Or, si lui peut agir aux Etats-Unis, il sait fort bien que les chefs européens ont tous bradé leur souveraineté au monstrueux état fédéral et qu’ils ne suivront pas ses admonitions de respecter la volonté et l’intégrité de leurs nations respectives.
Pas plus sur l’immigration qu’en matière d’énergies. Car, dans un moment sublime, il a dénoncé à la face de tous ces hypocrites et profiteurs que leur posture en matière de climat est une arnaque colossale, la plus énorme imposture de tous les temps. Et que cette escroquerie combinée à l’immigration-invasion massive et organisée visait à la disparition des peuples européens. On le savait mais personne d’autre, jamais, n’avait assené crûment cette vérité au monde entier.
Puis Trump en est venu aux deux conflits régionaux en cours.
Il a condamné la reconnaissance par plusieurs pays occidentaux (socialistes) d’une Palestine mythique, véritable récompense au Hamas terroriste, geste ostentatoire qui n’aidera en rien mais compromet gravement une paix possible.
Il a aussi accusé la Chine et l’Inde d’être les principaux financiers de la guerre de Poutine contre l’Ukraine, et fait honte aux pays de l’UE de se prétendre pour l’Ukraine tout en continuant d’acheter (4è client mondial) son gaz et son pétrole à Poutine.
A l’ONU, Trump a en sorte demandé à l’Europe de se sauver de l’Union Européenne et à l’OTAN, seule organisation internationale de valeur, de se sauver de cette même Union dont l’esprit corrode tout ce qu’elle touche.
Il faut comprendre que si l’OTAN est très distincte de l’UE, c’est malgré tout le poids de cette Union qui la plombe.
Et le plus beau est que dans le sillage de cette session mémorable, Trump semble avoir opéré un virage à 180°, pratiquant L’Art de Changer Radicalement de Stratégie dans sa politique vis à vis de l’Ukraine.
Révolu le bizutage impitoyable de Zelenski (28 février) et finie et la cour empressée de 8 mois à un Poutine récalcitrant et finalement pas si impressionnant puisqu’il a mis 3 ans et demi pour envahir ce qu’une véritable armée (l’armée américaine) aurait pris en 1 semaine. Au monde entier en même temps qu’à Zelenski, premier chef d’état rencontré en entretien bilatéral après sa prestation à l’ONU, Trump a annoncé son soutien accru à l’Ukraine et à l’OTAN, préconisant d’abattre les avions russes violant les espaces européens et laissant planer la possibilité pour l’Ukraine « de recouvrer ses territoires d’avant et peut-être même plus ». Et là, bien que le message soit flou, on plaint tous ceux qui ont cru bon de le soutenir lorsqu’il disait la reconquête impossible et Zelenski enragé à résister.
Quand on aime et respecte un chef, on doit reconnaître et lui dire si on le peut quand il est dans l’erreur, humblement mais fermement. Trump a dû finir par écouter les Républicains faucons comme Lindsay Graham au lieu du groupe America First radical que sont Tucker Carlson, Donald Jr et quelques autres (dont faisait aussi partie notre cher et très regretté Charlie Kirk), tous talentueux et sympathiques mais ignorants sur l’histoire russe et sur Poutine.
Même si la nouvelle position de Trump doit être tempérée par la certitude qu’il n’y aura pas de troupes américaines en Ukraine, cette rhétorique nouvelle change la donne complètement, à l’Ouest comme dans le reste du monde.
Il y aura toujours l’optique d’un Poutine créant la pénurie d’essence chez lui pour vendre aux étrangers son pétrole d’abord.
Là où la diplomatie ne pouvait qu’échouer, le ridicule pourrait réussir.
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