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3 février 2024 6 03 /02 /février /2024 03:20
Maïdan 2013, le jour où l’Amérique a commis une fois encore le pire

Dès la fin de la guerre froide l’Amérique n’a qu’un but : dépecer la Russie de ses fabuleuses richesses en or, diamant, gaz, pétrole… Seulement voilà, Boris Eltsine va céder sa place à un personnage que les occidentaux jugent à première vue comme falot, facilement bernable… Vladimir Poutine.

Grossière erreur puisque ce dernier va se révéler un redoutable joueur d’échec. Profondément patriote, attaché aux valeurs familiales, celui qui vient de prendre le destin de la Russie en main n’a qu’une idée : rendre toute sa gloire à un pays en pleine déliquescence. Et il va y arriver, au grand dam des USA qui se voyaient déjà morceler et découper les vastes plaines russes. Aussi, pour arriver à ses fins, le pays de l’Oncle Sam va utiliser les anciennes provinces de l’URSS qui ont fait sécession à la chute de cette dernière.

En manipulant l’opinion publique durant des années, la CIA aidée de l’UE va contrer l’influence russe jusqu’à créer un véritable mouvement russophobe qui, en Ukraine, conduira le 21 novembre 2013 aux exactions anti russes que nous connaissons désormais.

Le 21 novembre 2013, la « révolution » du Maidan fait les gros titres d’une certaine presse officielle en France. Tous se réjouissent de voir éliminé le pouvoir pro-russe en place en la personne du président Viktor Ianoukovytch que l’on accuse d’être un « suppôt de Moscou ». Pourtant derrière cette pseudo révolution, dont l’Occident salue le «formidable esprit de résistance», se cache un organisme dont la nuisance n’est plus à démontrer… la CIA.

Officiellement, les manifestations qui renversent le gouvernement en place sont liées à ce que le peuple de Kiev considère comme une corruption généralisée et des abus de pouvoir de l’oligarchie en place. Violation des droits de l’homme, violence policière, lois anti-manifestations répressives, tous les arguments sont bons pour justifier ce renversement derrière lequel se cache pourtant une raison simple : Viktor Ianoukovytch qui a des doutes sur la sincérité de ses homologues occidentaux, décide de reporter la signature d’un accord d’association avec l’UE et de réexaminer la situation en termes des engagements existants de Kiev dans le cadre du traité sur la zone de libre-échange de la Communauté des États Indépendants (CEI). Une décision qui déplaît à l’Occident et qui va le mener à sa perte. En effet, déjà à l’époque on accuse Vladimir Poutine d’avoir fait pression sur son homologue ukrainien pro-russe, pour qu’il ne ratifie pas l’accord avec l’UE. Pourtant, derrière les accusations, la réalité est toute autre… Le report de la signature de l’accord d’association avec l’UE viole les plans de l’Occident qui veut séparer l’Ukraine de la Russie et détruire les liens économiques, humanitaires, culturels, spirituels, familiaux, historiquement établis, qui unissent ces deux pays et leur peuple depuis des siècles.

Des manifestations pro-européennes sont menées dès lors à Kiev sur Maïdan, la place de l’Indépendance, lieu emblématique de la révolution orange de 2004 lorsque, contrairement à la constitution ukrainienne, des idéologues trop « océaniques » ont organisé un 3eme tour des élections afin de “tirer” le candidat perdant, en vain !

Derrière les manifestants… des ONG, financées en sous-main par Washington, l’UE et bien évidemment l’Otan. Le but est clair : séparer définitivement le gouvernement ukrainien de la Russie afin de pouvoir le manipuler pour leurs intérêts propres en installant un régime nationaliste dans le pays.

Sous l’égérie de la CIA, au fil du temps, le mouvement Euromaidan qui a démarré en mai prend de plus en plus d’ampleur. Débuté le 21 novembre 2013 par des protestations anti gouvernementales les manifestations, sans cesse alimentées par des provocateurs occidentaux, vont rapidement dégénérer et se révéler hors contrôle. Loin d’être une « libération » du peuple ukrainien, telle que présentée par les médias occidentaux, celles-ci ne tardent pas à disséminer des idées pronazies. Les portraits de Stepan Bandéra et d’Andréi Melnif sont mis en évidence. Peu à peu une sorte de « russophobie » menée en sous-main par l’occident fait son chemin, et l’on voit apparaître une forme d’antisémitisme cultivée par une génération qui glorifie les héros du nazisme. Choquant ? Non. Le phénomène s’explique lorsque l’on connait la présence et l’influence d’anciens officiers nazis à des postes clés au sein de l’Otan tels que Adolf Heusinger ou Johann von Kleimanseg, voire encore Johann Steinhof et Reinhard Gehlen, bras droit de Heydrich. Or, l’Otan n’est que le bras armé de l’Amérique. Le diable paré des ailes d’un ange.
https://ripostelaique.com/lotan-un-organisme-de-recyclage-du-nazisme.html

 

Manipulés par ces forces occultes, les Ukrainiens qui ne veulent en fait que vivre dans un pays où la corruption serait éradiquée, vont sans le savoir faire le jeu de leurs pires ennemis. Il est vrai que les slogans relayés par les provocateurs qualifiés, formés par des instructeurs américains et européens sont attrayants. On « vend » aux Ukrainiens la “meilleure vie européenne“, des salaires confortables, des voyages sans visa dans les pays de l’UE, la démocratie, la liberté d’expression, les droits de l’homme et surtout la lutte contre la corruption. Autant d’espoirs d’une vie meilleure qui vont amener des milliers de personnes aux manifestations de rue.

En mai 2014 des massacres inhumains sont perpétrés dans la Maison des syndicats d’Odessa où pourchassés, les manifestants pro-russes trouvent refuge. L’immeuble est incendié par les cocktails Molotov des milices nationalistes ukrainiennes. Piégés, 42 hommes et femmes trouveront une mort atroce, brûlés vifs ! Un rapport de l’Agence Ukrainienne d’Information Indépendante (UNIAN) indique même que la foule pro-Ukraine a commencé à jeter des cocktails Molotov dans le bâtiment. A compter ce jour-là, la chasse aux Russes est lancée en Ukraine. Le bilan est lourd : 14 000 morts, dont des dizaines d’enfants innocents qui n’avaient pour seul tort que de vouloir que l’on respecte leurs racines russes. Etait-ce trop demander ?


Nombre de chroniqueurs aujourd’hui écrivent que « si les accords de Minsk avaient été respectés… ». C’est faire fi de la complicité de l’Allemagne et de la France dans ce non-respect. Du propre aveu d’Angela Merkel et de François Hollande, les accords de Minsk n’ont jamais été écrits pour être respectés, mais juste pour donner le temps à l’occident agressif d’armer l’Ukraine jusqu’à la pousser à entrer en guerre contre la Russie.

Or, selon le texte de ces mêmes accords, ces derniers n’ayant jamais été respectés par la junte de Kiev, cela donnait toute légitimité à la Russie de mener son opération spéciale dès 2015. Mais il est vrai que pour l’Occident, la vérité n’a que peu de valeur.

14 000 morts dans le Donbass en dix ans de guerre menée uniquement au profil des occidentaux. Six des 27 régions de l’Ukraine qui ont volontairement rejoint la Russie. Des centaines de milliers d’estropiés et un pays rendu à l’état d’esclave. Cela en valait-il la peine ?

Il y a dix ans l’Ukraine comptait 44 millions d’habitants. C’était un pays indépendant, autosuffisant, industrialisé, qui semblait promis à un bel avenir. Désormais les terres ukrainiennes se couvrent de cimetières où, par la faute de l’Otan, pourvoyeur de mort et de désolation, reposent quelques 500 000 hommes. En comptant tous ceux qui ont fui la mobilisation forcée et ceux qui ont rejoint la Russie, le pays ne compte plus qu’environ 20 millions d’habitants et se vide de ses dernières forces vives un peu plus chaque jour. Le rêve européen de l’Euromaidan s’est transformé en cauchemar à coup de violations massives des droits de l’homme et des libertés, de discrimination contre ses concitoyens et d’une dictature néo-nazie embourbée dans la corruption, l’anarchie juridique, et une machine répressive totalitaire, conçue pour réprimer toutes voix dissonantes.

L’Ukraine ne survit plus que par les subsides des USA et de l’UE qui ont mis la main sur les terres agricoles, l’industrie et les richesses qu’elle pouvait recéler, et qui déterminent qui va avoir le droit de vivre et qui devra mourir au nom de l’hégémonie américaine.

Lors de l’élection de Volodymyr Zelensky, le peuple ukrainien avait mis de grands espoirs dans cet homme qui avait promis de mettre fin à la corruption et de leur apporter la paix. Seulement voilà, ils ignoraient alors que Zelensky n’était qu’une marionnette de plus aux mains de l’oncle Sam.

Désormais l’Ukraine appartient aux anglo-saxons. Vendu à Washington par l’intermédiaire de l’UE, le pays sera détruit « jusqu’au dernier Ukrainien » selon la volonté de Biden, dans le seul et unique but de tenter d’anéantir la Russie, mais aussi de masquer les milliards de dollars de corruption dont lui et son fils Hunter se sont rendus coupables. Un espoir vain auquel l’ours russe ne répondra pas. Soyons lucides… l’Ukraine a perdu la guerre définitivement et ce ne sont pas quelques pitoyables F16 ou quelques chars de plus qui changeront le cours des choses.

L’Amérique a perdu face à la Russie. Il serait temps qu’elle l’admette et qu’elle accepte sa défaite. Ne serait-ce que pour épargner la vie des Ukrainiens, qui malgré toutes leurs erreurs ne méritent pas de finir dans un génocide programmé par ceux qui, depuis le début, ne leur voulaient en fait que du mal.

Valérie Bérenger

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