« Yahya Sinwar est un homme mort », a déclaré le porte-parole de Tsahal, le contre-amiral Daniel Hagari, après le pogrom d’octobre. Et si cette assertion n’était pas seulement une figure de rhétorique ?
Le nouveau chef du Hamas est-il mort ou vivant ?
Le monstre qui se glorifie d’avoir organisé les massacres du 7 octobre, a disparu. Des milliers de soldats israéliens, appuyés par des drones, des dispositifs d’écoute électronique et des informateurs de terrain, tentent de découvrir où il se cache. Tout le monde parle de lui. Tout le monde le cherche. Mais personne ne l’a vu récemment. Et les vidéos à sa gloire que passent et repassent les États voyous et les caïds de la terreur commencent à dater un peu.
Bien planqué, déjà mort, malade ?
Se faire passer pour mort ou à l’inverse voir sa vie « prolongée » par son entourage est une ruse de guerre classique. Des leaders politiques, des guérilleros, des mafiosi notoires ont bénéficié d’une période grise entre la vie et la mort officielle. C’était bien commode pour dérouter leurs ennemis. Et l’admiration ou la terreur qu’ils inspiraient permettaient de décider en leur nom. Personne n’osait contester les ordres.
Et si Yahya avait disparu sous les décombres à Gaza ? Comme ces criminels nazis activement recherchés en Amérique du Sud alors qu’ils étaient déjà morts. Le plus connu fut l’obergruppenführer Martin Bormann, secrétaire particulier de Hitler. Condamné à Nuremberg et « retrouvé » en Bolivie en 1975… Jusqu’à ce que des analyses ADN faites en 1998 sur un squelette prouvent qu’il avait succombé dans les ruines de Berlin en 1945.
Yahya le djihadiste sanguinaire est de santé fragile
Il n’a que 61 ans, mais ses dernières apparitions publiques montraient un homme fatigué. Le regard luisant s’est fait terne, le bas du visage s’est affaissé et amolli, ça se voit malgré la barbe, et le verbe conquérant est parfois inaudible malgré pléthore d’amplis. Restent ses sourcils noirs proéminents intacts, qui soulignent sa belle gueule d’assassin. Lombroso se serait régalé avec un tel spécimen.
Il devrait être déjà mort depuis longtemps. Ce type a été arrêté en 1989 pour avoir organisé l’enlèvement et l’assassinat d’une quinzaine de personnes, des Israéliens et des Palestiniens considérés comme collaborateurs. Il y a gagné le surnom de « boucher de Khan Younès ». Non seulement il a reconnu sa culpabilité mais en plus, il était très fier de ses crimes.
Certes Israël a aboli la peine de mort en 1954, même si on peut encore l’appliquer aux génocidaires, aux criminels de masse et aux traîtres. En théorie. En pratique tout le monde sait qu’il arrive qu’on fasse passer le goût de la chorba et du kebab aux terroristes lors d’un malencontreux accident. Ou d’une opération spéciale pour les plus en vue.
Seulement voilà, les Israéliens ne tuent pas pour le plaisir comme les islamistes. Sinwar était malingre et malade, ils l’ont soigné et requinqué lors de son séjour en prison. Lui évitant de servir de femme à ses coreligionnaires, comme il advient souvent aux homuncules chétifs.
Comédie de la santé ou dégradation de ses facultés ?
De 1990 à 2011 Yahya Sinwar est incarcéré à Beer-Sheva, dans le Néguev, où il porte le matricule 73333352.
Lors d’un entretien avec le dentiste et médecin de la prison Yuval Bitton, qui est aussi officier du renseignement, il se plaint de pertes de mémoire, de malaises et de syncopes, et dit souffrir de douleurs dans la nuque. Le médecin diagnostique un accident vasculaire cérébral et Sinwar est envoyé à l’hôpital. Les toubibs l’opèrent et extraient une tumeur au cerveau, qui aurait pu lui être fatale.
Mais le mot « reconnaissance » ne figure pas au vocabulaire des islamistes. D’ailleurs, en bon musulman, il dénie aux chirurgiens le mérite du succès de l’opération. C’est Allah qui lui a permis de continuer à vivre, et pas ces « occupants sionistes » qu’on se le dise !
Sinwar profite de son séjour en prison pour apprendre l’hébreu et surtout « apprendre à penser comme les Juifs » (sic) ses ennemis jurés. Avec Bitton, ils noue une espèce de relation bancale comme deux adversaires qui se respectent plus ou moins. Mais Sinwar ne parle que du Hamas et du coran lors de leurs entretiens.
Impressionné par son aisance à enfumer les Israéliens, les autres détenus en font leur émir auprès des autorités. Rusé et sournois, affabulateur et dissimulateur, il utilise des téléphones fournis par son avocat pour commanditer des assassinats de ses rivaux à l’extérieur. Il ne parvient toutefois pas à s’évader, malgré plusieurs tentatives. Et sera finalement libéré en 2011 lors de l’ échange de 1000 terroristes contre le caporal Gilad Shalit.
Sinwar est alors promu chef du Hamas de la bande de Gaza et appelle aussitôt ses coreligionnaires à commettre d’autres enlèvements d’Israéliens pour obtenir de nouvelles libérations de criminels. En septembre 2015, il est déclaré « terroriste recherché » par le gouvernement des États-Unis. La CIA peut l’abattre à vue si le Mossad tarde trop. Encore faut-il le loger.
Depuis sa sortie, il évolue comme un poisson dans l’eau, ou plutôt comme un rat dans les égouts, parmi les siens (doctrine de Mao et pratique d’Arafat). Il ne dort jamais deux soirs au même endroit, n’annonce jamais ses déplacements, fait transmettre ses messages verbaux par des yaouleds, n’emprunte jamais deux fois le même itinéraire et fait goûter tous les plats qui lui sont destinés. En cas de doute sur la loyauté d’un proche, il le fait assassiner.
Un psychopathe messianique qui se planque à dix pieds sous terre selon la diplomatie étasunienne
L’Iran, la Syrie et le Qatar ont beau le présenter comme un homme de paix, un diplomate (!) à la recherche d’un terrain d’entente avec Israël, son passé de terroriste sanguinaire le disqualifie d’office. Un type qui a organisé, planifié et supervisé les assassinats du 7 octobre, et qui joue à présent avec la vie des otages, ne mérite pas de vivre. Telle est la conclusion abrupte et réaliste du cabinet israélien.
Nos médias islamo-gauchistes ont félicité l’homme invisible pour sa nomination comme chef du Hamas, le 6 août 2024. Chantant ses louanges alors qu’il s’agit d’un simple effet d’annonce pour renforcer sa légitimité auprès des djihadistes. Car en mars 2021, il avait été confirmé pour un nouveau mandat de quatre ans à la tête du Hamas à Gaza. Histoire de faire oublier ses fréquentes escapades dans des caravansérails luxueux à Dubaï.
La correspondance de Yahya Sinwar, caché dans les tunnels de Gaza depuis le début des combats à mort entre Israël et les terroristes, a été révélée dans un article du Wall Street Journal en juin 2024. Il apparaît que le djihadiste a été surpris par la rapidité et la facilité avec lesquelles ont été commises les atrocités du 7 octobre qu’il qualifie « d’actes de résistance ». Comme nos crapules de LFI. En toute hypothèse, les Israéliens se sont hâtés d’apporter quelques correctifs à leur système de renseignement et de prévention des attentats. Le tout numérique ne remplace pas le facteur humain.
On découvre aussi que Sinwar n’avait pas anticipé une réponse d’une telle ampleur de la part d’Israël. Convaincu que le sort des otages paralyserait une fois de plus le gouvernement de Jérusalem, et donc Tsahal et le Mossad.
Ayant échoué à mener cet ignoble chantage, Sinwar se montre indifférent à la prolongation des souffrances des Gazaouis, jusqu’à ce qu’il obtienne un cessez-le-feu « permanent » (le temps de refaire ses forces, comme d’habitude). Lequel permettrait au Hamas de déclarer une victoire historique et de revendiquer le leadership de la cause « palestinienne ».
Selon le Wall Street Journal, ce sociopathe exprime un froid mépris pour la vie humaine. Avec cynisme, il considère que davantage de civils morts à Gaza joueraient en sa faveur. Désignant les Israéliens comme seuls responsables, et détournant sur eux la vindicte des survivants.
Pour Sinwar, traqué comme une bête nuisible, ce sont des sacrifices nécessaires. Auxquels il n’est pas pressé d’apporter sa contribution. Pourtant, il ne devrait pas craindre de mourir en martyr. Puisque 72 chaudasses énamourées l’attendent au paradis d’Allah.
Christian Navis
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