Le zygomyr, entre deux papouilles avec Macron à Washington, affiche sa satisfaction : dès cet été, des F-16 à 20 millions de dollars pièce sans les options, gracieusement offerts par les pays de l’OTAN, voleront dans le ciel de l’Ukraine. Les Russes n’ont plus qu’à bien se tenir.
On comprend que le Zygomyr trépigne d’impatience, pressant les pigeons de finaliser le cadeau avant les élections US du 5 novembre. Trump risque fort de se montrer moins généreux.
Le Pentagone évalue le coût du don de dix F-16 à l’Ukraine à 2 milliards de dollars. Car il faut ajouter au prix des zincs la maintenance, les infrastructures au sol, et l’entraînement. Le coût de l’heure de vol sans usage de l’armement est de 7.000 USD. Et puis, il y a la formation. Et c’est là que le bât blesse.
Ils auront les taxis mais pas les chauffeurs
Bien que ces coucous commencent à dater (premier vol en 1974) ils ont été upgradés depuis. Réacteur plus puissant, avionique et armement modernisés.
Un peu moins rapide que son rival le SU-27 (mach 2,04 contre 2,08) à peine plus récent (1977) sa vitesse ascensionnelle et son plafond sont inférieurs : 15.240 m/min et 15.200 m contre 18.500 m/min et 19.500 m. Dans cette plage d’utilisation, la maniabilité peut s’en ressentir. Mais aussi dans les combats tournoyants où la réputation des Russes n’est plus à faire.
D’ailleurs, la conception russe des chasseurs optimisés pour le combat aérien, peut l’emporter sur des avions occidentaux polyvalents, mais moins spécialisés. Néanmoins, de nombreux experts s’accordent pour dire que, dans la plupart des configurations de combat, c’est l’expertise du pilote qui fera la différence.
Or les pilotes Ukrainiens n’ont pas le niveau. Certains ont été formés ab initio sur Flight Simulator PC. D’autres ont appris sur Cessna. Quelques uns proviennent de la flotte commerciale. Les plus pointus savent piloter les vieux MIG de l’ère soviétique…
En outre, ils ne comprennent pas l’anglais utilisé pour toutes les procédures. Donc, forcément, si on ne veut pas perdre les nouvelles machines au premier engagement, elles devront être pilotées par des aviateurs confirmés. Forcément mercenaires.
La formation d’un pilote de chasse dure 4 ans en moyenne, mais seulement 6 mois pour les Ukronazis
En France (mais les autres pays comparables ont des exigences similaires) il faut commencer par suivre une formation militaire axée sur l’aéronautique, la physique, les mathématiques, la navigation aérienne et les systèmes d’armement. Sélection niveau bac minimum. Puis 17 semaines de cours ponctués de contrôles d’acquisition des connaissances.
Dans les bases françaises où la ripoublique accueille gracieusement des candidats ukrainiens, balourds et mal dégrossis, plus intéressés par l’alcool et les putes que par les diagrammes de portance, il se murmure que, dès l’étape initiale, sans les instructions impératives de « ne pas les décourager » le taux de déchets avoisinerait les 98 %.
Ensuite, les aspirants pilotes de chasse « normaux » doivent suivre une formation pratique intensive de 4 ans, comprenant des centaines d’heures de vol en simulateur et presque autant en vols réels dans le cadre d’une formation militaire spécifique incluant les tactiques de combat aérien, les opérations militaires, la gestion de la circulation aérienne, la survie en milieu hostile, etc.
Il convient d’ajouter qu’à l’issue d’un cursus de 4 ans très sélectif, les pilotes Français opérationnels doivent s’entraîner en permanence, et sont soumis à des évaluations régulières de leurs aptitudes. Physiques, techniques et intellectuelles.
L’aviation, même civile et encore plus de guerre, n’est pas comme l’ENA. Où, lorsque tu es entré d’un coup de piston, tu as un diplôme à vie, qui te reconnaît des compétences universelles, avec un bonus d’infaillibilité, sans que tu aies jamais à faire tes preuves. Un statut de demi-dieu que nul n’oserait remettre en question.
Les Ukrainiens sont des sous-doués, mais il ne faut pas le dire
La formation standard est trop compliquée pour eux. On accélère. Pendant 6 mois, on en fait des pilotes d’aéro-clubs baragouinant un peu d’anglais. Les six mois suivants, on leur apprend à piloter des Alphajets bons pour la casse. Vélocité maximale mach 0,8. Presque trois fois plus lents que leurs ennemis russes.
Mais bon, l’espoir fait vivre. Et ces lascars ne sont pas destinés à être des top guns, mais des marionnettes qu’on promènera dans les mess et à la télé pour entretenir le moral des cadres. Et faire peur à Poutine, paraît-il… De toute façon, vu leurs résultats, même avec des F16, ce serait criminel d’envoyer au feu ces débutants.
« Leurs résultats sont très mitigés », dit-on discrètement pour ne pas contrarier Macronescu, l’as des as(ticots) qui veut impressionner son Zygomyr chéri avec sa panoplie d’aviateur. Tandis que pour les Ukrainiens, la France c’est des vacances qui leur évitent d’aller se faire démolir au front.
« Les Ukrainiens ne sont pas prêts, ils n’ont pas le niveau » disent en privé leurs formateurs. Qui ne comptent plus les trains démolis, les munitions gaspillées, et les post combustions intempestives qui usent encore plus vite les zincs quand on leur permet de jouer avec un F16.
Sans parler des fausses manœuvres imposant des évitements in extremis aux Français qui les encadrent. Et les six morts dans une ferme détruite lors d’un crash dont il est interdit de parler. Car les Ukronazis n’ont pas de très bons réflexes. Encore heureux qu’on a dérouté le transport aérien pour leur laisser place libre. On peut imaginer les résultats contre des Russes aguerris en Syrie et dans le Caucase.
L’OTAN a déjà lancé une procédure de recrutement de mercenaires volants
Comme les autres militaires étrangers, ils revêtiront un uniforme ukrainien, avec galons bidon, et auront des papiers de même. Pour être traités en prisonniers de guerre au cas où. Ou pour nier leur présence si on les compte parmi les morts. Ça marche comme ça depuis le début des hostilités.
Parmi les différentes nationalités appelées à participer aux combats aériens, les Norvégiens censés fournir des « techniciens » pour les six F16 qu’ils ont offert au Zygomyr. Et des Français qu’on a fait démissionner de l’armée au préalable. Censés agir à titre personnel, comme les snipers et les opérateurs de drones et de missiles qui épaulent les Ukronazis au sol. Les payes sont plus que confortables. Et les familles bien assurées en cas « d’accident ». Omerta de rigueur, cela va sans dire.
Le statut des étasuniens est un peu différent. Au départ, ce sont des «black sheeps» (moutons noirs) bons pilotes de l’USAF au parcours personnel chaotique, auxquels on a promis la réhabilitation, comme dans tous les conflits auxquels leur pays a participé depuis 1942. La plupart sont salariés dans des sociétés militaires privées, supposées s’occuper d’agriculture, de santé, d’éducation ou de ponts et chaussées. D’autres, plus rares, opèrent en free lance.
Les Polonais serviront de parkings pour les F-16. Pour les mettre hors de portée de représailles russes. Qu’ils croient. Mais Vladimir a prévenu. Il se réserve un droit de suite contre les avions ayant participé aux combats. Peu importe qu’ils se soient repliés ensuite sur des aérodromes en Pologne, Roumanie ou Moldavie.
Les Polacks, aveuglés par leur haine viscérale des Russes qu’ils appellent toujours des soviétiques, s’en vont les provoquer à la frontière, histoire de tester leurs réactions. Avec pour prétexte des missiles russes qui finiraient leurs courses chez eux, alors que des observateurs neutres ont témoigné qu’il s’agissait d’éléments de la défense anti-aérienne de Kiev égarés.
Peut-on y voir le secret espoir d’envenimer la situation pour actionner l’article 5 de l’OTAN ? Sans en mesurer les conséquences.
Christian Navis
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