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9 janvier 2023 1 09 /01 /janvier /2023 10:24
L’avenir de la France est avec les Russes, pas contre eux

À la différence des Anglais qui furent nos ennemis héréditaires pendant des siècles, des Boches, dont les mauvaises manières sont définitivement incompatibles avec notre esthétisme, et des Barbaresques qui nous pourrissent la vie depuis quatorze siècles, les relations franco-russes ont toujours été bonnes. À l’exception du fiasco napoléonien que, magnanimes, les Russes ne nous reprochent même pas.

Nous sommes tous un peu Russes

Le 19 mai 1051, le roi des Francs Henri Ier petit-fils de Hugues Capet, épouse Anne de Kiev (pas de Kijiki comme susurrent les bouffons de la télé) capitale de la Ruthénie. Ainsi appelait-on alors la Russie.

Si l’on en croit le roman historique bien documenté que leur a consacré Régine Desforges, ce fut un coup de foudre mutuel. Loin de l’idée qu’on pouvait se faire d’un mariage de convenances en ce temps-là.

Devenue veuve de Henri Ier Anne de Kiev sera co-régente du Royaume de France avec son fils Philippe jusqu’en 1063. Les Capétiens avaient donc tous un petit bout d’ADN russe dans leur génome.

Affinités et échanges culturels établis pour des siècles

Par la suite, les deux pays entretiendront régulièrement des relations culturelles de qualité. Les aristocrates et les élites russes adoraient la culture française, au point que nombre d’entre eux parlaient aussi bien le français que le russe !

Et comme aujourd’hui, pour se donner l’air branché, on anglicise son parler, les Russes francisaient le leur en nous empruntant des mots tels que omelette, opéra, passager, reportage, entracte, etc. Beaucoup tournent autour de la gastronomie, la culture, le spectacle.

Pierre le Grand fait appel à des créatifs français comme Alexandre Leblond, élève de Le Nôtre, architecte du roi de France, pour concevoir et décorer ses palais.

Pour former ses officiers de marine, il les envoie étudier à l’École des Garde-Marines (ancêtre de l’École navale) à Brest et à Toulon.

En 1720, des ingénieurs et des architectes français viennent à Saint-Pétersbourg pour tracer les plans du futur canal de la Baltique à la mer Blanche. Et c’est un brestois qui construit des frégates à Kronstadt.

Voltaire et Diderot seront des invités permanents à la cour de l’impératrice Catherine II. Et à la Terreur qui suivra la Révolution française, la Russie sera une terre de salut pour bien des exilés. Une politesse qu’on leur rendra après la révolution d’Octobre.

Pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, nous serons alliés. Des Français libres se battront dans l’armée russe contre les nazis et l’escadrille Normandie-Niemen s’y illustrera.

Plus près de nous, le Général De Gaulle, qui avait compris que le communisme ne pouvait être qu’une parenthèse dans l’histoire russe, préservait l’avenir en entretenant de bonnes relations avec l’URSS. Avec l’avantage de moins dépendre des USA.

Il fallait y mettre la dose pour se fâcher avec les Russes !

Au début du XIXe siècle, les aristocrates russes, francophiles, admirent Napoléon Ier . Puis celui-ci devient leur ennemi national, quand il lance la campagne de Russie en 1812.

Mais sa déroute, puis sa fuite et sa mort misérable à Sainte-Hélène émeuvent les Russes, ces grands sentimentaux, qui en font un personnage de tragédie !

Vladimir Presnov, directeur du musée Borodinskaïa consacré à la bataille de Borodino explique : « Aujourd’hui, même les Russes les plus patriotes ne voient plus en Napoléon un envahisseur mais un grand homme politique, voire un héros romantique. »

Des reconstitutions historiques en costumes d’époque attirent les foules, et loin de fustiger « l’ogre corse » on souligne ses apports positifs à la civilisation.

Même l’antagonisme de 72 ans avec le communisme n’avait pas réussi à détruire notre entente.

Pour se fâcher, il faudra attendre le balourd Flamby et le psychopathe halluciné Macronescu, des rustres qui se délecteront à conchier l’histoire et la civilisation russes. Deux guignolos nuisibles et incultes. Allergiques l’un et l’autre à Vladimir Vladimirovitch. Sans doute en raison d’un énorme complexe d’infériorité face à un personnage qui les surclasse et de loin.

Russes et Français se complètent et s’apprécient mutuellement

On n’enseigne pas cela à Sciences Peaux d’ânes, mais les affinités culturelles et la proximité des modes de vie et des comportements sont infiniment plus importantes pour assurer l’entente entre les peuples que les traités mitonnés par des diplomates rigides et les discours de chefaillons obtus.

On ignore généralement que des grognards blessés ont été soignés par des Russes et, pour certains, sont restés et y ont fait souche.

Maria Lioudko, professeur au conservatoire de Saint-Pétersbourg, est fière d’être la descendante d’un des 2 000 soldats de Napoléon restés en Russie après la retraite de la Grande Armée.

Son aïeul, un nommé Vigoureux resté à Lida, s’était si bien « russifié » qu’il en devint gouverneur.

Mouvement en sens inverse : une bonne partie des intellectuels et des savants anti-bolcheviks trouvèrent refuge en France après 1918 et dans les années suivantes. Et certains d’entre eux, ou leurs descendants, devinrent des vraies chances pour la France. Tous n’étaient pas chauffeurs de taxis parisiens.

Citons pèle-mêle, les académiciens Jeff Kessel, Maurice Druon, Henri Troyat et Hélène Carrère d’Encausse, le double Goncourt Romain Gary alias Émile Ajar, le peintre Marc Chagall. Pour la science, Haroun Tazieff et les jumeaux Bogdanoff. Sans oublier pour la chansonnette Gainsbourg, Jean Ferrat et Polnareff et pour le cinéma Robert Hossein, Marina Vlady. On ne peut tous les nommer. Si ça vous intéresse, voir la liste.

La comtesse de Ségur leur avait ouvert la voie cent ans plus tôt.

Les médias ordonnent aux Français de détester les Russes, mais eux nous aiment bien quand même !

L’éducation en Russie, de bonne qualité même sous le régime soviétique, associant connaissances générales et spécialisées, pédagogie et morale, ne propageait aucun sentiment anti-français.

Tout au contraire, notre langue, partout en perte de vitesse, résistait plutôt bien malgré l’impérialisme de l’anglais et de l’allemand,

Aujourd’hui encore 10% des petits Russes apprennent le français. Je me demande si seulement 1% des jeunes Français étudient le russe.

La France devient un État sous tutelle US comme Porto Rico

Les USA affichent une hostilité permanente à l’encontre de la Russie comme si l’URSS existait toujours. Argumentaire simpliste pour les Rednecks du Midwest.

La vraie raison de cet état de belligérance, contenue comme au temps de la guerre froide, est la décision de Poutine de jouer un rôle au plan international, devenant ainsi un rival géopolitique. Au lieu de se laisser encercler et grignoter sans réagir. L’Europe ne sert plus alors que de porte-avions à l’OTAN.

Après ses échecs à répétition au Proche-Orient et en Afrique, la France a montré qu’elle reste un nain politique, qui plus est en faillite, sans armée autre que celle de ses défilé et fanfares, et dont on peut se demander si elle sait où elle va, avec un détraqué à sa tête.

La France, si elle veut exister, ne peut pas se passer de la Russie, immense pays aux ressources quasi-illimitées, qui est le seul à pouvoir lui inspirer le souffle nécessaire à la constitution d’un bloc cohérent, de l’Atlantique à l’Oural et même jusqu’au Kamtchatka. Indispensable pour ne pas se laisser phagocyter et digérer par l’impérialisme des Américains.

Mais tant qu’on ne se sera pas débarrassés de l’ubuesque Macronescu, la France se cantonnera à un rôle secondaire de courroie de transmission des ordres venus de Washington. Tout en ayant les yeux de Chimène pour les mahométans qui nous détruisent de l’intérieur et avec lesquels nous n’avons aucun point commun.

Christian Navis

Climats sous influence (climatorealist.blogspot.com)

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