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4 janvier 2026 7 04 /01 /janvier /2026 09:27
Bipeurs explosifs et traque des terroristes : Israël ira jusqu’au bout

Preuve de la supériorité de l’intelligence sur les couteaux des égorgeurs, 5000 bipeurs fabriqués à Taïwan ont explosé en même temps, le 17 septembre au Liban, tuant 12 caïds du Hezbollah et blessant 3000 ennemis dont 750 grièvement.

Ces bipeurs, qui remplacent les téléphones portables trop facilement repérables, avaient été interceptés avant la livraison pour y placer une micro-charge explosive avec un détonateur activable à distance par un faux appel général de la direction du mouvement terroriste.

Le lendemain, aux obsèques des terroristes, des talkies walkies de moudjahidines ont explosé, en tuant neuf de plus. Si le message a été entendu, les familles du Nord d’Israël devraient pouvoir revenir dans leurs maisons, sans cesse pilonnées par les djihadistes.

Une guerre sans fin car seule la mort arrête les fanatiques

Depuis plus d’un siècle, les Israéliens ont appris à combattre les terroristes coraniques. Et à liquider leurs chefs les plus virulents. Car si l’État hébreu a été reconnu en 1948 par l’ONU, les islamistes ont toujours entretenu le fantasme de jeter tous les Juifs à la mer.

Attentats, assassinats et prises d’otages, avaient commencé bien avant 1948. Dans l’indifférence ou la complaisance des Anglais qui toléraient les exactions des mahométans, mais faisaient la guerre aux organisations juives d’autodéfense. À l’époque où la soi-disant Palestine était un désert de cailloux parcouru par des tribus nomades avec leurs chèvres.

C’est à la Haganah et à l’Irgoun que les futurs héros de Tsahal et du Mossad ont fait leurs premières armes. Quand les Anglais qualifiaient « d’émeutes arabes » les progroms. Comme aujourd’hui les médias de la mondialisation appellent « exécutions » (sous-entendu légitimes) les crimes commis par les islamistes, tandis que les éliminations des chefs terroristes seraient des « assassinats ».

Bien connaître l’ennemi est une condition de survie

Les Israéliens ne sont pas infaillibles. Mais ils apprennent de leurs erreurs. Lors de la guerre du Kippour en octobre 1973, ils ont été surpris et bousculés par les Arabes au début des hostilités. Obligés de se réorganiser sous le feu de l’ennemi. Après la guerre, ils ont revu leur chaîne de commandement et amélioré leurs réseaux d’information.

L’an dernier, ils ont pâti d’un manque de vigilance sur le terrain, et de failles dans leurs services d’analyse et de prévention du terrorisme. Ils en ont tiré les conséquences. Dans leur stratégie d’élimination des foyers terroristes, ils combinent désormais de façon plus efficace les avantages de la technologie de pointe aux interactions humaines traditionnelles.

Les terroristes sont méfiants. Mais entre criminels endurcis, ils ne se font pas de cadeaux. Et en oublient le djihad. Quand c’est pour se venger d’un rival. Ou empocher la récompense promise par les Ricains pour faire tomber un chef. Le «malik» Ben Laden, Al Zawahiri son successeur, le « calife » Abou Bakr Al Baghdadi chef de Daech, et des dizaines d’émirs moins importants, mais pas moins dangereux, ont été vendus par leurs sous-fifres. Et éliminés comme il se doit.

Des succès notables depuis les massacres du 7 octobre 2023

Malgré le secret dont s’entourent les hauts dignitaires du Hezbollah, l’armée israélienne leur a infligé de lourdes pertes. En moins d’un an, les islamistes ont perdu plus de 500 combattants, dont un de leurs chefs militaires Fouad Chokor, éliminé le 30 juillet dans un raid aérien sur la banlieue sud de Beyrouth, principal fief des terroristes au Liban.

Ils ont beau se cacher dans des caves, des grottes ou des villages de la montagne, changer chaque nuit de domicile, parcourir les routes dans des camions agricoles, se déguiser en femmes voilées, et renoncer aux téléphones portables, les assassins ne sont nulle part en lieu sûr.

Début janvier, trois mois après le pogrom, Israël enregistrait une victoire importante en éliminant Wissam Tawil, un leader de la force combattante al-Radwan, déployée le long de la frontière, responsable de nombreuses incursions au sol et d’attaques de missiles. Tawil effectuait une visite secrète dans son village pour assister aux funérailles d’un cousin. Mais on l’a su. Il n’avait pas que des amis dans sa tribu.

Avec Tawil, vingt-trois officiers responsables d’unités armées de missiles, de drones et de roquettes antichars ont été envoyés au paradis d’Allah. Entre mi-juin et début juillet, Tsahal a liquidé Taleb Abdallah et Mohammad Nasser, les commandants de deux unités territoriales déployées sur 120 kilomètres au Sud du Liban, de la côte méditerranéenne aux contreforts du Golan. Ces militaires avaient des grades et des fonctions comparables à ceux de généraux dans une armée régulière. Éliminés en rase campagne sur la route des vacances.

Les hommes de terrain, parfois des Israéliens arabophones, sont complétés par les algorithmes de l’intelligence artificielle

Ces attaques ont lieu de plus en plus souvent loin de la ligne de front. On savait depuis la traque des tueurs de onze athlètes israéliens lors des Jeux olympique de Munich en 1972 que le Mossad n’oubliait jamais, ne pardonnait jamais. Même traitement que contre les nazis réfugiés en Amérique du Sud. Des moyens exceptionnels déployés pour retrouver et châtier les coupables. Où qu’ils se trouvent et sans leur faire de procès.

Fouad Chokor alias Al Hadj Mohsen, membre de l’état-major du Hezbollah et conseiller militaire de Hassan Nasrallah, a été liquidé le 30 juillet alors qu’il se rendait, pour la première fois depuis six mois, dans un immeuble lui appartenant dans la banlieue sud de Beyrouth. On l’a intercepté au bon moment. Le drone qui a tiré trois missiles était la réponse à l’assassinat en Israël de douze enfants à Majdal Shams lors d’un attentat à la roquette, trois jours plus tôt.

Ismaïl Haniyeh, chef suprême du Hamas, a été éliminé le 31 juillet en plein centre de Téhéran, dans une zone ultra protégée. Preuve qu’aucun criminel islamiste n’est à l’abri d’une riposte israélienne. Administrée d’une manière ou d’une autre, qu’importe le modus operandi.

Ces éliminations ciblées montrent que Tsahal et le Mossad connaissent parfaitement l’identité des cadres politiques et militaires sévissant au sein de la nébuleuse terroriste. Bien que la plupart soient discrets et peu connus du public libanais, les Israéliens ont les moyens de les localiser.

Des experts militaires interrogés par RFI attribuent le succès des opérations israéliennes à une très bonne synchronisation entre les renseignements collectés sur le terrain grâce aux informateurs, avec des moyens technologiques avancés. Dont des drones furtifs qui survolent à haute altitude, quasiment en permanence, les zones d’intérêt.

Les Israéliens utilisent la surveillance des téléphones mobiles, y compris les Iridium ou Immarsat, les drones d’observation et les images satellites dans leurs opérations de ciblage, avec les techniques de reconnaissance faciale. Les mouvements des assassins mais aussi ceux de leurs smalas sont espionnés et passés au crible. Toutes ces données sont ensuite croisées et moulinées par des logiciels d’intelligence artificielle et de reconnaissance vocale, directement reliés à des centres de commandement et de contrôle chargés d’opérer en temps réel les attaques lorsqu’une opportunité se présente.

L’efficacité de ces technologies serait limitée sans des données personnelles sur l’identité des membres du Hezbollah, leur lieu de résidence, leur numéro de téléphone, les véhicules qu’ils utilisent, les endroits et personnes qu’ils fréquentent. Un vrai bottin mondain du terrorisme islamique !

Les renseignements sont essentiellement collectés par des réseaux d’informateurs sur le terrain et des agents infiltrés au sein du Hezbollah. Parmi les « spécialités » du Mossad, l’emploi de Juifs arabophones connaissant les dialectes locaux et la logomachie islamique, pouvant inciter les ennemis à sympathiser et à les recruter. Mais c’est un travail de longue haleine pour gagner leur confiance sans se faire repérer.

Cerise sur le gâteau, les terroristes qui se savent épiés se soupçonnent mutuellement et parfois s’exterminent entre eux. De nombreuses personnes, pour la plupart accusées à tort, ont été tuées par leurs frères d’armes. Après tout, tant mieux, s’ils font une partie du nettoyage eux mêmes !

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

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