Certes, dans un monde normal, il serait incroyable que presque vingt ans après la mort de l’abbé Pierre et alors que l’on peut se retrouver en prison pour avoir dit grosse lesbienne (rappelons-nous Alain Soral !), une poignée de bonnes femmes haineuses contre l’Église puisse non seulement en toute impunité mais même avec les encouragements des médias (la nouvelle est devenue tout de suite virale) salir sans aucune preuve et du jour au lendemain la réputation et la dignité de l’abbé Pierre (qui a quand même consacré sa vie aux pauvres…).
Mais voilà, nous ne sommes pas dans un monde normal, nous sommes dans un monde infesté par 300 ans de culture de mort dont le mot wokisme n’est qu’une énième appellation. Un monde qui, après des siècles de lavage de cerveau (surtout depuis la Révolution française), ne supporte plus qu’une institution (la Sainte Église catholique) puisse encore oser lui cracher quelques vérités à la gueule, notamment que l’avortement est un meurtre, que le mariage homosexuel est un affront contre Dieu et nature, et qu’une petite fille n’est pas un petit garçon.
Eh oui, il suffit que la dictature féministo-maçonnique-LGBT insuffle à quelques bonnes femmes bouffeuses de curés de s’attaquer à l’abbé Pierre (que les Français portaient, à leurs yeux, sans doute trop dans leurs cœurs ; c’était sans doute cela le seul vrai crime de l’abbé : être trop aimé !), et hop, en deux temps et trois mouvements, le monde entier sait que même un saint homme comme l’abbé Pierre ne pouvait être en tant que prêtre catholique, au fond et nécessairement, qu’un pourri de violeur (à défaut de ne pouvoir être un pourri de pédophile). Ben voyons ! Maintenant tout rentre dans l’ordre. C’est que les catholiques sont tous pourris, nous en avons enfin la preuve ! Vous comprenez, messieurs-dames ? C’est que la bonne réputation d’un abbé catholique est comme une verrue sur le cul des normes wokistes de notre République ; et cela est tout simplement inadmissible. Messieurs-dames, les ré-putes-blicains, vous pouvez vous réjouir ! Vous aviez donc raison ! Tout catho, et quand bien même comme c’était le cas pour ce sacré abbé Pierre, oui, quand bien même il serait un saint homme, ne peut être, par définition et en réalité, qu’un monstre !
Merci donc à nos bonnes femmes héroïques, nos bonnes Mariannes qui tant d’années après sa mort ont eu toutes, et au même moment (eh oui, quel fabuleux hasard, « au même moment » !) le courage époustouflant de dénoncer ce violeur diabolique !
Bien évidemment et au-delà de cette immonde farce et lâche attaque contre cet homme d’Église (farce à laquelle seuls les débiles ou les démons peuvent croire), c’est comme toujours l’Église catholique que l’on cherche à salir, et ce processus, bien compris, date de l’avènement du protestantisme.
Enfin, pour l’anecdote, imaginons un peu la réaction des médias, des Macron et autres quarante bouffons, si tout d’un coup, sortis de nulle part et sans la moindre preuve, quelques jeunes cathos se mettaient à accuser Simone Veil, quelques années après sa mort, de les avoir obligés à faire des attouchements sexuels dans un parc parisien ?
Jean-Pierre Aussant
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