Les cellules malades absorbent rapidement l’iode et grossissent. Mais le sodium venant à manquer, elles le remplacent par le potassium et les enzymes oxydantes ce qui finit par les tuer. « C’est ainsi que nous tuons les cellules cancéreuses, parce que nous éliminons les conditions qui leur sont nécessaires pour vivre », conclut le Dr Gerson.

Attention, si vos reins sont en mauvais état, il est conseillé de réduire les doses de potassium afin de ne pas atteindre les doses dangereuses pour le coeur par défaut d’élimination.

La cure Gerson a été appliquée avec succès non seulement dans les cancers mais aussi dans d’autres pathologies. Selon le Dr Gerson, il faut nettoyer le corps dans tous les cas de maladies dégénératives. Il a également observé que la majorité du temps, chez les patients souffrant d’arthrite, le foie est faible ou endommagé.

Ceci est aussi vrai pour les maladies coronariennes dues au rétrécissement des artères cardiaques en raison de l’accumulation des graisses sur la paroi artérielle.

Le Dr Gerson soigna d’ailleurs l’illustre Dr Schweitzer, alors âgé de 75 ans, d’un diabète de type II avancé, en six semaines.

Il guérit également son épouse d’une tuberculose pulmonaire. Le Dr Schweitzer dira à la mort de son collègue : « Je vois dans le Dr Gerson un des plus éminents génies de l’histoire de la médecine. Beaucoup de ses idées fondamentales ont d’ailleurs été adoptées sans que son nom y soit associé. Et pourtant, il a accompli un travail exceptionnel malgré les controverses.

Il laisse un héritage qui mérite l’intérêt et qui lui assurera la place qui lui est due. Les patients qu’il a guéris témoigneront de la justesse de ses idées. »

Source :Vis la vie

http://www.sante-nutrition.org

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 02:58
La reconnaissance de la naturopathie progresse en Europe

L’un des principaux problèmes des médecines alternatives est sans doute l’harmonisation de la formation, et la professionnalisation, permettant ainsi plus de contrôles et plus de confiance de la part du patient. Un problème qu’a pris à bras le corps la Suisse en créant un diplôme de naturopathe, une première en Europe.

illustration bannière : © Happy Family On Nature. Mom And Baby Daughter Are Playing, via Shutterstock

La naturopathie se professionnalise en Suisse

Pratique reine de la « santé préventive », comme vous l’expliquait Philippe il y a quelque temps, la naturopathie est la discipline mettant en avant une idée simple : la bonne santé est l’état naturel du corps (pour les curieux, découvrez comment se déroule une consultation en naturopathie).

Jusque là la naturopathie n’était pas toujours bien considérée, à tort ou à raison, l’excès n’étant jamais profitable. D’un côté, les opposants aux médicaments, défendant farouchement leurs méthodes contre le « lobby pharmaceutique ». De l’autre des opposants aux « charlatans », dénonçant le « tout naturel » et le « recul du progrès médical ». Il s’agit sans doute de rester plus mesuré.

grippe-medicaments-gelules-cachets-rhume

 

Toujours est-il que le souci d’encadrement de la profession est réel, à la fois pour protéger les patients des dérives et, parallèlement, dans un souci de reconnaissance de la profession.

Un premier diplôme de naturopathie en Europe

En Suisse, la situation est différente de la France et la naturopathie est bien installée. Selon l’Agence télégraphique suisse (ATS), environ 2500 naturopathes exercent en Suisse et ce dans tous les cantons. La naturopathie est une médecine traditionnelle dans le pays et on distingue quatre sous-disciplines :

Ayurvedic massage

Des disciplines regroupées dans le nouveau diplôme fédéral de praticien de naturopathie, à présent reconnu dans toute la Suisse. Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (Sefri) vient en effet d’approuver la mise en place d’un  examen professionnel supérieur donnant droit à ce diplôme.

La Suisse est le premier pays à reconnaître par un diplôme cette formation. Un beau pas en avant pour la médecine préventive !

http://www.consoglobe.com/

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 10:13

Des chercheurs d’une équipe de l’Université de Californie du sud (USC) affirment avoir trouvé le moyen de contraindre le corps humain à se régénérer. Une découverte annoncée comme «capitale». Jeûner pendant 72 heures peut permettre de reconstruire l’ensemble du système immunitaire même chez les personnes âgées ou gravement malades telle est la conclusion de cette nouvelle étude scientifique.

Jeûner trois jours renouvelle totalement le système immunitaire

Si jeûner est considéré comme néfaste pour l’organisme par les nutritionnistes, priver le corps de nourriture pendant trois jours contraindrait ensuite la moelle osseuse à produire de grandes quantités de globules blancs qui combattent les infections. Cette découverte peut être particulièrement utile aux malades dont le système immunitaire a été affaibli, par exemple les cancéreux traités par des chimiothérapies.

Selon les chercheurs d’USC, jeûner lance un processus de régénération. «Cela donne le feu vert à la moelle épinière pour reconstruire l’ensemble du système immunitaire» explique Valter Longo, professeur de gérontologie et de biologie à l’Université de Californie du sud. «Et la bonne nouvelle est que le corps se débarrasse des parties du système immunitaire abîmées ou âgées et inefficaces, pendant le jeun. Et si vous partez d’un système fortement endommagé par une chimiothérapie ou le vieillissement, les cycles de jeûne peuvent permettre de créer, littéralement, un nouveau système immunitaire».

Les jeûnes prolongés contraignent en fait le corps à consommer ces réserves de glucoses et de graisses mais aussi détruisent une proportion importante des globules blancs. «Quand vous vous privez de nourriture, le corps essaye d’économiser l’énergie dépensée et pour cela recycle un grand nombre de cellules du système immunitaire qui ne sont pas indispensables, notamment celles qui sont abimées». Ainsi, pendant le jeûne, le nombre de globules blancs baisse fortement et augmente rapidement quand la personne s’alimente à nouveau. Le jeûne a aussi un autre effet bénéfique, il réduit la présence dans le corps de l’enzyme PKA qui est liée au vieillissement et augmente les risques de cancer et de croissance des tumeurs.

«Il n’y a pas de preuve que jeûner soit dangereux mais il y a de grandes preuves que ce soit bénéfique», résume Valter Longo.

Slate

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 00:00

Interview de Maître Isabelle Robard

MEDECINES NATURELLES : L'EUROPE DONNE LE TON

La loi Droits des malades marque le début d'un processus de reconnaissance de la liberté en matière de choix thérapeutique. Néanmoins, beaucoup reste à faire en France et dans certains pays d'Europe en retard sur l'évolution de notre société. Me Isabelle Robard, Docteur en Droit, spécialisée en Droit de la santé, nous fait le point de la situation actuelle et à venir.

Alors que les médecines naturelles, depuis les années 1970, se sont imposées en France comme des disciplines de santé à part entière tant du côté des consommateurs que du côté des professionnels de la santé qui les conseillent, le droit français ne s'est pas toujours adapté aux besoins et droits des citoyens que nous sommes. Ceci créant parfois des distorsions, des inégalités et des discriminations dont sont victimes les novateurs qui ont souvent le tort d'avoir eu raison trop tôt. Maître Isabelle Robard, qui œuvre depuis de nombreuses années en vue de faire évoluer les libertés thérapeutiques en France et en Europe, vient de sortir un ouvrage de référence " MEDECINES NON-CONVENTIONELLES ET DROIT " qui démontre la nécessité d'intégrer ces médecines non-conventionnelles à part entière dans les systèmes de santé, afin de permettre aux médecins d'accéder enfin à une véritable liberté de prescription sans encourir les foudres de l'Ordre des médecins et aux praticiens de santé non-médecins de trouver leur véritable place en France, accordant ainsi à chacun d'entre nous le droit d'accès à toutes les médecines.

Elle nous livre ses réflexions et fait le point de la situation en France et en Europe sur le sujet des médecines non conventionnelles, terme officiel dorénavant utilisé pour désigner l'ensemble de ces médecines.




Isabelle Robard, comment en êtes-vous arrivée à vous intéresser aux médecines naturelles ?

Un jour, à la radio, lors d'un flash d'actualités, j'entendis parler d'un médecin qui était en détention provisoire pour avoir prescrit une nouvelle substance, aujourd'hui couramment utilisée en milieu hospitalier. Je fus profondément choquée par cette situation où le médecin se retrouvait en prison pour avoir osé choisir le traitement qu'il estimait, en son âme et conscience, le meilleur pour soigner son patient. Alors étudiante en droit, j'étais en train de terminer un mémoire et l'idée s'est aussitôt imposée à moi de changer radicalement de sujet et de consacrer ce travail universitaire au thème des libertés thérapeutiques. Ce travail sera déposé en 1988. Suite à cela, j'ai contacté un certain nombre de groupements professionnels s'occupant des médecines naturelles pour obtenir des informations. Voyant que les éléments détenus par ces structures étaient largement insuffisants, voire même hors sujet, il me fut confié la réalisation d'un rapport qui débouchera ensuite sur la publication en 1991 de mon ouvrage " La santé hors-la-loi, les hors-la-loi de la santé " (aujourd'hui épuisé), ouvrage qui servira de référence au Parlement européen dans le cadre de la résolution de 1997 sur les médecines non conventionnelles.

Les Français ont-ils véritablement le libre choix thérapeutique ?

J'ai toujours été interpellée par l'extrême difficulté en France de pouvoir se soigner et se maintenir en bonne santé dans des conditions de véritable libre choix. L'Etat ou les Ordres (ordre des médecins notamment) ont la prétention d'enfermer le consommateur dans un schéma de soins bien précis. En effet, il devrait pouvoir se faire que toutes les médecines se complètent harmonieusement dans l'intérêt suprême du patient.

Quel est le statut des médecines non conventionnelles en France ?

Elles n'ont aucun statut en tant que tel et ne sont donc pas véritablement intégrées au système de santé. Il en résulte des poursuites à l'encontre de tous les acteurs touchant à ces médecines : médecins devant l'Ordre des médecins, pharmaciens devant l'Ordre des pharmaciens, fabricants et distributeurs de plantes, de compléments alimentaires ou produits de confort pour falsification notamment devant les juridictions pénales, poursuites pour exercice illégal de la pharmacie ou exercice illégal de la médecine. Certes, en 1982, sous l'initiative du Doyen Pierre Cornillot, est créé le Dumenat (Diplôme universitaire de médecines naturelles). Egalement, l'Ordre des médecins a accepté deux orientations médicales pour les médecins : l'homéopathie et l'acupuncture. Pourtant paradoxalement, même si des diplômes inter-universitaires ont été mis en place dans ces disciplines et en matière de thérapies manuelles-ostéopathie, la situation des médecins qui les pratiquent est souvent des plus délicates lorsqu'ils agissent dans des pathologies lourdes, que ce soit pour recourir aux disciplines que nous venons d'évoquer ou que ce soit pour prescrire des médicaments étrangers. Des poursuites sont engagées pour charlatanisme ou thérapeutiques insuffisamment éprouvées devant la section disciplinaire de l'ordre des médecins. De même, des incidences fiscales ont lieu puisque les services fiscaux continuent à vouloir taxer à la TVA des praticiens non médecins normalement exonérés par la loi.

Néanmoins, des progrès sont à noter en France. En 2002 a été votée une loi " droits des malades " renforçant les droits des patients (accès au dossier médical, information, prévention, réforme de l'Ordre des médecins...) et légalisant les ostéopathes et chiropracteurs, ce qui consacre pour la première fois une remise en cause du monopole médical fixé depuis 1892 et tenant enfin compte des droits des consommateurs.

Quelle est la situation dans les autres pays européens ?

Ces médecines sont très largement utilisées et même légalisées dans de nombreux pays européens : Allemagne, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Irlande, pays scandinaves, Suisse (selon les cantons), Belgique... Mais elles sont aussi très développées aux Etats Unis. La France présente donc un retard de réglementation pour ces pratiques médicales ou de santé.

La situation a longtemps stagné en Europe. Quels ont été les éléments déclenchants de l'évolution actuelle ? Quels ont été les acteurs de ce changement ? L'élément fondamental, malgré ce qui a pu être dit par les uns ou les autres, est sans conteste le vote, le 29 mai 1997, par le Parlement européen, d'une résolution sur le statut des médecines non-conventionnelles. Le député européen, Paul Lannoye, docteur ès sciences, a en effet eu le courage politique et la ténacité de s'engager dans une voie encore très marginale à l'époque pour certains Etats membres de l'Union européenne. Ce texte, bien que n'ayant pas juridiquement de force contraignante sur les Etats de la Communauté européenne, a néanmoins permis de mettre en évidence la volonté de libre choix des citoyens européens (des milliers de pétitions ont été enregistrées) et a provoqué une réaction juridique en chaîne.

Pouvez-vous nous expliquer le choix du terme " médecines non-conventionnelles " ?

Tout d'abord, l'adjectif " non-conventionnelles " est utilisé pour la première fois dans l'histoire des médecines naturelles. Ce terme met fin aux confusions et amalgames de dénominations fantaisistes ou inappropriées pour désigner ce type de médecines mais c'est surtout la consécration d'un terme juridique nouveau admis par toutes les institutions sanitaires internationales. En effet, avant 1997, on utilise surtout les termes de "médecines douces", "alternatives", "parallèles", "holistiques", "complémentaires"... qui désignent un contenu ou une approche médicale. Par exemple, " médecines parallèles " induit deux approches médicales qui ne se rejoignent jamais alors qu'elles doivent au contraire travailler en synergie pour permettre à l'individu d'atteindre, selon les vœux de l'OMS, le meilleur état de santé possible. De même, les termes de " médecines complémentaires ou alternatives ", ne peuvent être désignés qu'au moment de l'utilisation de ces médecines pour savoir si oui ou non elles seront utilisées à titre accessoire, principale ou unique. On remarquera aussi que le terme " complémentaire " laisse entendre qu'il s'agit d'une méthode secondaire ou auxiliaire.

Quelles ont été les médecines non-conventionnelles retenues par le Parlement européen et pourquoi ? Les disciplines mises en avant sont : la chiropraxie, l'homéopathie, la médecine anthroposophique, la médecine traditionnelle chinoise, le shiatsu, la naturopathie, l'ostéopathie, la phytothérapie... car ce sont les médecines les plus couramment utilisées et organisées. Néanmoins, la liste n'est pas exhaustive.

Pouvez-nous nous donner les points essentiels de cette résolution ?

Bien sûr, d'autant que j'ai participé très activement aux travaux juridiques préparatoires dès 1993. Cette résolution vise à harmoniser la pratique des médecines non-conventionnelles tant pour les médecins que pour les non-médecins sur le fondement de la liberté d'établissement au sein de l'Union européenne et demande donc à la Commission de Bruxelles de s'engager dans un tel processus. Dans ce cadre et dès 1993, j'avais demandé à ce que soient insérés deux objectifs en particulier qui me semblaient essentiels : d'une part, un moratoire des poursuites à l'encontre des professionnels dès lors qu'aucun préjudice n'avait été subi par le patient et d'autre part, la nécessité de mettre en place une directive sur les compléments alimentaires (intermédiaire entre l'aliment brut et le médicament) et qui est un outil de travail indispensable pour le praticien de médecines naturelles. Le premier point n'a pu être retenu car il ne pouvait y avoir ingérence de la Communauté européenne dans la politique pénale des Etats. Par contre, le second point sera voté et vient de déboucher sur une directive de juin 2002 relative aux compléments alimentaires.

Quels ont été les effets de cette résolution ?

Il y a eu une réaction en chaîne et cette résolution a eu beaucoup d'impact sur la politique nationale des Etats membres : un projet italien relatif aux chiropracteurs est présenté sur ce fondement, l'Espagne et le Portugal s'appuient également sur cette résolution pour émettre des propositions. La Belgique présente une réflexion sur ce sujet dès 1997 et motivera sa démarche sur le fondement de la résolution européenne en adoptant une loi en 1999. Dès juin 1999, la Commission des questions sociales du Conseil de l'Europe (Convention européenne des droits de l'homme et non pas CEE), adopte, en s'appuyant sur le Parlement européen, une résolution en faveur des médecines non conventionnelles qui sera votée par le Conseil de l'Europe en novembre 2001. Enfin, lorsque le ministère de la Santé français a décidé de mettre en place en 1999 une commission de travail pour légaliser les professions d'ostéopathe et de chiropracteur, c'est notamment sur ce fondement.

Pouvez-nous brosser un bref tableau du paysage européen ?

Oui bien sûr puisque dès 1988 j'ai été amenée à réaliser un travail inédit en droit comparé en France et en Europe et qui a servi de référence au Parlement européen et à la Chambre des représentants belge notamment.

ALLEMAGNE
Dès 1873, la liberté de soigner existait et, c'est en 1939 que le statut de "Heilpraktiker" (praticien de santé) est instauré. Le Heilpraktiker est titulaire d'une "autorisation d'exercer" après passage devant une commission fédérale allemande. Certains actes appartenant aux médecins lui sont interdits (la prescription de médicaments soumis à une ordonnance médicale, la pratique de vaccinations, des accouchements...). Les ostéopathes allemands cherchent à obtenir un statut distinct de celui des Heilpraktiker.

ROYAUME-UNI ET IRLANDE
Dès Jacques 1er (1556-1625), en vertu du droit coutumier, sans texte écrit, il existait une liberté de délivrer des soins aux humains. A la fin des années 1980, une réflexion s'est mise en place en vue d'instaurer un statut juridique pour certains professionnels des médecines non-conventionnelles. Ce phénomène a débuté le 1er juillet 1993 où, par décret royal, les ostéopathes ont été consacrés expressément. De même, le 1er juillet 1994, pour les chiropraticiens. D'autres registres sont en cours de réalisation, notamment celui des phytothérapeutes et acupuncteurs.

PAYS-BAS
Dès1981, un arrêt des poursuites à l'encontre des non-médecins avait été décidé jusqu'à la mise en place d'une réglementation, à condition que les patients n'aient subi aucun préjudice. La Hollande présentait un monopole médical identique à celui de la France depuis 1865. Mais, malgré l'absence de loi en ce domaine, on pouvait lire dans les brochures ministérielles quelques passages sur ces professionnels de la santé totalement acceptés et reconnus dans les faits. Finalement, une loi de novembre 1993 a consacré l'existence d'un droit global à exercice pour les non-médecins.

PAYS SCANDINAVES
En Norvège, c'est une loi de janvier 1936 qui réglemente l'exercice de la médecine par des non médecins mais en leur conférant seul un droit à exercice moyennant certaines limites et non un statut particulier notamment par discipline. La Suède procède à une réglementation similaire en 1960 tandis que les chiropracteurs sont expressément reconnus depuis 1989. Le Danemark fait de même en 1970. C'est une définition négative qui est proposée avec des limites : tout ce qui n'est pas expressément interdit est autorisé. En outre, une réglementation spécifique existe pour les chiropracteurs également depuis une loi de juin 1991

ESPAGNE
Depuis 1989, le Tribunal suprême espagnol relaxait les non-médecins même si aucun texte écrit ne consacrait leur existence en considérant que, dès lors que ces pratiques ne sont pas enseignées en faculté de médecine, elles sortent du champ médical. Le ministère du Travail a pris en compte certaines de ces professions comme celle de " technicien en naturopathie ".

AUTRICHE
En vertu d'une loi de 1984, seuls les médecins peuvent pratiquer certaines disciplines non-conventionnelles. Dans les hôpitaux, l'acupuncture, la neuralthérapie et la chiropractie peuvent être mises en œuvre.

FINLANDE
Les professions d'ostéopathe et de chiropracteur sont organisées en Finlande par un texte de 1994.

SUISSE
La chiropractie est reconnue sur tout le territoire helvétique et bénéficie d'un remboursement par les caisses d'assurance maladie. Mais, en dehors de cela, il n'y pas de réglementation nationale des médecines non-conventionnelles. C'est à chaque canton qu'il appartient d'interdire ou d'autoriser ce type de pratiques et donc, on note des différences selon les cantons. Des travaux associatifs de la part des structures professionnelles sont en cours en vue de permettre une réglementation à l'échelon national.

PORTUGAL
Aucune réglementation spécifique aux médecines non-conventionnelles n'existe pour l'instant. Cependant, le ministère du Travail a référencé certaines professions : acupuncteur, homéopathe et naturopathe. Il convient de savoir qu'au Portugal, la naturopathie est très connue et que la population portugaise y recourt couramment. C'est pourquoi la définition des orientations se fait autour du terme " naturologiste " avec les déclinaisons suivantes : acupuncteur-naturologiste, homéopathe-naturologiste, naturopathe-naturologiste. Un projet de loi nationale est à l'étude depuis 2000.

ITALIE
Il n'y a pas de réglementation spécifique nationale des médecines non-conventionnelles, les ostéopathes et chiropracteurs pouvant exercer sous l'égide d'un médecin au sein du même cabinet. Le 24 octobre 2002, la région piémontaise a voté un texte visant à légaliser les professions d'ostéopathes, chiropracteurs, naturopathes, de praticiens de shiatsu, de médecine chinoise et de médecine anthroposophique notamment, en créant un registre et en fixant des critères minimaux de formation compris entre 5 000 heures de cours et 750 heures de formation selon les professions. Il reste à savoir ce qu'il adviendra de l'application de ce texte... J'interroge les autorités nationales aux fins de mesurer de façon plus précise l'impact d'un tel texte.

BELGIQUE
La Belgique, qui avait pourtant un monopole médical plus accentué encore que celui de la France, a lancé une vaste concertation sur les médecines non-conventionnelles et le ministre de la Santé Colla a déposé un projet de loi. Dans le cadre des travaux parlementaires, avec le député Paul Lannoye, j'ai été auditionnée et amenée à réaliser un rapport juridique d'expertise qui permettra de convaincre les récalcitrants et d'apporter tout un support juridique qui éclairera les députés. Ces travaux parlementaires déboucheront, le 22 avril 1999, sur une loi-cadre légalisant l'ostéopathie, la chiropractie, l'homéopathie et l'acupuncture. En 2001 et 2002 ont été pris des textes confirmant la démarche de légalisation et visant à fixer des critères pour les structures professionnelles enregistrées auprès du Conseil d'Etat belge. Cette loi belge a trouvé directement son inspiration dans la résolution européenne et sera un tremplin pour la France puisque, suite à ce texte belge, le ministre Kouchner mettra en place une commission ministérielle de travail sous la présidence du Pr Guy Nicolas, pour légaliser les professions d'ostéopathe et chiropracteur, débouchant sur l'article 75 de la loi " droits des malades ". En Belgique, il faudra remarquer qu'il existe également une réglementation sur les compléments alimentaires depuis déjà 10 ans, contrairement à la France.

Nous constatons depuis plusieurs années un nombre impressionnant de procès dans le domaine des compléments alimentaires, à l'encontre des fabricants, distributeurs et voire même des praticiens. Effectivement, je dirais même que ces poursuites finissent par devenir extrêmement fréquentes en raison, à nouveau, d'une insuffisance de réglementation en France alors que ce type de produits sont en vente libre ailleurs (Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique...). En effet, pour résumer, les texte français remontent à 1912 et c'est le principe de la liste dite positive qui s'applique (tout ce qui n'est pas autorisé est interdit), ce qui est une aberration qui entrave le libre choix des consommateurs à l'heure de la mondialisation et qui porte atteinte à la libre circulation des marchandises au sein de l'Union européenne. D'ailleurs de nombreuses plaintes s'accumulent contre la France à Bruxelles. La Communauté européenne a voté en 2002 une directive sur les compléments alimentaires qui légalise ce type de produits par une liste positive qui sera réactualisée régulièrement. A souligner que la France est déjà contredite par ce texte européen qu'elle va devoir appliquer.

Mais, les citoyens ont pourtant un droit à importer des produits bénéfiques pour la santé, n'est-ce pas ?

Oui, tout à fait. Depuis un texte de 1992, les patients ou consommateurs que nous sommes, peuvent importer des médicaments non autorisés sur le territoire français ; de même que les médecins peuvent les prescrire en en faisant la demande à l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) mais en fait la procédure est longue et en cas d'urgence, totalement inefficace. D'ailleurs à ce propos une plainte a été déposée contre la France à Bruxelles à ce sujet car en pratique le système fonctionne mal, rendant inefficace un tel droit. Par contre, en matière de compléments alimentaires, aucun texte n'interdit ou n'autorise expressément une telle importation. Etant donné qu'il ne s'agit pas de médicaments, c'est le droit communautaire sur la libre circulation des marchandises qui doit s'appliquer tandis que pour les pays étrangers à la CEE, aucun texte n'accorde le droit aux autorités françaises d'interdire l'importation de vitamines par exemple en provenance des Etats Unis. Malheureusement pourtant, les agences sanitaires de notre pays bloquent l'entrée de tels produits sur le territoire français en " décidant " arbitrairement qu'il s'agit de médicaments.

Il y a eu notamment une affaire retentissante de compléments alimentaires à base de minéraux. Pouvez-vous nous dire deux mots de cette affaire ?

Etaient poursuivis pour exercice illégal de la pharmacie, infraction à la législation sur les substances vénéneuses et mise en danger de la vie d'autrui, les fabricants d'orotates, les distributeurs et, chose encore plus rare, des prescripteurs médecins, kinésithérapeutes et naturopathes et deux consommateurs qui avaient osé en conseiller à leur famille et à quelques amis. Or, poursuivre les prescripteurs de tels produits, c'est une façon de leur interdire de faire de la prévention car qu'il est de plus en plus reconnu que l'alimentation joue un rôle fondamental sur la santé, que ce soit d'ailleurs à titre préventif ou curatif. Les poursuites empêchent les praticiens et usagers de prendre en compte l'alimentation comme moyen de parvenir, selon l'expression de l'Organisation mondiale de la santé, "au meilleur état de santé possible". Ce procès est exemplaire car il est la manifestation de la modification des rapports de force entre institutions médicales et patients, ces derniers devenant de véritables consommateurs. On sort du "paternalisme médical", expression du doyen Savatier dans son Traité de droit médical des années 1950 pour entrer dans l'ère du consommateur de soins de santé. Le patient se mue en acteur de sa santé, il veut comprendre, être informé et décider en toute connaissance de cause. Ce qui m'a choquée c'est que l'on poursuive les prescripteurs et même les consommateurs, ce qui me semble une atteinte profonde au libre choix thérapeutique et alimentaire.

Vous avez précisé que la France était l'objet de plaintes à Bruxelles en matière de plantes. Pour quelles raisons ? Comment ces produits sont-ils réglementés dans notre pays ?

Un décret de 1979 autorise la vente en dehors des pharmacies de 34 plantes seulement alors que la Belgique autorise la vente libre de 320 plantes ! Ceci pose problème dans la mesure où certaines plantes peuvent entrer dans la composition de compléments nutritionnels ou de confort et donner lieu à des poursuites pour exercice illégal de la pharmacie. La France cultive en général l'art de la contradiction : par exemple, alors que l'homéopathie est remboursée par la Sécurité sociale, elle est encore considérée par l'Ordre des médecins (même si elle est tolérée comme orientation médicale) et par l'Académie de médecine comme une thérapeutique insuffisamment éprouvée. Dans les départements français d'Outre-mer, qui appartiennent pourtant à la France, une et indivisible, il sera très troublant de remarquer que les plantes d'Outre-mer ne sont pas légales car non enregistrées dans un recueil officiel appelé " pharmacopée française ", anciennement codex. La conséquence en est que les pharmaciens d'officine des DOM-TOM ne peuvent pas vendre leurs plantes locales mais sont contraints de proposer uniquement les plantes métropolitaines (voir encadré).

Quel devrait être, selon vous, le rôle de l'Etat en matière de santé, ne doit-il pas avant tout de protéger l'individu et non jouer au censeur ?

Le rôle de l'Etat n'est pas de se substituer à l'individu pour choisir et décider à sa place quelle alimentation il doit privilégier, quels soins il doit recevoir ou quels médicaments il doit consommer, mais l'Etat est là pour offrir une information claire, loyale et transparente, coupée de tout intérêt politique, économique et corporatiste, permettant ensuite au consommateur de faire son choix lui-même.

Vous avez largement contribué à faire évoluer le droit français et européen (résolution Lannoye, article 75 Droits des malades, loi belge, projet de loi portugais, évolution de la jurisprudence en matière fiscale, pénale et disciplinaire). C'est déjà un bel acquis pour le droit de la santé, que reste t-il encore à faire ? Quels objectifs vous êtes-vous fixés ?

Pour l'essentiel, je me suis fixé comme objectif de contribuer à la prise de conscience que nos institutions sanitaires doivent pour certaines être réformées (trop de liens avec l'industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire notamment). J'espère aussi que les pouvoirs publics actuels sauront aller jusqu'au bout de la réforme qui a été engagée dans la loi " droits de malades " à propos de l'Ordre des médecins. Cette réforme de l'Ordre des médecins est une première puisque, depuis Vichy, jamais aucun débat parlementaire n'avait eu lieu sur ce sujet. Mais il est clair que, dans un deuxième temps, il faudra aller encore plus loin car des problèmes n'ont pas encore été évoqués. C'est aussi le libre choix du consommateur de santé qui doit être renforcé en lui permettant d'accéder concrètement à tous les produits médicamenteux ou non de son choix, dans le respect bien compris de la libre circulation des marchandises et d'accéder à une véritable information. Ceci veut dire aussi des réglementations bien faites en matière de plantes, compléments nutritionnels... Car l'enjeu de la médecine du troisième millénaire repose sur "un nouveau rapport de force" entre le patient et le thérapeute. Le patient n'est plus passif : il veut reprendre le contrôle de son corps et décider lui-même de ce qui est bon pour lui. En bref, contribuer à faire triompher le libre choix thérapeutique de telle sorte que soit restaurée l'autodétermination de l'individu sur son propre corps, autodétermination que nul pouvoir, nulle logique commerciale ne saurait annihiler.

Propos recueillis par Guy Roulier.


_________________________


Le dernier ouvrage d'Isabelle Robard
MEDECINES NON-CONVENTIONNELLES ET DROIT


Depuis environ 30 ans, la demande des consommateurs européens s'est orientée de façon croissante et constante vers les soins de médecines naturelles, qualifiées par le Parlement européen de " médecines non-conventionnelles " et de " médecines traditionnelles " par l'Organisation mondiale de la santé. La France et les Etats membres de l'Union européenne ont répondu à la demande légitime de la population en adaptant progressivement leur législation pour intégrer ces médecines dans leur système de santé. Une évolution jurisprudentielle et réglementaire concernant notamment l'exercice illégal de la médecine et la commercialisation des compléments alimentaires s'instaure progressivement. Dans le même temps, les droits des patients, qui exigent de choisir leur traitement et leur médecine, s'affirment. Le thérapeute passe du rôle de décideur à celui d'accompagnateur du malade. Parallèlement aux problèmes juridiques que rencontrent les professionnels de santé, médecins ou non-médecins, dans l'exercice de ces pratiques médicales, de nouvelles catégories de produits ou substances (compléments nutritionnels, plantes, médicaments sans autorisation de mise sur le marché - AMM), sont à la recherche d'un véritable statut juridique. Cet ouvrage inédit intéressera les journalistes, les professionnels de santé, les juristes, les pouvoirs publics et les parlementaires et, bien entendu, les usagers des médecines douces, consommateurs ainsi que les responsables d'associations s'intéressant aux médecines non-conventionnelles.

L'AUTEUR
Isabelle Robard est docteur en droit et avocat, spécialisée en droit de la santé et chargée de cours en faculté de droit. Elle est l'auteur de nombreux rapports sur ces questions. Ses travaux ont servi de référence au Parlement européen et à la Chambre belge des représentants. Son premier livre " La santé hors-la-loi, les hors-la-loi de la santé ", pionnier dans ce domaine, fut présenté par l'OMS dans son recueil international de législation sanitaire.

- " Médecines non-conventionnelles et droit - la nécessaire intégration dans les systèmes de santé en France et en Europe ", Isabelle Robard, Editions Litec, Collection Actualité. 150 pages, 16 €.

Ouvrage disponible chez votre libraire habituel, dans les librairies Litec, par téléphone aux Editions Litec Service relation clientèle au 0826 026.027 et par fax : 01.45.58.94.00 (frais de port offerts, en vous recommandant de Biocontact Code 2G49).

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 08:13

Le citron et le bicarbonate de soude sont une combinaison de guérison puissante.

À quoi sert le citron avec du bicarbonate de soude ?

À une époque où les taux de cancer augmentent très rapidement, la nécessité de traitements alternatifs devient encore plus importante. Des recherches sont en cours par différents moyens et l’une d’entre elles confirme l’étude du Dr Marty Pagel, de l’Université Cancer Center d’Arizona, qui testera les effets du bicarbonate de sodium (bicarbonate de soude) sur des patients atteints d’un cancer du sein. L’Institut National de la Santé met à disposition 1,5 million d’euros afin qu’il réalise cette étude.

Une information importante à comprendre dès le départ: chaque cancer réagira différemment selon les patients et aussi selon les différents types de cancers. Les méthodes traditionnelles peuvent très bien marcher sur certains cancers et peuvent être terribles sur d’autres. On peut dire la même chose pour les différents remèdes naturels. En plus de ce fait, l’état du corps humain, qui reçoit un traitement avec cette méthode ou l’autre, joue également un rôle important. Ont-ils accès aux aliments biologiques pour se purifier ? À l’eau potable? Croient-ils et sentent-ils qu’ils peuvent vaincre la maladie ? Ce sont tous des facteurs importants pour tout traitement.

Un certain nombre d’études dans le passé ont révélé des résultats in vivo intéressants concernant l’utilisation du bicarbonate de sodium sur les tumeurs cancéreuses. Bien que les recherches ne soient pas vraiment complètes sur ce sujet, les premiers résultats montrent déjà des effets puissants sur les métastases tumorales. Bien sûr, cela encourage le financement de nouvelles recherches comme les premiers signes s’annoncent bien.

Le Dr Robert J. Gillies et ses collègues ont déjà démontré l’efficacité du bicarbonate de soude en alcalinisant la zone autour des tumeurs chez la souris. Les mêmes chercheurs ont trouvé que le bicarbonate augmente le pH de la tumeur et inhibe spontanément les métastases chez les souris atteintes d’un cancer du sein.

On a découvert que le citron avait des propriétés anti-carcinogènes, car il contient des limonoïdes que l’on retrouve dans un certain nombre d’agrumes. Il s’est également révélé que le citron avait des effets anti-microbiens importants. On l’a testé dans des recherches pour étudier l’idée que le cancer ressemble beaucoup à un champignon. Quand on traite le cancer comme un champignon, on peut utiliser différentes méthodes et certaines ont révélé que le citron et le bicarbonate peuvent aider à lutter contre le champignon responsable de différents types de cancer.

Les citrons sont également efficaces pour aider les corps à se purifier. Ils sont riches en vitamine C et aident votre corps à neutraliser les radicaux libres nocifs pour les cellules. Le limonène, une substance que l’on trouve dans les citrons, contribue également à stimuler la circulation lymphatique qui est importante pour éliminer les carcinogènes du corps. Un système lymphatique faible ou sous-performant est un élément important qui favorise la maladie. Le citron est également utilisé pour aider à équilibrer le Ph. Ils sont pris ensemble car on croit que le citron est l’un des moyens les plus sûrs pour introduire des substances très alcalines dans le système. Ces méthodes de traitement sont capables d’approcher les cellules cancérigènes et de les détruire sans détruire les cellules saines. C’est un autre facteur clé car la chimiothérapie détruit toutes les cellules y compris celles qui sont saines.

Le citron et le bicarbonate de soude utilisés ensemble aident à combattre les cellules cancéreuses ou des maladies dans le corps tout en aidant à augmenter la capacité du corps à se nettoyer de ce qui peut provoquer ces maladies au départ. Introduire le citron dans votre alimentation est certainement sain et prendre cette combinaison comme programme de détoxication peut également être utile même si vous n’êtes pas malade.

Voici une méthode que j’ai trouvée pour introduire cette dernière dans votre corps comme boisson : Mélangez ½ cuillère à café de bicarbonate de soude dans 250 ml d’eau avec la moitié d’un citron. Svp vérifiez d’autres recettes qui pourraient fonctionner pour vous. J’ai personnellement pris ce mélange quand j’avais mal au ventre ou que je sentais que j’allais être malade. Ça a toujours très bien marché quand je l’ai utilisé. Bien sûr, faites toujours vos propres recherches et vérifiez avec un professionnel de la santé si vous le souhaitez.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 10:58
le blushwood berry ,une plante australienne fait régresser en quelques heures des cellules cancereuses

Une étude, dont les résultats intitulés «Intra-Lesional Injection of the Novel PKC Activator EBC-46 Rapidly Ablates Tumors in Mouse Models» ont été publiés dans la revue dans la revuePLOS ONE, a permis de montrer, dans des essais précliniques sur la souris, queEBC-46, une molécule extraite de la graine d’une euphorbiacée,Hylandia dockrillii (le blushwood berry, qui ne pousse qu’au nord de l’État australien du Queensland, dans les Atherton Tablelands), est efficace contre des tumeurs solides, qu'elle fait régresser en quelques heures et, semble-t-il, sans générer d'effets secondaires.

En fait, il s'agit d'une confirmation car des essais préliminaires, qui avaient porté «sur des chiens, des chats et des chevaux» et aussi «sur des diables de Tasmanie, ces marsupiaux carnivores d'apparence canine et dont les populations sont décimées par une épidémie decancer de la face», avaient mis en évidence son effet bénéfique «par application sur la surface de la tumeur et, surtout, par injection à l’intérieur».

le blushwood berry ,une plante australienne fait régresser en quelques heures des cellules cancereuses

EBC-46 «serait opérante contre une large variété de cancers: prostate,sein, poumons, ou encore les mélanomes et les tumeurs dans le cou» en provoquant «une nécrose des tissus et une destruction desvaisseaux sanguins».

Plus précisément, cette molécule «agit en activant la protéine kinase C, comme le fait un produit connu, l’ester de phorbol PMA» avec cependant, une vitesse et une efficacité plus grandes.

Dans l'étude ici présentée, les essais précliniques sur la souris ont montré que «dans la plupart des cas, une injection unique provoque la mort des cellules tumorales en quatre heures», sans effets secondaires notables, et que la régression de la tumeur est durable «dans plus de 70 % des cas».

Dès lors, des essais cliniques vont pouvoir être entrepris chez l’Homme «puisqu’ils ont été approuvés par les autorités sanitaires d'Australie».

Il faut cependant souligner que l’EBC-46 «n’agit que sur des tumeursavec lesquelles cette molécule est mise en contact direct»

* publiés dans la revue Plos One

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 20:50

Les USA annoncent aujourd’hui envoyer 3 000 soldats en Afrique pour « stopper le virus Ebola » .

C’est le nouvel épisode de ce feuilleton qui serait comique si des milliers de vie n’étaient pas en jeu. Comment 3 000 soldats, même américains (!), pourraient-ils faire quoi que ce soit face à une maladie qui s’étend sur un territoire grand comme 40 fois la France ?? On les imagine avec leurs hélicoptères, leurs mitraillettes, leurs treillis et leurs webcams sur le casque, à arpenter la savane africaine. A quoi bon ? Si ce n’est bien sûr à servir les intérêts électoraux de certains, qui veulent donner l’illusion qu’ils « font quelque chose »…

Ainsi que je l’ai déjà écrit, le virus Ebola ne peut être combattu par la répression ni par les armes. Il faut de l’hygiène, du bon sens, et surtout du calme pour permettre aux populations locales de prendre soin de leurs malades sans prendre de risque, et éviter que tout cela ne dégénère en violence. Car de la violence, il n’y en a déjà que trop actuellement, surtout dans ces régions. Et c’est ça qui cause les plus grands carnages, les centaines de milliers de morts.

Jusqu’à présent, Ebola aurait fait 2 400 morts. L’ONU anticipe en tout environ 10 000 morts jusqu’à la fin de l’épidémie. Mais selon Pierre Lance, fidèle chroniqueur d’Alternatif Bien-Être, des milliers de vie pourraient être sauvées grâce à un produit naturel aussi simple, bon marché et sans risque que le… chlorure de magnésium.

Bien sûr, malgré l’enthousiasme de notre ami Pierre Lance, il faut rester prudent. C’est une piste intéressante, mais en aucun cas une protection miracle.

Mais si je relaie cet article, c’est que je suis convaincu que cette épidémie sera beaucoup plus efficacement combattue par l’hygiène et le renforcement du système immunitaire que par des armées , voire même l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) manifestement influencée par le lobby pharmaceutique, vu son peu d’intérêt pour les solutions naturelles, et son empressement à vouloir vacciner des millions d’innocents avec des produits qui n’ont même pas été correctement testés pour leur innocuité.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

Le chlorure de magnésium peut stopper les effets du virus Ebola

par Pierre Lance

On est en train d’affoler toute la planète avec l’épidémie africaine causée par le virus Ebola. La médecine conformiste avoue son impuissance : elle ne dispose d’aucun traitement efficace.

Pourtant les laboratoires du complexe pharmaco-industriel mondial sont en effervescence et s’appliquent fiévreusement à trouver un médicament ou un vaccin contre le nouvel ennemi public N° 1.

Bien entendu, aucun des ultra-diplômés penchés sur le problème ne songe à examiner si quelque substance naturelle ayant fait ses preuves ne pourrait pas venir à bout du monstre microscopique. Pourquoi en effet étudier cette hypothèse, dont l’inconvénient majeur, si elle se révélait positive, serait de ne pas rapporter le moindre dollar ? Car enfin, soyons réalistes, gardons un oeil sur le CAC 40 et si l’on vous propose le fameux choix «la Bourse ou la Vie», c’est évidemment la Bourse qui doit l’emporter.

Heureusement, il existe encore des personnes désintéressées dont le seul souci est la santé de leurs semblables et qui préfèrent la Vie à la Bourse. Telle est mon amie Marie-France Billi, ancienne conseillère municipale de Nice, qui s’était déjà illustrée lors de l’épidémie de chikungunya qui désola la Réunion en 2006. Cette femme de cœur et de courage connaissant depuis trente ans les vertus thérapeutiques du chlorure de magnésium, s’était dit qu’il pourrait bien être efficace contre le chikungunya. ( Le chlorure de magnésium est reconnu pour son action anti-stress, pour le renforcement du système immunitaire et la stimulation de l’organisme.)

Elle expédia à la Réunion des dizaines de télécopies conseillant son utilisation contre cette maladie, que les médecins impuissants regardaient progresser les bras ballants. Et elle reçut quelques jours plus tard des dizaines d’appels et de messages de remerciement de Réunionnais guéris grâce à elle.

Aussi continua-t-elle ses envois. La nouvelle du remède-miracle se répandit dans l’île et tous les pharmaciens furent bientôt en manque de chlorure de magnésium. Le corps médical, pour sa part, continua de traiter par le mépris l’emploi de ce magnésium, passant à la trappe les remarquables travaux du Professeur Pierre Delbet, membre des Académies de médecine et de chirurgie, qui découvrit durant la première guerre mondiale les vertus thérapeutiques du chlorure de magnésium et qui démontra son efficacité, notamment contre le cancer. (Pierre Delbet est un des personnages du 2e tome de mon livre « Savants maudits, chercheurs exclus », Guy Trédaniel Éditeur.)

Mon regretté ami André Passebecq, ancien directeur du Ceredor et de la revue Vie et Action, ancien chargé de cours à la Faculté de Bobigny, expédia lui-même 6 kg de chlorure de magnésium à ses amis réunionnais. Si les journaux télévisés signalèrent bien, fin mars 2006, que l’épidémie semblait stoppée, aucun ne dit le moindre mot de la campagne d’information de Marie Billi ni des effets bénéfiques du chlorure de magnésium. Même Nice-Matin, qui avait révélé l’action de Marie Billi, ne consacra pas une ligne à cette réussite. Le mensonge par omission semble parfois être devenu la spécialité des grands médias français, un peu trop soumis au complexe pharmaco-industriel.

Or, il se trouve que Marie-France Billi, émue comme tout un chacun par les actuels ravages du virus Ebola, s’est demandée si le chlorure de magnésium ne pourrait pas être une arme efficace contre ce danger. Elle s’est donc mobilisée, ainsi que les membres de son association, pour effectuer sur le terrain un test grandeur nature.

Et voici ce qu’elle m’a écrit, le 2 septembre 2014 :

« Connaissant le pouvoir exaltant du chlorure de magnésium sur les globules blancs macrophages (les premiers en ligne de défense en cas d’attaque virale de l’organisme), j’ai bien sûr tout de suite pensé au chlorure de magnésium dans cette épidémie d’Ebola. J’ai donc envoyé deux infirmiers maliens avec 40 kg de nigari sur le terrain… (Le nigari est le nom japonais du chlorure de magnésium peu raffiné sous forme de poudre blanche ou de cristaux).

Ils sont arrivés en Guinée et après moult contacts avec les autorités et les médecins, qui n’ont bien sûr rien voulu donner (je m’y attendais), il y a quand même un soignant de la Croix Rouge qui a entendu le message et distribué le nigari sans aucune autorisation officielle et qui a constaté les résultats !!! Et ça marche sur EBOLA !!!

Une petite précision : Il y a un black-out total envers les malades, qui sont pris en charge par « Médecins sans frontière », lesquels refusent de tester le nigari, prétextant le respect des protocoles, et qui refusent l’accès des malades à tout autre médecin. Donc, ce soignant de la Croix Rouge guinéenne donne du nigari à toutes les personnes présentant des symptômes de la maladie, sans les envoyer à l’hôpital. Et tous les symptômes disparaissent ! »

Au cours de ses travaux, le Professeur Delbet avait fait ressortir toutes les conséquences bénéfiques pour la santé de la supplémentation en magnésium. Il est ainsi avéré que le chlorure de magnésium :

  • favorise la disparition des crampes ;
  • augmente la résistance des ongles ;
  • évite le blanchiment prématuré des cheveux (les cheveux blancs sont carencés en magnésium) ;
  • évite la formation de calculs biliaires ;
  • préserve de l’eczéma ;
  • favorise la fixation du calcium sur les os ;
  • favorise le travail intellectuel (grand consommateur de magnésium) ;
  • fortifie le système nerveux ;
  • améliore la résistance au stress ;
  • évite les altérations de la prostate ;
  • guérit les verrues ;
  • abaisse la tension des hypertendus ;
  • facilite l’élimination des dépôts athéromateux dans les artères, diminuant ainsi les risques vasculaires ;
  • évite la gingivite expulsive (perte des dents) ;
  • améliore les performances des gens âgés (déficitaires en magnésium) et ;
  • aide à lutter contre le vieillissement.

On ne saurait donc s’étonner de ses puissants effets pour lutter contre la fièvre hémorragique causée par le virus Ebola, lequel ne fait sans doute que profiter des carences d’organismes souffrant de malnutrition.

Pierre Lance

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 14:23

Un homme découvre un remède contre le SIDA, personne n'en veut

Doux dingue ou vrai inventeur ? Ce retraité de l'industrie pharmaceutique est convaincu d'avoir fait une découverte thérapeutique. Mais qui, selon lui, casserait le business des grands labos.

Un homme découvre un remède contre le SIDA, les labos n'en veulent pas

Tout a commencé dans les années 1980. Mordu d'alpinisme, Robert Vachy s'était bricolé une crème solaire dans sa cuisine. A l'époque patron de la R & D chez Sandoz, il s'est aperçu que son onguent ne protégeait pas que des UV : il était aussi efficace contre l'herpès labial. Le montagnard n'était pas au bout de ses surprises. Après avoir fondé son propre laboratoire, il a ensuite identifié la molécule agissante et observé ses talents de tueur de virus, de la grippe jusqu'au sida. Une découverte miracle ? Plutôt le début du cauchemar. Car, depuis, cet ingénieur chimiste cherche en vain les financements pour développer un médicament, le tester et obtenir une AMM, une autorisation de mise sur le marché. Il a dilapidé ses économies, vendu son appartement de Montmartre. Il a demandé des fonds pour son petit labo. Frappé à la porte des géants de la pharmacie pour qu'ils prennent le relais. Tous ont décliné. Aujourd'hui encore, à 81 ans, il ne baisse pas les bras.

Revenons à sa molécule miracle, l'Amovir. Elle aurait pour effet d'attaquer la membrane de ce que l'on appelle les «virus enveloppés», avant qu'ils ne contaminent les cellules humaines. Il s'agit d'un virocide, très différent par exemple des trithérapies contre le sida, qui bloquent le développement des agents pathogènes, mais sans les détruire. L'histoire peut sembler un peu trop belle pour être vraie. D'autant que le sieur Vachy est un inconnu dans le monde des publications scientifiques. Pourtant, dès 1995, Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine, a pu tester l'Amovir dans son labo de l'Institut Pasteur. Résultat : à de très faibles concentrations (0,5 à 1%), ce produit a détruit plus de 99,99% des virus contenus dans la culture soumise à l'expérimentation. Un seul VIH, sur un million, a survécu. «Avec son virocide, Vachy a découvert une voie nouvelle qui semble extrêmement prometteuse», confirme à Capital Jean-Claude Chermann, codécouvreur du virus du sida avec Françoise Barré-Sinoussi. Pourquoi les «big pharma» méprisent-ils alors ces travaux ? Pour une histoire de gros sous, croit pouvoir affirmer l'inventeur.

Les traitements actuels du sida rapportent 70.000 euros par an et par patient, payés par la Sécu. Sa molécule, elle, ne coûterait que quelques euros. En 1998, les Laboratoires Pierre Fabre ont en tout cas refusé de s'y intéresser. «Cet antivirus contient un conservateur extrêmement toxique», a avancé le labo pour justifier son refus. «A des doses 250.000 fois supérieures, peut-être», rétorque Robert Vachy, en rappelant qu'il s'agit du conservateur le plus utilisé par l'industrie alimentaire. Refus aussi de Sanof en 2010, le sida n'étant pas au cœur de sa stratégie, ou encore d'Urgo en 2013 pour le seul traitement de l'herpès.

Fin de l'histoire ? Robert Vachy compte sur le soutien du médecin-chercheur Patrick Curmi, directeur de l'Unité 829 de l'Inserm et vice-président du Genopole d'Evry pour trouver enfin l'argent nécessaire. «15 millions suffiraient pour mettre au point quatre variantes capables de soigner le sida, l'herpès, la grippe et les hépatites», calcule le docteur Curmi. Le tandem va présenter son projet à l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales. Compte tenu de la situation en Afrique, Robert Vachy veut tester sa trouvaille sur l'Ebola (un autre virus enveloppé), et demander une autorisation temporaire d'utilisation en cas de résultats concluants.

Etienne Gingembre

http://www.capital.fr/enquetes/revelations/son-remede-contre-le-sida-les-labos-n-en-veulent-pas-964514

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 13:24
Le curcuma, une plante aux mille vertus et le merveilleux ‘lait d’or’.

Le curcuma est une plante vivace et rhizomateuse, ayant beaucoup de ressemblances morphologiques avec le gingembre, et appartient à la famille des zingibéracées. Elle est cultivée depuis deux millénaires dans le sud de l’Inde, en Malaisie et dans l’île de Java pour la production de l’épice à usage culinaire et aussi tinctorial. Elle peut monter jusqu’à 1 mètre de hauteur et présente de longues feuilles lisses, effilées, de couleur vert luisant. A la floraison, elle porte de minuscules fleurs à pétales jaunes. Ses racines sont des rhizomes plats de couleur jaune et qui présentent de multiples nouaisons. Le rhizome contient différentes substances comme les essences volatiles, de la résine et principalement de la curcumine qui est la substance active.

La plante pousse bien en climat tropical chaud et humide, sur un sol bien fertile. La production de poudre de curcuma passe par les stades suivants : le déterrage, le lavage, l’ébouillantage, le séchage et le broyage. A la fin de l’opération, on obtient une poudre légère de couleur jaune orangée, de senteur poivrée un peu musquée, avec un goût piquant légèrement amer. En cuisine, le curcuma sert à relever les goûts des sauces, à colorer les produits laitiers, les marinades et le riz cuit.
Le curcuma : un médicament à large action

Les vertus thérapeutiques multiples et inattendues du curcuma ont été mises à profit depuis des années dans la médecine traditionnelle chinoise et indienne. Le curcuma s’avère être un antalgique puissant pour traiter les douleurs dues à l’arthrite, au rhumatisme, à la tendinite, à la menstruation. Il soigne aussi les inflammations dermiques et ophtalmologiques et guérit la gale. Son effet antibactérien lui permet de soigner les blessures par saupoudrage sur la plaie.

Le curcuma exerce une action tonifiante du tube digestif et stimule l’appétit. Il agit comme un protecteur de la muqueuse gastrique, prévient et traite ainsi les troubles gastriques et guérit les ulcères d’estomac. Plus en profondeur, il régularise les fonctions de la bile et protège l’organisme contre l’accumulation dans les tissus du mauvais cholestérol Ldl tout en jouant un rôle important dans la diminution de la teneur en cholestérol du sang. Il évite ainsi l’apparition des maladies dégénératives des artères. Le curcuma a aussi une action fluidifiante du sang et prévient des autres accidents cardiovasculaires.

La molécule de curcumine a une action anti-cancéreuse qui empêche l’évolution du cancer du sang, des tumeurs malignes et prévient le cancer de la prostate. Pour le troisième âge, le curcuma stimule le système immunitaire et protège contre la maladie d’Alzheimer.
Comment se fait la prise de curcuma en traitement médical ?

Pour optimiser l’action curative du curcuma, il faut savoir tirer profit de la solubilité de la curcumine dans les corps gras, alors il est conseillé de le mélanger avec de l’huile alimentaire dans les préparations culinaires. De plus, l’association avec la pipérine du poivre augmente de mille fois l’absorption intestinale de la curcumine. Ainsi, il convient d’assaisonner les préparations culinaires quotidiennes avec une cuillerée à thé de curcuma et d’une à trois pincées de poivre. En infusion, mélangez une cuillerée à café de curcuma avec une pincée de poivre dans un vert de lait de vache ou de soja. En infusion mixte avec le gingembre, on fait une décoction de 5 minutes d’une cuillérée à café de curcuma avec un bout de racine de gingembre de 2 centimètres. Contre le cancer du colon et du rectum, il est recommandé de prendre chaque jour 3,6 grammes de curcuma. Pour lutter contre la maladie d’Alzheimer, la prescription consiste en une prise 3 fois par jour avant chaque repas d’une gélule avec un verre d’eau. Enfin en anti-inflammatoire, la prise quotidienne est de un quart de cuillerée à thé de curcuma mélangé dans un verre d’eau.

Source de l’article : http://www.libertalia.org

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LE LAIT D’OR

Avantages de la recette:

-Anti-inflammatoire

-Antioxydant

-Antiseptique

-Analgésique

-Renforce le système immunitaire

-Aide à maintenir le niveau du cholestérol

-Favorise la santé digestive

-Détoxifie le foie

-Régule le métabolisme et la gestion du poids

-Hypertension artérielle

-Mémoire et la fonction cérébrale

-Divers problèmes de peau

-Troubles neurologiques

-Réduit les triglycérides

Astuce pour la recette:

L’ajout de poivre noir au curcuma renforce la biodisponibilité de la curcumine par 1000, grâce à la pipérine contenue dans le poivre noir. Eh oui, en mélangeant le curcuma et le poivre noir ensemble, vous augmentez l’absorption du curcuma dans votre corps de 2000%.

Recette du lait d’or

Etape 1: Ingrédients pour la pâte de curcuma

-1/4 de tasse de curcuma en poudre

-1/2 cuillère à café de poivre noir moulu

-1/2 tasse d’eau filtrée

Préparation:

Mélangez tous les ingrédients dans une petite casserole et mélangez bien. Baissez à feu moyen et remuez constamment jusqu’à ce que le mélange devienne une pâte épaisse. Cela ne prend pas longtemps, ne vous éloignez pas de la casserole. Laissez ce mélange refroidir et conservez le dans un petit pot au réfrigérateur.

Etape 2: Ingrédients du lait d’or

-1 tasse de lait d’amande (ou de lait de coco)

-1 cuillère à café d’huile de coco

-1/4 de cuillère à café ou plus de pâte de curcuma

-Miel

Mélangez tous les ingrédients dans une casserole sauf le miel, dans une casserole. Mettez sur feu moyen. Remuez constamment et faites attention de ne pas faire bouillir le mélange. Ajoutez du miel pour apporter une touche sucrée.

Source lait d’or ici.

Image ; Droit d’auteur: daarsan / 123RF Banque d’images

© 2014, Le Jardin de Joeliah. Merci de citer la source : lejardindejoeliah.com

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