Le Wall Street Journal vient de nous confirmer que le sabotage du gazoduc russe a été fait par les Ukrainiens. Kiev a confirmé. N’y croyant pas j’ai mené ma propre enquête. Et les résultats de mes investigations m’ont époustouflé.
Alors… Mea culpa. Oui, Mea maxima culpa. Car comme tout bon complotiste qui se respecte jusqu’à présent je croyais à la thèse farfelue de la responsabilité des Américains dans les explosions de Nord Stream. J’avais tort ! Après de longues recherches, j’ai pu accumuler toutes les preuves nécessaires qui confirment… que les coupables sont bien les Ukrainiens.
Pour commencer, apprenez que je croyais naïvement qu’en mer Baltique à 100 mètres de profondeur l’eau était opaque, noire et sombre, car très peu de lumière atteignait un niveau aussi bas. Je me trompais tragiquement ! En fait, à cet endroit, l’eau est aussi claire et cristalline que celle des plages de Tahiti à 1 mètre de profondeur. Oui, l’eau est tellement transparente que l’on peut repérer le tuyau de Nord Stream à des kilomètres de distance. C’est pas compliqué, si vous plongez n’importe où dans la mer Baltique, vous le visualisez tout de suite. Raison pour laquelle les Ukrainiens l’ont immédiatement trouvé. Pour preuve, après avoir loué un voilier, il ne leur a pas fallu plus de dix minutes pour le repérer et arriver sur place.
Suspicieux comme vous êtes, vous me direz « mais le tuyau Nord Stream fait 1120 cm de diamètre et plus de 4 cm d’épaisseur en acier ; le tout est recouvert d’une couche de béton de 11 cm. Soit une armature de 15 cm d’épaisseur au total. Pour faire exploser une telle épaisseur, il faut de très grandes quantités d’explosif que seul un sous-marin peut apporter, des plongeurs seuls ne le peuvent pas ». Tout comme vous, voilà ce que dit également le site complotiste Wikipédia (et oui, ces cons n’ont pas eu le temps de mettre leur site à jour. Hi Hi Hi. Ils changeront leur version rapidement en déclarant que des plongeurs seuls pouvaient parfaitement accomplir cette tâche si facile).
Néanmoins, j’entends vos récriminations. J’ai y réfléchis et j’ai trouvé la solution technique.
Donc soit les plongeurs ukrainiens ont amené et transporté sur leur petit voilier des tonnes et des tonnes d’explosif (sans que le loueur du bateau ou les autorités ne se posent de question en voyant toutes ces caisses avec marqué dessus TNT) puis une fois arrivés sur place les ont descendues au fond de la mer Baltique en faisant des quantités d’allers-retours (montées-descentes à 100 mètres de profondeur) en les transportant dans leurs petits bras, ce qui est impossible, même Wikipédia le confirme, soit ils ont descendus… avec une simple caisse de vodka. Eh oui ! apprenez encore bande d’ignares sans cervelle qu’à cette profondeur l’énorme pression transforme la vodka… en un puissant explosif justement 10.000 fois plus puissant que la TNT. Il faut le savoir ! Aussi l’explosion d’une seule bouteille de vodka a suffi à provoquer le déplacement du sismographe danois enregistrant une magnitude de 2,3. Confirmé par d’autres sismographes… allemands, suédois, finlandais et norvégiens !!! Voilà, l’énigme des charges explosives est résolue.
Malgré tout, les sceptiques comme vous déclareront encore « qu’à la suite du sabotage un tronçon de 50 mètres était manquant », littéralement pulvérisé, tellement l’explosion a été puissante ! Je leur répondrais qu’une bouteille de vodka disposée tous les 16,66 mètres a suffit. Je le sais, j’ai fait les calculs moi-même. Alors vous pouvez me croire…
« Mais… les deux tuyaux gaziers Nord Stream 1 et 2 sont distants de presque 80-100 kilomètres… » allez-vous renchérir avec méfiance ? Et alors ? Le petit voilier monocoque qu’avaient les Ukrainiens était si véloce qu’il était encore plus rapide que les trimarans à grande vitesse du Vendée-Globe ; c’est un fait incontestable. Ils ont donc parcouru cette distance très rapidement. Ce qui explique que dans la même journée, quelques heures à peine ont suffit pour… rejoindre Nord Stream 2, le trouver, plonger, poser les explosifs, remonter sans décompresser, remonter l’ancre, déguerpir aussitôt, et faire sauter le tuyau, puis rejoindre Nord Stream 1, et tout recommencer, puis partir à nouveau pour ne pas rester sur place lors des explosions.
« Mais quand même… il y a eu quatre explosions différentes ! Comment ont-ils pu atteindre tous ces endroits aussi vite sous l’eau… pour ensuite poser leurs charges ? » allez-vous me rétorquer. Simple, les Ukrainiens ont secrètement dressé des dauphins dans la mer Noire. Il faut le savoir. Puis leur ont donné rendez-vous dans la mer Baltique à une date et une heure précise. Bah oui, ils ne pouvaient pas les emmener avec eux dans l’avion quand même, ils auraient été repérés. Une source de la CIA m’a confirmé avoir suivi par satellite les dauphins traverser la Méditerranée, longer les côtes françaises puis se rendre en mer Baltique. Le jour de l’attentat, les dauphins ont rapidement amené les plongeurs ukrainiens, accrochés à leurs nageoires, d’une partie du tuyau à un autre sur Nord Stream 2, avant de refaire la même chose plus loin sur Nord Stream 1. C’est pas compliqué !
Et non, il n’y a pas de manipulation de l’opinion. Encore une fois, si les Ukrainiens se sont arrêtés puis positionnés pile-poil juste au-dessus des tuyaux à chaque fois, c’est simplement parce qu’ils les ont trouvés tout de suite, bien évidemment. « Sans connaître les lieux et sans jamais avoir fait aucun repérage à l’avance ? » me répondrez-vous avec suspicion… Bah oui, bande de cons, il suffit de regarder par-dessus bord ; de la surface on voit parfaitement à 100 mètres de profondeur tellement l’eau est transparente dans cette région. Je vous l’ai déjà expliqué. De plus les dauphins les ont aidés. Et un poulpe était également dans le coup, mais… secret défense. Alors faut suivre, merde !
« Et tout ça, bien sûr, sous les yeux de tous les radars de l’OTAN ? C’est une des régions les plus surveillées du monde ! », rajouterez-vous. Eh ben oui, parce qu’il faut savoir que justement le jour du sabotage… attention, mes révélations sont confidentielles… l’OTAN organisait dans ses salons privés une petite fête transgenre-drag queens-gaypride. C’est leur truc. Et comme tout personnel refusant d’y participer aurait immédiatement été soupçonné d’être homophobe, ça a foutu les jetons à tout le monde ; et alors tout le monde est allé à la fête en laissant les salles de contrôle de l’OTAN totalement vides et les écrans sans surveillance. Tout ce que j’écris est factuel et incontestable. Si vous n’y croyez pas, apportez-moi la preuve du contraire !
« Mais entre les explosions du matin à 2 h 30 et celles du soir à 19 h 30, l’OTAN n’a pas réagi durant ce laps de temps ? Dès la première explosion, ils ne se sont pas inquiétés ? Et chercher un intrus dans la zone qui n’avait rien à y faire, comme un voilier ukrainien ? » me direz-vous. Ben non, quand tu fais la fête déguisé en drag queen avec le trou de balle maquillé au rouge à lèvres, t’as trop honte de remonter dans les salles de contrôle de l’OTAN habillé en femme à barbe en mini-jupe alors que tes jambes ne sont pas encore épilées. Alors ça prend du temps de se refaire une beauté. Faut tout vous expliquer, merde !
Vous allez réfléchir puis me dire « quand même… plongées multiples à grande profondeur… dangerosité, paliers de décompression, perte de temps, etc. ». Je vous connais ! Mais apprenez que le corps d’un Ukrainien est constitué différemment de celui d’un Occidental, donc il est plus résistant. De plus, ce jour-là les plongeurs ukrainiens étaient tous surentraînés grâce à leur leader suprême Zézette à ski qui a prélevé sur sa réserve personnelle une poudre magique en quantité !
Et là encore, cette autre substance magique a joué un rôle essentiel pour les plongeurs ukrainiens. Car une fois sniffée et dispatchée dans tout le corps, la cocaïne a la particularité de très bien gérer la dispersion de l’azote dans les organes lorsque vous plongez très profond. Aussi nos plongeurs ukrainiens étaient non seulement insensibles à la narcose ou à l’ivresse des profondeurs, mais en plus, en remontant rapidement à la surface sans décompresser, pour justement aller faire péter très vite le deuxième gazoduc, l’azote ne s’est pas transformé en bulles gazeuses dangereuses dans leur sang, car leur sang était fluidifié par la cocaïne, ce qui les a efficacement protégés. C’est pourtant simple à comprendre, re-merde !
Allez poser la question à n’importe quel plongeur cocaïnomane spécialisé en grande profondeur et il vous le confirmera ! Voilà encore, énigme de la suppression de la décompression pour gagner du temps expliquée scientifiquement.
Alors inutile d’insister. Vous commencez à m’énerver à la fin. Je ne vous écoute plus ! Car je crois que là, avec toutes ces preuves accumulées, il n’y a plus aucune raison de contester la version officielle : ce sont bien les Ukrainiens qui ont fait sauter Nord Stream… et non les Américains.
Et preuve ultime, si c’étaient les Américains, les Allemands auraient gueulé ! Ce peuple n’est quand même pas devenu un peuple de paillasson sur lequel les ricains s’essuient impunément les pieds ?
De plus, Olaf Scholz a plus le physique et la gueule d’un intrépide guerrier germanique à la longue chevelure, que celui d’un sous-homme imberbe, liquéfié, déshonoré, vil et méprisable. Et si ça, c’est pas une preuve supplémentaire prouvant la responsabilité des Ukrainiens, je ne sais pas ce que c’est !
Fin de la démonstration, alors contestataires et complotistes de tous bords rentrez chez vous. Car il faudrait être cinglé pour croire le contraire de la version officielle ; puisque je viens à l’instant de vous en démontrer sa véracité, scientifiquement.
Alors, répétez après moi : « Le sabotage de Nord Stream, ce sont les Ukrainiens, c’est prouvé ! ». Encore et encore. Répétez-le chaque jour pour qu’elle entre dans votre crâne. Et répétez-le tous les jours, à tous vos amis, à votre famille et à tous vos collègues de travail. « Le sabotage de Nord Stream, ce sont les Ukrainiens ».
Stéphane Fatrov
Auteur humoristique
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