Jean-Yves Le Gallou fait un diagnostic brillant ce jour repris dans les médias libres (cf lien : L’extrême centre : un danger totalitaire – Riposte Laique) Deux aspects méritent un complément d’actualité.
La guerre psychologique est là
Ce climat de censure procède par harcèlement des personnes qui osent s’exprimer. Riposte Laïque fait l’objet de nombreuses poursuites qui ont un coût jusqu’à menacer ces médias libres et leurs auteurs. Des personnes harcèlent aussi sur les messageries mail ou sur les réseaux sociaux, menant une guerre psychologique de l’ombre d’intimidation, de menaces plus ou moins explicites. Certains sont écartés de leur fonction dans l’hôpital, la gendarmerie, l’enseignement ; parce que le délit d’opinion est bel et bien un motif de licenciement. Le wokisme attaque en permanence ses opposants. Comme le relate bien un article d’un autre média libre, les personnes voulant détransitionner sont décriées, menacées elles aussi ; mais en aucun cas, leur souffrance, leur plainte ne font l’objet d’un peu d’humanité, de compassion et d’attention scientifique (cf lien : Détransition – Le Salon Beige).
Cette guerre psychologique est menée avec tous les moyens : médiatiques, juridiques, allant aujourd’hui jusqu’à la répression violente. Même des universitaires en perdent les pédales, renonçant à des travaux, des recherches, des publications, prenant mille précautions avant d’avancer car la censure est là et leur avenir académique dépend de cela. Ils ont peur, ils n’ont plus de distance de recherche. C’est la dictature au quotidien.
Pour compléter le propos de J.Y. Le Gallou qui le sous-entend. Nous sommes dans une époque révolutionnaire où certains ont décidé de changer brutalement le monde. Il faut sacrifier les monuments, sacrifier la connaissance, sacrifier les opposants. Ce climat d’intolérance est omniprésent et intentionnellement organisé sur les planteaux TV : agression, absence de dialogue respectueux, délation, diffamation et plus encore disqualification. La période sanitaire des années 2020 a été dramatique mais révélatrice à ce sujet. Cette violence est partout et elle mine nos sociétés de l’intérieur. On coupait les têtes des savants sur les plateaux, comme celle de Lavoisier, exceptionnel chimiste et père de la chimie moderne, guillotiné parce que la Révolution n’a pas besoin d’hommes de science. CQFD.
La déshumanisation est leur projet global
Si J.Y. Le Gallou a raison d’évoquer les composantes de la doctrine mondialiste : « l’immigrationnisme, le libre-échangisme, l’affirmationnisme diversitaire, l’obligation de transition énergétique, l’hygiénisme obsessionnel, l’otanisme », il existe un lien particulier entre ces éléments.
L’immigration poursuit bien le but du déracinement de toutes les populations par leur déportation systématique et massive pour faire du plus grand nombre des personnes sans histoire, sans attachement, sans mémoire ; les victimes de leur arrachement. Toutes les sociétés révolutionnaires ont pratiqué la déportation massive ou les exodes ruraux pour urbaniser et déraciner les populations.
L’affirmation diversitaire oblige au mélange et à la construction d’une culture universelle émanant de ce vaste mélange. Le métissage est quasiment une injonction raciste et là encore il s’agit de détruire les populations autochtones pour un nouveau peuple universel.
L’hygiénisme obsessionnel a quelques intentions. Je cite J.Y. Le Gallou : « Il conduit à appliquer aux humains les méthodes de la médecine vétérinaire : confinement, vaccination obligatoire, voire éradication des malades ». Mais la prise de pouvoir de l’OMS sur la santé mondiale nie la singularité biologique humaine au profit d’une thérapie universelle, essentiellement la vaccination, et demain les mutations génétiques imposées pour lutter contre les maladies, mais surtout faire converger toute l’humanité vers un modèle humain unifié. C’est la logique même induite de la vaccination.
Ces trois premiers composants n’en font qu’un. Celui de la transformation humaine et de la déshumanisation. Or, J.Y. Le Gallou omet d’en situer l’origine. C’est le projet de la modernité que de libérer l’homme de l’ensemble de ses déterminismes géographiques, historiques et génétiques avec la volonté de fabriquer une seule et unique humanité, de gré ou de force. Ce projet des modernes est totalitaire mais il est dans l’esprit de tous les modernes : PC chinois autant que Californiens du transhumanisme qui partagent 100 % de ce délire scientiste : fabriquer le nouvel homme contre la nature, surhomme avec quelques greffons technologiques, quelques vaccins génétiques. Il suffit de consulter le site de la DARPA ou de l’université de la singularité pour vérifier.
Les trois derniers composants expriment les moyens politiques de mener à bien cette révolution anti-humaine.
Le libre-échangisme est le prolongement de la libre circulation des personnes, encouragée par l’immigration massive. Les biens n’ont plus d’origine géographique. Il s’agit de produire tout n’importe où. L’enjeu est là encore de détruire progressivement toutes les filiations historiques et territoriales. En ruinant les économies grégaires, agricoles en particulier, l’objectif est de réduire à néant les productions locales au profit d’une méga-industrie mondialisée de la totalité des biens : alimentaires, vestimentaires, techniques pour que la massification crée un monde monotone et partout semblable. L’industrie agroalimentaire est une idéologie et les accords de libre-échange le moyen de réduire à néant l’héritage des traditions économiques : viticoles, architecturales, etc.
L’obligation de transition énergétique est de ce fait un accélérateur de cette révolution pour intimer l’ordre de destruction d’un passé incompatible. Le seul exemple de l’injonction de l’habitat face aux habitats historiques du patrimoine laisse rêveur quant aux intentions réelles du législateur : liquider là encore le passé architectural. Et il en est de même pour contraindre les populations à adopter partout les mêmes comportements alimentaires, vestimentaires, domestiques ; soit toute la vie quotidienne remodelée.
L’otanisme est le moyen militaro-politique des tenants américains de ce projet mondialiste pour que celui-ci porte l’oligarchie occidentale au firmament du pouvoir de cette révolution mondiale qu’il faut accélérer, car d’autres puissances émergent et rivalisent.
Le contre-pouvoir à cette révolution mondiale exige un effort pour, comme le fait régulièrement notre collègue Jean Saunier avec talent, dans Riposte Laïque, ne pas réagir à la surface mais se positionner politiquement sur le fond. Ce que ni Zemmour ni le RN ne font, au passage. Et cet effort, c’est de comprendre les racines de ce délire totalitaire pour en sortir vraiment. Il y a là un défi, celui de notre conception de l’humanité, de la nature et de notre rôle dans ce monde. Comme le décrit justement Jean Saunier, la modernité s’est convertie à une promesse prométhéenne de transformation du monde et de l’homme quelque peu démoniaque. Il faut sans doute faire émerger une autre réflexion sur la destinée de l’homme ici-bas car le politique reflète notre espérance ou notre désespérance. J.Y. Le Gallou, qu’il faut remercier pour la qualité de son analyse, pourrait participer de cet effort : l’espoir d’une alternative à ce projet mortifère. Et Riposte Laïque pourrait en être un étendard.
Pierre-Antoine Pontoizeau
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