Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
10 février 2026 2 10 /02 /février /2026 12:23
L’argent du Hezbollah et du Hamas, entre narcotrafic et bitcoins

Le haschich libanais fait toujours partie du folklore des hippies, mais la cocaïne est devenue la première source de financement du Hezbollah, devançant les subsides de l’Iran, empêtré dans sa crise économique.

La diaspora libanaise en Amérique latine, environ 16 millions de personnes soit autant que tous les Juifs sur notre planète (!), a monté depuis le XXe siècle toutes sortes des réseaux commerciaux, certains licites, d’autres pas, ou à la limite de la légalité. Des proies tentantes pour le Hezbollah qui les a rackettés. Il suffisait de terroriser ces mercantis, et il n’y avait plus qu’à se servir.

Une des zones de prédation de la nébuleuse terroriste est la « région des trois frontières » (Argentine, Brésil, Paraguay) et tout particulièrement Ciudad del Este au Paraguay. Colonie libanaise et capitale du crime où le narcotrafic et le blanchiment d’argent prospèrent depuis trente ans, sous l’égide bienveillante des politiciens véreux et des flics corrompus.

Avec des soutiens de poids comme le dictateur Maduro au Venezuela et les présidents du Paraguay Cartez Jara et Velasquez Moreno… Il est piquant de noter que les ayatollahs, qui punissent de mort les trafiquants d’opium dans leur pays, se font de l’argent de poche avec la cocaïne utilisée comme une arme contre l’Occident.

Quand la DEA (drug enforcement administration) mène une des ces opérations musclées dont les Yankees ont le secret, les truands locaux se protègent en lâchant du lest. Ces Latinos très chrétiens n’ont aucune raison de défendre des Sarrasins.

Tant pis pour les banquiers imprudents comme Ahmed Assad Barakat, arrêté au Brésil, qui avait chez lui une lettre de remerciements de feu Nasrallah pour sa contribution à la cause. Tant pis pour le parrain Mohammed Ammar coffré à Miami avec de la came et des sommes importantes destinées au Hezbollah. Leur collègue Hassan Mansour a eu plus de chance. Arrêté à Paris, un bon juge l’a remis en liberté et il a filé.

La DEA a recensé 2.000 individus et sociétés liés au Hezbollah, dont la plupart en cheville avec les cartels colombiens, font partie des plus importants réseaux de narcos dans le monde. Il est difficile de les arrêter et de les extrader parce qu’ils se jouent des frontières, et qu’il faut tenir compte de la souveraineté des États qu’ils parasitent, quand ils en ont pris la nationalité. Mais il y a des façons discrètes et efficaces de s’en débarrasser. Parfois, leurs concurrents ne demandent qu’à aider.

 

Comme dans toutes les mafias, les paiements se font uniquement en espèces

L’effondrement du système bancaire libanais, auquel le Hezbollah n’est pas étranger, a permis à l’organisation terroriste de renforcer son contrôle de l’économie, dans la mesure où les échanges nationaux se font presque uniquement en espèces, ou en troc contre des métaux précieux.

Avant la crise, les ressources du Hezbollah reposaient sur trois piliers : le financement iranien, l’économie souterraine avec toutes sortes de trafics et de contrebandes, et l’infiltration des institutions afin de truquer les marchés publics à leur profit. La terreur qu’ils inspiraient suffisait à convaincre les responsables de prendre les bonnes décisions.

Depuis 2019, le Liban n’est plus bancarisé, et tous les échanges reposent sur une «cash economy» que le Hezbollah a phagocytée. Les sociétés d’import-export qui fonctionnent encore, dans la légalité ou non, et les Libanais de la diaspora ne peuvent plus faire des virements bancaires.

Ils passent par des officines de transferts de fonds contrôlées par le Hezbollah qui prélève sa commission sur toutes les transactions. Ces pseudo-banques installées dans les locaux d’anciens établissements financiers sont barricadées comme des bunkers et protégées par des miliciens surarmés. Il est possible qu’elles soient la cible des futures frappes d’Israël lorsque les derniers commandants de l’organisation terroriste auront été éradiqués.

Le remplacement des banques par des officines louches facilite l’évasion fiscale, la fraude douanière, le blanchiment d’argent, un marché noir des devises étrangères et l’impossibilité d’envisager une réforme économique. Et si, avec l’inflation, il faut une brouette pour transporter son numéraire, cela ne gêne aucunement le Hezbollah qui contrôle tout.

Plus récemment, les cryptomonnaies ont été une aubaine pour les terroristes. La solution idéale afin de recevoir des financements anonymes et intraçables. Jusqu’à ce que des informaticiens surdoués fracassent les algorithmes de consensus et logent les intervenants.

En août 2023, une start-up de Tel Aviv spécialisée dans les cryptomonnaies, Bitok, a annoncé avoir identifié et suivi entre septembre 2021 et avril 2023 des centaines de transactions en cryptomonnaies, totalisant 41 millions de dollars au profit du Hezbollah. Qui a abandonné dès lors ce moyen de financement.

 

Le trésor du Hamas

Lui aussi a renoncé en mai 2023 à l’usage des cryptomonnaies. Depuis 2019, la centrale terroriste avait perçu dans les 90 millions de dollars en Bitcoins, qui n’ont guère servi à améliorer le sort des Gazaouis. Une partie aurait d’ailleurs été récupérée par des hackers. 

Les importants moyens déployés par la mafia islamique depuis la bande de Gaza conduisent à se poser des questions sur le financement de cette entité criminelle, officiellement sous le coup de sanctions internationales. Mais en Orient, où les clans évoluent selon les rapports de force du moment, les décisions changent d’un jour sur l’autre, les alliances se font, se défont, et se renouent au gré des circonstances.

Désigné en tant qu’organisation terroriste par la plupart des pays occidentaux, le Hamas ne devrait pas avoir accès aux aides que ces pays accordent au fantôme d’autorité palestinienne qui est censé contrôler la Cisjordanie. Ceci pour la théorie. Car, grâce à la complicité des Jordaniens et à la cécité des Égyptiens, les djihadistes ont appris à contourner les barrages et à détourner les subventions.

Le Hamas taxait les marchandises transitant par un réseau compliqué de tunnels frontaliers, permettant d’importer des produits de première nécessité tels que nourriture, médicaments, gaz, essence, ainsi que des matériaux de construction, mais surtout des armes et des munitions.

L’Égypte a « officiellement » fermé les tunnels qui reliaient son territoire à la bande de Gaza mais a autorisé l’entrée de certaines marchandises par le poste frontière de Salah al-Din. En 2021, on a calculé que le Hamas collectait plus de 12 millions de dollars par mois grâce aux taxes sur les marchandises égyptiennes importées.

En outre, ils ont su eux aussi diversifier leurs financements. Ils touchent toujours des subsides et des armes en provenance de l’Iran, en plus de la contrebande et du racket. Mais une part importante de leurs ressources provient de la drogue, filière afghane et triangle d’or. Par ailleurs, des Birmans se sont reconvertis dans la fabrication de méthamphétamines que les djihadistes commercialisent (l’Ukraine achète du captagon) mais aussi utilisent pour se croire invincibles.

Depuis que l’Égypte et Israël ont plus ou moins fermé ou filtré leurs frontières avec Gaza, l’aide internationale détournée compense ces désagréments

Depuis 2018, Israël permet au Qatar de fournir des centaines de millions de dollars d’aide aux populations, nourriture et médicaments, qui finissent inexorablement dans l’escarcelle du Hamas. Qui les revend aux nécessiteux. Ou exige d’eux qu’ils rendent des services. Comme s’enrôler dans leur milice ou commettre des attentats en Israël. Saigner un Juif, c’est le frigo rempli pour toute la famille pendant un bon mois !

Quant aux dotations allouées par la Turquie, si ce pays privilégie les dons de nourriture et de matériels divers aux donations en espèces, leurs cadeaux sont pareillement détournés et revendus au détriment de ceux qui en auraient réellement besoin.

On peut dire la même chose des milliards de dollars fournis par les agences de l’ONU, truffées localement de terroristes. Et par l’Eurocrature dont la stupidité n’a d’égale que l’aveuglement. Puisque cette monstruosité bureaucratique finance « sans le savoir » les tunnels, les véhicules et les arsenaux du tueurs. Mais aussi une « université » du Hamas à Gaziantep, juste à la frontière turque, où l’apologie du terrorisme figure au programme d’études des apprentis djihadistes.

La multiplication des francocides, devenus quotidiens, ne relève plus des faits divers, mais d’une coordination des nébuleuses islamistes qui entendent soumettre la France par la terreur, en massacrant sa jeunesse.

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le Blog de Lazare
  • : Etude des Prophéties, Fin des Temps et préparation à l'ère nouvelle.
  • Contact

Recherche Dans Le Blog