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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 02:11

Mais pourquoi le Ciment des Romains vieux de 2.000 ans est-il meilleur que celui d’aujourd’hui ?

L'extraordinaire Ciment des Romains

Vous ne comprenez pas pourquoi les bâtiments portuaires des Romains sont encore debout après 2.000 ans d’existence, les pieds dans l’eau, alors que nos constructions modernes disparaissent après quelques décennies ? 
Les scientifiques ont découvert pourquoi ! 
Et même, qu’elles se renforcent au fil du temps…

Les recettes des constructions actuelles


Aujourd’hui, nos constructions reposent sur le ciment Portland. 
Il s’agit d’un mélange de sable siliceux, de calcaire, d’argile, de craie et d’autres ingrédients. 
Soumis à une très haute température, cette pâte liante s’agrège en morceaux compacts de pierre et de sable.
Il est nécessaire que ces agrégations soient inertes, sans quoi le ciment pourrait se craqueler avant de provoquer l’écroulement du bâtiment, sous l’effet de n’importe quelle réaction chimique non recherchée. 

Voilà pourquoi nos structures ne bénéficient pas de la longévité de la roche naturelle. 


 

 

Comment construisaient les Romains


Le ciment des Romains était constitué de cendre volcanique, de chaux et d’eau de mer. 
Ils suivaient ainsi un modèle qu’ils avaient pu observer dans la nature et qui conduit à la formation de tuf. 
Mélangée avec un mortier de cendre volcanique, cette roche continuait à réagir avec le matériau, ce qui rendait le ciment des Romains plus résistant et durable qu’on ne pourrait l’imaginer.

La technologie au service de la recherche archéologique


Lors d’une campagne précédente, Marie Jackson, de l’université de l’Utah, et son équipe, avaient déjà rassemblé des échantillons de ciment d’une série de bâtiments portuaires le long de la côte italienne. 
Grâce à un microscope à électrons, à un instrument de microdiffraction par rayon X et à la spectroscopie Raman, les chercheurs tentent maintenant d’identifier tous les types de minéraux qui se sont formés au fil des siècles dans le ciment d’origine.
"Nous pouvons pénétrer dans le minuscule laboratoire naturel qu’est le ciment, répertorier les minéraux présents, lister les cristaux apparus et leurs propriétés cristallographiques" s’enthousiasme Marie Jackson. 




 



 

Une découverte à l’opposé de nos pratiques  !

 

 


Marie Jackson a notamment repéré la présence abondante et surprenante de la tobermorite alumineuse, un minéral siliceux très résistant et surtout assez rare et très difficile à obtenir en laboratoire. 
En effet, la tobermorite et son associée, la phillipsite, se développent au contact de l’eau de mer, qui dissout peu à peu la cendre volcanique et permet à ces minéraux de prendre sa place.
Pour nos bâtiments, c’est exactement le contraire : l’eau de mer rouille les renforts d’acier et délite le liant. 

Il pourrait donc être particulièrement intéressant de suivre la recette des Romains, notamment pour les bâtiments côtiers ou soumis aux fortes vagues des marées. 
Cependant, la recette est perdue. 
De plus, il ne serait pas possible à tous les pays d’avoir accès aux ingrédients volcaniques. 

 

 

 
  
Marie Jackson souligne la chance qu’ont eue les Romains d’avoir les bons ingrédients à disposition. 
Aujourd’hui, il faudrait trouver des substituts. 
Si son équipe parvenait à retrouver la recette, les ingénieurs maritimes n’auraient plus besoin de renforcer leurs bâtiments avec de l’acier. 
Ces derniers seraient également plus résistants et produiraient moins de carbone… 



Source : 
http://dailygeekshow.com/ciment-romain-robuste/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+DailyGeekShow+%28Daily+Geek+Show%29

 

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Published by Lazare - dans Histoire
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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 04:54
Le Réfrigérateur géant qui marche sans électricité en plein désert depuis 2000 ans

De nos jours, chaque foyer a un réfrigérateur. Cela nous est normal de l’ouvrir pour prendre de la nourriture et de la boisson fraîche. Mais sans électricité, à quoi ressemblerait la vie sans réfrigérateur ?

Les habitants de l’ancienne Perse (dans l’Iran actuel) possédaient la capacité de réaliser un dispositif semblable aux réfrigérateurs, mais très grand et fonctionnant sans électricité.

Sa taille est impressionnante à observer. Cela paraît inimaginable qu’un frigo géant ait fonctionné en plein désert il y a 2000 ans.

frigo-ancien-2

 

Il y a près de 2400 ans, la plus grande partie de la Perse était une terre aride et désertique. Cela a mené ses habitants à souhaiter des boissons fraîches dans les situations difficiles, particulièrement en été.

C’est à ce moment que des ingénieurs de l’ancienne Perse ont mis au point la technologie de conservation du froid, leur permettant d’utiliser des réserves de glace en été.

Ils ont appelé cette construction le Yakchal.

frigo-ancien-3

 

Cet ancien réfrigérateur résistant aux transferts de chaleur possède un dôme creux d’une dizaine de mètres de hauteur. Sous le dôme se trouve un profond puits souterrain où placer la nourriture, et plus important de la glace. La technique des ingénieurs perses est de geler de la glace en hiver, puis de la stocker sous terre pour pouvoir l’utiliser durant l’été.

Les gens voulant des aliments et des boissons fraîches devaient descendre dans le puits, mais cela en valait la peine. Des boissons fraîches étaient disponibles dans le désert il y a 2000 ans, alors qu’elles ne sont aujourd’hui qu’un souhait irréalisable pour beaucoup.

 

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/06/frigo-ancien-4.jpg

frigo-ancien-4Au cours de l’hiver, de l’eau était amenée par un système de canalisation depuis les montagnes environnantes jusqu’au réfrigérateur Yakchal. Ces Yakchals étaient conçus pour permettre à de l’air d’entrer par le dessus du dôme jusqu’aux parties inférieures du Yakchal.

frigo-ancien-5

 

Grâce à leur haut dôme conique, les Yakchals permettent à l’air chaud d’entrer et de ressortir. Les Yakchals gardent ainsi le froid tout au long de l’année.

Ces constructions étaient faites de sable, d’argile, de blanc d’œuf, de chaux, de cendres et de poils de chèvre.

Le mélange de ces ingrédients dans les bonnes proportions formait un mortier imperméable appelé Sarooj. En plus d’être imperméable le Sarooj permettait une bonne isolation, permettant de garder des blocs de glace toute l’année.

Pour renforcer les Yakchals, leurs murs pouvaient faire jusqu’à deux mètres d’épaisseur.

frigo-ancien-6

 

Les habitants de l’ancienne Perse avaient ainsi la chance de pouvoir apprécier de la nourriture et des boissons fraîches durant l’été, particulièrement leur faludeh glacé typique.

Certains Yakchals sont encore debout aujourd’hui 2400 ans après leur construction. Les Iraniens modernes continuent d’utiliser ce réfrigérateur géant dans les cas où ils n’ont pas d’électricité.

Sources: Le Savoir Perdu des AnciensEpoch Times

via:http://www.nouvelordremondial.cc/2017/06/27/le-refrigerateur-geant-qui-marche-sans-electricite-en-plein-desert-depuis-2000-ans/

envoyé par Nicolas Bonnal

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 21:54
Les fausses bannières dans l’histoire moderne depuis 1931
Plus de 90% des attentats réussis dans le monde sont téléguidés par les Services Secrets des États, et la majorité de ceux-ci sont mis au point par la CIA au profit du complexe militaro-industriel qui profite largement des guerres provoquées volontairement ainsi que les Banksters qui dirigent le monde. 
Les médias liés à ces intérêts, permettent d'annoncer ces "fausses nouvelles" pour influencer l'opinion publique qui acceptera alors ces guerres illégales.
A l'heure d'internet, les attentats sous "Fausse Bannière" sont dénoncés rapidement, et pour être décrédibilisés, les médias du système contre attaque en utilisant le terme "conspirationniste" pour étiqueter toute personne qui remet en cause la version officielle qui, comme le montre cette liste de "False Flag", est très souvent une manipulation.
De plus les médias et les gouvernements cherchent par tous les moyens à ce que les informations libres ne circulent plus (lutte contre les "fausses infos" !!!) afin de continuer à manipuler les populations.
Ce qui ressort de cet article, c'est que les grands médias ont été et sont toujours des manipulateurs de l'information, mais qu'ils veulent apparaître blanc comme neige, en accusant les "chercheurs de vérité" comme d'affreux conspirationnistes, alors que ce sont eux qui travaillent avec les comploteurs des gouvernements de l'ombre !

 

Lazare : Et ce n'est pas nouveau dans l'Histoire.

Néron qui incendie Rome pour en accuser les Chrétiens, c'est déja un False Flag.


https://i.ytimg.com/vi/4KUZZDLeXGs/hqdefault.jpg

 

Le grand secret de l’Histoire : le terrorisme d'état des opérations sous fausse bannière !


Ce vieil adage est bien vrai : si l’on ne retient pas l’Histoire, on est condamné à la répéter.
Le plus grand secret de l’Histoire que les gens n’ont donc pas encore intégré, puisque c’est un secret, est le terrorisme sous fausse bannière.
Il existe de nombreuses attaques sous fausse bannière bien documentées dans lesquelles un gouvernement est l’instigateur et qui, pour des raisons politiques, en reporte la faute sur son ennemi.
Les opérations sous fausse bannière ont, sans arrêt, changé le cours de l’Histoire, dans le monde entier. 
Sauf si le peuple prend conscience de ce style d’opération, les gouvernements continueront à les utiliser pour provoquer de plus en plus de guerres désastreuses.
Dans les exemples suivants, les officiels gouvernementaux qui ont participé à ces attaques (ou en ont sérieusement proposé) l’ont avoué, oralement ou par écrit :

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cb/Mukden_1931_japan_shenyang.jpg

 

1. – En 1931, les troupes japonaises ont déclenché une petite explosion dans un train et ont accusé la Chine pour justifier l’invasion de la Mandchourie. C’est une histoire connue sous le nom de  l’incident de Munken ou l’incident de Mandchourie. Le tribunal militaire international de Tokyo a trouvé que "plusieurs des participants à ce plan, dont Hashimoto (un officier supérieur de l’armée japonaise) ont plusieurs fois admis leur participation à ce complot et ont déclaré que le but de cet incident était de donner une excuse à l’occupation de la Mandchourie par l’armée du Kwantun". Voyez ici.
2. – Un haut officier de la SS nazi a avoué au tribunal de Nuremberg que, sous les ordres du chef de la Gestapo, lui et d’autres militaires nazis ont attaqué leur propre peuple et des infrastructures pour en rejeter la faute sur les Polonais afin de justifier l’invasion de la Pologne.

 

http://img.over-blog-kiwi.com/1/95/85/30/20160207/ob_66aa8c_reichstag-brand2-bm-345049a.jpg

 

3. – Le général nazi Franz Halder a aussi témoigné au tribunal de Nuremberg que le dirigeant nazi Goering avait admis avoir donné l’ordre de mettre le feu au parlement allemand (le Reichstag) en 1933 et avait accusé à tort les communistes de cet acte criminel.
4. – Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev a admis par écrit que l’Armée rouge soviétique avait bombardé le village russe de Mainila en 1939, tout en accusant la Finlande de cette attaque, et s’en est servi comme prétexte pour lancer la guerre d’hiver contre la Finlande. Le président russe Boris Eltsine a admis que la Russie avait été l’agresseur dans la guerre d’hiver.

 

http://2.bp.blogspot.com/_Ms3fa_oRAfc/S8LgcWPI0BI/AAAAAAAAC7o/g-4LSqXO3nQ/s1600/Katyn.jpg

 

5. – Le parlement russe, l’actuel président russe Poutine et l’ancien dirigeant soviétique Gorbatchev ont tous reconnu que Joseph Staline avait ordonné à sa police secrète d’exécuter 22.000 officiers de l’armée polonaise à Katyn, en 1940, et en a fait porter la faute aux nazis.
6. – Le gouvernement britannique a admis avoir bombardé, entre 1946 et 1948,  cinq bateaux transportant des juifs cherchant à fuir l’holocauste pour se réfugier en Israël et avoir créé un faux groupe appelé Défenseurs de la Palestine arabe, qu’il a accusé d’avoir bombardé ces bateaux. (Voir ici, ici et ici)
7. – Israël a reconnu qu’en 1954 une cellule terroriste israélienne opérant en Égypte avait placé des bombes dans plusieurs bâtiments, dont des bureaux diplomatiques américains, et avait laissé des preuves impliquant les Arabes. (Une des bombes s’est déclenchée prématurément, permettant aux Égyptiens d’identifier les coupables et plusieurs Israéliens impliqués ont avoué.) (Voir ici et ici)

 

http://wikirouge.net/wiki/images/thumb/f/f6/R%C3%A9volutionIranienne.JPG/502px-R%C3%A9volutionIranienne.JPG

 

8. – La CIA a admis qu’elle avait employé des Iraniens dans les années 1950 pour se faire passer pour des communistes cherchant à commettre des attentats, tout cela pour essayer de retourner la population contre le premier ministre élu démocratiquement.
9. – Le premier ministre turc a reconnu que le gouvernement turc avait organisé les attentats de 1955 contre le consulat turc en Grèce, endommageant par la même occasion le lieu de naissance, situé a proximité, du fondateur de la Turquie moderne, tout en faisant porter la responsabilité à la Grèce et justifier les violences anti-grecques.
10. – Le premier ministre britannique a avoué à son secrétaire de la défense que le président américain Dwight Eisenhower et lui avaient approuvé un plan en 1957 pour lancer des attaques sur la Syrie et en reporter la faute sur le gouvernement syrien comme moyen de parvenir à un changement de régime

 

http://www.reopen911.info/News/wp-content/uploads/GladioBologne.jpg

 

11. – Un ancien premier ministre italien, un juge italien et un ancien vhef du contre-espionnage italien ont admis que l’OTAN, avec l’aide du Pentagone et de la CIA, ont organisé des attentats en Italie et d’autres pays européens pour que la population se joigne aux gouvernements dans leur lutte contre le communisme. Comme l’a fait remarquer un participant à ce programme secret : «Vous devez attaquer des civils, des gens, des femmes et des enfants, des innocents et des inconnus totalement éloignés de la sphère politique. La raison en est très simple. Tout cela pour pousser les gens, le peuple italien, à se tourner vers l’État pour demander plus de sécurité.» (Voir aussi ici) (L’Italie et d’autres pays européens avaient déjà rejoint l’OTAN avant que ces attentats ne soient perpétrés.) 
Et regardez cette émission spéciale de la BBC. 
Ils ont aussi exécuté des attentats en France, en Belgique, au Danemark, en Allemagne, en Grèce, en Hollande, en Norvège, au Portugal, au Royaume Uni et encore dans d’autres pays.
Les attentats sous fausse bannière exécutés sous ce programme OTAN/CIA comportent entre autres :
L’assassinat du premier ministre turc (1960)
Des attentats à la bombe au Portugal (1966)
Le massacre de la Piazza Fontana en Italie (1969)
Des attaques terroristes en Turquie (1971)
Les attentats à la bombe de Peteano (1972)
Les fusillades de Brescia en Italie et un attentat à la bombe dans un train (1974)
Des fusillades à Istanbul (1977)
Le massacre d’Atocha à Madrid (1977)
L’enlèvement et le meurtre d’un Premier ministre italien (1978)
Les attentats de la gare de Bologne en Italie (1980)
La fusillade et l’assassinat de 28 passants à Brabant en Belgique (1985)

 

 http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/19551-fidel-win.jpg

 

12. – En 1960, le sénateur américain George Smathers propose que les États Unis lancent "une fausse attaque sur la baie de Guantanamo qui nous donnerait l’excuse pour déclencher une bataille puis d’aller renverser Castro."
13. – Des documents du département d’État montrent que, en 1961, le chef de l’armée et d’autres fonctionnaires de haut niveau discutaient de l’opportunité de faire exploser un consulat en République dominicaine pour avoir le prétexte d’envahir le pays. Le plan ne fut jamais exécuté mais tout ce beau monde l’envisageait comme une sérieuse possibilité.
14. – Comme le gouvernement américain l’a reconnu, des documents de 1962 récemment déclassifiés montrent que le chef des armées a donné son accord à un plan pour faire exploser des avions AMÉRICAINS (sous un plan très élaboré d’échange d’avions) et pour commettre aussi des actes terroristes sur le sol américain, en accuser des Cubains et justifier ainsi une invasion de Cuba. Regardez l’article de ABC, les documents officiels et l’interview par Peter Jennings de l’ancien journaliste d’investigation d’ABC world news.
15. – En 1963, le département de la Défense américain a écrit un mémo poussant à des attaques à l’intérieur de l’Organisation des États d’Amérique, dans des pays comme la Jamaïque ou Trinité et Tobago, pour ensuite en accuser le gouvernement cubain.
16. – Le département de la Défense américain a même été jusqu’à proposer de secrètement payer quelqu’un dans le gouvernement Castro pour attaquer les États-Unis : "La seule solution restante à envisager serait alors de corrompre un des subordonnés militaire de Castro pour qu’il lance une attaque sur Guantanamo."

 

http://www.findingdulcinea.com/docroot/dulcinea/fd_images/news/on-this-day/July-August-08/On-this-Day--False-Claims-of-Attack-Lead-Congress-to-Authorize-Vietnam-War/news/0/image.jpg

 

17. – La NSA a avoué qu’elle avait menti à propos de ce qu’il s’était réellement passé dans le golfe du Tonkin en 1964, manipulant les données pour qu’elles montrent des bateaux vietnamiens tirer sur un navire américain, justifiant ainsi le déclenchement de la guerre du Vietnam.
18. – Un comité d’enquête du Congrès américain a montré que, dans le cours de sa campagne "Cointelpro", le FBI avait utilisé de nombreux provocateurs, des années 1950 jusqu’aux années 1970, pour perpétrer des violences et les utiliser pour faussement accuser des activistes politiques.
19. – Un haut général turc a admis que les forces turques avaient incendié une mosquée à Chypre dans les années 1970 pour en faire porter la responsabilité sur leurs ennemis. Il expliqua : "Au cours de certaines guerres on accuse l’ennemi d’actes de sabotage pour augmenter la résistance populaire. On l’a fait à Chypre, on a même brûlé une mosquée." En réponse à l’air incrédule de son interlocuteur, le général a ajouté "C’est juste un exemple."
20. – Un document déclassifié de la CIA, datant de 1973, a révélé un programme pour entraîner des forces de police et militaires étrangères à la manière de fabriquer des dispositifs piégés, en faisant croire qu’ils les entraînaient seulement à la façon d’enquêter sur les actes terroristes:
Voici le programme :
a. Enseigner aux stagiaires les techniques de base pour utiliser des explosifs de démolition, commerciaux ou militaires, et la manière de les utiliser dans des opérations de terrorisme ou de sabotage industriel.
b. Présenter aux stagiaires le matériel et l’équipement disponibles sur le marché, ceux qui sont susceptible d’être utilisés par des terroristes ou des saboteurs pour fabriquer des explosifs.
c. Familiariser les stagiaires avec les concepts d’analyse de la cible et de planification des opérations utiles à un terroriste ou un saboteur.
d. Présenter aux stagiaires les moyens et techniques concernant les dispositifs piégés avec des travaux pratiques sur des dispositifs déjà fabriqués ou à fabriquer eux même.
Le programme fournit aux stagiaires de bonnes opportunités de familiarisation et d’entrainement en manipulant, préparant et utilisant les diverses charges explosives, agents incendiaires, outils de terrorisme et techniques de sabotage.

 

http://www.levif.be/medias/5232/2679009.jpg

 

21. – Le gouvernement a admis (et ici) qu’en 1978 les services secrets allemands ont fait exploser une bombe contre le mur extérieur d’une prison et placé des outils d’évasion pour qu’un prisonnier, un membre de la Faction armée rouge, puisse s’évader et qu’on lui fasse porter la responsabilité d’un attentat.
22. – Un agent du Mossad a reconnu qu’en 1984 le Mossad avait placé un émetteur radio dans la résidence de Kadhafi à Tripoli pour transmettre de fausses émissions enregistrées par le Mossad, dans le but de faire croire que Kadhafi soutenait le terrorisme.

 


http://img.humanite.fr/sites/default/files/legacy/anc.jpg

 

23. – Le Conseil sud-africain pour la vérité et la réconciliation a trouvé qu’en 1989, le Bureau de coopération civile (une branche secrète des forces de défense sud-africaines) avait proposé à un expert en explosifs de "participer à une opération destinée à discréditer l’ANC en faisant exploser le véhicule de police de l’officier chargé de l’enquête sur le meurtre", faisant ainsi croire que l’ANC était responsable de l’opération.
24. – Un diplomate algérien ainsi que plusieurs officiers de l’armée algérienne ont reconnu que, dans les années 1990, l’armée algérienne massacrait fréquemment des civils et en accusait les militants islamiques. (Voir la vidéo)
25. – Une publication de 1994 de l’armée américaine, les Tactiques techniques et procédures de défense internes pour les Forces spéciales, rééditée en 2004, recommande ouvertement d’employer des terroristes et d’utiliser des opérations sous fausses bannières pour déstabiliser les régimes de gauche en Amérique latine. Des attaques sous fausse bannière ont donc été exécutées en Amérique du sud et d’autres régions du monde dans le cadre de la guerre sale de la CIA. (Voir ici)

 


 

 

http://photos1.blogger.com/blogger/32/643/400/Salvador_wide.3.jpg

 

 

26. – Dans le même genre, un manuel d’opérations psychologiques rédigé par un contractant de la CIA pour le compte des rebelles contras du Nicaragua fait remarquer l’intérêt d’assassiner quelqu’un de son bord pour créer un martyr pour la cause. Le manuel a été authentifié par le gouvernement américain. Le Washington Post, l’AP et d’autre médias ont fait un tel remue-ménage autour de cette affaire que, durant la campagne présidentielle de 1984, le président Reagan, a été confronté à cette question à la télévision nationale:
"En ce moment, nous faisons face à cette extraordinaire histoire de manuel de guérilla de la CIA distribué aux anti-sandinistes que nous soutenons, manuel qui professe non seulement le meurtres de sandinistes, mais aussi l’utilisation de criminels pour tuer des membres de la guérilla que nous soutenons, afin d’en faire des martyrs."
27. – Une équipe indonésienne enquêtant sur les violents pillages qui se sont déroulés en 1998 a déterminé que "des membres de l’armée ont été impliqués dans les pillages, certains dans le but délibéré de les provoquer."

 

 

28. – Des officiers supérieurs du renseignement et de l’armée Russe ont reconnu que le KGB avait, en 1999, fait exploser des appartements occupés par des Russes pour en accuser les Tchétchènes et justifier l’invasion de la Tchétchénie. (Voir ce rapport et cette discussion)
29. – Comme le rapportent la BBC, le New York Times, et l’AP, des officiels de Macédoine ont admis que le gouvernement avait tué de sang-froid sept immigrants innocents et prétendu que c’étaient des soldats d’al-Qaïda qui tentaient de tuer des policiers macédoniens, ceci pour essayer de se joindre à la guerre contre la terreur
30. – Des officiers supérieurs de la police de Gènes, en Italie, ont avoué que, en juillet 2001, au G8 de Gènes, la police avait placé des cocktails Molotov et simulé le poignardage d’un officier de police pour justifier une violente répression contre les manifestants.

 

31. – Les États-Unis ont lancé de fausses accusations contre l’Irak en disant qu’il avait joué un rôle dans les attaques du 11 septembre, comme le montre un mémo du secrétariat à la Défense, et ces accusations ont été la justification principale pour déclencher la guerre contre ce pays. Même après que la Commission sur le 11 septembre n’a reconnu aucune relation entre les deux, Dick Cheney a dit avoir des preuves accablantes de relations entre al-Qaida et le régime de Saddam Hussein, que Cheney avait probablement des informations inaccessibles à la commission du 11 septembre et que les médias ne faisaient pas leur devoir en rapportant de tels liens. Les hauts fonctionnaires américains reconnaissent maintenant que la guerre d’Irak a été lancée pour le pétrole, pas pour le 11 septembre ou les armes de destruction massive. A la suite des déclarations de quelques loups solitaires, de nombreux officiels américains disent maintenant que le 11 septembre a été du terrorisme d’état, mais que ce n’était pas l’Irak qui était derrière les terroristes. (De nombreux officiels ont aussi supposé que le 11 septembre était une opération sous fausse bannière organisée par quelques voyous dans le gouvernement américain, mais une telle affirmation sort du sujet de notre discussion. Le point actuel est que les États-Unis ont accusé l’Irak tout en sachant que l’Irak n’avait rien à voir la dedans.)
32. – Même si le FBI reconnait maintenant que les attaques à l’anthrax ont été lancées par un ou plusieurs scientifiques travaillant pour le gouvernement, un haut dirigeant du FBI a dit que des officiels de la Maison Blanche leur avaient ordonné d’accuser al-Qaida pour ces attaques à l’anthrax (rappelez vous à quoi les lettres ressemblaient). Des officiels du gouvernement confirment aussi que la Maison Blanche avait essayé de lier ces attaques à l’Irak pour justifier un changement de régime dans ce pays.
33. – Selon le Washington Post, la police indonésienne a reconnu que les militaires avaient tué des professeurs américains à Papua en 2002 et accusé le groupe séparatiste papou pour qu’il soit placé sur la liste des organisations terroristes.

 

http://4.bp.blogspot.com/-Qj9KsoNocow/UBlMxGDgS9I/AAAAAAAABk8/CLYsTuVC2Fg/s1600/Bali+bombings+in+2002+with+great+destruction.jpg

 

34. – Le très respecté ancien président indonésien Gus Dur a aussi reconnu que le gouvernement avait probablement joué un rôle dans les attentats de Bali en 2002.
35. – La police gardant le sommet de l’Union européenne de 2003 en Grèce a été filmée en train de donner des cocktails Molotov à un manifestant pacifique.
36. – L’ancien avocat du département de la Justice, John Yoo a suggéré en 2005 que les Américains devraient lancer l’offensive contre al-Qaida en "créant une fausse organisation terroriste. Elle pourrait avoir ses propres sites web, centres de recrutement et d’entrainement et opérations de financement. Elle pourrait lancer de fausses opérations terroristes et se donner le crédit pour les vrais, semant la confusion dans les rangs d’al-Qaida, semant le doute entre ses rangs et remettant en question la validité de ces communications."

 

https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L600xH600/31428_7_salvador8-b993b-7a7e8.jpg

 

37. – Dans le même genre, le professeur John Arquilla de la Naval Postgraduate School, un analyste stratégique réputé pour avoir développé le concept de guerre du net, a poussé les services de renseignement occidentaux à créer de nouveaux pseudo gangs de terroristes comme moyen de perturber les vrais réseaux terroristes. Selon Seymour Hersh, un journaliste ayant été honoré d’un prix Pulitzer, la stratégie des pseudo gangs est déjà utilisée par le Pentagone :
"Selon la nouvelle méthode de Rumsfeld, m’a-t-on-dit, les stratèges militaires américains auront l’autorisation, à l’étranger, de se faire passer pour des hommes d’affaires corrompus cherchant à acheter de la contrebande pouvant être utilisée à la fabrication de systèmes nucléaires. Selon des conseillers du Pentagone, des citoyens locaux pourront être recrutés et envoyés rejoindre des guérillas ou des terroristes…"
"Ces nouvelles règles permettront à la communauté des Forces spéciales de mettre en place ce qu’ils appellent des groupes d’action dans le pays cible et qui pourront être utilisés pour infiltrer et éliminer des organisations terroristes. "Vous souvenez-vous de ces groupes paramilitaires d’extrême droite du Salvador ?", me demanda l’ancien officiel du renseignement, en se référant à ces gangs ayant commis des atrocités au début des années 1990. "Nous les avons créés et financés. L’objectif maintenant est d’embaucher des gens locaux partout où nous en avons besoin. Et nous ne dirons rien au congrès à ce sujet." Un ancien officier militaire, au courant des actions commandos du Pentagone a dit : "Nous allons marcher côte à côte avec les voyous."
38. – En juin 2005, United Press International a publié ce rapport :
"Des officiers des renseignements américains nous ont fait savoir que quelques rebelles en Irak utilisent des pistolets Beretta 92, tous récents mais avec leurs numéros de série non visibles. Ces numéros ne semblent pas avoir été physiquement enlevés. On dirait plutôt qu’ils sont sortis de la chaine de production sans numéro de série. Ce qui indiquerait que ces armes étaient destinées à des groupes de terrain ou des cellules terroristes avec l’accord du gouvernement. Des analystes soupçonnent que ces armes ont été fournies par le Mossad ou la CIA et qu’elles sont utilisées par des agents provocateurs, car les autorités américaines montrent ces attaques de rebelles contres de civils pour délégitimer la résistance."

 

https://fr.rt.com/french/images/2015.10/article/56152cd2c46188eb6f8b4580.JPG

 

39. – En 2005, des soldats israéliens déguisés ont avoué avoir jeté des cailloux sur d’autres soldats israéliens pour pouvoir accuser les Palestiniens et utiliser cette excuse pour réprimer les manifestations pacifiques palestiniennes.
40. – En 2007, la police du Québec a reconnu que les voyous qui portaient des cailloux au milieu d’une manifestation pacifique étaient en réalité des policiers déguisés (voir ca aussi).
41. – En 2008 un manuel sur les opérations spéciales de terrain recommande que l’armée américaine manipule à ses fins des organisations non étatiques telles que groupes paramilitaires, individus, chefs d’entreprises, organisations politiques étrangères, organisations de résistance, expatriés, terroristes transnationaux, terroristes désillusionnés, contrebandiers ou tout autre groupe d’indésirables. Le manuel indique ouvertement que les opérations spéciales américaines peuvent utiliser autant le terrorisme que le contre-terrorisme (mais aussi des activités criminelles transnationales comme le trafic de drogue, d’armes et des transactions financières illégales.)
42. – Aux manifestations du G20 de 2009, à Londres, un membre du parlement britannique a vu des policiers en civil en train d’inciter la foule à la violence.
43. – En 2011, des politiciens égyptiens ont reconnu (ici aussi) que des fonctionnaires avaient pillé les musées de leurs objets de grande valeur et mis cela sur le dos des manifestants pour les discréditer.
44. – Un colonel de l’armée colombienne a avoué que son unité avait tué 57 civils puis leur avait mis des uniformes pour faire croire qu’ils étaient des rebelles tués au combat.

 

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45. – Embrose Evans-Pritchard, le très respecté journaliste du Telegraph, a dit que l’ancien chef des renseignements saoudien, le prince Bandar, avait récemment reconnu que le gouvernement saoudien contrôlait les terroristes tchétchènes.
46. – Des sources américaines de haut niveau ont admis que le gouvernement turc, membre de l’OTAN, avait organisé l’attaque chimique dont on avait accusé le gouvernement syrien. Un membre haut placé du gouvernement turc a reconnu que des plans était prévus pour perpétrer des attaques et accuser le gouvernement syrien de celles-ci.
47. – Le chef de la sécurité ukrainienne a reconnu que les tirs de snipers qui ont déclenché le coup d’État ont été réalisés dans ce but. Des officiels ukrainiens ont précisé que les snipers ukrainiens avaient tiré sur les deux camps afin de provoquer le maximum de désordre.
48. – L’agence d’espionnage britannique a admis (voir ici) qu’elle exécute des cyber attaques sous fausse bannière sur des cibles, piégeant ces cibles en écrivant des propos offensifs ou illégaux… pour ensuite prétendre que ce sont elles qui les ont écrites.
49. – Des soldats américains ont avoué que s’ils tuaient des innocents en Irak ou en Afghanistan, alors ils abandonnaient des armes près des corps pour faire croire qu’ils étaient des militants.

 

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50. – De la même manière, la police piège des innocents pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Cette pratique est si connue que le New York Times écrit en 1981 : "Dans le jargon policier américain, un throwdown est une arme que l’on place intentionnellement près de la victime."
En 1999, Newsweek rapporte :
Perez, un ancien policier de Los Angeles, fut surpris en train de voler huit livres de cocaïne du casier à preuves de la police. Après avoir plaidé coupable, il demanda un allègement de sentence en racontant une étonnante histoire de tentative de meurtre et de throwdown, mot d’argot pour une arme déposée par des policiers pour justifier légalement une fusillade. Perez a dit que son partenaire, l’officier Nino Durden, et lui avaient tué un membre désarmé du Gang de la 18e Rue, puis placé un fusil semi automatique près du suspect inconscient pour déclarer que celui-ci avait essayé de leur tirer dessus.
Wikipedia note:
"Dans le cadre de son allègement de peine, Perez impliqua des dizaines d’officiers de la division antigang, en racontant qu’ils battaient régulièrement les membres des gangs, plaçait des preuves sur les suspects, falsifiaient les rapports et provoquaient eux mêmes des fusillades."
(En aparté, même si ce ne sont techniquement pas des attaques sous fausse bannière, la police a été prise piégeant des innocents par de nombreux autres moyens, aussi)

 

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C’est tellement commun qu’il y a un nom pour cela.

Un ancien officier des renseignements a récemment soutenu que : "La plupart des terroristes sont des terroristes sous fausse bannière ou sont créés par nos propres services de sécurité."
Cela pourrait être une exagération (et, comme on a vu dans les exemples ci-dessus, les États-Unis ne sont pas les seuls à avoir employé cette méthode). 
Le fait est que c’est une stratégie largement utilisée.
Cette forme de tromperie est si commune qu’on lui a donné un nom il y a des centaines d’années.
Le terrorisme sous fausse bannière est défini comme un gouvernement qui attaque son propre peuple, pour reporter l’accusation sur d’autres et justifier la guerre qu’ils vont leur faire.
Ou, comme le définit Wikipédia :
"Une opération sous fausse bannière est une opération secrète conduite par des gouvernements, des corporations ou autres organisations, qui est planifiée pour faire croire qu’elle a été perpétrée par une autre entité. Le terme vient du concept militaire d’utiliser un faux drapeau, c’est à dire utiliser un drapeau d’un pays qui n’est pas le sien. Les opérations sous fausse bannière ne se limitent pas aux temps de guerre ou de contre-révolution et ont aussi été utilisée en temps de paix, par exemple durant la stratégie de la tension en Italie." (NdT : Voir exemple n° 11)
Le mot vient de l’époque des bateaux en bois, lorsqu’un bateau hissait le pavillon de son ennemi avant de l’attaquer. De cette inversion de bannière vient le terme attaque sous fausse bannière.
En fait, ce concept est si bien accepté que les règles d’engagement naval, aérien ou terrestre interdisent toutes les attaques sous fausse bannière. Plus précisément, les règles d’engagement statuent qu’une force militaire peut porter le drapeau de l’ennemi, imiter leurs insignes ou en porter les vêtements… mais que la ruse doit être révélée avant l’attaque.
Pourquoi les règles d’engagement sont elles si spécifiques? Surement parce que les nations ont utilisé les attaques sous fausse bannière depuis des siècles. Et les règles de guerre ont au moins essayé que les attaques sous fausses bannière ne soient pas utilisées comme justificatif au déclenchement d’une guerre.
En d’autres mots, ces règles d’engagement montrent que les attaques sous fausse bannière sont des tactiques récurrentes.

 

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Tout au long de l’histoire les dirigeants ont reconnu le danger d’une attaque sous fausse bannière :

"Le terrorisme est la meilleure arme politique car rien ne permet de mieux diriger les gens que la peur d’une mort soudaine." – Adolf Hitler

"Bien sur que le peuple ne veut pas la guerre… Mais, après tout, c’est aux dirigeants d’un pays d’en choisir la politique, et c’est assez simple d’y rattacher les gens, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, une régime parlementaire ou une dictature communiste… Avec ou sans voix, le peuple peut toujours être amené à suivre la volonté des dirigeants, C’est facile. Tout ce qu’il y a à faire, c’est de leur dire qu’ils sont attaqués, dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme et exposer le pays à un danger. Cela marche de la même façon dans tous les pays." – Hermann Goering
 
"La manière la plus simple de contrôler le peuple est de perpétuer des actes de terreur. Le peuple réclamera de telles lois si sa sécurité est mise en jeu." – Joseph Staline

Allez-vous rester silencieux alors que votre gouvernement utilise les méthodes d’Hitler, de Goering ou de Staline ? 
Ou allez-vous répandre le message et montrer aux autres cette pièce manquante cruciale du puzzle de l’histoire… 
Le terrorisme sous fausse bannière.
Tyler Durden.

 

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Note du traducteur

A la lecture de ce florilège d’attaque sous fausse bannière, même de la part de nos États démocratiques modernes, on peut se demander : qui est le plus naïf ?
Celui qui pense que nos États démocratiques ne feraient jamais une telle chose que de comploter contre son propre peuple ou celui qui pense qu’ils en sont encore tout a fait capable ?
Les exemples 11, 12, 13 montrent que les complots sont encore largement fomentés par des groupes étatiques (CIA, OTAN, MOSSAD, MI6) à l’intérieur de nos États démocratiques et modernes. Il apparait de plus en plus clairement que notre système démocratique ne nous met pas à l’abri de ce genre de crapuleries d’État.
L’exemple 14 nous évoque immédiatement le 11 septembre 2001.
Quant aux exemples 36, 37,38 et 39, ils nous évoquent eux le marketing internet d’al-Qaida, à l’époque de Ben Laden et celui de l’EI maintenant. 
Marketing dont le but de détruire l’image de l’islam aux yeux de la population est si évident que l’on se demande à qui profite le crime. 
Sûrement pas aux musulmans, en tous cas. 
Mais plutôt à ceux qui veulent y déclencher des guerres pour s’accaparer du pétrole, à ceux qui voudraient valider le fait de pouvoir coloniser des terroristes, ou à ceux qui veulent y imposer leur puissance pour pouvoir mieux rester sur un trône que la majorité de la population de la région considère illégitime.

 

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Mais alors pourquoi notre presse soi-disant libre réfute-elle aussi vivement toute possibilité de complot étatique ? Aurait-elle perdu sa mémoire historique ? 
Ou ne serait-elle pas si libre qu’elle le prétend ? 
En tous cas, cette attitude la discrédite grandement et explique en partie son rejet par un lectorat qui sent que, depuis un moment, on le mène en bateau.
Mais alors pourquoi de nombreux intellectuels ferment-ils ainsi les yeux sur ce sujet ? 
Parce que dans tout milieu universitaire, il existe une pensée dominante, plus ou moins totalitaire, et que ceux qui veulent s’en échapper risquent d’être rejetés par leurs pairs. 
Cela donne donc, par exemple, un article de sociologie où seule la thèse affirmant que les adeptes de la théorie du complot sont des crédules qui se veulent importants est présentée, l’antithèse n’est même pas envisagée. 
Dans un magazine intellectuel dont l’approche se prétend scientifique, cela en dit long sur la pression qu’ils subissent contre cette vision des choses.
Un des moyens les plus sûrs de faire acte pacifique et d’éviter d’autres guerres est donc de prendre conscience que nos gouvernements continuent de comploter contre leurs peuples pour les pousser à accepter des guerres, à s’entretuer, tout cela sous la pression des profiteurs de la mort et autres marchands d’armes et reconstructeurs, parce qu’une bonne guerre rétablit la croissance. 
L’esprit de nos politiciens n’a donc pas évolué d’un iota depuis les précédentes guerres mondiales.
Et l’esprit du peuple ?
Traduit par Wayan, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone
 
Pour approfondir le sujet et préparer son argumentaire de débats
http://www.911truth.org/ : Tous savoir sur le 11 septembre, site des plus sérieux, en anglais
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article104 : L’invention de la théorie du complot ou les aveux de la sociologie libérale. Comprendre et démonter les arguments anti-complotistes.
Source : https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/04/
En savoir plus sur : http://lesmoutonsenrages.fr/2017/04/12/les-fausses-bannieres-dans-lhistoire-moderne/
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 13:14
Non, il ne s’agit pas d’une blague… le lien pointe vers la base d’archivage officielle du FBI (vault.fbi.gov) et est assez récent : tout le monde peut vérifier sur le site du FBI et lire les documents déclassifiés suivants en PDF.
En savoir plus sur https://www.onsaitcequonveutquonsache.com/documents-declassifies-du-fbi-hitler-nest-pas-mort-en-45-il-a-fui-vers-largentine/#ljW2PiBsrVsT6slH.99
Documents déclassifiés du FBI : ÉNORMES Mensonges sur la mort d’Adolf Hitler
Aveu stupéfiant du FBI : Hitler n’est pas mort en 45, il a fui vers l’Argentine.

Au nez et à la barbe de tous, Hitler s’est enfui vers l’Argentine et tous les détails sont disponibles sur le site du FBI (lien vers les documents d’archive).

 

De nouveaux documents déclassifiés du FBI prouvent que le gouvernement savait qu’Hitler était bel et bien vivant dans la Cordillère des Andes bien après la Seconde Mondiale.

Le 30 avril 1945, Adolf Hitler se suicide dans un son bunker souterrain. Son corps sera découvert plus tard et identifié par les Soviétiques avant d’être rapatrié dans l’urgence en . Est-il vraiment possible que les Soviétiques nous aient menti tout ce temps, et que l’histoire ait été volontairement réécrite ?

Personne ne le croyait jusqu’à la publication des documents du FBI. Il semble possible que l’homme le plus détesté de l’histoire moderne ait échappé à la guerre qui déchirait l’Allemagne pour vivre une vie bucolique et paisible dans les magnifiques contreforts de la Cordillère des Andes.

La communauté du renseignement savait.


 

Des documents du FBI récemment déclassifiés montrent non seulement que le suicide d’Hitler et d’Eva Braun était truqué, mais que le couple tristement célèbre aurait reçu l’aide du Directeur de l’Office des Services Stratégiques (OSS – prédécesseur de la CIA) Allan Dulles lui-même.

Dans un document du FBI de Los Angeles, il est révélé que l’Agence était bien consciente d’un mystérieux sous-marin avait fait route vers la côte argentine pour y déposer des hauts responsables nazis. Ce qui est encore plus étonnant est le fait que le FBI savait qu’Hitler vivait en fait dans les contreforts de la Cordillère des Andes.
 

 

Qui est le mystérieux informateur ?

 

Dans une lettre au bureau datée du mois d’aout 1945, un informateur non identifié a accepté d’échanger des informations pour l’asile politique. Ce qu’il a révélé aux agents est édifiant.
L’informateur savait non seulement qu’Hitler était en Argentine, mais il était de plus l’un des quatre hommes ayant croisé la route du sous-marin allemand. Apparemment, deux sous-marins avaient débarqué sur la côte argentine ; Hitler et Eva Braun étaient à bord du second.
 

Le gouvernement argentin a non seulement accueilli l’ancien dictateur allemand mais l’a aussi aidé dans sa cache. L’informateur a donné des indications détaillées sur les villages que Hitler et son groupe avaient traversés ainsi que des détails physiques crédibles concernant Hitler.

Alors que, pour des raisons évidentes, l’informateur n’a jamais été nommé dans les papiers du FBI, son témoignage a été suffisamment crédible pour être avalisé par certains agents.

 

Le FBI a tenté de dissimuler les allées et venues d’Hitler.

 

Même avec une description physique détaillée et ces indications, le FBI n’a pas donné suite à ces nouvelles pistes. Et personne n’a enquêté même avec les preuves replaçant le sous-marin allemand U-530 ainsi que de nombreux récits de témoins oculaires autour des responsables allemands déposés sur la côte argentine.
 

Encore plus de preuves ont été trouvées :

 

En outre des documents du FBI détaillant le récit d’un témoin oculaire des allées et venues en Argentine, de nouvelles preuves sont mises en lumière aidant à prouver que Adolf Hitler et Eva Braun ne sont pas morts dans le bunker.

En 1945, l’attaché naval à Buenos Aires a informé Washington qu’il y avait une forte probabilité qu’Hitler et Eva Braun soient parvenus jusqu’à l’Argentine. Cela coincide avec les observations du sous-marin U-530. Des preuves supplémentaires, sous la forme d’un article de journal, détaillent la construction d’un manoir de style bavarois dans les contreforts de la Cordillère des Andes.

D’autres preuves, sous la forme du témoignage de l’architecte de la nouvelle maison d’Hitler Alejandro Bustillo, montrent qu’elle a été financée par de riches immigrants allemands.
 

Des preuves irréfutables qu’Hitler s’est échappé.

 

La preuve la plus confondante qu’Hitler ait survécu la chute de l’Allemagne réside peut-être en Russie. Du fait de l’occupation soviétique de l’Allemagne, les restes supposé d’Hitler furent promptement dissimulés et envoyés en Russie pour ne jamais être revus. Cela jusqu’en 2009 quand un archéologue de l’état du Connecticut, Nicholas Belladone, a été autorisé à pratiquer un test d’ADN sur un des fragments de crâne récupérés.
 

Ce qu’il a découvert a déclenché une réaction en chaine à travers les communautés du renseignement et des scientifiques. Non seulement l’ADN ne correspondait à aucun des échantillons supposés d’Hitler, ils ne correspondaient pas non plus l’ADN connu d’Eva Braun. Donc la question est : qu’est-ce que les soviétiques ont découvert dans le bunker et où est Hitler ?

 

Même l’ancien Général et Président Dwight D. Eisenhower a écrit à Washington.

 

Le General Eisenhower n’était pas le seul à être préoccupé par la disparition totale d’Hitler ; Staline avait lui aussi manifesté les siennes. En 1945, le journal Stars and Stripes a cité le Général Eisenhower comme étant possible et réel le fait qu’Hitler puisse vivre en toute sécurité et confortablement en Argentine.
 

Est-ce possible ?

 

Avec tous les nouveaux éléments de preuves mis en lumière, il est possible et même probable que non seulement Hitler se soit échappé de l’Allemagne mais qu’il ait reçu l’aide de la communauté internationale du renseignement. Les documents publiés par le FBI prouvent qu’ils étaient au courant de la présence d’Hitler en Argentine et qu’ils ont aidé à sa dissimulation.
 

Ce ne serait pas la première fois que l’OSS aide un haut responsable Nazi pour échapper au châtiment et à la capture. Regardez l’histoire d’Adolf Eichmann qui a été retrouvé en Argentine dans les années 60.

Est-ce qu’Hitler s’est enfui en Argentine ? La réponse semble être « oui ».


 
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 11:14
Japonais à Pearl Harbor : des condoléances mais pas d’excuses

Certes, je n’attendais pas d’excuses du premier ministre japonais pour la lâche attaque de Pearl Harbor, qui fit 2400 morts parmi les soldats américains, sans la moindre déclaration de guerre préalable, le 7 décembre 1941 ( “jour marqué du sceau de l’infamie”  dira Franklin D. Roosevelt).

L’agression japonaise, symbole de la fourberie et de la perfidie les plus machiavéliques qui soient, restera à jamais une tache indélébile dans l’histoire du Japon. La marque du déshonneur, véritable insulte au code moral légendaire des Samouraïs.

21 navires et 328 avions de combat furent détruits en deux heures par un raid aérien de 400 chasseurs et bombardiers japonais,  partis de 6 porte-avions en deux vagues successives.

En quelques décennies, le Japon a réussi l’exploit de se débarrasser du rôle d’agresseur de Pearl-Harbor  pour endosser l’habit de victime d’Hiroshima !

Depuis les années 30, l’armée impériale japonaise s’est pourtant illustrée par sa sauvagerie et ses atrocités, qui n’ont rien à envier à la barbarie nazie.

En matière de férocité envers les vaincus, les hordes de Gengis-Khan n’ont pas fait pire.

Aucun responsable japonais ne s’est excusé officiellement et par écrit, de la cruauté bestiale dont ont fait preuve les soldats de l’empire japonais à travers toute l’Asie jusqu’en 1945.

Aucune excuse pour le massacre de Nankin en 1937, qui fit 200000 victimes.

Des milliers de soldats chinois désarmés exécutés, 80000 Chinoises violées.

Certains négationnistes japonais nient la réalité de cet épisode barbare, alors que depuis 2014, la Chine rappelle ce massacre par une journée commémorative.

Aucune excuse pour les centaines de milliers d’esclaves sexuelles, enrôlées de force pour devenir les “femmes de réconfort” des soldats de l’armée impériale.

Coréennes, Philippines, Malaisiennes, Chinoises, ont subi cette ignominie sans nom.

De 1905 à 1945, l’armée impériale a géré des milliers de maisons closes à travers son empire.

Aucune excuse pour les horribles souffrances vécues par les cobayes humains, au cours des expériences pratiquées par des médecins barbares, au sein de l’Unité 731, véritable laboratoire de l’épouvante et de l’inhumanité créé en 1932 !

Vivisections sans anesthésie, inoculation de virus, peste typhus, choléra, amputations pour étudier la gangrène etc.  etc.. Il aura fallu attendre 2002, donc 70 ans après sa création, pour que les autorités japonaises reconnaissent enfin l’existence de cette unité criminelle.

Aucune excuse pour les traitements inhumains  infligés aux prisonniers, tortures, famines ou décapitations en série. Malheur aux vaincus !

Les Allemands ont tué six millions de Juifs et 20 millions de Russes, les Japonais ont massacré pas moins de 30 millions de Philippins, Malais, Vietnamiens, Cambodgiens, Indonésiens et Birmans. Qui en parle ?

Un prisonnier aux mains des Occidentaux avait un risque de mortalité de 4%.

Un prisonnier aux mains des Japonais avait un risque de mortalité de 30%.

Aucune excuse pour la colonisation de l’Asie depuis les années 30.

La repentance est un mot inconnu au Japon.

Rappelons aussi que le peuple japonais a toujours applaudi aux conquêtes de son armée et qu’en 1945, acculé par les forces américaines, il s’apprêtait à repousser l’invasion, l’empereur et ses généraux ayant rejeté  l’ultimatum de Postdam.

Par conséquent, ceux qui accusent aujourd’hui les Américains de crime contre l’humanité à Hiroshima et Nagasaki, oublient qui fut l’agresseur et qui refusa de capituler sans condition.

Ce n’est pas de gaité de cœur que Truman ordonna le feu nucléaire sur le Japon.

Mais un débarquement et la conquête du pays, défendu par un peuple fanatisé à l’extrême, aurait coûté la vie à 500000 GI’s.

Un prix trop lourd pour le peuple américain, lassé par 4 années de guerre sur deux fronts simultanés, en Europe et dans le Pacifique.

La première bombe, “Little Boy”, fut larguée d’un B29 et raya Hiroshima de la carte le 6 août 1945.

La deuxième, “Fat Man”, rasa totalement Nagasaki le 9 août 1945.

Car après la destruction d’Hiroshima, l’empereur et son état-major rejetèrent le second ultimatum, qui exigeait une reddition sans condition.

Voici le message que les Américains avaient diffusé au peuple japonais :

” L’ATTENTION DU PEUPLE JAPONAIS “

“L’Amérique demande que vous prêtiez immédiatement attention à ce que vous allez lire sur cette feuille.

Nous sommes en possession de l’explosif le plus destructeur jamais conçu par l’homme. Une seule de nos bombes atomiques, que nous avons récemment développées, est équivalente à la puissance explosive de 2 000 B-29 lors d’une seule mission……”

Hélas, dirigé par des généraux jusqu’au-boutistes, le Japon s’entêta… ne cédant qu’après Nagasaki.

Le 2 septembre 1945, le général Mac Arthur recevait la capitulation sans condition du Japon.

Une guerre se terminait, et l’ère atomique commençait…

Jacques Guillemain

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 22:51
Il est temps de rappeler quelques vérités sur les Croisades

Ce qu’écrit dans son Itinéraire de Paris à Jérusalem* (si vous ne l’avez pas lu, il coûte 0,99c en format sans matière), un certain Chateaubriand sur les Croisades va bien au delà d’une remise à zéro des compteurs et une réhabilitation de sa légitimité.

 

Le récit rend à l’islam ses vrais titres : sa monstruosité, sa cruauté, ses crimes, sa barbarie, enterrés par les islamo-fascistes sous des « c’est pas ça l’islam » qui lui offrent une absolution impardonnable.

Attention, le texte décoiffe. Les atrocités, les massacres, l’esclavage, les décapitations, la sauvagerie de l’Etat islamique est le reflet à l’identique des exactions historiques de cette religion barbare. Tout ce dont l’islam est coupable existait déjà l’identique, et était décrit en 1811 par Chateaubriand.

=o=o=o=o=o=o

 

Les écrivains du dix-huitième siècle se sont plus à représenter les croisades sous un jour odieux. J’ai réclamé un des premiers contre cette ignorance ou injustice.

Les croisades ne furent pas des folies, comme on affectait de les appeler, ni dans leur principe, ni dans leur résultat.

Les Chrétiens n’étaient point les agresseurs.

Si les sujets d’Omar, partis de Jérusalem, après avoir fait le tour de l’Afrique, fondirent sur la Sicile, sur l’Espagne, sur la France même, où Charles Martel les extermina, pourquoi des sujets de Philippe Ier, sortis de la France, n’auraient-ils pas faits le tour de l’Asie pour se venger des descendants d’Omar jusque dans Jérusalem ? C’est un grand spectacle sans doute que ces deux armées de l’Europe et de l’Asie, marchant en sens contraire autour de la Méditerranée, et venant, chacune sous la bannière de sa religion, attaquer Mahomet et Jésus-Christ au milieu de leurs adorateurs.

N’apercevoir dans les Croisades que des pèlerins armés qui courent délivrer un tombeau en Palestine, c’est montrer une vue très bornée en histoire.

L’esprit du Mahométisme est la persécution et la conquête ; l’Evangile au contraire ne prêche que la tolérance et la paix

 

Il s’agissait, non seulement de la délivrance de ce Tombeau sacré, mais encore de savoir qui devait l’emporter sur la terre, ou d’un culte ennemi de la civilisation, favorable par système à l’ignorance, au despotisme, à l’esclavage, ou d’un culte qui a fait revivre chez les modernes le génie de la docte antiquité, et aboli la servitude ?

Il suffit de lire le discours du pape Urbain II au concile de Clermont, pour se convaincre que les chefs de ces entreprises guerrières n’avaient pas les petites idées qu’on leur suppose, et qu’ils pensaient à sauver le monde d’une inondation de nouveaux Barbares.

L’esprit du Mahométisme est la persécution et la conquête ; l’Evangile au contraire ne prêche que la tolérance et la paix.

Aussi les chrétiens supportèrent-ils pendant sept cent soixante-quatre ans tous les maux que le fanatisme des Sarrasins leur voulut faire souffrir ; ils tâchèrent seulement d’intéresser en leur faveur Charlemagne ; mais ni les Espagnes soumises, ni la Grèce et les deux Siciles ravagées, ni l’Afrique entière tombée dans les fers, ne purent déterminer, pendant près de huit siècles, les Chrétiens à prendre les armes.

Si enfin les cris de tant de victimes égorgées en Orient, si les progrès des Barbares déjà aux portes de Constantinople, réveillèrent la Chrétienté, et la firent courir à sa propre défense, qui oserait dire que la cause des Guerres Sacrées fut injuste ?

Auraient-ils donc voulu voir régner parmi nous une religion qui se fait un mérite de fouler aux pieds les hommes

 

Où en serions-nous, si nos pères n’eussent repoussé la force par la force ?

Que l’on contemple la Grèce, et l’on verra ce que devient un peuple sous le joug des Musulmans.

Ceux qui s’applaudissent tant aujourd’hui du progrès des Lumières, auraient-ils donc voulu voir régner parmi nous une religion qui a brûlé la bibliothèque d’Alexandrie, qui se fait un mérite de fouler aux pieds les hommes, et de mépriser souverainement les lettres et les arts ?

Les Croisades, en affaiblissant les hordes mahométanes aux portes mêmes de l’Asie, nous ont empêchés de devenir la proie des Turcs et des Arabes.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 07:53
Interview de NIKOLA TESLA pour la revue "Immortality" en 1899

Tout est Lumière. Dans l’un de ses rayons se trouve le destin des nations. Chaque nation a son propre rayon dans cette grande fontaine de lumière que nous percevons comme le soleil. Et rappelez-vous qu’il n’y a aucun homme qui ait existé et qui ne soit mort !
JOURNALISTE : M. Tesla, vous avez remporté la gloire de l’homme qui s’est intéressé aux processus cosmiques. Qui êtes-vous, monsieur Tesla ?
TESLA : La question est juste, M. Smith, et je vais essayer de vous donner la réponse juste.
JOURNALISTE : On dit que vous venez de la Croatie, de la zone appelée Lika, où les arbres, les roches et le ciel étoilé grandissent à côté des gens. On dit que votre village natal porte le nom des fleurs de la montagne, et que la maison dans laquelle vous êtes né se trouve à côté de la forêt et de l’église.
TESLA : Tout ce que vous dites est vrai. Je suis fier de mon origine serbe et de ma patrie croate.
JOURNALISTE : Les futuristes disent que le XXème et le XXIème siècles sont nés dans la tête de Nikola Tesla. Ils célèbrent le champ magnétique rotatif et chantent des hymnes au moteur à induction. 

Son créateur fut appelé "le chasseur qui attrapa la lumière dans ses filets depuis les profondeurs de la terre", et "le guerrier qui captura le feu du ciel".
On dit qu’il est le père du courant alternatif et que vous ferez que la Physique et la Chimie dominent la moitié du monde. L’industrie le proclamera comme son saint suprême, un banquier pour les plus grands bienfaiteurs. Dans le laboratoire de Nikola Tesla, on a brisé un atome pour la première fois. On a créé une arme qui produit des vibrations sismiques. Là, on découvrit des rayons cosmiques noirs.
Cinq races lui adresseront des prières dans le temple du futur, parce qu’il leur a enseigné un grand secret : on peut arroser les éléments d’Empédocle avec les forces de vie des éthers.

TESLA : Oui, voilà quelques-unes de mes découvertes les plus importantes. Malgré cela, je suis un homme vaincu. Je n’ai pas atteint le plus grand de mes objectifs. 

JOURNALISTE : Quel est-il, M. Tesla ?
TESLA : Je voulais illuminer toute la Terre. Il y a suffisamment d’électricité pour créer un deuxième soleil.
La Lumière apparaîtrait autour de l’Équateur, comme un anneau autour de Saturne. L’humanité n’est pas prête pour la grandeur et le bien.
À Colorado Springs, j’ai imprégné la terre d’électricité. Nous pouvons aussi arroser les autres énergies, comme l’énergie mentale positive. Elles sont dans la musique de Bach ou de Mozart, ou dans les vers de grands poètes. À l’intérieur de la Terre se trouvent les énergies de la Joie, de la Paix et de l’Amour, qui s’expriment par exemple au travers d’une fleur qui pousse sur la Terre, de la nourriture que nous lui soutirons et tout ce qui fait de la Terre le foyer de l’homme.
J’ai passé des années à chercher le moyen d’influencer les gens avec cette énergie. La beauté et le parfum des roses peuvent être utilisés comme médicament et les rayons du soleil comme nourriture. La vie a un nombre infini de formes et la tâche des scientifiques consiste à les trouver dans toutes les formes de la matière.
Trois choses sont essentielles là-dessus. Je ne fais que les chercher. Je sais que je ne les trouverai pas, mais je ne perdrai pas espoir. 



 

 

 


JOURNALISTE : Quelles sont ces choses ?
TESLA : La nourriture est un problème. Quelle énergie, stellaire ou terrestre, peut alimenter les affamés de la Terre ? Avec quel vin peut-on arroser toute la soif pour que les personnes puissent animer leur cœur et comprendre qu’ils sont des dieux ?
L’autre chose est de détruire la puissance du mal et la souffrance par laquelle passe la vie de l’homme ! Parfois, il y a comme une épidémie dans les profondeurs de l’espace. Dans ce siècle, la maladie s’est étendue de la Terre jusqu’à l’Univers.
La troisième chose est : y a-t-il un excès de lumière dans l’Univers ? J’ai découvert une étoile qui pourrait disparaître, selon les lois astronomiques et mathématiques, et malgré cela, rien ne changerait. Cette étoile est dans cette galaxie. Sa lumière peut se diffuser à une telle densité, qu’elle tiendrait dans une sphère plus petite qu’une pomme et serait en même temps plus lourde que notre Système Solaire.
Les religions et les philosophies enseignent que l’homme peut arriver à être le Christ, Bouddha, et Zarathoustra. Ce que j’essaie de démontrer est révolutionnaire et presque inaccessible. C’est ce qu’il faut faire dans l’univers pour que chaque être naisse comme Christ, Bouddha ou Zarathoustra.
Je sais que la gravité est contraire à tout ce qui doit voler et mon intention n’est pas de faire des dispositifs de vol (avions ou missiles), mais d’enseigner à l’individu à récupérer la conscience de ses propres ailes…
En plus, je suis en train d’essayer d’éveiller l’énergie contenue dans l’air. Il y a des sources d’énergie principales. Ce que l’on considère comme étant de l’espace vide n’est qu’une manifestation de la matière qui n’est pas éveillée.
Il n’y a pas d’espace vide sur cette planète, ni dans l’Univers…Les trous noirs, dont parlent les astronomes, sont les plus puissantes sources d’énergie et de vie.
JOURNALISTE : À la fenêtre de votre chambre de l’hôtel Waldorf-Astoria au trente-troisième étage, chaque matin viennent les oiseaux.
TESLA : Un homme doit être sensible aux oiseaux. C’est à cause de leurs ailes. L’être humain en avait autrefois, réelles et visibles.
JOURNALISTE : Vous n’avez pas cessé de voler depuis ces jours lointains à Smiljan !
TESLA : Je voulais voler depuis le toit et je suis tombé. Les calculs des enfants peuvent être faux. Rappelez-vous que les ailes de la jeunesse veulent tout avoir dans la vie !
JOURNALISTE : Avez-vous déjà été marié ? On ne sait pas si vous avez de l’affection pour l’amour ou pour une femme. Les photos de votre jeunesse montrent que vous étiez un homme attractif.
TESLA : Non, jamais. Il y a deux points de vue : ou bien on a beaucoup d’affection ou pas du tout. La voie du milieu sert pour rajeunir la race humaine. Pour certains hommes, les femmes nourrissent et fortifient leur vitalité et leur esprit. Chez d’autres personnes, être seul produit le même effet. J’ai choisi ce deuxième chemin. 



JOURNALISTE : Vos admirateurs se plaignent du fait que vous attaquez la relativité. Votre affirmation selon laquelle la matière n’a pas d’énergie est étrange. Tout est imbibé d’énergie, où est-elle ?
TESLA : Il y eut d’abord l’énergie et ensuite la matière.
JOURNALISTE : M. Tesla, c’est comme quand vous avez dit que vous êtes né de votre père et non de vous.
TESLA : Exactement ! Que se passe-t-il avec la naissance de l’Univers ? La matière est créée à partir de l’énergie originelle et éternelle que nous connaissons comme la lumière. Elle brillait et les étoiles, les planètes, l’homme et tout ce qu’il y a sur la Terre et dans l’Univers apparurent peu à peu.
La matière est une expression des formes infinies de la lumière, parce que l’énergie est plus vieille qu’elle.
Il y a quatre lois de la Création.
La première est que le mental ne peut pas concevoir ou mesurer mathématiquement la source de tout le plan déconcertant et obscur. Dans ce plan s’intègre tout l’Univers.
La deuxième loi réside dans l’obscurité expansive, qui est la véritable nature de la lumière, depuis l’inexplicable et qui est transformée en lumière.
La troisième loi est la nécessité de la lumière de devenir une matière de la lumière.
La quatrième loi est : il n’y a ni début ni fin ; les trois lois précédentes ont toujours lieu et la Création est éternelle.

JOURNALISTE : Dans l’hostilité à la Théorie de la Relativité, vous en arrivez même à donner des conférences contre son créateur les jours de ses anniversaires…
TESLA : Rappelez-vous : ce n’est pas l’espace qui se courbe, mais le mental humain qui ne peut pas comprendre l’infini et l’éternité !
Si la relativité était bien comprise par son créateur, il gagnerait l’immortalité, même encore physiquement, si cela était son désir.
Je fais partie d’une lumière qui est la musique. La lumière remplit mes six sens : je la vois, l’entends, la palpe, la sens, la touche et la pense. Penser à elle est mon sixième sens. Les particules de lumière sont des notes écrites. Un rayon peut être une sonate entière. Mille boules d’éclairs sont un concert. Pour ce concert, j’ai créé une boule d’éclairs qu’on peut entendre sur les pics gelés de l’Himalaya.
À propos de Pythagore et les mathématiques, un scientifique ne peut et ne doit pas les enfreindre. Les nombres et les équations sont des signes qui marquent la musique des sphères. Si Einstein avait écouté ces sons, il n’aurait pas créé la Théorie de la Relativité. Ces sons sont des messages dirigés au mental sur le fait que la vie a un sens, que l’Univers existe en parfaite harmonie et sa beauté est la cause et l’effet de la Création. Cette musique est le cycle éternel des cieux stellaires. L’étoile la plus petite a complété la composition et fait aussi partie de la symphonie céleste. Les battements du cœur de l’homme font partie de la symphonie de la Terre.
Newton apprit que le secret se trouve dans la disposition géométrique et le mouvement des corps célestes. Il reconnut que la loi suprême de l’harmonie existe dans l’Univers. L’espace courbe est le chaos, le chaos n’est pas la musique. Einstein est le messager de l’époque du bruit et de la furie.

JOURNALISTE : M. Tesla : Entendez-vous cette musique ?
TESLA : Je l’entends tout le temps. Mon ouïe spirituelle est aussi grande que le ciel que nous voyons au-dessus de nous. J’ai augmenté mon ouïe naturelle avec le radar.
Selon la Théorie de la Relativité, deux lignes parallèles se donneront rendez-vous dans l’infini. C’est pour cela que la courbure de l’espace d’Einstein se redressera.
Une fois créé, le son dure pour toujours. Il peut disparaître pour un homme, mais il continue à exister dans le silence qui est le plus grand pouvoir de l’homme. Non, je n’ai rien contre M. Einstein. C’est une personne très aimable et il a fait beaucoup de bonnes choses, certaines d’entre elles feront partie de la musique. Je vais lui écrire et essayer de lui expliquer que l’éther existe et que ses particules sont celles qui maintiennent l’Univers en harmonie et la vie dans l’éternité.

JOURNALISTE : Dites-moi, s’il-vous plaît, quelles conditions un Ange réunit-t-il sur la Terre ?
TESLA : J’en dénombre dix. Maintenez un bon enregistrement, et attentif.
JOURNALISTE : Je vais documenter toutes vos paroles, cher M. Tesla.
TESLA : Le premier prérequis est une haute conscience de sa mission et du travail à faire. Il doit, même si ce n’est que vaguement, exister dans les premiers jours.
Ne soyons pas faussement modestes : le chêne sait qu’il est un chêne ; un arbuste, à son côté, sait qu’il est un arbuste. Quand j’avais douze ans, j’étais sûr que j’arriverais aux chutes du Niagara. Je savais dès mon enfance que j’atteindrais la plupart de mes découvertes, même si ce n’était pas bien clair…La deuxième condition à réunir est la détermination. Tout ce que j’ai pu, je l’ai terminé.

JOURNALISTE : Quelle est la troisième condition de l’ajustement, M. Tesla ?  

TESLA : L’orientation de toutes les énergies vitales et spirituelles en œuvre. Par conséquent, la purifiation des nombreux effets et nécessités que l’homme a. Je n’ai donc rien perdu, j’ai seulement gagné. Je profite ainsi de chaque jour et de chaque nuit.
Prenez note : Nikola Tesla fut un homme heureux…Le quatrième prérequis est d’ajuster l’assemblage physique avec un travail.

JOURNALISTE : Que voulez-vous dire, M. Tesla ?
TESLA : Premièrement, le maintien de l’assemblage. Le corps de l’homme est une machine parfaite. Je connais mon circuit et ce qui est bon pour lui. Des aliments que presque tout le monde mange sont pour moi nocifs et dangereux. Parfois, je visualise les cuisiniers du monde tous en train de conspirer contre moi… Touchez ma main.
JOURNALISTE : Elle est froide.
TESLA : Oui. Le torrent sanguin peut être contrôlé, et beaucoup de processus à l’intérieur et autour de nous. Pourquoi avez-vous peur, jeune homme ?
JOURNALISTE : Mark Twain a écrit L’étranger mystérieux, un livre merveilleux sur Satan, inspiré par vous.
TESLA : Le mot "Lucifer" est plus enchanteur. Mark Twain aime blaguer. Quand j’étais enfant, j’ai une fois été guéri en lisant ses livres. Quand nous nous sommes rencontrés ici et je le lui ai dit, il était si ému qu’il a pleuré. On est devenus amis et il venait souvent à mon laboratoire. Une fois, il m’a demandé de lui montrer une machine qui, par sa vibration, provoque un sentiment de joie. C’était l’une de ces inventions pour se divertir, ce que j’aime faire parfois. J’ai prévenu M. Twain de ne pas rester sous ces vibrations. Il ne m’a pas écouté et il demeura plus longtemps. Il se transforma en une fusée agrippant ses pantalons et il entra dans une salle. C’était diaboliquement amusant, mais je suis resté sérieux.
Mais, pour ajuster le circuit physique, en plus des aliments, le sommeil est très important. Après un travail long et épuisant, qui requiert un effort surhumain, je serais complètement rétabli après une heure de sommeil. J’ai acquis l’habileté d’administrer le sommeil, m’endormir et me réveiller au moment désigné.
Si je fais quelque chose que je ne comprends pas, je m’oblige à penser dans mon rêve pour trouver une solution.
La cinquième condition d’ajustement est la mémoire. Peut-être que chez la plupart des gens, le cerveau est le gardien des connaissances sur le monde et la connaissance acquise au travers de la vie. Mon cerveau est occupé à des choses plus importantes que remémorer. Il rassemble ce qui est requis à un moment donné, c’est-à-dire, tout ce qui nous entoure. Il suffit de l’intérioriser.
Tout ce que nous avons vu, écouté, lu et appris, nous accompagne sous la forme de particules de lumière. Pour moi, ces particules sont obéissantes et fidèles. Quand j’étais étudiant, j’ai appris par cœur Faust de Goethe, mon livre préféré, en allemand, et je peux le réciter au complet maintenant. J’ai retenu mes inventions durant des années "dans ma tête" avant de les réaliser.

JOURNALISTE : Vous mentionnez souvent le pouvoir de la visualisation.
TESLA : Je vais devoir remercier la visualisation pour tout ce que j’ai inventé. Les événements de ma vie et mes inventions sont réels à mes yeux, comme n’importe quelle chose ou article.
Dans ma jeunesse, j’avais peur parce que je ne savais pas ce que c’était, mais plus tard, j’ai appris à utiliser ce pouvoir comme un talent exceptionnel et un cadeau. Je le nourrissais et le protégeais jalousement. Aussi, j’ai fait les corrections dans mes inventions au moyen de la visualisation et je les finissais de cette façon. Au travers de la visualisation, je résous mentalement des équations mathématiques complexes. Grâce à ce don que j’ai, je vais recevoir la distinction de Haut Lama du Tibet. Ma vue et mon ouïe sont parfaites, et j’ose dire qu’elles sont plus aiguës que chez les autres. J’entends le tonnerre à 150 kilomètres de distance et je vois des couleurs dans le ciel que d’autres personnes ne peuvent pas voir. J’ai cette amplification de la vue et de l’ouïe depuis que je suis enfant. Plus tard, je l’ai développée consciemment.

JOURNALISTE : Dans votre jeunesse, vous avez été plusieurs fois gravement malade. La maladie est-elle un prérequis pour s’adapter ?
TESLA : Oui. Souvent, c’est le résultat de l’excès d’épuisement ou de la force vitale, mais souvent c’est la purification du mental et du corps des toxines qui se sont accumulées. Il est nécessaire qu’un homme souffre de temps en temps. La source de la plupart des maladies est dans l’esprit. Par conséquent, l’esprit peut guérir presque toutes les maladies.
Quand j’étais étudiant, j’ai attrapé le choléra qui a ravagé la région de Lika. Je me suis rétabli parce que mon père m’a finalement permis d’étudier la technologie, qui était ma vie. L’illusion pour moi n’a pas été une maladie, mais la capacité du mental à pénétrer au-delà des trois dimensions de la Terre. J’ai eu des illusions toute ma vie, et je les ai reçues comme tous les autres phénomènes qui nous entourent.
Une fois, dans mon enfance, je marchais le long de la rivière avec mon oncle et je lui ai dit : "Une truite va sortir de l’eau, je vais jeter une pierre et la couper". Et c’est ce qui se passa. Apeuré et surpris, mon oncle s’exclama : "Vade retro, Satana !". C’était une personne éduquée et elle parlait en latin… J’étais à Paris quand je vis la mort de ma mère. Dans le ciel, rempli de lumière et de musique, des nuages flottaient ; c’étaient des créatures merveilleuses. L’une d’elles avait le caractère de la mère qui me regardait avec un amour infini. À mesure que la vision disparaissait, je sus que ma mère était morte.

JOURNALISTE : Quel est le septième ajustement, M. Tesla ?
TESLA : Savoir comment transformer l’énergie mentale et vitale en ce que nous voulons, et arriver au contrôle de tous les sentiments.
Les hindous l’appellent Kundalini-Yoga. Cette connaissance peut être apprise, ce qui requiert beaucoup d’années, ou on peut aussi l’acquérir de naissance. Pour la plupart, je l’ai acquis de naissance. C’est en étroite relation avec l’énergie sexuelle, qui est l’une des plus étendues dans l’Univers.
La femme est le plus grand voleur de cette énergie, et par conséquent du pouvoir spirituel. Je l’ai toujours su. C’est pour cela que j’ai été vigilant. J’ai créé de moi-même ce que je voulais : une machine réflexive et spirituelle.

JOURNALISTE : Neuvième ajustement, M. Tesla ?
TESLA : Faire tout notre possible, quelque soit le jour, quelque soit le moment, pour ne pas oublier qui nous sommes et pourquoi nous sommes sur la Terre. Il y a des personnes extraordinaires qui sont en train de lutter contre la maladie, la privation, ou la société qui les blesse avec sa stupidité, l’incompréhension, la persécution et d’autres problèmes dont le pays est rempli. Il y a beaucoup d’anges chutés sur la Terre.
JOURNALISTE : Quelle est la dixième adaptation ?
TESLA : C’est la plus importante. Écrivez dans la revue que M. Tesla a joué. Et toute sa vie, il a joué et il en a profité.
JOURNALISTE : M. Tesla ! Que ce soit en relation avec vos conclusions ou avec votre travail, ceci est un jeu ?
TESLA : Oui, cher jeune homme. Combien j’ai voulu jouer avec l’électricité ! Je frissonne toujours quand j’entends l’histoire du grec qui vola le feu. Une histoire terrible avec des clous et des aigles qui dévorent son foie. Zeus n’avait-il plus de foudres et de tonnerres et il fut blessé par la ferveur ? Il y a un malentendu…
Les foudres sont les jouets les plus beaux qu’on puisse trouver. N’oubliez pas de souligner dans votre texte que Nikola Tesla fut le premier homme qui découvrit la foudre.
JOURNALISTE : M. Tesla, vous êtes en train de parler des anges et de leur adaptation sur la Terre.
TESLA : En réalité, c’est la même chose. Vous pouvez écrire ce qui suit : il osa prendre sur lui les prérogatives d’Indri, de Zeus, et de Pérun.
Imaginez-vous l’un de ces Dieux avec un costume de soirée noir, avec le chapeau melon et avec des gants blancs en coton, en train de préparer des éclairs, des feux et des tremblements de terre pour l’élite de New-York !
JOURNALISTE : Les lecteurs adorent l’humour de notre journal. Vous me confondez quand vous dites que vos découvertes apportent d’énormes bénéfices pour les personnes et qu’en même temps, elles représentent un jeu. Beaucoup verront cela en fronçant les sourcils.
TESLA : Cher M. Smith, le problème est que les gens prennent tout trop sérieusement. S’ils ne prenaient pas tout trop sérieusement, ils seraient plus heureux et vivraient beaucoup plus longtemps. Un proverbe chinois dit que le sérieux réduit la vie. Mais pour que les lecteurs du journal ne froncent pas les sourcils, retournons aux choses que vous considérez importantes.
JOURNALISTE : Ils seraient ravis de connaître votre philosophie.
TESLA : La vie est un rythme qui doit être compris. Je sens le rythme, je le dirige et je me fais plaisir en lui. C’était très agréable et cela me donna la connaissance que j’ai. Tout ce qui vit est profondément et merveilleusement lié : l’homme et les étoiles, les amibes et le soleil, le cœur et la circulation d’un nombre infini de mondes. Ces liens sont incassables mais on peut les dompter, pour rendre possible et commencer à créer des relations nouvelles et différentes dans le monde, et qu’elles ne violent pas les vieilles.
La connaissance vient de l’espace. Notre vision est l’ensemble le plus parfait. Nous avons deux yeux : le terrestre et le spirituel. On recommande qu’ils deviennent un seul œil. L’Univers est vivant dans toutes ses manifestations, comme un animal pensant. La pierre est un être pensant et sensible, tout comme les plantes, les bêtes et l’homme. Une étoile qui brille demande à être vue et si nous n’étions pas si égocentriques, nous comprendrions son langage et son message. La respiration, les yeux et les oreilles de l’homme doivent être en accord avec la respiration, les yeux et les oreilles de l’Univers.
JOURNALISTE : Quand vous dites cela, il me semble entendre les textes bouddhistes, des paroles ou "Parazulzusa" taoïstes.
TESLA : C’est ainsi ! Ceci signifie qu’il existe une connaissance générale, et que la Vérité que l’homme a toujours possédée existe. Selon mon sentiment et mon expérience, l’Univers a une seule substance et une énergie suprême avec un nombre infini de manifestations de la vie. Le mieux est que la découverte d’une nature secrète révèle l’autre. On ne peut pas les cacher. Elles existent autour de nous mais nous sommes aveugles et sourds pour elles. Si nous nous attachons émotionnellement à elles, elles viennent à nous d’elles-mêmes. Il y a un tas de pommes, mais seulement un Newton. Il n’eut besoin que d’une pomme qui tomba face à lui.
JOURNALISTE : Je vous pose une question que j’aurais pu vous poser au début de cette entrevue : que fut l’électricité pour vous, cher M. Tesla ?
TESLA : Tout est électricité.
D’abord, il y eut la lumière, source sans fin d’où provient le matériel et qui est distribuée vers toutes les formes que représentent l’Univers et la Terre avec tous leurs aspects de la vie.
Le noir est le véritable visage de la Lumière, c’est juste que nous ne le voyons pas. C’est une grâce remarquable pour l’homme et les autres créatures.
Chacune de ses particules possède de la lumière, des radiations, de l’énergie thermique, nucléaire, chimique, mécanique et une énergie qui n’est pas encore identifiée. Elle a le pouvoir de conduire la Terre sur son orbite.
Elle est l’authentique levier d’Archimède.
JOURNALISTE : M. Tesla, vous êtes trop biaisé vis-à-vis de l’électricité.
TESLA : Je suis l’électricité. Ou si vous préférez, je suis l’électricité sous forme humaine. Vous êtes l’électricité aussi, M. Smith, mais vous ne vous en rendez pas compte.
JOURNALISTE : Est-ce pour cela que vous avez la capacité de supporter des décharges d’un million de Volts à travers votre corps ?
TESLA : Imaginez un jardinier attaqué par les herbes. En fait, ceci serait une folie.
Le corps de l’homme et le cerveau sont faits d’une grande quantité d’énergie. En moi existe la plupart de l’électricité.
L’énergie, qui est différente chez chacun, est ce qui fait de l’humain le "moi" ou "l’âme". Pour d’autres créatures, dans leur essence, l’âme de la plante est l’âme des minéraux et des animaux.
La fonction cérébrale et la mort se manifestent dans la lumière.
Quand j’étais jeune, mes yeux étaient noirs, maintenant ils sont bleus et avec le temps, comme la tension du cerveau s’accroit, ils s’approcheront du blanc. Le blanc est la couleur du ciel. À travers ma fenêtre, un matin, une colombe blanche arriva. Je lui donnai à manger. Elle voulait me dire qu’elle était en train de mourir. Des jets de lumière sortaient de ses yeux. Je n’avais jamais vu autant de lumière dans les yeux d’aucune créature comme j’en vis chez cette colombe.
JOURNALISTE : Le personnel de votre laboratoire parle d’éclairs de lumière, de feu et de tonnerres qui se produisent si vous êtes en colère ou en danger.
TESLA : C’est la décharge psychique ou un avertissement pour être vigilant. La lumière a toujours été de mon côté.
Savez-vous comment j’ai découvert le champ magnétique rotatif et le moteur à induction, qui me rendit célèbre quand j’avais 26 ans ? Un soir d’été, à Budapest, je regardais avec mon ami le coucher de soleil. Des milliers de feux faisaient des tours dans des milliers de couleurs flamboyantes. Je me suis souvenu de Faust et j’ai récité ses vers et ensuite, comme dans un brouillard, j’ai vu le champ magnétique tourner et le moteur à induction. Je les ai vus dans le soleil !
JOURNALISTE : Le service de l’hôtel dit que lorsqu’il y a des éclairs, vous avez l’habitude de vous isoler dans votre chambre et de parler tout seul.
TESLA : Je parle avec l’éclair et le tonnerre.
JOURNALISTE : Avec eux ? Dans quelle langue, M. Tesla ?
TESLA : Surtout dans ma langue maternelle. Elle a les mots et les sons, surtout en poésie, raison pour laquelle elle est appropriée.
JOURNALISTE : Les lecteurs de notre revue seraient très reconnaissants si vous expliquiez cela.
TESLA : Le son n’existe pas seulement dans le tonnerre et l’éclair, mais aussi dans sa transformation vers l’éclat et la couleur.
On peut écouter une couleur. La langue appartient aux mots, ce qui signifie qu’elle provient des sons et des couleurs.
Tous les tonnerres et les éclairs sont différents et ont leurs noms. J’appelle certains d’entre eux par les noms de ceux qui étaient proches de moi dans ma vie, ou bien de ceux que j’admire. Dans l’éclat du ciel et le tonnerre vivent ma mère, ma sœur, mon frère Daniel, un poète : Jovan Jovanovic Zmaj et d’autres personnes de l’histoire serbe. Des noms tels que Asisaiah, Ézechiel, Léonard, Beethoven, Goya, Faraday, Pouchkine et tous les bancs de feux ardents et enchevêtrements d’éclairs et de tonnerres, qui ne cessent pas de toute la nuit, apportant la pluie précieuse à la Terre, brûlant des arbres ou des villages. Il y a des éclairs et des tonnerres, et ils sont les plus brillants et les plus puissants, ils ne s’évanouiront pas. Ils reviennent et je les reconnais parmi des milliers.
JOURNALISTE : Pour vous, la science et la poésie sont une même chose ?
TESLA : Ce sont les deux yeux d’une personne.
On enseigna à William Blake que l’Univers naquit de l’imagination, qu’il se maintient et existera tant qu’il y aura un dernier homme sur la Terre. C’était la roue avec laquelle les astronomes ont pu rassembler les étoiles de toutes les galaxies. C’est l’énergie créatrice, identique à l’énergie de la lumière.
JOURNALISTE : Pour vous, l’imagination est plus réelle que la vie elle-même ?
TESLA : Elle donne de la lumière à la vie.
Je me suis nourri avec ma pensée, j’ai appris à contrôler les émotions, les rêves et les visions. J’ai toujours apprécié la façon dont j’ai nourri mon enthousiasme. Durant toute ma vie, j’ai passé beaucoup de temps en extase. Voilà la source de ma joie. Elle m’a aidé durant toutes ces années à travailler, ce qui fut suffisant pour cinq vies.
Le mieux est de travailler la nuit, à cause de la lumière stellaire et du lien étroit.

JOURNALISTE : Vous avez dit que je suis, comme tout être, la Lumière. Ceci me complimente, mais j’avoue ne pas très bien comprendre.
TESLA : Pourquoi est-il nécessaire de comprendre, M. Smith ? Il suffit de croire.
Tout est lumière. Dans l’un de ses rayons se trouve le destin des nations. Chaque nation a son propre rayon dans cette grande fontaine de lumière que nous percevons comme le soleil. Et rappelez-vous qu’il n’y a aucun homme qui ait existé et qui ne soit mort ! Il s’est transformé en lumière et il existe toujours en tant que tel. Le secret réside dans le fait que les particules de lumière rétablissent son état originel.

JOURNALISTE : C’est la résurrection !
TESLA : Je préfère l’appeler retourner à une énergie antérieure.
Le Christ et beaucoup d’autres connaissaient le secret. Je suis en train de chercher la manière de conserver l’énergie humaine. Il s’agit des formes de la lumière, parfois directement comme lumière céleste. Je ne l’ai pas cherchée pour mon bénéfice propre, mais pour le bien de tous. Je crois que mes découvertes rendent la vie des gens plus facile et plus supportable, et elles conduisent les gens vers la spiritualité et la moralité.

JOURNALISTE : Pensez-vous que le temps puisse être aboli ?
TESLA : Pas totalement, dû au fait que la première caractéristique de l’énergie est qu’elle se transforme. Elle est en constante transformation, comme les nuages des taoïstes.
Néanmoins, on peut tirer profit du fait que l’homme conserve la conscience après la vie terrestre.
Dans tous les recoins de l’Univers, l’énergie de la vie existe ; l’une d’entre elles est l’immortalité, dont l’origine est hors de l’homme et l’attend.
L’Univers est spirituel, comme notre moitié. L’Univers est plus moral que nous, parce que nous ne connaissons pas sa nature et la façon d’harmoniser notre vie avec lui.
Je suis un scientifique, la science est peut-être la façon la plus appropriée de trouver la réponse à la question qui me poursuit toujours et qui fait que mes journées et mes nuits se transforment en feu.

JOURNALISTE : Quelle est cette question ?
TESLA : Comme vos yeux brillent ! Je voulais savoir ce qu’il se passe pour une étoile fugace quand le soleil s’éteint… Les étoiles tombent comme de la poussière ou des semences dans ce monde ou dans d’autres, et le soleil se disperse dans nos esprits, dans les vies de beaucoup d’êtres, ce qui renaîtra comme une nouvelle lumière ou comme le vent cosmique dispersés dans l’infini.
Je comprends qu’il est nécessaire d’inclure cela dans la structure de l’Univers. Par contre, le problème est que l’une de ces étoiles et l’un de ces soleils, même le plus petit, se conserve.

JOURNALISTE : Mais M. Tesla, vous rendez-vous compte que ceci est nécessaire et est inclus dans la constitution du monde ?
TESLA : Quand un homme devient conscient, son objectif le plus élevé doit être de courir vers une étoile fugace et d’essayer de l’attraper. Il devra comprendre que sa vie lui a été donnée pour cela et il sera sauvé. Un jour, il sera possible d’attraper des étoiles !
JOURNALISTE : Et qu’arrivera-t-il alors ?
TESLA : Le Créateur rira en disant : "Elles tombent uniquement pour que tu les poursuives et que tu prennes possession d’elles".
JOURNALISTE : Tout cela n’est-il pas contraire à la douleur cosmique que vous mentionnez si souvent dans vos écrits ?
Et la douleur cosmique, qu’est-ce c’est ?

TESLA : Non, parce que nous sommes sur la Terre… C’est une maladie dont la plupart des gens ne sont pas conscients et qui est à l’origine de beaucoup d’autres maladies, la souffrance, la misère, le mal, les guerres et tout le reste, ce qui rend la vie de l’être humain absurde et horrible.
On ne peut pas guérir cette maladie complètement, mais la conscience la rend moins compliquée et dangereuse.
À chaque fois que l’un de mes proches a été blessé, j’ai senti de la douleur physique. Ceci est dû au fait que nos corps sont faits de matériel similaire, et notre âme est reliée avec les filaments incassables.
La tristesse incompréhensible qui nous abat parfois signifie que quelque part, de l’autre côté de la planète, un enfant ou un homme généreux est mort.
Parfois, l’Univers tout entier est malade de lui-même et de nous.
La disparition d’une étoile et l’apparition des comètes nous affectent plus que ce que nous pouvons nous imaginer.
Les relations entre les créatures de la Terre sont encore plus fortes, à cause de nos sentiments et de nos pensées. La fleur sentira encore plus ou bien elle tombera en silence. Nous devons apprendre ces vérités pour être guéris. Le remède est dans nos cœurs et aussi dans le cœur des animaux que nous appelons Univers. 



 

8 phrases célèbres de Nikola Tesla :

 


Peut-être vaudrait-il mieux, dans notre monde présent, qu’une idée révolutionnaire ou une invention, au lieu d’être aidée et applaudie, soit entravée et maltraitée dans son adolescence.

Nos vertus et nos défauts sont inséparables, comme la force et la matière. Quand on les sépare, l’homme cesse d’exister.

Le développement de l’homme dépend fondamentalement de l’invention. C’est le produit le plus important de son cerveau créatif

La compréhension mutuelle serait beaucoup plus facile si on utilisait une langue universelle.

J’ai investi tout mon argent dans des expériences pour faire de nouvelles découvertes qui permettront à l’humanité de mener une vie un peu plus facile.

Il n’y a pas d’émotion plus intense pour un inventeur que de voir l’une de ses inventions fonctionner.

Le scientifique ne cherche pas un résultat immédiat. Il n’espère pas que ses idées avancées soient acceptées facilement. Son devoir est d’asseoir les bases pour que ceux qui viennent montrent le chemin.

Un instrument bon marché, pas plus grand qu’une montre, permettra à son propriétaire d’écouter n’importe où, sur la mer ou sur la terre, des musiques ou des chansons, ou un discours d’un dirigeant politique, donné dans n’importe quel autre endroit lointain. De la même façon, n’importe quel dessin ou impression pourra être transférée d’un endroit à un autre.

 


Sources : http://www.vopus.org/fr/ & http://www.elishean.fr/

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Published by Lazare - dans Histoire
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 08:50
Hindi Kouch : le négationnisme du génocide de 80 millions d’Hindous par l’islam

Pour avoir publié cet article, en mars 2013, Aymeric Caron, le type de journaliste que l’on trouve au fond de la poubelle du métier, m’a attaqué dans l’émission On N’est Pas Couché.

 

Les Sultans Bahmani, qui gouvernaient en Inde centrale, s’étaient fixé de massacrer 100 000 hindous par an et semblent s’y être tenus, explique François Gautier, ancien correspondant en Inde du Figaro et de Marianne, dans « Un autre regard sur l’Inde », édition du Tricorne – Genève 2000 (1).

Mais en 1399, le célèbre Timur fit mieux, il tua 100 000 hindous en UNE SEULE JOURNÉE !

80 millions d’hindous tués entre 1000 et 1525

 

Le Professeur Kishori Saran Lal dans son livre « La Croissance de la Population musulmane en Inde » estime qu’entre les seules années 1000 à 1525, 80 millions d’hindous furent tués, (sans parler des famines et autres calamités naturelles engendrées par la guerre), « sans doute le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité », affirme-t-il.

Et les propos du professeur Lal, dont la position de Directeur des recherches historiques du Conseil de l’Inde (ICHR) et membre du Comité du Conseil national de l’éducation et de la recherche de l’Inde (NCERT) attestent de sa respectabilité, sont confirmés par de nombreux historiens, tels Alain Daniélou, Will Durant, Sitaram Goel, ou Konraad Elst.

Des villes entières furent brûlées et leurs populations passées au fil de l’épée. Chaque campagne successive fit des dizaines de milliers de victimes et des millions de femmes et d’enfants furent emmenés en esclavage. Chaque nouvel envahisseur bâtissait littéralement sa montagne de crânes hindous.

Ainsi la conquête de l’Afghanistan en l’an 1000 fut suivie par l’annihilation de l’ENTIÈRE population hindoue de cette région, qu’on appelle toujours d’ailleurs « Hindu Kush », le massacre des hindous.

Mais aujourd’hui ce terrible épisode de l’histoire de l’Inde a été occulté : c’est à peine si les nombreuses Histoires de l’Inde, que nous utilisons comme référence, telle celle de Jacques Dupuis (agrégé d’histoire et diplômé de hindi de l’Ecole des langues orientales – 1912-1997), y font allusion.

L’historien et sociologue belge Koenraad Elst (Negationism in India), traite de la négation des atrocités musulmanes en Inde. « Cette négation des atrocités musulmanes, argue Elst, a gommé tout un chapitre capital de l’histoire indienne, le faisant disparaître non seulement des manuels d’histoire, mais aussi de la mémoire des Indiens. »

Qui étaient les révisionnistes ?

 

Des indiens marxistes, des communistes … à commencer par Nehru lui-même, qui, « pour dénigrer l’identité hindoue de la nation indienne, s’est appliqué à gommer l’horreur des invasions musulmanes en Inde », explique Konraad Elst.

« Ce sont les hindous eux-mêmes qui ont constamment nié le génocide musulman, » confirme Gautier.

Il ajoute : « sous l’impulsion de Nehru, trois générations d’historiens et d’intellectuels indiens marxistes s’efforceront de persuader leurs compatriotes (et le reste du monde) qu’il n’y a jamais eu de génocide musulman sur la personne des Hindous ».

Nehru, rappelle Elst, « premier leader de l’Inde indépendante, était un grand admirateur de l’URSS. C’est lui d’ailleurs qui initia l’étatisation de l’Inde sur le modèle soviétique ». Admirateur de la Russie aux 100 millions de morts, presque un aveu…

Ainsi le négationnisme en Inde, qui est d’inspiration marxiste, s’est appliqué à gommer des livres d’histoire écrits après l’indépendance indienne de 1947, toute l’horreur des invasions musulmanes et à dénigrer l’identité hindoue de l’Inde, en s’attaquant aux partis politiques, tel le Jana Sangh, (l’ancêtre du Bharata Janata Party), qui au début des années 20 s’efforcèrent de contrebalancer l’influence grandissante de la Ligue Musulmane qui commençait déjà à réclamer la création d’un état séparé pour les musulmans indiens.

Ainsi l’écrivain révolutionnaire et activiste communiste Manabendra Nath Roy dit M.N. Roy : « L’islam a rempli en Inde une mission d’égalitarisme et qu’en cela il fut bien accueilli par les castes défavorisées. » Et il continue : « C’était une question de lutte des classes tout à fait justifiée entre des forces progressives (les musulmans) et les forces féodales (les hindous de haute caste). »

 

Du négationnisme au biais islamisant de l’indianisme français

 

L’historien français Alain Daniélou, qui avait vécu l’Inde du dedans, résidant pendant vingt ans à Bénarès, où il apprit le sanskrit et la musique indienne, se plaignait souvent du « biais islamisant de l’indianisme français ».

L’historien belge Konraad Elst renchérit :

« L’indianisme français du XXème siècle semble s’être fortement inspiré de ce négationnisme-là, témoin « L’’Histoire de l’Inde Moderne », paru en 1994 chez Fayard et qui fait référence aujourd’hui chez nous. Dans le chapitre « La splendeur moghole », Marc Gaborieau, Directeur du Centre d’Études de l’Inde et de l’Asie du Sud, parle en termes élogieux de l’empereur Aurangzeb, lequel avait la réputation – même aux yeux des musulmans indiens – d’avoir été le plus sanguinaire et le plus pervers des Moghols : « Aurangzeb a concentré sur sa personne la haine des Hindous militants qui lui attribuent des destructions systématiques de temples et des conversions forcées massives… cette image manichéenne doit être sérieusement corrigée ».

« Malheureusement, continue Konraad Elst, Aurangzeb était si fier de ses actes, qu’il les avait fait dûment archiver et qu’ils sont parvenus jusqu’à nous ». M. Elst rappelle donc qu’Aurangzeb (1658-1707), ne construisit pas seulement une énorme mosquée sur le plus vénérable temple de Bénares, la ville sainte hindoue, temple qu’il avait auparavant fait raser, il ordonna les destruction de TOUS les temples en Inde, dont le Kashi Vishvanath, un des plus sacrés du pays, celui de Krishna à Mathura, le temple de Somanath au Gujurat, ou le temple Treka-ka-Thakur à Ayodhya, et fit construire des mosquées à leur place. Le nombre de temples détruits par Aurangzeb se compte non pas en centaines mais en milliers. Aurangzeb ne se contenta pas de détruire des temples, il fit aussi éliminer les païens : « Ahmed Khan fit savoir à sa Majesté que 2 000 Hindous furent exécutés parce qu’ils continuaient leurs abominations religieuses », rapporte une chronique de l’époque. Le gourou sikh Tegh Bahadur fut décapité parce qu’il protestait contre les conversions forcées d’Aurangzeb. Et même le propre frère de l’empereur, Dara Shikoh, fut exécuté pour s’être intéressé à la religion hindoue. »

l’Hindouisme a fait montre d’une remarquable tolérance

 

La réalité, c’est que « tout au long de son histoire, l’Hindouisme a fait montre d’une remarquable tolérance, permettant aux Chrétiens de Syrie, aux marchands arabes, aux Parsis de Zoroastre, aux Juifs de Jérusalem, persécutés chez eux, de s’établir en Inde et d’y pratiquer leur religion en toute liberté » écrit Daniélou.

Peut-on en dire autant des musulmans ?

« On ne dira jamais assez l’horreur que furent les invasions arabes en Inde. Les ignorer parce qu’elles appartiennent au “passé” est ridicule, car elles se répercutent encore dans les événements politiques d’aujourd’hui », appuie Konraad Elst dans son livre « Le négationnisme en Inde » (Voice of India, New Delhi) (3).

Ici encore la réécriture de l’histoire accomplit un travail soigneux au bénéfice d’une idéologie criminelle et totalitaire. Des similitudes ne seront pas difficiles à trouver, les complices non plus – ce sont toujours les mêmes.

L’indianisme français continue à défendre un faux théorème

 

Et de nombreux observateurs estiment aujourd’hui « que l’Indianisme français doit se remettre en question, car ses bases reposent sur des données archéologiques et linguistiques qui datent du XIXème siècle » soutient Gautier. Le magazine indien « India Today », que l’on ne peut accuser de « nationalisme », vient par exemple de publier un grand dossier racontant comment des récentes découvertes archéologiques et linguistiques prouvent – entre autre – qu’il n’y a jamais eu d’invasion aryenne en Inde. Or, l’indianisme français continue à défendre ce théorème, comme c’est le cas à Pondichéry, par exemple.

Le journaliste français ajoute : « malheureusement, se plaint un chercheur indien qui a été associé à l’EFEO, les Français semblent mépriser l’hindouisme en tant que religion ».

Ce sera ma conclusion, François Gautier cite un autre chercheur : « Voilà une arrogance bien française que de tenter d’appliquer à l’Inde des paramètres qui ne sont valables qu’en France, en l’occurrence la séparation de l’Église et l’État », s’offusque un chercheur indien. Il faudrait donc que l’indianisme français de Pondichéry remette aussi de l’ordre dans sa maison : l’École Française d’Extrême Orient et l’Institut français collaborent rarement ensemble ; et l’EFEO s’est scindée en deux pour cause d’incompatibilité de ses chercheurs.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

(1) http://books.google.com/books
(2) Jacques Dupuis, Histoire de l’Inde[AD]* (Éditions Kailash, Civilisations et sociétés, 1996), page 202
(3) http://www.observatoiredesreligions.fr

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Published by Lazare - dans Histoire
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 07:54

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                                                MES INVENTIONS

Chapitre VI
La Science des « Téléautomates »
(ou, de ce que nous appelons aujourd’hui, la robotique)



Aucun problème sur lequel je me sois jamais penché ne m’a demandé autant de concentration mentale et les nerfs les plus ténus de mon cerveau n’ont jamais été mis si dangereusement sous tension qu’avec ce système, fondé sur le Transmetteur Amplificateur. J’ai mis toute la force et la vigueur de la jeunesse dans mes travaux de recherches sur le champ en rotation, mais ces premiers travaux étaient d’un caractère différent. Bien qu’ils fussent fatigants à l’extrême, ils ne demandaient pas un discernement aussi pointu et épuisant que celui que je dus mettre en oeuvre en attaquant les nombreux problèmes énigmatiques de la transmission sans fil.

Malgré mon endurance physique exceptionnelle, à cette époque, mes nerfs abusés ont fini par se rebeller et je tombai dans une profonde dépression, alors que la fin de mes travaux longs et difficiles était presque en vue. Il ne fait aucun doute que j’aurais certainement dû payer une plus grosse rançon plus tard, et que très probablement ma carrière se serait terminée prématurément, si la providence ne m’avait pas équipée d’une soupape de sécurité qui, apparemment, s’est renforcée avec l’âge, et qui se met immanquablement en route lorsque je suis à bout de forces. Aussi longtemps qu’elle fonctionne, je ne cours aucun risque, même en cas de surmenage, ce qui n’est pas le cas d’autres inventeurs et, soit dit en passant, je n’ai pas besoin de prendre les vacances qui sont indispensables à la plupart des gens. Lorsque je suis sur le point de l’épuisement, je fais tout simplement comme les Noirs qui, « tout naturellement s’endorment pendant que les Blancs se font du souci. » En ce qui me concerne, j’avancerai la théorie suivante : mon corps accumule probablement petit à petit une quantité définie d’un agent toxique et je sombre alors dans un état quasi léthargique qui dure exactement une demi-heure et pas une minute de plus. À mon réveil, il me semble que les événements qui eurent lieu juste avant, datent d’il y a très longtemps, et si j’essaie de reprendre le fil de mes pensées, je ressens une véritable nausée mentale. Je me tourne alors inconsciemment vers d’autres travaux et je suis surpris de ma fraîcheur d’esprit et de la facilité avec laquelle je surmonte les obstacles qui m’avaient déconcerté auparavant. Après quelques semaines, voire quelques mois, ma passion pour le travail que j’avais temporairement délaissé revient et je trouve alors toujours les réponses aux questions épineuses, sans faire beaucoup d’efforts. À ce propos, laissez-moi vous raconter une expérience extraordinaire qui pourrait intéresser les étudiants en psychologie.

J’avais obtenu un effet renversant avec mon transmetteur relié à la terre, et j’essayais de trouver la véritable portée des courants transmis à travers la Terre. L’entreprise semblait désespérante, et j’y ai travaillé pendant plus d’un an sans jamais m’arrêter, mais en vain. Ces études approfondies m’ont tellement absorbé que j’en oubliais tout le reste, même ma santé minée. Finalement, lorsque je fus sur le point de m’écrouler, la nature déclencha le mécanisme de survie en m’entraînant dans un sommeil léthargique. Lorsque je repris mes esprits, je réalisai avec consternation que j’étais incapable de visualiser des scènes de ma vie, sauf celles de mon enfance, soit les toutes premières qui s’étaient inscrites dans ma conscience. Assez curieusement, celles-ci se présentèrent à ma vue avec une netteté étonnante et me procurèrent un soulagement bienvenu. Soir après soir, quand je me retirais pour y penser, de plus en plus de scènes de ma prime jeunesse se révélèrent à moi. L’image de ma mère était toujours le personnage central dans ce film qui se déroulait lentement, et je fus graduellement envahi par un désir de plus en plus fort de la revoir. Ce sentiment devint tellement puissant que je décidai de laisser tomber tout mon travail pour satisfaire mes envies. J’eus toutefois trop de mal à quitter le laboratoire, et plusieurs mois passèrent, au cours desquels je réussis à revivre toutes les impressions de ma vie jusqu’au printemps 1892. Dans l’image suivante qui surgit hors du brouillard de l’oubli, je me vis moi-même à l’Hôtel de la Paix à Paris, alors que j’émergeai d’un de ces petits sommes singuliers, qui avait été provoqué par des efforts mentaux prolongés. Imaginez la douleur et la détresse que je ressentis, lorsque je me souvins de la scène où l’on me remettait un télégramme m’annonçant la triste nouvelle que ma mère était en train de mourir. Je me rappelai mon long voyage du retour, au cours duquel je ne pus prendre une heure de repos, et sa mort après des semaines d’agonie ! Il est tout de même étonnant que durant toute cette période d’amnésie partielle, j’aie été parfaitement conscient de tout ce qui avait affaire avec mes recherches. Je pouvais me rappeler les moindres détails et les observations les plus insignifiantes de mes expériences, et même réciter des pages entières d’un texte et des formules mathématiques complexes. Je crois fermement en la loi de la compensation. Les justes récompenses sont toujours proportionnelles au travail et aux sacrifices. C’est une des raisons pour lesquelles je suis persuadé que parmi toutes mes inventions, le Transmetteur Amplificateur sera reconnu comme une pièce maîtresse et qu’il sera très utile aux générations futures. Ce qui me pousse à énoncer cette prédiction n’est pas tant l’idée d’une révolution commerciale et industrielle qu’il ne manquera pas d’entraîner, mais ce sont les conséquences humanitaires de toutes les applications qu’il va permettre. L’évaluation de sa simple utilité pèse moins sur la balance que les bénéfices que l’humanité va en tirer. Nous sommes confrontés à d’énormes problèmes que nous ne pourrons pas résoudre si nous ne nous occupons que, peu ou prou, de notre existence matérielle. Au contraire, les progrès dans cette direction sont parsemés de risques et de dangers qui ne sont pas moins menaçants que ceux issus du désir et de la souffrance. Si nous pouvions libérer l’énergie atomique ou trouver quelque autre moyen pour obtenir de l’énergie bon marché en quantité illimitée en tout point du globe, cet exploit, au lieu d’être une bénédiction, serait une catastrophe pour l’humanité, car il sèmera le désaccord et l’anarchie qui finalement conduira à l’intronisation de l’odieux régime totalitaire. Le plus grand bien viendra des progrès technologiques visant essentiellement l’unification et l’harmonie, comme mon transmetteur radio. Il permettra de reproduire, n’importe où, la voix et les images humaines et de fournir aux usines une électricité venant de chutes d’eau à des milliers de kilomètres ; les aéronefs pourront faire le tour du monde sans escale et l’énergie solaire pourra servir à créer des lacs et des rivières qui produiront de l’énergie motrice et transformeront des régions arides en terres fertiles. Son introduction dans la télégraphie et la téléphonie va automatiquement mettre un terme aux parasites et à toutes les autres interférences qui, aujourd’hui, limitent étroitement les applications de la technologie radio. Cela étant un sujet d’actualité, quelques mots supplémentaires s’imposent.

Durant cette dernière décennie, bon nombre de personnes ont prétendu avec arrogance avoir réussi à résoudre ce problème de parasites. J’ai soigneusement examiné tous les descriptifs et ai testé la plupart de leurs théories bien avant qu’elles ne fussent publiées, mais les résultats furent tous négatifs. Une déclaration officielle récente de la Marine US pourrait peut-être apprendre, à quelques journalistes dupés, comment estimer ces déclarations à leur juste valeur. En règle générale, ces théories reposent sur des arguments tellement fallacieux que je ne peux m’empêcher de sourire lorsqu’elles me tombent entre les mains. Une nouvelle découverte fut annoncée très récemment dans un vacarme de trompettes assourdissant, mais il s’avéra bientôt qu’une fois de plus, la montagne avait accouché d’une souris. Cela me fait penser à un incident déconcertant, qui a eu lieu au temps où je faisais mes expérimentations avec des courants de haute fréquence. Steve Brodie venait tout juste de sauter du pont de Brooklyn. Cet exploit a depuis été déprécié parce qu’il est devenu populaire, mais sa première annonce avait électrisé New York. J’étais très impressionnable à l’époque, et je parlais souvent de ce courageux imprimeur. Un après-midi, alors qu’il faisait très chaud, je ressentis le besoin de me rafraîchir, et je franchis le seuil de l’un de ces trente mille établissements populaires que comptait cette grande ville, où l’on servait une boisson à 12° délicieuse, qu’aujourd’hui l’on ne trouve plus que dans les pays pauvres et dévastés d’Europe. La clientèle était nombreuse et pas particulièrement distinguée ; on parlait d’un sujet qui me donna l’occasion fortuite de dire impromptu : « C’est exactement ce que je disais lorsque j’ai sauté du pont ». Dès que j’eus prononcé ces mots, je me sentis comme le compagnon de Timotheus dans le poème de Schiller. En un instant il y eut un désordre indescriptible et une douzaine de voix hurlèrent : « C’est Brodie ! » J’ai jeté une pièce de 25 cents sur le comptoir et me suis précipité vers la porte, mais j’avais la foule à mes trousses qui criait : « Arrêtez-vous, Steve ! » Il y a sûrement eu un malentendu, car beaucoup de personnes essayèrent de m’arrêter dans ma course folle pour trouver un refuge. J’ai tourné plusieurs coins de rues et j’ai heureusement réussi – grâce à un escalier de secours – à rejoindre mon laboratoire, où je jetai mon manteau, me camouflai en forgeron laborieux et allumai la forge. Cette mise en scène s’avéra toutefois inutile ; j’avais semé mes poursuivants. Toutefois, pendant plusieurs années, lorsque, couché sur mon lit la nuit, mon imagination transformait les menus incidents de la journée en spectres, je me demandais ce que je serais devenu si cette meute m’avait attrapé et découvert que je n’étais pas Steve Brodie !

L’ingénieur qui, dernièrement, a expliqué devant une assemblée de techniciens un nouveau moyen pour venir à bout des parasites, se basant sur « une loi de la nature jusqu’ici inconnue », semble avoir été aussi imprudent que moi-même, lorsqu’il prétendit que ces perturbations se propagent verticalement, alors que celles d’un transmetteur se déplacent sur la surface de la Terre. Ce qui voudrait dire qu’un condensateur comme l’est la Terre elle-même, avec son enveloppe gazeuse pourrait se charger et se décharger d’une manière plutôt contraire aux enseignements fondamentaux des livres de physique élémentaires. Du temps de Franklin déjà, une telle hypothèse aurait été jugée fausse, parce qu’il était alors connu que l’électricité atmosphérique et celle produite par les machines étaient identiques. Manifestement, les perturbations naturelles et artificielles se propagent à travers la terre et l’air exactement de la même manière, et les deux produisent des forces électromotrices, dans le sens vertical comme horizontal. Aucune des méthodes avancées ne pouvait venir à bout des interférences. À vrai dire, la tension dans l’air augmente à raison d’environ 150 volts par mètre d’altitude, et c’est pourquoi on obtient une différence de tension de 20 000 voire de 40 000 volts entre la base et le sommet de l’antenne. L’atmosphère chargée se trouve en perpétuel mouvement ; elle transmet de l’électricité au conducteur de manière intermittente, et non continue, ce qui produit des crissements dans un récepteur téléphonique sensible. Cet effet sera d’autant plus prononcé que l’antenne sera longue et que l’espace entouré par les fils sera grand ; toutefois, il faut bien comprendre que ce phénomène est seulement local et qu’il n’a rien à voir avec le véritable problème. En 1900, alors que je perfectionnai mon système radio, un de mes appareils comptait quatre antennes. Elles étaient parfaitement étalonnées sur la même fréquence et reliées en parallèle, dans le but d’amplifier les effets lors de la réception des signaux depuis toutes les directions. Pour déterminer l’origine des impulsions transmises, je mettais chaque paire diagonale en série avec une bobine primaire qui fournissait de l’énergie au circuit de détection. Dans le premier cas, le souffle dans le téléphone était important et dans le second il cessa, comme je m’y attendais, les deux antennes se neutralisant l’une l’autre ; cependant, les véritables parasites étaient bien présents dans les deux cas, et je dus prendre des mesures spéciales, associées à d’autres principes.

Comme je l’avais déjà proposé il y a longtemps, ces bruits dus à l’atmosphère chargée, qui sont très importants dans les dispositifs que l’on construit aujourd’hui, disparaissent totalement, lorsque l’on utilise des récepteurs reliés en deux points à la terre, et par ailleurs, les risques de toutes sortes d’interférences sont réduits de moitié à cause du caractère directionnel du circuit. Ce qui était évident en soi, arriva comme une révélation pour quelques sans-filistes simples d’esprit, qui expérimentaient avec des appareils susceptibles d’être perfectionnés sans faire dans la dentelle, et qui étaient construits selon des principes mal compris. S’il était vrai que les bruits de friture sont aussi capricieux, il serait simple de s’en débarrasser en se passant des antennes. Mais en fait, un fil enterré dans le sol, donc en théorie parfaitement immunisé, est plus sensible à certaines impulsions extérieures qu’un fil placé à la verticale. Il faut être honnête ; de légers progrès ont déjà été réalisés, non en vertu d’une technique ou d’un appareil en particulier, mais tout simplement en abandonnant les énormes structures qui étaient déjà mauvaises pour la transmission, et parfaitement inadaptées pour la réception, et en adoptant un type de récepteur plus adéquat. Comme je l’ai déjà dit dans un article précédent, il faut entreprendre des changements radicaux dans ce système, si l’on veut se débarrasser de ces problèmes une fois pour toutes, et le plus tôt sera le mieux.

Ce serait en effet catastrophique si le corps législatif prenait hâtivement des mesures accordant son monopole à l’État, en ce temps où la technique est encore balbutiante et où sa plus grande majorité, y compris les experts, n’ont aucune idée de ses possibilités finales. C’est néanmoins ce qu’a proposé précisément, il y quelques semaines, le secrétaire d’État Daniels, et il ne fait aucun doute que la demande de cet officiel distingué fut présentée au Sénat et à la Chambre des Représentants de manière tout à fait convaincante. Toutefois, il est universellement reconnu que les meilleurs résultats s’obtiennent toujours dans une compétition commerciale saine. Il existe cependant des raisons exceptionnelles qui pourraient justifier du développement libre de la technologie sans fil. Premièrement, elle offre des perspectives autrement plus importantes et plus vitales pour l’amélioration de la condition humaine que n’importe quelle autre invention ou découverte dans l’histoire de l’humanité. Deuxièmement, il faut avouer que cette technique superbe a été entièrement développée ici et peut être appelée de plein droit « américaine », à l’inverse du téléphone, de l’ampoule à incandescence ou de l’avion. Des agents de presse et des courtiers en bourse aventureux ont tellement bien semé la désinformation, que même un périodique aussi réputé que le Scientific American a attribué ses plus grands mérites à un pays étranger. Les Allemands, bien sûr, nous ont apporté les ondes hertziennes, et les experts russes, anglais, français et italiens n’ont pas lésiné à les utiliser pour leur transmission de signaux. Il n’est pas étonnant qu’ils aient appliqué cette nouveauté dans ce but, mais ils se sont servi de la vieille bobine à induction classique et désuète, qui ne vaut guère plus que l’héliographe. Le rayon de transmission était très limité, les résultats obtenus de peu de valeur, et pour transmettre les informations, les oscillations hertziennes auraient pu être remplacées à l’avantage par des ondes sonores, comme je le disais déjà en 1891. En outre, tous ces efforts ont été menés trois ans après que les principes de bases du système radio – utilisés partout dans le monde aujourd’hui – et ses potentiels furent clairement décrits et développés en Amérique. Aujourd’hui, il ne reste rien des dispositifs et méthodes hertziens. Nous avons travaillé dans la direction opposée et ce que nous avons obtenu est le fruit des cerveaux et des efforts de citoyens de ce pays. Les brevets fondamentaux sont tombés dans le domaine public et chacun peut en disposer librement. L’argument suprême du Secrétaire d’État est basé sur les interférences. D’après lui, comme le dit le New York Herald du 29 juillet, les signaux d’une station puissante peuvent être captés dans chaque village sur cette Terre. En vertu de quoi, et comme je l’avais déjà démontré avec mes expérimentations en 1900, cela ne servirait pas à grand chose d’imposer des restrictions à l’intérieur des États-Unis.

Pour éclaircir ce point je dirais que tout récemment, je fus abordé par un gentleman bizarre qui voulait faire appel à mes services pour la construction de transmetteurs mondiaux dans un lointain pays. « Nous n’avons pas d’argent », dit-il, « mais des cargaisons d’or dont nous vous offrirons une grande part ». Je lui répondis que je voulais d’abord voir ce qui adviendrait de mes inventions en Amérique, et cela mit fin à notre entretien. Je suis convaincu, toutefois, que certaines forces de l’ombre sont à l’oeuvre et, à mesure que le temps passe, il sera de plus en plus difficile d’avoir des communications ininterrompues. La seule chose qui puisse sauver la situation serait un système immunisé contre toute sorte d’interférences. Un tel système a déjà été perfectionné, il existe, il suffit de le rendre opérationnel.

Le terrible conflit (la première Guerre Mondiale, ndlt) plane toujours dans la plupart des esprits, et il se pourrait que l’on attache dorénavant la plus haute importance au Transmetteur Amplificateur en tant que système d’attaque ou de défense, et plus particulièrement en connexion avec les ‘Téléautomates’. Cette invention est un aboutissement logique des observations que j’ai faites durant mon enfance et perpétuées ma vie durant. Lorsque les premiers résultats furent publiés, l’Elerctrical Review dit dans un éditorial, qu’elle serait un « des plus importants facteurs de progrès et de civilisation de l’humanité ». Cette prédiction ne saurait tarder à devenir réalité. Elle fut proposée au gouvernement en 1898 et en 1900 ; il aurait pu l’adopter si j’avais été du genre à frapper à toutes les portes. À cette époque, je pensais vraiment qu’elle était capable de mettre fin à la guerre, parce qu’elle a un pouvoir destructif illimité et qu’elle peut se passer de la participation active de l’élément humain. Toutefois, bien que je n’aie pas perdu foi en ses potentiels, mon avis, lui, a changé depuis.

La guerre ne pourra pas être éradiquée tant que subsistera la cause physique de son déclenchement qui, en dernière analyse, est un vaste problème d’ordre planétaire. Ce n’est que par l’annulation des distances à tous égards, comme la diffusion des informations, les moyens de transports et d’approvisionnement, et la transmission de l’énergie, que l’on obtiendra un jour les conditions requises assurant des relations amicales et durables. Ce que nous désirons aujourd’hui le plus, ce sont des contacts plus étroits, une meilleure compréhension entre les individus et les communautés partout dans ce monde, et l’élimination de cet engouement fanatique pour des idéaux exaltés de l’égoïsme et de la fierté nationaux, qui ont toujours tendance à faire plonger le monde dans des querelles d’un barbarisme primitif. Aucun parti et aucune loi ne pourra jamais empêcher ce type de calamité. Ce ne sont que de nouveaux moyens pour mettre le plus faible à la merci du plus fort. J’ai dit ce que je pensais à ce sujet il y a quatorze ans, lorsque feu Andrew Carnegie en appela à une union de quelques États souverains, une sorte d’Alliance Sacrée, dont on peut dire qu’il en fut le père spirituel, et à laquelle il a donné plus de publicité et d’élan que quiconque, avant que le Président ne prenne les choses en main. Bien que l’on ne puisse pas nier qu’un tel pacte puisse apporter des avantages matériels aux peuples les plus défavorisés, il ne peut pas atteindre l’objectif principal recherché. La paix s’installera tout naturellement lorsque les races seront éclairées et qu’elles se mélangeront entre elles ; nous sommes cependant toujours très loin de cet avènement heureux. Lorsque je regarde le monde d’aujourd’hui, à la lumière des gigantesques combats auxquels nous venons d’assister, je suis convaincu que, dans l’intérêt de l’humanité, les États-Unis devraient rester fidèles à leurs traditions et se maintenir en dehors des « alliances compliquées ». Au vu de sa situation géographique, loin des scènes où se trament les conflits menaçants, sans aucune motivation à vouloir agrandir son territoire, avec des ressources inextinguibles et une population très élevée, complètement imprégnée de liberté et de droit, ce pays est dans une position unique et privilégiée. Il est donc libre d’employer, en toute liberté, sa puissance colossale et sa force morale pour le bien de tous, de manière plus judicieuse et plus efficace que s’il était membre d’une alliance quelconque.

Dans un de ces récits autobiographiques, publiés dans l’Electrical Experimenter, je me suis arrêté sur les conditions de mon enfance et ai parlé d’une souffrance qui m’obligea à travailler sans relâche mon pouvoir d’imagination et mon auto-analyse. Cette activité mentale, qui fut à l’origine involontaire, mais induite par le stress de la maladie et des souffrances, devint graduellement ma seconde nature, et me fit finalement reconnaître que je n’étais rien de plus qu’un automate, dépourvu de son libre arbitre dans ses pensées comme dans ses actions, ne réagissant qu’aux impulsions de l’environnement. Nos corps physiques sont d’une nature tellement complexe, nos mouvements sont tellement divers et compliqués et nos impressions sensorielles si délicates et insaisissables, qu’il est très difficile au commun des mortels de comprendre cela. Pourtant, il n’y a rien de plus réaliste, aux yeux de l’observateur aguerri que la théorie mécaniste de la vie qui fut, dans une certaine mesure, comprise et exposée par Descartes, il y a trois siècles. De son temps, on ignorait tout du fonctionnement de notre organisme, et les philosophes ne savaient rien de la nature de la lumière, de l’anatomie de l’oeil et du mécanisme de la vision. Ces dernières années, les progrès de la recherche scientifique dans ces domaines ont été tels qu’il n’y a plus de mystère à ce sujet, sur lequel du reste de nombreux travaux ont été publiés. Un des protagonistes les plus capables et les plus éloquents est peut-être Félix Le Dantec, un ancien assistant de Pasteur. Le professeur Jacques Loeb a procédé à des expérimentations remarquables en héliotropisme, où il a décrit clairement que la lumière joue un rôle déterminant dans les formes d’organismes primaires ; son dernier livre Forced Mouvements (Mouvements réflexes) est très révélateur. Néanmoins, alors que les scientifiques accordent à cette théorie la même valeur qu’à toutes les autres qu’ils ont reconnues et admises, pour moi, elle est une vérité que j’expérimente à tout moment dans chacun de mes actes et chacune de mes pensées. Dans mon esprit, j’ai toujours conscience que ce sont les impressions extérieures qui me poussent à toutes sortes d’efforts, qu’ils soient physiques ou mentaux. Ce n’est que dans de très rares occasions, comme lorsque je fus en état de concentration exceptionnelle, que j’eus du mal à localiser les impulsions originelles. Les hommes, dans leur immense majorité, n’ont jamais conscience de ce qui se passe autour et en en eux, et ils sont des millions à succomber prématurément de maladies, justement à cause de cela. Les faits quotidiens les plus banaux leur semblent mystérieux et inexplicables. Quelqu’un peut subitement être envahi par une vague de tristesse ; il en cherchera une explication mentale, alors qu’il aurait pu remarquer qu’elle fut tout simplement déclenchée par un nuage obscurcissant momentanément le soleil. Il peut visualiser un ami qu’il affectionne dans une situation qu’il jugera bien singulière, alors qu’il vient de le croiser dans la rue ou de voir sa photo. S’il perd un bouton de manchette, il va s’énerver et jurer pendant une heure, étant incapable de se souvenir de ce qu’il vient de faire, et de retrouver l’objet perdu par déduction. Ne pas savoir observer n’est rien de plus qu’une autre forme de l’ignorance, responsable de nombreux concepts morbides et idées farfelues qui prédominent aujourd’hui. Il n’y a pas plus de dix pour cent des gens qui ne croient pas en la télépathie ou à d’autres manifestations psychiques, au spiritisme ou à la communication avec les morts, et qui refuseraient d’écouter des charlatans altruistes ou non. Ne serait-ce que pour illustrer combien cette tendance s’est bien enracinée, même parmi la population américaine la plus saine d’esprit, je vais citer une anecdote plutôt comique.

Peu de temps avant la guerre, alors que l’exposition de ma turbine entraînait de très nombreux commentaires dans les journaux scientifiques, je prédis que les fabricants se disputeraient la place pour obtenir mon invention ; je pensais tout particulièrement à un homme de Détroit, qui a le don surprenant de savoir accumuler les millions. J’étais tellement persuadé qu’il montrerait son nez un jour, que j’en parlai à ma secrétaire et aux assistants. Effectivement, un beau matin, un groupe d’ingénieurs de la Ford Motor Compagny se présenta, et voulut discuter avec moi d’un projet très important. « Ne l’avais-je pas dit ? », déclarai-je triomphalement à mes employés, dont l’un d’eux répondit : « Vous êtes étonnant, M. Tesla, tout se passe toujours comme vous le prédites. » Sitôt que ces hommes d’affaires réalistes se furent assis, je commençai à vanter les merveilleuses caractéristiques de ma turbine, lorsque leur porte-parole m’interrompit et dit : « Nous savons tout cela, mais nous sommes venus dans un but tout à fait particulier. Nous avons fondé une association de psychologues pour étudier les phénomènes psychiques et nous voudrions que vous y adhériez. » Je suppose que ces ingénieurs ne savaient pas, qu’avec de semblables propos, ils allaient se faire virer de mon bureau.

Depuis que certains des plus grands hommes de notre époque – des scientifiques de pointe dont les noms sont immortels – m’ont dit que j’avais un don exceptionnel, j’ai concentré toute mon énergie mentale sur la recherche de solutions aux grands problèmes, quels que soient les sacrifices que cela devait impliquer. J’ai cherché, pendant des années, à résoudre l’énigme de la mort, et ai été à l’affût du moindre signe spirituel. Toutefois, je n’ai eu qu’une seule expérience au cours de ma vie qui me fit penser momentanément qu’elle fut surnaturelle. Cela se passa à l’époque de la mort de ma mère. J’étais complètement épuisé par la souffrance et les longues nuits sans sommeil et, une nuit, on me transporta dans un immeuble à deux pas de chez nous. J’étais couché là, désarmé, et je pensai que si ma mère devait mourir alors que je n’étais pas à son chevet, elle me ferait certainement signe. Deux ou trois mois auparavant, j’étais à Londres avec feu mon ami Sir William Crookes ; nous parlions de spiritisme et mon esprit était complètement accaparé par ces pensées. Peut-être n’aurais-je pas écouté un autre homme, mais j’étais très sensible à ses arguments ; c’est son oeuvre, qui a fait époque, sur le rayonnement de la matière, que j’avais lue lorsque j’étais étudiant, qui m’avait décidé à embrasser la carrière d’ingénieur en électrotechnique. Je me dis que les conditions pour aller jeter un oeil dans l’au-delà étaient très favorables, car ma mère était une femme géniale et particulièrement douée d’une grande intuition. Durant toute la nuit, chaque fibre de mon cerveau était dans une vive expectative, mais il ne se passa rien jusqu’au petit matin où je m’endormis, ou peut-être tombai évanoui ; je vis alors un nuage transportant des figures angéliques d’une merveilleuse beauté, dont l’une me regarda avec tendresse et prit peu à peu les traits de ma mère. Cette vision flotta doucement à travers la pièce, puis disparut. Je fus réveillé par un doux chant à plusieurs voix, qu’il m’est impossible de décrire. À ce moment-là, je fus envahi par une certitude intuitive que ma mère venait de mourir. Et c’était vrai. J’étais incapable de supporter le poids énorme de cette prédiction douloureuse, et j’écrivis une lettre à Sir William Crookes alors que j’étais toujours dominé par ces émotions et en très mauvaise santé physique. Lorsque je fus rétabli, j’ai longtemps cherché une cause extérieure à cette manifestation étrange et, à mon grand soulagement, j’y suis arrivé au bout de quelques mois de vains efforts. J’avais vu une peinture d’un artiste célèbre représentant en allégorie une des quatre saisons sous la forme d’un nuage et d’un groupe d’anges, qui en fait semblait flotter dans les airs ; ce tableau m’avait fortement impressionné. C’est précisément lui que j’avais vu dans mon rêve, excepté la ressemblance avec ma mère. La musique venait de la chorale dans l’église toute proche où l’on célébrait la messe en ce matin de Pâques ; cela expliquait tout de manière très satisfaisante, appuyée par des faits scientifiques.

Cela s’est passé il y a très longtemps et, depuis, je n’ai jamais eu la moindre raison de changer d’avis en ce qui concerne les phénomènes psychiques ou spirituels pour lesquels il n’existe absolument aucun fondement. La croyance en ces choses découle tout naturellement du développement intellectuel. Lorsque les dogmes religieux perdent toute crédibilité orthodoxe, chaque homme ne demande qu’à croire à un quelconque pouvoir suprême. Nous avons tous besoin d’un idéal pour diriger notre vie et assurer notre sérénité, peu importe qu’il soit basé sur une religion, un art, une science ou toute autre chose, pourvu qu’elle remplisse les fonctions d’une force immatérielle. Il est capital de faire prévaloir une conception commune pour que l’humanité, en tant que tout, vive dans la paix.

Même si je n’ai réussi à obtenir aucune preuve venant corroborer les affirmations des psychologues et des spiritualistes, je fus pleinement satisfait de prouver l’automatisme de la vie, non seulement par l’observation continue des actes individuels, mais aussi et surtout grâce à certaines généralisations. Celles-ci ont conduit à une découverte que j’estime de la plus haute importance pour l’humanité, et sur laquelle je vais m’étendre un peu maintenant. Je soupçonnai pour la première fois cette vérité stupéfiante à la fin de mon adolescence. Toutefois, pendant bon nombre d’années, j’ai interprété mes sensations comme de pures coïncidences. Et notamment, lorsque moi-même ou une personne qui m’était chère, ou une cause que je défendais, se faisaient agresser par d’autres d’une manière que l’on pourrait dire profondément injuste, je ressentais une peine singulière et indéfinissable que j’ai qualifiée de « cosmique » à défaut d’un terme plus adéquat ; immanquablement, peu de temps après, les agresseurs furent accablés de malheurs. Après plusieurs de ces expériences, j’ai confié cela à quelques amis qui avaient la possibilité de vérifier la justesse de cette théorie que j’avais graduellement établie et que l’on peut formuler de la manière suivante.

Nos corps ont une structure commune et sont exposés aux mêmes influences extérieures. De ce fait, nous réagissons pareillement et nos activités générales, sur lesquelles sont basées notre système de règles sociales ou autres et nos lois, sont concordantes. Nous ne sommes rien de plus que des automates entièrement à la merci des forces de l’environnement, et nous sommes ballottés comme des bouchons à la surface de l’eau et confondons la résultante des impulsions extérieures avec le libre arbitre. Nos mouvements et autres actions ont toujours un caractère conservateur et bien qu’apparemment nous paraissions indépendants les uns des autres, nous sommes unis par des liens invisibles. Tant qu’un organisme est en équilibre parfait, il répond avec précision aux agents qui le commandent, mais dès lors que cet équilibre est tant soit peu rompu, son instinct de conservation est compromis. Tout le monde comprendra que la surdité, une vue affaiblie, ou un membre blessé, peuvent réduire les chances de vivre d’une manière autonome. Cela est encore plus manifeste dans le cas de dysfonctionnements cérébraux qui vont priver l’automate de cette qualité de vie et le conduire à sa perte. Un individu très sensible et très observateur, dont les mécanismes hautement évolués sont intacts et qui agit avec précision et en accord avec les conditions changeantes de l’environnement, dispose d’un sens transcendant lui permettant d’échapper à des risques difficilement prévisibles, que les sens ordinaires ne peuvent percevoir. Toutefois, lorsqu’il a affaire à d’autres, dont les organes de contrôle sont très défectueux, ce sens se manifeste avec force et il ressent la douleur « cosmique ». Cette vérité a été vécue des centaines de fois et j’invite d’autres étudiants en biologie à vouer une attention toute particulière à ce sujet, car je crois que par des efforts conjugués et soutenus, ils arriveront à des résultats d’une valeur inestimable pour l’humanité.

L’idée de construire un automate pour justifier de ma théorie se présenta à moi très tôt ; néanmoins, je n’ai pas commencé mes travaux avant 1893, date à laquelle je débutai mes recherches en technologie sans fil. Durant les deux ou trois années qui suivirent, je construisis de nombreux mécanismes automatiques que l’on pouvait télécommander, et les montrai à mes visiteurs dans mon laboratoire. Toutefois, en 1896, je conçus un appareil complet, capable d’exécuter un grand nombre d’opérations ; l’achèvement de mon travail fut toutefois remis à la fin de 1897. La représentation et la description de cette machine furent publiées dans mon article paru dans le magazine Century du mois de juin 1900, ainsi que dans d’autres périodiques de cette époque ; lorsqu’elle fut présentée au public pour la première fois en 1898, elle entraîna des réactions qu’aucune de mes autres inventions n’avait suscitées jusque là. En novembre 1898, j’obtins un premier brevet pour ce nouvel appareil, après que l’examinateur en chef se fut déplacé à New York pour se rendre compte de ses performances, car mes affirmations lui avaient paru incroyables. Je me souviens avoir téléphoné plus tard à un officiel à Washington pour lui expliquer mon invention, dans l’objectif de l’offrir au Gouvernement, et qu’il éclata de rire. À cette époque, personne ne pensait qu’il y avait la moindre chance de mettre au point un tel appareil. Malheureusement, dans ce brevet, et sur les conseils de mes avocats, j’ai dit qu’il était commandé par un seul circuit et un type de détecteur bien connu, car je n’avais pas encore assuré la protection des spécifications de mes méthodes et appareils. En fait, mes bateaux étaient commandés par une action conjointe de plusieurs circuits, et il n’y était pas question d’interférences. La plupart du temps, j’utilisai des circuits récepteurs en forme de boucles, en y incluant des condensateurs, car les décharges de mon transmetteur de haute tension ionisaient l’air dans la pièce au point que même une petite antenne pouvait puiser l’électricité dans l’air environnant pendant des heures. J’ai découvert, par exemple, qu’une ampoule à vide de 30 cm de diamètre, ayant une seule borne sur laquelle était fixé un fil très court, émettait jusqu’à un millier de flashes successifs, jusqu’à ce que tout l’air dans le laboratoire soit neutralisé. La forme en boucle du récepteur n’était pas sensible à cette perturbation, et il est très curieux qu’elle devienne populaire ces derniers temps. En réalité, le récepteur accumule beaucoup moins d’énergie que les antennes ou un long câble relié à la terre, et de ce fait il n’a pas les imperfections des appareils actuels sans fil. Lorsque je présentai mon invention devant un auditoire, les visiteurs pouvaient poser n’importe quelle question, même les plus compliquées, et l’automate leur répondait par des signes. En ce temps-là, c’était considéré comme de la magie, mais en fait, c’était très simple, puisque c’est moi-même qui répondais aux questions par l’intermédiaire de la machine.

À cette même époque je construisis par ailleurs un gros bateau télécommandé, dont on peut voir une photo dans ce numéro de l’Electrical Experimenter. Il était commandé par des circuits de plusieurs tours, placés dans la coque qui était fermée hermétiquement, et que l’on pouvait immerger. Les dispositifs étaient semblables à ceux utilisés dans le premier, avec cette différence que j’y ai introduit certaines caractéristiques spéciales, comme des lampes à incandescence qui apportaient la preuve visible du bon fonctionnement de la machine.


12. Un des bateaux télécommandés de Tesla, submersible et sans antennes externes.

Ces automates, commandés dans le champ de vision de l’opérateur, ne représentaient cependant que la première étape plutôt grossière dans l’évolution de la Science des ‘Téléautomates’, telle que je l’avais conçue. Il était logique que l’étape suivante fut leur application hors du champ de vision et très loin du centre de contrôle et, depuis lors, j’ai toujours prétendu qu’ils pouvaient servir comme arme de guerre et remplacer les armes à feu. Il semblerait qu’aujourd’hui on leur reconnaisse cette importance, à en juger les annonces occasionnelles dans la presse de certaines réalisations dites extraordinaires, mais qui en vérité n’apportent rien de neuf. Les installations radio actuelles permettent, quoique de manière imparfaite, d’envoyer un avion dans les airs, de lui faire suivre approximativement une certaine course et d’effectuer un nombre d’opérations à plusieurs centaines de kilomètres. Une machine de ce type peut en outre être commandée mécaniquement de plusieurs façons et je ne doute pas qu’elle puisse faire preuve d’une certaine utilité en temps de guerre. Toutefois, pour autant que je sache, il n’existe aujourd’hui aucun instrument ou dispositif qui permettrait de procéder avec précision. J’ai consacré des années entières de recherches à ce sujet, et j’ai développé des moyens permettant de réaliser facilement ce type de prouesse et d’autres. Comme je l’ai déjà dit antérieurement, lorsque je fus étudiant à l’université, j’ai conçu une machine volante quasi différente de celles qui existent actuellement. Le principe de base était juste, mais il était impossible de le mettre en pratique à défaut d’une force motrice de puissance suffisante. Ces dernières années, j’ai réussi à résoudre ce problème, et je projette de construire des aéronefs dépourvus d’ailerons, d’ailes, d’hélices ou autres accessoires externes, qui seront capables d’atteindre des vitesses énormes et susceptibles de fournir des arguments de poids en faveur de la paix dans un futur proche. Page (… 108 dans le texte original) vous verrez un appareil de ce type, dont le démarrage et le fonctionnement ne se font que par réaction ; il doit être commandé soit mécaniquement, soit avec des ondes hertziennes. En construisant les installations adéquates, il sera possible d’envoyer un missile de ce type dans les airs et de le faire tomber quasiment à l’endroit voulu, même à des milliers de kilomètres. Néanmoins, il faudra aller plus loin. On finira par inventer des »téléautomates » capables d’agir comme s’ils avaient une intelligence propre, et leur avènement créera une révolution. En 1898 déjà, je proposai à des représentants d’une grosse société industrielle de construire et d’exposer publiquement une voiture qui, de manière autonome, serait capable de réaliser une grande variété d’opérations, dont certaines nécessitent quelque chose comme la faculté de jugement. Cependant, ma proposition fut jugée chimérique, et elle resta lettre morte.

Aujourd’hui, beaucoup d’hommes doués d’intelligence pratique essaient d’imaginer des expédients susceptibles d’empêcher que ne se répète ce conflit atroce, qui est théoriquement terminé, et pour lequel j’avais prédit la durée et son dénouement dans un article paru dans le Sun, le 20 décembre 1914. L’Alliance proposée n’est pas une solution, bien au contraire ; elle risque d’avoir des résultats à l’inverse de ceux espérés, selon l’avis d’un bon nombre d’hommes compétents. Il est particulièrement regrettable que le traité de paix inclue une politique de répression, parce que dans quelques années, il sera possible aux pays de se battre sans armées, bateaux ou armes à feu, mais avec des armes bien plus terribles dont l’action et la portée destructrices sera pratiquement sans limites. L’ennemi pourra détruire une ville à n’importe quelle distance et aucune puissance de la terre ne pourra l’en empêcher. Si nous voulons conjurer une catastrophe menaçante et éviter une situation susceptible de transformer ce globe en enfer, nous devrions accélérer le développement de machines volantes et de la transmission hertzienne sans plus attendre, avec tous les moyens dont dispose ce pays.

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Published by Lazare - dans Histoire
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 17:52
Nikola Tesla : Mes inventions (6)

 

MES INVENTIONS

Chapitre V
Le Transmetteur Amplificateur

En me remémorant les événements passés, je prends conscience que les influences qui déterminent notre destin sont bien subtiles. Cet incident survenu dans ma jeunesse pourra en justifier. Un jour d’hiver, j’ai escaladé une montagne très raide en compagnie d’autres garçons. Le manteau neigeux était plutôt épais et un doux vent du sud était propice à nos jeux. Nous nous amusions à lancer des boules de neige sur la pente, qui roulaient alors jusqu’à une certaine distance en amassant toujours plus de neige ; c’était à qui réussirait à faire la boule la plus grosse. Soudain, une boule alla plus loin que les autres, grossissant dans des proportions énormes jusqu’à atteindre la taille d’une maison ; elle plongea dans un bruit de tonnerre dans la vallée, avec une telle force que le sol en trembla. J’étais stupéfait et incapable de comprendre ce qui avait bien pu se passer.

L’image de cette avalanche devait me poursuivre pendant plusieurs semaines, et je me demandai comment une masse aussi petite pouvait se transformer en quelque chose d’aussi énorme. À partir de ce moment-là, je fus fasciné par l’amplification des actions de faible amplitude, et c’est avec beaucoup d’intérêt que j’entamai mes recherches expérimentales sur la résonance mécanique et électrique, quelques années plus tard. Il est probable que si je n’avais pas vécu cette première impression forte, je n’aurais pas poursuivi mes travaux après avoir obtenu la première petite étincelle avec ma bobine, et je n’aurais jamais développé ma meilleure invention, dont je vais maintenant et pour la première fois, raconter la véritable histoire.

Les « chasseurs de célébrités » m’ont toujours demandé quelle était, selon moi, ma meilleure invention. Cela dépend du point de vue. Un grand nombre de techniciens, des hommes très doués dans leur propre spécialité mais dominés par un esprit pédant et myopes, ont prétendu que mis à part le moteur à induction, je n’aurais rien apporté d’autre qui soit utile à ce monde. C’est une erreur grossière. Il faut se garder de juger une nouvelle idée à ses résultats immédiats. Mon système de transmission de courant alternatif arriva à point nommé et fut accueilli comme une solution longtemps recherchée dans les milieux industriels ; et bien qu’il fallût surmonter certaines résistances féroces et concilier des intérêts opposés, comme d’habitude, son introduction commerciale n’allait pas tarder. Maintenant, comparez cette situation avec celle dans laquelle je me trouvai avec ma turbine, par exemple. On pourrait penser qu’une invention aussi simple et belle, possédant beaucoup de caractéristiques d’un moteur idéal, serait acceptée sur-le-champ ; cela aurait été effectivement le cas si les conditions l’avaient permis. Toutefois, les applications futures du champ magnétique n’allaient pas discréditer les machines existantes, bien au contraire, elles n’en eurent que plus de valeur. Le système se prêtait tout aussi bien pour les nouvelles initiatives que pour améliorer les anciens appareils. Ma turbine est une avancée d’un caractère tout à fait différent. Elle représente un changement radical, en ce sens que son succès signifierait l’abandon des moteurs vieillis pour lesquels on a dépensé des milliards de dollars. Dans de telles circonstances, les progrès sont nécessairement lents, et peut-être que le plus gros frein est dans les préjugés qu’une force d’opposition organisée a ancrés dans la tête des experts. L’autre jour encore, j’eus une amère déconvenue quand je rencontrai mon ami et ancien assistant, Charles F. Scott, qui est aujourd’hui professeur en ingénierie électrique à l’Université de Yale. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vu et j’étais heureux de pouvoir bavarder avec lui dans mon bureau. Au cours de notre conversation, nous allions évidemment aborder le sujet de ma turbine, et mon enthousiasme était délirant. Je m’exclamai en pensant à son glorieux futur, « Scott, ma turbine va envoyer tous les autres moteurs thermiques dans le monde à la casse ! » Scott se caressa le menton et détourna son regard, comme s’il était en train de faire un calcul mental. « Cela fera un sacré tas de ferraille », dit-il, et il partit sans ajouter un seul mot !

8. La turbine sans ailettes de Tesla. À l’intérieur du bâti central, en forme de crêpe, se trouvent plusieurs disques, ressemblant aux disques plats d’une charrue très peu espacés, qui sont fixés sur l’arbre moteur dont on voit les saillies sur les deux côtés. Lorsqu’on injecte de l’air, de la vapeur ou tout autre gaz sous pression entre les disques, l’adhérence en surface transfère régulièrement l’énergie cinétique du gaz aux disques, entraînant leur rotation. Lorsqu’on le fait marcher en sens inverse, l’appareil fonctionne comme un compresseur à gaz. (Musée Tesla / Institut Smithsonian)

Toutefois, ces inventions, comme d’autres, n’étaient rien de plus qu’un pas en avant dans certaines directions. En les développant, je ne faisais rien d’autre que de suivre mon instinct inné à améliorer les appareils existants, sans porter un intérêt particulier à nos problèmes plus urgents. Le « Transmetteur Amplificateur » est le fruit de travaux qui ont duré des années, et dont l’objectif principal était de trouver une solution à des problèmes qui sont bien plus importants pour l’humanité que ne l’est le seul développement industriel.

Si mes souvenirs sont exacts, c’est en novembre 1890 que je fis une expérimentation dans mon laboratoire, qui fut l’une des plus extraordinaires et spectaculaires jamais enregistrées dans les annales de la science. En faisant des recherches sur le comportement des courants de hautes fréquences, je fus convaincu que l’on pouvait produire, dans une pièce, un champ électrique d’une intensité suffisante pour allumer des tubes à vide sans électrodes. C’est pourquoi je construisis un transformateur pour tester ma théorie et les premiers essais furent un vrai succès. Il est difficile de se faire une idée de ce que ces phénomènes étranges représentaient à l’époque. On a des envies furieuses de sensations nouvelles, mais on a vite fait d’y devenir indifférent. Les miracles d’hier sont aujourd’hui des choses tout à fait banales. Lorsque j’ai montré mes tubes en public pour la première fois, les gens les regardaient avec un étonnement difficile à décrire. Des invitations pressantes me parvinrent de tous les coins du monde et on m’offrit de nombreuses distinctions honorifiques et autres flatteries que j’ai toutes déclinées.

Toutefois, en 1892 la pression devint tellement forte que je partis pour Londres, où je fis une conférence devant l’Institut des ingénieurs en électrotechnique. J’avais l’intention de repartir immédiatement pour Paris où j’avais des obligations similaires, mais Sir James Dewar insista pour que je me présente à l’Institut Royal. J’étais homme à tenir ses résolutions, mais je cédai facilement devant les arguments de poids de ce grand Écossais. Il me poussa dans un fauteuil et me versa un demi verre d’un joli liquide brun, qui pétillait de toutes sortes de couleurs chatoyantes et avait le goût d’un nectar. « Bien », dit-il, « vous êtes assis sur la chaise de Faraday et vous dégustez le whisky qu’il avait l’habitude de boire. » C’est pour ces deux raisons que ma situation était très enviable. Le lendemain soir, je fis une démonstration devant cette institution, à la fin de laquelle Lord Rayleigh s’adressa au public et ses mots bienveillants furent l’aiguillon pour mes travaux de recherches. Je m’enfuis de Londres et plus tard de Paris, pour échapper à tous les honneurs envahissants, et allai passer quelque temps dans ma patrie où j’allais subir une épreuve et une maladie des plus éprouvantes. Après mon rétablissement, je commençai à formuler des plans pour reprendre mes travaux en Amérique. Je n’avais jamais réalisé jusque là que je possédais des dons d’invention particuliers, mais Lord Rayleigh qui représentait pour moi l’idéal du scientifique, l’avait affirmé et si tel était le cas, je sentis que je devais me concentrer sur quelque chose de grand.

Un jour, alors que j’errai dans la montagne, je dus me mettre à la recherche d’un abri, car l’orage menaçait. Le ciel se couvrit de lourds nuages, toutefois la pluie ne tomba pas avant qu’un violent éclair ne déchirât le ciel ; quelques instants plus tard, ce fut le déluge. Ce spectacle me fit réfléchir. Il était manifeste que les deux phénomènes étaient intimement liés comme cause et effet, et j’en vins à conclure que l’énergie électrique impliquée dans la précipitation de l’eau était négligeable, l’éclair ayant une fonction ressemblant à celle d’un déclencheur sensible. Voilà un domaine qui offrait d’énormes possibilités de développement. Si on arrivait à produire des effets électriques de la qualité voulue, on pourrait transformer toute la planète et nos conditions de vie. Le soleil fait s’évaporer l’eau des océans et le vent l’emporte vers des régions lointaines, où elle reste dans un état d’équilibre précaire. Si nous avions le pouvoir de perturber cet équilibre où et quand bon nous semblera, nous pourrions manipuler à volonté cet énorme fleuve qui entretient la vie. Nous pourrions irriguer les déserts arides, créer des lacs et des rivières et obtenir une force motrice de puissance illimitée. Ce serait le moyen le plus efficace de mettre l’énergie solaire au service de l’humanité. La réalisation de tout ceci dépend de notre capacité à développer des forces électriques du même ordre que celles qui apparaissent dans la nature. L’entreprise semblait décourageante, mais je pris la résolution de la tenter ; dès mon retour aux États-Unis, en été 1892, je commençai mes travaux et cela avec d’autant plus de passion qu’il me fallait des moyens semblables si je voulais réussir à transmettre de l’énergie électrique sans fil.

J’obtins les premiers résultats satisfaisants au printemps de l’année suivante, lorsque je réussis à atteindre des tensions d’environ 1 000 000 volts avec ma bobine conique. Cela n’est pas beaucoup comparé aux performances actuelles, mais en ce temps-là, c’était un véritable exploit. Je n’ai cessé de faire des progrès jusqu’en 1895, à en juger par un article de T.C. Martin paru dans le magazine Century du mois d’avril ; cette année-là, mon laboratoire fut malheureusement détruit par un incendie. Cette catastrophe retarda mes travaux, et la majeure partie de l’année fut consacrée à sa réorganisation et à sa reconstruction. Toutefois, dès que les circonstances le permirent, je retournai à mon travail. Je savais que des forces électromotrices plus élevées pouvaient être obtenues avec un appareil plus gros, mais j’avais l’intuition que je pourrais arriver aux mêmes résultats à partir d’un transformateur relativement plus petit et plus compact, au design adéquat. Lors de mes tests avec un secondaire sous forme de spirale plate, comme le montrent les illustrations de mes brevets, je fus surpris de constater qu’il n’y avait pas de décharge sous forme de faisceau lumineux, et je ne tardai pas à découvrir que cela était dû à la position des spires et à leur action mutuelle. Fort de cette observation, je recourus à l’utilisation d’un conducteur de haute tension avec des spires d’un diamètre considérable, qui étaient suffisamment éloignées l’une de l’autre pour permettre de contrôler la capacité distribuée et, parallèlement, de prévenir une accumulation exagérée de la charge en tous points. La mise en pratique de ce principe me permit de produire des tensions de 4 000 000 de volts, ce qui était pratiquement l’extrême limite de ce que je pouvais obtenir dans mon nouveau laboratoire dans Houston Street, car les décharges s’étendaient jusqu’à près de 5 m. Une photo de ce transmetteur fut publiée au mois de novembre 1898 dans l’Electrical Review. Si je voulais faire d’autres progrès dans ce domaine, il fallait que je travaille en plein air, et c’est pourquoi, au printemps 1899, après avoir tout préparé pour la construction d’une centrale sans fil, je partis au Colorado où je devais rester pendant plus d’un an. J’y ai procédé à des améliorations et à des perfectionnements qui permirent de générer des courants de n’importe quel ampérage. Ceux que cela intéresse trouveront quelques informations sur ces expérimentations dans mon article intitulé « Le problème de l’intensification de l’énergie humaine » *, paru au mois de juin 1900 dans le magazine Century, auquel j’ai déjà fait allusion plus haut.

9. Illustration des décharges d’étincelles produites dans la centrale radio de Tesla à Colorado Springs en 1899. La boule a un diamètre de 80 cm et est reliée à la borne libre d’un circuit résonnant relié à la terre, de 17 m de diamètre. Tesla a estimé le potentiel d’éclatement de la boule à environ 3 millions de volts. (V =75.000 x rayon en cm ). La bobine gigantesque qui produisait ces décharges avait un primaire de 15,50 m de diamètre, et était capable de transmettre un courant de 1100 Ampères dans le secondaire à haute tension.

Electrical Experimenter m’a demandé d’être on ne peut plus explicite sur ce sujet, afin que mes jeunes amis parmi les lecteurs du magazine, puissent comprendre clairement la composition et le fonctionnement de mon « Transmetteur Amplificateur » et le but dans lequel je le construisis. Très bien. Donc, premièrement, c’est un transformateur résonant avec un secondaire dont les parties qui sont sous très haute tension, sont réparties sur une surface considérable et disposées le long d’enveloppes idéales dont le rayon d’incurvation est très grand, et espacées correctement l’une de l’autre, afin d’obtenir en tout point une densité de surface faible pour qu’il n’y ait aucune fuite, même si le conducteur est à nu. Il convient à toutes les fréquences depuis peu à plusieurs milliers de cycles par seconde (Hz), et peut servir à produire des courants d’ampérage énorme et de tension modérée, ou de plus faible ampérage et d’une force électromotrice immense. La tension électrique maximale est uniquement fonction de la courbure des surfaces sur lesquelles sont situés les éléments chargés et de la surface de ces derniers.

À en juger par mes expériences passées, il est parfaitement possible d’obtenir 100 000 000 volts. Par ailleurs, on peut arriver à obtenir des courants de plusieurs milliers d’ampères dans l’antenne. Pour des puissances de ce type, une centrale de dimensions modérées suffit. En théorie, un terminal de moins de 27 m de diamètre suffit pour développer une force électromotrice de cette amplitude, alors que pour des courants de 2 000 à 4000 ampères de fréquences courantes, il n’est pas besoin qu’il ait plus de 9 m de diamètre.

Dans un sens moins large, ce transmetteur sans fil a un rayonnement d’ondes hertziennes très négligeable par rapport à l’énergie globale et, de ce fait, le facteur d’atténuation est extrêmement faible et une charge énorme est emmagasinée dans le condensateur du haut. Un tel circuit peut alors être excité par des impulsions de toutes sortes, même de fréquences basses, et il produira des oscillations sinusoïdales en continu, comme celles d’un alternateur. Toutefois, dans son sens le plus strict, c’est un transformateur résonant qui, en plus de ces qualités, est parfaitement adapté aux constantes électriques et aux caractéristiques de la Terre, et c’est pourquoi il devient très efficace et d’un bon rendement pour la transmission d’énergie sans fil. Le facteur de l’éloignement n’entre alors plus du tout en jeu, car il n’y a aucune diminution dans l’intensité des impulsions transmises. Il est même possible d’amplifier l’action avec l’éloignement de la centrale, en vertu d’une loi mathématique exacte. Cette invention fut l’une de celles qui faisaient partie de mon « Système Mondial » de transmission radio, que j’entrepris de commercialiser lors de mon retour à New York en 1900. Quant aux objectifs immédiats de cette entreprise, ils sont clairement mentionnés dans une explication technique de ce temps-là, dont voici un extrait :

»Le »Système Mondial » est le fruit d’un amalgame de plusieurs découvertes originales, faites par l’inventeur au cours de ses recherches et expérimentations, menées avec persévérance. Il permet non seulement la transmission instantanée et précise sans fil de signaux, de messages et de caractères vers toutes les régions du globe, mais aussi l’interconnexion de tous les systèmes téléphoniques et télégraphiques, ainsi que des autres stations de données, sans qu’il soit nécessaire de modifier leur équipement existant. Il permet, par exemple, à un abonné au téléphone de communiquer avec n’importe quel autre abonné de la Terre. Un récepteur bon marché, pas plus grand qu’une montre, lui permettra d’écouter, sur terre comme sur mer, la diffusion d’un discours ou d’une musique transmis ailleurs, quelle que soit la distance. Ces exemples sont cités pour donner surtout une idée des possibilités qu’offre cette grande avancée scientifique, qui annule les distances et qui fait que ce conducteur parfaitement naturel, la Terre, peut servir à atteindre les innombrables objectifs que l’ingéniosité humaine avait trouvés pour ses lignes de transmission. Il y a un résultat de grande portée qui est que tout appareil à un ou plusieurs fils (à une distance manifestement limitée) pourra fonctionner de la même manière, sans conducteurs artificiels et avec les mêmes facilité et précision, à des distances dont les seules limites sont celles imposées par les dimensions physiques de notre planète. Donc, s’ouvrent d’une part de nouveaux champs d’exploitation commerciale avec cette méthode de transmission idéale, et d’autre part les anciens gagnent beaucoup de terrain.

»Le »Système Mondial » est basé sur la mise en application des inventions et découvertes importantes suivantes :

1. Le Transformateur Tesla. Cet appareil est aussi révolutionnaire dans sa production de vibrations électriques que le fut la poudre à canon pour la guerre. Avec un appareil de ce type, l’inventeur a produit des courants de nombreuses fois supérieurs à tout ce qui avait été généré jusque là par d’autres moyens, et des étincelles de plus de 30 m.

2. Le Transmetteur Amplificateur. C’est la plus belle invention de Tesla ; c’est un transformateur particulier spécialement adapté pour exciter la Terre qui, pour la transmission de l’énergie électrique est aussi précieux que le télescope pour l’observation astronomique. En utilisant ce merveilleux appareil, il a déjà créé des manifestations électriques d’une intensité plus grande que celle d’un éclair, et transmis un courant autour du globe, suffisant pour allumer plus de deux cents lampes à incandescence.

3. Le Système sans fil Tesla. Ce système comprend un certain nombre de perfectionnements et est le seul moyen connu capable de transmettre de manière économique de l’énergie électrique à distance, sans fil. Des tests et des mesures méticuleux en connexion avec une station expérimentale très puissante, construite par l’inventeur dans le Colorado, ont démontré qu’il était possible d’envoyer n’importe quelle quantité d’énergie à travers tout le Globe si nécessaire, avec une perte n’excédant pas un très faible pourcentage.

4. La Technique de l’Individualisation. Cette invention de Tesla est par rapport au « réglage » grossier, ce que le langage distingué est par rapport au langage non articulé. Il permet de transmettre, dans le secret absolu et exclusif, des signaux ou des messages de manière active ou passive, c’est-à-dire sans interférences et sans pouvoir être interférés. Chaque signal est comme un individu à l’identité différenciée et il n’y a pratiquement pas de limites quant au nombre de stations ou d’appareils pouvant fonctionner simultanément et sans le moindre signe d’interférence.

5. Les Ondes Stationnaires Terrestres. Cette merveilleuse découverte veut dire, en langage populaire, que la Terre est sensible à des vibrations électriques d’une certaine fréquence, comme un diapason l’est à certains sons. Ces vibrations électriques spécifiques, susceptibles d’exciter violemment la Terre, se prêtent à d’innombrables utilisations de grande importance d’un point de vue commercial, et à bien d’autres égards.

La première centrale électrique de ce « système mondial » peut entrer en service dans neuf mois. Il deviendra alors possible de générer jusqu’à près de 10 millions de CV et elle a été conçue pour réaliser autant d’exploits techniques que possible, sans plus de dépenses. En voici quelques-uns uns :

(1) L’interconnexion des échanges ou des bureaux télégraphiques existants partout dans le monde.

(2) L’instauration d’un service télégraphique gouvernemental secret et ne pouvant pas être interféré.

(3) L’interconnexion de tous les échanges ou centrales téléphoniques dans le monde.

(4) La diffusion universelle de l’information par télégraphe ou téléphone, en connexion avec la presse.

(5) L’instauration d’un tel « Système mondial » de transmission de renseignements à usage exclusivement privé.

(6) L’interconnexion et le travail de tous les téléimprimeurs boursiers dans le monde.

(7) L’instauration d’un « système mondial » de diffusion de musique, etc…

(8) L’enregistrement universel de l’heure avec des pendules bon marché indiquant l’heure avec une précision astronomique et ne demandant aucune maintenance.

(9) La transmission mondiale de caractères, de lettres, de chèques, etc… écrits à la main ou tapés à la machine.

(10) L’instauration d’un service universel pour la marine, permettant aux navigateurs de tous les bateaux de s’orienter parfaitement sans boussole, de déterminer leur position exacte, l’heure et la vitesse, de prévenir les collisions et les naufrages, etc…

(11) L’inauguration d’un système d’impression mondiale sur terre et sur mer.

(12) La reproduction mondiale de photos et toutes sortes de dessins ou de dossiers.

J’ai proposé en outre de faire des démonstrations de transmission d’énergie sans fil sur une petite échelle, suffisante toutefois pour pouvoir convaincre.

Par ailleurs, j’ai fait référence à d’autres applications de mes découvertes autrement plus importantes, qui seront révélées à une date ultérieure.

Une centrale fut construite sur Long Island, dont la tour mesurait 57 m de haut, et dont le terminal sphérique avait un diamètre de près de 21 m. Ces dimensions étaient appropriées pour transmettre pratiquement n’importe quelle quantité d’énergie. Au départ, il ne fut produit qu’entre 200 et 300 KW, mais j’avais l’intention d’utiliser ultérieurement plusieurs milliers de CV. Le transmetteur devait émettre un complexe d’ondes aux caractéristiques spéciales, et j’avais imaginé un système unique pour régler par téléphone la production de n’importe quelle quantité d’énergie.

10. La gigantesque tour de transmission d’énergie radio de Tesla, érigée entre 1901 et 1903 à Shoreham, Long Island, faisant partie de son « Système Mondial Sans Fil », qui n’a cependant jamais été terminée. La centrale électrique à deux étages à l’arrière-plan, donne une idée de l’échelle gigantesque de cette tour de 57 m (qui fut démolie en 1917).

La tour fut détruite il y a deux ans ; cependant mes projets font l’objet de nouveaux développements et une autre tour sera construite qui sera même perfectionnée dans certains domaines. À cette occasion, je voudrais démentir une rumeur largement répandue, selon laquelle la tour aurait été démolie par le Gouvernement ; à cause de la guerre, des préjugés sont nés dans l’esprit de ceux qui ne savaient pas que les papiers qui, il y a trente ans, m’accordèrent l’honneur de la nationalité américaine, sont toujours dans un coffre, tandis que mes diplômes, mes licences, médailles en or et autres distinctions honorifiques sont rangées dans de vieilles malles. Si cette rumeur était fondée, j’aurais obtenu le remboursement de la grosse somme que j’ai versée pour la construction de la tour. Bien au contraire, c’était dans l’intérêt du Gouvernement de conserver cette tour, notamment parce que – entre autres applications de valeur – elle permettait de localiser les sous-marins en plongée, où que ce fut sur le globe. Ma centrale, mes services et mes perfectionnements ont toujours été à disposition des officiels et depuis le commencement des conflits en Europe, j’ai travaillé à perte sur plusieurs de mes inventions qui ont affaire avec la navigation aérienne, la propulsion des bateaux et la transmission sans fil, qui sont de la plus haute importance pour le pays. Ceux qui sont bien informés savent que mes idées ont révolutionné les industries aux États-Unis, et je ne connais aucun inventeur qui, à cet égard, ait eu la chance comme moi de voir ses inventions utilisées durant la guerre. Je me suis abstenu de m’exprimer en public sur ce sujet jusqu’à ce jour, parce qu’il me semblait déplacé de m’étendre sur des problèmes personnels, alors que le monde connaissait de graves problèmes. Par ailleurs, j’aimerais ajouter, au regard de rumeurs variées qui me sont parvenues, que mes relations avec M. J. Pierpont Morgan n’avaient pas un caractère commercial et qu’il avait avec moi la même ouverture d’esprit que celle avec laquelle il a aidé bien d’autres pionniers. Il a toujours tenu ses promesses à la lettre et il aurait été très déraisonnable d’attendre quelque chose de plus de lui. Il avait la plus haute estime pour mes réalisations et me donna toutes les preuves de sa totale confiance dans mes capacités à réaliser ce que j’avais décidé. Je ne veux pas que quelques individus, étroits d’esprit et jaloux, puissent s’imaginer avoir contrecarré mes travaux. Pour moi, ces hommes ne sont rien de plus que des microbes de quelque vilaine maladie. En réalité, ce sont les lois de la nature qui ont retardé mon projet. Le monde n’était pas prêt pour lui ; il était trop en avance sur son temps. Toutefois, ces mêmes lois l’emporteront et, finalement, il aura un succès triomphal.

11. Nikola Tesla, à l’âge de 60 ans, sur une photo prise l’année où l’Institut américain des ingénieurs en électrotechnique lui accorda la médaille Edison.

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