Pour ceux qui douteraient une seconde que nous sommes les victimes d’un engrenage mafieux, il suffit d’écouter Zelensky. À peine a-t-il eu gain de cause pour obtenir des chars que le voilà en train d’exiger des avions de chasse et des missiles. Après un vol à la tire, tu feras bien un braquage. Après ce braquage, tu vas bien trafiquer des stupéfiants. Et puis là il faut éliminer un concurrent, tu vas apprendre à tuer. Après le meurtre, occupe-toi des rançons et kidnappings. Maintenant, il faut que tu t’occupes des business lucratifs et plus risqués. Tu vas enlever des enfants pour nos trafics d’organes, tu vas… Le procédé est identique.
Hier, dans son allocution, Zelensky exige ces avions de chasse et des missiles de longue portée pour vaincre la Russie chez elle. Il ne s’agit plus de retrouver son intégrité territoriale, non, il s’agit de détruire et de dépecer la Russie. Et tout a commencé dans une manipulation initiale et bien mafieuse celle-là. On provoque, on excite, on cherche la bagarre et on l’obtient. Mais on le savait. Alors on crache sur la légitime défense, on insulte celui qui n’en peut plus, on l’agonit de haine et de brutalité. Nous savons tous ce qu’il en est des faits, mais les Russes ont eu le tort, peut-être, de craquer, d’aller au conflit, ou l’histoire dira qu’ils ont eu raison d’anticiper.
Qui a oublié la barbarie occidentale des premiers jours et le chantage aux Russes présents en Occident ? Le chef d’orchestre doit cracher sur son pays, le sportif doit dénoncer, les programmations musicales ou théâtrales doivent annuler tout ce qui est russe. La haine en direct, stupide, barbare, triviale, idiote. Mais qui est Dostoïevski, un footballeur sans doute ? Tolstoï, un joueur de hockey, non ? Et Mendeleïev, un petit chimiste, Prokofiev, un boxeur sans doute et puis Kandinsky et Malevitch, un duo comique. Alors que la Russie est une de ces nations qui ont tant donné au monde en scientifiques, en artistes : peintres, musiciens, poètes et romanciers, en philosophes, etc. ; cette imbécillité est accablante.
Mais qu’allons-nous faire maintenant face aux demandes toujours plus guerrières et destructrices de Zelensky ? On avait dit qu’on ne donnerait pas des chars. On les donne. Demain, on envoie des avions avec quelques pilotes déguisés en Ukrainiens, et puis quelques missiles pour punir la Russie. Que cherchent nos dirigeants ? Que veulent-ils ? Tout cela pour 100 000 kilomètres carrés et quelques millions de personnes russophones au-delà de nos frontières européennes ?
Qui peut croire un instant que cela mérite une telle folie et une telle démesure ? Nous versons plus de 5 milliards/mois pour soutenir à bout de bras ce pays. Nos élites ont décidé pour nous de sacrifier près de 80 milliards/an pour faire cette guerre et empêcher l’effondrement de l’État ukrainien. Les Bulgares, les Roumains et les pauvres en Europe, et ils sont nombreux, doivent apprécier que l’on sacrifie ainsi des dizaines de milliards qui seraient un peu plus utiles pour des hôpitaux, des écoles, des routes, etc.
Quand j’appelle hier à un grand mouvement international pour la paix en Europe, je crois que c’est l’urgence absolue de mettre un terme à la folie de nos dirigeants et de leur demander des comptes sur cette aventure. Or, il va nous falloir lutter contre les mêmes procédés de désinformation qu’au moment du Covid.
Il y a des questions simples qui appellent des réponses simples :
Qui a soutenu la révolution de 2014 contre l’État de droit au passage en renversant un Président élu ? Les USA
Qui a décidé de surmilitariser ce pays sans aucune raison ? Les USA
Qui a entretenu une guerre fratricide sans jamais chercher une issue pacifique entre Ukrainiens russophones et ukrainophones ? Les USA
Qui a fait échec aux accords de Minsk pour interdire toute résolution pacifique ? Les USA
Qui a encouragé à la guerre et crié au loup début 2022 ? Les USA
Qui a immédiatement entrepris une guerre médiatique ? Les USA
Etc.
Et une fois encore, les victimes sont la démocratie et la liberté. Où sont les politiques ? Où sont les journalistes ? Où est la liberté d’opinion ? Il n’y pas que les retraites qui doivent susciter le soulèvement comme aime à dire le sociologue Michel Maffesoli. Il y a cette lente entreprise vénéneuse de l’accoutumance à la violence, à la guerre, à l’agression de l’autre. Mais ce soulèvement doit être généreux, pacifique, volontaire par la non-violence et le refus d’être les complices d’une destruction tragique et inutile.
Au passage, je relisais ces jours-ci l’ouvrage exceptionnel L’âge du capitalisme de surveillance de Shoshana Zuboff, professeur émérite à la Harvard Business School. Elle y écrit : « Je pense souvent au courage de mes arrières-grands-parents. Quels sentiments ressentirent-ils en 1908 quand, décidés à échapper aux tourments que les cosaques leur faisaient subir dans leur minuscule village aux portes de Kiev, ils entassèrent leurs cinq enfants, y compris mon grand-père Max alors âgé de quatre ans et tous leurs biens dans un chariot et lancèrent leurs chevaux en direction d’un bateau à vapeur en partance pour l’Amérique ? » (2019, p.56)
Nous n’avons pas à nous sacrifier pour les petits-enfants de ces Cosaques. Les élus libres doivent maintenant exiger un débat parlementaire. L’Ukraine n’est pas notre terre, elle n’est pas notre combat, elle n’est pas une guerre juste. C’est un piège mafieux.
Pierre-Antoine Pontoizeau
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La surenchère mafieuse : après les chars, les avions, les missiles et la mort...
Pour ceux qui douteraient une seconde que nous sommes les victimes d'un engrenage mafieux, il suffit d'écouter Zelensky. À peine a-t-il eu gain de cause pour obtenir des chars que le voilà en train
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