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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 13:59
 bible-vs-coran.jpg 
 

 




 
 
    

 
 
 



 
Par discomiaou

La Bible est loin du Coran

Les textes fondateurs du judaïsme, du christianisme et de l'islam ne sont pas comparables. C'est cette « fausse symétrie » que décrypte Christian Makarian dans Le Choc Jésus-Mahomet (Lattès). Extraits.

LA PATERNITÉ D'ABRAHAM

Le Coran rediscute l'histoire d'Israël, non pas à partir de l'avènement de Mahomet, mais dès l'origine, dans la nuée des siècles écoulés. C'est pourquoi la nature du lien qu'institue Mahomet avec les chrétiens est, hélas, conflictuelle par essence. On ne discute pas le Coran; or il contient des versets parfois accablants. Nous savons que Mahomet fait du patriarche Abraham le premier "soumis" au Dieu unique. Comme "soumis" se dit en arabe muslim (musulman en français), cela fait habilement d'Abraham le premier musulman de l'Histoire.

C'est ainsi que le Prophète opère une "captation à la source" de l'épopée biblique. Sur ce point, le christianisme est en contradiction parfaite avec l'islam par l'effet d'une parole cinglante de Jésus. "Ne vous avisez pas de dire en vous-même: Nous avons pour père Abraham; car je vous le dis, des pierres que voici, Dieu peut susciter des enfants à Abraham" (Matthieu 3, 8-9). Jésus dit ici le contraire de ce que soutiendra Mahomet: cette fracture-là est irréductible. Autrement dit, la paternité abrahamique n'est pas une garantie d'élection ou de salut, ni un avantage au ciel, ni encore une faveur divine accordée à certains élus au détriment des autres....

Le livre de Christian Makarian, directeur délégué de la rédaction de L'Express

LES " RELIGIONS DU LIVRE "

L'expression "gens du Livre" (Ahl al-Kitab), c'est-à-dire les juifs et les chrétiens, revient une trentaine de fois dans le Coran : si l'islam n'occulte pas ces derniers, s'il accepte en grande partie leur héritage, s'il se situe dans leur lignage, que leur reproche-t-il donc au final ? En vérité, le Coran accuse les "gens du Livre" d'avoir falsifié (tahrîf) leurs Ecritures, ni plus ni moins, et d'avoir perverti la vérité qu'elles contenaient. "Ô gens du Livre! Pourquoi dissimulez-vous la Vérité sous le mensonge? Pourquoi cachez-vous la Vérité alors que vous la savez ?" (3, 71).

La preuve de leur mensonge est offerte par le fait que les juifs et les chrétiens se sont divisés, opposés, au lieu d'offrir à Dieu le spectacle de la paix et de l'unité. Le Coran est très clair sur ce point: "Certains juifs altèrent le sens des paroles révélées... Ils tordent leurs langues et ils attaquent la Religion" (4, 46). La sourate 5, qui pratique un curieux amalgame entre chrétiens et juifs, étant définitive : "Ils [les juifs] altèrent le sens des paroles révélées ; ils oublient une partie de ce qui leur a été rappelé. Tu ne cesseras pas de découvrir leur trahison" (v. 13)... Parmi ceux qui disent: "Nous sommes chrétiens, nous avons accepté l'alliance", certains ont oublié une partie de ce qui leur a été rappelé. Nous avons suscité entre eux [les juifs et les chrétiens] l'hostilité et la haine jusqu'au jour de la Résurrection (v. 14)... Ceux qui disent: "Dieu est, en vérité, le Messie, fils de Marie", sont impies. Dis: "Qui donc pourrait s'opposer à Dieu s'il voulait anéantir le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère, et tous ceux qui sont sur terre " (v. 17)... Les juifs et les chrétiens ont dit: "Nous sommes les fils de Dieu et ses préférés. " Dis : " Pourquoi, alors, vous punit-il pour vos péchés" (v. 18). La conclusion de cette sourate terrible se passe de commentaires: "Si les incrédules possédaient tout ce qui se trouve sur la terre, et même le double, et s'ils l'offraient en rançon pour éviter le châtiment au jour de la Résurrection, on ne l'accepterait pas de leur part : un douloureux châtiment leur est réservé. Ils voudront sortir du feu, mais ils n'en sortiront pas : un châtiment leur est réservé" (5, 36-37). Le mot châtiment est prononcé trois fois, bien que Dieu soit désigné, deux versets plus loin, comme "celui qui pardonne" et qu'il soit qualifié de "miséricordieux".

L'exaltation du discours fait ressortir la nature extrêmement ambiguë, torturée, des rapports entre l'islam et les deux autres monothéismes. Le verset essentiel - "Nous avons suscité entre eux l'hostilité et la haine" - démontre au passage une conception très offensive de la bonté et de la miséricorde divines. Louis Massignon fera remarquer que "la tendance générale de la théologie islamique va à affirmer Dieu plutôt par la destruction que par la construction des êtres" (Passion, p. 631, n° 4). Le résultat en est une série de sourates particulièrement dérangeantes qui instaurent une tension permanente dans le rapport avec les juifs et les chrétiens.

A ce stade, il est utile de dissiper une opinion répandue, si souvent invoquée par les musulmans réformateurs comme par bon nombre d'intellectuels occidentaux : la Bible contiendrait encore plus de violence que le Coran, dans la mesure où elle contiendrait encore plus de passages où Dieu se montre cruel que le Livre saint de l'islam. C'est l'exemple type de l'incompréhension qui règne entre l'Occident et l'Orient, idée fixe que l'on retrouve tant dans le discours interreligieux que dans la doxa nihiliste. La Bible = le Coran est un faux-semblant qui suffit à illustrer l'impasse que constitue le "dialogue des civilisations".

Mettre tous les textes dos à dos, quelle harmonie parfaite! Le chrétien sécularisé tend la main en effaçant sa propre personnalité; l'athée résout toutes les différences en démontrant l'inanité universelle du fait religieux. Une telle "symétrie" a tout pour plaire. Elle est pourtant contraire à la vérité et a pour principaux effets d'éviter à la religion musulmane d'entreprendre l'effort d'interprétation moderne dont elle a tant besoin et de détruire la communauté de valeurs des sociétés postchrétiennes, actionnant du même coup des extrémismes fondés sur le rejet de l'autre. Il faut sérieusement réviser cette opinion.

La Bible présente trois différences de taille avec le Livre saint de l'islam. D'abord, elle n'est pas directement dictée par Dieu, surtout pas "incréée", mais écrite par des hommes inspirés par Dieu, ce qui l'autorise à contenir des erreurs et, par conséquent, fait appel à l'esprit critique du croyant. Il y a, par exemple, des incohérences manifestes, donc assumées en matière de chronologie dans plusieurs passages de l'Ancien comme du Nouveau Testaments. On y trouve également un grand nombre d'approximations qui montrent que l'exactitude n'est pas le but du texte, au bénéfice de la morale qu'il faut tirer de l'épisode. Au contraire du Coran, la Bible ne se récite pas, elle demande une "lecture", c'est-à-dire un processus de distanciation, un effort de déchiffrage, une capacité à dépasser la lettre.

Ensuite, la Bible relate l'histoire du peuple hébreu, narration parfois fastidieuse de mille pérégrinations effectuées sous le regard de Dieu. Que le texte comporte des scènes de massacre collectif, des meurtres, des viols, des supplices et des bains de sang est choquant à l'aune de l'universalisme contemporain tout en étant rigoureusement conforme à la tristesse du champ historique concerné. Mais jamais il n'est dit: "Nous avons suscité la haine entre eux" à destination des siècles à venir, comme nous pouvons le trouver dans le Coran.

Enfin, la Bible contient en elle-même la notion d'évolution comme celle d'interprétation. Plus qu'un livre, c'est un ensemble de livres, une véritable bibliothèque dont la définition fait justement débat depuis des lustres entre juifs et chrétiens, entre catholiques et protestants. Au cours des mille ans qu'a duré sa rédaction, cette "centrale documentaire de Dieu" n'a cessé de s'enrichir de nouveaux textes qui comportent des réflexions sur les épisodes antérieurs, les commentent, y renvoient. La Bible est ouverte à la spéculation intellectuelle, l'esprit des hommes est incité à investiguer. Même Dieu y trouve sa science: la théologie, invention chrétienne qui n'aura pas d'équivalent exact dans l'islam.

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 21:57

Veau d'or

Quelle est la définition de l'idolatrie ?

"L'idolâtrie est l'adoration d'une image, d'un astre, d'une idée ou d'un objet. Elle est couramment pratiquée chez les animistes et chez les polythéistes chez qui la représentation des divinités est généralisée. Elle consiste à rendre des cultes, des sacrifices, à offrir des offrandes et à adresser des prières à la chose sacralisée."

C'est la définition de WIKIPEDIA et c'est celle qui est couramment admise.

Mais la Bible ne donne pas la définition de l'idolatrie. Revenons à WIKIPEDIA :

"Le nom idolâtrie vient (par haplologie) du mot grec eidololatria, formé de eidolon, "image" ou "représentation", et latreia, "adoration". Bien que le terme grec semble être un emprunt à l'expression hébraïque avodat elilim, qui apparaît dans la littérature rabbinique (par ex. bChul., 13b, Bar.), le terme grec lui-même ne se trouve pas dans la Septante, Philon d'Alexandrie, Flavius Josèphe ou autres écrits juifs hellénistiques. Il n'apparaît pas non plus dans la littérature païenne grecque. Dans le Nouveau Testament, le mot grec ne se trouve que dans les Épîtres de Paul, la Première épître de Pierre et l'Apocalypse, où il a un sens péjoratif. Les termes hébreux pour l'idolâtrie sont, parmi d'autres, avodah zarah (adoration étrangère) et avodat kochavim umazalot (adoration de planètes et de constellations)."

Il n'y a pas de passage qui définisse clairement l'idolâtrie ; on trouve plutôt un nombre de commandements sur le sujet dispersés dans les différents livres de la Bible hébraïque, certains d'entre eux ayant été écrit à différentes époques historiques, en réaction à différents problèmes. Le principal étant celui ci :

Exode 20:1,6

Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant : 

Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. Je suis YHWH, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude. Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, YHWH, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.

 Mais que signifie adorer une "image taillée" ?  Revenons à WIKIPEDIA :

"Les idolâtres des temps bibliques croyaient-ils que les idoles qu'ils vénéraient étaient de véritables dieux ou esprits, ou les considéraient-ils comme des représentations de ces dieux ou esprits? La Bible n'éclaircit pas ce point et bannit apparemment de telles croyances et pratiques sous les deux formes (selon certaines interprétations).

Yehezkel Kaufman  fait la suggestion que les auteurs bibliques interprétaient l'idolâtrie sous sa forme la plus littérale : selon la Bible, la plupart des idolâtres croyaient véritablement que leurs idoles étaient des dieux. Kaufman est de l'avis que les auteurs bibliques firent l'erreur d'assumer que toute idolâtrie était de ce type, alors qu'en fait dans certains cas, les idoles pourraient n'avoir été que les représentations des dieux. Kaufman écrit que "Nous pouvons peut-être dire que la Bible ne perçoit le paganisme qu'à son plus bas niveau, le niveau de la croyance au mana… les prophètes ignorent ce que nous savons du vrai paganisme (i.e., sa mythologie élaborée sur les origines et exploits des dieux et leur soumission ultime à un réservoir méta-divin de puissances impersonnelles représentant le Destin ou la Nécessité.) La condamnation prononcée par les auteurs bibliques est centrée sur le sarcasme du fétichisme."

Toutefois, Kaufman affirme que dans certains passages, certains auteurs bibliques avaient compris que les idolâtres vénéraient non pas les idoles elles-mêmes mais des dieux et esprits dont l'existence était indépendante des idoles. Par exemple, dans un passage de 1 Rois 18:27 , le prophète hébreu Elie défie les prêtres de Baal au sommet du Mont Carmel d'amener leur dieu à accomplir un miracle, après qu'ils ont tenté de convaincre les juifs de s'adonner à l'idolâtrie. Les prêtres païens implorèrent leur dieu sans avoir recours à une idole, ce qui pour Kaufman, indique que Baal n'était pas une idole mais plutôt une des divinités polythéistes qui pouvaient être adorées par l'intermédiaire d'une idole.

Orestes Brownson Modèle:Ref harvard affirme que les païens de la Bible hébraïque n'adoraient pas littéralement les objets eux-mêmes et donc que le sujet de l'idolâtrie consiste véritablement à croire en un faux dieu ou au vrai Dieu."

Certains, à force de faire une fixation sur la notion de statue, finissent par oublier que l'idolatrie se situe, avant tout, dans le coeur de l'homme ! Et finissent par oublier le fond en se fixant sur la forme !

Par exemple, lorsque que l'on voie des statues des Saints, ou de Marie ou de l'Archange Mickael terrassant le Dragon, on s'empresse de crier à l'idolatrie. Mais on oublie de dire que ces statues ne sont pas les dieux des Catholiques. Ceux ci étant des Monothéistes et non des Polythéistes. De plus certains s'offusqueront de voir une statue de la Vierge Marie dans une Eglise, mais pas de vénérer un billet de un dollar avec la pyramide illuminati représenté dessus. De nos jours on aurais plus tendance à vérer l'Argent que le Veau d'or. C'est ce que Jésus nous disait : «Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre : vous ne pouvez servir Dieu et Mammon». (Matt. 6 : 24)

L'apôtre Paul écrit : « Ne soyez pas non plus idolâtres... fuyez l'idolâtrie » (1 Cor. 10 : 7, 14). Il avait déjà dit aux Corinthiens que l'idole en elle-même n'était rien mais que, chose grave, derrière elle se cachaient les démons, le diable lui-même. En sacrifiant aux idoles, on sacrifiait aux démons. « Or je ne veux pas, dit-il, que vous ayez communion avec les démons » (1 Cor. 8 : 4 ; 10 : 20).

Oui mais, la bonne question à se poser est : "qui, de nos jours, adore les démons ?"

Les Catholiques ?

Paul en rajoute une couche :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains   Chapitre 1:20,25

Depuis la création du monde, les hommes, avec leur intelligence, peuvent voir, à travers les oeuvres de Dieu, ce qui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. Ils n'ont donc pas d'excuse, puisqu'ils ont connu Dieu sans lui rendre la gloire et l'action de grâce que l'on doit à Dieu. Ils se sont laissé aller à des raisonnements qui ne mènent à rien, et les ténèbres ont rempli leurs coeurs sans intelligence. Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont échangé la gloire du Dieu immortel contre des idoles représentant l'homme mortel ou des oiseaux, des bestiaux et des serpents.

Voilà pourquoi, à cause des désirs de leur coeur, Dieu les a livrés à l'impureté, de sorte qu'ils déshonorent eux-mêmes leur corps. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont adoré et servi les créatures au lieu du Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen.

Oui mais la, la bonne question à se poser est : "qui, de nos jours, adore les créatures au lieu du Créateur ?"

Les Polythéistes ?

Je rappelle que si les athés ne croient pas au Créateur, les Polythéistes, eux, y croient !

 

Mais la raison de de fond qui fait que Dieu condamme l'idolatrie est indiqué dans le passage cité de l'Exode :

car moi, YHWH, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux

Mais de quoi voulez vous que Dieu soit jaloux si ce n'est pas des autres dieux !

 Isaïe 42:8

Je suis YHVH. C'est là mon nom ; et je ne donnerai ma gloire à aucun autre ni ma louange aux images taillées.

Exode 34:14

Car moi YHVH, je suis un Dieu jaloux,

Deutéronome 4:24

Le Seigneur ton Dieu est un feu consumant, un Dieu jaloux.

 

Comprenez vous le sens des deux premiers Commandements ? :

  1. Tu n'auras pas d'autre dieu que moi.
  2. Tu ne te feras pas d'idole 



C'est dans cette esprit que Josué déclare au peuple d'Israël : « Vous n'aurez pas la force de servir le Seigneur, car c'est un Dieu jaloux », et que Paul demande aux Corinthiens : « Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? »

Comprenons-nous pourquoi, à tant de reprise, Moïse et les prophètes et les apôtres nous répètent que notre Seigneur est un Dieu jaloux ? 

Et à bon entendeur , salut ! 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 11:21
Authenticité de la Bible
 
 
Il fut une certaine époque où l'exactitude historique de la Bible fut sérieusement mise en question. Les critiques étaient surtout mises en avance contre l'existence de certains personnages de la Bible, tels que le roi Sargon d'Assyrie, Belschazzar de Babylone et ainsi que le gouverneur romain Ponce Pilate. Après cela, des découvertes récentes ont prouvé l'existance de ces personnages, les uns à la suite des autres, donnant raison à la Bible.


Ce qu'a dit un historien, un certain Moshe Pearlman: " Les sceptiques qui doutaient même de l'authenticité des parties historiques de l'Ancien Testament ont brusquement révisé leur point de vue."

Dr. Nelson Glueck, un des meilleurs experts modernes en archéologie israélienne, a dit : "Aucune découverte archéalogique n'a jamais réfuté un texte biblique. De nombreuses trouvailles archéologiques confirment en esquisse claire ou dans le détail des affirmations historiques de la Bible. De même, une évaluation exacte des descriptions bibliques a souvent conduit à des découvertes remarquables
."

I° Découvertes archéologiques.

La trace d'un déluge universel

Ces dernières années, les archéologues ont trouvé la trace d'un déluge universel,que selon la Bible, a eu lieu il y a plus de 4 000 ans. Cela ne fait que confirmer les récits à propos du déluge et de Noé.
 

 


Le déluge dans les légendes

                       

Pays Correspondances

 

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Grèce

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Rome

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Lituanie

6

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Assyrie

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Tanzanie

7

 

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Inde - Indiens

6

 

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Nouvelle-Zélande - Maoris

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Micronésie

7

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Washington, U.S.A. - Yakimas

7

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Mississippi, U.S.A. - Choctaws

7

 

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Mexique - Michoacans

5

 

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Amérique du Sud - Quechuas

4

 

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Bolivie - Chiriguanos

5

 

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Guyana - Arawaks

6

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1. Dieu irrité par la méchanceté

2. Destruction par un déluge

3. Décidé par Dieu

4. Avertissements de Dieu

5. Peu d’humains survivent

6. Sauvés dans une embarcation

7. Des animaux sont sauvés

8. Lâcher d’un oiseau ou d’une autre créature

9. Échouage sur une montagne

10. Sacrifice offert

                     
Depuis la fondation de l'Etat d'Israël en 1948, des fouilles n'arrêtent pas d'être faites. Les fouilles effectuées dans des ruines d'anciennes villes du Moyen-Orient confirment que les personnages bibliques, même les plus anciens, ont réellement existé.

L'obélisque noir
trouvé par Henry Layard en 1845, il est question du roi d'Israël Jéhu qui a régné au IVème siècle av. J.C.. En 2 Rois, la Bible raconte exactement ce que le belisque nous montre., C'est-à-dire Jéhu, roi d'Israël Jéhu devant Salmanazar III, suzerain de l'Assyrie, après la défaite contre celui-ci.
Qui peut maintenant nier l'existance du roi Jéhu après cette découverte ?

La pierre de Moab
découverte en 1868 par un missionaire alsacien. L'inscripiton de la stèle est rédigée en langue moabite mais avec des caractères phéniciens. La stèle raconte les guerres entre les rois d'Israël, de Juda et d'Edom. On peut trouver ce récit dans l'Ancien Testament plus exactement en 2 Rois chapitre 3.

La stèle d'Hammourabi
, trouvé en Iran en 1902, se trouvant actuellement au musée du Louvre à Paris.

Stèle de Tel Dan, faisant référence à la " Maison de David
 

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Parmi les objets qui constituent des preuves matérielles concrètes de l'existence de figures historiques ou de lieux marquants mentionnés dans la Bible, on trouve la stèle de Tel Dan qui mentionne le nom du roi David. Retrouvée en 1993 en Galilée et remontant au 9e siècle avant notre ère, cette stèle en basalte gravée d'inscriptions constitue, en dehors de la Bible, le plus ancien objet historique connu faisant référence à la maison de David. Ces données archéologiques sont intéressantes parce qu’elles rejoignent les témoignages apportés par un ange, par Jésus lui-même et par ses disciples, ainsi que par une foule anonyme, à l’appui de l’historicité de David (MJérémie 21:12 ; Matthieu 1:1 ; 12:3 ; 21:9 ; Luc 1:32 ; Actes 2:29).

Cylindre de Cyrus préservé au Musée de Londres

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Du fait de l’interdiction de l’esclavage, tous les palais des rois perses ont été construits par des ouvriers libres à une époque où les esclaves réalisaient généralement les grands travaux. De même, l’armée perse est une armée de conscription et de mercenaires.
La même année, Cyrus promulgue un décret qui autorise le retour des juifs à la terre promise ; tout en les aidant matériellement et financièrement. Les livres bibliques des Chroniques et d’Esdras mentionnent toutes ces réformes de Cyrus.

Les manuscrits de la mer Morte

On peut également acquérir la certitude que le texte des Saintes Écritures est authentique en examinant de près les manuscrits anciens qui nous sont parvenus. Cela permet de constater la précision avec laquelle les Écritures ont été copiées.

Fichier:Qumran2.jpeg

Les manuscrits de la mer Morte ( ou de Qumran ), sont l'une des plus importantes découvertes archéologiques du XXe siècle. Ils ont été retrouvés par un berger en 1947 dans une grotte près de la mer Morte, on y découvrit plusieurs jarres, soigneusement alignées contre une paroi. L’une des jarres, haute de 60 cm, avait été brisée par le jet de pierre du berger. Son contenu: des rouleaux de cuir collés ensemble, noircis et partiellement enveloppés dans des toiles.

Les Esséniens étaient les membres d'une communauté juive, ce sont eux qui ont protégé ces manuscrits en les plaçant dans des récipiants en terre, comme Yahvé conseillait de le faire.

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« Prends ces contrats, (…) mets-les dans un récipient de terre, pour qu’ils se conservent longtemps »Jérémie 32,14.

Il s’agissait de rouleaux d’écriture vieux de plus de 2000 ans, parmi lesquels se trouvaient les manuscrits bibliques les plus vieux au monde.

On appelle ça un hasard de l’Histoire. N'est-ce pas frappant de penser que, le jour-même où les Nations Unies ont décidé du partage de la Palestine, le monde était mis en face de la plus sensationnelle des découvertes archéologiques du XXe siècle? Car avec les exhumations consécutives, c'est un Ancien Testament hébreu presque complet, caché avant l'an 70, qui est réapparu, apportant au monde une double démonstration:

- 1° Le sort d'Israël est toujours étroitement lié à celui de ses propres Ecritures, appelées à resurgir des antres de la terre quand le peuple hébreu retourne en Israël.

- 2°
le texte hébraïque transcrit au travers des siècles par des milliers de copistes juifs, base de la plupart des traductions modernes de l'Ancien Testament, est étonnamment confirmé dans son authenticité par ces documents, de mille ans plus anciens. Ils ont apporté la preuve que des siècles de copies et de recopies n'ont pas deformé le message de Dieu.

- Les Manuscrits de la Mer Morte sont d'un millénaire plus récents que les manuscrits les plus anciens que l'on possédait de l'Ancien Testament : les manuscrits Masorétiques (le Texte Masorétique date d'environ 900 apr. J.C.; 916 pour celui d'Ésaïe.). Et lorsque ils furent examinés à la loupe, par les spécialistes du monde entier, ils révélèrent que les manuscrits utilisés jusqu'alors pour les traductions de l'Ancien Testament étaient effectivement dignes et valables.

- Le livre d'Isaïe qu'ils contenaient a été daté vers 125 av. J.C
., soit moins de cinq siècle après sa composition. Le texte est écrit en 54 colonnes sur 17 feuilles de cuir cousues ensembles bout à bout, d'une longueur totale d'environ 7,30 m.

manuscrit.gif
- Le bilan actuel des fouilles faites au cours des années dans les grottes surplombant la Mer Morte est le suivant : 100'000 fragments de vieux textes juifs, répartis en 870 manuscrits différents, dont 220 sont des textes bibliques de l'Ancien Testament. Tous les livres canoniques de l'A.T. y sont représentés, sauf celui d'Esther ( les scribes de Qumran ne pouvaient pas se fier à l'authenticité d'un livre où ne figure pas le nom de Yahvé ).
Livres Nombre de manuscrits
Psaumes 35 de 250 av. J.C. à l’an 68 ap.J.C.
Deutéronome 33
Hénoch 1 25
Genèse 24
Isaïe 22
Jubilés 21
Exode 18
Lévitique 17
Nombres 11
Petits prophètes 10
Daniel 8 plus ancien : 165 av. J.C.
Jérémie 6
Ezéchiel 6
Job 6
Samuel 1 & 2 4

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( Exemple d'un des psaumes du roi David datant de 250 av. J.C. )

- La Septante, traduction grecque de l'Ancien Testament ordonnée par le Roi Ptolémée Philadelphe d'Égypte (285-246 av. J.C.) est très proche du Texte hébreu Masorétique et celui des Manuscrits de la Mer Morte.

- On estime à plus de 13 000 le nombre de manuscrits des Écritures grecques accessibles aujourd’hui. Leur étude révèle que le texte original des Écritures grecques chrétiennes a lui aussi été préservé avec exactitude. Par exemple, l’Institut allemand d’études textuelles sur le Nouveau Testament a mis à la disposition des chercheurs environ 95 % de ses quelque 5 300 copies manuscrites des Écritures grecques chrétiennes, soit sur microfilms, soit en reproductions photographiques. Leur comparaison permet de se faire une idée de l’exactitude avec laquelle le texte biblique a été transmis jusqu’à notre époque. La rédaction originale des Écritures grecques chrétiennes et celle des plus anciens manuscrits sur papyrus qui soient parvenus jusqu’à nous ne sont séparées que d’un intervalle très court, au maximum 25 ans.

" Les ouvres historiques de l’Antiquité reposent sur une base documentaire infiniment moins étendue "

Si, malgré tout, vous continuez à juger que la Bible est peu digne de foi, au point de vouloir l'éliminer, il vous faut aussi éliminer par exemple Platon, Aristote, Jules César, Tacyde ou Homère ! Car les manuscrits chrétiens sont de très loin plus nombreux et plus exacts que tous les autres manuscrits historiques anciens.

En fait, c'est toute l'Histoire de l'humanité qu'il faudrait éliminer, car elle repose souvent sur des manuscrits bien moins dignes de foi que ceux de la Bible. Jugez-en par les comparaisons suivantes :


- Œuvres poétiques d'Aristote (384 - 322 avant JC) : 49 manuscrits conservés. Date de la copie la plus ancienne : 1100 après JC.

- Tétralogies de Platon
(427 - 347 avant JC) : 7 manuscrits conservés. Date de la copie la plus ancienne : 900 après JC.

- Hérodote
(488 - 428 avant JC) : 8 manuscrits conservés. Date de la plus ancienne copie : 900 après JC.

- Tacite
(100 avant JC) : 20 manuscrits conservés. Date de la plus ancienne copie : 1100 après JC.

- Thucydide
(460 - 400 avant JC) : 8 manuscrits conservés. Date de la plus ancienne copie : 900 après JC).

- Iliade d'Homère
(800 avant JC) : 643 manuscrits conservés. Date de la plus ancienne copie : 400 avant JC.

- Guerre des Gaules de Jules César
(58 - 50 avant JC) : 10 manuscrits conservés. Date de la plus ancienne copie : 900 après JC.

- Histoire Romaine de Tite-Live
(59 avant JC - 17 après JC) : 20 manuscrits conservés. Date de la plus ancienne copie : 900 après JC.

Bien que nous n’ayons toujours pas à ce jour de manuscrit hébreu complet de l’Ancien Testament antérieur au Xè siècle de notre ère, les rouleaux de la mer Morte démontrent donc que l’on peut s’y fier de manière incontestable. Dans l’ensemble, nous possédons pour la Bible des manuscrits 1000 fois plus nombreux et sans comparaison plus anciens que pour les autres grands classiques de l’Antiquité, ceux d’Homère ou de Tacite, par exemple.

II° Le témoignage des manuscrits

Qu'est-ce qui a permis la conservation des textes sacrés ?

La Sainte Ecriture, minutieusement copiée et recopiée, a survécu à la fois à l'usure des siècles et des millénaires et aux tentatives de destructions humaines.

« Vous n'ajouterez rien aux paroles des commandements que je vous donne, et vous n'y enlèverez rien, afin de garder les commandements du Seigneur votre Dieu que je vous donne. » Deutéronome 4:2

« Je l'atteste à quiconque entend les paroles prophétiques de ce livre: Si quelqu'un y ajoute, Dieu lui ajoutera les fléaux décrits dans ce livre. Et si quelqu'un retranche aux paroles de ce livre prophétique, Dieu retranchera sa part de l'arbre de vie et de la cité sainte qui sont décrits dans ce livre. »
Apocalypse 22:18-19

silverscroll.gifDès le départ, des hommes ont réalisé des copies à la main (manuscrits) des textes originaux de l’ensemble des Saintes Écritures. Cela s’est fait par des prêtres aaroniques sous la surveillance de Dieu, qui voulait que sa direction soit connue et respectée des hommes. (Voir Deutéronome 17:18.) Les copistes se montraient extrêmement méticuleux dans leur travail. Par exemple, les anciens copistes hébreux allaient jusqu’à compter chaque lettre de la Torah pour éviter que des erreurs ne soient introduites lors des recopies. Chaque fois qu’ils copiaient un manuscrit, ils comptaient les lettres de leur exemplaire et comparaient celui-ci à l’original pour s’assurer que les deux étaient identiques. On rapporte qu’ils avaient recensé 815 140 caractères dans les Écritures hébraïques. Ils comptaient le nombre de versets, de mots et de lettres dans chaque livre. Ils ne se sont jamais permis de corriger eux-mêmes leurs manuscrits; si une erreur leur avait échappé, ils rejetaient le papyrus ou la peau qu'ils avaient blanchi et recommençaient à neuf. Cela démontre comment ces prêtres avez crainte de Dieu, et ne pourraient jamais modifier les textes bibliques car pas seulement ils étaient surveillés comme ils ne pouvaient pas commettre une seule petite erreur, même des signes ou des accents, qui ne servaient plus à rien et qui ne changeanit pas le sens des écrits, étaient recopiés comme tels sans aucune modification. En copiant les manuscrits originaux, les scribes juifs ont fait preuve du plus grand soin possible. Même, chaque fois qu'ils écrivaient le nom de Dieu, peu importe la forme, ils devaient respectueusement essuyer leur plume et se laver en entier avant d'écrire " Yahvé" La nouvelle copie était examinée et soigneusement comparée à l'original presque immédiatement, et si on décelait une seule lettre incorrecte, la copie était entièrement rejetée. En plus chaque nouvelle copie devait être faite à partir d'un manuscrit approuvé.

Imaginez cela dans des dizaines de synagogues différentes avec des centaines de prêtres aaroniques éparpillés partout dans le Moyen-Orient (Israël, Iran, Babylone) ainsi qu'en l'Egypte et en Grèce.

Ce serait donc inconcevable de changer quoi que ce soit. Pour changer un seul accent dans un des manuscrits, il faudrait également changer le même accent dans des centaines d'autres manuscrits éparpillés un peu partout que ce soit en Moyen-Orient ( Israël, Iran, Babylone ), Grèce, Egypte et pourvu que ces prêtres aaroniques craintifs de Dieu soient d'accord pour le faire.


Au premier siècle de notre ère, Jésus lui-même et ses disciples ont cité les copies qui existaient à l’époque sans exprimer le moindre doute sur l’exactitude du texte (Luc 4:16-21 ; Actes 17:1-3).
Pour les chrétiens, la façon dont Jésus Christ considérait les premiers livres de la Bible confirme l’intégrité textuelle des Saintes Écritures. Des remarques telles que : “ N’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse ? ” ou : “ N’est-ce pas Moïse qui vous a donné la Loi ? ” montrent que Jésus jugeait dignes de foi les copies manuscrites disponibles quand il était sur la terre (Marc 12:26 ; Jean 7:19). Par ailleurs, il a confirmé l’intégrité de l’ensemble des Écritures hébraïques lorsqu’il a dit : “ Il fallait que s’accomplissent toutes les choses qui sont écrites à mon sujet dans la loi de Moïse et dans les Prophètes et les Psaumes. ” —
Luc 24:44.

La précision de ceux qui ont copié les Écritures au cours des siècles a permis une transmission exacte du texte jusqu’à nos jours.
Le Diable ne souhaite pas que les hommes accèdent à la direction venant de Dieu. Par conséquent, il est logique de penser que lui et ses suppôts allaient s’efforcer de falsifier les Saintes Écritures dans l’objectif d’égarer les humains et de les éloigner de Dieu. Au cours des siècles, divers individus ont essayé de leur ajouter des versets. Mais ont-ils réussi à fausser les paroles de Dieu ? Dieu allait-il les laisser faire ? Non ! Dans les Écritures, Dieu affirme à maintes reprises qu’il préservera ses paroles. On lit en Isaïe 40:8 : “ L’herbe verte s’est desséchée, la fleur s’est flétrie, mais la parole de notre Dieu, elle, durera pour des temps indéfinis. ” (Voir aussi 1 Pierre 1:24, 25). Par conséquent, toutes les tentatives visant à modifier les paroles de Dieu ont échoué parce qu’il est inconcevable que Dieu permette une quelconque altération de ses livres Dieu a fait la promesse de veiller sur sa parole (Jérémie 1:12; Isaïe 55:11).
 
 
        
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:30

On se souvient du fameux débat qui a tourné court au sein de l’Union européenne : fallait-il ou non signaler dans la Constitution de l’Europe les fondements spirituels de la civilisation occidentale ?

 

Les droits de l’homme sont issus de la tradition biblique

 

Sous la pression de certains courants laïcistes, surtout hollandais et français, les politiciens de l’Union ont évidemment décidé de passer sous silence cette réalité historique au nom du politiquement correctqui sévit en ce début de troisième millénaire.

Pourtant, ce sont bel et bien la révélation biblique et l’histoire des Eglises chrétiennes qui ont constitué la matrice de la modernité démocratique et des valeurs de civilisation qui guident encore aujourd’hui le monde occidental.

Cette amnésie européenne qui confine à l’acharnement autodestructeur

Il suffit de constater ce qui différencie les grandes civilisations pour mettre en relief cette originalité et on ne peut que s’interroger sur cette amnésie européenne qui confine à l’acharnement autodestructeur : et cela, alors même que la société chinoise, propulsée par un essor technologique fulgurant, cherche à renouer avec son confucianisme ancestral. Que la société indienne recentre avec vigueur ses références d’avenir sur l’hindouisme et le bouddhisme qui l’ont façonnée. Que les pays arabes et même asiatiques où domine l’islam font de plus en plus résonner de véhémentes revendications au nom de leur tradition coranique.

Il n’y a objectivement aucun antagonisme entre héritage judéo-chrétien et défense des droits humains

Ainsi, l’humanisme occidental et sa philosophie des droits de l’homme sont les seuls à se détourner de leur source ! Malgré une propagande se prévalant abusivement des « Lumières », il n’y a objectivement aucun antagonisme entre héritage judéo-chrétien et défense des droits humains, ni entre spiritualité et expression laïque des valeurs.

Petit rappel historique :

La notion moderne de droits de l’homme, élaborée par étapes, s’est imposée dès la fin du 18ème siècle dans des pays de tradition judéo-chrétienne. En 1776, la Virginie, en Amérique du nord, promulgue une Déclaration, qui sera signée peu après par d’autres états voisins. La Déclaration la plus célèbre, version française, ne sera proclamée qu’en 1789, lors de la Révolution.

C’est en principe à ces textes que l’on se réfère lorsqu’on parle dedroits de l’homme, sans oublier la Déclaration universelle, reformulée par les Nations Unies en 1948.

Lors de leur promulgation, ces trois versions, d’inspiration identique, sont toutefois situées idéologiquement : en Amérique, on s’émancipe d’un statut colonial. En France, on rejette l’ancien régime.

Quant à l’ONU, la déclaration de 1948 fait référence aux deux guerres mondiales et au nazisme dévastateur. Mais à mi-vingtième siècle, il était encore trop tôt pour stigmatiser le communisme et ses exactions.

Contrairement à la Tradition biblique avec son Dieu du libre arbitre, la tradition coranique considère les humains comme prédestinés par Allah

En 1981, les musulmans publient leur Déclaration des droits de l’homme islamique. Le Conseil islamique d’Europe, ayant son siège à Londres, exprime par là son total décalage avec la Déclaration universelle, non reconnue par l’islam parce qu’elle ne correspond pas à ses visées spécifiques inspirées de la sharia. Dernière tentative de réajustement en 1990 : la déclaration du Caire, dont on n’arrive toujours pas à savoir si elle est cosmétique ou réellement adoptée par les pays musulmans. Le problème est philosophique : contrairement à la Tradition biblique avec son Dieu du libre arbitre, la tradition coranique considère les humains comme prédestinés par Allah, et la notion biblique d’une contribution active à l’histoire en est absente. Le mektoub s’impose aux croyants, dépossédés de toute initiative, et cette vision d’un autocrate céleste inconnaissable élimine d’office les infidèles.

On vérifie à quel point l’anthropologie biblique centrée sur la personne et prenant en compte l’histoire qui se construit est aux antipodes de la conception passive du message islamique. Revenons aux sources originelles de la Déclaration, issue de pays où le judéo-christianisme a longtemps ensemencé la liberté de pensée et la promotion de valeurs humaines.

Le Dieu de l’Alliance est un Dieu qui – contrairement aux divinités mythologiques antiques – est bienveillant envers l’homme et sa destinée. Les anciens le dénommaient à ce titre « le Dieu ami des hommes ».

Le livre de l’Exode nous dévoile le visage du Dieu des opprimés et des souffrants : initié à cette alliance indéfectible depuis Abraham, Israël en fait l’expérience salvatrice lors de la sortie d’Egypte.

Le Décalogue reçu par Moïse sur le Sinaï est un code autant social que religieux, basé essentiellement sur le respect de l’autre et la prise en compte des plus faibles. Il est plus perfectionné que le code d’Hamourabi des anciens Mésopotamiens.

Cette expérience pascale, libératrice, d’Israël est une entrée dans une géographie, la Terre promise, mais aussi dans une histoire, et donc une espérance. « Voici que je mets devant toi le bonheur et le malheur, la vie et la mort…Choisis donc la vie pour que tu vives ! »(Deutéronome).

Ce long apprentissage qui consiste à se libérer des servitudes de toutes sortes ne va pas quitter Israël, dont l’alliance avec Dieu sur sa « terre de sainteté » en est l’inspiration permanente. Même la prière des psaumes relie la fidélité au Dieu de l’alliance avec les comportements éthiques quotidiens les plus concrets.

Le respect dû à toute personne se fonde sur le fait que l’être humain est créé à l’image de Dieu, et les prophètes d’Israël protestent énergiquement lorsque d’une manière ou de l’autre cette dignité originelle est bafouée. Dès lors, impossible de respecter Dieu si l’on ne respecte pas l’homme, reflet de son image.

« Dieu rend justice aux opprimés, donne aux affamés du pain, protège l’étranger, soutient la veuve et l’orphelin » (Psaume 146).

Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus reprend les dix commandements comme voie privilégiée des Béatitudes qui en sont la prolongation résistante. C’est bien pourquoi l’évangéliste Matthieu le présente comme un nouveau Moïse qui actualise le salut du peuple et récapitule l’alliance dans le don de sa personne. Son « jugement dernier », (Mt 25/31-48), montre combien, par son enseignement, Jésus a voulu identifier aux justes dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés : les affamés, ceux qui sont démunis, les prisonniers, les persécutés… « Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites ! » « Les miens » ne s’applique évidemment qu’à ceux et celles qui partagent les mêmes valeurs de vie que le rabbi nazaréen.

Devant le spectacle de Jésus humilié, torturé, devant ce « serviteur souffrant » de la vérité en qui – comme d’innombrables victimes de la violence – l’image de Dieu est bafouée, Pilate s’exclame : « Voici l’Homme ! »

Lorsque les disciples de l’Innocent mis à mort puis ressuscité luttent pour la dignité de la personne, ils contribuent à faire advenir ce monde plus humain d’où émergera le royaume de Dieu. Jésus a inauguré des temps messianiques où tous vont avoir « la vie en abondance ».

Selon cette perspective, et dans le sillage de ce message libérateur greffé sur l’héritage spirituel d’Israël, Jésus a restauré l’image de Dieu en l’homme, il a ouvert une ère nouvelle et des chemins d’humanité.

Comme le dit l’apôtre Paul, les clivages réducteurs de la société de l’époque vont disparaître : « Il n’y a plus d’un côté le Juif et de l’autre le Grec, d’un côté l’esclave et de l’autre l’homme libre, il n’y a plus d’un côté l’homme et de l’autre la femme ; car tous sont UN dans le Christ. »(Gal 3/28).

Aux côtés d’Israël, l’Eglise poursuit la mission de faciliter, de concrétiser l’émergence de cette Terre nouvelle esquissée par les Ecrits de la Bible, prenant en compte les deux dimensions de la diversité et de l’unité, du particulier et de l’universel.

C’est une tâche actuelle que de défendre simultanément à la suite de Jésus la cause de Dieu et la cause de l’Homme, ce qui implique, évidemment des droits mais aussi des devoirs.

Les militants des droits de l’homme pratiquent quotidiennement des valeurs judéo-chrétiennes et bibliques sans s’en rendre compte

Le christianisme, qui – à la différence de l’islam – distingue entre Dieu et César, recelait en lui le processus de la laïcité véritable, ce qui fait que – comme Monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir – les militants des droits de l’homme, tout comme nos contemporains des démocraties occidentales, pratiquent quotidiennement des valeurs judéo-chrétiennes et bibliques sans s’en rendre compte, même lorsqu’ils les rejettent par inféodation idéologique.

Mais jusqu’à quand cela sera-t-il encore possible?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour Dreuz.info.

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