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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 20:24
LA TERRE CREUSE  PAR EDWARD SNOWDEN
 
 
3 OCTOBRE 2015
Le moment est venu, nos frères de la terre Creuse vont enfin nous rejoindre.
Cette chaîne vous présente des informations riches et sérieuses sur le phénomène ovni et paranormal. Elle est destiné aux personnes, témoins ou non, qui souhaitent visionner et échanger dans la bonne humeur et le respect. L'ufologie a pour principal objectif d'identifier les "phénomènes" à l'origine des observations. Il serait donc souhaitable d'associer, volontés, compétences et savoir-faire au service de la recherche et de l'information. Votre aide est précieuse est chacun peut avec ses moyens apporter sa pierre à l'édifice. THOR Odyssey

https://www.youtube.com/watch?v=qK-uqOa5IrE
 

Vidéo - TERRE CREUSE, Le journal de l'Amiral Byrd (31mn)

 

 
Le livre :
 
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Afficher l'image d'origineL'Histoire d'Olaf Jansen

Tiré du livre ‘’  The Smoky God ‘’


    Mon nom est Olaf Jansen. Je suis un norvégien, bien que je sois né dans la petite ville russe de marins d'Uleaborg, sur la côte orientale du Golfe de Bothnia, le bras du nord de la mer Baltique.

    Mes parents étaient en croisière de pêche dans le Golfe de Bothnia et ont habité cette ville russe d'Uleaborg au moment de ma naissance, le 27 Octobre 1811.

    Mon père, Jens Jansen, est né à Rodwig sur la côte scandinave, près des Îles Lofoden, mais après son mariage installa sa maison à Stockholm, parce que ma mère et sa famille y résidaient. Quand j'ai atteint mes sept ans, j'ai commencé à accompagner mon père lors de ses tournées de pêche le long de la côte scandinave.

    Très jeune , je fis montre de mon aptitude pour des livres et à l'âge de neuf ans, j'ai été placé à une école privée à Stockholm, où je demeurai jusqu'à l'âge de quatorze ans. ensuite j'ai suivi mon père régulièrement dans toutes ses tournées de pêche.

    Mon père mesurait bien six pieds trois de haut ( 1m90) et pesait plus de quinze stones (95Kg), un typique Scandinave bon teint ayant une vie des plus rudes et capable de plus d'endurance, à ma plus grande connaissance, qu'aucun autre homme. Il possédait, la douceur d'une femme dans pour les petites choses de la vie et cependant sa détermination et sa volonté étaient indescriptibles. Sa volonté n'admettait aucune défaite.

    J'avais 19 ans quand nous avons entrepris ce qui s'est avéré être notre dernier voyage en temps que pêcheurs et qui a abouti à l'histoire étrange qui devra être révélée au monde, - mais pas avant que je sois arrivé à la fin de mon pèlerinage terrestre.

    Je n'ose pas permettre que les faits que je connais soient publiés de mon vivant par crainte que je subisse davantage d' humiliation, d'emprisonnement et de souffrance. Tout d'abord, j'ai été mis dans des fers par le capitaine du navire baleinier qui m'a sauvé, pour la seule raison que je lui avais parlé des merveilleuses découvertes faites par mon père et moi-même. Mais j'étais loin d'être arrivé à la fin de mes tortures.

    Après quatre ans et huit mois d'absence j'ai atteint Stockholm, pour constater seulement que ma mère était morte l'année précédente et que la propriété avait été laissée par mes parents à la famille de ma mère, mais elle m'a été immédiatement restituée.

    Tout aurait pu bien continuer ainsi, si j'avais effacer de ma mémoire l'histoire de notre aventure et de la mort épouvantable de mon père.

    Finalement, un jour j'ai raconté l'histoire en détail à mon oncle, Gustaf Osterlind, un homme ayant de considérables biens et que je l'ai pressé d'organiser une expédition pour moi afin de réaliser un autre voyage vers la terre étrange.

    D'abord j'ai pensé qu'il favorisait mon projet. Il semblait intéressé et m'a invité à me présenter devant certains fonctionnaires et à leur expliquer, comme je l'avais fait pour lui, l'histoire de nos voyages et de nos découvertes. Imaginez ma déception et mon horreur quand, sur la conclusion de mon récit, certains papiers ont été signés par mon oncle et, sans avertissement, je me suis trouvé arrêté et bien vite sous l'effet d'un lugubre et épouvantable emprisonnement dans un asile de fous, où je suis resté pendant vingt-huit ans - années de longues, ennuyeuses, et affreuses souffrances!

    Je n'ai jamais cessé d'affirmer que j'étais sain d'esprit et de protester contre l'injustice de mon emprisonnement. Finalement, le dix-sept octobre 1862, je fus libéré. Mon oncle était mort et les amis de ma jeunesse étaient maintenant des étrangers. En effet, un homme de plus de cinquante ans, dont la seule information que l'on connaisse de lui concerne un fou, n'a aucun ami.

    Je fus embarrassé pour savoir comment gagner ma vie, mais instinctivement, je me tournai vers le port où les nombreuses barques de pêche étaient ancrées et dans l'espace d'une semaine, je m'embarquai avec un pêcheur par le nom d'Yan Hansen, qui commençait une longue croisière de pêche aux Îles Lofoden.

    A ce moment là, mes précédentes années où j'avais tant bourlingué, m'ont été d'un très grand avantage, spécialement pour affirmer mon utilité. Ce ne fut pas seulement le commencement d'autres voyages, mais par une frugale économie, je fus en quelques années, capable de posséder mon propre un bateau de pêche.

    Pendant vingt-sept ans, par la suite, j'ai parcouru la mer comme pêcheur, pendant cinq ans travaillant pour d'autres et les vingt-deux années dernières pour moi.

    Pendant toutes ces années, j'étudiai avec diligence un maximum de livres, aussi bien qu'un dur ouvrier à mon affaire, mais j'ai pris grand soin de ne mentionner à personne l'histoire concernant les découvertes faites par mon père et moi-même. Même à ce dernier jour, j'aurai peur de savoir que quelqu'un ait pu voir ou connaître les choses que je suis entrain d'écrire, et les notes et cartes que je garde par-devers moi. Quand mes jours sur la Terre seront terminés, je laisserai des cartes et notes qui éclaireront et, j'espère, utilement l'Humanité.

    Le souvenir de mon long emprisonnement avec des maniaques, et toute l'angoisse horrible et les souffrances subites sont trop vives pour donner une autre chance à une arrestation.

    En 1889, j'ai vendu de mes barques de pêche et j'ai constaté que j'avais accumulé une fortune tout à fait suffisante de m'entretenir le reste de ma vie. Je suis alors venu en Amérique.

    Pendant une douzaine d'années, mon habitation fut dans l'Illinois, près de Batavia, où j'ai réuni la plupart des livres de ma présente bibliothèque, quoique j'y aie apporté beaucoup de volumes de choix de Stockholm. Plus tard, je suis venu à Los Angeles, arrivant ici le 4 mars 1901. Je me rappelle bien, la date car c'était le deuxième jour d'inauguration du Président McKinley. J'ai acheté cette humble demeure et, ici dans l'intimité de mon propre domicile, abrité par ma propre vigne et mes figuiers et avec mes livres autour de moi, j'ai entrepris de faire des cartes et les dessins des nouveaux pays que nous avions découverts et aussi d'écrire l'histoire en détail du temps où mon père et moi avions quitté Stockholm jusqu'à l'événement tragique qui nous a séparés dans l'Océan Antarctique.

    Je me rappelle bien que nous avons quitté Stockholm dans notre sloop de pêche le troisième jour d'avril 1829 et avons navigué au sud, laissant l'Île de Gothland à gauche et l'Île Oeland à droite. Quelques jours plus tard nous avons doublé le Point de Sandhommar et avons emprunté le détroit qui sépare le Danemark de la côte scandinave.
En temps voulu nous avons fait escale dans la ville de Christiansand, où nous nous sommes reposés deux jours et ensuite nous sommes repartis le long de la côte scandinave vers l'ouest, en nous dirigeant vers les Îles Lofoden.

    Mon père était d'esprit très gai, en raison des excellents et satisfaisants bénéfices qu'il avait obtenus de notre dernière pêche qu'il avait commercialisée à Stockholm, au lieu de la vendre dans une des villes de marins le long de la côte scandinave. Il a été particulièrement heureux avec la vente de quelques défenses d'ivoire qu'il avait trouvées sur la côte d'ouest de la Terre de Franz Joseph pendant une de ses croisières du nord l'année précédente et il a exprimé l'espoir que cette fois nous pourrions de nouveau être assez chanceux de charger notre petit sloop de pêche de d'ivoire, au lieu de morues, harengs, maquereaux et saumons.

    Nous fîmes escale à Hammerfest, qui est à 71°40' de latitude N, pour nous reposer quelques jours. Nous y sommes restés une semaine, et nous fîmes des provisions supplémentaires et avec plusieurs tonneaux d'eau potable et nous avons ensuite navigué vers le Spitzberg.

    Pendant les quelques premiers jours, nous avions une mer libre et un vent favorable et ensuite nous avons rencontré beaucoup de glace et beaucoup d'icebergs. Un navire aussi large que notre petit sloop de pêche ne pouvait pas probablement trouvé sa route parmi le labyrinthe d'icebergs ou se serrer dans les canaux à peine ouverts.
 Ces montagnes d'icebergs se présentaient en une succession infinie de palais de cristal, de cathédrales massives et des chaînes de montagnes fantastiques, sinistres et pareilles à des sentinelles, immobiles comme quelques falaises imposantes en roche solidifiée, se dressant silencieux comme un sphinx, et résistant aux vagues agitées d'une mer mouvementée.

    Après avoir échappé de justesse à de nombreux accidents, nous sommes parvenus au Spitsberg, le 23éme jour de Juin et nous avons jeté l'ancre à la Baie Wijade pendant un court temps, où nous avons eu la main très heureuse pour notre pêche . Nous avons alors levé l'ancre et avons traversé le Détroit Hinlopen et navigué le long de la côte de la Terre du Nord-East.

    Un vent fort nous a abordé venant du sud-ouest et mon père dit que nous ferions mieux d'en profiter et d'essayer d'atteindre la Terre de Franz Josef, où, l'année précédente il n'avait, par accident, trouvé les défenses d'ivoire qui lui avaient rapporté un si bon prix à Stockholm.

    Jamais, auparavant ou depuis, je n'avais vu tant tant d'oiseaux de mer; ils étaient si nombreux qu'ils cachaient les rochers du littoral et qu'ils obscurcissaient le ciel.

    Pendant plusieurs jours nous avons navigué le long de la côte rocheuse de la Terre de Franz Josef. Finalement, un vent favorable nous a poussé vers la Côte Ouest et, après avoir navigué à la voile vingt-quatre heures, nous sommes arrivés à un magnifique petit bras de mer.

    On aurait pu à peine croire que c'était là, la lointaine Terre du Nord. L'endroi était vert avec une croissante végétation et bien que la zone ne représentait pas plus qu'un ou deux acres, l'air était cependant chaud et tranquille. Ce point aurait été le lieu où l'influence du Gulf Stream se fait le plus profondément sentir.

    Sur la côte-Est, il y avait de nombreux icebergs, bien que l'on soit ici dans une eau libre. Loin vers l'ouest , cependant, on voyait des blocs de glace et toujours plus au loin, vers l'ouest apparaissaient en forme de chaînes de basses collines de glaces. Devant nous et directement au nord, s'étendait une mer libre.
    Mon père était un ardent adepte d' Odin et Thor et me disait fréquemment qu'ils étaient des Dieux qui sont venus de loin au-delà "du Vent du Nord."

    Mon père expliquait que selon une tradition, qui dit qu'il existait alors plus au loin vers le nord, une terre plus belle que tout ce qu'aurait jamais connu tout mortel et qui est habitée par le peuple "élu".

    Ma jeune imagination a été stimulée par l'ardeur, le zèle et la ferveur religieuse de mon bon père et je me suis exclamé : " Pourquoi ne pas naviguer vers cette terre gracieuse ? Le ciel est juste, le vent favorable et la mer ouverte ".

    Même maintenant, je peux voir l'expression de surprise agréable de sa mine, quand il s'est s'est tourné vers moi et m'a demandé : "Mon fils, désires-tu aller et explorer avec moi - l'au-delà où l'homme ne s'est jamais aventuré ?" J'ai répondu affirmativement. "Très bien", répondit-il. "Qu'Odin nous protége!" Et, ajustant rapidement les voiles, il a jeté un coup d'œil à notre boussole, a tourné la proue droit dans la direction du nord et au travers d' une voie libre, notre voyage commença.

    Le soleil était bas sur l'horizon, comme il pouvait l'être encore en ce tout début de l'été. En effet, nous avions presque quatre mois d' avance avant que la nuit polaire arrive de nouveau.

    Notre petit sloop de pêche a bondi en avant comme s'il désirait ardemment se lancer comme nous-mêmes dans l'aventure. Trente-six heures après nous étions hors de vue de l'extrême point nord du littoral de Terre de Franz Josef. Un courant fort se dirigeant le nord par le nord-est semblait nous transporter. Loin à droite et à gauche de nous s'étallaient des icebergs, mais notre petit sloop a dû longer d'étroits passages et des couloirs si fins en certains endroits, que si notre embarcation n'avait pas été de forme réduite, nous n'aurions jamais pu nous en sortir.

    Le troisième jour nous sommes arrivés à une île. Ses rivages étaient baignés par une mer libre. Là mon père décida de faire une pose et de partir en exploration pendant un jour. Cette nouvelle terre était privée de bois de construction, mais nous y avons trouvé une grande accumulation de bois rejetés par la mer, sur le rivage du nord. Certains des troncs des arbres étaient quarante pieds de long (près de 12m) et deux pieds de diamètre (60cm).

    
    Après avoir explorer pendant un jour le littoral de cette île, nous avons levé l'ancre et avons tourné notre proue vers le nord en direction de la mer libre.
    Je me rappelle que ni mon père, ni moi-même n'avions rien mangé pendant presque trente heures. Peut-être cela était dû à la tension d'excitation de notre voyage étrange dans les plus lointaines eaux du nord, où d'après mon père, personne ne s'était aventuré auparavant. Notre pouvoir de suggestion avait calmé nos appétits physiques.

    A la place d'un froid intense comme nous l'aurions prévu, il faisait vraiment plus chaud et plus bien plus agréable que dans la région d'Hammerfest sur la côte du Nord de la Norvège, il y avait environ six semaines de cela.

    Nous admîmes tous les deux, franchement avoir très faim et immédiatement, j'ai préparé un repas substantiel grâce à notre garde-manger bien pourvu. Après nous nous soyons copieusement restaurés, j'ai dit à mon père que je sentais venir le sommeil et que j'allais m'endormir. "Très bien", m'a t-il a répondu, "je montrerai la garde".

    Je n'ai aucune façon de déterminer combien de temps, j'ai dormi; je sais seulement que j'ai été brutalement éveillé par secousse épouvantable du sloop. Je fus surpris alors de découvrir que mon père dormait profondément. Je me hurlai pour le réveiller et il se mit rapidement debout. En effet, s'il n'avait pas saisi immédiatement le bastingage, il aurait certainement été projeté dans les vagues bouillonnantes.

    Une tempête de neige féroce faisait rage. Le vent était directement sur l'arrière, poussant notre sloop à une vitesse énorme et menaçant à chaque moment de nous renverser. Il n'y avait pas de temps à perdre, les voiles devaient être affalées immédiatement. Notre bateau se tordait dans des convulsions. Quelques icebergs que nous connaissions, nous côtoyaient de part et d'autre, et heureusement un canal s'ouvrait à nous directement vers le nord. Mais en sera t-il ainsi longtemps?
Devant nous, ceinturant l'horizon de gauche à droite, s'étalait un vaporeux brouillard ou une brume, parfois noir comme la nuit égyptienne au bord de l'eau et parfois blanc comme un haut nuage de vapeur, que l'on perd finalement de vue alors qu'il se confond avec les grands flocons blancs de neige tombante. Il n'y avait aucun moyen de déterminer, s'il couvrait un traître d'iceberg, ou quelque autre obstacle caché contre lequel notre petit sloop se briserait en nous précipitant dans une tombe liquide, ou s'il était simplement la manifestation d'un brouillard arctique.

    Par quel miracle avons-nous échappé à une suprême destruction, je ne saurais le dire. Je me souviens notre petite embarcation a grincé et a gémi, comme si ses joints se cassaient. Elle a balancé et chancelé, en avant et en arrière comme si elle avait été saisi par quelque féroce courant sous-marin tourbillonnant ou quelque vortex .

    Heureusement notre boussole avait été fixée par de longues vis à une traverse. La plupart de nos provisions, cependant, furent éjectées et expulsées du pont des marchandises et si nous n'avions pas pris la précaution dès le début même, de nous attacher fermement aux mâts du sloop, nous aurions été balayés dans les flots déchaînés.

    Au-dessus du tumulte assourdissant des vagues qui faisaient rage, j'ai entendu la voix de mon père disant: "Soit courageux, mon fils," puis il a hurlé "Odin est le Dieu des eaux, le compagnon du courageux et il est avec nous. N'aie pas peur."

    À moi il semblait n'exister pour nous, aucun moyen d'échapper à une mort horrible. Le petit sloop fendait l'eau, la neige tombait si abondamment qu'elle nous aveuglait littéralement et les vagues talonnaient de leur blanche écume avec une infatigable fureur. Nous ne pouvions dire, à quel instant, nous allions être précipités contre un quelconque bloc de glace à la dérive. L'énorme houle nous soulevaient jusqu'aux sommets mêmes de colossales vagues puis, nous précipitaient dans les profondeurs de leurs creux comme si notre sloop de pêche était une coquille fragile. Des vagues gigantesques d'une blancheur inimaginable, se dressaient comme les murs véritables, d'une clôture, de l'avant à l'arrière.

    Cette épouvantable épreuve exaspérante, par ses innommables horreurs en forme de suspense et d'indescriptibles agonisantes peurs , dura plus de trois heures et pendant tout ce temps ce fut, la fuite en avant à grande vitesse . Alors soudainement, comme s'il s'était lassé de ses efforts frénétiques, le vent commença à diminuer sa fureur et puis il disparu progressivement . Finalement ce fut le calme parfait. Le brouillard avait lui aussi disparu et en avant nous s'étendait un couloir sans glace peut-être dix ou quinze milles de largeur avec quelques icebergs loin à notre droite et un archipel clairsemé de plus petits sur notre gauche.

    J'observais attentivement mon père, en décidant de rester silencieux, jusqu'à ce qu'il prenne la parole. Sur le moment, il déliait la corde de sa taille et, sans dire un mot, il a commencé à faire travailler les pompes, qui ne furent pas heureusement endommagées, allégeant le sloop de l'eau qu'il avait accumulée dans la tempête en furie.

    Il a largué les voiles du sloop aussi calmement qu'il aurait lancé son filet de pêche et ensuite il fit remarquer que étions prêts, pour recevoir le vent favorable dès qu'il se léverait. Son courage et sa constance étaient vraiment remarquables.

    Après inspection nous avons constaté que le tiers de nos provisions était encore disponible, mais notre inquiétude fut très forte, quand nous avons découvert que nos tonneaux d'eau avaient été précipités par dessus bord pendant les plongées violentes de notre bateau.

    Deux de nos tonneaux d'eau étaient dans la cale principale, mais tous les deux étaient vides. Nous avions une suffisante provision d'alimentation, mais aucune eau douce. Je réalisai alors immédiatement le caractère effroyablement dramatique de la situation. Sur le moment j'ai fut saisi d' une soif dévorante. "C'est en vérité très alarmant" a remarqué mon père. "Cependant, faisons sécher nos vêtements débraillés, car nous sommes trempés jusqu'à l'os . Aie confiance au Dieu Odin, mon fils. Ne te désespére pas ."

    Le soleil tapait par des rayons assez inclinés, comme si nous étions à une latitude plus au sud, au lieu d'être dans région très au nord. Il se balançait de ci de là, son orbite n'étant jamais visible et il montait plus en plus haut chaque jour, fréquemment couvert de brume, alors semblant regarder toujours fixement au travers du chapelet de nuages comme un oeil inquiet du destin, gardien de la mystérieuse contrée du Nord et observant jalousement les frasques humaines. Loin sur notre droite les rayons ornant les prismes d'icebergs étaient magnifiques. Leurs réflexions émettaient des flashes de grenat, de diamant, de saphir. Un panorama pyrotechnique de couleurs et de formes innombrables, tandis que ci-dessous, on pouvait voir la coloration verdâtre de la mer et ci-dessus, le ciel teinté de pourpre.

 

Troisième Partie

Au-delà du vent du Nord

    J'ai essayé d'oublier ma soif en m'évertuant à transbahuter de la cale quelques provisions et un récipient vide. Me penchant par dessus la rampe latérale, j'ai rempli le récipient d'eau dans le but de me laver les mains et le visage. À ma stupéfaction, lorsque mes lèvres sont entrées en contact avec l'eau, elle n'était pas salée. La découverte me fit sursauter. "Père !" Ai-je haleté le souffle proprement coupé , " l'eau, l'eau, elle est douce "; "Que dis tu là, Olaf ?" a hurlé mon père, jetant un coup d'œil hâtivement autour. "Tu te trompes sûrement. Il n'y a aucune terre dans les environs. Tu débloques voyons." "Mais goûte-moi cela !" ai-je crié.

    Et ainsi nous avons fait la découverte que l'eau était en effet douce, tout à fait douce, sans le moindre le goût salé, ni même un soupçon de saveur salée.

    Nous avons immédiatement rempli, nos deux derniers tonneaux d'eau et mon père a déclaré que c'était une faveur céleste venant des dieux Odin et Thor.

    Nous débordions de joie, mais la faim nous a vite ramenés à la réalité. Maintenant que nous avions trouvé de l'eau douce dans la haute mer, à quoi devrions-nous nous attendre encore, à cette latitude étrange où aucun bateau n'a jamais auparavant navigué et où l'on n'avait jamais entendu le plouf d'un aviron

    Nous avions à peine apaisé notre faim, quand une brise a commencé à gonfler nos voiles inertes et, jetant un coup d'œil à la boussole, nous avons constaté que l'extrémité nord de l'aiguille pointait durement contre le verre en s'y appuyant.

    En réponse à ma surprise, mon père me dit : "j'ai entendu parler de cela auparavant; c'est ce qu'on appelle l'élévation de la pointe nord de l'aiguille.

    Nous avons desserré le socle de la boussole et l'avons tournée à angle droit par rapport à la surface de la mer avant que la pointe de son aiguille ne se libère du verre et que la gravitation agisse librement. Elle a bougé avec difficulté et a semblé aussi instable qu'un homme ivre, mais finalement s'est engagé dans une direction.

    Avant cela nous avons pensé que le vent nous portait vers le nord-nord-ouest, mais, avec l'aiguille libre, nous avons découvert, il pourrait se faire que cela en dépende, que nous naviguions légèrement par nord nord-est. Nous n'avions jamais suivie la direction, plein nord.

        La mer était sereinement calme, avec à peine une maigre vague et le vent vif et grisant. Les rayons du soleil, en nous frappant de travers, nous fournissait une douce chaleur. Et ainsi le temps s'écoula, jour après jour et nous avons inscrit dans notre livre de bord, que nous avions navigué onze jours depuis la tempête subie dans la haute mer.

    Bien qu'utilisées avec une stricte économie, nos provisions tenaient bon , mais cependant commençaient à s'épuiser. Entre temps, un de nos tonneaux d'eau s'était épuisé et mon père dit : "Nous le remplirons de nouveau". Mais, nous avons constaté avec inquiétude que l'eau était maintenant aussi salée que dans la région des Îles Lofoden de la côte de la Norvège. Cela a nécessité, de notre part, d'avoir une extrême vigilance, pour le tonneau restant.

    J'avais souvent une profonde envie de dormir; était-ce l'effet de l'expérience passionnante de navigation à voile dans des eaux inconnues, ou est-ce les conséquences de l'excitation terrible due à notre aventure dans la tempête essuyée, ou encore était-ce dû à mon désir de nourriture? Je ne pouvais le dire.

    Je m'étendais fréquemment sur la soute de notre petit sloop et j'observais très haut dans le ciel son dôme bleu; et, malgré le soleil qui brillait loin à l'est, je voyais toujours une seule étoile au-dessus de moi . Pendant plusieurs jours, quand j'ai scruté cette étoile, elle était toujours là directement au-dessus de nous.

    Autant qu'on s'en souvienne , c'était le premier Août. Le soleil, haut dans le ciel et était si brillant que je ne pouvais plus voir l'étoile solitaire qui avait attiré mon attention quelques jours plus tôt.

    Un de ces jours, mon père m'a fit sursauter en attirant mon attention sur un nouveau spectacle qui se présentait loin devant nous, presque à l'horizon. "C'est un soleil factice", a hurlé mon père. "J'ai déjà lu cela quelque part; Il est dénommé un reflet ou un mirage. Il s'évanouira bientôt ."

    Mais ce faux soleil rouge pale, comme nous l'avions imaginé, ne s'est pas évanoui durant plusieurs heures; et alors que nous ignorions comment il pouvait emmètre ses rayons de lumière, il y avait toujours un moment où en balayant l'horizon, nous pouvions apercevoir la brillance de ce prétendu faux soleil pendant une période d'au moins douze heures sur 24.

     Des nuages et des brumes de temps en temps pouvaient presque cacher, son emplacement mais jamais entièrement. Progressivement , il a semblé s'élever plus haut, au dessus de l'horizon du ciel d'un mauve pâle alors que nous avancions.
     On pourrait à peine dire qu'il s'apparentait à notre soleil, si ce n'était sa forme circulaire et quand, non obscurci par des nuages ou les brumes océaniques, il prenait la coloration d'un rouge brumeux, une apparence hâlée qui passait à une lumière blanche comme un nuage lumineux, reflétant une lueur venant d'ailleurs.

    Nous nous sommes finalement mis d'accord, en discutant, que, quelle que soit la raison du phénomène, ce soleil brumeux et chatoyant, n'était pas une réflexion de notre soleil, mais bien une planète en quelque sorte - une réalité.

    Un jour, aussitôt après cela, je me suis senti extrêmement somnolent et suis tombé dans un sommeil réparateur. Mais il m'a semblé que je fus presque immédiatement réveillé par la secousse vigoureuse de mon épaule par mon père qui criait : "Olaf, réveilles-toi; il y a une terre en vue!"

    J'ai sauté sur mes pieds et oh ! joie ineffable ! Là bas, bien au loin , et cependant dans la direction que nous suivions, des terres émergeaient hardiment de la mer. La trace du littoral s'étendait très au loin à notre droite, aussi loin que l'œil pouvait voir et tout au long de la plage de sable , des vagues s'éclataient, en une écume agitée qui se reculait, ou s'avançait ensuite de nouveau, en murmurant, venant des profondeurs, des sonorités répétitives et tonitruantes.
Les berges étaient couvertes d'arbres et de végétation. Je ne peux pas exprimer le sentiment de grande d'allégresse, qui m'accompagna, lors de cette découverte. Mon père restait, debout, immobile, la main sur le barre, regardant tout droit devant, ouvrant les effusions de son cœur, à la prière reconnaissante et à l'action de grâces envers les Dieux Odin et Thor. Pendant ce temps , un filet de pêche récupéré au stock de l'arrimage, avait été lancé et nous avons attrapé quelques poissons qui vinrent s'ajouter nos provisions qui déclinaient.

    La boussole, que nous avions re-fixée à sa place, craignant une autre tempête, indiquait alors franchement la direction du nord et se déplaçait sur son pivot, comme si nous étions à Stockholm. "L'élévation de l'aiguille" avait cessé. Que pouvait bien signifier cela ?
Alors, aussi, nos nombreux jours de navigation à la voile nous avaient certainement fait dépasser de loin le Pôle Nord. Et cependant l'aiguille continuait à diriger le nord. Notre perplexité s'est douloureusement accrue , car assurément nous devrions être maintenant dans la direction du sud.

    Nous avons navigué pendant trois jours le long du littoral, et ensuite nous sommes arrivés à l'entrée d'un fjord ou d'une rivière de taille immense. Cela ressemblait plutôt à une grande baie et là nous avons manœuvré notre embarcation, en suivant légèrement la direction nord-est sud. Aidé un vent tourmenté soufflant pendant douze heures sur vingt-quatre, nous avons continué à avancer intérieurement dans cette voix, qui s'est après avéré être une rivière puissante et que , nous l'avons appris ultérieurement, les habitants appellent Hiddekel.

    Nous avons continué notre voyage pendant dix jours ensuite et avons constaté que nous avions heureusement pénétré à l'intérieur jusqu'au lieu où les marées océaniques n'ont plus d'effet sur l'eau, qui était devenue douce.

    La découverte n'est pas venue aussitôt, et s'est produite quand notre dernier tonneau d'eau s'est presque épuisé . Nous n'avons pas perdu de temps pour remplir nos tonneaux et nous avons continué à remonter la rivière plus avant quand le vent s'averrait favorable.

    Le long des berges, on pourrait voir de grandes forêts s'étirant sur plusieurs milles de longueur sur le littoral. Les arbres avaient d'énorme taille. Nous avons accosté et après avoir jeté l'ancre près d'une plage de sable, avons regagné la rive à pied et avons été récompensés de trouver une quantité de noix , très agréables au palais et pouvant satisfaire notre faim et apportant un changement bienvenu dans la monotonie de notre alimentation.

    On était autour du premier Septembre  1829, plus de cinq mois, nous l'avons calculé, après avoir fait nos adieux à Stockholm. Subitement nous eûmes, une peur bleue, en entendant dans le lointain le chant de certaines personnes. Tout de suite après nous avons aperçu un énorme bateau qui descendait la rivière , droit dans notre direction . Ceux qui chantaient à bord formaient un chœur puissant dont l'écho se répercutait d'une berge à l'autre de la rivière comme mille voix, remplissant l'univers entier d'une vibrante mélodie . La musique d'accompagnement était exécutée sur des instruments à cordes ne ressemblant pas à nos harpes.

    Nous avions jamais vu un si grand bateau et si différent en matière de construction.

    À ce moment précis, notre sloop se trouvait au calme et pas loin du rivage. Le bord de la rivière, était couvert de belle façon , d'arbres gigantesques de plusieurs centaines de pieds de haut . Il nous semblait être aux abords de quelque forêt primitive qui sans aucun doute, devait s'étirer loin à intérieur.

    L’ immense embarcation fit une pause et presque immédiatement après une barge fut déposée sur l'eau et six hommes de stature gigantesque se sont rapprochés de notre petit sloop. Ils nous ont parlé dans une langue étrange. Nous avons deviné, cependant, à leur manière d'agir qu'ils n'étaient pas inamicaux. Ils ont parlé entre eux un bon bout de temps et l'un d'entre eux fut pris d'un fou rire énorme comme si notre vue était devenue pour eux une étrange découverte. L'un d'entre eux a examiné scrupuleusement notre boussole qui a semblé les intéresser tous bien plus qu'aucune autre partie de notre sloop.

    Finalement, le chef fit un signe comme s'il voulait nous demander si nous désirions abandonner notre sloop pour nous rendre à bord leur bateau. "Qu'est-ce qu'il te dit, mon fils ? " A demandé mon père. "Ils ne peuvent pas faire mieux désormais que de nous tuer."

    "Ils semblent avoir de bonnes intentions" ai-je répondu, "Mais quels géants épouvantables! Ces six doivent être l'élite du régiment de première classe du royaume. Regarde juste leur grande taille."

    "Nous pouvons aussi bien aller volontairement plutôt qu' être pris par la force" a dit mon père, souriant, "car ils sont certainement capables de nous capturer." Sur ce, il a indiqué par des signes, que nous étions prêts à les accompagner.

    En quelques minutes, nous étions à bord du bateau et la demi-heure plus tard notre petit sloop avait été soulevé physiquement de l'eau par une sorte étrange appareillage avec crochet et treuillé à bord comme une curiosité.

    Il y avait plusieurs centaines des gens à bord de ce qui , pour nous, était ce gigantesque bateau, qui, nous l'avons découvert s'appelait "le Naz", mot signifiant, comme nous l'avons appris après ,"le Plaisir", ou pour donner une interprétation plus appropriée, le bateau de " l'Excursion du Plaisir ".

    Si mon père et moi avons été curieusement observés par les occupants du bateau, cette race étrange de géants, nous a aussi offert une égale source d'étonnement.

    Il n'y avait pas un seul homme à bord qui n'aurait pas mesuré pleinement 12 pieds (3m67) de hauteur. Ils portaient tous de pleines barbes, pas particulièrement longues, mais apparemment coupées très court. Ils avaient des visages doux et beaux, extrêmement honnête, avec un teint rougeâtre. Les cheveux et la barbe certains étaient noirs, et d'autres d'un blond roux et encore d'autres étaient jaunes. Le capitaine, ainsi que nous avons désigné, le dignitaire qui commandait le grand navire, dépassait aisément d'une tête n'importe quel de ses compagnons.
 Les femmes mesuraient moyenne de dix à onze pieds de hauteur. Leurs traits étaient particulièrement réguliers et raffinés, tandis que leur aspect présentait un teint des plus délicats, rehaussé par la marque d'une santé resplendissante.

    Les hommes et des femmes, ensemble, semblaient posséder cette aisance particulière dans leurs manières que nous considérons comme un signe de bonne éducation et, malgré leurs statures géantes, il n'y avait rien chez eux qui pouvait suggérer la gaucherie. Alors que j'étais garçon dans ma dix-neuvième année, j'ai été, sans aucun doute considéré comme un vrai Tom Pouce. Les 6,3 pieds (1,92m) de mon père ne plaçaient pas sa tête sa tête au-dessus de la ceinture de ces gens.

    Chacun d'eux semblait rivaliser avec son confrère de courtoisie et de gentillesse à notre égard, mais tous riaient chaleureusement, je m'en souviens, quand ils ont dû improviser des chaises pour mon père et moi-même pour nous asseoir à table. Ils étaient richement vêtus d'un propre costume particulier et très séduisant. Les hommes étaient habillés dans des tuniques élégamment brodées de soie et de satin et ceintes à la taille.
Ils portaient une culotte qui finissait aux genoux et des bas d'une texture raffinée, tandis que leurs pieds étaient chaussés de sandales ornées de boucles d'or. Nous avons rapidement découvert que l'or, leur était connu, comme l'un des métaux les plus communs, et qu'il était employé largement dans la décoration.

    Aussi étrange que cela puisse être, ni mon père ni moi-même n'avons eu la moindre inquiétude pour notre sécurité. "Nous sommes arrivés aux confins de notre propre connaissance ", m'a dit mon père. "C'est la finalité à laquelle nous convie la tradition que m'a inculqué mon père et le père de mon père et toujours en arrière en remontant de nombreuses générations de notre peuple. C'est, assurément , la terre au-delà du Vent du Nord."

    Nous avons fait une si bonne impression sur la communauté, que l'on nous a confié à la charge d' un des hommes, Jules Galdea et à sa femme, pour qu'ils puissent nous apprendre leur langue; et nous, de notre part, étions aussi avides de recevoir leur instruction.

    Sur l'ordre du capitaine, le navire s'est mis finement en route et a commencé à remonter le cours de la rivière. La machinerie, bien que silencieuse, était très puissante.

    Les berges et des arbres de chaque côté défilaient précipitamment. La vitesse du bateau, parfois, surpassait celle de n'importe quel train de chemin de fer sur lequel j'aurai pu monter, même ici en Amérique. C'était merveilleux.

    Pendant ce temps nous avons perdu de vue les rayons du soleil, mais nous avons trouvé une émanation intérieure provenant du soleil morne-rouge qui avait déjà attiré notre attention, rayonnant maintenant une lumière blanche apparemment issue d'un amas de nuages loin devant nous. Il diffusait une lumière plus intense, je dois l'avouer, que deux pleines lunes dans la nuit la plus claire.

    Dans douze heures ce nuage de blancheur allait disparaître de la vue, comme s'il s'était éclipsé et les douze heures suivantes allaient correspondre à notre nuit. Nous avons appris assez tôt que ces gens étranges étaient les adorateurs de ce grand nuage de nuit. Il était le "Dieu qui fume" "du Monde Intérieur" .

    Le bateau a été équipé d'un mode d'éclairage qui je le présume maintenant était l'électricité, mais ni mon père, ni moi-même n'étaient suffisamment calés dans la mécanique pour comprendre d'où venait la puissance servant à faire fonctionner le bateau, ou à alimenter les magnifiques feux doux qui répondaient aux mêmes objectifs correspondant à nos méthodes actuelles d'éclairage des rues de nos villes, nos maisons et établissements d'affaires .

    Je dois rappeler que l'époque où j'écrivais correspondait à l'automne de 1829 et que sur la surface "extérieure" de la terre nous ne connaissions rien alors, pour ainsi dire, sur l'électricité.

    L'air surchargé d'électricité était un constant revitaliseur. Je ne me suis jamais senti mieux dans ma vie que pendant les deux ans où mon père et moi avons séjourné à l'intérieur de la terre.

    Résumons la suite des événements : le bateau sur lequel nous naviguions est arrivé à un port, deux jours après que nous ayons été pris à son bord. Mon père dit avec une approximation aussi précise qu'il pouvait l'évaluer, que nous étions directement sous Stockholm ou Londres. La ville que nous avions atteinte, était appelée "Jehu", signifiant une ville formant un port de mer. Les maisons étaient grandes et magnifiquement construites et avec en apparence une parfaite uniformité, mais cependant sans aller jusqu'à l'identité. L'occupation principale des gens a semblé être l'agriculture; les versants des collines étaient couverts de vignobles, tandis que les vallées étaient consacrées à la croissance de grain.

    Je n'ai jamais vu un tel étalage d'or. Il y en avait partout. Les revêtements des portes en étaient incrustées et les tables plaquées de protection d'or. Les dômes des bâtiments publiques étaient d'or. Il était employé très généreusement dans la finition des grands temples de musique.

     La végétation poussait avec une prodigue exubérance et des fruits de toutes les sortes avaient une saveur des plus délicate. Les grappes de raisins de quatre et cinq pieds de longueur, chaque raisin aussi gros qu'une orange et des pommes plus grandes que la tête d'un homme caractérisaient la merveilleuse croissance de toutes les choses à "l'intérieur" de la terre.

    Les grands arbres d'acajou de la Californie seraient considérés comme de simple sous-bois comparés aux arbres géants de forêt s'étendant sur des milles et des milles dans toutes les directions. Tout au long des contreforts des montagnes, en divers lieux, nous avons vu des troupeaux énormes de bétail pendant le dernier jour de notre voyage sur la rivière.

    Nous avons beaucoup entendu parlé d'une ville appelée "Eden", mais on nous a gardés à "Jehu" pendant une année entière. Vers la fin de ce temps-là nous avions appris à parler assez bien la langue de cet étrange peuple . Nos instructeurs, Jules Galdea et sa femme, firent preuve d'une patience qui fut vraiment louable.

    Un jour un représentant du "Dirigeant" de "l'Eden" est venu pour nous voir et pendant deux jours entiers, mon père et moi-même, ont subi l'épreuve d'une série de questions étonnantes . Ils ont voulu savoir d'où nous venions, quelle sorte de gens y demeurait , quel Dieu nous adorions, nos croyances religieuses, le mode de vie de notre terre étrange et mille d'autres choses.

    La boussole que nous avions apportée avec nous, avait reçu de leur part une particulière attention . Mon père et moi avons fait des remarques entre nous sur le fait, que la boussole montrait toujours le nord, bien que nous sachions maintenant que nous avions navigué sur la courbure ou le bord de l'ouverture de la terre et que nous étions loin vers sud sur la surface "intérieure" de la croûte terrestre, qui selon l'estimation de mon père et la mienne, devait être environ de trois cents miles d'épaisseur ( voisin de 556 km en miles marins) " de l'intérieur" à la surface "extérieure".
 Comparativement, ce n'est pas plus épais qu'une coquille d'œuf, si bien qu'il y aurait presque autant de surface sur "l'intérieur" que sur "l'extérieur" de la terre.

    Le grand nuage lumineux ou la boule de feu-rouge sombre- ardent-rouge le matin et le soir et pendant le jour dégageant une belle lumière blanche, le "Dieu qui fume", - est apparemment suspendu au centre du grand vide "intérieur" la terre et demeure en cette place selon la loi immuable de gravitation, ou une force atmosphérique centrifuge, selon le cas. Je me réfère au pouvoir connu centrifuge ou centripète qui agit dans toutes les directions.

    La base de ce nuage électrique ou de cet astre central, le siège des Dieux, est sombre et non-transparente, excepté pour de petites ouvertures innombrables, apparemment au fond du grand support ou l'autel de la Déité, sur laquelle repose le "Dieu Fumeux" et les feux brillant par la plupart de ces ouvertures scintillent la nuit dans toute leur splendeur et semblent être des étoiles, aussi naturelles comme les étoiles nous avons vu briller quand dans notre maison à Stockholm, sauf qu'elles apparaissent plus grandes.
Le "Dieu qui fume" donc, avec chaque révolution quotidienne de la terre, semble aborder à l'est et descendre à l'ouest comme fait aussi notre soleil sur la surface externe. En réalité, les gens "du dedans" croient que le "Dieu qui fume" est le trône de leur Jéhovah et qu'il est stationnaire. L'effet de nuit et le jour est, donc, produit par la rotation quotidienne de la terre.

    J'ai depuis découvert que la langue des gens du Monde Intérieur s'apparente beaucoup au Sanscrit.

    Après avoir donné un compte rendu aux émissaires du gouvernement central du continent intérieur, et que mon père ait, à leur demande, dessiné grossièrement, des cartes, de la surface "extérieure" de la terre, montrant les séparations de terre et l'eau et donnant le nom de chacun des continents, des grandes îles et des océans, nous avons été véhiculés jusqu'à la ville "d'Eden", à l'aide d' un transport différent de tout ce que nous avons en Europe ou en Amérique.
 Ce véhicule était indubitablement de quelque adaptation électrique. Il était silencieux et glissait sur un seul rail de fer dans un équilibre parfait. Le voyage s'est fait à une très haute vitesse. Nous avons été transportés au haut des collines et en bas des vallons, à travers des vallées et de nouveau le long des flans de montagnes escarpées, sans qu'apparaisse la moindre tentative faite pour niveler la terre comme nous le faisons pour les rails de chemin de fer. Les sièges de la voiture étaient énormes et cependant de facture confortable et très haut placés au-dessus du plancher de la voiture.
Sur le sommet de chaque voiture a été adapté en haut des appareillages formés de roues de pilotage , couchées sur leurs côtés, et qui sont automatiquement ajustés en fonction de la vitesse de la voiture, et plus la vitesse du véhicule est grande, plus celle des roues est accrue.
 Jules Galdea nous expliqua que ces roues tournantes pareilles à des roues de ventilateurs au sommet des voitures, annulaient la pression atmosphérique, ou ce qui est généralement compris comme étant la gravitation et grâce à suppression de cette force ou son annulation, la voiture ne peut plus basculer d'un côté à d'autre du rail unique comme s'il était dans un vide; les roues de pilotage dans leurs révolutions rapides détruisaient efficacement le prétendu pouvoir de gravitation, ou la force de pression atmosphérique ou quel que soit l' influente puissance que cela puisse être, qui est à l'origine du fait que toutes les choses non soutenues tendent à tomber de haut en bas sur la surface de la terre ou sur le plus proche point de résistance.

    La surprise de mon père et de moi-même fut indescriptible quand, en traversant la majestueuse magnificence d'un hall spacieux, nous avons été finalement conduit devant le très Grand prêtre, régnant sur toute la région. Il était richement vêtu et beaucoup plus grand que ceux qui se trouvaient autour de lui et il ne pouvait pas avoir moins de quatorze (4,26m) ou quinze pieds de haut (4,57m) . La pièce immense, dans laquelle nous avons été reçus, semblait être constituée finement de solides blocs d'or abondamment incrustés de bijoux d'un étonnante brillance .

    La ville "d'Eden" se situait dans ce qui semblait être une belle vallée, mais, en fait, elle dominait le plateau de montagne le plus élevé du Continent Intérieur, de plusieurs miles pieds plus haut que n'importe quelle partie de la campagne environnante. C'est la place la plus belle que j'ai jamais contemplée dans tous mes voyages. Dans ce jardin surélevé toutes sortes de fruits, des vignes, des arbustes, les arbres et des fleurs grandissaient dans une abondance notoire.

    Dans ce jardin, quatre fleuves prennent leur source dans une fontaine artésienne puissante. Ils se divisent et coulent dans quatre directions. Cette place est appelée par des habitants "le nombril de la terre", ou le commencement, "le berceau de la race humaine". Les noms des rivières sont l'Euphrate, le Pison, le Gihon et le Hiddekel.

    L'insoupçonnable nous attendait dans ce palais de beauté, lorsque nous avons retrouvé notre petit bateau de pêche. Il avait été apporté devant le Grand prêtre, parfaitement conservé dans sa forme, tout à fait comme on l'avait sorti de l'eau, ce jour où il a été chargé à bord du bateau par les gens qui nous avaient découverts sur la rivière plus d'une année auparavant.

    On nous a accordé une audience de plus de deux heures avec ce grand dignitaire, ayant de bonnes dispositions et une aimable prévenance. Il s'est montré très enthousiaste, en nous posant de nombreuses questions qui continuellement revenaient sur les éléments qui avaient échappés à la sagacité de ses émissaires.

    A la fin de l'entrevue, il nous a suscité notre satisfaction, en nous demandant si nous aurions voulu rester dans son pays ou si nous aurons préféré retourner au monde "extérieur", suggérant que le voyage de retour, couronné de succès, était possible à travers les barrières formées par les ceintures de glaces qui encerclent les ouvertures du nord et du sud de la terre.

    Mon père a répondu : "Il nous serait agréable, mon fils et moi, de visiter votre pays et de voir votre peuple , vos universités et vos palais de musique et d'art, vos grands domaines, vos merveilleuses forêts de bois de construction; Puis après que nous ayons eu ce privilège appréciable, nous aimerions essayer de retourner à notre maison sur la surface "extérieure" de la terre. Ce fils est mon seul enfant et ma bonne épouse devrait être lasse d'attendre notre retour."

    "Je crains que vous ne puissiez jamais retourner", a répondu le Grand prêtre en chef, "parce que la voie est la plus dangereuse. Cependant, vous visiterez les pays différents avec Jules Galdea comme escorte et il vous sera accordé chaque fois courtoisie et bonté. Dès que vous serez prêts à entreprendre un voyage de retour, je vous assure que votre bateau qui est exposé ici, sera mis à l'eau à l'embouchure de la rivière Hiddekel, et nous vous souhaiterons bon voyage sous la protection de Jéhovah."

    Ainsi terminé notre seule entrevue avec le Grand prêtre ou le Haut Dignitaire du continent.
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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 03:51
Des Photos Piratées de la NASA ! Des Images de la Terre Creuse

MAJ ! Des photos et documents allemands incroyables en rapport à un voyage vers le centre de la Terre en 1939. Ils ont battu l’Amiral Byrd de plusieurs années.

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Un ovni sous l’eau à droite?
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La Terre Creuse n’est désormais plus une théorie du complot!

La force centrifuge de ‘la croute terrestre intérieure’ pousse la force gravitationnelle à l’extérieur, et la croute terrestre extérieure pousse la gravité à agir à l’intérieur, c’est peut être l’énergie qui chauffe le magma.

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Des nuages tourbillonnent à l’entrée, le champ magnétique au pôle nord va dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Au pôle sud le champ magnétique va dans le sens des aiguilles d’une montre.

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Voici l’ouverture découverte par l’Amiral Byrd lors de son expédition au pôle nord et dont il a parlé.

« Les deux vols de l’Amiral Byrd au dessus du pôle nord prouvent qu’il y a des ‘choses étranges’ quant à la forme de la terre dans les deux zones polaires. Byrd vola au pôle Nord mais ne s’est pas arrêté là bas, mais il est allé 2500 km au delà, puis a retracé sa course depuis sa base en Arctique (à cause de l’approvisionnement en pétrole nécessaire). Alors qu’il progressait vers le point polaire, il a vu des lacs et des terrains sans glace, des montagnes recouvertes d’arbres, et même des animaux monstrueux, ressemblant aux mammouths de l’antiquité. Tout cela a été rapporté par avion grâce à ses occupants. Pendant les 2500 kilomètres, l’avion a survolé les terrains, montagnes, arbres, lacs et rivières. »

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L’extrait provient du lien suivant..

Cette découverte importante, que Byrd appela « la plus importante » de l’histoire du monde, aurait dû être connue de tous, si l’information à ce sujet n’avait pas été supprimée à un tel point qu’elle a été presque complètement oubliée jusqu’à ce que Giannini l’a mentionne dans son livre, “Worlds Beyond the Poles,” publié à New York en 1959. De même, l’ouvrage de Giannini, pour une raison étrange, n’a pas fait l’objet de publicité de la part de l’éditeur et est resté inconnu.

Source : Before It’s News, le 17 Février 2013

https://www.youtube.com/watch?v=rhoRT8eSebg

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 18:39

terre creuse

Théodore Adorno

La Terre est une coque creuse

Texte tiré d'«Horizons Virtuels», No 4- septembre 2002

 

Voici plus d’un siècle que des explorateurs témoignent de voyages à l’intérieur de la terre. Depuis Galilée, il paraît aussi difficile de faire admettre que la terre ne soit pas pleine que cela a été pour faire admettre qu’elle n’était pas plate. Préalablement, il faut remarquer que le seul ouvrage de Jules Vernes qui n’ait pas encore reçu une confirmation effective, officielle, est "Voyage au centre de la terre". Ce sujet aurait-il pu être la seule faille de ce grand visionnaire?

La théorie de la terre creuse a été émise pour la première fois en 1906 par un écrivain américain, William Reed, et reprise en 1920 par un autre américain, Marshall B. Gardner. En 1959, F. Amadeo Giannini écrivit son premier ouvrage, "Mondes au-delà des pôles", sur le sujet, à partir des travaux de Gardner. Pour une étrange et obscure raison, le livre de Giannini ne reçut aucune promotion et n’atteignit pas le grand public. Cependant, à la fin de cette même année 1959, Ray Palmer prit connaissance de cet ouvrage et il fut tellement impressionné par l’aventure fabuleuse de Byrd qu’il en parla aussitôt dans son magazine Soucoupes Volantes, largement distribué dans tous les Etats-Unis. L’information parut dans le numéro de décembre 1959, à la suite de quoi se produisit une série d’incidents bizarres indiquant que des forces secrètes étaient à l’oeuvre pour couper court à cette information et l’empêcher d’atteindre la grande masse des lecteurs.

Des incidents bizarres

Le numéro de Soucoupes Volantes daté de décembre 1959 était prêt à être distribué aux abonnés et mis en vente dans les kiosques lorsqu’il fut retiré mystérieusement de la circulation. Quand la camionnette venant de l’imprimerie avec les paquets de magazines arriva chez l’éditeur, on n’y trouva plus le moindre exemplaire. Elle était vide!

L’éditeur téléphona à l’imprimeur. Qu’est-ce que cela voulait dire? L’imprimeur chercha dans ses papiers mais ne trouva aucun récépissé prouvant que l’expédition avait été faite. Le tirage de ce numéro ayant été payé, l’imprimeur fut prié de remettre les presses en marche et de faire un nouveau tirage. Mais, coïncidence étrange, les clichés étaient en si mauvais état qu’une réimpression immédiate était impossible. Où étaient passés les milliers d’exemplaires qui avaient été imprimés? Pourquoi n’avait-on pas retrouvé le bon d’expédition? S’il avait été égaré et si les magazines avaient été envoyés à une mauvaise adresse, ils auraient dû être retournés à l’expéditeur.

L’Amiral Byrd, plus fort que Christophe Colomb

Les thèses de Reed et de Gardner trouvèrent une confirmation dans les expéditions polaires de Byrd dans l’Arctique, en 1947, et dans l’Antarctique, en 1956. L’explorateur américain s’aventura sur une distance de 2700km au-delà du pôle Nord et de 3700 km au-delà du pôle Sud, pénétrant dans un territoire inconnu, libre de glace, qui s’étendait à l’intérieur des dépressions polaires. Ce territoire n’est mentionné sur aucune carte. La véritable signification des découvertes de Byrd fut étouffée dans l’oeuf jusqu’au moment où Giannini et Palmer s’emparèrent de l’affaire. Nous avons là une information qui concerne une des plus grandes découvertes géographiques de toute l’histoire; plus grande peut-être que la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. Car, si ce dernier découvrit un nouveau continent, Byrd, lui, découvrit un nouveau Monde d’une superficie égale, ou peut-être même supérieure, à celle de nos cinq continents réunis. La découverte de Byrd est frappée aujourd’hui d’un top secret international. Après le message radio qu’il envoya de son avion et un bref communiqué de presse, toute nouvelle importante sur le sujet fut soigneusement supprimée par les agences gouvernementales. En fait, l’explorateur ne serait pas passé au-dessus du pôle Nord pour continuer ensuite son vol de 2700km vers le sud. Il aurait rencontré un territoire pris dans les glaces.

Au contraire, la terre qu’il survolait n’avait ni glace ni neige. Elle était dotée d’un climat chaud et l'on pouvait apercevoir des forêts, des montagnes, des lacs avec une végétation verte et même des traces de vie animale. Cette nouvelle terre inconnue, survolée par l’amiral américain, n’est mentionnée sur aucune carte. Et pourtant, elle existe à l’intérieur de l’ouverture polaire.

Pourquoi une découverte de cette importance fut-elle complètement occultée? L’explication est que d’autres pays, alléchés par des perspectives de conquête, pouvaient mettre sur pied des expéditions concurrentes. Cependant, maintenant que le secret a été dévoilé par Giannini, Palmer et d’autres, plus rien ne s’oppose à ce que le problème soit examiné avec toute l’attention qu’il mérite.

Formation et structure de la terre

Arnoldo de Azevedo dans sa géographie physique, écrit: "Il y a au-dessous de nous un véritable défi à la vanité et à la compétence des hommes de science." À ce jour, on n’a pénétré que de quelques kilomètres à l’intérieur de la terre. Ce qu’il y a au-delà, les savants l’ignorent. Ils en sont réduits aux conjectures, aux suppositions. La plupart des théories admises ne reposent sur aucune base scientifique. Croire qu’il y a, au centre de la terre, un noyau de feu et de métal en fusion semble s’inspirer étrangement de la vieille idée religieuse d’un enfer. L’idée scientifique n’est pas plus fondée que la croyance religieuse. Toutes deux sont de simples suppositions sans un iota de preuve.

L’idée d’un feu central est née probablement du fait que plus on s’enfonce dans la Terre, plus la chaleur augmente. Mais en déduire que cette augmentation de température se poursuit jusqu’au centre de la terre nous paraît une extrapolation bien hasardeuse. Aucune preuve ne permet de soutenir ce point de vue. Il est plus probable que l’accroissement de la chaleur se fait seulement jusqu’à un certain niveau, là où les éruptions volcaniques et les tremblements de terre trouvent leur origine, origine due certainement à la présence, à ce niveau, d’un grand nombre de substances radioactives. Mais, une fois franchie cette couche de chaleur maximum, rien ne s’oppose à ce que l’on trouve des zones plus fraîches en se rapprochant du centre de la terre.

Note MD : on ne peut être que frappé par la similitude de ce schéma planétaire avec celui de toute cellule vivante dotée d’un noyau entouré de cytoplasme et d’un pastoplasme externe, qui est en fait la coque protectrice.

Les pôles géographiques n’existent pas

Le premier à avoir présenté la théorie de la terre creuse avec des ouvertures aux pôles est le penseur américain William Reed, auteur du livre "Fantôme des pôles". Cet ouvrage, publié en 1906, fournit le premier apport scientifique sur la question et s’appuie sur les témoignages d’explorateurs arctiques.

Reed estime que la croûte terrestre a une épaisseur de 1300km et que l’intérieur creux a un diamètre de 10,000km. Il résume ainsi sa théorie révolutionnaire: "La terre est creuse. Les pôles, si longtemps cherchés, sont des fantômes. À l’intérieur, on trouve de vastes continents, des océans, des montagnes et des fleuves. Il existe une vie végétale et animale dans ce Nouveau Monde et il est probablement peuplé par des races inconnues des habitants de la surface."

Reed fait remarquer que la terre n’est pas une vraie sphère, mais qu’elle est aplatie aux pôles, ou plus précisément, qu’elle commence à s’aplatir lorsqu’on approche de ces points hypothétiques. Les pôles, en réalité, se trouvent entre ciel et terre, au centre des ouvertures polaires, et non à la surface, comme le supposait ceux qui ont cru les découvrir.

Reed l’affirme, on n’a pu découvrir ni le pôle Nord ni le pôle Sud pour la bonne raison que la Terre est creuse à ces endroits précis. Quand les explorateurs pensaient avoir atteint le pôle, ils avaient été trompés par le comportement fantaisiste de la boussole en haute altitude. Reed dit que ce fut le cas de Peary et de Cook qui, ni l’un ni l’autre, n’atteignirent les pôles. Quand on arrive à 70º–75º de latitude nord ou sud, la Terre commenceà s’incurver vers l’intérieur. Le pôle est simplement la limite extérieure de l’ouverture polaire. On pensait autrefois que le Nord magnétique était un point dans l’archipel Arctique.

Les explorateurs soviétiques ont montré récemment que ce n’était pas un point, mais une ligne longue approximativement de 1600km. Cependant cette ligne n’est pas droite mais circulaire et elle délimite les bords de l’ouverture polaire. Quand un explorateur parvient à cet endroit, il atteint le Nord magnétique, mais pas le Nord géographique.

L’oeuvre de Marshall B. Gardner

Marshall B. Gardner, après vingt ans de recherches et de réflexion, publia son fameux livre "Voyage à l’intérieur de la terre", en 1920. Il ne semblait pas avoir eu connaissance de l’ouvrage de William Reed, de sorte que les deux hommes développèrent leurs thèses indépendamment l’un de l’autre. La grande contribution de Gardner réside dans sa théorie du soleil central. Ce soleil est la cause de la température plus élevée que l’on trouve dans l’ouverture polaire. C’est lui aussi qui produit l’aurore boréale. Reed, qui n’avait pas "vu" cet astre brillant, attribuait ses effets à des volcans en activité. Un soleil central, source de chaleur et de lumière, rend possible la vie végétale et animale à l’intérieur de notre globe et aussi la vie humaine. Reed croyait à cette vie, bien sûr, mais il avait du mal à l’expliquer, compte tenu de sa théorie qui excluait le soleil central.

Texte tiré d'«Horizons Virtuels», No 6 – Octobre 2002

L’extraordinaire odyssee intra-terrestre de l’amiral byrd en fevrier 1947
(Journal secret de l’Amiral Byrd, traduit de l’anglais par Joël Labruyère, dans le journal "Undercover" no 2 – 40 rue du Paradis 76530, Grande Couronne)

Je dois rédiger ce journal dans le secret le plus total. Cela concerne le vol que j’ai effectué au-dessus de l’Arctique, le 19 février de l’année 1947. Il arrive un moment où la raison de l’homme s’effondre dans son insignifiance et où l’on doit accepter l’évidence de la Vérité. Je ne suis pas libre de révéler les faits contenus dans ce document... et cela ne sera peut-être jamais porté à la connaissance du public. Mais je dois faire mon devoir et consigner ces faits pour que tous puissent les lire un jour. Même dans un monde de cupidité et d’exploitation, on ne pourra pas toujours étouffer ce qui est vrai.

Départ du camp de base de l’Arctique, le 19 février 1947.

06H10 – Nous décollons avec les réservoirs pleins en direction du Nord.

07H30 – Vérification du contact radio avec le camp de base. Tout va bien et la réception est normale.

08H00 – On constate une légère turbulence en direction de l’Est, à 2300 pieds d’altitude. La turbulence disparaît à 1700 pieds, mais la pointe de vent augmente. Un léger réglage des gaz et l’avion est maintenant performant.

08H15 – Vérification avec la base. Situation normale.

09H00 – Vaste surface de glace et de neige au-dessous. On note une coloration jaunâtre du paysage formant un motif linéaire. Meilleure observation de cette surface au-dessous. On note une coloration rougeâtre ou violacée. Nous faisons deux fois le tour de cette surface pour en mesurer l’étendue. Nouvelle vérification avec la base et communication de l’information sur la coloration de la glace et de la neige au-dessous.

09H10 – La boussole magnétique et le gyroscope commencent à osciller. Nous ne pouvons plus contrôler notre direction à l’aide de nos instruments de bord. Cependant, en nous servant de la boussole solaire, tout semble aller mieux. Les commandes sont lentes à répondre et semblent engourdies, mais il n’y a aucune indication que l’appareillage soit gelé.

09H15 – Au loin, on distingue ce qui semble être des montagnes.

09H49 – 29 minutes de vol se sont écoulées depuis la première apparition de ces montagnes. Ce n’est pas une illusion. C’est bien une petite chaîne de monts comme je n’en ai jamais vue.

09H55 – L’altitude est de 2950 pieds et il y a une forte turbulence à nouveau.

10H00 – Nous traversons la petite chaîne montagneuse en continuant à maintenir le cap vers le Nord pour autant que nous soyons sûrs de la direction. Par delà la chaîne apparaît ce qui semble être une vallée avec une petite rivière ou un cours d'eau qui coule au milieu. Pourtant, il ne devrait pas y avoir de vallée verdoyante au-dessous de nous! Il y a quelque chose d’absolument anormal ici! Nous devrions être au-dessus de la glace et de la neige! Par la lucarne, on voit de vastes forêts qui s’étendent sur les pentes des monts. Nos instruments de navigation continuent à tournoyer. Le gyroscope oscille d’avant en arrière.

10H05 – Je réduis l’altitude à 1400 pieds et j’exécute un virage serré pour mieux examiner la vallée au-dessous. Elle est verte, recouverte de mousse ou d’un revêtement d’herbe rase. La lumière semble différente. Le soleil n’est plus visible. Nous faisons un autre tour et repérons ce qui a tout l’air d’être un gros animal, au-dessous de nous. Il ressemble à un éléphant! Non!! Il a plutôt l’air d’un mammouth! Invraisemblable! Cependant, c’est vrai! Je réduis l’altitude à 1000 pieds et saisis des jumelles pour mieux examiner l’animal. Quel animal! Il faut communiquer cela à la base.

10H30 – Nous rencontrons de plus en plus de collines verdoyantes à présent. La température extérieure indique 74 degrés Fahrenheit! Nous continuons à avancer droit devant. Les instruments de navigation paraissent normaux maintenant. Je suis déconcerté par leur fonctionnement. Nous tentons de contacter la base, mais la radio ne fonctionne plus!

11H30 – Le paysage paraît tout à fait plat et normal, si je puis m’exprimer ainsi. Devant nous, on aperçoit ce qui ressemble à une ville!!! Mais c’est impossible! L’avion est devenu léger et flotte bizarrement. Les commandes refusent de répondre! Mon Dieu! À courte distance, il y a un étrange appareil volant. Il arrive rapidement à nos côtés! L’engin a la forme d’un disque et présente un aspect lumineux rayonnant. Il est assez proche pour qu’on aperçoive les signes peints sur l’appareil. Il y a comme une sorte de Swastika! C’est incroyable! Où sommes nous donc? Qu’est-il arrivé? J’actionne les commandes à nouveau. Elles ne répondent plus. Nous sommes pris dans une pince invisible d’une nature inconnue!

11H35 – Notre radio crépite et une voix nous parvient dans un anglais à l’accent nordique ou peut-être germanique! Le message est "Bienvenue, dans notre domaine, amiral. Nous vous ferons atterrir dans exactement sept minutes. Restez calme, amiral. Vous êtes entre des mains amies." Je remarque que les moteurs de notre avion ont cessé de tourner! L’appareil est placé sous un étrange contrôle et il fonctionne tout seul. Les commandes sont devenues inutiles.

11H40 – Nous recevons un autre message radio. Le processus d’atterrissage a commencé et, par moments, l’avion vibre doucement. Il commence à descendre comme s’il était emporté par un grand élévateur invisible! La descente est imperceptible et nous touchons le sol avec seulement une légère secousse.

11H45 – Pendant que je m’élance à travers le poste de pilotage, plusieurs hommes s’approchent à pieds autour de notre avion. Ils sont grands de taille, avec des cheveux blonds. Au loin, on aperçoit une grande ville irradiant les couleurs nuancées de l’arc-en-ciel. Je me demande ce qui va arriver maintenant, mais je n'aperçois aucune arme sur les hommes qui s’approchent de nous. J’entends à présent une voix qui me demande, en m’appelant par mon nom, d’ouvrir la porte de la soute. J’obéis.

Fin du journal.

L’accueil en Agartha

À partir de ce moment, je raconte les évènements de mémoire. Ils défient l’imagination et pourraient être pris pour de la démence s’ils n’étaient pas réellement arrivés. L’opérateur radio et moi-même sortîmes de l’avion et fûmes très cordialement accueillis. Nous fûmes transportés sur une petite plate-forme de transport sans roues! Elle se déplaçait à travers la ville lumineuse avec une grande rapidité. Comme nous en approchions, la ville semblait faite de matière cristalline. Bientôt, nous arrivâmes devant un grand bâtiment d’un style fantastique, comme je n’en ai jamais vu. On nous offrit une boisson chaude qui n’avait le goût de rien de ce que j’ai pu savourer jusqu’ici. Elle était délicieuse. Au bout d’une dizaine de minutes, deux de nos hôtes étranges revinrent vers nous pour me dire que je devais les accompagner. Je n’avais d’autre choix que de me soumettre. Je quittai mon opérateur radio et marchai sur une courte distance avant de pénétrer dans ce qui ressemblait à un ascenseur. Nous descendîmes pendant un moment, puis l’appareil s’arrêta et les portes s’ouvrirent silencieusement. Nous suivîmes alors un long couloir éclairé d’une lumière rosée qui semblait émaner des murs. L’un des êtres me demanda de m’arrêter devant une large porte sur laquelle il y avait une inscription que je ne savais pas lire. L’un des hôtes me dit: "N’ayez crainte amiral; vous allez être reçu par le Maître."

J'entrai et mes yeux furent d’abord frappés par la merveilleuse lueur qui semblait remplir complètement la pièce. Je commençai alors à regarder ce qui m’entourait. Il s’offrit à ma vue la plus belle apparition de ma vie. C’est trop merveilleux pour être décrit. C’était exquis et délicat. Je ne crois pas qu’il existe des mots humains pour décrire cela avec exactitude! Mes pensée furent interrompues par une voix chaude et mélodieuse: "Je vous souhaite la bienvenue dans notre domaine, amiral." Je vis alors un homme d’apparence agréable, mais qui avait l’empreinte des années gravées sur son visage. Il était assis au bout d’une longue table et m’invita à m’asseoir dans un des fauteuils. Lorsque je fus installé, il croisa les doigts et sourit. Il me parla à nouveau avec douceur.

"Nous vous avons laissé pénétrer ici car vous êtes d’un caractère noble et vous êtes respecté à la surface de la terre, amiral." Le Maître continua, avec un sourire: "Vous êtes dans le domaine des Ariani, le monde intérieur de la terre. Nous ne retarderons pas longtemps votre mission et vous serez escorté en toute sécurité vers la surface, à une bonne distance d’ici. Mais pour l'instant, amiral, je voudrais vous dire pourquoi vous avez été conduit ici. À juste titre, notre attention fut alertée après que votre race ait fait exploser les premières bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, au Japon. Ce fut lors de cette alerte que nous avons envoyé nos engins volants, les "Flugelrads", à la surface de la terre, pour enquêter sur ce que votre race avait fait. Bien entendu, ce qui est fait est fait, mon cher amiral. Voyez-vous, nous n’avons jamais interféré auparavant dans les guerres de votre race ni dans sa barbarie, mais à présent, nous le devons, car vous avez appris à altérer une énergie qui n’est pas pour les hommes: l’énergie atomique. Nos émissaires ont déjà communiqué des messages aux autorités de votre monde. Cependant, ils n’ont pas tenu compte de nos conseils. À présent, vous avez été choisi pour être le témoin que notre monde existe. Voyez-vous, notre culture et notre science ont plusieurs milliers d’années d’avance sur celles de votre race, amiral." Je l’interrompis: "Mais, qu’est-ce que cela a à voir avec ma personne, monsieur?" Le regard du Maître semblait pénétrer à l’intérieur de mon esprit et, après m’avoir sondé pendant quelques minutes, il ajouta: "Votre race a atteint désormais un point de non-retour, car il y en a parmi vous qui préfèreraient détruire leur monde plutôt que de renoncer au pouvoir qu’ils croient détenir." J’en convins et le Maître continua: "En 1945 et par la suite, nous avons essayé de contacter votre race. Mais nos efforts se heurtèrent à l'hostilité, et nos Flugelrads furent même pris pour cibles. Oui, ils furent pourchassés avec perfidie par vos avions de combat. Aussi, à présent, je vous le dis, mon fils: il y a une grande tempête qui se lève sur votre monde; une fureur noire qui ne s’éteindra pas avant longtemps. Il n’y aura aucune solution par les armes et votre science n’apportera aucune sécurité. Cela pourra s’enflammer jusqu’à ce que la moindre fleur de votre civilisation soit piétinée et que tout élément d’humanité soit détruit dans un immense chaos. Votre guerre récente – la seconde guerre mondiale - ne fut que le prélude de ce qui attend votre race. Ici, nous le voyons clairement d’heure en heure. Pensez-vous que je me trompe?" "Non", répondis-je. "Cela est déjà arrivé.
L’âge noir est venu. Oui, mon fils", continua le Maître, "l’âge noir qui va venir maintenant pour votre race recouvrira la terre entière comme un linceul. Mais certains parmi les membres de votre race survivront au milieu de la tempête. Dans le futur, nous pouvons voir un nouveau monde émergeant des ruines de votre civilisation, recherchant ses trésors légendaires perdus. Mais ils seront ici, mon fils, en sécurité sous notre garde. Lorsque ce temps arrivera, nous nous précipiterons à nouveau pour aider à faire renaître votre civilisation et votre race. Peut-être, à ce moment là, aurez-vous enfin conscience de la futilité de la guerre et du conflit. Et après ce temps là, les éléments de votre culture et de votre science reviendront à votre race pour qu’elle prenne un nouveau départ. Mon fils, vous allez retourner à la surface de la terre avec ce message."

Après ces paroles de conclusion, notre entretien touchait à sa fin. Je restai un instant suspendu, comme plongé dans un rêve. Cependant, je savais que c’était la réalité et, pour une raison qui m’échappe, je m’inclinai légèrement, par marque de respect ou d’humilité, je ne sais pas exactement. Soudain, je repris conscience de la présence à mes côtés des deux merveilleux êtres qui m’avaient conduit ici. "Par ici, amiral" me dit l’un d’eux. Je me retournai une dernière fois vers le Maître avant de partir. Un sourire amical ornait son vénérable visage. "Au revoir, mon fils", me dit-il, tout en me faisant un signe de paix affectueux de la main. Notre entretien était terminé.

Rapidement, nous sortîmes par la grande porte de la chambre du Maître et entrâmes dans l’ascenseur. La porte se referma doucement et nous étions déjà en train de remonter. Un des hôtes dit: "Amiral, comme le Maître le souhaite, nous allons vous replacer immédiatement dans votre plan de mission et vous devrez retourner vers votre race avec son message." Je ne répondis rien. Tout cela était presque impensable et ma réflexion fut interrompue au moment où j’entrai dans la pièce où m’attendait mon opérateur radio. Il avait une expression d’anxiété sur le visage. En m’approchant, je lui dit: "Tout va bien, Howie, tout va bien." Les deux êtres nous dirigèrent vers la borne de transport. Nous prîmes place et, en peu de temps, nous fûmes de retour à notre avion. Les moteurs tournaient au ralenti et nous montâmes à bord aussitôt. À présent, l’atmosphère semblait chargée d’une sorte d’urgence. Après que le vantail du cargo fut fermé, l’avion fut immédiatement soulevé jusqu’à 2700 pieds d'altitude, par un courant invisible. Deux appareils volaient à nos côtés et ils nous guidèrent un moment sur la voie du retour. Je dois mentionner que le cadran d’accélération n’enregistrait aucune vitesse alors que nous volions à très grande allure.

02H15 – Un message radio nous parvint. "Nous nous séparons maintenant, amiral. Les commandes sont à vous. Auf Wiedersehen!!!" Nous regardâmes un moment les Fugelrads alors qu’ils disparaissaient dans le ciel bleu pâle. Soudain, l’avion se comporta comme s’il était aspiré par un fort courant descendant. Mais nous reprîmes le contrôle. Nous ne parlions pas, car chacun était dans ses pensées...

02H20 – Nous survolons à nouveau de vastes étendues de glace et de neige et nous sommes approximativement à 27 minutes de notre camp de base. Nous les avons contactés par radio et ils nous ont répondu. Nous leur avons signalé que tout était normal. La base était rassurée du rétablissement du contact.

03H00 – Nous atterrissons doucement au camp de base.

J’ai une mission...

Top secret et fin.

11 Mars 1947 – Je viens juste d’assister à une réunion de l’état-major au Pentagone. J’ai exposé dans les détails ma découverte et le message du Maître. Tout est consigné en bonne et due forme. Le président a été averti. Je suis à présent retenu pendant six heures. Je suis interrogé méticuleusement par le commandement des forces de sécurité et une équipe médicale. C’est une épreuve. Je suis placé sous le contrôle strict du service de la sécurité nationale des États-Unis d’Amérique. On m’a ordonné de garder le silence sur tout ce que je sais, et ce au nom de l’humanité. Incroyable! Je sais que je suis un soldat et je dois obéir aux ordres.

Note: l’Amiral Richard Evelyn Byrd a été fait Chevalier de l’Ordre de La Fayette, décoré de la Croix du Mérite et nommé Secrétaire perpétuel de l’Académie de la Marine et des Sciences.

"Le scepticisme envers ce qui n’est pas prouvé peut très facilement se transformer en interdiction de penser."

 

Source : http://www.reiki-plus.net/html/ador.php 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 14:31
Des cartes et documents Nazis d’Agartha confirment que la Terre est Creuse

L’une des questions les plus intéressantes que plein de gens se sont posés pendant des siècles était de savoir si notre planète Terre était creuse.

Pendant plusieurs années, on a cru que la Terre était creuse, mais bien que plein de gens en sont arrivés à toutes sortes de théories, jusqu’en 1968 il n’y avait pas de preuves.

Cette année, des photos prises par un satellite en orbite autour de la Terre ont clairement montré le trou situé au Pôle Nord; ce qui est une preuve suffisante pour conclure de l’existence de la théorie de la Terre Creuse pour plus d’un.

hollow-earth

Nous avons lu les histoires et légendes des explorateurs nazis qui se sont aventurés dans les régions du sud et du nord de notre planète et qui ont même créé des bases secrètes dans la Nouvelle-Souabe.

Certains parlent même de l’Opération ‘Highjump’ et des aventures de l’Amiral Byrd, où des engins volants extrêmement sophistiqués ont été aperçus en train de survoler et d’explorer de nouveaux territoires.

Il n’y a pas si longtemps, une carte du Troisième Reich a été découverte où plusieurs passages secrets avaient été empruntés par des sous-marins U-Boot allemands pour rejoindre ces mystérieuses régions souterraines, aussi bien qu’une carte complète des deux hémisphères et du mystérieux royaume d’Agartha.

Nous avons aussi une lettre, qui a soit-disant été écrite par Karl Unger, qui était à bord du U-Boot 209 Allemand, sous les commandes de Heinrich Brodda, dans laquelle il dit avoir rejoint l’intérieur de la Terre et qu’ils ne songeaient pas à revenir à la surface.

instructions1

Et voici la traduction en anglais :

instructions2

Et dont voici la traduction en français [C’est incompréhensible pour le commun des mortels mais en gros le bateau tombe dans un maelstrom et doit poursuivre la manœuvre tandis qu’il s’engouffre de plus en plus dedans. Il ne peut évidemment pas ‘plonger’ dans la Terre Creuse mais doit naviguer sur les côtés du maelstrom tant bien que mal] :

Descente au niveau en suivant les coordonnées. Intersection exacte: 64e méridien à l’Est et au 1er méridien à l’Est à une profondeur de 400 mètres.

Les instructions doivent être suivies à la lettre:

1/ Descente, du point de descente avec la moitié de la vitesse, en allant à tribord selon un angle de 5°. Distance de 188 sm. Profondeur – 500 mètres. (Car en naviguant à l’intérieur du conduit, la pression exercée sur le bateau en pleine man oeuvre est importante.)

2/ Montée, à toute vapeur avec une orientation des voiles très stricte, montée à un angle de 23° avec un déclinement du port de 22°. 190 mètres vers le haut. Distance 75,5 sm.

3/ Difficulté à manœuvrer! Montée à toute vapeur avec une orientation des voiles très stricte, montée à un angle de 41°. Continuez à aller tout droit. 110 mètres vers le haut, distance de 21,5 sm. Ensuite à tribord toute d’un déclinement de 8 degrés jusqu’à l’ascension à la surface à une distance de 81 sm.

4/ Procéder de la surface jusqu’au sein de la grotte avec une déclinaison à tribord de 8 °, Distance 286 sm.

5/ Six manœuvres difficiles! Descente. Avec une déclinaison des voiles de 45° à une profondeur de 240 mètres, Distance 60 sm. Ensuite avec une déclinaison de port de 20°, poursuivre la descente à 310 mètres de l’entrée et poursuivre jusqu’au corridor. Après la marque de 310 mètres, l’arc de descente lourde doit être poursuivi.

6/ Angle de descente jusqu’à 360 mètres, distance 70 sm. Toujours à tribord avec une déclinaison de 31° à une profondeur de 380 mètres.

7/ Descente, à un angle de 22°, puis monter 100 mètres vers le haut avec une déclinaison de port de 26°. Distance 70 sm.

8/ Ascension (on sort du passage Bulk entre la surface et la Terre Creuse pour atteindre Agartha) de 45°, à toute vapeur pour atteindre la surface d’Agartha à une distance de 70 sm.

9/ Continuez vers Agartha, à toute vitesse. Continuez jusqu’à ce que vous voyez la lumière. Changement de pôles magnétiques, les compas ne fonctionnent plus, les instruments à bord sont obsolètes.

Les histoires ci-dessus sont défendues par les cartes faites par des cartographes célèbres et par l’artiste Heinrich C. Berann de la National Geographic Society en 1966.

Sur la carte, l’Antarctique est visible sans ses épaisses couches de glace.

Mais le détail le plus intrigant reste la présence de passages aquatiques souterrains qui s’étendent partout sur le continent et qui semblent tous converger vers le même endroit qui a été identifié comme la porte d’entrée de la Terre Creuse ou du Centre de la Terre.

terre-creuse-1

Hitler was obsessed with mysticism and the inexplicable, he was very interested in UFO’s and ancient history, and many of his followers knew that and supported him.

Here are the official Nazi maps of the inner world:

terre-creuse-2

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terre-creuse-5

Les possibilités que la Terre soit creuse et que le centre soit accessible par les pôles Nord et Sud et que des civilisations secrètes ont fleuries à l’intérieur, ont stimulé l’imagination des gens à travers les siècles.

Elle pourrait s’avérer être authentique après tout, que d’une manière et que quelque part, il y a un tunnel qui mène à un monde complètement différent du nôtre; Un monde qui a été gardé secret pendant des milliers d’années.

Vous pouvez en savoir plus à ce sujet ici.

Sources: Humans Are Free & Ancient Code, juillet 2015

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 02:59
Amazonie les indiens Macuxi gardiens de la Terre intérieure… !

En Amazonie les aborigènes affirment qu'il y a tout un monde à l'intérieur de notre planète.

En Amazonie, là, quelque part, un tout nouveau monde est en attente d'être exploré, un endroit où des êtres vivants habitent les profondeurs de notre planète, un endroit dont les cultures et les civilisations antiques ignoraient l'existence, et qui existe encore aujourd'hui.

Les Indiens Macuxi sont des Indiens vivant en Amazonie, dans des pays comme le Brésil, la Guyana et le Venezuela. Selon leurs légendes, ils sont les descendants des enfants du Soleil, le créateur du feu,  de la maladie, et de la protection de la «Terre intérieure.

Les Indiens Macuxi connaissaient l'existence de la Terre Creuse et y avaient accès il y a encore  presque cent ans.

Amazonie les indiens Macuxi gardiens de la Terre intérieure… !

La légende orale raconte qu’il y a une entrée sur la Terre. Jusqu'à 1907, les Macuxies entraient dans une sorte de caverne, et voyageaient 13 à 15 jours jusqu'à ce qu'ils atteignent l'intérieur "de l'autre côté du monde, dans la Terre intérieure" où des créatures géantes d'environ 3-4 mètres de haut y vivent.

Selon les Macuxis, ils ont eu la tâche de surveillance à l'extérieur de l'entrée et d’empêcher des étrangers d'entrer dans la «Terre creuse." Les légendes disent que les macuxis entraient dans la grotte mystérieuse pendant trois jours, en descendant des escaliers géants, mesurant environ 80 centimètres.

Après le troisième jour, ils laissaient derrière eux leurs torches, et continuaient leur voyage "à l'intérieur" de la Terre éclairée par les lumières qui étaient déjà présentes dans les grottes. Des lanternes géantes, de la taille d'une pastèque, brillant comme le soleil.

Après 4-5 jours de voyage, ceux-ci à l'intérieur de la grotte perdaient du poids et de la masse du corps, leur permettant de se déplacer beaucoup plus rapidement.

Après 5-6 jours à l'intérieur des cavernes, ils allaient par d'énormes cavernes dont les toits ne pouvaient pas être vu, et dans l'une des chambres de la grotte, il y a quatres objets "comme le soleil", qui sont impossible de regarder, et dont le but est inconnu pour le village Macuxi.

A l’intérieur de la Terre, il y a des endroits où les arbres sont capables de produire de la nourriture. Les Macuxis disent qu’il y a des fruits comme les mangues, le chêne, les bananes et autres, qui sont à 6-7 jours de leur voyage.

Dans la Terre, il y a de grandes zones de végétation observés. Mais pas tous les domaines sont de couleur verte et prospère. Les gens macuxis disent que certains endroits sont extrêmement dangereux et doivent être évités, car il y a de bouillantes pierres et flux "azoge".

Les traditions orales Macuxis continuent et disent qu’après avoir traversé ces chambres géantes, la moitié du voyage était écoulé, ils doivent se déplacer soigneusement et "l'air" mystérieuse peut amener les gens à "voler ou flotter» autour.

Poursuivant leur voyage, ils atteignent une place au sein de la Terre, où les géants ont vécu. Là, les explorateurs macuxis mangeaient de l'alimentation géante telle que des pommes de la taille de têtes humaines, de raisins de la taille d'un poing humain, et délicieux et des poissons géants ont été capturés par les géants et donnés en cadeau aux Macuxis.

Après le partage du poisson avec les géants et l’échange de nourriture offerte, les explorateurs macuxis s’en retournent "à la maison" pour le monde «extérieur», aidé par les géants du monde intérieur.

Il est dit que les Macuxis sont les «gardiens» de la porte, et gardent l'entrée de la Terre intérieure, et ses légendes racontent qu'une terre à l'intérieur de la terre, est pleine de puissance et de richesse incroyable.

Amazonie les indiens Macuxi gardiens de la Terre intérieure… !

Cette légende, bien sûr, est considérée par beaucoup comme juste une autre histoire ancestrale. Mais pour les Macuxis, cette «légende» est réelle.

 Ils étaient les protecteurs de l'entrée, quand des explorateurs britanniques sont venus en Amazonie à la recherche d'or et de diamants, ils se sont aventuré dans les grottes, et ne sont jamais revenu.

Depuis la dernière réunion avec eux, les macuxis disent qu'ils seraient punis par les géants, pour ne pas avoir respecté leurs obligations, et les "légendes" des géants ont disparu au fil des ans.

Est-il possible que ce soit juste une autre légende ? Il est dit que la Terre Creuse existe dans de nombreuses civilisations anciennes et cultures à travers le monde.

Est-il possible que les légendes macuxis soient réelles et que quelque part en Amazonie il y a une entrée vers la Terre intérieure ?

Source

 

On sait qu’il en est de même au Tibet, ou les lamas sont les gardiens de l’entrée menant vers l’Agartha est Shambhala, mais il existe beaucoup d’entrées disséminées partout sur le planète, telles : Cueva de los Tayos, Équateur - Désert de Gobi, Mongolie - Grotte de la sibylle de Colchide, mont Atlas, Géorgie - Grotte de la sibylle de Cumes près de Naples, Italie - Chutes d'Iguaçu, Argentine - Mammoth Cave, Kentucky, États-Unis - Mato Grosso, Brésil - Mont Epomeo, Italie -  Uluru (Ayers Rock) Australie - Bugarach (Aude) France - Grottes (Ngog Lituba) Cameroun etc…

Théorie des corps creux, nouvelle révolution Copernicienne ?

Extrait du site d’antonparks.com

Amazonie les indiens Macuxi gardiens de la Terre intérieure… !

Contradiction des théories actuelles

L'astronomie enseigne que tout est parti du big-bang. Dans le bouillon originel, tous les éléments étaient répartis de façon régulière. Par les forces d'attraction, des «boulettes», nos planètes se seraient formées dans le bouillon. La physique enseigne, en outre, que de grandes concentrations de masse donnent des densités de masse importantes, car la matière est comprimée.

Selon cette thèse, les grands objets célestes devraient avoir une densité supérieure aux petits objets, parce qu'à l'intérieur la pression est plus grande. Cependant, une observation plus poussée des planètes de notre système solaire nous montre le contraire.

En effet dans notre système solaire les petites planètes ont en moyenne une densité 5 fois supérieure aux grandes planètes Jupiter a 900 fois le volume de la

Terre, mais soi-disant une densité de 1,8 grammes/cm3, la Terre, ayant quant à elle une densité de 5,5 grammes/cm3. La théorie actuelle de formation des corps célestes est donc contredite par ces données.

Les tentatives d'explication de ce non-sens…

Parce que c'est également un non-sens pour les astronomes, on affirme que les grandes planètes sont faites de matériaux plus légers. Malheureusement, il n'y a pas de preuves pour cette affirmation, et il est difficile de concevoir que certaines planètes comme la Terre aient attiré des matériaux plus lourds, alors que Jupiter se serait «spécialisé» dans des matériaux plus légers. Dans le bouillon originel, nous dit-on, tout était réparti de manière uniforme.

La Terre ne peut pas retenir l'hydrogène à cause de sa masse qui est trop faible. Il se dilue dans l'univers, c'est ce que disent les scientifiques. Jupiter serait composée en grande partie d'hydrogène, à cause de sa faible masse.

Là aussi nous voyons deux comportements très différents. Il n'y a que l'hydrogène, disent les scientifiques, qui puisse être retenu par les grandes planètes, additionné aux éléments que l'on trouve sur Terre. L'hydrogène devrait donc constituer la majeure partie de la masse de Jupiter. Mais les astronomes prétendent que l'hydrogène ne constitue qu'une faible part de l'atmosphère de Jupiter. Le gaz devrait donc se trouver à l'intérieur de cette planète.

Étrange: les grandes planètes ont dans leur noyau des éléments très légers (l'hydrogène), les plus petites comme la Terre ont les éléments les plus lourds.

Du non-sens à l'absurde…

Pour le soleil, c'est encore plus fou: il doit être énorme et très léger (densité: 1,4 g/cm3). À cause de sa faible densité, on pense qu'il doit s'y produire une fusion d'hydrogène. C'est un non-sens, car le soleil devrait avoir dans son noyau les éléments les plus lourds. Comment peut-il y avoir une fusion d'hydrogène, qui est un des éléments les plus légers? Comme le soleil a un poids trop faible, les scientifiques affirment qu'il est fait à 98 % d'hydrogène et d'hélium, alors que nous savons que tous les corps célestes doivent être faits des mêmes matériaux, comme ils viennent tous du même bouillon.

On prétend que le soleil a une force d'attraction 28 fois supérieure à celle de la Terre. Un centimètre cube de la surface du soleil pèserait donc 28 fois plus qu'un centimètre cube de la surface de la Terre, alors que sa densité est quatre fois moins importante. Et tout cela doit être du gaz. Comprendra qui pourra !

Explications par la Théorie des corps creux…

Ce sont bizarrement les plus petits corps célestes qui ont la plus grande densité: les fragments de la ceinture d’astéroïdes ont une densité qui va jusqu'à 8 g/cm3.

Tout cela a un sens si on part du fait que les corps célestes sont creux à l'intérieur. Les astéroïdes et les planétoïdes ne le sont pas. Ils sont des fragments d'une planète ancienne et donc logiquement des corps solides. Nous voyons bien qu'un morceau du lapin en chocolat pris tout seul n'est plus creux. On peut vérifier la théorie des corps célestes creux dans un laboratoire.

En faisant tourner du gaz dans un piston, il se forme au centre un espace sans particules, le début d'une cavité. C'est la force centrifuge qui en est responsable, elle pousse les particules les plus lourdes vers l'extérieur. Si le gaz est fait d'éléments différents, ils se répartissent selon le poids spécifique de chaque élément.

Karl-Heinz Engels montre que toutes les planètes doivent être creuses, selon l'histoire de la genèse de l'univers communément admise. Tout le monde admet que les planètes se sont constituées à partir de nuages de gaz en rotation qui se sont refroidis lentement. Toutes doivent avoir un noyau solide et lourd.

Parce que l'on part du fait que la pression doit être plus grande au centre et que les connaissances sur les tremblements de terre n'ont pas pu prouver ce noyau solide, on prétend que le noyau des planètes est fait de plasma. C'est de la matière qui est si chaude et dont les atomes sont si denses (ils n’ont plus d'enveloppe d'électrons) que les lois de la physique n'ont plus de valeur. Cela tombe bien, car on n'est pas en mesure d'expliquer les phénomènes que l'on rencontre par des théories connues...

Amazonie les indiens Macuxi gardiens de la Terre intérieure… !

Feu nucléaire du Soleil et de la Terre…

À propos du plasma, que personne n'a pu démontrer sur terre ou sur une autre planète, Engels dit la chose suivante: «Dans le soleil, il y aurait une fusion nucléaire, alors que sa densité est très faible. Les atomes d'hydrogène ont donc beaucoup d'espace.

D'un autre côté, le noyau de la Terre doit être fait d'éléments plus lourds tels que le fer et le nickel, qui sont si denses qu'ils n'ont plus d'enveloppe. La probabilité que les atomes se rencontrent est beaucoup plus grande pour la Terre que pour le soleil, car les atomes y sont déjà compressés, donc, la probabilité d'une fusion nucléaire est plus grande.

Si le soleil est un réacteur à fusion nucléaire, la Terre devrait en être un beaucoup plus puissant, elle aurait donc dû disparaître depuis longtemps dans un feu d’artifice nucléaire».

Omission de la force centrifuge…

Revenons aux nuages de gaz en rotation : d'après Engels, la science a oublié la force centrifuge dans ses théories sur la genèse des planètes. Sans force centrifuge il n'y a pas de gravitation. Et l'interaction de ces deux facteurs crée nécessairement des corps creux. La gravitation réunit les particules, les plus lourdes sont poussées vers le centre. Elle a un effet de tri de l'extérieur vers l'intérieur.

La force centrifuge pousse toutes les particules lourdes vers l'extérieur. L'effet est inverse. Il doit donc se former une cavité au centre. La combinaison de ces deux forces antagonistes induit l'apparition d'une coquille solide, dont les particules les plus lourdes sont déposées là où les deux forces s'annulent. La densité diminue en s'éloignant de ce centre, d'un côté vers la surface; de l'autre, vers le noyau qui est vide. L'objet qui en découle est creux à l'intérieur. Fragile comme une boule de sapin de Noël...

Constitution de la planète Terre…

La planète Terre loin d'être une boule de feu en fusion recouverte d'une fine couche de magma refroidi serait donc un corps creux à double système tectonique. Une tectonique de surface que nous connaissons tous et une tectonique de la couche interne.

La Terre serait donc constituée de 2 sphères imbriquées l'une dans l'autre séparées par la matière la plus dense à savoir le magma (au point d'équilibre de la gravitation et de la force centrifuge). Le double mouvement tectonique engendre une énergie en partie diffusée dans le cosmos mais en partie concentrée au cœur du corps creux, sorte de surplus énergétique à même de créer des conditions favorables à la vie à l'intérieur de la planète.

La Notion de Haut et de Bas…

Si vous affirmez à un enfant français que les chinois marchent la tête à l'envers en dessous de ses pieds, il croira à une blague, ne parvenant pas à comprendre un tel phénomène. La notion de haut et de bas est une question d'échelle.

L'homme est trop petit pour percevoir la convexité de la planète.

La relativité du haut et du bas est identique pour des hommes marchant sur une surface concave à l'intérieur d'un corps creux, c'est aussi une question d'échelle.

L'Hypothèse d'une vie Intra-terrestre…

Si les conditions d'une vie intra-terrestre sont réunies selon cette théorie, elles sont cependant très éloignées des conditions de vie en surface. Le biorythme doit être fondamentalement différent car cette vie est plongée dans une éternelle lumière sans alternance jour/nuit.

La constitution biologique, cellulaire, diffèrent nécessairement, la notion d'espace et de temps diverge de nos conceptions formées en surface. Ce monde interne est un paradigme totalement étranger à notre conditionnement culturel. En d'autres termes, il est impensable...

Sources : Anton Parks.com 

Amazonie les indiens Macuxi gardiens de la Terre intérieure… !

Comme toujours c'est à vous de juger...

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:45
Radiographie en 3D de la Terre

Radiographie en 3D de la Terre

Titre de l’article original: Une découverte qui confirme la théorie de la Terre creuse…

A propos de la découverte d’une roche inconnue: Voir une vidéo explicative ici

Pourquoi et comment cette découverte confirme que la Terre est creuse ? Je dirai pour au moins deux raisons, majeures :

– 1 ) On sait tous, enfin presque tous, que le magma des volcans ne provient absolument pas d’un supposé noyau de fer liquide qui serait situé au centre de la Terre ! Seul nos scientifiques arriérés et obtus persistes dans cette croyance qui n’est absolument pas scientifique justement, et encore moins prouvée.

Le magma provient des frictions entre les roches, et entre les plaques, situées loin sous nos pieds, et est contenu dans des poches, ou réservoirs. Le magma ainsi crée par friction, coule ensuite tel un fleuve, en suivant des couloirs entre les plaques et/ou à l’intérieur même des plaques, et alimente ainsi sans fin les chambres magmatique disséminées sur toute la planète.

Les chambres magmatiques montent ainsi en pression tel une cocotte minute avec l’afflux de magma et de gaz. La vitesse de rotation de la Terre qui est d’environ 1 670 km/h ( à l’équateur ) fait ainsi remonter le magma par la force centrifuge, et la pression des gaz pousse également le magma vers l’extérieur.

Si un noyau ferreux liquide existait réellement au centre de la Terre ou des planètes, la

moindre fuite ferait éjecter tout le magma du noyau ! Or, nous constatons bien, qu’un volcan, n’importe le quel, subit une activité un certain temps seulement, le temps justement que la pression de la chambre magmatique soit retombée, elle se rempli ensuite à nouveau très lentement, et l’activité du volcan reprend, avec des périodes qui varient 1 an, 100 ans, 1 000 ans, 100 000 ans etc, tel un cycle, comme les saisons, les inversions des pôles magnétiques, les cycles lunaire, les cycles des marées, les cycles solaire etc…

– 2 ) Les différences de composition des magmas, qui ne sont elles aussi, encore que peu comprises, je dirais même pas comprises du tout ! Ceci pour la simple et bonne raison, que les roches et les plaques qui produisent ce magma, sont tout simplement différentes dans leurres compositions ! La croute terrestre épaisse de 2 000 km subit des forces de mouvements créant de la lave, en chauffant par le frottement, et la pression.

Si noyau ferreux liquide il y avait, et si ce noyau alimentait les chambres magmatiques, tous les magmas seraient alors identiques, c’est un peu une lapalissade que nos génies n’ont pas encore assimilés, ou plutôt qu’ils ne peuvent admettre, car l’admettre serait ainsi avouer que la Terre est creuse !

Les scientifiques ont observé depuis longtemps que rien qui ne vient de l’extérieur ne semble dépasser un certain seuil, ou une certaine distance ! Cette couche, ou protection semble tout bloquer à une même profondeur comprise entre 1.500 et 2 000 kilomètres, ce qui confirme bien la théorie d’une Terre creuse, et pas seulement la Terre, mais toutes les planètes, les lunes etc…

Pour en revenir aux volcans, tous les volcans du monde ont une poche magmatique située à quelques kilomètres seulement sous la croute terrestre, par exemple la caldeira de Yellowstone, « supervolcan de Yellowstone », a « l’étrange » particularité géologique la minceur de la croûte terrestre qui se trouve sous la surface du sol.

En effet, alors que celle-ci est en moyenne de trente kilomètres, ici le magma se trouve à une profondeur comprise entre huit et dix kilomètres. On a déterminé que cette caldeira que l’on croyait totalement éteinte avait été le théâtre de plusieurs éruptions suivant une périodicité tournant autour de 700 000 ans. Pourquoi ?

Je vous laisse deviner la réponse, ou je vous la redonne ? la réponse se trouve bien sur ci-dessus !

D’aucun me rétorqueront sans doute : Alors gros malin, comment expliquer le champ magnétique de la Terre ? qui est d’après la science admise jusqu’ici, que le champ magnétique terrestre est attribué à une cause unique : les mouvements de convection à l’intérieur du noyau métallique liquide (fer et nickel) de notre planète.

Mais comme je l’ai déjà exposé dans un autre sujet de ce blog, le champ magnétique de la terre ne serait pas causé par cet hypothétique noyau de fer en fusion, mais par les océans, c’est une nouvelle hypothèse, fort juste, qui est proposée par certains scientifiques.

Même si l’hypothèse ne parle que de variation de ce champ magnétique causé par l’océan mondial, on peut élargir le champ de compréhension, et d’hypothèse et l’adopter pour l’effet global du champ magnétique terrestre.

Pour expliquer ses variations dans le temps, on invoque donc logiquement des modifications de la circulation à l’intérieur du noyau. Pour l’instant, cette explication semble très solide et peut même expliquer les inversions complètes du champ magnétique terrestre.

Pourtant, Gregory Ryskin, de la Northwestern University (Etats-Unis), propose une autre hypothèse pour les variations à courte échelle, celle du siècle, qui ont pu être mesurées assez précisément pour la période récente. Ce géophysicien fait intervenir un nouvel acteur : les océans. Composés d’eau salée, ils sont conducteurs.

Les courants océaniques sont donc susceptibles de produire un champ magnétique, selon lui non négligeable.

En calculant ce champ à partir des données connues sur la circulation au sein de l’océan mondial, Ryskin, dans un article publié dans le New Journal of Physics, affirme retrouver assez bien les valeurs acceptées des variations séculaires récentes du champ magnétique terrestre.

De plus, explique-t-il, les résultats montrent, plus précisément, une excellente corrélation temporelle entre l’ampleur de la circulation nord-atlantique (dont le Gulf Stream, ) et les variations séculaires observées en Europe de l’ouest.

Selon Ryskin, ses résultats expliquent bien, en particulier, les « secousses géomagnétiques », des variations brutales du champ magnétique observées à plusieurs reprises durant la seconde moitié du vingtième siècle.

Le lien entre le climat et le magnétisme ?

Il en déduit qu’au fil des millions d’années, les mouvements des continents entraînés par la tectonique des plaques ont eu un important impact sur le champ magnétique en modifiant profondément la circulation océanique globale. Et d’imaginer que la dernière inversion complète, qui a interverti les pôles magnétiques il y a 780.000 ans, pourrait avoir été provoquée par la déviation des principaux courants.

Au passage, l’explication pourrait donner une réponse à l’apparente corrélation entre les variations séculaires du champ magnétique et le climat, révélée récemment.

En effet, circulation océanique et climat global sont liés de plusieurs manières.

Tout d’abord, les deux s’influencent mutuellement. Le réchauffement actuel, par exemple, pourrait modifier certains courants, et, à l’inverse, on sait que la douceur de l’Europe de l’ouest comparativement aux même latitudes sur le continent américain est due au Gulf Stream et à son apport d’eau chaude.

Enfin, un phénomène extérieur, comme le mouvement de continents, peut modifier à la fois le climat et la circulation océanique.

Scientifiquement plausible, en bon accord avec les observations et conduisant à une nouvelle lecture des données du paléomagnétisme, ce mécanisme reste pour l’instant une belle hypothèse à vérifier…

Source : Futura-Sciences

On peut donc enfoncer le clou, et affirmer : C’est pourquoi les planètes, les lunes etc ne disposent pas d’un champ magnétique aussi puissant que celui de la Terre, tout simplement car elles ne disposent pas/plus d’un océan mondial en surface, sans oublier l’océan mondial sous terrain qui commence à peine à être reconnu !

Pour preuves :

Mercure : Ne possèderait pas d’océan mondial en surface, mais doit posséder un océan interne assez important, dispose d’un dipôle magnétique, lequel est important et apparemment global. Il fut découvert en 1974 parmi les données envoyées par la sonde Mariner 10, indiquant que la force de ce champ équivaut à 1,1 % de celui de la Terre. Ce champ magnétique est assez puissant au niveau de l’arc de choc, il ralentit le vent solaire, ce qui crée une magnétosphère autour de la planète.

Vénus : Ne posséderait pas d’océan mondial en surface, et peut être pas un gros océan interne, Vénus possède un champ magnétique très faible. Pourtant, selon la théorie admise, l’existence d’un noyau de fer liquide tournant sur lui-même crée normalement un champ magnétique par effet dynamo, or Vénus ne possède pas de champ magnétique intrinsèque. Les explications pour justifier cette « anomalie » sont bien sur bien très alambiquées, afin de noyer le poisson !

La Terre : a un océan mondial en surface, et un immense océan interne, et un champ magnétique puissant.

Mars : n’a plus d’océans mondial en surface, mais sans doute un interne, et plus beaucoup de champ magnétique, voir plus du tout à certains endroits seulement, et plutôt assez puissant à d’autres ! On est certain maintenant que Mars possédait autrefois un océan mondial conséquent, et aujourd’hui que constate t-on ? On n’observe qu’un champ magnétique fossile sur Mars.

Jupiter : Doit posséder un océan mondial en surface gigantesque, et idem pour l’océan interne, et le champ magnétique de Jupiter est beaucoup plus intense que celui de la Terre, par ailleurs, la densité – donc la pression – du vent solaire est environ vingt-cinq fois plus faible au niveau de l’orbite de Jupiter qu’au niveau de l’orbite de la Terre. ( planète gazeuse selon la théorie ) Jupiter possède un puissant champ magnétique ainsi qu’une ionosphère et les sondes y ont observées des aurores aux pôles et de puissants orages électriques. Elle émet 2.5 fois plus d’énergie qu’elle n’en reçoit du Soleil.

Saturne : Doit posséder un immense océan mondial en surface, et en interne, et le champ magnétique de Saturne est 540 fois supérieur à celui de la Terre et est dipolaire. Mais Saturne présente des indices supposant qu’elle aurait elle aussi un champ magnétique environ 1 000 fois plus puissant que celui de la Terre !

Uranus : Doit posséder un bel océan mondial en surface, ainsi qu’un océan Interne. Son champ magnétique a la particularité d’être décalé par rapport à l’axe polaire et incliné à 59° par rapport à l’axe de rotation de la planète. Lorsque la sonde Voyager 2 s’est approchée de la planète, elle a découvert que par endroits, le courant produit par le champ magnétique ne prenait pas sa source dans les profondeurs de la planète mais bien plus haut. Ce qui provoque des instabilités magnétiques et des inversions comme il peut s’en produire par épisode sur Terre. Cela se traduit par un changement de positionnement radical du pôle nord magnétique. Au lieu de se trouver au nord, il se situe au sud. Uranus possèderait selon la théorie officielle, un noyau solide de silicates et de fer d’environ 7 500 km de diamètre. Les sondes ont détectées la présence d’aurores polaires ce qui laisse supposé la présence d’un puissant champ magnétique.

Neptune : Doit posséder une bel océan mondial en surface, et interne, et un noyau solide de silicates et de fer d’à peu près la masse de la Terre selon les connaissances actuelles. Elle ressemble aussi à Uranus au niveau de sa magnétosphère, avec un champ magnétique fortement incliné par rapport à son axe de rotation à 47° et le décalage d’au moins 0,55 rayons, soit environ 13 500 km du centre physique de la planète. Avant l’arrivée de la sonde Voyager 2 à proximité de Neptune, il a été émis l’hypothèse que la magnétosphère inclinée d’Uranus était le résultat de sa rotation inclinée. En comparant les champs magnétiques des deux planètes, les scientifiques pensent maintenant que leur orientation extrême peut être caractéristique des flux venant de l’intérieur des planètes.

L’onde de choc de Neptune, où la magnétosphère commence à ralentir le vent solaire, se produit à une distance de 35 fois le rayon de la planète. La magnétopause, où la pression de la magnétosphère contrebalance le vent solaire, se trouve à une distance de 23-26 fois le rayon de Neptune. La queue de la magnétosphère s’étend à au moins 72 fois le rayon de Neptune, et très probablement beaucoup plus loin.

Comparant les données du champ magnétique avec celles d’Uranus, les scientifiques pensent que son inclinaison extrême est causée par les flux circulant dans les profondeurs de l’atmosphère et ne résulte pas de son décalage physique ou d’une inversion de polarité. Ce champ magnétique présente une période de rotation de 16 heures, proche de celle de l’atmosphère. Une ionosphère constituée de plusieurs couches a également été découverte entre 1 000 et 4 000 km au-dessus du niveau 1 bar.

Les scientifiques pensent qu’il y a un immense océan de méthane à sa surface. Bien sur ils ne peuvent pas annoncer un immense océan d’eau, sinon ils seraient dans le caca…

Pluton : On ne sait pas grand chose, sinon rien, une mission est actuellement sur place, New Horizons, une mission historique à la découverte de Pluton. La sonde américaine se rapproche de la planète qu’elle va scruter de loin, avant de l’étudier de près. Une première ! On devrait donc en savoir un peu plus, même si on ne saura tout et on ne nous dira pas tout. Pour suivre les infos qui devraient arriver en principe rapidement, voir ici :http://www.nasa.gov/mission_pages/newhorizons/main/

Et enfin la Lune : Ne possède pas d’océan mondial en surface, mais possède sans doute un océan interne, puisque l’on reconnait enfin, que la Lune possède une énorme quantité d’eau, pratiquement autant que sur la Terre toute proportion gardée. Les échantillons de roches lunaires rapportés par les missions Apollo indiquent que la Lune présentait, dans le passé, un champ magnétique global. Son origine semble très différente de celle du champ magnétique terrestre.

La Lune serait un astre mort, donc les mécanismes connus, tels les mouvements de convection qui agitent la partie liquide du noyau de notre planète, ne peuvent pas expliquer le champ magnétique lunaire.

Toutes les planètes, et lunes sont creuses, toutes possèdent un océan mondial soit en surface, soit interne, soit les deux, aucune ne possèdent de prétendus noyau liquide ferreux, ou d nickel, ou d’ammoniac, ou d’hydrogène, ou de gloubi-boulga !

Terminons sur une note mystérieuse, et qui laisse songeur …

En septembre 1940 les tous premiers radars ont sauvé l’Angleterre des attaques aériennes allemandes. Braqués en direction des côtes ils ont permis à l’aviation d’anticiper toutes les défenses et de contenir l’ennemi à l’extérieur de ses frontières.

En avril 1942, cette fois l’Allemagne possède, elle aussi, des radars. Mais elle va s’en servir à tout autre chose que les Anglais.

Goering, Himmler et Hitler demandent au professeur Heinz Fisher grand spécialiste des radars et des rayons infrarouges de se rendre, dans le plus grand secret sur l’île de Rügen (côtes baltes) pour se livrer à l’expérience la plus ahurissante de l’histoire :

Braquer ses radars vers le ciel à 45° et … attendre !

Attendre quoi ?

Attendre tout simplement, car si la terre est creuse, on finira par recevoir par réflexion des ondes radars, des images de points extrêmement éloignés, à l’intérieur de la sphère. Goering espérait ainsi recevoir des images de la flotte anglaise mouillant à … Scapa Flow !

C’est alors à ce moment que les alliés commencent à bombarder massivement l’Allemagne et ses usines d’armement ! Mais la plus grande partie des rares radars germaniques sont ailleurs…

Comme toujours à chacun de juger…

Et encore, dans cet article, je ne vous parle pas des anomalies « scientifique – photographique – atmosphérique – satellitaire – physique qui ont lieu aux pôles de notre planète…

Pour aller plus loin, voir tous les sujets, très riches en infos, du blog sur la Terre creuse ici: http://homme-et-espace.over-blog.com/tag/terre%20creuse…/

Auteur Merlin pour Homme et Espace

Pour ceux que ça intéressent:

Terre creuse preuves scientifiques par Jacques Fortier

Quelques ouvrages de référence

Artivision en parle aussi sous le titre « Quand la légende rejoint la réalité »

Voir aussi:

Réception de signaux radio d’origine extra-terrestre… !?

La Voie lactée, encore plus grande qu’on ne l’imaginait…

Et tout ce qui concerne les mystères de l’Espace, les découvertes et plus

 

***

 

La terre est une pile électrique, son pôle nord est à -500 mètres, son pôle sud à +500 mètres.

 

Le trou du pôle nord

Le trou du pôle nord

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 05:04
 
 


Projet principal

Le Principal projet dans cette recherche consiste à mesurer les variations gravitationnelles en fonction de la pénétration en profondeur de la Terre à partir de la surface et d'en comparer les résultats aux valeurs théoriques prévues pour une Terre théoriquement Pleine.

Cette comparaison peux éventuellement nous indiquer la creusité de la Terre ainsi que son ampleur par des calculs forts simples.

Introduction

- Tout ceci s'incère dans une controverse vieille de quelques siècles qui opposent les deux concepts de Terre-Pleine versus Terre-Creuse (qui peut d'ailleurs se généraliser à tous les corps célestes d'importance) et leurs défenseurs (scientifiques, militaires, enseignants, géologues, astrophysiciens, ecplorateurs, sociologues, historiens, religieux et métaphysiciens).

Les témoignages sont suffisamment nombreux, élaborés, diversifiés et sérieux pour justifier une investigation physique et scientifique élaborée qui tient compte des fondements même de la physique Newtonienne et en mettant les vieux préjugés dits scientifiques ou une certaine scienticité aveugle et bornée de côté.

Vous pouvez consulter divers témoignages et compte-rendus de voyages (y compris de militaires) sur mon site (descriptions caractéristiques.... etc).

- J'ai commencé par faire des calculs sur le poids que nous aurions sur la surface interne d'une telle Terre Creuse afin de voir si cela serait possible physiquement en tenant compte du phénomène de la pression des fluides et de ce que cela impliquerait. J'ai procédé par des évaluations, par calculs, de petites quantités de matière étant donné que je ne me souvenais plus des Intégrales (calcul différentiel et Intégrale). Le Premier résultat avec une écorce de 500 km d'épaisseur (et avec environ 500 portions) ne me donnait qu'un tout petit poids de l'ordre de 2 % et cela ne me paraissait pas très crédible... d'autant plus que cela exigeait une très forte densité de matière pour cette écorce.

Avec un essai d'une écorce de 1800 km et de plus petites portions de terre (environ 3000 portions), j'ai obtenu quelque chose de très satisfaisant mais qui était une erreur probablement dûe au fonctionnement de l'arctg du logiciel utilisé (notez que l'arctg2 aurait dû être découvert et privilégié sur certaines portions pour corriger ce problème de calcul).

Un, jour, j'ai reçu un courriel de Trois-Rivières me disant que la gravitation était nulle à l'intérieur d'une Sphère creuse. Mais je ne l'ai pas cru; ne me souvenant plus de mes cours universitaires où cela m'avait été dit et démontré.

Par la suite j'ai fait une 3e tentative avec 1675 km et 180000 portions (voir sur mon site [Attention -> 15 Mo]:

http://www.jacquesfortier.com/Zweb/JF/TerreCreuse/TerreCreuse2004J3.123
ou
ftp://www.jacquesfortier.com/Zweb/JF/TerreCreuse/ArchivesTerreCreuse/TerreCreuse2004J3.123

) de la Terre pour calculer ce poids... et j'ai obtenu le quasi zéro fatidique (~ 0,002 N -- Cette fois-ci je connaissais l'existence de "arctg2"). Cela a tout fait débloquer le processus dans lequel je m'étais engagé. Cela rendait extrêmement facile les calculs théoriques et surtout cela ouvrait enfin la porte à la possibilité d'en faire la vérification scientifiquement à partir de la surface externe si on pouvait descendre à 1 km ou plus à partir du niveau de la mer dans une mine quelconque.

Ces calculs montrent bien que le cas d'un globe plein n'est qu'une possibilité parmi tant d'autres et que seul un préjugé, probablement celui concernant la pression, le justifait erronément (faussement). Ainsi la courbe (le gradian) de la force gravitationnelle en fonction de la position dans une sphère a été grandement simplifié en supposant qu'elle était pleine... ce qui n'est qu'un cas d'exception et cela donne :

Fi / FTex = Ri / RTerre
27 août 2005
F = G M m / R² (formule générale)

F = Force (en Newton)
G = Constante Graviationnelle Officielle (en Newton-mètre²/ kg²)
M = Masse (en kilogramme)
m = masse sur laquelle s'applique la force calculée (en kilogramme)
R = Rayon de la Sphère ou du volume sphérique contenant la masse principale (en mètre)

Terre Pleine

FT = G MT m / R²T

FT = Force à la surface extérieure de la Terre (en Newtons)
G = Constante Graviationnelle Officielle (en Newtons-mètres²/kg²)
MT = Masse officielle de la Terre (en kilogrammes)
m = masse sur laquelle s'applique la force calculée (en kilogrammes)
RT = Rayon de la Sphère ou du volume sphérique contenant la masse de la Terre (en mètres)

Fi = G Mi m / R²i

Fi = Force à l'intérieure de la Terre à la position Ri (en Newtons)
Mi = Masse officielle de la portion de la Terre à l'intérieur du volume sphérique de Rayon = Ri (en kilogrammes)
Ri = Rayon de la Sphère ou du volume sphérique contenant la masse principale Mi (en mètres)
¶ = la constante PI = 3.1415.....
Mi = D Vi = D (4/3) ¶ R³i
MT = D VT = D (4/3) ¶ R³T
D = Densité officielle moyenne de la Terre (en kg/m³)

Fi / FT =

Fi / FT = (G Mi m / R²i) / (G MT m / R²T )
Fi / FT = (Mi T) / (MT i )
Fi / FT = (D Vi T) / (D VT i )
Fi / FT = (D (4/3) ¶ R³i T) / (D (4/3) ¶ R³T i )
Fi / FT = R³iT / R³Ti
Fi / FT = Ri /RT

Mais l'équationgénérale de cette courbe (ou ce gradian gravitationnelle) est légèrement plus compliquée et vient aussi de la comparaison des forces de positionnement dans l'écorce terrestre et de la force de Surface externe. Cela revient à comparer des portions de Volume Sphères (une Sphère- une autre)
Terre Creuse








Fi / FTex = R²T (R³i - R³z) / R²i (R³T - R³z)

F = GMm / R²
Gz = Constante Gravitationnelle tenant compte de la creusité de la Terre
Mz = Masse de l'écorce de la Terre contenant la masse totale de la Terre (en kilogrammes)
Mi = Dz Vi = Dz [(4/3) ¶ R³i - (4/3) ¶ R³z] = Dz (4/3) ¶ [R³i - R³z]
Mz = Dz Ve = Dz [(4/3) ¶ R³T - (4/3) ¶ R³z] = Dz (4/3) ¶ [R³T- R³z]
Dz = Densité moyenne de la Terre là où il y a de la matière (en kg/m³)
Ve = Vz = Volume de l'écorce terrestre où il y a de la matière dense

Fi / FT = (Gz Mi m / R²i) / (Gz Mzm / R²T )
Fi / FT = (Mi T) / (Mzi )
Fi / FT = (Dz Vi T) / (Dz Ve i )
Fi / FT = (Dz T (4/3) ¶ [R³i - R³z]) / (Dz i (4/3) ¶ [R³T- R³z] )
Fi / FT = (R²T [R³i - R³z]) / R²i ([R³T- R³z])

Fi / FT = R²T [R³i - R³z] / R²i [R³T- R³z]
(si on pose Rz = 0 => on retrouve l'équation pour le Terre Pleine)

Fi T [R³i - R³z]
------ = ----------------------------- (si on pose Rz = 0 => on retrouve l'équation pour le Terre Pleine)
FT i [R³T- R³z]

[Note : GMT = Cte = GzMz]

Terre Creuse
avec
S1 + S2 = S



Fi / FTex = R²T (R³i - R³z + R³s) / R²i (R³T - R³z + R³s)

F = GMm / R²
Gz = Constante Gravitationnelle tenant compte de la creusité de la Terre
Mz = Masse de l'écorce de la Terre contenant la masse totale de la Terre (en kilogrammes)
Mi = Dz Vi = Dz [(4/3) ¶ R³i - (4/3) ¶ R³z] = Dz (4/3) ¶ [R³i - R³z +s]
Mz = Dz Ve = Dz [(4/3) ¶ R³T - (4/3) ¶ R³z] = Dz (4/3) ¶ [R³T- R³z +s]
Dz = Densité moyenne de la Terre là où il y a de la matière (en kg/m³)
Ve = Vz = Volume de l'écorce terrestre où il y a de la matière dense + volume des deux Soleil centraux
S1 + S2 = S deux Soleil centraux équivalent à une sphère de rayon Rs

Fi / FT = (Gz Mi m / R²i) / (Gz Mzm / R²T )
Fi / FT = (Mi T) / (Mzi )
Fi / FT = (Dz Vi T) / (Dz Ve+s i )
Fi / FT = (Dz T (4/3) ¶ [R³i - R³z +s]) / (Dz i (4/3) ¶ [R³T- R³z +s])
Fi / FT = (R²T [R³i - R³z +s]) / R²i ([R³T- R³z +s])

Fi / FT = R²T [R³i - R³z +s] / R²i [R³T- R³z +s]
(si on pose Rz = 0 et Rs - 0 => on retrouve l'équation pour le Terre Pleine)

Fi T [R³i - R³z +s]
------ = ------------------------------------ (si on pose Rz = 0 et Rs - 0 => on retrouve l'équation pour le Terre Pleine)
FT i [R³T- R³z +s]

[Note : GMT = Cte = GzMz]
[Note : Pour une densité homogène là où il y a de la matière dense]

Ce sont là les résultats d'équations mathématiques servant à trouver les valeurs théoriques idéales (pour des sphères parfaites et pour une homogénéïté de densité de la masse de l'écorce terrestre) pour construire des courbes d'interprétation des résultats et pour mener à une comparaison entre les résultats théoriques et celles prises dans une mine en fonction de la profondeur. ( voir fichiers ....123 et autres à venir ...)
Préparation
- Apprendre à utiliser les balances avec ou sans branchement sur microordinateur pour l'enregistrement des données (dates, heures, poids).

- Voir l'influence des variations de température sur les résultats de pesées.

- Voir la constance des masses utilisées.

- Voir les variations gravitationnelles au cours des jours et des cycles lunaires.

- Vérifier les résultats en fonction des marées afin de comprendre ce qui se passe vraiment et voir les relations entre le poids ponctuel et la hauteur de ces marées si possible.

- Établir des graphiques représentatifs de chaque élément et cycle pris en compte.

- Établir un tableau et un graphique représentant l'aspect théorique des résultats possibles anticipés et permettant de lier la profondeur, la variation de poids et la creusité impliquée par ces résultats.

Au Préalable
Il a fallu évaluer les variations théoriques possibles en fonction des profondeurs atteintes par les mines existantes afin d'obtenir l'ordre de grandeur de ces variations pour le choix d'une balance en fonction du réalisme possible de toute cette aventure(investigation) et aussi pour connaître la précision recherchée ou pouvant être raisonnablement obtenue (ou espérée). La question financière devant tranchée dans certains cas.
Résultats espérés
Le minimum acceptable nous indique un besoin de pouvoir mesurer des variations de l'ordre du dixième de millième de Newton (cent millionnième de Newton -> 0,0001 N ; dix millionnième de kg -> 0,00001 kg) et d'utiliser une masse de l'ordre du 3 kg pour espérer avoir un résultat significatif suffisamment ample pour approcher une précision de l'ordre du 2 % en descendant à 3 km de profondeur. Ce minimum, je compte l'obtenir avec la balance de 0-3,10000 kg ± 0,00001 kg; soit une balance avec 6 chiffres significatifs. Idéalement, il faudrait en obtenir une à 7 chiffres significatifs et pour au moins 6 kg. Mais les prixx en sont exhorbitants.... J'ai obtenu une autre balance faisant du 0-6,20000 ± 0,00001 kg et qui théoriquement m'aurait permis d'avoir une précision de l'ordre du 1 %; toutefois son mécanisme de fabrication et de fonctionnement ne sont pas suffisamment adéquat pour ce faire... aussi, je l'utiliserai pour mesurer la variation à la surface et ainsi faire la correction sur les mesures prises en profondeur lors de la même période (journée)....

Je reviendrai sur ce sujet pour faire des recommandations futuristes (pour le futur et pour ceux qui voudrons faire leur propre vérification).

- Dans mes expériences, je ne tiendrai pas compte de l'influence de la variation de la pression barométrique ni du taux d'humidité pouvant éventuellement fausser légèrement les résultats de pesées de surface ainsi que celles qui seront faites en profondeur où le jeu de pression ira en s'accentuant avec l'atteinte des plus grandes profondeurs. D'ailleurs, ce sera-là un des points faibles de mes résultats de recherche étant donné le peu de ressources financières dont je dispose (en fait, de l'endettement pour environ 10 000 $ à rembourser dans les mois qui viennent...). Toutefois, je compte prendre en mesure ces données si possible... Une autre limite se trouvant dans les 24 heurs par jour seulement.

- Une autre difficulté à surmonter sera la température qui règne dans ces profondeurs car la chaleur produite par la Terre elle-même additionnée à celle produite par la machinerie et les travailleurs n'est que partiellement compensée par l'apport des conduits d'air frais et refroidi provenance de la surface. Nous reviendront ultérieurement sur cette difficulté

Masses utilisées
* Au début, j'ai utilisé deux disques de ciment entourés de vinyle et un pot en vitre contenant des clous... J'ai constaté que le ciment et le vinyle se désagrègent ou se volatilisent continuellement et significativement, Ainsi, j'ai dû faire un redressement de courbe pour récupérer les variations gravitationnelles contenues dans les données. Remarquez que cela m'a permis de voir des variations de un diième de ma plus petite unité de mesure. On peut même conclure que c'est là une méthode pour rendre plus précis un appareil de mesure....

* Plus tard, j'ai obtenu des masses de calibration certifiées me permettant de calibrer mes balances linéairement et d'avoir des masses invariables à prendre en pesées à toutes les 15 minutes me permettant de mieux évaluer la variation gravitationnelle seule. (Voir le sous-répertoire des masses certifiées pour les informations de certification)

* Pour le ciment, j'ai constaté une désagrégation/vaporisation lui faisant perdre environ 50 % de son poids et de sa masse en 78 ans environ. Ce qui devrait nous inquiéter grandement étant donné toutes les constructions de ponts et d'habitations qui en contiennent !

Marées
* J'ai comparé le cycle des marées et leurs amplitudes avec mes résultats de mesures. La surprise fut grande et les découvertes nombreuses: voir le texte sur mon site :

http://www.jacquesfortier.com/Zweb/JF/TerreCreuse/MaréesRésultatDeRechercheParJF.html

ainsi que les courbes sur les graphiques journaliers...

http://www.jacquesfortier.com/Zweb/JF/TerreCreuse/Balance1PeséesS1S2Alignés.123
(Attention très gros fichiers de plus de 26 Mo)
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* Le moins que l'on puisse dire, c'est que les cycles de doubles-marées et leurs amplitudes variables tendent en eux-mêmes à prouver la creusité de la Terre tout en montrant (indiquant) l'existence de deux masses centrales (ou Soleils centraux) de même cyclicité et donnant l'influence principale de ces mêmes marées. Cela servira de complémentarité à l'autre procédé de mesure qui, lui, devrait nous indiquer l'épaisseur de l'écorce terrestre et de la creusité de la Terre....

La mathématique établie dans les pages précédentes permet justement de nous acheminer vers ce résultat car, pour chaque creusité établie (Rz), nous avons une quasi-droite spécifique à cette creusité particulière pour les 50 premiers kilomètres.

Si on compare les variations de poids par rapport à l'unité et en divisant le résultat obtenu à partir des mesures, le cas échéant, ou les valeurs théoriques présupposées par la variation théorique impliquée par une Terre Pleine, on obtient un facteur multiplicatif différent et spécifique pour chaque Rz différent; pour chaque creusité théorique.

Ainsi, il nous suffira de faire la correspondance entre les valeurs précalculées et ou leurs graphiques pour voir à quoi correspondra la valeur pratique obtenue (par mesure ou pesage et ramené à une masse de 1kg) pour connaître la valeur dr vrai RzTerre avec une bonne précision (~ 2 ou 3 %)

 
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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 01:45
 l’appui de la théorie de la terre creuse une preuve astronomique

Gardner consacre une partie importante de son livre à la discussion de données astronomiques. Et ces données consolident singulièrement sa théorie de la Terre creuse. Il se réfère en particulier à la formation originelle des planètes à partir de nébuleuses, et il évoque aussi les lumières polaires qu’on a observées sur Mars, Vénus et Mercure.

Gardner cite un article paru dans Scientific American, le 14 octobre 1916, sous la signature de H. D. Curtis, membre de la Société astronomique du Pacifique. Curtis écrit « Cinquante de ces nébuleuses ont été étudiées et photographiées au moyen du réflecteur de Crosly. On a utilisé des temps de pose différents, de façon à faire ressortir les détails de structure de la partie centrale brillante et aussi de la matière périphérique. La plupart des nébuleuses présentent un anneau plus ou moins régulier, une sorte d’écorce ou de coquille, généralement avec une étoile centrale. »

Commentaire de Gardner ! « Pourquoi les hommes de science ne se sont-ils jamais vraiment penchés sur le problème que pose la forme de ces nébuleuses planétaires ? Ils n’ont qu’à regarder les photographies, elles sont suffisamment explicites. La nébuleuse prend la forme d’une coquille creuse ouverte aux pôles, avec un noyau brillant au centre, ou soleil central. Pourquoi ces hommes de science ne se sont-ils jamais demandé ce qu’impliquait une pareille structure, à quoi logiquement elle conduisait ? Est-ce que par hasard ils ne craindraient pas de voir leurs théories sérieusement perturbées ?

« Quant à nous, nous n’avons pas cette crainte. Notre théorie montre clairement les différentes étapes de l’évolution des nébuleuses, comment se forment les ouvertures polaires, comment la coquille se solidifie, comment enfin ces mêmes nébuleuses deviennent des planètes. »

Un même processus : toutes les planètes sont creuses.

Gardner fait un rapprochement intéressant entre la formation du système solaire et la formation des planètes. C’est le même processus qui opère dans l’un et l’autre cas. Au centre de chaque planète, une partie du feu originel constitue le soleil central, tandis que les substances les plus lourdes sont projetées à la surface où elles forment une croûte solide, laissant l’intérieur creux. De la même façon, le système solaire est, lui aussi, formé d’un soleil central – celui que nous connaissons bien. Le même mouvement de rotation et la même force centrifuge ont poussé les masses les plus lourdes (les planètes) à la périphérie du système. On s’aperçoit d’ailleurs que les planètes les plus éloignées du Soleil, comme Uranus et Neptune, sont plus grandes que celles qui sont plus rapprochées, comme Mercure et Vénus. S’appuyant sur ces évidences astronomiques, Marshall B. Gardner développe sa théorie suivant laquelle toutes les planètes sont creuses avec des soleils centraux. Et il émet encore l’hypothèse que notre univers aussi doit avoir son soleil, autour duquel tournent les étoiles.

EXTRAIT du livre : La Terre Creuse de Raymond Bernard aux Editions Albin Michel

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:10

 

terre creuse 2

 

LaTerre creuse Pages 68

Chapitre IX

IX. L'Agharta, le Monde souterrain

L'AGHARTA, LE MONDE SOUTERRAIN

 









Le mot« Agharta» est d'origine bouddhiste. Il désigne un vaste Empire souterrain dont l'existence est reconnue par tous les vrais bouddhistes.

Cet Empire a des millions d'habitants, de nombreuses villes. La capitale est Shamballah, où règne le Maître suprême de cet univers étrange. En Orient, on l'appelle le Roi du Monde, et on pense qu'il donne ses ordres au Dalaï Lama, son représentant terrestre. Les messages sont transmis par des tunnels secrets reliant le Monde souterrain au Tibet. Des tunnels semblables existent au Brésil. Le Brésil et le Tibet semblent être les deux parties du monde où les contacts avec l'Agharta peuvent s'établir le plus facilement.

Le célèbre philosophe et explorateur russe, Nicolas Roerich, qui a beaucoup voyagé dans l'Extrême­Orient, a prétendu que Lhassa, la capitale du Tibet, était rattachée par un tunnel à Shamballah, la capitale de l'Agharta. L'entrée de ce tunnel était gardée par des lamas qui avaient ordre d'éloigner les étrangers et de ne rien dévoiler du grand secret. Certains pensent qu'un tunnel identique devait relier les chambres secrètes situées à la base de la Pyramide de Gizeh avec le Monde souterrain. C'est ainsi que les pharaons établissaient le contact avec les dieux et les surhommes vivant à l'intérieur de la Terre.

Les statues gigantesques des premiers rois et des premiers dieux d'Égypte, comme celles du Bouddha disséminées dans tout l'Orient, représentent des êtres souterrains qui vinrent à la surfàce aider la race humaine.

Les traditions bouddhistes disent que l'Agharta est née il y a des milliers et des milliers d'années lorsqu'un saint homme, à la tête d'une tribu, s'enfonça dans les entrailles de la Terre et disparut à jamais. Noé l'Atlante et les superhommes de l'Agharta.

On peut dire que la civilisation de l'Agharta fait suite à la civilisation atlante, laquelle, ayant expérimenté à ses dépens que toute guerre est vaine et futile, se jura de vivre en paix à l'avenir.

Noé fut probablement un de ces Atlantes, rescapé du grand déluge. Avec un groupe de compagnons, il put s'échapper de l'Atlantide avant que celle-ci ne fut engloutie. On pense qu'il gagna le haut plateau du Brésil et s'y établit dans une ville soutenaine - cela pour éviter les retombées radio-actives produites par la guerre nucléaire qui opposa l'Atlantide à une autre nation, et qui est sans doute la cause de l'anéantissement de ce continent devenu légendaire.

Les hommes de science du « monde d'en dessous » sont capables de manier des forces dont nous ne connaissons rien. Exemple: ces soucoupes volantes qui sont propulsées par une énergie nouvelle, inconnue, bien plus subtile que l'énergie atomique. Ossendowski dit que l'Agharta fourmille de villes reliées les unes aux autres par des tunnels à travers lesquels des véhicules ultra-rapides circulent à des vitesses fantastiques.

À diverses époques de l'histoire, les super hommes (ou dieux) de l'Agharta apparurent à la surfàce de la Terre pour enseigner la race humaine et la sauver de la guerre et de la destruction. Nous l'avons dit, la venue des soucoupes volantes après l'explosion de la première bombe atomique relève de la même démarche. Mais, cette fois, les dieux ne se sont pas déplacés eux-mêmes. Ils ont envoyé des émissaires.

Dans le « Ramayana », Rama apparaît comme un être venu du Monde souterrain de l'Agharta à bord d'un véhicule aérien qui n'est autre qu'une soucoupe volante. La tradition chinoise parle de maîtres divins arrivés, eux aussi, sur de curieux chars ailés. La même chose pour Manco Copac, le fondateur de la dynastie Inca.

La Terre creuse Pages 69

Un des plus grands maîtres issus du royaume d'Agharta a été Quetzalcoatl, le prophète des Mayas et des Aztèques. Qu'il fût pour eux un étranger appartenant à une race différente (atlante), cela ne fait aucun doute. Il était blond, alors que les Indiens sont bruns. Il était grand, alors qu'ils sont petits. Il portait une barbe, alors qu'ils sont imberbes. Il fut révéré comme un sauveur par les Indiens du Mexique, du Yucatan et du Guatémala bien avant la venue de l'homme blanc. Les Aztèques l'appelèrent le « Dieu d'Abondance », et aussi « l'Étoile du Matin ». Son nom, Quetzalcoatl signifie: serpent ailé. Le serpent symbolise la sagesse, et les ailes... eh bien, encore une fois, les ailes indiquent que Quetzalcoatl apparut aux Indiens à bord d'un engin aérien qui devait être une soucoupe volante. Après être resté quelque temps avec eux, il disparut mystérieusement de la même façon qu'il était venu. Sans doute regagna-t-il son lieu d'origine: le Monde souterrain, l'Agharta.

Quetzalcoat1 était considéré comme « un homme de belle apparence, au maintien grave, blanc de peau et barbu, vêtu d'un grand manteau flottant ». On l'avait appelé aussi Huemac, à cause de sa grande bonté et de sa vertu. Il enseignait aux Indiens le chemin du bien. Il essayait de les conduire vers un certain idéal en leur conseillant de résister aux tentations avilissantes et de pratiquer la chasteté. Il condamnait la violence sous toutes ses formes. Il instituait un régime végétarien à base de blé, préconisait le jeûne et l'hygiène corporelle. Selon l'archéologue Harold Wilkins, il fut aussi le maître spirituel des anciens habitants du Brésil.

Mais, voyant le peu de cas que les Indiens faisaient de son enseignement, Quetzalcoatl les quitta, non sans leur avoir dit qu'il reviendrait un jour. Certains faits ultérieurs semblent prouver qu'il « monta» au ciel, c'est-à-dire qu'il s'envola dans un engin. En effet, au moment où Cortez envahit le Mexique, l'empereur Montezuma crut que Quetzalcoa1t était de retour, comme il l'avait annoncé dans le passé, cela parce qu'une boule de feu était apparue au-dessus de la ville de Mexico, tournoyant, virevoltant dans tous les sens, plongeant le peuple dans la stupeur et l'affolement, et détruisant en fin de compte le temple du dieu de la guerre. Cette boule de feu n'était-elle pas la soucoupe volante utilisée par Quetzalcoa1t pour ses voyages ?

Selon Donnelly, dans son livre : L'Atlantide, monde antédiluvien, les dieux des anciens n'étaient autres que les seigneurs de l'Atlantide, membres d'une Super-race qui dirigeait les destinées de notre monde, et qui continuait de vivre et de se développer dans les entrailles de la Terre.

Des villes souterraines à des niveaux variés. L'Agharta, continuation de l'Atlantide... L'Agharta qui s'étend à toutes les parties du monde à travers un réseau de passages souterrains. Dans son ouvrage Bêtes, Hommes et Dieux, Ossendowski évoque cette vaste trame de tunnels qui passe sous les océans et sous les continents, et qui a été construite par une race préhistorique remontant à la plus haute antiquité.

C'est au cours de ses voyages en Mongolie que des lamas l'instruisirent de l'existence d'un empire situé à l'intérieur de la croûte terrestre, et qui serait différent de celui qui se tient plus profondément au centre même du globe.

Huguenin, dont nous avons mentionné les écrits sur les soucoupes volantes, croit qu'il existe un grand nombre de villes souterraines à des profondeurs variées, habitées par des êtres évolués à côté desquels nous ne sommes que des barbares. Il reproduit dans son livre un croquis de l'intérieur de la Terre montrant des cités souterraines à des niveaux divers et reliées entre elles par des tunnels. Ces cités ont été bâties dans d'immenses cavités. Shamballah, la capitale, se situerait, suivant Huguenin, au centre de la planète et non dans la croûte solide.

Ossendowski écrit à ce sujet :

« Les cavernes souterraines d'Amérique sont habitées par un ancien peuple qui a disparu de notre monde. Ce peuple, ainsi que le territoire qu'il occupe, sont sous la dépendance suprême du Roi du Monde. L'Atlantique et le Pacifique étaient autrefois le siège de vastes continents qui furent plus tard submergés, et leurs habitants trouvèrent asile dans le Monde souterrain. Les cavernes les plus profondes sont éclairées par une lumière resplendissante qui fait pousser les céréales et donne aux habitants une vie très longue, exempte de maladies. »

Bulwer Lytton (connu dans le monde entier par son fameux roman: Les Derniers Jours de Pompéi)
La Terre creuse Pages 70

a écrit aussi des oeuvres ésotériques. En particulier un ouvrage intitulé: The Coming Race (La Race qui nous supplantera), dans lequel il décrit une civilisation très en avance sur la nôtre qui se cache dans des cavernes au centre de la Terre. Ces cavernes sont éclairées par une lumière très forte qui semble provenir de l'électrification de l'atmosphère. Les habitants sont végétariens. Ils ne se déplacent pas en marchant, mais en volant à l'aide d'engins dont le fonctionnement nous serait incompréhensible. Ils ne connaissent pas la maladie, vivent longtemps, peut-être des siècles. Leur organisation sociale est parfaite. Il n'y a pas d'exploitation. Chacun reçoit ce dont il a besoin.

Ossendowski, Huguenin, Bulwer Lytton... ils se retrouvent tous pour décrire le même monde intérieur, avec sa civilisation évoluée, ses cités souterraines reliées par des tunnels.

Une énigme troublante.

Ces tunnels sont particulièrement nombreux en Amérique du Sud, surtout au Brésil qui fut le quartier général de la colonisation atlante. L'un des plus connus se trouve au Pérou. Il s'appelle « La Chaussée des Incas » et mesure plusieurs centaines de kilomètres de long. Il s'ouvre au sud de Lima, passe sous Cuzco, Tiahuanaco, et s'étend jusqu'au désert d'Atacambo.

Les Incas auraient utilisé ces tunnels pour échapper aux conquérants espagnols et à l'Inquisition, emportant avec eux, à dos de lamas, leur or et leurs trésors. D'ailleurs ils disparurent complètement (donc gagnèrent le centre de la Terre), ne laissant derrière eux qu'une race d'indiens Quechuas. Lorsque Atahualpa, le dernier des rois Incas, fut brutalement assassiné par Pizzare, l'or qui devait servir de rançon et qui était transporté à dos de lamas (il y en avait 11000) ne servait plus à rien. Il trouva refuge dans un de ces passages souterrains, et on ne le revit plus. On dit que ces tunnels bénéficiaient d'un éclairage artificiel et qu'ils avaient été construits par ceux qui édifièrent la ville de Tiahuanaco bien avant que le premier Inca n'apparut au Pérou.

Quoi qu'il en soit, ces mystérieux tunnels posent une énigme troublante aux archéologues. Ils débouchent à la surface en divers endroits. Le plus célèbre est localisé dans la sierra de Roncador, là où le colonel Fawcett a été vu pour la dernière fois. La cité atlante qu'il cherchait n'était pas les ruines d'une ville morte à la surface, mais une cité souterraine avec des habitants en chair et en os. Il la trouva, et sans doute y vit-il toujours. C'est du moins l'opinion du professeur de Souza, du capitaine Strauss et de O. C. Huguenin.

Un secret bien gardé.

L'entrée du tunnel de Roncador est gardée par de féroces Indiens Chavantes, qui tuent quiconque ose se présenter sans être invité. D'autres entrées sont gardées par d'autres Indiens, les Murcegos. Nous avons reçu à ce sujet une lettre d'un Étatsunien, Carl Huni, qui a vécu de nombreuses années dans le Matto Grosso et qui a étudié ces problèmes :

« Les Murcegos ont la peau noire, une taille au-dessous de la moyenne, mais ils sont doués d'une grande force physique. Leur sens de l'odorat est plus développé que celui des meilleurs limiers. Même s'ils éprouvaient pour vous une soudaine sympathie et vous laissaient entrer dans les cavernes, il y aurait de fortes chances pour que vous n'en ressortiez jamais. Le secret est soigneusement gardé. Quiconque y touche est perdu pour ce monde.

« Les Indiens Murcegos vivent dans des cavernes. Ils n'en sortent que la nuit pour se plonger dans la jungle environnante. Ils n'ont aucun contact avec les habitants des villes souterraines qui se trouvent au-dessous de leurs cavernes. Ces villes, dit-on, furent bâties par les Atlantes. Mais personne ne sait si ce sont toujours les Atlantes qui les habitent, ou si d'autres ont pris leur suite. Si vous partez en quête de ces cités étranges, sachez que vous tenez votre vie entre vos mains, et qu'il se pourrait bien qu'on n'entende plus jamais parler de vous, comme cela est arrivé au colonel Fawcett.

La Terre creuse Pages 71

« Lorsque j'étais au Brésil, on m'a entretenu de l'existence de telles cavernes et des agglomérations souterraines qui leur succèdent en profondeur. Elles sont localisées près du rio Araguaya, loin au nordest de Cuiaba, au pied de la longue chaîne du Roncador. J'ai renoncé à poursuivre plus avant mon enquête lorsqu'on m'a dit que les Indiens Murcegos défendaient l'entrée des tunnels à ceux qui n'étaient pas suffisamment évolués, et dont les intentions paraissaient suspectes. . .

« J'ai appris qu'une bonne partie des immigrants qui participèrent à l'insurrection fomentée par le général Isidro Lopez, en 1028, disparurent dans ces montagnes. Sur 4000 hommes - dont la majorité était des Allemands et des Hongrois -, 1000 se cachèrent dans les cavernes, et on ne les retrouva jamais. L'histoire me paraît sérieuse, et j'ai tout lieu de croire à son authenticité.

« Il y a aussi des cavernes. en Asie et au Tibet. Les voyageurs en ont parlé. Mais, autant que je sache, les plus grandes se trouvent au Brésil. Si je le désirais, je suis sûr que j'obtiendrais un laissez­passer pour cet univers insolite et merveilleux qui se cache dans les entrailles de notre planète. Je suis sûr que j'y serais reçu à bras ouverts, et que j'y découvrirais le bonheur parfait et la paix.. Mais je suis sûr aussi que je ne pourrais jamais revenir à la surface. »

Contre les retombées radio-actives.

Les ruines d'un certain nombre de cités atlantes ont été découvertes dans le nord du Matto Grosso et dans la région de l'Amazone. On cite le cas d'un instituteur anglais qui, il y a quelques années, eut vent de rumeurs ayant trait à une de ces cités perdues. Il se rendit dans la région indiquée, un haut plateau, fit de longues recherches et atteignit enfin son but. Mais les efforts qu'il avait dû fournir lui coûtèrent la vie. Avant de mourir, il réussit à faire parvenir au monde un message d'adieu et d'espoir, utilisant pour cela un pigeon voyageur. Ce message disait qu'il avait découvert une ville magnifique, dont les rues étaient jalonnées de grandes statues en or massif.

Il est donc à peu près certain que les Atlantes s'établirent autrefois au Brésil et construisirent des villes dans le Matto Grosso. Mais ils ne se contentèrent pas d'en élever à la surface, ils en bâtirent aussi dans les profondeurs de la Terre. Pourquoi? Ce ne pouvait pas être pour échapper au déluge qui avait englouti leur continent. Il est peu probable, en effet, que les eaux furieuses aient atteint le niveau des hauts plateaux du Brésil. L'archéologue Harold Wilkins a une autre théorie : il croit que les cités souterraines ont été construites pour se protéger contre les retombées radio-actives résultant d'une guerre nucléaire à laquelle les Atlantes avaient pris part. Cela nous semble une explication raisonnable. On voit mal autrement la raison qui aurait poussé ces gens à s'enfoncer dans le sol, alors qu'ils possédaient déjà à la surface de la Terre de magnifiques cités.

Imaginons que nous soyons menacés d'une guerre atomique, nous aussi nous chercherions refuge à l'intérieur de la Terre, nous aussi nous construirions des cavernes, des souterrains, et puis ensuite des villes dans lesquelles la vie pourrait continuer. Il serait évidemment beaucoup plus profitable pour nous, au lieu de construire de nouvelles villes, de retrouver celles déjà existantes, édifiées des millénaires plus tôt par les Atlantes, et, selon toute probabilité, encore habitées par une race d'êtres supérieurs dont 1'amitié fratemelle nous serait d'un grand secours.

Le peuple souterrain.

La vieillesse n'existe pas dans le royaume d'Agharta, ni la mort. C'est une société où chacun paraît jeune, même s'il est âgé de plusieurs centaines d'années. Cela semble incroyable aux habitanis de la surface exposés aux effets nocifs des radiations solaires et d'une mauvaise alimentation. Mais il faut savoir que les symptômes de la vieillesse ne sont pas le résultat naturel du temps qui s'écoule. Ils sont l'expression de mauvaises conditions biologiques et d'habitudes néfastes. La sénilité est une maladie, et comme les habitants de l'Agharta sont exempts de maladie, ils ne vieillissent pas.

La Terre creuse Pages 72

Dans le royaume d'Agharta, les sexes vivent séparés. Le mariage n'existe pas. Chacun est libre et indépendant, et la femme n'a pas besoin du soutien de l'homme. La reproduction se fait par parthénogenèse, et les enfants nés de cette façon sont tous du sexe féminin. Dans cette civilisation matriarcale la femme est considérée comme le sexe parfait et supérieur. Les enfants sont élevés par la collectivité. Il n'y a donc pas de foyers, au sens où nous l'entendons.

La culture scientifique très développée du peuple souterrain signifie une chose : c'est que ces gens ont exploité au maximum les possibilités de l'intelligence humaine. Et comment y sont-ils parvenus? En faisant converger vers leur cerveau toutes leurs énergies vitales au lieu de les disperser dans des activités sexuelles dégradantes. En réalité, les problèmes sexuels, qui sont la préoccupation importante de notre monde, ne perturbent absolument pas celui-là. Grâce à leur régime à base de fruits et de légumes, les êtres souterrains ont des glandes endocrines qui fonctionnent harmonieusement, comme celles des enfants, et leur métabolisme n'est pas contrarié par un afllux de toxines alimentaires ou d'aphrodisiaques tels que le poivre, le café, le tabac ou l'alcool. En évitant d'alourdir ainsi leur sang et de s'intoxiquer à longueur de journée, comme nous le faisons, nous, à la surface, ces gens sont capables de vivre dans une abstinence totale, et ils peuvent alors consacrer toute leur énergie vitale à une activité supérieure du cerveau.

L'Agharta, ou la quête d'un monde caché.

Le professeur de Souza, dans la revue de la Sociéte théosophique brésilienne, a écrit un article concernant ce royaume mystérieux. Nous en extrayons les passages suivants :

« Dans toutes les races humaines, et en remontant jusqu'à l'aube des temps, on retrouve les mêmes traditions concernant l'existence d'une terre sacrée, ou Paradis terrestre, dans laquelle les idéaux les plus élevés de l'humanité sont devenus des réa1ités vivantes. Dans les écrits les plus anciens, que ce soit en Europe ou en Asie Mineure, en Chine, en Inde, ou en Égypte, ou encore en Amérique, il est fait mention de cette terre sacrée, connue seulement des gens qui en sont dignes par leur pureté et leur innocence.

« La route qui conduit à ce monde invisible, et qui relève du domaine ésotérique, constitue la quête essentielle de tous les enseignements occultes et la clé maîtresse de toute initiation, dans le passé, le présent et le futur. Cette clé magique est le " Sésame, ouvre-toi " qui donne accès à un monde nouveau et merveilleux. Les vieux Rosicruciens le désignaient par le mot français VITRIOL, qui est une combinaison des premières lettres de la phrase : VISTA INTERIORA TERRAE RECTIFICANDO INVENES OMNIA LAPIDEM - ce qui veut dire qu'à l'intérieur de la Terre est caché le vrai mystère. Le chemin qui mène à ce Monde caché est la voie de l'Initiation.

« Dans la Grèce ancienne, les Mystères de Delphes et d'Éleusis situaient cette terre céleste sur le mont Olympe et dans les Champs Elysées. À l'époque Védique elle portait divers noms, comme Ratnasamu (Pic de la pierre précieuse), Hermadri (Montagne d'or) et mont Meru (Résidence des dieux et Olympe des Hindous). Symboliquement, la cime de cette montagne sacrée se dresse dans le ciel. la partie centrale correspond à la Terre, et la base s'identifie au Monde souterrain.

« Les Eddas scandinaves faisaient état d'une ville fabuleuse située dans la région souterraine d'Asar. C'était la terre d'Amenti dans le Livre sacré de la mort des anciens Égyptiens. C'était la ville des Sept Pétales de Vichnou, et aussi la cité des Sept Rois d'Idumée, ou Eden, de la tradition judaïque. Sous des appellations différentes, c'était toujours le Paradis terrestre.

« Dans toute l'Asie Mineure, non seulement dans le passé mais encore aujourd'hui, il existe une croyance fortement enracinée dans l'âme du peuple se rapportant à une cité mystérieuse pleine de merveilles, qu'on nomme Shamballah. Les Perses, eux, rappellent Alberdi, ou Aryana, terre de leurs ancêtres. Les Hébreux, Chanaan, et les Mexicains, Tula, tandis que pour les Aztèques c'est Maya-Pan. Les conquérants espagnols croyaient à l'existence d'une telle ville, et ils organisèrent nombre d'expéditions pour la trouver. Ils lui donnèrent le nom d'El Dorado, la Cité de l'Or.

La Terre creuse Pages 73

« Pour les Ce1tes, ce " Pays des Mystères " s'appelle Duat, ou Dananda. La tradition chinoise parle d'une cité des Douze Serpents. Il y a aussi identification avec la fameuse Colchide vers laquelle s'embarquèrent les Argonautes, en quête de la Toison d'Or.

« Au Moyen Âge, on retrouve la même idée avec l'île d'Avalon, où les chevaliers de la Table Ronde, sous la conduite du roi Arthur et sous la protection de l'enchanteur Merlin, partirent à la recherche du saint Graal, symbole de respect, de justice et d'immortalité. Lorsque le roi Arthur fut grièvement blessé dans une bataille, il pria son compagnon Belvédère de le mettre sur un bateau qui l'emmènerait aux confins de la Terre. Puis il dit: " Adieu, mon ami, je pars pour un pays où il ne pleut jamais, où la maladie n'existe pas, et où on ne meurt pas. " Ce pays de l'immortalité, c'est l'Agharta, le Monde souterrain. C'est le Walhalla des Allemands, le mont Salvat des chevaliers du Graal, l'Utopie de Thomas More, la cité du Soleil de Campanella, le Shangri-la du Tibet. »

Après le déluge.

Selon Platon; l'Atlantide fut submergée par une série d'inondations fantastiques qui atteignit son apogée il y a 11500 ans. Quatre millions d'habitants y perdirent la vie. Quelques privilégiés, sans doute une élite possédant la science et la technique, eurent le pressentiment de ce qui allait arriver - à moins qu'ils n'aient été mystérieusement prévenus ? - et ils réussirent à s'échapper vers les hauts plateaux du Brésil. Cet épisode rappelle étonnamment celui de Noé et de son arche. Nous pouvons en conclure que Noé était un chef atlante, et que sa descendance vit toujours dans les cités souterraines de l'Amérique du Sud, ou d'autres parties du monde.

Un chœur d'Atlantes.

Un immigrant allemand, établi à Santa Catarina (Brésil), a publié un livre consacré au Monde souterrain. Ce sont les Indiens eux-mêmes qui lui ont fourni toutes ses informations. La Terre est creuse, avec un soleil au centre, et l'intérieur est habité par une race végétarienne qui ne connaît pas la maladie et qui vit très longtemps. Cette civilisation souterraine est reliée au monde de la surface par des tunnels, et un grand nombre de ces tunnels débouchent dans la région de Santa Catarina au sud du Brésil.

En ce qui nous concerne, nous avons consacré près de six années à étudier ces mystérieux tunnels qui truffent l'État de Santa Catarina. Les recherches sont toujours en cours. Sur une montagne, près de Joinville, on a entendu à plusieurs reprises des Atlantes - hommes et femmes - chantant en chœur. On a entendu aussi le « canta gallo » (le chant du coq), qui est le signal traditionnel pour indiquer la présence d'une ouverture conduisant à une ville intérieure. Ce cocorico n'est pas lancé par un animal, mais sans doute par quelque appareil du type sirène d'usine. Le Roi du Monde.

L'explorateur russe Ferdinand Ossendowski, auteur du célèbre Bêtes, Hommes et Dieux, relate dans son livre ses propres expériences, alors qu'il avait atteint la Mongolie. Il y dévoile l'énigme du Roi du Monde qui règne sur le royaume souterrain d'Agharta. Voici quelques passages de ce livre passionnant :

« - Arrêtez ! cria mon guide mongol, alors que nous traversions le plateau de Tzagan Luk. Arrêtez ! « Son chameau se coucha sans qu'il eût besoin de lui en donner l'ordre.

« Le Mongol leva ses mains dans un geste d'adoration et répéta la phrase sacrée :

OM MANI PAEME HUM

 

« Les autres Mongols stoppèrent aussitôt leurs chameaux et se mirent à prier.

« J'étais étonné. Je me demandais ce qui se passait. « Les Mongols prièrent pendant quelques instants, puis, après avoir resserré les sangles de leurs montures, reprirent leur marche.

La Terre creuse Pages 74

« - Regardez, me dit mon guide, regardez comme les chameaux remuent leurs oreilles de frayeur ! Et partout dans la plaine, c'est la même chose. Les chevaux se sont arrêtés de courir, le bétail s'est couché sur le sol. Avez-vous remarqué que les oiseaux dans le'ciel ont cessé de voler, que les marmottes ne courent plus, qu'on n'entend plus les chiens aboyer? L'air vibre doucement. Entendez-vous cette musique? Elle vient on ne sait d'où et pénètre jusqu'au coeur des hommes, des bêtes et des oiseaux. La terre et le ciel retiennent leur haleine. Le vent cesse de soufller. Le soleil s'arrête dans sa course. En un moment comme celui-là, le loup qui s'approche des moutons à la dérobée fàit halte dans sa marche sournoise, le troupeau d'antilopes apeurées retient son élan éperdu, l'hermine rapace cesse de ramper derrière la perdrix. sans méfiance. Tous les êtres vivants, saisis de crainte, tombent en prière. Car c'est l'heure où le Roi du Monde, dans son palais souterrain, se recueille et prophétise la destinée de tous les peuples de la Terre.

« Ainsi parla le vieux Mongol.

« La Mongolie, avec ses montagnes dénudées et terribles, ses plateaux sans limites couverts des ossements épars des ancêtres, a donné naissance au mystère. Un mystère que ressent le peuple dans ses profondeurs, que les lamas rouges et jaunes expriment dans leurs rites, et que les pontifes de Lhassa et d'Ourga possèdent grâce à leur science.

« C'est au cours de mon voyage en Asie centrale que j'entendis parler pour la première fois de ce mystère des mystères. Au début, je n'y attachai pas beaucoup d'attention, mais par la suite je me rendis compte de son importance, lorsque j'eus analysé et comparé certains témoignages sujets à controverse.

Les vieillards des rives de l'Amyil m'ont raconté une ancienne légende, selon laquelle une tribu mongole, en cherchant à échapper à la fureur de Gengis Khan, se cacha dans une contrée souterraine. Plus tard, près du lac de Nogan, un Soyote me montra une porte qui servait d'entrée au royaume d'Agharta. C'est par cette porte qu'un chasseur pénétra un jour dans le royaume. Il en revint et raconta ce qu'il avait vu. Mais les lamas lui coupèrent la langue pour le punir. Il ne fallait rien révéler du mystère des mystères. Dans sa vieillesse, l'homme retourna à l'entrée de la caverne, et disparut dans le Monde souterrain dont le souvenir avait enrichi son cœur de nomade.

« J'obtins des renseignements plus détaillés de la bouche du Houtouktou Jelyl Djamsrap de Narabanch Kure. Il me raconta l'histoire de l'arrivée du puissant Roi du Monde à sa sortie du Monde souterrain, son apparition, ses miracles et ses prophéties. Je commençai alors à comprendre la réalité grandiose de cette légende, de cette vision collective, et je m'aperçus qu'elle cachait non seulement un mystère mais une force réelle capable de gouverner le monde et d'influencer la vie politique de l'Asie. À partir de ce moment, je commençai mes recherches.

« Le lama Gelong, favori du prince Choultoun Beyli, me brossa un tableau du Monde souterrain.

« - Dans notre univers, dit-il, tout est constamment en état de transition et de changement, les peuples, les religions, les lois et les coutumes. Combien de grands empires et de brillantes cultures ont péri ! Et cela seul qui reste inchangé, c'est le mal, l'instrument des mauvais esprits... Il y a plus de six mille ans, un saint homme, accompagné de toute une tribu, disparut dans les entrailles de la Terre et ne revint jamais à la surface. Le monde intérieur a reçu depuis de nombreuses autres visites, celles de Cakya Mouni, Undur-Ghengen Paspa, Baber, etc. Mais nul ne sait où se trouve l'entrée du royaume. Certains pensent que c'est en Afghanistan, d'autres en Inde.

« Le lama Gelong fit une pause, et poursuivit :

« - Tous les habitants du royaume souterrain sont protégés contre le mal, et le crime n'existe pas à l'intérieur de ses frontières. La science s'est développée paisiblement, sans être touchée par la guerre et l'esprit de destruction. De sorte que ce peuple a réussi à atteindre le plus haut degré de sagesse. Il forme un vaste empire de plusieurs millions d'habitants sur lequel règne le Roi du Monde. Ce maître souverain domine les forces de la nature, lit dans les âmes, déchiffre le grand livre de la destinée. Invisible, il étend son autorité à huit cents millions d'êtres humains qui sont prêts à exécuter ses ordres.

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« Tous les passages souterrains du monde entier conduisent au royaume d'Agharta. Les lamas disent que les cavernes de l'Amérique sont habitées par les descendants d'un peuple antédiluvien qui trouva refuge au sein de la Terre après que leur continent eut été englouti.

« Le lama Turgut, qui fit le voyage d'Ourga à Pékin avec moi, me donna d'autres détails :

« - La capitale de l'Agharta (Shamballah) est entourée de villas où habitent les grands prêtres et les sages. Elle rappelle Lhassa, où le palais du Dalaï Lama se dresse au sommet d'une montagne avec tout autour des temples et des monastères. Le palais du Roi du Monde est donc entouré de temples où siègent les Gourous, qui contrôlent les forces visibles et invisibles du monde, et qui tiennent entre leurs mains la vie et la mort des hommes. Si notre folle humanité ne met pas un terme à ses guerres, ils sont capables de transformer la surface de la planète en un vaste désert. Ils peuvent assécher une mer, faire d'un continent un océan, réduire une montagne à sa plus simple expression. Un mot, un signe, un commandement, et les arbres, les herbes, les buissons se mettent à pousser, des hommes vieux et faibles redeviennent jeunes et vigoureux, les morts ressuscitent Dans d'étranges véhicules, inconnus de nous, ils franchissent à des vitesses incroyables les tunnels souterrains qui séparent une ville d'une autre.

« - Quelqu'un a-t-il vu le Roi du monde? questionnai-je.

« - Oui, répondit le lama. Pendant les fêtes solennelles de l'ancien Bouddhisme au Siam et aux Indes, le Roi du Monde apparut cinq fois. Il était sur un char magnifique traîné par des éléphants blancs. Lui-même était vêtu d'un manteau blanc et portait sur la tête une tiare rouge d'où pendaient des rivières de diamants qui lui masquaient le visage. Il bénissait le peuple avec une pomme d'or surmontée d'un agneau. Les aveugles retrouvèrent la vue, les sourds entendirent, les infirmes recommencèrent à marcher, et les morts se dressèrent dans leurs tombeaux partout où se posèrent les yeux du Roi du Monde.

« Quand je lui demandai combien de personnes avaient visité l'Agharta, le lama me répondit :

« - Un grand nombre, mais la plupart d'entre elles gardèrent le secrèt toute leur vie. Quand les Olets détruisirent Lhassa, un de leurs détachements se trouvant dans les montagnes du Sud-Ouest atteignit les frontières de l'Agharta, et y fut instruit dans les sciences mystérieuses. Voilà pourquoi les Olets et les Kalmouks devinrent d'habiles sorciers et des prophètes. Quelques tribus noires de l'Est pénétrèrent aussi dans le royaume d'Agharta et y vécurent plusieurs siècles. Plus tard, elles furent expulsées du Monde souterrain et retournèrent vivre à la surface de la Terre, rapportant avec elles la connaissance de certains mystères, en particulier la manière de prédire l'avenir par les cartes et les lignes de la main. Ce sont les ancêtres des bohémiens. Quelque part, dans le nord de l'Asie, il y a une race qui est en train de disparaître et qui fréquente les cavernes de l'Agharta. Ses membres invoquent les esprits des morts, qui vivent dans l'espace.

« Le lama resta silencieux quelque temps. Puis, comme s'il répondait à mes pensées, il reprit :

« - Dans l'Agharta, les sages écrivent sur des tablettes de pierre toutes les sciences de notre planète et des autres mondes. Les Bouddhistes chinois savent cela. Leur science est la plus haute et la plus pure. Chaque siècle, les sages de la Chine se réunissent en secret dans un lieu près de la mer. Alors cent tortues géantes sortent de l'Océan, et les sages écrivent sur leurs dos les conclusions de la science divine.

« Cela me remet en mémoire une histoire que me raconta un vieux Chinois appartenant au Temple. du Ciel à Pékin. Il me dit que les tortues vivent près de trois mille ans sans air ni nourriture, et que c'est la raison pour laquelle les colonnes du Temple du Ciel reposent sur les dos de ces tortues, car ainsi les supports de bois ne pourrissent pas.

« Le lama reprit :

« - Les pontifes d'Ourga et de Lhassa ont envoyé à plusieurs reprises des ambassadeurs auprès du Roi du Monde, mais il leur fut impossible de le découvrir. Pourtant un chef tibétain, après une bataille avec les Olets, se retrouva devant une caverne dont l'entrée portait l'inscription suivante

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CETTE PORTE CONDUIT À L'AGHARTA

 

« De la caverne sortit un homme de belle prestance qui lui présenta une tablette d'or portant des signes mystérieux, et l'inconnu lui dit : " Le Roi du Monde apparaîtra à tous les hommes quand sera venu le temps de la guerre du bien contre le mal. Mais ce temps n'est pas encore arrivé. Les plus mauvais rejetons de la race humaine ne sont pas encore nés." »

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Chapitre X

X. Conclusion

 















D'après les preuves contenues dans ce livre, et confirmées par un grand nombre d'explorateurs arctiques, nous aboutissons aux conclusions suivantes:

1. Il n'y a en réalité ni pôle Nord ni pôle Sud. Là où on suppose qu'ils se trouvent existent en fait de larges ouvertures conduisant à l'intérieur creux de la Terre.

2. Les soucoupes volantes viennent de cet intérieur creux.

3. L'intérieur de la Terre, réchauffé par son soleil central (source de l'aurore boréale), a un climat subtropical idéal, ni trop chaud ni trop froid.

4. Les explorateurs polaires ont découvert que la température s'élevait dans l'extrême Nord, qu'une mer libre s'ouvrait devant eux, que des animaux, en plein hiver, marchaient vers le nord pour chercher de la nourriture et de la chaleur, au lieu d'aller vers le sud. Ils ont noté avec stupeur que l'aiguille de la boussole se mettait à la verticale, puis s'affolait. Ils ont vu des oiseaux tropicaux, des animaux qui ont besoin de chaleur. Ils ont repéré des papillons, des moustiques, des insectes de toutes sortes. Ils ont trouvé de la neige colorée de pollen et de poussière noire. Et plus ils avançaient vers le nord, plus il y en avait.

5. Une population importante habite la surface concave intérieure de la croûte terrestre. Elle offre une civilisation très en avance sur la nôtre dans ses réalisations scientifiques, et probablement est-elle issue des continents disparus de Lémurie et d'Atlantide. Les soucoupes volantes ne sont qu'une de leurs nombreuses inventions. Nous tirerions le plus grand bénéfice à contacter ces frères aînés de la race humaine. Ils ont beaucoup à nous apprendre, et nous avons besoin de leurs conseils et de leur aide.

6. L'existence d'une terre au-delà des pôles est certainement connue de la Marine U.S.[étatsunienne] à laquelle appartenait l'amiral Byrd lorsqu'il accomplit ses deux vols historiques. Mais il y a dans ce domaine un top secret international.

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Chapitre XI
XI. Les soucoupes volantes dans le passé

LES SOUCOUPES VOLANTES DANS LE PASSÉ

 

Chaque époque interprète les événements inhabi1uels, insolites, dans un langage qui lui est propre, et qui correspond à son expérience du moment. Que ce soit Ézéchiel décrivant des objets célestes curieux et des anges, ou le moine Lawrence s'émerveillant de voir dans le ciel des disques flamboyants cracher du feu sur les Saxons qui assiègent Sigiburg, ou encore les hommes modernes parlant d'objets volants non identifiés, c'est toujours de la même chose qu'il s'agit.

Maintenant que les astronomes ont lancé l'idée que la vie peut exister sur d'autres planètes, il en découle naturellement l'hypothèse que des hommes de l'espace ont pu atterrir autrefois sur la Terre. Mais en avons­nous la preuve?

Il y a plus de 2 000 ans, tous les grands esprits de l'Antiquité, les Grecs, les Romains, ont rapporté dans leurs écrits des événements insolites, et à tous égards étranges, relevant, selon toute probabilité, d'interventions extra-terrestres.

Les théologiens écartent l'idée que les anciéns dieux soient des interprétations anthropomorphiques de forces naturelles. Comme si des races entières avaient pu pendant des centaines d'années baser leur vie quotidienne sur le jaillissement de l'éclair ou le déferlement du tonnerre !

Cependant, on peut imaginer en toute logique que les anciens dieux de l'Égypte, de la Grèce, de Rome, de la Scandinavie, du Mexique, n'étaient pas des esprits désincarnés ou des symboles anthropomorphiques, mais des êtres en chair et en os venus du ciel, c'est-à-dire de l'espace.

Appollodore écrivit: « Le Ciel a été le premier souverain du monde », ce qui laissait supposer une domination par des êtres de l'espace. L'empereur romain julien croyait que des dieux étaient descendus sur la Terre. Eschyle, Euripide, Aristophane, Plaute ont fréquemment introduit un « Deus ex Machina » dans leurs pièces pour en dénouer les intrigues. Aristote, Platon, Pline, Lucrèce. et d'autres philosophes pensaient que les dieux étaient des êtres supérieurs habitant un royaume au­dessus de nous. Il y a un siècle, un épicier allemand, Heinrich Schliemann, utilisant l'Iliade comme guide, ridiculisa de savants professeurs en prouvant que Troie avait bien existé, et que la légende cachait une réalité.

Nous allons maintenant soumettre au lecteur quelques exemples tirés d'œuvres d'auteurs anciens, dont le caractère surnaturel peut très bien s'expliquer à la lumière de certaines conceptions actuelles ayant trait aux UFOs et à une race d'êtres super-évolués.

CICÉRON, De la nature des dieux, livre l, chap. 2.

« Et n'oublions pas que lorsque les Locriens défirent le peuple de Crotone sur les bords de, la Sagra, la nouvelle en fut connue le jour même aux jeux Olympiques. On avait entendu la voix des Faunes, et des divinités étaient apparues d'une manière si visible, si indiscutable, que tout homme sensé et logique avec lui-même ne pouvait que reconnaître la présence des dieux parmi nous. »

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TITE-LIVE, Histoire, livre VIII, chap. 11.

« Là, dans la tranquillité de la nuit, les deux consuls dirent qu'ils avaient reçu la visite d'un homme d'une taille plus grande que la normale, plus majestueuse aussi, qui leur avait déclaré que le commandant, d'une part, et l'armée, de l'autre, devaient être offerts en sacrifice aux Mânes des ancêtres et à la Mère Terre. »

DIO CASSIUS, Histoire romaine, livre I.

« À Ariminium, une lumière brillante comme le jour illumina tout à coup les ténèbres nocturnes ; dans de nombreuses régions d'Italie la nuit fut envahie par trois Lunes. »

PLINE, Histoire naturelle, livre II,chap. 32.

« Trois Lunes apparurent tout à coup sous le consulat de Gnaeus Domitius et Gaius Fannius. »

TITE-LIVE, Histoire, livres XXI-XXll.

« Dans la région d'Amiternus, en de nombreux points, on vit des apparitions d'hommes en manteaux blancs qui venaient de très loin. Le globe du Soleil devint plus petit. À Praeneste, des lampes brillantes descendaient du ciel. La Lune combattit le Soleil, et au cours de la nuit on vit deux Lunes. Des vaisseaux fantômes apparurent dans les nues. »

TITE-LIVE, Histoire, livre Xll, chap. 1.

« À Falerius, le ciel sembla se déchirer, créant comme une sorte de grande fissure à travers laquelle étincela une forte lumière. »

JULIUS OBSEQUENS, Prodigiorum Libellus, chap. 66. « Sous le consulat de Tiberius Gracchus et de Marius Juventus, à Capoue, on vit le Soleil en pleine nuit. À Formice, ce fut deux Soleils qu'on aperçut en plein jour. Le ciel en étaitt embrasé. En Céphalonie, une trompette résonna dans les cieux. Il y eut une pluie de terre. Une tempête démolit les maisons et ravagea les récoltes. »

J. OBSEQUENS, Prodigiorum. chap. 114 et chap. 130. « Dans les environs de Spolète une boule de feu dorée roula sur le sol, augmenta de taille, devint si grosse qu'elle masqua bientôt le Soleil. »

« À Rome, une nuit, il y eut une telle lumière que les gens se levèrent pour aller travailler en croyant que c'était l'aube. »

PLINE, Histoire naturelle, livre Il, cnap. 34.

« Sous le consulat de Lucius Valerius et Caius Marius, un disque flamboyant et jetant des étincelles traversa le ciel » (ch. 34).

« Sous le consulat de Gnaeus Octavius et Caius Suetonius, on a vu une étincelle tomber d'une étoile et grossir à mesure qu'elle approchait de la Terre. Après être devenue aussi grosse que la Lune, elle diffusa une sorte de lumière brumeuse, puis remonta vers les étoiles sous la forme d'une torche. C'est le seul rapport qu'on ait d'un tel événement. Le proconsul Silenus et sa suite en ont été témoins. »

DIO CASSIUS, Histoire romaine, livre IV.

« Il y eut des chutes de météorites dans le camp de Pompée... Un globe de feu apparut dans l'air au­dessus du campement de César et alla tomber sur celui de Pompée... En Syrie deux jeunes gens annoncèrent le résultat d'une bataille qui s'était déroulée en Thessalie et disparurent aussitôt . »

CICÉRON, Sur la divination, livre 1, chap. 43.

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« Combien de fois le Sénat n'a-t-il pas enjoint aux décemvirs de consulter les livres de la Sibylle! Par exemple, lorsqu'on vit deux Soleils, ou que trois Lunes apparurent, ou encore lorsque des langues de feu furent aperçues dans les nues. Et dans une autre occasion, lorsque la nuit accueillit le Soleil, que des bruits furent entendus venant de l'espace, et que les cieux eux-mêmes semblèrent se déchirer. »

FLAVIUS JOSEPHS, La Guerre juive, livre CXI.

« ... Avant le coucher du Soleil surgirent dans les airs au-dessus de tout le pays des chars et des hommes armés qui se déplaçaient à travers les nuages et qui investirent les villes. »

DIO CASSIUS, Histoire romaine. livre LXXIV.

« ... Trois étoiles... surgissant soudain aux yeux de tous, et entourant le Soleil... Elles étaient si distinctes que les soldats, stupéfaits, ne pouvaient les quitter des yeux... »

DIO CASSIUS, Histoire romaine.

« À Rome, un « Esprit» ayant pris l'apparence d'un homme conduisit un âne au Capitole et ensuite au palais. Il disait qu'il cherchait le maître de cet animal, et il affirmait qu'Antoninus était mort et que Jupiter était maintenant Empereur. Ayant été arrêté pour ce délit et envoyé par Matermainus à Antoninus, il déclara: " J'irai puisque vous l'ordonnez. seulement je ne me présenterai pas devant cet empereur, mais devant un autre. " Une fois à Capoue, il disparut. »

Les citations que nous venons de donner ne sont qu'un petit aperçu d'une longue suite d'incidents étranges qui ont jalonné les siècles antiques.

En ne considérant que cinq auteurs : Julius Obsequens a relevé 63 phénomènes célestes insolites; Tite-Live, 30 ; Pline, 26; Dio Cassius, 14; Cicéron, 9.

Les Romains étaient persuadés que deux cavaliers étranges, . d'une taille très au-dessus de la moyenne, et d'une beauté sans égale, avaient aidé Postumius à remporter la bataille du lac Régille ; le même jour ils étaient apparus miraculeusement au Forum pour annoncer la victoire, puis ils étaient partis et on ne les avait plus jamais revus.

Un historien de l'époque décrivit deux disques brillants dont les bords crachaient du feu, et ces disques plongèrent littéralement, et à de nombreuses reprises, sur les colonnes d'Alexandre le Grand en Inde, jetant la panique parmi les chevaux et les éléphants.

Quand nous nous rappelons que Romulus fut emporté au ciel par un tourbillon de vent alors qu'il rendait un jugement sur le mont Palatin, que son successeur, Numa Pompilius, utilisait des armes magiques, que Tite-Live, Pline l'Ancien, Julius Obsequens parlèrent de voix mystérieuses, de trompettes célestes, d'hommes volant dans des vaisseaux aériens, de plusieurs Soleils et plusieurs Lunes ensemble, d'apparitions supra-humaines, oui, quand nous nous rappelons cela nous avons l'impression d'assister aux miracles de la Bible.

Par quelle étrange déformation de l'esprit humain rendons-nous un culte aux prodiges qui se sont déroulés en Palestine et les considérons-nous comme des manifestations de la Puissance de Dieu, alors que nous avons tendance à faire de l'ironie sur les phénomènes en tous points identiques qui se sont produits au même moment à quelques centaines de kilomètres de là ?

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Chapitre XII

XII. Les soucoupes volantes : propulsion et relativité

LES SOUCOUPES VOLANTES PROPULSION ET RELATIVITÉ

 

Résolvez le problème de la propulsion des UFOs, et vous ouvrez l'univers entier à l'homme!

Au cours de ces dernières années, nous avons été visités par un grand nombre d'engins spatiaux inconnus. En réalité, ces visites se sont produites à différentes époques, et depuis très longtemps, mais on a pu noter une recrudescence du phénomène à partir de 1945, ce qui a donné lieu à de nombreuses observations, certaines fantaisistes, d'autres plus sérieuses.

Ceux qui ont eu la chance d'apercevoir des soucoupes volantes (UFOs) ont tous été frappés par la facilité déconcertante de leurs manœuvres et par leurs perfonnances acrobatiques. Apparemment, la plupart des soucoupes n'utilisent aucun moyen de propulsion connu, ou, du moins, qui nous soit familier. On en a repéré très peu équipées de propulseurs classiques tels des hélices ou des réacteurs. Le plus grand nombre n'en possèdent pas. La soucoupe volante type flotte dans l'air sans qu'on sache comment; et s'il est soumis à une force, il tend à se mettre en mouvement dans la direction de cette force, et proportionnellement à elle. Ces lois sont encore à la base de nombre de nos hypothèses scientifiques. Même en les combinant aux théories les plus récentes sur la constitution moléculaire de la matière, on n'arrive guère à expliquer le comportement, à certains égards extravagant, des soucoupes.

Quand ces soucoupes passent en quelques secondes d'une vitesse 0 à une vitesse représentant une moyenne de plusieurs milliers de kilomètres-heure, comment une pareille accélération ne fait-elle pas éclater littéralement la cabine de pilotage et n'écrase-t-elle pas les pilotes ?

Quiconque a pris un virage à une trop grande vitesse sait bien que son véhicule a une tendance prononcée à continuer sur sa lancée malgré le braquage des roues. De la même façon, lorsqu'un UFO fait une courbe brutale, alors qu'il navigue à quelque 3 ou 4000 kilomètres-heure (et peut-être plus), Comment se fait­il que les molécules ou les cristaux de sa structure métallique ne volent pas en éclats - du fait de la monstrueuse tension imposée par la force d'inertie.?

Ce sont ces très remarquables perfonnances accomplies par les soucoupes volantes qui ont conduit un grand nombre de personnes à penser qu'elles n'existaient pas, que tout cela n'était que phénomènes lumineux, illusions d'optique, mirages, etc.

Nier un problème n'est pas le résoudre. Ce n'est pas, en tout cas, une attitude véritablement scientifique. Car les soucoupes existent bel et bien! Elles ont été photographiées à maintes reprises. Elles ont été repérées par les radars. Ceux qui les ont vues d'assez près les décrivent comme des engins faits de métal ou d'une matière transparente qui rappelle le plexiglas. .

Puisque les soucoupes sont des véhicules solides et bien réels, il est indispensable que nous révisions certaines de nos notions concernant les lois naturelles. Car, ou bien notre connaissance de la structure moléculaire est incomplète, ou bien c'est la conception que nous nous sommes faite de la force d'inertie qui est à revoir. Étant donné que les deux points de cette alternative ne trouvent pas de réponse positive dans le cadre de nos connaissances scientifiques actuelles, y a-t-il une raison de préférer l'un à l'autre ?

Nous estimons, quant à nous, que la meilleure manière de tenter une explication des soucoupes volantes est de nous référer aux théories de la physique moderne. Pour ce faire, nous allons nous mouvoir dans les hauteurs abstraites de cette science, et faire appel à la théorie générale de la relativité d'Albert Einstein.

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Précisons tout de suite que cette théorie n'est pas aussi compliquée que certains veulent bien le dire. si elle a la réputation d'être difficile, cela tient au fait que, pour la comprendre, il est nécessaire de remettre en question, de transgresser en quelque sorte, certaines vieilles idées acquises sur le monde qui nous entoure.

Nous avons vu plus haut que le principe fondamental énoncé par Newton signifie qu'un objet reste à sa place tant qu'il n'est soumis à aucune force, et que si une force agit il se meut dans la direction de cette force. Cependant Newton avait quelque peu embrouillé les idées. Dans un passage de son Principia, il dit que la force d'inertie est presque inhérente à la matière. Dans un autre, il prétend qu'elle provient de quelque chose qu'il appelle l'espace absolu. La permanence de la matière dans son état, selon Newton, résulte de sa relation avec un monde absolu de l'espace plus déterminant que n'importe quel système matériel.

Cette idée n'était pas très satisfaisante, et dans la dernière moitié du XIXe siècle le physicien et philosophe autrichien Ernst Mach en fit la critique. Mach, que nous connaissons pour ses travaux en aérodynamique, était un positiviste. Pour lui, quelque chose qui ne relevait pas d'une observation ou d'une expérience ­ et c'était le cas de l'espace absolu - n'avait pas de sens, et n'était donc pas réel. Partant de là, il fit la proposition suivante: la force d'inertie est en relation directe avec toute la matière de l'univers. Par toute la matière de l'univers il voulait dire toutes les étoiles fixes. De nos jours où l'on sait que le cosmos est composé d'un grand nombre d'étoiles rassemblées en d'innombrables galaxies, on ne parlerait donc plus d'étoiles fixes mais de
galaxies ou de nébuleuses. Donc, pour Mach, tout objet soumis aux lois de l'inertie était en rapport avec les galaxies.

Cependant, ce principe renfermait une difficulté. Il ne fournissait pas de lien matériel entre les étoiles et le système d'inertie. Mach se contentait de substituer l'univers à « l'espace absolu» de Newton pour expliquer l'immobilité ou la mobilité des corps matériels. Il ne nous apprenait donc rien de plus sur ce qu'était en réalité la force d'inertie, et comment elle agissait.

Ce rôle était dévolu à Einstein qui, en 1916, proposa sa fameuse théorie de la relativité. Cette théorie concernait la gravitation universelle et la force d'inertie. Einstein réduisit les deux forces à une seule, et l'exprima dans son célèbre principe d'équivalence la force de gravitation et la force d'inertie ne peuvent être dissociées, et elles sont égales.

Un exemple illustre cette théorie: on imagine un ascenseur lancé dans l'espace avec un homme dedans.

Si l'ascenseur se meut uniformément, à une vitesse constante, l'homme aura l'impression de ne rien peser. Il ne ressentira ni le mouvement ni la poussée gravitationnelle. Mais si l'ascenseur accélère brutalement, s'il est tiré à une grande vitesse par son câble cosmique, l'homme recommencera à éprouver la sensation de pesanteur. Un certain degré d'accélération ayant été atteint, cet homme pourra même croire qu'il est de retour sur Terre, et soumis à la gravité du champ terrestre, alors qu'il navigue en fait au milieu des étoiles.

C'est ainsi qu'Einstein a illustré le fait que la force d'inertie et la gravité ont exactement les mêmes effets sur un observateur, et qu'elles ne peuvent être distinguées sur la base d'observations locales.

Il alla plus loin. Il tenta d'expliquer la gravité et la force d'inertie en utilisant les mêmes termes de physique. Tandis que le poids des objets sur une planète comme la Terre est produit par l'attraction de celle-ci, la force d'inertie de ces mêmes objets est expliquée par l'attraction de la matière universelle. Pour utiliser une, simple analogie, la pipe qui se trouve en face de moi sur mon bureau reste là où elle est parce que, pour une grande part, toutes les étoiles et nébuleuses du cosmos exercent une poussée sur elle, et cette poussée s'exerce dans toutes les directions possibles. C'est comme si des millions et des millions de fils étaient attachés symétriquement autour de la pipe et la tiraient en même temps dans toutes les directions. De la même façon, quand je jette mon crayon à travers la pièce, il part en ligne droite, car il est poussé à chacun de ses angles dans la direction de son vol par la totalité de la matière de l'univers. Ainsi la force d'inertie n'est-elle rien d'autre qu'une force gravitationnelle. Mais une force gravitationnelle qui n'est pas seulement celle de la Terre ou d'un quelconque autre corps, mais celle de chaque particule existant dans l'univers.

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Maintenant, allez-vous demander, comment tout cela nous aide-t-il à expliquer la manière dont se propulsent les soucoupes volantes?

Si les possesseurs des soucoupes ont été capables de mettre au point des procédés antigravitationnels révolutionnaires, comme par exemple un écran électromagnétique entourant leurs véhicules, cela signifie qu'ils ont vaincu la pesanteur terrestre et, par voie de conséquence, les forces de gravitation (et d'inertie) de tout l'univers. Donc, si les ultra-particules ou les champs qui constituent la gravité de la Terre sont neutralisés, il en est de même de l'effet gravitationnel du reste de l'univers. Aussi les soucoupes, avec leur écran antigravité, peuvent survoler notre planète et ignorer les lois d'inertie. Elles créent autour d'elles une zone privilégiée, une sorte d'enveloppe dans laquelle gravité et force d'inertie ne jouent plus aucun rôle. Les créatures qui ont construit les soucoupes et maîtrisé la gravité ont vaincu en même temps, suivant la théorie d'Einstein, les forces d'inertie.

Mais alors - et c'est une chose curieuse de l'imaginer - que va-t-il se passer si un atome ou une molécule, ou Un groupe de moléçules constituant un objet, ne se trouvent plus sous le contrôle de la force d'inertie ? Une légère, très légère chiquenaude, et la pipe qui se tient sur mon bureau va voler à travers la pièce. De la même façon, si je jette mon crayon en l'air, il suffira d'une très faible brise pour dévier sa course et le propulser, peut-être à grande vitesse, dans une direction opposée. En conclusion, nous pouvons dire que les atomes et la matière situés dans une zone non soumise à la force d'inertie deviendront presque totalement libres par rapport à leur environnement. Ils pourront se mouvoir dans une direction aussi facilement que dans une autre. Ils n'auront plus tendance à garder cette position rigide que leur ont dictée en quelque sorte des forces supérieures. Ils s'envoleront librement dans toutes les directions, au gré des plus subtiles impulsions.

Je pense que cela explique comment les soucoupes peuvent produire des accélérations aussi, fantastiques, suivies de freinages du même style. Quand une force, n'importe laquelle, les pousse dans une direction différente de leur ligne de mouvement initiale, leurs atomes et leurs molécules n'éprouvent pas le besoin de continuer à se mouvoir dans cette voie première. De sorte que la structure du vaisseau ne subit aucune distorsion et que ses constituants moléculaires n'entrent pas en anarchie. La soucoupe ne tangue pas, ne vole pas en éclats. Ses occupants ne sont ni secoués ni gênés le moins du monde. Ils peuvent lire tranquillement un livre sans même se rendre compte qu'à cet instant leur engin est en train d'accomplir des acrobaties vertigineuses.

L'existence éventuelle d'un écran antigravitationnel peut aussi expliquer pourquoi les soucoupes ne se volatilisent pas lorsqu'elles traversent l'atmosphère à une super vitesse. Considérons une molécule ou un atome gazeux dans l'atmosphère. Il est soumis aux lois de l'inertie, comme toute chose dans l'univers, Il entre en collision avec d'autres atomes, mais il n'en résulte pas un grand dommage, étant donné sa petite masse. Maintenant si un engin surgit, muni d'un écran électromagnétique, que se passe-t-il ? La molécule dont nous venons de parler va se retrouver dans le champ antigravitationnel créé par l'écran. Et elle va s'y retrouver libre ! C'est-à-dire ayant perdu toute son énergie cinétique. Ce qui signifie qu'elle peut désormais entrer en collision avec n'importe quel autre corps sans créer la moindre fiiction. Autrement dit, cette molécule a pénétré l'écran électromagnétique comme un boulet, et frappé la soucoupe comme une plume.

Cependant, tandis que l'engin poursuit sa route, la molécùle d'air ressort à l'anière du champ antigravitationnel dans un état très agité. Elle a rejoint maintenant le monde d'inertie, et elle recommence à se heurter à d'autres molécules tout aussi agitées qu'elle. Sa faible énergie a été décuplée par le fait de son passage inactif dans le champ d'antigravité, et cette recrudescence d'activité est probablement à l'origine de la lueur qu'on voit autour des soucoupes, spécialement la nuit.

À ce stade, nous devrions peut-être passer en revue ce que nous avons dit et ce que nous n'avons pas dit.

En un sens, nous avons expliqué comment volaient les vaisseaux spatiaux, mais nous n'avons pas dit comment était produit l'écran électromagnétique. Souvent les soucoupes, observées de jour à travers des jumelles - et cela apparaît aussi sur certaines photographies -, donnent l'impression d'avoir un halo autour d'elles. Cela pourrait très bien être le signe visible et matériel de cet écran. Cependant, la manière dont il est créé est encore mystérieuse. Il est presque sûr que ce champ produit d'une certaine manière de l'électricité et

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du magnétisme - car les effets en ont été notés en relation avec le passage des soucoupes. Il est aussi probable que l'énergie nucléaire entre pour une part dans la formation de ce champ, car des augmentations du taux de radio-activité accompagnent les vols des UFOs. Mais nous ne savons rien des mécanismes précis qui entrent en jeu. Nous ne savons qu'une chose, c'est que la première puissance terrestre qui réussira à mettre au point cette technique prendra l'avantage sur toutes les autres, et que l'avion et même la fusée seront relégués au rang d'armes préhistoriques.

Imaginons ce que la matrise de la gravité et de la force d'inertie signifierait pour l'homme, pour sa vie sur la Terre et ses progrès dans l'espace. D'abord une sérieuse transformation du système économique, ne serait-ce que par l'utilisation d'engins libérés des chaînes de la gravité.

Et puis... et puis mille choses incroyables relevant actuellement du miracle deviendraient possibles. Par exemple, un enfant de cinq ans pourrait faire sauter un éléphant sur ses genoux. Les travaux les plus importants, les plus difficiles ne nécessiteraient qu'une minime dépense d'énergie.

Quant aux voyages cosmiques, la notion d'antigravité leur ouvrirait les plus larges possibilités. Certains astronomes et physiciens ont souligné qu'il faudrait une énorme quantité d'énergie pour amener un corps (même doté d'un poids utile minime) à une vitesse proche de celle de la lumière. Or ce n'est qu'à cette vitesse qu'un voyage vers la plus proche étoile pourrait être entrepris dans un laps de temps raisonnable. Ces astronomes en concluent que la seule communication que l'humanité pourra jamais avoir avec des intelligences extra-terrestres sera... une communication radio.

Pourtant, certains savants croient qu'un voyage interstellaire est possible, même dans les limites de nos connaissances actuelles des lois de l'inertie. Le professeur Singer, physicien allemand, a proposé un véhicule spatial capable de capturer dans un gigantesque filet les atomes d'hydrogène de l'espace et de les transformer en carburant en cours de route.

Mais il est évident que c'est dans les techniques antigravitationnelles que se trouve la solution de toutes ces difficultés. C'est grâce à elles que nous pourrons approcher la vitesse de la lumière, sans laquelle il ne nous est guère possible de sortir de notre système solaire.

Que des races plus évoluées que la nôtre aient découvert ces techniques il y a bien longtemps, et qu'elles aient voyagé d'une étoile à l'autre, cela n'est pas impossible. Comme il n'est pas impossible non plus qu'elles viennent (ou reviennent) visiter notre univers.

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Reproduction

 







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* SATURNE. Saturne est un monde dans un monde, et peut-être plus. Le monde interne est aplati aux pôles. Il a un diamètre si important que s'il était creux, la Terre pourrait très facilement tourner à l'intérieur.

* La Terre telle qu'elle apparaîtrait vue de l'espace. Elle montre l'ouverture polaire Nord conduisant à l'intérieur de la Planète. La Planète est creuse et contient un soleil central au lieu d'un océan de lave. (D'après « Un Voyage à l'intérieur de la Terre - ou - Les Pôles ont-ils vraiment été découverts? », de Marshall B. Gardner, imprimé par Eugene Smith Company, Aurora, Illinois, 1920.)

* Vues de Mars prises à l'Observatoire de Yerkes le 28 septembre 1902. Elles montrent le cercle blanc, qu'on appelle aussi calotte glaciaire, se projetant au-delà de la surface de la planète. (D'après l'ouvrage de Marshall B. Gardner.)

* Vue de Mars, montrant une tache blanche et ronde qui est une entrée vers "intérieur de la planète, et non une calotte de glace. Cela prouve que Mars, la Terre et toutes les planètes sont creuses et contiennent un soleil central. (Photographie de F. A.A. Talbott, Beighton, Angleterre.)

* GLOBE MONTRANT UNE SECTION DE L'INTÉRIEUR DE LA TERRE. la Terre est creuse. Les pôles si longtemps cherchés ne sont que des fantômes. Il y a des ouvertures aux extrémités Nord et Sud. À l'intérieur il y a de vastes continents, des océans, des montagnes, des rivières. La vie végétale et animale y est présente. Ce monde est probablement peuplé de races inconnues. (L'auteur, d'après «Fantôme des Pôles». de William Reed, publié par Walter S. Rockey Company, New York, 1906.)

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* Rien ne peut mieux appuyer notre théorie que cette reproduction photographique d'un dessin représentant la tête de la Comète de Donati, tel qu'elle fut aperçue en 1853. On voit nettement le noyau central entouré par une sphère de gaz brillants. La comète passe à travers une zone de forces antagonistes. Une chaleur excessive a causé une grande fissure qui s'étend jusqu'au noyau (ou soleil) central.

* Des eiders innombrables...

* Une nuée d'oiseaux comme on en voit souvent dans les régions arctiques.

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* Dans l'Arctique et l'Antarctique, le ciel reflète la surface de la terre, de l'eau et de la glace, d'une manière très précise. Aucun grand voyage n'est entrepris sans consulter auparavant ce ciel d'eau.

* DES ROCHES SUR LA GLACE. L'auteur dit que ces roches ont été projetées en l'air par une explosion volcanique.

* L'AURORE BORÉALE. Un grand feu à l'intérieur de la terre peut expliquer ce phénomène quelque peu fantastique.

* Un iceberg géant de 600 km de long, 80 km de large, s'enfonçant profondément dans l'eau. Il est composé d'eau douce gelée.

* Le Soleil Central, tel qu'il apparaîtrait à un explorateur suffisamment avancé à l'intérieure polaire.

* DÉCOUVERTE D'UN MAMMOUTH. Un pêcheur russe de Tongoose, en Sibérie, découvrit en 1799 un mastodonte enfermé dans un bloc de glace. Il était en parfait état de conservation.

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TABLE DES MATIÈRES

 

AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR ÉTATSUNIEN ....................... 3

Les UFOS et le secret gouvernemental............................................... 4

Points marquants de l'histoire de la découverte de l'amiral Byrd............7

AVANT-PROPOS........................................................................... 9

I. La découverte mémorable de l'amiral Byrd .................................... 10

II. La Terre creuse.......................................................................... 21

III. L'œuvre de William Reed: Fantôme des pôles ............................. 33

IV. L'œuvre de Marshall B. Gardner:

Voyage à l'intérieur de la Terre,
ou les pôles ont-ils vraiment été découverts? ............................ 40

 


V. Le pôle Nord a-t-il vraiment été découvert?................................. 50

VI. L'origine des Esquimaux .......................................................... 54

VII. L'origine souterraine des soucoupes volantes ............................ 57

VIII. Ce que pourrait être une expédition aérienne
dans l'ouverture polaire conduisant à l'intérieur de la Terre ............. 66

IX. L'Agharta, le Monde souterrain ............................................... 68

X. Conclusion ............................................................................. 77

XI. Les soucoupes volantes dans le passé ...................................... 78

XII. Les soucoupes volantes : propulsion et relativité ...................... 81

Reproduction .............................................................................. 85



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Source : http://www.jacquesfortier.com/zweb/jf/terrecreuse/TerreCreuseRaymondBernard.html









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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 21:32

 

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Les bases d'un Nouveau Monde.

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Théodore Fitch, un écrivain qui s'est intéressé à la théorie de la Terre creuse, évoquant les barrières de glace qui doivent être franchies avant de pouvoir pénétrer dans les ouvertures polaires, pose la question suivante: « Pourquoi ne survolons-nous pas en avion ces immenses barrières ? Pourquoi n'y traçons-nous pas des routes qui conduiraient vers l'intérieur? » .

Cela aurait dû être fait, et cela n'a pas été fait. Évidemment, lui, Fitch, comme la plupart des Étatsuniens, ignorait jusqu'à présent que Byrd avait survolé ces banquises quelques années plus tôt et atteint un nouveau territoire. L'opinion publique n'était donc pas touchée par les problèmes mystérieux qui se posaient aux pôles. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui que ces faits ont été portés à la connaissance de tous. Aussi Fitch pense-t-il que chaque grande nation devrait essayer d'établir des bases dans ce Nouveau Monde, dont la superficie est immense, et qui est à l'abri des retombées radio-actives qui polluent notre sol et notre nourriture.

Il est plus facile d'atteindre ce Monde que de poser un pied sur la Lune. Alors qu'attendons­nous? Fitch qualifie cette terre d'édénique, et il croit que c'est l'emplacement géographique exact de ce paradis dont parlent les livres sacrés.

Il semblerait que les Russes soient en train de suivre, sans le savoir, les conseils pleins de bon sens de Fitch. Ils ont envoyé dans l'extrême Nord des flottes de brise-glace, dont certains équipés de moteurs atomiques. Le pas suivant sera franchi lorsqu'ils répéteront le vol de l'amiral Byrd au-delà du pôle. Plein nord... vers le paradis.

Théodore Fitch a écrit un livre intitulé : Le Paradis à l'intérieur de la Terre, en s'appuyant sur les travaux de Reed et de Gardner. Voici ce qu'il dit :

« Beaucoup d'explorateurs ont navigué plein nord et se sont retrouvés sur la courbe de l'ouverture polaire. Aucun d'entre eux n'a jamais su qu'il se déplaçait alors sur la paroi interne de la Terre. Pourtant ces explorateurs durent faire face à des problèmes totalement opposés à ceux qu'ils s'attendaient à trouver. Le cap était au nord, et les vents, curieusement, devenaient de plus en plus chauds. À part quelques fortes rafales qui charriaient des masses de poussière, la température était douce et agréable. Et la mer, malgré les icebergs, était largement navigable. Il y avait aussi des kilomètres et des kilomètres de bonne et solide terre. Plus on poussait vers le nord, plus on voyait d'herbe, de fleurs, de broussailles et d'arbres. Un explorateur nota que lui et ses compagnons avaient recueilli huit espèces de fleurs différentes. Un autre rapporta qu'il avait vu toutes sortes d'animaux habitués aux températures chaudes et des milliers d'oiseaux tropicaux. Il y en avait tant de ces oiseaux que même un aveugle aurait pu en abattre un ou plusieurs d'un seul coup de fusil. Tous ces voyageurs arctiques mettaient l'accent sur la beauté du paysage et sur l'infinie majesté de l'aurore boréale - cette aurore boréale qui est en réalité l'expression lumineuse du soleil central qui brille à l'intérieur de la Terre. »

Fitch émet l'idée que l'intérieur creux du globe devrait avoir des étendues de terre beaucoup plus importantes que celles qu'on trouve à la surface. 75 % de cette surface que nous habitons est, en effet, couverte d'eau. Fitch prétend que les océans internes sont beaucoup plus petits que ceux de l'extérieur, mais que, par contre, les étendues de terres sont trois fois plus grandes. Le climat y est meilleur et plus sain. Là, pas d'hivers froids, pas d'orages, de cyclones, de tremblements de terre, pas de radiations nocives... C'est le paradis!

Un autre auteur, la même conception.

William L. Blessing est un autre écrivain étatsunien qui a été fortement influencé par les théories de Reed et de Gardner. Il a publié un petit livre sur la question dans lequel il donne sa conception de la structure de la Terre. Conception en tous points semblable à la nôtre. Il écrit :

« La Terre n'est pas une vraie sphère. Elle est aplatie aux pôles. Le pôle est simplement le bord extérieur d'un cercle magnétique, et à ce point l'aiguille de la boussole pointe vers le sol. Comme la Terre tourne sur

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son axe, le mouvement est gyroscopique. Le pôle gyroscopique externe n'est autre que le bord magnétique du cercle dont nous venons de parler. Au-delà de ce cercle, la Terre descend en pente douce vers l'intérieur.

« La vieille idée selon laquelle la Terre est une masse solide avec un centre composé de matières en fusion doit être écartée. Etant donné que l'écorce terrestre a environ 1 200 kilomètres d'épaisseur, cela voudrait dire que le noyau en fusion aurait plus de 11000 kilomètres de diamètre. Impossible.

« À écarter aussi l'ancienne croyance qui voulait que la chaleur augmentât au fur ét à mesure qu'on s'enfonçait dans la Terre. Ce sont le radium et la radio-activité qui produisent la chaleur interne. Toutes les roches de la surface contiennent de minuscules particules de radium. »

Reed et Gardner méconnus.

Il est étrange que les ouvrages de Reed et de Gardner, qui présentaient une théorie géographique aussi remarquable - théorie confirmée en outre par cent années d'explorations polaires - oui, il est étrange que ces ouvrages aient été aussi méconnus et, pour ainsi dire, tenus à l'écart, au point d'être devenus de nos jours pratiquement introuvables. Est-il possible que ces livres aient partagé le sort des découvertes de l'amiral Byrd, reléguées dans l'ombre, ou celui du magazine de Ray Palmer annonçant ces mêmes découvertes, et disparaissant de la circulation?

Un de nos correspondants nous a écrit qu'étant pour affaires dans le bureau d'une haute personnalité de l'Armée de l'Air il, avait eu l'occasion de jeter un coup d'œil dans sa bibliothèque, et qu'à sa grande surprise il avait vu un exemplaire du livre de Marshall B. Gardner. Évidemment, la théorie de Gardner sur la Terre creuse n'est pas inconnue du gouvemement, ni des chefs militaires, mais il est de bon ton de ne pas en parler ouvertement, et surtout de ne pas en discuter.

En conclusion de ce chapitre, nous allons livrer à votre méditation une série de questions que pose Théodore Fitch à ceux qui ne croient pas que la Terre est creuse.

« Pouvez-vous produire la moindre preuve qu'un explorateur ait jamais atteint les prétendus pôles Nord et Sud?

« Et si ces points n'existent pas SUR la Terre entre 83° et 90° de latitude, alors comment peut­on les atteindre ou les survoler?

« Si la Terre n'est pas creuse, pourquoi le vent du nord devient-il de plus en plus chaud à mesure qu'on s'avance au-delà de 70° de latitude?

« Pourquoi trouve-t-on une mer largement ouverte et navigable pendant des centaines de kilomètres au nord du 82° de latitude?

« Une fois atteint ce 82e degré de latitude, pourquoi l'aiguille de la boussole s'affole-t-elle?

« Si la Terre n'est pas creuse, comment expliquer alors que les vents chauds du nord, mentionnés plus haut, charrient plus de poussière qu'aucun autre vent de la Terre?

« Si aucun fleuve ne coule de l'intérieur vers l'extérieur de notre globe, pourquoi tous les icebergs sont-ils composés d'eau douce?

« Pourquoi trouve-t-on des graines tropicales, des plantes et des arbres flottant dans l'eau douce de ces icebergs?

« Et si cette eau douce ne peut logiquement provenir d'aucun endroit SUR la Terre, alors par quel mystère se trouve-t-elle là?

La Terre creuse Page 32

« Si la face interne de la Terre ne bénéficie pas d'un climat chaud, pourquoi rencontre-t-on en plein hiver, dans l'extrême Nord, des oiseaux tropicaux par milliers et des animaux qui ont besoin d'une température douce pour subsister?

« Et d'où vient ce pollen qui colore parfois la neige en rouge, en jaune, ou en bleu?

LE PÔLE NORD MAGNÉTIQUE.

 

On pensait autrefois que c'était un point virtuel situé dans l'archipel arctique. De récentes découvertes ont montré qu'il s'étendait à travers le Bassin polaire jusqu'à la presqu'île de Taimyr en Sibérie. Les lignes représentent les méridiens magnétiques. (La dernière conception du pôle Nord magnétique: basée sur les recherches russes.)

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Chapitre III

III. L' œuvre de William Reed : « Fantôme des pôles »
L'ŒUVRE DE WILLIAM REED: FANTOMES DES POLES

 

En 1906 parut le premier ouvrage qui, preuves scientifiques à l'appui, réfutait les conceptions communément admises sur la structure de la Terre. Ce n'était plus une sphère solide, mais une planète creuse avec des ouvertures aux pôles. Si ce livre avait été une pure création sortie droit de l'imagjnation de l'auteur, on aurait pu le considérer comme une oeuvre de science-fiction, et rien de plus. Mais ce n'était pas le cas. William Reed appuyait sa démonstration sur les rapports des explorateurs arctiques, et on aurait dû le prendre plus au sérieux.

Les pôles n'avaient jamais été découverts, parce qu'ils n'avaient jamais existé. À la place, il y avait d'immenses trous, et par ces trous on descendait à l'intérieur de la Terre. Voilà la bombe que faisait exploser Reed dans son ouvrage insolite.

Quatorze ans plus tard, Marshall B. Gardner, apparemment sans avoir eu connaissance de l'œuvre de son prédécesseur, reprenait cette théorie en y ajoutant un soleil central. Ce soleil, plus petit cependant que le nôtre, brillait à l'intérieur de la Terre, la réchauffait, donnait une explication des températures élevées que l'on trouve dans les hautes latitudes polaires.

Pour expliquer ces températures, Reed croyait quant à lui, à l'existence de volcans en activité à l'intérieur des ouvertures polaires.

Si la Terre est creuse...

Voici ce qu'écrit Reed :

« La Terre est creuse ou elle ne l'est pas. Quelle preuve avons-nous qu'elle n'est pas creuse? Aucune. En tout cas, rien de positif et de précis. Au contraire, un certain nombre d'éléments portent à croire qu'elle est creuse. Et si elle l'est vraiment, s'il y a des volcans en activité à l'intérieur, ne devrions-nous pas voir de grandes lumières se refléter sur les icebergs et les nuages? Ne devrions-nous pas nous attendre à être assailli par des nuées de fumée et de poussière? Eh bien, justement, c'est ce qui se passe, et les explorateurs en ont porté témoignage. Nansen s'écriait :

« Rentrons chez nous! Qu'avons-nous à attendre en restant ici? Rien, rien que de la poussière, encore de la poussière! »

« Cette poussière si encombrante, si pénible, d'où pourrait-elle provenir sinon d'un volcan en activité? « Si la Terre est creuse, ne devrait-il pas faire plus chaud en hiver et plus frais en été au niveau du trou polaire? Les explorateurs arctiques répondent encore une fois en constatant que le vent venant du nord fait monter la température en hiver, alors que le vent du sud la fait descendre. En été, c'est le contraire qui se passe, c'est-à-dire que ce sont les vents du sud qui font grimper le thermomètre et les vents du nord qui le font baisser. Exactement ce qui se produirait les vents venaient de l'intérieur de la Terre.

« Autre chose. Si la Terre est vraiment creuse, elle ne peut pas être ronde, n'est-ce pas? L'ouverture empiéterait sur sa rondeur. Or tout le monde s'accorde à penser maintenant qu'elle est aplatie aux pôles, donc qu'elle n'est pas ronde.

« Nous en arrivons toujours à la même conclusion: la Terre est creuse, et il fait plus chaud à l'intérieur qu'à l'extérieur. Une brise tiède affleure jusqu'aux bords de l'ouverture polaire, et c'est elle qui réchauffe l'atmosphère au fur et à mesure qu'on approche de ce point limite.

La Terre creuse Page 34

« Si la Terre est une sphère pleine et solide, ni la science ni la raison ne fournissent une explication rationnelle de la vague de chaleur qui envahit les hautes latitudes. Toutes les théories connues s'opposent à une telle conclusion. Mais adoptez le système de la Tene creuse, et les questions embarrassantes seront facilement résolues, l'esprit s'en trouvera satisfait, heureux de voir triompher un point de vue raisonnable.

« Je livre la clé de certains mystères. »

« Ce volume n'a pas été écrit en vue de divertir ceux qui lisent pour se distraire. Ce n'est pas un roman, mais un essai sérieux qui tend à prouver, dans la mesure du possible, certaines vérités importantes jusqu'ici dédaignées. Je livre la clé de certains mystères. Je pose un certain nombre de questions, auxquelles je m'efforce de donner des réponses satisfaisantes, réponses qui, me semblet-il, devraient faire admettre à tout lecteur intelligent la réalité grandiose de la théorie que je présente.

« Je tiens à faire part ici de ma reconnais pour les explorateurs courageux qui ont tout sacrifié ­ temps, argent, confort, et parfois même la vie - à leur idéal, dans le seul but de faire connaître la vérité sur notre planète. Leurs observations m'ont permis de donner une éclatante confirmation à la théorie que je développe ici selon laquelle la Tene est non seulement creuse, mais habitable à l'intérieur. »

Des questions importantes.

Les questions importantes posées par William Reed, nous en connaissons déjà quelques-unes. Mais il est utile d'y revenir.

Nous citons Reed :

« 1. Pourquoi la Terre est-elle aplatie aux pôles? Réponse: comme la Tene est creuse, elle ne peut pas être ronde. L'ouverture vers l'intérieur est prise sur sa rondeur, et cela proportionnellement à la grandeur de cette ouverture.

« 2. Pourquoi le Soleil ne Se montre-t-il pas durant une très longue période en hiver, près des prétendus pôles? Parce que, en hiver, le Soleil frappe obliquement la Terre au niveau des pôles. Quand on franchit les bords de l'ouverture polaire, on s'enfonce graduellement dans le creux intérieur de la Terre, de sorte que les rayons solaires sont partiellement coupés et qu'ils ne réapparaissent que lorsque le Soleil frappe directement cette partie de la Terre, c'est-à-dire quand il brille juste an­dessus de l'ouverture. Cela explique pourquoi les nuits sont si longues dans l'extrême Nord.

« 3. De nombreuses chutes de météorites ont été observées dans la region des pôles. Pourquoi? Si la Terre est une sphère solide, personne ne peut répondre à cette question. Si elle est creuse, la réponse est facile. C'est un volcan en éruption à l'intérieur du globe qui projette des fragments de roche dans l'air. De la même fàçon, on rencontre constamment de grandes quantités de poussière dans l'océan Arctique. D'où provient cette poussière? Des éruptions volcaniques. Une analyse a montré qu'elle était constituée de charbon et de fer.

« 4. Qu'est-ce qui produit l'aurore boréale? C'est la réflexion d'un feu à l'intérieur de la Terre.

« 5. Où se forment les icebergs ? Et comment ? Réponse: À l'intérieur de la Terre, où il fait chaud, les fleuves coulent vers la surface à travers l'ouverture polaire. Quand ils débouchent à l'extérieur, dans le cercle arctique, où la température est très basse, ils gèlent et se transforment en icebergs. Cela dure des mois. Et puis la chaleur de l'été, ajoutée à la chaleur de l'intérieur de la Terre, démantèle ces icebergs que l'Océan emporte. (Le fait que les icebergs soient formés d'eau douce, et non d'eau salée, prouve cette théorie.)

« 6. Qu'est-ce qui produit les raz de marée dans l'Arctique? Réponse : ce sont les icebergs quand ils se détachent et plongent dans l'Océan. Il n'y a guère d'autre explication valable.

La Terre creuse Page 35

« 7. Qu'est-ce qui produit la neige colorée dans la région arctique? Il y a deux causes. La neige rouge, verte ou jaune provient d'une matière végétale qui imprègne l'air avec une telle densité que lorsqu'elle tombe avec la neige, elle la colore. On suppose que cette matière végétale est du pollen. Cela implique qu'il y ait des plantes et des végétaux quelque part,et en grande quantité. Comme on n'a jamais vu de champs de fleurs en plein océan glacial, il faut en déduire qu'ils se trouvent ailleurs... à l'intérieur de la Terre. La neige noire, souvent remarquée, est causée par une poussière faite de carbone et de fer qui provient logiquement d'un volcan en éruption. Comme il n'y a aucun volcan en éruption dans le coin, je veux dire à la surface, alors il doit se trouver ailleurs... à l'intérieur de la Terre !

« 8. Pourquoi la glace est-elle pleine de fragments de roche, de gravier et de sable? Réponse : ils proviennent, eux aussi, d'un volcan en activité situé près de l'endroit où se forment les icebergs.

« La théorie de la Terre creuse donne toujours une solution satisfaisante à chacun des problèmes qui se posent dans les régions polaires. Grâce à elle, le mystère s'éclaircit, le surnaturel cède la place au naturel, comme cela se produit chaque fois qu'on cherche à comprendre. »

Développant sa théorie qui lui est chère, William Reed revient sur tous les problèmes posés et s'efforce de leur apporter des solutions satisfaisantes.

 


L'ABSENCE DU SOLEIL PENDANT LES LONGS HIVERS ARCTlQUES

Reed résume sommairement l'expérience des explorateurs polaires qui sont passés très rapidement d'une région brillamment ensoleillée à une région soumise à des nuits interminables, ou le contraire. Dans l'extrême Nord le Soleil est absent pendant des périodes anormalement longues. Ce qui ne serait pas le cas si la Terre était ronde et solide, ou même légèrement aplatie aux pôles. La seule explication est que les explorateurs avaient pénétré dans l'ouverture conduisant à l'intérieur de la Terre, et que les rayons du Soleil ne parvenaient plus jusqu'à eux. Ces rayons ne réappamissaient que lorsque le Soleil était assez haut pour briller juste au-dessus de l'ouverture.

LE FONCTIONNEMENT ANORMAL DE LA BOUSSOLE DANS L'EXTRÊME NORD

Nous en avons déjà parlé. Dans son livre, Reed reproduit un croquis de la coupe transversale de l'ouverture polaire avec des bateaux naviguant sur les parois externes et internes de la Terre. Quand le bateau entre dans l'ouverture polaire, l'aiguille de la boussole se met à la verticale. C'est exactement ce qui est arrivé aux explorateurs qui s'étaient aventurés très loin dans le Nord. D'abord, en approchant du pôle, l'aiguille commence à s'affoler, et lorsqu'on poursuit assez loin elle se met brusquement à la verticale, indiquant par là que la limite de l'ouverture polaire a été ftanchie et que l'on se trouve donc à l'intérieur du globe.

Sur le franchissement de cette limite, William Reed écrit :

« Chaque fois que les explorateurs ont pénétré à l'intérieur de la Terre (sans le savoir), ils ont rencontré des conditions tellement différentes qu'ils ont été fort embarrassés pour en rendre compte. Ce n'est pas étonnant qu'ils aient parlé de terre étrange. La conception traditionnelle ne pouvait leur fournir aucune explication va1able de ce qu'ils voyaient. La description que le lieutenant Greely donne de son passage dans l'ouverture polaire est caractéristique. Il raconte : « C'était avec un grand intérêt que nous avions poursuivi jusqu'ici notre voyage, mais maintenant cet intérêt s'intensifiait d'une manière extraordinaire. Jamais l'œil d'un homme civilisé n'avait vu le paysage qui s'offrait à nous, jamais un pied humain n'avait foulé le sol sur lequel nous évoluions. Nous fûmes tous saisis d'un désir fou de foncer en avant à notre meilleure vitesse. Chaque fois que nous atteignions un contrefort, notre envie de voir ce qu'il y avait au-delà devenait si intense que cela en était parfois douloureux. Chaque fois c'était un nouveau paysage, et il y avait toujours en avant un point qui escamotait une partie de l'horizon et nous causait un certain désappointement »

« Si Greely et ses compagnons avaient pénétré à l'intérieur du globe, ils se seraient probablement aperçus que la courbure de la Terre était plus grande là qu'ailleurs et que, après avoir franchi un point extrême

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au nord, chaque ressaut de terrain était inévitablement suivi d'un autre qui bouchait toujours une partie de l'horizon. Et c'était justement ce qui était arrivé. Donc "Greely avait bien franchi les frontières de cet autre monde qui s'étend dans l'intérieur creux de la Terre. »

DES ROCHES DANS LES ICEBERGS, DE LA NEIGE COLORÉE,
DU POLLEN ET DE LA POUSSIÈRE DANS L'EXTRÊME NORD

William Reed écrit à ce sujet :

« Dès l'instant où l'on peut montrer que les conditions sont telles dans l'extrême nord de l'Arctique que les icebergs (composés d'eau douce) ne peuvent s'y former à la surfàce externe de la Terre, alors il faut bien admettre que c'est à l'intérieur qu'ils prennent naissance.

« Si la matière qui produit la neige colorée est une substance végétale - ce que prouve l'analyse ­ substance qu'on suppose être du pollen, et si aucune plante, si aucune fleur ne peuvent croître logiquement dans le voisinage de l'océan Arctique, alors cette substance végétale ne peut venir que de l'intérieur. Car si elle provenait d'un lieu plus éloigné à la surface de la Terre, on comprend mal pourquoi la neige ne serait pas colorée de la même façon ailleurs que dans le voisinage de l'ouverture polaire, ce qui n'est pas le cas.

« La poussière, cette plaie de l'océan Arctique, est produite par des éruptions volcaniques. Légère, facilement portée par le vent, elle s'abat sur les bateaux et gêne considérablement la navigation. Quand elle tombe sur la neige, elle la rend noire. L'analyse montre qu'elle est constituée de carbone et de fer, et on suppose qu'elle provient d'un volcan en activité.

Quel est ce volcan? On ne trouve fait mention nulle part qu'il y ait un volcan quelconque dans les environs du pôle Nord, et s'il y en a un ailleurs, plus loin, pourquoi la poussière tombe-t-elle seulement dans l'océan Arctique?

« Divers explorateurs ont fait état de la présence de nombreuses roches et de blocs de pierre trouvés encastrés dans les icebergs. Ces blocs de pierre ont été, soit projetés là par un volcan en éruption, soit charriés par les fleuves de l'intérieur. »

MER LIBRE DANS L'EXTRÊME NORD

Nous citons toujours Reed :

« Beaucoup croient que l'océan Arctique est une étendue d'eau gelée. Pourtant, bien qu'il contienne de grandes masses de glaces flottantes et des icebergs, j'aimerais fournir au lecteur la preuve qu'il est en réalité une mer libre, facilement navigable, et que plus on avance vers le nord, plus la température s'élève.

« 0utre des nuages de poussière et de fumée, on a observé aussi, en hiver, de nombreux brouillards. Si la Terre était la sphère solide que l'on dit, si l'Océan s'étendait jusqu'au pôle, où trouverait-on l'explication de ce brouillard ? Il est causé par de l'air chaud. De l'air chaud qui ne peut provenir que de l'intérieur de la Terre. Kane, un explorateur de l'Arctique, écrit : « Certaines observations » semblent laisser supposer qu'il y a de l'eau loin dans le nord, et tout au long de l'année. Les ciels d'eau assez fréquents, les brouillards, etc., que nous avons vus au sud-ouest au cours de l'hiver, confirment le fait. »

« Dans les récits des explorateurs, de nombreux paragraphes sont consacrés à cette mer libre. Si une telle mer existe dans la région la plus septentrionale du monde, peut-on trouver une raison valable au fait que personne n'ait jamais atteint le pôle? Les hommes qui avaient consacré tout leur temps, tous leurs efforts à cette tâche, qui parfois même y avaient sacrifié leur vie, étaient plus que désireux de réussir. Et pourtant, étrangement, ils échouèrent. Était-ce parce que le temps devenait plus chaud, que la vie végétale et animale se développait plus abondamment? Allons donc! C'était tout simplement parce que le pôle n'existait pas. »

Nansen, qui probablement fut celui qui alla le plus loin dans le Nord, remarque dans son livre que c'était un étrange sentiment de naviguer ainsi sur une mer houleuse en pleine nuit, vers des terres inconnues, en

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pensant qu'aucun bateau n'était jamais passé par là. Il souligne que le climat était relativement doux pour un mois de septembre. Plus il allait vers le nord, moins il voyait de glace. Il écrit : « Il y a toujours le même ciel noir devant nous, cela signifie que nous sommes en pleine mer. Chez nous, en Norvège, on est loin de se douter que nous filons droit vers le pôle sur une eau claire et limpide. Je ne l'aurais pas cru moi-même si quelqu'un me l'avait prédit quinze jours plus tôt. Et pourtant c'est la vérité ! »

Trois semaines plus tard, Nansen note que l'eau n'est toujours pas gelée. « Aussi loin que l'on puisse voir, écrit-il, c'est encore et toujours la pleine mer. »

Entre le 6 et 21 septembre il ne trouva pas la moindre trace de glace, alors qu'il naviguait plein nord à une très haute latitude.

POURQUOI FAIT-IL PLUS CHAUD PRÈS DES PÔLES? Cette chaleur insolite est une des preuves principales que la Terre est creuse. Commentaire de Reed « Si on peut démontrer, en citant ceux qui se sont avancés très loin dans la direction des prétendus pôles, qu'il fait plus chaud là que plus bas au sud, que la végétation y est plus abondante et les animaux plus nombreux, alors nous pourrons raisonnablement prétendre que la chaleur vient de l'intérieur de la Terre - car de quel autre endroit pourrait-elle provenir ?

« Dans Le Dernier Voyage du capitaine Hall, nous lisons: "Nous ne nous attendions pas à trouver une région aussi chaude, dépourvue de neige et de glace.

La vie animale y était partout présente : phoques, oies, canards, boeufs musqués, lapins, loups, renards, ours, perdrix, lemmings, etc. "

« Nansen, lui aussi, attire spécialement l'attention sur la chaleur. Il dit : "Nous pourrions presque croire que nous sommes chez nous ! " Chez eux, en Norvège, oui, dans un pays où la température est douce et agréable! Et pourtant ils ont atteint à ce moment un des points les plus avancés de l'extrême Nord.

« On a observé que des vents particulièrement forts non seulement élèvent la température dans le voisinage de l'océan Arctique, mais encore l'affectent très sensiblement à plus de 500 kilomètres de distance. De tels vents ne peuvent naître qu'à l'intérieur de la Terre, là où règne un climat tropical.

« Greely déclare: " La présence de ces oiseaux, de ces fleurs et de ces animaux était de la part de la nature une manière touchante de nous souhaiter la bienvenue dans notre nouvelle demeure. " Cette phrase n'est pas la simple constatation d'un fait normal. Elle dissimule un sentiment de surprise. Surprise de découvrir là des oiseaux et des bêtes qui, logiquement, ne devraient pas s'y trouver, alors qu'au sud pendant des kilomètres et des kilomètres la terre est couverte de neige éternelle atteignant, en certains endroits, une profondeur de plusieurs centaines de mètres. »

William Reed souligne. que beaucoup de ces animaux qu'on trouve dans l'extrême Nord cherchent à gagner, en hiver, une région plus tempérée. Et comme la chaleur semble augmenter en allant toujours plus loin dans le nord, leur instinct leur commande de prendre cette direction qui les mène droit à l'intérieur de la Terre.

Comme l'hiver approchait, Schwatka vit une troupe imposante de quatre millions de pingouins qui obscurcissaient le ciel et se dirigeaient droit au nord. Nansen dit qu'une région qui regorge ainsi de pingouins, de guillemots et d'autres animaux « doit être une terre promise ruisselante de lait et de miel ».

QU'EST-CE QUI PRODUIT LA NEIGE COLORÉE DANS L'ARCTIQUE ?

Nous l'avons vu, c'est une substance végétale, probablement du pollen. Et sa densité est telle qu'on peut supposer qu'il a fallu des dizaines et des dizaines de milliers d'hectares de fleurs et de plantes pour la produire.

Mais alors, où se trouve cette végétation luxuriante ?

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Reed répond: « Elle ne peut se trouver que près du pôle Nord, car si elle poussait ailleurs la neige colorée apparaîtrait dans d'autres lieux, et ne serait pas limitée à la région arctique. Oui mais, voilà, on n'a jamais vu une flore de cette importance à proximité du pôle. Conclusion: s'il n'y a rien à la surface de la Terre, c'est donc à l'intérieur qu'on doit chercher - et trouver - une réponse satisfaisante à ce problème. »

OùET COMMENT SE FORMENT LES ICEBERGS Comme nous l'avons déjà dit, les icebergs sont constitués d'eau douce. Donc l'océan Arctique n'est pour rien dans leur formation. Par contre, et nous citons Reed, l'intérieur de la Terre y est pour quelque chose.

« L'embouchure de ces fleuves qui viennent de l'intérieur gèle d'abord. Le fleuve, continuant de couler, inonde l'embouchure déjà glacée, et cette eau gèle à son tour, et ainsi de suite pendant des mois, jusqu'au printemps. Lorsque arrive l'été, que la température augmente, des masses de glace se détachent et sont poussées dans l'Océan où elles créent des raz de marée. Ces masses flottantes sont les icebergs.

« Notez la différence. À la surface de la Terre, lorsqu'une rivière est gelée, elle l'est sur toute sa longueur, tandis qu'à l'intérieur seule l'embouchure (qui se trouve dans l'ouverture polaire) est gelée. Cela veut dire qu'il y a une énorme masse d'eau courante qui afflue toute l'année à ces embouchures. Non seulement elle produit les icebergs, mais c'est elle aussi qui les pousse dans l'Océan.

« Depuis trois cents ans, un courant continu d'explorateurs a parcouru l'Arctique et l'Antarctique en quête des pôles. Aucun d'eux jamais n'a vu un iceberg quitter son port d'attache et plonger dans l'Océan. N'est­ce pas étrange que personne n'ait songé à se poser des questions sur le lieu d'origine de ces glaces flottantes »

À l'appui de sa théorie sur la formation des icebergs, William Reed cite Bernacchi qui, relatant les observations qu'il a faites dans l'Antarctique, écrit « Il est tombé moins de cinq centimètres de pluie en onze mois et demi. Dans ces conditions, où trouverait-on matière à produire le moindre iceberg? Cependant, le plus grand d'entre eux est là, sous nos yeux. Il mesure 600 kilomètres de long sur 80 de large, s'enfonce de 600 mètres sous l'eau, et s'élève de 25 à 30 mètres au-dessus de l'Océan. » Commentaire de Reed :

« Il est impossible que ces icebergs se forment dans un pays où il n'y a pratiquement ni pluie ni neige. Ils sont faits d'eau douce gelée, et il n'y a aucune eau douce à geler. Donc ils sont nés ailleurs, donc ils viennent d'ailleurs.

« Comment puis-je savoir que le plus grand iceberg du mondç vient de l'intérieur de la Terre ? Parce qu'il ne peut venir de l'extérieur, comme je viens de le montrer. Et le fleuve qui l'a charrié doit avoir des dimensions impressionnantes. Il doit être droit, sinon l'iceberg se serait brisé, étant donné ses proportions gigantesques. D'autre part, on peut penser que le terrain parcouru était à peu plès horizontal, car la surface de cet iceberg est plane. Une preuve supplémentaire que l'intérieur de la Terre près de l'entrée polaire sud est plat, uni, sans bosses importantes, c'est que beaucoup d'icebergs de l'Antarctique sont longs et minces. On les appelle des " langues de glace ". Par contre, ceux qu'on trouve dans l'Arctique sont plus ramassés, plus tourmentés, indiquant qu'ils proviennent de régions montagneuses.

« Lorsque Bernacchi voyageait dans l'Antarctique, il nota: " Au çours des deux derniers jours, nous avons vu des milliers d'icebergs. Ils étaient si nombreux qu'à un moment on a pu en compter quatre-vingt-dix d'un seul coup. Leurs formes étaient assez peu variées, tous étant très grands et limités par des falaises perpendiculaires. Il y avait une grande quantité d'eau douce à la surface de l'Océan. "

« Cette eau douce, encore une fois, d'où provient-elle ? Il n'y a dans l'Antarctique ni pluie ni neige fondue en quantité suffisante pour produire des icebergs d'une telle envergure. La conception de la Terre creuse donne la seule solution acceptable. »

LES RAZ DE MARÉE

Reed reproduit ici les descriptions qu'en ont faites les explorateurs. Descriptions parfois terrifiantes, où l'on voit d'énormes masses de glace se soulever à de grandes hauteurs et se briser dans un bruit terrible qu'on entendait parfois de très loin : « Des blocs géants tanguaient et roulaient les uns sur les autres, comme s'ils

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étaient bousculés par des mains invisibles, et ces énormes masses compressées faisaient entendre des craquements stridents qui glaçaient le sang dans les veines. »
Selon Reed, la fréquence de ces puissants raz de marée semble exclure la possibilité qu'ils soient causés par des éruptions volcaniques sous-marines. La seule hypothèse à retenir, et que nous avons déjà envisagée plus haut, est que ce sont les icebergs qui, après s'être libérés de leur lieu d'origine, plongent dans l'Océan et créent ces terribles vagues de fond.

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Chapitre IV

IV. L'œuvre de Marshall B. Gardner :
Voyage à l'intérieur de la Terre,
ou
les pôles ont-ils vraiment été découverts ?

L'ŒUVRE DE MARSHALL B. GARDNER
« VOYAGE À L'INTERIEUR DE LA TERRE »,
OU
« LES PÔLES ONT-ILS VRAIMENT ÉTÉ DÉCOUVERTS? »

 

Marsball B. Gardner, après vingt années de recherches et de réflexions, publia son fameux livre Voyage à l'intérieur de la Terre, en 1920. Il ne semblait pas avoir eu connaissance de l'ouvrage de William Reed. De sorte que les deux hommes développèrent leurs thèses indépendamment l'un de l'autre.

La grande contribution de Gardner réside dans sa théorie du soleil central. Ce soleil est la cause de la température plus élevée qu'on trouve dans l'ouverture polaire. Cest lui aussi qui produit l'aurore boréale. Reed, qui n'avait pas « vu » cet astre brillant, attribuait ses effets à des volcans en activité. Un soleil central, source de chaleur et de lumière, rend possibles la vie végétale et animale à l'intérieur de notre globe, et aussi la vie humaine. Reed croyait à cette vie, bien sûr, mais il avait du mal à l'expliquer, compte tenu de sa théorie qui excluait le soleil.

Dans son livre, Gardner fait appel aussi à des données astronomiques pour prouver que non seulement la Terre, mais aussi toutes les planètes du système solaire, sont creuses à l'intérieur avec des soleils centraux, et qu'elles ont été formées à partir d'une nébuleuse tourbillonnante. C'est toujours le même processus. À l'origine, on a une masse en fusion qui tourne sur elle-même. La force centrifuge projette les substances les plus lourdes à la périphérie. Ainsi se constitue à la surface extérieure de chaque planète une croûte solide, tandis qu'une partie du feu initial subsiste dans le creux intérieur pour former le soleil central. Des ouvertures se créent aux extrémités polaires, dues à ce même mouvement de rotation et de déplacement dans l'espace.

L'EXPLORATION ARCTIQUE: UNE PREUVE

L'ouvrage de Gardner a 450 pages. Sa bibliographie comporte une cinquantaine de titres, presque tous axés sur l'exploration arctique. Cela montre avec quelle conscience l'auteur s'est lancé dans son entreprise, afin de démontrer que la Terre est une coquille creuse dont l'enveloppe extérieure mesure environ 1300 kilomètres d'épaisseur et l'ouverture polaire 2300 kilomètres de diamètre.

Des phénomènes surprenants.

Gardner pose le problème de la façon suivante « Comment les hommes de science expliquent-ils le fait que, lorsque nous nous dirigeons vers le nord, il fait de plus en plus froid jusqu'à un certain point au-delà duquel la température commence tout à coup à devenir plus chaude ? Comment expliquent-ils le fait que l'origine de cette chaleur ne se situe pas dans le sud, mais qu'elle est créée en réalité par une série de courants d'eau chaude et de vents chauds en Provenance du nord ? Faut-il donc admettre qu'il y a une mer libre et chaude dans l'extrême Nord ? À l'endroit même où les hommes de science s'attendent à trouver une glace. éternelle ?

« Pourquoi encore les explorateurs ont-ils découvert sur les falaises de glace inhospitalières de l'extrême Nord du pollen rouge et, flottant dans l'eau, des graines de plantes tropicales - alors qu'on n'en trouve plus en redescendant vers le sud ? Pourquoi ces morceaux de bois, pourquoi ces branches d'arbres - certaines portant, même parfois des bourgeons naissants -, oui, pourquoi?

« Pourquoi le nord du Groenland est-il le plus grand habitat du moustique, un insecte qui vit normalement dans les régions chaudes? Comment a-t-il pu atteindre le Groenland s'il vient du sud ? Où vont les

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renards et les lièvres qu'on a vus marchant vers le nord ? Et les ours ? Est-il possible d'imaginer que des animaux de cette taille peuvent trouver de quoi subsister dans un désert de glace ?

« Comment les hommes de science s'expliquent-ils que pratiquement tous les explorateurs, dans les hautes latitudes, aient été obligés de réviser leurs théories, et jusqu'à leurs méthodes de navigation ? Que pensent-ils, ces hommes de science, des passages que nous avons cités du livre de Nansen, montrant que le navigateur norvégien s'était bel et bien perdu dans la région arctique?

« Comment expliquer la migration de ces oiseaux qui apparaissent en Angleterre et dans d'autres pays nordiques à une certaine période de l'année, qu'on retrouve dans les tropiques à une autre période, mais qui disparaissent complètement en hiver?

« Il fàudrait encore demander à l'élite scientifique comment elle explique le fait que ni Peary ni Cook n'aient jamais pu prouver qu'ils avaient bien atteint le pôle Nord. Sans mettre en doute la bonne foi de ces deux hommes, n'est-il pas évident qu'ils s'étaient perdus ? Comment expliquer autrement les divergences et les contradictions que renferme le propre récit de Peary ?

Une courbure imperceptible.

« Le lecteur va se demander peut-être pourquoi Peary n'a pas découvert cet immense orifice situé à l'extrémité polaire ? On ne peut mieux répondre à cette question qu'en en posant une autre : pourquoi l'homme ne s'est-il jamais rendu compte en regardant autour de lui qu'il vivait à la surfàce de ce qui est, à proprement parler, une immense sphère? Pourquoi a-t-il pensé pendant des siècles que la Terre était plate ? Simplement parce que la sphère était si grande qu'il ne pouvait en voir la courbe. Cela lui paraissait si naturel de se déplacer sur une surface plane qu'il fut très étonné lorsqu'il apprit que la Terre était ronde. N'ayant aucune notion de ce qu'était la loi de gravité, il se demanda pourquoi il ne tombait pas dans le vide.

« Il en va de même pour les explorateurs po1aires. Ils font route sur le bord externe de l'ouverture polaire, mais cette ouverture est si grande - si l'on considère que la croûte terrestre a quelque 1300 kilomètres d'épaisseur - que la courbure n'en est pas perceptible. De sorte que si un explorateur allait suffisamment loin, il franchirait complètement les bords extérieurs de l'ouverture, pénétrerait dans les mers du Monde intérieur, et pourrait ressortir par l'orifice antarctique, en se demandant s'il a rêvé. Qu'est-ce qui lui prouverait, en effet, qu'il a bien été à l'intérieur de la Terre ? Peu de chose. Il aurait vu un soleil plus petit que celui auquel il est habitué. Il lui aurait été aussi impossible de se guider à l'aide des étoiles, pour la bonne raison qu'il n'y a pas d'étoiles, ni même de nuit pour les voir.

Un soleil central en suspension.

« Mais, va demander le lecteur, est-ce que la force de gravité ne devrait pas faire tomber dans le vide l'explorateur qui arrive sur la paroi interne de la Terre - étant donné que cette force attire toute chose vers le centre du globe ?

« Nous répondrons qu'en ce qui concerne l'attraction terrestre, ce n'est pas le centre géométrique du globe qui détermine la force d'attraction, mais sa masse. Et si la masse de la Terre est plus importante au niveau de la croûte, c'est la masse de cette croûte qui exercera la force d'attraction, non un simple point géométrique situé à 4600 kilomètres de là - ces 4600 kilomètres représentant la distance approximative qui sépare la surface interne de la Terre du soleil central. L'égale répartition de la force de gravité tout au long de l'écorce terrestre fait que ce soleil central est suspendu à un endroit précis, équidistant de chaque partie de cette écorce. Quand nous sommes sur la paroi externe de l'écorce terrestre, c'est la masse de cette écorce qui nous plaque à la surface. Quand nous nous trouvons sur la paroi interne, c'est la même force qui nous permet de nous maintenir solidement sur nos pieds.

« Nous nous rendrons compte de toutes ces choses quand nous explorerons enfin sérieusement l'Arctique, et alors nous nous étonnerons d'avoir été pareillement aveugles pendant des siècles devant une telle évidence. »

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Vingt-sept ans après que Gardner eut écrit ces lignes, l'amiral Byrd ftanchissait en avion l'ouverture polaire et survolait pendant 2700 kilomètres une terre au climat chaud, couverte d'arbres, de rivières et de lacs, et dotée d'une vie animale. Une erre en tout point semblable à celle qu'avait décrite Marshall B. Gardner.

Les merveilles de l'Arctique.

Nous l'avons dit, l'Arctique n'est pas le désert que l'on croit. La vie pullule dans l'extrême Nord. Gardner cite un passage du journal de Hayes. Alors qu'il se trouvait à 78° et 17' de latitude, au début de juillet, Hayes note : « j'ai attrapé un papillon aux ailes jaunes et, qui le croirait, un moustique. Et puis aussi trois araignées, deux abeilles et deux mouches. »

Puisqu'on ne trouve pas ces insectes plus au sud, Gardner en déduit qu'ils viennent de l'intérieur de la Terre à travers l'ouverture polaire.

Les observations de Hayes concernant la vie des insectes dans l'extrême Nord ont été confirmées par Greely dans son livre : Trois années de service dans l'Arctique. La préface est déjà riche d'enseignements. Greely y raconte que les merveilles des régions arctiques sont si extraordinaires qu'il avait été forcé de modifier les notes qu'il avait prises sur le vif, de les minimiser, de crainte qu'on ne le soupçonne d'exagération. Que les hautes régions arctiques soient pleines de vie, qu'un explorateur ne puisse les écrire sans se voir accuser d'en rajouter, voilà un phénomène bien étrange que devraient méditer les adeptes des vieilles théories géographiques qui pensent que ces régions conduisent seulement à une terre désolée de glace éternelle.

Greely a recensé des oiseaux d'espèces inconnues, ainsi que deux fleurs différentes de toutes celles qu'il connaissait, sans parler des papillons et des mouches. Il a trouvé aussi beaucoup de bois de saule pour faire du feu.

Gardner écrit :

« Quand ils arrivent aux environs du 80° degré de latitude nord, les explorateurs sont stupéfaits de voir que l'eau devient tout à coup moins froide, que des oiseaux, des animaux émigrent vers le nord pour se nourrir et se reproduire, alors que logiquement ils devraient descendre vers le sud. Et à mesure que ces explorateurs remontent vers les hautes latitudes, ils rencontrent les signes troublants d'une vie végétale et animale de plus en plus riche. Et ce n'est pas tout Dans notre chapitre sur les mammouths, nous apporterons la preuve que ce mastodonte vit encore à l'intérieur de la Terre. »

Bois flottant, branches d'arbres portant des bourgeons verts, graines tropicales... oui, on a trouvé tout cela dans les mers arctiques.

À propos de ces graines tropicales, Gardner écrit « Elles viennent de l'intérieur de la Terre. Pourquoi? Parce qu'elles appartiennent à des arbres qui ne poussent que dans des climats très chauds et qu'on voit mal comment elles auraient pu parcourir des milliers de kilomètres à travers le monde sans se désagréger. »

L'explorateur Sverdrup trouva des lièvres en si grand nombre aux environs du 81° degré de latitude nord qu'il appela une crique « Le Fjord du Lièvre ». Il y avait par ailleurs suffisamment de gibier pour nourrir toute l'équipe d'exploration.

Le capitame Beechey vit des oiseaux en si grande quantité sur la côte ouest du Spitzberg que l'endroit retentissait de leurs cris depuis l'aube jusqu'au soir. Les petits pingouins étaient si nombreux, si serrés les uns contre les autres, que parfois on en a tué trente d'un seul coup de fusil. Quatre variétés de mouettes survolaient l'Océan environnant, et dans cet Océan il y avait des poissons et des animaux amphibies.

Franklin aperçut des oies émigrant vers le nord inconnu à une haute latitude. Vers quelle terre ? Il note qu'aussi loin que l'explorateur s'avance dans l'extrême Nord il rencontre toujours l'ours polaire devant lui. Cet ours qui marche toujours vers le nord, où va-t-il ?

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Le commandant McClure explora la Terre de Banks et découvrit des quantités d'arbres éparpillés dans la glace. De toute évidence ils avaient été apportés là par des courants en provenance du nord. Une partie de ce bois était pétrifié, mais il y en avait aussi beaucoup d'origine récente.

Le bois flottant trouvé par Nansen le long de la côte du Groenland étonna beaucoup l'explorateur, et il en repéra encore à 86° de latitude. Stupéfiant, non?

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Un vaste lieu de refuge.

Pour Gardner, les témoignages unanimes des explorateurs selon lesquels « plus on s'avance au nord, plus il y a de vie anrimale », est la preuve indéniable qu'il existe dans l'extrême Nord un vaste lieu de refuge où toutes les bêtes peuvent se nourrir en abondance et se multiplier en paix. Cette région privilégiée est aussi le lieu d'origine d'une vie végétale dont nombre d'explorateurs ont reconnu les traces : le pollen rouge, porté par des brises favorables, et colorant les icebergs et les versants des glaciers ; les graines, les bourgeons, les branches... .

« Un véritable paradis où la vie humaine tient peut-être aussi une place importante! Les êtres qui vivent là doivent mener une existence paisible, agréable, se nourrissant de fruits et de légumes inconnus de nous. Quand nous pénétrerons dans ce vaste et merveilleux territoire, nous verrons croître en pleine nature ces arbres dont nous n'avons recueilli que les débris flottant au fil des eaux arctiques. Nous découvrirons, peut­être nichés dans ces arbres, ou peut-être folâtrant sur les rochers de la région polaire interne, des bandes de cygnes et d'oies sauvages, des nuées de mouettes, tous ces oiseaux que les explorateurs ont vus si souvent volant vers le nord sans s'expliquer la raison de ces migrations. »

Parlant de Nansen, Ottmar Kaub écrit :

« Le 3 août 1894, le Dr Fridgof Nansen fut le premier homme à atteindre l'intérieur de la Terre. Le Dr Nansen s'était perdu, et il le reconnut. D'abord surpris par la température élevée, il le fut encore plus lorsqu'il découvrit la piste d'un renard. Un renard dans cette région ? Comment était-ce possible? Décontenancé, sa boussole ne fonctionnant plus, l'explorateur revint sur ses pas. S'il avait su qu'il était entré dans l'ouverture conduisant à l'intérieur de la Terre, et s'il avait poursuivi sa route, Nansen aurait trouvé non seulement d'autres pistes de renards, mais aussi des oiseaux tropicaux, divers animaux, et finalement les êtres humains qui habitent cette " terre au-delà du pôle " que survola l'amiral Byrd en 1947 sur une distance de 2700 kilomètres. »

ORIGINE DU MAMMOUTH

Marshall B. Gardner affirme que les mammouths et autres animaux tropicaux trouvés gelés dans les glaces de l'Arctique ne sont pas, comme on le suppose, des créatures préhistoriques, mais qu'ils vivent réellement à l'intérieur de la Terre. L'amiral Byrd a donné une éclatante confirmation à cette théorie lorsqu'il a observé de son avion un mammouth évoluant au milieu des broussailles du stupéfiant paysage qu'il survolait au-delà du pôle.

Selon Gardner, ces animaux qu'on ne trouve plus à la surface de la Terre sont venus de l'intérieur, transportés par les fleuves, et ont gelé dans la glace qui s'est alors formée. Cette théorie semble vraisemblable, étant donné que la glace est constituée d'eau douce, et que cette eau douce, comme nous l'avons vu plus haut, ne peut provenir que des rivières arrosant l'intérieur de la Terre et débouchant dans l'ouverture polaire.

Gardner parle de troupeaux de mammouths, d'éléphants et autres animaux d'origine tropicale qui, s'aventurant trop loin dans les régions plus froides proches de l'ouverture polaire, sont surpris par la chute brutale de la température et de ce fait condamnés à une mort rapide.

Robert B. Cook dit qu'on a retrouvé dans les dépôts glaciaires du Nord non seulement des mammouths, mais aussi des rhinocéros, des rennes, des hippopotames, des lions et des hyènes. Il explique que ces bêtes, incapables de supporter un climat aussi rude, vivaient il y a des millénaires, lorsque régnait dans la région polaire une température tropicale. Mais Gardner, lui, n'est pas de cet avis. Il maintient que ces animaux vivent actuellement à l'intérieur de la Terre, et il avance la raison suivante: « Les lions et les hyènes appartiennent à des espèces récentes. Ce ne sont pas des créatures préhistoriques comme le mammouth. Donc on ne peut pas faire remonter leur mort à l'époque pré-glaciaire. Voilà un point que M. Cook aurait du mal à expliquer. »

D'autre part, on a trouvé dans l'estomac des mammouths de la nourriture qui n'avait pas été encore digérée: pousses et pommes de pin, végétation tropicale.

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Nous avons vu que la théorie communément admise pour expliquer ces faits était la suivante autrefois, la région arctique jouissait d'un climat tropical, mais un brusque écart dans la rotation de la Terre sur son axe avait ­soudain transformé ce pays de végétation luxuriante en un désert de glace. Les grands dépôts de défenses d'éléphants découverts en Sibérie ont été avancés comme preuve que la Sibérie était autrefois un pays tropical.

Mais il y a une autre explication. Celle de Marshall B. Ganlner. Ces animaux ont été surpris par une mort soudaine et brusquement gelés, non parce qu'il y a eu un brutal changement de climat dans la région polaire quelques millénaires plus tôt, mais parce que, venant de l'intérieur de la Terre et peut-être perdus sur les bords de l'ouverture polaire, ils n'ont pu supporter les rigueurs de la température externe. Et cela a pu se produire à n'importe quel moment au cours des âges, comme cela peut se produire encore aujourd'hui. Le fait que Byrd ait observé un mammouth évoluant en toute liberté dans la terre mystérieuse au-delà du pôle ne fait que confirmer l'hypothèse de Gardner.

À L'APPUI DE LA THÉORIE DE LA TERRE CREUSE UNE PREUVE ASTRONOMIQUE

Gardner consacre une partie importante de son livre à la discussion de données astronomiques. Et ces données consolident singulièrement sa théorie de la Teae creuse. TI se réfère en particulier à la formation originelle des planètes à partir de nébuleuses, et il évoque aussi les lumières polaires qu'on a observées sur Mars, Vénus et Mercure.

Gardner cite un article paru dans Scientiftc American, le 14 octobre 1916, sous la signature de H. D. Curtis, membre de la Société astronomique du Pacifique. Curtis écrit :

« Cinquante de ces nébuleuses ont été étudiées et photographiées au moyen du réflecteur de Crosly. On a utilisé des temps de pose différents, de fàçon à faire ressortir les détails de structure de la partie centrale brillante et aussi de la matière périphérique. La plupart des nébuleuses présentent un anneau plus ou moins régulier, une sorte d'écorce ou de coquille, généralement avec une étoile centrale. » .

Commentaire de Ganlner :

« Pourquôi les hommes de science ne se sont-ils jamais vraiment penchés sur le problème que pose la forme de ces nébuleuses planétaires ? Ils n'ont qu'à regarder les photographies, elles sont snffisamment explicites. La nébuleuse prend la forme d'une coquille creuse ouverte aux pôles, avec un noyau brillant au centre, ou soleil central. Pourquoi ces hommes de science ne se sont-ils jamais demandé ce qu'impliquait une pareille structure, à quoi logiquement elle conduisait ? Est-ce que par hasard ils ne craindraient pas de voir leurs théories sérieusement perturbées ?

« Quant à nous, nous n'avons pas cette crainte. Notre théorie montre clairement les différentes étapes de l'évolution des nébuleuses, comment se forment les ouvertures polaires, comment la coquille se solidifie, comment enfin ces mêmes nébuleuses deviennent des planètes. »

Un même processus: toutes les planètes sont creuses.

Gardner fait un rapprochement intéressant entre la formation du système solaire et la formation des planètes. C'est le même processus qui opère dans l'un et l'autre cas. Au centre de chaque planète, une partie du feu originel constitue le soleil central, tandis que les substances les plus lourdes sont projetées à la surface où elles forment une croûte solide, laissant l'intérieur creux. De la même fàçon, le système solaire est, lui aussi, formé d'un soleil centra1- celui que nous connaissons bien. Le même mouvement de rotation et la même force centrifuge ont poussé les masses les plus lourdes (les planètes) à la périphérie du système. On s'aperçoit d'ailleurs que les planètes les plus éloignées du Soleil, comme Uranus et Neptune, sont plus grandes que celles qui sont plus rapprochées, comme Mercure et Vénus. S'appuyant sur ces évidences astronomiques, Marshall B. Gardner développe sa théorie suivant laquelle toutes les planètes sont creuses avec des soleils centraux. Et il émet encore l'hypothèse que notre univers aussi doit avoir son soleil, autour duquel tournent les étoiles.

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La lumière du soleil central.

Gardner cite un célèbre astronome, le professeur Lowell, qui a vu des rayons de lumière sur la calotte polaire de Mars. D'où viennent ces rayons? Gardner répond: « Ils sont causés par le soleil central de Mars qui brille à travers l'ouverture polaire. » De semblables lumières ont été observés en provenance de la région polaire de Vénus. Et au cours d'un passage de Mercure entre le Soleil et la Terre, alors que cette planète nous présentait un disque sombre, on y a vu jaillir une lumière brillante.

Gardner en conclut que ces trois planètes (Mars, Vénus et Mercure) sont creuses et qu'elles ont des ouvertures polaires improprement appelées « calottes glaciaires ». Car si elles sont blanches, ce n'est pas à cause de la neige ou de la glace, mais parce qu'il y a dans ces régions un grand amoncellement de brouillards et de nuages, à travers" lesquels resplendit le soleil central. La lumière de ce soleil a été observée à maintes reprises par les astronomes. Mais, n'en comprenant pas la raison, ils n'ont jamais pu en offrir une explication satisfaisante. Gardner note que parfois ces calottes glaciaires disparaissent brusquement, à la suite d'un changement de temps. Comment de la glace et de la neige pourraient-elles fondre aussi rapidement?

Le professeur Newcomb écrit :

« Il n'y a aucune preuve que de la neige semblable à celle que nous connaissons se soit jamais formée autour des pôles de Mars. Il ne semble pas possible que des chutes de neige importantes aient pu se produire, et il n'est pas non plus absolument nécessaire de faire appel à la neige et à la glace pour expliquer ces calottes blanches.» "

Explication des phénomènes lumineux.

Revenons à ces lueurs étranges aperçues sur certaines planètes. Gardner raconte que le 7 juin 1894 le professeur Lowell était en train d'observer Mars lorsqu'il vit soudain deux rayons de lumière jaillir du milieu de l'extrémité polaire. Ces rayons étaient éblouissants. Ils brillèrent pendant quelques minutes et disparurent. Green, quelques années plus tôt, avait vu, lui aussi, deux taches de lumière sur le pôle de Mars.

Lowell a essayé d'expliquer ces lumières par la réflexion des rayons du Soleil sur la glace polaire.

Mais Gardner réfute cette hypothèse. Il cite le professeur Pickering qui aperçut une vaste surface blanche à l'extrémité polaire de Mars. Cette surface ressemblait à une calotte neigeuse. Pickering l'observa pendant vingt-quatre heures, puis elle s'effaça progressivement. De la même façon, Lowell vit une bande de couleur bleu foncé qu'il identifia à de l'eau provenant du dégel de la calotte glaciaire. Gardner pense que ces deux savants se trompent dans leur interprétation. Pour lui, ces « calottes » ne sont pas faites de glace, mais de brouillards et de nuages, et c'est pour cela qu'elles apparaissent et disparaissent aussi rapidement.

Il écrit :

« Ce que Lowell aperçut était en réalité un rayon du soleil central de Mars jaillissant à travers l'ouverture du pôle martien. Et la bande bleue qu'il a décelée n'était-elle pas un phénomène optique marquant les limites de la surface réfléchissante qui s'incurve vers l'intérieur de la planète? Le fait que cette bande ne soit visible qu'à cerlains moments prouve simplement que Mars "doit se trouver dans une certaine position par rapport à la Terre pour qu'on puisse voir complètement l'embouchure de l'ouverture polaire.

« Pourquoi les hommes de science n'ont-ils jamais comparé ces phénomènes lumineux avec ceux qui éclatent dans nos propres régions polaires ? On a remarqué que les aurores boréales se produisaient sans qu'intervienne le moindre changement dans le champ magnétique. On voit mal alors quoi d'autre pourrait les provoquer sinon une importante source lumineuse. Le reflet de cette lumière aurorale dans les hautes régions de l'atmosphère ne ressemble-t-il pas étrangement à la projection de la lumière des calottes martiennes dans la haute atmosphère de cette planète? Et comment les hommes de science expliquent-ils le fait que "ces aurores ne soient vues distinctement et complètement que dans l'extrême Nord, et que plus au sud on n'en aperçoive que des fragments ?

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« Autre chose. Si les pôles de Mars sont vraiment couverts de glace ou de neige, comment expliquer qu'il en soit de même pour ceux de Vénus, qui est une planète chaude? De même, pourquoi les prétendues calottes glaciaires de Vénus et de Mercure ne croissent-elles et ne décroissent-elles pas à l'exemple de celles de Mars ? Et si ces dernières sont vraiment faites de glace, pourquoi projettent-elles une grande masse de lumière à des kilomètres au-dessus de la planète alors même qu'elles n'offient aux observateurs qu'une vue de profil ? Comment peuvent-elles être aussi brillantes dans de telles circonstances ? Et comment Lowell aurait-il pu en voir jaillir des rayons lumineux si ces rayons ne provenaient pas d'une source de lumière directe ?

« Le professeur Lowell, dont, entre parenthèses, les observations paraissent toutes venir appuyer notre théorie, a encore noté ceci : lorsque la planète est observée de nuit à travers le télescope, sa lumière polaire est jaune. Pourquoi jaune? Elle devrait être blanche si les pôles étaient vraiment constitués de glace. Notre théorie fournit la solution. On sait qu'une lumière électrique, quand elle brille dans l'obscurité et qu'on la voit d'assez loin, prend une couleur jaune. Or le soleil central est une masse incandescente du même ordre. Donc son rayonnement dans la nuit paraîtra jaune, ce qu'a justement observé Lowell. »

Mitchell vit deux éclairs de lumière à l'extrémité polaire de Mars, et ces deux éclairs se confondirent à un certain moment. Gardner explique des phénomènes de ce genre par le fait que des nuages parfois voilent le soleil central, provoquant des perturbations dans le rayonnement émis à travers l'ouverture polaire.

Un astronome anglais, W. E. Denning, écrivit en 1886 dans la revue scientifique Nature :

« Durant les mois passés, la calotte glaciaire de Mars a été très brillante, offrant souvent un contraste saisissant avec le restant de la surface, faiblement éclairé. Ces régions lumineuses de Mars requièrent une attention particulière. Dans les nombreuses études et descriptions qui ont été faites de la planète, on n'a pas accordé suffisamment d'importance à ces points brillants. »

Un autre astronome anglais, J. Norman Lockyer, écrivit ces lignes en 1892, toujours au sujet de Mars « La zone de neige est parfois si brillante qu'elle semble faire saillie au-dessus de la planète, comme une sorte de croissant lunaire. Cet effet d'irradiation a été souvent souligné. Une fois on a même observé que la calotte glaciaire brillait comme une nébuleuse, alors que la planète elle-même était cachée par des nuages. Ce phénomène a été noté par Beer et Madler et rapporté dans leur ouvrage : « Fragments sur les corps célestes. »

Commentaire de Gardner :

« On ne peut lire ces lignes sans être fi:appé de voir combien elles viennent renforcer nos propres convictions. Seuls des rayons provenant directement du soleil central peuvent causer une telle luminosité au­dessus de la surface de la planète. Seuls, ils peuvent expliquer les variations de cette luminosité, suivant que l'atmosphère est claire ou nuageuse. S'il ne s'agissait que d'une simple calotte glaciaire, comme on voudrait nous le faire croire, on n'aurait pas observé de clarté vive quand la planète était couverte de nuages. Nous ajouterons que cette clarté est précisément celle qu'offrirait notre aurore boréale à un monsieur qui l'observerait d'une autre planète. Quand nous examinerons le cas de Vénus, nous démontrerons formellement que les cercles polaires ne sont pas des calottes de neige, de glace, ou même de givre, mais simplement des ouvertures conduisant à l'intérieur illuminé de la planète. »

SUR Vénus.

Sur Vénus la grande quantité de vapeur d'eau tend à égaliser la température, de sorte que ses calottes polaires ne sont pas composées de neige ou de glace, comme on suppose qu'elles le sont sur Mars - comme le supposent du moins les scientifiques orthodoxes. Parlant des extrémités polaires de Y énus, Macpherson écrit dans son Roman de l'astronomie moderne :

« Certains astronomes pensent qu'elles sont semblables à celles de notre Terre ou de Mars. Quelques autres, cependant, estiment qu'il ne faut pas les considérer comme des surfaces de neige ou de glace. »

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L'astronome français Trouvelet, en 1878, a observé au pôle de Vénus une masse confuse de points lumineux que Gardner attribue à la lumière du soleil central cherchant à se ftayer un chemin à travers les nuages. Il est clair pour lui que ces points lumineux ne peuvent pas être une réflexion de no1re Soleil, puisque le pôle de Vénus n'est pas recouvert de glace.

Sur Mercure,

Des radiations lumineuses du même ordre émanent de Mercure. Richard Proctor, un des astronomes les. plus connus du XIXe siècle, écrit à ce sujet .

« Il existe un cmieux phénomène sur Mercure. Il pourrait indiquer que cette planète recèle une énergie vulcanienne qui, comparée à celle de notre Terre, serait terriblement plus puissante. On a supposé que le point brillant vu sur le disque sombre de Mercure, alors que la planète était de passage devant le Soleil, indiquait une source d'illumination soit à la surface de la planète, soit dans son atmosphère. En ce qui concerne l'atmosphère, cela est assez peu probable. Et les aurores n'ont pas une intensité de lumière suffisante pour produire un tel éclat. Reste la surface. Si elle rayonnait d'une telle lumière, cela voudrait dire que des centaines de milliers de kilomètres carrés de la planète brûleraient comme une fomnaise. Nous nous permettons d'en douter. Alors quelle est l'origine de ce point brillant? Nous pensons, quant à nous, que ce n'est qu'une illusion d'optique. »

Commentant cette déclaration de Proctor, Gardner écrit :

« Encore une fois, nous sommes d'accord sur l'observation du phénomène, mais pas sur la conclusion qu'on en tire. Voilà un point lumineux sur Mercure, parfaitement. détecté au télescope, si brillant. que l'observateur compare son incandescence à celle d'une fomnaise. Et comment réagit Proctor ? Désarçonné, pas du tout préparé à voir un phénomène de cet ordre, et donc incapable de l'expliquer, il escamote le problème et parle d'une " illusion d'optique " ! Nous ne pouvons croire que les yeux de Proctor lui aient joué un mauvais tour. C'était un astronome réputé, parfaitement entraîné à ce genre d'observations. Donc, il a bien vu ce qu'il a vu, et nous savons, nous, quelle en est la cause : le soleil central de Mercure, ce soleil qui darde ses rayons à travers l'ouverture polaire. Comme Mercure est une petite planète, le soleil intérieur devrait se trouver assez près de l'ouverture, de sorte que lorsqu'il n'y a aucun nuage, aucun brouillard pour le voiler, il doit briller avec une intensité extraordinaire.

« Qu'ajouter de plus pour prouver que toutes les planètes ont un soleil central ? N'est-il pas significatif que, partant d'observations faites sur Mars, nous puissions poursuivre avec Vénus et Mercure, appliquant les mêmes analyses et obtenant les mêmes résultats ? » Les comètes ont la tête creuse.

En plus de ces données astronomiques qui plaident en faveur de sa théorie, Gardner se réfère encore aux comètes. Il examine la structure de leurs têtes. Il montre qu'elles sont creuses au milieu, avec une croûte extérieure et un soleil central. Il reproduit dans son livre un dessin de la comète de Donati. Comme on peut le voir, cette comète possédait un noyau central, ou soleil, qui « brillait avec un éclat pareil à celui de l'étoile polaire », et elle avait un diamètre de 1000 kilomètres. Gardner croit qu'une comète est une planète qui a été attirée sur l'orbite d'un corps céleste beaucoup plus important - celui-ci l'ayant arrachée à sa propre orbite - à la suite de quoi elle est entrée en collision avec une autre planète. La chaleur dégagée par ce choc fantastique a créé cette queue gazeuse que traînent après elles toutes les comètes. Gardner prétend que le noyau de feu situé dans la tête de ces comètes est un vestige du soleil central de la planète.

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ORIGINE DE L 'AURORE BORÉALE

Nous l'avons vu. de même que les lumières polaires de Mars, Vénus et Mercure proviennent de leurs soleils centraux, de même sur la Terre le merveilleux spectacle de l'aurore boréale est la conséquence du rayonnement de notre soleil central à travers l'ouverture arctique. Les variations de ce rayonnement sont dus à la formation de nuages à l'intérieur. Ces nuages, en se déplaçant, escamotent par moments la lumière du soleil central, et provoquent de ce fait des fluctuations dans le reflet qu'on en voit dans le ciel.

L'aurore boréale, nous l'avons dit, n'est pas causée par le magnétisme ou des décharges électriques. Cela a été largement prouvé par les observations des explorateurs arctiques montrant qu'il n'y avait aucune perturbation dans le fonctionnement de la boussole lorsque l'aurore était à son maximum d'intensité, et qu'on n'entendait pas non plus ces crépitements qui accompagnent toujours les décharges électriques. Gardner ajoute :

« Il y a encore d'autres considérations qui prouvent que l'aurore est due à la réflexion du soleil intérieur dans le ciel polaire. Le Dr Kane, dans le récit de ses explorations, nous dit que c'est quand elle est blanche que l'aurore est la plus brillante. Cela prouve une chose: lorsque la lumière blanche du soleil central est reflétée dans son intégralité, elle offre une luminosité plus intense que lorsqu'elle est découpée en couleurs prismatiques. Ce dernier cas se produit quand l'atmosphère (à l'intérieur de la Terre) est humide et dense ­ avec, comme résultat, la formation d'un arc-en-ciel. On conçoit fort bien que la manifestation aurorale soit alors moins éblouissante que lorsqu'elle apparaît sans rencontrer le moindre obstacle, l'atmosphère étant à ce moment claire et dégagée, et la lumière du soleil intérieur pouvant donc se refléter pleinement et directement dans le ciel.

« Si l'aurore boréale est donc bien une réflexion du soleil central, nous devons nous attendre à ne la voir complètement qu'à proximité de l'orifice polaire, et à n'en saisir des fragments que lorsque nous nous serons éloignés vers le sud. Or, c'est précisément ce qui se passe. Le Dr Nicholas Senn, dans son livre intitulé Au cœur de l'Arctique, écrit :

" L'aurore que nous apercevons seulement par intervalles sous nos latitudes n'est que l'ombre de ce que l'on peut voir dans la région polaire. "

« En conclusion, l'aurore n'est pas une perturbation magnétique ou électrique, mais la manifestation éblouissante du rayonnement solaire intérieur. Si ce soleil réchauffe les continents et les mers de l'intérieur de notre globe, si, comme nous l'avons vu. les oiseaux trouvent là un refuge pour se nourrir et se reproduire, si, d'autre part, on a découvert dans l'Arctique des troncs d'arbres, des graines, de la poussière de pollen venant, semble-t-il, d'un endroit inconnu, n'y a-t-il pas là suffisamment de preuves pour confirmer notre hypothèse: à savoir qu'il existe une vie à l'intérieur de la Terre? »

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Chapitre V

V. Le Pôle Nord a-t-il vraiment été découvert ?


LE POLE NORD

 

A-T-IL VRAIMENT ÉTÉ DÉCOUVERT? De retour de l'Arctique en septembre 1909, le Dr Frederick A. Cook annonçait qu'il avait atteint le pôle Nord le 21 avril 1908. Sa déclaration fut suivie quelques joms plus tard d'une autre déclaration, faite cette fois par le vice-amiral Robert E. Peary qui prétendait, lui aussi, avoir atteint le pôle à la date du 6 avril 1909 . Les deux hommes s'accusèrent mutuellement de mensonge, chacun proclamant bien haut que c'était lui qui avait découvert le pôle Nord, et non l'autre.

Aucune preuve.

Cook accusait Peary de s'être approprié certains de ses rapports à son retour de l'Arctique. Mais dans le même temps il ne pouvait produire la moindre preuve valable qu'il avait bien effectué son voyage jusqu'au pôle, ce qui laissait peser un certain doute sur ses comptes rendus.

Cook affirmait qu'il avait été le premier à atteindre le pôle Nord. Mais c'est à Peary qu'on attribue généralement ce mérite. L'affirmation de Cook avait été discréditée, parce que l'altitude du Soleil était seulement de quelques degrés au-dessus de l'horizon lorsqu'il fit ses observations pour noter sa position. Or à quel moment Peary atteignit-il, ou prétendit-il atteindre le pôle ? C'était au même mois d'avril, l'année suivante, et quinze jours plus tôt dans la saison. Le Soleil était encore plus bas à l'horizon, donc les calculs de Peary étaient encore plus sujets à controverses que ceux de Cook.

Cook n'avait eu aucun témoin de sa découverte, excepté les Esquimaux. Peary non plus, qui avait donné l'ordre aux hommes de son expédition de rester en arrière, tandis que lui-même continuait seul avec un Esquimau. On mit aussi en doute la parole de Cook quand il prétendit avoir accompli une moyenne de 24 kilomètres par jour. Mais Peary, lui, déclarait qu'il avait dépassé les 30 kilomètres. Bref: on n'a jamais pu établir avec certitude si c'était Cook qui avait atteint le pôle Nord, ou Peary, ou ni l'un ni l'autre.

208 kilomètres en cinq jours.

Il y a quelque chose, dans la çourse de Peary vers le pôle, qui laisse planer un doute sur sa réussite. C'est la vitesse remarquable - un peu trop remarquable - avec laquelle il accomplit sa dernière étape. Lorsqu'il arriva à proximité du 88° parallèle de latitude nord, il décida d'atteindre le pôle en cinq jours. Il effectua 40 kilomètres le premier jour, 32 kilomètres le jour suivant, encore 32 kilomètres le troisième jour, 40 kilomètres le quatrième jour, et le cinquième battant tous les records, 64 kilomètres! Total: 208 kilomètres en cinq jours. Ce qui fait une moyenne de 41 kilomètres par jour. Un homme peut-il aller aussi vite dans les conditions incroyablement difficiles qui sévissent au pôle ? À noter aussi que lorsqu'il voyageait plus au sud, donc en principe avec des facilités plus grandes, sa moyenne était beaucoup plus basse, de l'ordre de 30 kilomètres. Sans jamais toucher le vrai pôle.

Comme on le voit, les tentatives de Cook et de Peary laissent percer un certain doute sur leur authenticité. Mais pour nous, il n'y a pas de problème. Suivant les théories exposées dans ce livre, nous pouvons affirmer que ni Cook ni Peary n'ont atteint le vrai pôle Nord. pour la bonne raison qu'il n'existe pas. Ce que Cook et Peary ont atteint, c'était probablement le bord magnétique de l'ouverture polaire, lieu où l'aiguille aimantée se met à la verticale du sol. Ce n'était pas le pôle lui-même, qui se situe au centre de l'ouverture. Peary a pu calculer correctement la distance qui le séparait du pôle Nord. Il a pu parcourir cette distance, mais sans jamais toucher le vrai pôle, se contentant de suivre (sans le savoir) les bords de la dépression polaire.

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Les sociétés scientifiques qui ont examiné les rapports de Cook et de Peary en ont conclu que l'on ne pouvait affirmer avec une certitude absolue que le pôle avait été atteint par l'un ou l'autre des explorateurs.

La revendication de Cook, affirmant bien haut qu'il avait atteint le pôle, était basée sur sa promesse de le prouver par des masses de notes et d'observations mathématiques. Mais il ne fut jamais capable de présenter la moindre donnée valable. Il prétendit que les notes et observations qu'il avait rapportées de l'Arctique avaient disparu mystérieusement... par la faute de Peary ! Lorsque éclata le démenti de Peary, l'opinion scientifique émit un certain nombre de réserves à l'égard des déclarations de Cook. Réserves auxquelles Cook lui-même donnait de plus en plus de poids en ne réussissant pàs à fournir la moindre preuve scientifique de son prétendu, exploit.

Le vice-amiral Melville, un ancien explorateur, déclara dans une interview faite à cette époque « C'est la fantastique randonnée du Dr Cook, sa moyenne incroyable, qui m'ont fait douter qu'il ait vraiment découvert le pôle. »

Suivant le Dr Tittman, Cook et Peary n'ont pas pu marcher à pied sur de la glace solide pour gagner le pôle Nord. Tous les hommes de science conviennent que ce n'est pratiquement pas possible. Certains pensent qu'il y a là une mer libre, d'autres une terre fertile. D'ailleurs nous avons montré plus haut que tous les explorateurs qui se sont enfoncés loin dans l'extrême Nord ont trouvé une mer libre et navigable. Quant à une terre fertile, pourquoi pas aussi, du moins dans la mesure où on accepte notre théorie ? Il est donc clair que si Cook a voyagé tout le temps sur de la glace solide, il n'est pas allé aussi loin dans le Nord qu'il le pensait, et qu'il n'a donc pas découvert le pôle.

Quand l'Académie des sciences suédoise et l'Université de Copenhague examinèrent le rapport de Cook, ils estimèrent qu'il n'y avait pas de preuves suffisantes pour homologuer l'exploit revendiqué par l'explorateur.

Peary pas plus que Cook.

Peary fit la déclaration suivante à l'agence Associated Press: « Cook n'était pas au pôle Nord le 21 avril 1908, ni à une autre date. L'histoire de Cook ne peut pas être prise au sérieux. Les deux Esquimaux qui l'accompagnèrent disent qu'il ne fit qu'une promenade dans le Nord, sans jamais perdre la terre de vue. Il a simplement monté un beau bateau destiné au public naïf. »

Mais les rapports de Peary sur sa propre expédition paraissent aussi incertains que ceux de Cook. Les observations qu'il a prises de sa prétendue position au pôle sont encore moins déterminantes que celles de Cook. Le fait qu'il ait laissé ses autres compagnons derrière lui n'arrange pas les choses. Quand Cook déclare qu'il a accompli 25 kilomètres en voyageant avec des traîneaux, on émet un doute. Mais Peary, lui, arrive à une moyenne de 40 kilomètres pour les cinq derniers jours. Ce qui est fantastique ! D'autant qu'on admet couramment que les voyages en traîneaux à chiens ralentissent la marche.

On a demandé à Peary s'il allait plus vite en traîneau qu'à pied. Il a reconnu : « Dans les expéditions arctiques, on a vraiment de la chance si on peut avancer sans pousser le traîneau. D'habitude, c'est ce qu'il faut faire. On pousse, on aide les chiens. C'est comme si on conduisait une charrue en difficulté traînée par des bœufs. On doit aussi s'attendre à n'importe quel moment à ce que le traîneau heurte une arête de glace et se renverse. »

Après une telle déclaration, on voit mal comment Peary a pu avancer à une telle vitesse, et maintenir cette vitesse pendant huit jours.

C'est la raison pour laquelle un enquêteur a conclu :

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« La question de savoir si c'est Cook ou Peary qui a découvert le pôle Nord ne sera jamais résolue. C'est un de ces mystères dont l'histoire de l'humanité est friande. Cela restera une affaire entre la parole d'un homme contre la parole d'un autre homme. »

Un scandale international.

Quand Peary soumit son rapport à la Commission chargée de l'enquête, celle-ci fit savoir au Congrès que Peary, pas plus que Cook, n'avait fourni la preuve qu'il avait bien atteint le pôle. Peary affirmait qu'il avait parcouru une distance de 430 kilomètres depuis un point situé à 87° 47' au nord pour gagner le pôle, et qu'il était revenu à la même latitude en sept jours et quelques heures. Cette vitesse semble impossible dans la région polaire.

Cook reconnut qu'il n'avait pas atteint le pôle dans le livre qu'il écrivit sur son expédition. « Si je me suis trompé, dit-il, je maintiens que n'importe qui se serait trompé à ma place, et j'affirme que beaucoup d'autres se tromperont de la même façon. »

Cette controverse créa un scandale international. Des gouvernements étrangers, de nombreuses universités dans le monde entier, avaient félicité Cook et l'avaient couvert d'honneurs, pour apprendre un peu plus tard qu'ils avaient été trompés. Cela ne pouvait recommencer avec Peary. Un explorateur étatsunien (Cook) ayant été convaincu de mensonge, il aurait été du plus mauvais effet pour la réputation des États-Unis qu'un autre de ses explorateurs voie ses déclarations démenties après examen. La presse étrangère aurait tourné la chose en ridicule. Pour prévenir cela, une session du Congrès des États-Unis nomma une commission de la Société nationale de géographie, laquelle donna un verdict favorable établissant que Peary avait bien découvert le pôle Nord.

Une question de prestige.

Cependant, un an après ce jugement favorable, une nouvelle enquête était faite, aboutissant à la conclusion que les déclarations de Peary n'avaient pu être authentifiées par aucun autre membre de l'expédition, et que par conséquent elles ne pouvaient être prouvées.

Peary ne répondit jamais aux accusations qu'on lança contre lui. Il se retira avec le grade de vice Amiral, et une retraite de 6000 dollars par an. On aurait pu penser qu'une mise au point s'imposait après ces nébuleuses contradictions. Il n'en fut rien. D'une part, le gouvernement étatsunien se refusait à avaliser officiellement la découverte de Peary ; d'autre part, il ne pouvait se permettre de perdre son prestige devant le monde entier en annonçant que cette découverte n'avait jamais été faite.

À une audience du Congrès, on demanda à Mr. Tittmann, superintendant de l'D.S. Coast Survey « Quelle preuve y a-t-il que Peary, ou d'autres, aient atteint le pôle? »

Mr. Tittmann répondit : « Je n'ai aucune preuve de cela, excepté les proclamations ronflantes enregistrées sous la signature de Peary. Peary n'a rien rapporté - ni témoignages ni preuves scientifiques sérieuses. Pour le croire, nous n'avons que sa parole. Or nous savons qu'un certain nombre de faits notés dans ses comptes rendus se sont révélés faux. Cela ne plaide pas tellement en sa faveur, et il paraît donc difficile de croire qu'il a découvert le pôle simplement parce qu'il nous l'affirme. »

Ils étaient beaucoup plus au sud qu'on ne croyaient. Si on tient compte du comportement irrégulier de la boussole dans le cercle arctique, si d'autre part on se rappelle que le Soleil était très bas à l'horizon lorsque les deux explorateurs firent leur mesure, si enfin on veut bien réfléchir qu'il est très facile de se perdre dans ces régions par les difficultés mêmes qu'on éprouve à mesurer précisément sa position, pour toutes ces raisons il est probable que ni Cook ni Peary n'ont vraiment découvert le pôle, même s'ils ont cru sincèrement le contraire. Cela est confirmé par le fait que tous les explorateurs arctiques qui se sont aventurés très loin dans l'extrême Nord ont trouvé là des températures clémentes et une mer libre. Or Cook

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et Peary déclarent qu'ils ont toujours voyagé sur de la glace ferme. Ce qui indiquerait qu'ils étaient beaucoup plus au sud qu'ils ne le pensaient.

À ce sujet, Marshall B. Gardner écrit :

« S'ils avaient poursuivi leur marche vers le nord, ils auraient rencontré une mer libre et une température en hausse. S'ils avaient alors possédé des bateaux, ils auraient pu se lancer sur cette mer et naviguer vers le but ultime. Ils auraient vu briller le soleil central de la Terre vingt-quatre heures sur vingt-quatre, même en hiver. Ils auraient découvert de nouveaux continents, des océans ignorés, des formes de vie dont certaines ont disparu de la surface.

« Mais rien de tout cela n'est arrivé à Cook et à Peary. La découverte de ce nouveau monde est réservée à ceux qui, épousant les théories exposées dans ce livre, franchiront sans peur l'éternelle barrière de glace derrière laquelle s'étend la mer libre et chaude qui mène à l'intérieur de la Terre. »

Les deux expéditions de l'amiral Byrd, dans l'Arctique et l'Antarctique, confirmèrent d'une manière éclatante les théories de Gardner. Si les observations de Byrd sont justes - et pourquoi ne le seraient-elles pas ? - il existe bien au-delà des pôles un vaste territoire inconnu qu'aucune carte n'a jamais mentionné.

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Chapitre VI

VI. L'origine des Esquimaux

L'ORIGINE DES ESQUIMAUX

William F. Warren, dans son livre intitulé: Le Paradis retrouvé, ou le berceau de la race humaine, développe une thèse passionnante. La race humaine aurait pris naissance sur un continent tropical situé dans l'Arctique, la fameuse Hyperborée des anciens Grecs. Une terre éblouissante de soleil dont les habitants étaient des dieux qui vivaient des milliers d'années sans jamais vieillir.
Les anciens écrits de la Chine, de l'Égypte, de l'Inde, et aussi les légendes des Esquimaux, parlent d'une grande ouverture dans le nord et d'une race vivant sous la croûte terrestre dont les ancêtres étaient originaires de cette terre paradisiaque.

(À ce propos, est-ce que le Père Noël ne pourrait pas représenter le souvenir déformé d'un bienfaiteur de l'humanité qui vint sur la Terre à travers l'ouverture polaire - peut-être à bord d'une soucoupe volante, symbolisée par un traîneau aérien traîné par des rennes ?)

Un royaume radieux au-delà du septentrion.

La plupart des écrivains qui se sont intéressés à ce sujet ont émis l'idée que l'intérieur du globe était habité par une race de petits hommes à la peau brune, et que les Esquimaux, dont le type de race ne ressemble à aucun autre, provenaient de ce Monde souterrain.

Quand on demande aux Esquimaux d'où venaient leurs ancêtres, ils pointent un index dans la direction du nord. Leurs légendes évoquent une terre merveilleuse inondée de lumière. Là il n'y a jamais d'obscurité. Là règne un climat tempéré. Les lacs n'y sont jamais gelés, des hordes d'animaux errent dans les broussailles, des oiseaux de toutes les couleurs sillonnent le ciel. C'est une terre d'éternelle jeunesse où les gens vivent des milliers d'années dans la paix et le bonheur.

Il y a aussi l'histoire de ce roi anglais, Herla, que les Skraelings- (les Esquimaux) emmenèrent sous terre dans un pays enchanteur. Il y a encore cette légende irlandaise d'un royaume radieux au-delà du septentrion. Le même sans doute qu'évoquent les légendes scandinaves sous le nom d'Ultima Thulé.

À propos de l'origine des Esquimaux, Gardner écrit

« Les premiers Norvégiens considérèrent ces petits hommes bruns comme des êtres surnaturels. Ne pretendaient-ils pas que leurs ancêtres venaient d'un pays enchanteur situé très loin dans l'extrême Nord? Or les Norvégiens, pour qui les régions polaires étaient le bout du monde, ne pouvaient croire à l'existence d'un tel pays. Ils en conclurent que les Esquimaux étaient des créatures d'un autre monde, qu'ils sortaient de l'intérieur de la Terre, séjour supposé des gnomes et des fées. » .

Voici ce que dit d'ailleurs Nansen, et cela vient confirmer l'opinion de Gardner :

« J'ai déjà souligné que le nom nordique" Skraeling " pour Esquimau doit avoir été employé à l'origine pour désigner des fées ou des créatures mythiques. Cela laisserait supposer que lorsque les Islandais renconttèrent pour la première fois des Esquimaux dans le Groenland, ils les considérèrent comme des êtres surnaturels et les appelèrent des " trolls ". Cette idée a persisté plus ou moins jusqu'à nos jours. »

Nansen poursuit en nous racontant que ces Skraelings, ou Esquimaux, lorsqu'ils étaient mentionnés dans des ouvrages latins, étaient désignés sous le vocable de « Pygmaei » (Pygmées), définis comme des « êtres sous-développés, de très petite taille, et d'un aspect surnaturel ». Au Moyen Âge, on pensait qu'ils

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habitaient Thulé, terre ultime d'au-delà du nord. Cette croyance en un royaume radieux situé très loin dans le nord, habité par un peuple étrange, était très répandue. Saint Augustin en parla, et plus tard Isidore, et à leur suite toute l'Europe médiévale eut connaissance de ces « Pygmées » qui vivaient fabuleusement aux frontières ultimes du monde connu. Ils viennent de l'intérieur de la Terre.

Beaucoup de légendes anciennes narrent les aventures de gens qui ont pénétré à l'intérieur de la Terre, et qui ont trouvé là un monde extraordinaire où ils ont vécu pendant de longues périodes avant de remonter à la surface.

Nansen cite un écrivain du XIIIe siècle, selon lequel les Esquimaux, à cette époque, étaient regardés comme un peuple surnaturel, petit de taille, et de ce fait différent par son origine des autres peuples de la Terre.

Gardner écrit :

« Nansen dit que le peuplement esquimau s'accroît. Et il s'accroît non seulement par l'augmentation en nombre de l'espèce, mais par une immigration en provenance du nord. Voilà ce que dit Nansen, et cela montre clairement que cette curieuse immigration ne peut avoir sa source qu'à l'intérieur de la Terre.

« Qu'ils soient, à l'origine, les fils d'une terre ensoleillée située loin derrière la barrière de glace nordique, c'est leur tradition elle-même qui l'affirme, et cette tradition a du poids car elle n'est pas née sans cause. Sur ce point, le Dr Senn remarque : " Quand on les questionne sur leur pays d'origine, les Esquimaux désignent invariablement la direction du nord sans avoir la moindre idée de ce que cela signifie. " « Naturellement, les Esquimaux ignorent que la Terre est creuse et qu'il y a bien longtemps ils vivaient à l'intérieur. Ils ne savent qu'une chose, c'est qu'ils viennent du nord. Le Dr Senn nie qu'ils aient des points communs avec les Indiens d'Amérique du Nord. Il pense qu'ils sont le vestige des plus vieux habitants de l'hémisphère occidental. En leur attribuant une grande ancienneté il doit avoir raison. Du moins est-il d'accord en cela avec Nansen. Mais en ce qui nous concerne, nous croyons que ce n'est pas l'hémisphère occidental qui est leur lieu d'origine, mais de toute évidence l'intérieur de la Terre.

Le souvenir d'un âge d'or.

« Quant à cette terre du soleil perpétuel, sans doute ne s'en souviennent-ils pas comme de quelque chose qu'ils ont vraiment connu eux-mêmes. Il est en effet peu probable que des Esquimaux de la génération actuelle aient jamais pénétré à l'intérieur du globe. Mais il est bien connu que chaque race conserve le souvenir d'un âge d'or à travers ses mythes et ses légendes. Et les légendes esquimaudes ont transmis de génération en génération le souvenir d'une terre rayonnante d'un soleil éternel. Quoi de plus naturel alors, lorsqu'un Esquimau imagine le paradis où il entrera après sa mort, qu'il l'identifie à la patrie de ses ancêtres dont il a entendu parler à travers des récits féeriques ? »

Concernant justement ce problème de la religion, voici ce qu'écrit le Dr Senn :

« Les Esquimaux croient à une autre vie. Après la mort, l'âme descend sous la terre et gagne divers lieux de séjour. Le premier ressemble un peu à un purgatoire. Mais les esprits purs le traverseut sans s'arrêter, franchissent des régions de plus en plus claires, de plus en plus belles, jusqu'à ce qu'ils atteignent celle de la félicité parfaite, où le Soleil jamais ne se couche, et où, sur les bords de grands lacs qui ne gèlent jamais, rôdent des troupeaux de rennes et se prélassent des phoques et des morses en quantité. » Commentaire de Gardner :

« À quelques nuances près, nous avons là une description parfaite du tenitoire qui s'étend à l'intérieur de la Terre. Le stade préliminaire du purgatoire est comme le souvenir d'une vérité perdue, mais transmise par la, tradition. Souvenir des difficultés qu'eurent à supporter ceux qui franchirent la barrière de glace qui sépare l'extrême région polaire du royaume enchanté qui s'étend au-delà.


« Il est intéressant aussi de noter que lorsque les Esquimaux virent les efforts que faisait Peary pour s'avancer toujours plus loin dans le Nord, ils pensèrent immédiatement que c'était pour entrer en communication avec d'autres tribus.

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« Bref, devant une telle masse de preuves convergentes, il est difficile de ne pas conclure que l'Esquimau est le type même, peut-être mélangé actuellement, mais sans doute proche de l'être humain qui a habité - et qui habite encore très probablement - le Monde intérieur. Aucune autre explication valable ne peut être fournie de son origine. Les légendes ne font que le confirmer. Ces légendes qui évoquent toujours le même pays, un pays qui ressemble étrangement à celui que nous essayons de décrire dans ce livre, et qui s'ouvrira, plus tôt que ne le pensent les sceptiques, à ceux qui le chercheront avec les moyens appropriés. »

Gardner termine en faisant remarquer que les Mongols qui, par beaucoup de côtés, ressemblent aux Esquimaux, pourraient, comme eux, venir de l'intérieur de la Terre.

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Chapitre VII

VII. L'origine souterraine des soucoupes volantes


L'ORIGINE SOUTERRAINE DES SOUCOUPES VOLANTES

Elles viennent de l'intérieur de la Terre !

La théorie de la Terre creuse présentée dans ce livre offre l'explication la plus raisonnable, comme la plus rationnelle, de l'origine des soucoupes volantes. Elle est plus logique encore, à notre sens, que la croyance dans une source interplanétaire.

Pour cette raison, des experts parmi les plus avisés en matière d'UFOs, tels que Ray Pahner et Gray Barker, ont admis cette conception d'une origine souterraine.

L'idée que les soucoupes volantes venaient de l'intérieur de la Terre, et non d'autres planètes, est née au Brésil. Elle a été reprise un peu plus tard par un certain nombre de chercheurs étatsuniens qui voyaient s'ouvrir devant eux un nouveau champ d'investigations.

Huguenin, de Souza, Strauss..

En 1957, alors que je me trouvais dans une librairie de Sâo Paulo, au Brésil, je tombai par hasard sur un livre dont le titre me frappa : Du Monde souterrain vers le ciel: les soucoupes volantes, par O. C. Huguenin. La thèse développée était celle-ci : les soucoupes volantes ne sont pas des vaisseaux spatiaux venant de planètes lointaines, mais des engins d'origine terrestre appartenant à une race souterraine qui vit à l'intérieur de notre globe.

D'abord il me fut difficile d'admettre une théorie aussi étrange, aussi peu orthodoxe. Je voyais mal comment des engins dotés d'une vitesse fulgurante auraient pu voler à l'intérieur de la Terre. Cela impliquait l'existence de vastes espaces, et j'ignorais tout à cette époque des ouvrages de Reed et de Gardner prouvant que la Terre est creuse, et par conséquent apte à la navigation aérienne dans son creux intérieur.

La théorie de Huguenin, cependant, n'était pas originale. Elle avait déjà été soutenue par le professeur Henrique José de Souza, président de la Société théosophique brésilienne qui a Son siège à Sâo Lourenco, dans l'État de Minas Gerais. Là se trouve un temple immense de style grec dédié à l'Agharta, nom bouddique donné au Monde souterrain.

Parmi les élèves du professeur de Souza il y avait M. Huguenin et le capitaine de frégate Paulo Justino Strauss, officier de la Marine brésilienne et membre important de la Société théosophique. Tous deux apprirent là beaucoup de choses sur le Monde souterrain, et en particulier que les soucoupes volantes venaient de l'intérieur de la Terre.

Tandis que Huguenin développait cette idée dans un livre, le capitaine de frégate Strauss la présentait dans une série de conférences qu'il donna à Rio de Janeiro. Dans ces conférences il affirmait que les soucoupes volantes sont d'origine terrestre, mais qu'elles ne proviennent d'aucun point connu de la surface de la Terre, leurs pistes d'envol se situant dans le royaume souterrain de l'Agharta, dont la capitale est Shamballah.

Dans son ouvrage, Huguenin explique :

« L'hypothèse d'une origine extra-terrestre des soucoupes ne paraît pas acceptable. Une autre hypothèse qui en ferait des appareils militaires essayés par me quelconque nation existante ne semble pas plus vraisemblable pour les raisons suivantes :

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« 1. Si les États-Unis et la Russie possédaient ce genre d'engin, ils ne résisteraient pas au désir de l'annoncer, car cela serait une arme psychologique de première importance qui leur permettrait de prendre l'avantage sur le terrain diplomatique.

« 2. D'autre part, ils ne continueraient pas à dépenser des sommes énormes à fabriquer des véhicules militaires ordinaires s'ils connaissaient le secret d'un appareil aussi fantastique. »

Une super-civilisation souterraine.

Ayant ainsi montré que les soucoupes volantes ne sont le fait d'aucune nation existante, pas plus qu'elles ne viennent de planètes lointaines, Huguenin poursuivit :

« Finalement, nous devons prendre en considération la théorie la plus récente, et sans doute la plus intéressante qui nous ait été offerte sur l'origine des soucoupes volantes : l'existence d'un grand Monde souterrain avec d'innombrables villes dans lesquelles vivent des millions d'habitants. Cette autre humanité doit avoir atteint un très haut degré de civilisation, avec une organisation économique, un développement social, culturel et spirituel, en même temps qu'un niveau scientifique extraordinaires, en comparaison desquels les progrès de notre propre monde doivent paraître dérisoires.

« L'existence d'un tel monde choquera certains, paraîtra absurde et impossible à d'autres. On ne manquera pas de faire remarquer que si ce royaume souterrain existait, il y a longtemps qu'on l'aurait découvert. On ne se privera pas non plus d'assener des arguments tranchants, irréfu1ables, fondés sur le fait que la température, et donc la chaleur, augmentent au fur et à mesure qu'on s'enfonce dans la terre, ce qui, par conséquent, rend toute vie impossible. Sur ce dernier point, nous voudrions tout de même dire ceci : d'accord, il y a une augmentation de température, mais cette augmentation est-elle régulière jusqu'au centre de la Terre, qui serait alors une boule de matières en fusion? C'est la question, et pour notre compte nous y répondons par la négative. C'est à dire que nous pensons que la chaleur s'accroît seulement sur une distance limitée, peut-être 80 kilomètres, dans la couche superficielle (l'écorce) de la Terre. Au-delà, la température tombe et redevient supportable.

« Selon nos déductions, le Monde souterrain ne se réduit pas à des cavernes plus ou moins grandes, mais il est localisé dans une dépression à l'intérieur du globe assez vaste pour contenir des cités et des champs, et où vivent des êtres humains et des animaux dont la structure physique ressemble à ceux de la surface. Parmi ses habitants se trouvent certaines personnes qui viennent de la surface, telle colonel Fawcett et son fils jack, qui descendirent et jamais ne remontèrent »

La disparition du colonel Fawcett.

Huguenin se réfère ici aux points de vue du professeur de Souza et du capitaine Strauss sur la mystérieuse disparition du colonel Fawcett, une affaire qui fit couler beaucoup d'encre et qui appela les controverses. De Souza et Strauss affirment que le colonel et son fils jack sont encore vivants, qu'ils habitent dans une cité souterraine, atteinte après avoir traversé un tunnel situé dans la Sierra de Roncador, au nord est du Matto Grosso, que par conséquent ils n'ont pas été tués par les Indiens, comme on le suppose généralement. La femme de Fawcett, qui prétend être en communication télépathique avec lui, est certaine qu'il est toujours en vie. Elle a même envoyé une expédition dans le Matto Grosso, conduite par son deuxième fils, afin de retrouver son mari. Cette expédition n'a évidemment donné aucun résultat positif: puisque le colonel Fawcett ne vit plus à la surface de la Terre, mais dans le Monde souterrain.

Les descendants d'une race antédiluvienne.

Huguenin se demande ensuite comment des villes aussi merveilleuses ont pu se construire à l'intérieur de la Terre, comment une civilisation aussi avancée a pu se développer. Sa réponse est que les bâtisseurs de ce monde, comme la plupart de ses habitants, appartiennent à une race antédiluvienne qui peuplait les continents de la Lémurie et de l'Atlantide. Lorsque ces continents furent engloutis à la suite d'un terrible cataclysme, les rescapés trouvèrent refuge au sein de la planète. (La Lémurie disparut sous l'océan Pacifique il y a des

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millénaires, tandis que l'Atlantide était submergée par une série de déluges, dont le dernier en date eut lieu, suivant Platon, en l'an 9500 av. J.-C. L'Égypte était une colonie de l'Atlantide à l'Orient, comme l'étaient à l'Occident les empires aztèque, maya et inca.)

Pour Huguenin, les Atlantes étaient très en avance sur nous dans tous les domaines. Ils sillonnaient le ciel à bord d'engins qui utilisaient une forme d'énergie directement issue de l'atmosphère. Ces engins étaient appelés « vimanas », en tous points identiques à ceux que nous avons baptisés « soucoupes volantes ». Prévoyant peut­être la catastrophe qui allait détruire leur patrie, un certain nombre d'Atlantes cherchèrent refuge dans le Monde souterrain, et y pénétrèrent à travers les ouvertures polaires à bord de leurs vimanas. Dès lors, ces vimanas circulèrent dans l'atmosphère intérieure de la Terre. C'est seulement après l'explosion atomique d'Hiroshima qu'on en vit un grand nombre dans notre ciel. Les Atlantes avaient mis en quelque sorte le nez à la fenêtre pour voir ce qui se passait à la surface, inquiets, en sachant peut-être plus que nous sur les dangers de la pollution radio-active.

Du char céleste à la soucoupe volante.

Huguenin est donc convaincu que les soucoupes volantes ne sont pas des vaisseaux spatiaux venus d'autres planètes, mais des engins atlantes. Tout au long de l'histoire de l'humanité, spécialement dans l'Antiquité, quelques-uns de ces engins réapparurent, conduits souvent par des personnages importants qui devinrent des dieux pour les hommes d'alors. Dans l'épopée hindoue « Ramayana », on trouve la description du Char céleste de Rama, le grand maître des Vedas. Ce char est un véhicule aérien contrôlé, capable de voler sur de grandes distances. Ainsi le record de Rama est-il un saut qui l'amena de Ceylan au mont Kailas, au Tibet. Dans le « Mahabharata », on parle aussi d'un char aérien construit par les ennemis de Chrishna, avec des flancs bardés de fer et des ailes. Le « Smranagana Sutrahara » dit que les êtres humains peuvent voler dans l'air. Il y aurait aussi des êtres « célestes » qui seraient venus sur Terre de cette manière.

La navigation aérienne existait donc bien longtemps avant que les frères Wright fabriquent le premier avion moderne.À Mysen, en, Inde, on a retrouvé un ancien traité d'aéronautique datant de trois mille ans. Il est attribué au sage hindou Bharadway. Son manuscrit s'intitule:Vymacrika Shostra. ce qui signifie: «La Science de l'Aéronautique ».Il comporte huit chapitres, avec des schémas, des croquis, et décrit trois types de véhicules aériens, dotés d'un appareillage qui ne pouvait ni s'enflammer ni se briser. Il mentionne trente et une parties essentielles de ces véhicules et soixante matériaux qui servaient à leur construction, ces matériaux absorbant tous la lumière et la chaleur. Il est intéressant de noter la similitude de noms entre « Vymacrika » et « Vimana ». Cela indiquerait que cette connaissance de la navigation aérienne leur a été fournie par les Atlantes du Monde souterrain qui visitèrent et enseignèrent les hommes aux temps les plus reculés.

Mars, Vénus, ou un royaume inconnu au-delà des pôles ?

Du Brésil, où elle avait pris naissance, la théorie de l'origine souterraine des soucoupes volantes gagna les États-Unis. Ray Palmer, directeur du magazine Soucoupes volantes, s'en fit le fervent champion, abandonnant l'idée que les UFOs venaient d'une autre planète.

Dans le numéro de décembre 1959 de son magazine, il écrivait :

« Les résultats d'années de recherches nous permettent d'avancer l'hypothèse que les soucoupes volantes appartiennent à notre propre planète, qu'elles ne viennent donc pas de l'espace, comme on pouvait le croire jusqu'ici. Une accumulation de preuves montre clairement qu'il existe un endroit INCONNU de vaste dimension, encore inexploré, autant que nous puissions le savoir, d'où proviennent très probablement les soucoupes volantes. »

En ce qui concerne les déclarations faites par certaines personnes, affirmant qu'elles avaient été « contactées » par les pilotes de ces engins et emmenées à bord pour un voyage aller et retour vers Mars - ou une autre planète -, Ray Palmer remarque :

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« Nous avons lu les comptes rendus de ces voyages, et nulle part nous n'avons trouvé un fait positif prouvant que l'espace avait été réellement traversé ! Dans tous ces récits nous voyons que les passagers ont été conduits sur une terre inconnue. Mais cette terre pourrait aussi bien être celle qu'a découverte l'amiral Byrd. Les passagers disent que c'est Mars ou Vénus. Pourquoi pas le royaume inconnu qui s'étend au-delà des pôles? Les pilotes des soucoupes ont très bien pu simuler un voyage dans l'espace et emmener leurs visiteurs à l'intérieur de la Terre. »

Ray Palmer écrit encore :

« Notre magazine a réuni une série de preuves indiscutables qui montrent que les soucoupes volantes sont originaires de la planète Terre : ce que plus d'un gouvernement reconnaît comme une réalité ; qu'un effort concerté est accompli pour en savoir plus sur ce sujet; que les faits déjà connus sont d'une telle importance qu'ils sont couverts par un top secret mondial ; que le danger est si grand q'offrir une preuve officielle risquerait de semer la panique ; que livrer ces faits à l'opinion publique pousserait cette même opinion à exiger des actes en rapport, ce qui plongerait les gouvernements dans le plus grand embarras ; que la nature inhérente des soucoupes volantes, due à leur lieu d'origine, est tout à fait propre à faire éclater le statu quo politique et économique de notre monde. »

Nous avons le droit de savoir.

Le fait qu'on ait vu des soucoupes à plusieurs reprises au cours de l'histoire, et dans les époques les plus anciennes, élimine, selon Palmer, toute possibilité qu'elles soient réalisées par une nation contemporaine. Et Palmer, en accord avec Huguenin et le capitaine de frégate Strauss, conclut qu'il n'y a qu'une seule explication valable : les soucoupes viennent de l'intérieur de la Terre à travers les ouvertures polaires. Il écrit :

« Ceux qui voudront contester l'origine polaire des soucoupes volantes devront le faire sérieusement, en éliminant le petit sourire de commisération habituel. Tout démenti devra être accompagné d'une preuve positive. Mais nous pensons qu'une telle preuve ne pourra jamais être fournie, et nous suggérons que tous les groupes s'intéressant aux problèmes des soucoupes étudient le sujet du point de vue de la Terre creuse et recherchent tous les éléments susceptibles de confirmer ce point de vue. Maintenant que nous avons suivi les soucoupes volantes à la piste jusqu'à leur lieu d'origine, c'est-à-dire au sein de notre propre planète, il est indispensable d'en apporter la preuve irréfutable ou le démenti, bref de savoir enfin d'une manière catégorique ce qu'il en est exactement,

« Parce que, si la Terre est habitée intérieurement par une super-race, tout contact avec elle ne peut ê1re que profitable; et si cette race possède une science très avancée, donc une supériorité certaine dans l'art de la guerre, nous ne devons pas nous en faire une ennemie. Or, que savons-nous des intentions de nos gouvernements? Vont-ils considérer l'intérieur de la Terre comme un « territoire vierge », comparable aux terres indiennes de l'Amérique du Nord que les colons arrachèrent à leurs légitimes propriétaires? Nous avons le droit de savoir, nous tous, les citoyens de ce monde, et nous avons le devoir d'exprimer nos sentiments en la matière.

« Les questions capitales soulevées dans cet article exigent qu'on y réponde sans détour. L'amiral Byrd a découvert un nouveau et mystérieux territoire, le " centre du Grand Inconnu ", comme il l'appelle. Nous en avons eu connaissance de sa propre bouche - de la bouche d'un homme dont l'intégrité était inattaquable, et dont l'esprit était un des plus brillants des temps modernes.

« Que ceux qui ont envie de le traiter de menteur le fassent, mais à leurs risques et périls ! Car nous doutons qu'ils puissent prouver quoi que ce soit, de quelque manière qu'ils s'y prennent. »

Cet article de Ray Palmer : « Les soucoupes volantes viennent de la Terre », fit sensation, amenant même, comme nous l'avons vu, certains services secrets gouvernementaux à confisquer le magazine et à stopper sa distribution. Cette intervention occulte ne prouve-t-elle pas amplement l'importance des révélations de Palmer ?

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Des énigmes résolues.

Un mois après la publication de cet article sensationnel, Gray Barker, une autorité, lui aussi, en matière d'UFOs, écrivait dans le Saucerian Bulletin (15 janvier 1960) .

« La théorie présentée par Ray Palmer a été longuement développée il y a de nombreuses années dans un ouvrage intitulé: Voyage à l'intérieur de la Terre, ou les pôles ont-Ils vraiment été découverts maintenant introuvable. Bien avant que les soucoupes volantes ne deviennent un phénomène universellement connu, les adeptes des sciences occultes croyaient que des êtres habitaient à l'intérieur de la Terre et qu'ils en sortaient et y retournaient grâce à des passages secrets situés au pôle Nord et au pôle Sud.

« Palmer, lui, en a offert une démonstration scientifique en passant en revue les comptes rendus des journaux et de la radio concernant le fameux vol de l'amiral Richard E. Byrd au pôle Nord en 1947. »

Gray Barker fait ensuite état des conclusions que tire Palmer sur l'existence d'une terre luxuriante, dotée d'une vie animale, terre qui s'étend au-delà du pôle et s'incurve en pente douce vers l'intérieur de la planète. Nous avons déjà examiné longuement les problèmes insolites qui se posent dans l'extrême Nord, et qui prouvent la vérité de notre théorie. Nous n'y reviendrons pas.

Gray Barker poursuit :

« Est-ce qu'il ne pourrait pas exister une race inconnue, dans quelque coin inexploré de la Terre, qui serait responsable des soucoupes volantes? Les articles de Palmer m'ont incité une fois de plus à m'engager dans cette direction. Et, après avoir longuement réfléchi, il me semble que l'explication d'une terre intérieure devrait pouvoir résoudre la plupart des énigmes que pose le phénomène " soucoupes volantes ".

La graine et le jardinier.

« Diverses écoles ésotériques enseignent que les entrées polaires ouvrent le chemin des cités de l'Agharta, le Monde souterrain. Acceptons un instant l'idée qu'un tel peuple vive à l'intérieur de la Terre depuis des milliers d'années. Imaginons même qu'il préexiste à l'homme, ou peut-être que l'homme soit comme une graine que ce peuple évolué ait semée à la surface. Le jardinier aurait pris soin de sa graine, n'est­ce pas ? Il aurait surveillé sa croissance, en l'arrosant, en la protégeant contre les intempéries et les dangers extérieurs. De même ces Gens ont veillé sur l'homme, l'aidant dans son évolution, lui enseignant les bribes de la technologie, donnant naissance à ce que nous avons appelé des " légendes ". Peut-être est ce Eux qui ont construit la Grande Pyramide et qui sont responsables de ces " miracles" rapportés dans les livres religieux de l'humanité ? Ils ont voulu conservé leurs Secrets, n'en livrant que des fragments au fur et à mesure de l'évolution de l'humanité.

« Mais quand l'homme, leur protégé, fit éclater la première bombe atomique, ils durent ressentir une vive inquiétude. Peut-être craignirent-ils que la pollution de l'atmosphère extérieure ne leur fit courir des risques, qu'elle représentât un danger de contamination pour leur propre atmosphère ? Peut-être même se demandèrent-ils si l'homme, dépassé par ses propres techniques, n'allait pas faire sauter la planète? Arrêter ce penchant néfaste pour la destruction, ou le contrôler, se révélait un problème délicat. Fallait-il sortir de l'ombre et venir en parler ouvertement avec les responsables ? Mais alors c'était dévoiler d'une manière absolue et officielle qu'il existait une civilisation très avancée au centre de la Terre, et cela pouvait représenter un danger aussi grand. Sans doute fut-il décidé alors qu'on chercherait à prévenir les humains, mais d'une manière détournée, simplement en envoyant des engins d'observation (soucoupes) à la surface, ces engins pouvant, éventuellement, prendre contact avec certains Terriens. C'est ce qui se passa. Les hommes pensèrent que les soucoupes volantes venaient de l'espace cosmique, et les pilotes ne cherchèrent pas à les en dissuader. »

La Terre creuse Pages 62

Trois hommes noirs.

Dans son livre intitulé : Ils en savaient trop sur les soucoupes volantes, Gray Barker parle du « mystère de l'Antarctique ». On se rappelle qu'on a vu une quantité inhabituelle de soucoupes volantes monter et descendre dans la région du pôle Sud - ce qui confirme pleinement la théorie suivant laquelle les soucoupes sortent de l'intérieur de la Terre et y rentrent au niveau des ouvertures polaires. Donc, Barker, à ce sujet, cite deux hommes, un Australien, Bender, et un Néo­Zélandais, Jarrold, qui s'étaient intéressés aux UFOs. Ils pensaient qu'il devait y avoir une base dans l'Antarctique, et ils essayèrent d'en retrouver la trace en reconstituant les différents trajets des soucoupes d'après les témoignages des témoins oculaires. Or, ils furent brusquement stoppés dans leurs recherches par « trois hommes en  noir », probablement des agents secrets du gouvernement qui ne tenaient pas à ce que les deux hommes aillent trop loin.

Des petits hommes bruns qui parlent.

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