L’offensive ukrainienne dans la région de Kharkov enflamme la presse occidentale. Tout juste si le général ukrainien dirigeant la manoeuvre n’est pas le nouveau Napoléon. Un pur délire.
A en croire les Ukrainiens, cette contre-attaque va passer à la postérité comme la bataille d’Austerlitz et devrait être enseignée dans toutes les académies militaires du monde. Je lis des énormités dans la presse :
« Ecroulement de l’armée russe, fuite paniquée, déroute spectaculaire, déconfiture russe saisissante »
Je ne voudrais pas doucher l’ambiance dans les chancelleries occidentales, mais si les Ukrainiens ont repris 3000 km2 sur les 120 000 perdus depuis le 24 février, rappelons que Napoléon est allé jusqu’à Moscou ! Par conséquent, la route est encore longue et la reconquête de la Crimée n’est pas pour demain. Pour parler plus sérieusement, Zelensky devrait redescendre de son nuage.
Et si les Russes, en infériorité numérique, ont préféré opérer un repli tactique sur Donetsk, ce sont encore une fois les Ukrainiens qui ont perdu des milliers de soldats. C’est cher payé.
Pourquoi les Russes se sont retrouvés dans cette situation ? Seul l’état-major russe a la réponse. ( sur le renseignement, l’utilisation de l’aviation, les renforts )
Voici un excellent résumé de la situation :
Pour moi, le tournant de la guerre n’est donc pas dans cette offensive ukrainienne qui ne change aucunement l’issue finale des hostilités, mais dans la réaction russe qui a ciblé des centrales électriques thermiques pour paralyser l’Est de l’Ukraine.
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Des missiles de précision ont frappé les installations et on peut supposer que des hackers ont ciblé les secteurs devant être soumis au black-out total. Comme le dit le général Delawarde :
https://reseauinternational.net/ukraine-effondrement-du-reseau-electrique/
« Les mouvements de troupe et la logistique du régime de Kiev sont donc fortement ralentis dans la mesure où les trains électriques ne fonctionnent plus. »
« Il semble bien que les Russes qui n’avaient pas, jusqu’à présent, frappé les infrastructures d’intérêt national, pour éviter de pénaliser les populations civiles ukrainiennes, passent désormais à la vitesse supérieure. »
Après deux mois de « guerre de position », sans changement significatif, nous entrons apparemment dans une 3e phase de la guerre, où Moscou entend bien riposter durement à l’escalade sans fin dans les livraisons d’armes occidentales.
Zelensky a beau hurler, rappelons qu’en 1999, l’Otan a déversé un tapis de bombes sur la Serbie avec une armada de 1000 avions, sans trop se préoccuper des victimes collatérales.
Tout comme les Ukrainiens, d’ailleurs, qui continuent de bombarder le Donbass à l’aveugle, tuant femmes et enfants dans le plus grand silence des médias occidentaux.
Je me suis toujours demandé pourquoi Poutine ne répondait pas aux bombardements ukrainiens sur les populations civiles du Donbass, par des tirs ciblés de réciprocité sur Kiev.
Poutine a ses raisons, mais la réponse est peut-être dans les tirs de missile d’hier soir.
Après des mois de retenue de la part des Russes, Kiev pourrait bien devenir une cible comme une autre dans les semaines qui viennent et ne plus rester un sanctuaire pour le régime mafieux de Zelensky.
Mais cette décision de frapper des infrastructures vitales en Ukraine, est non seulement un avertissement à Kiev, signalant un changement de dimension dans la guerre, mais c’est aussi un message clair lancé aux Occidentaux :
N’importe quelle ville d’un pays jugé inamical par Moscou, peut-être paralysée en quelques heures. Pas forcément par des missiles, mais par des piratages ciblés.
« Le message est clair : les Russes durcissent leurs modes d’action. Ils rempliront leurs objectifs en employant les méthodes et les moyens nécessaires et suffisants tout en évitant, autant que faire se peut, de décréter une mobilisation partielle », souligne le général Delawarde.
A la place des Ukrainiens et des Occidentaux, au lieu de pavoiser, j’écouterais Poutine qui n’est pas homme à bluffer :
« Tout le monde devrait savoir que, dans l’ensemble, nous n’avons encore rien commencé de sérieux »
Que Macron cesse donc d’armer l’Ukraine et de sanctionner la Russie. Nous avons tout à perdre.
Jean-Frédéric Poisson est bien le seul homme politique français à garder son sang-froid dans cet océan de délires antirusses et de soumission à l’Otan.
« Poutine est notre allié potentiel, pas notre ennemi »
Parole sage d’un leader qui veut quitter l’Otan et refuse la soumission à Bruxelles.
Hélas, les Américains ne rêvent que d’anéantir la Russie, quitte à embraser l’Europe.
Jacques Guillemain
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4 centrales électriques ukrainiennes bombardées : un tournant dans la guerre
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