L’histoire du monde est constellée de trahisons et donc de traîtres dont la perfidie s’est manifestée à des degrés divers dont le point de convergence est l’improbité. Le langage populaire dépeint cette duplicité par l’image du « coup de poignard dans le dos ».
Parfois légendaires, tels Judas ou Brutus, certains félons ont marqué leur époque, voire au-delà, portant cette perversion à des sommets difficilement imaginables.
Le plus célèbre d’entre eux, le plus universel des parjures, est sans conteste Talleyrand, un manipulateur hors pair qui de 1789 à 1838 a trahi tout le monde après avoir dignement et efficacement servi tout le monde, depuis la Constituante jusqu’à la monarchie de Juillet, à l’exception de la Terreur dont il fit judicieusement l’économie, mais en passant par le Directoire et l’Empire, excusez du peu.
Parfois, les traîtres passent au travers de la punition que leurs actes de peu de loyauté auraient dû leur valoir. Parfois, ils subissent les foudres fatales de ceux que la trahison avait visés.
Ainsi le Général Vlassov, Stalinien de la première heure déçu par l’URSS et retourné par l’Allemagne nazie dont il devint allié et au bénéfice de laquelle il engagea l’armée dont il avait le commandement, fut exécuté par les communistes en dépit de son ralliement opportun à l’instant où la défaite de la Wehrmacht paraissait inévitable.
Aucune Nation n’échappe au cours de son histoire à la trahison, pas moins la République française et pas moins celle-ci dans sa période la plus récente.
Le destin a voulu que notre Nation se donne, en 2012, le président le plus soporifique, le plus pusillanime, le plus désinvolte et le moins doté des qualité propres à l’exercice du pouvoir. Je veux naturellement parler de François Hollande, arrivé au commandes de l’État non par la démonstration de ses ressorts personnels mais par un concours de circonstances contraires à tous ses adversaires politiques.
Dans sa grande naïveté et son aveuglement consubstantiel à sa passivité naturelle, il accepta sans méfiance que la bande Attali, Minc, Jouyet et quelques autres conseillers de l’ombre lui colle en qualité de secrétaire général adjoint de l’Élysée le tout jeune et encore obscure Emmanuel Macron, lequel sera tout sauf un collaborateur dévoué, fidèle et loyal.
Cet impromptu, ancien socialiste et nouveau libéral, issu du secteur bancaire, énarque comme tout un chacun désirant bénéficier des forces du système, depuis toujours mondialiste, pro-Union européenne et opportuniste par nature, usa de toute la duplicité possible pour mystifier l’insignifiant locataire de l’Élysée et le doubler dans la course à la candidature présidentielle de 2017.
Emmanuel Macron était déjà le renégat en 2016, celui qui trompa et fit chuter son mentor François Hollande.
Fin du deuxième acte de la traîtrise.
Deuxième, car le premier avait eu lieu, non pas à l’égard d’un homme fut-il président de la République, mais à l’égard de la République elle-même.
En 2014, Macron alors promu en qualité de ministre de l’Économie et des Finances, autorisa ce que son prédécesseur avait obstinément et justement refusé jusqu’alors : la vente d’Alstom à son principal concurrent la «Compagnie Générale d’électricité» (CGE) consortium Américain.
Alstom, un joyau de l’industrie française et de la réussite de sa recherche technologique. Alstom était le principale fournisseur de matériel de haute technologie pour la production d’énergie civile mais aussi à destination des besoins militaires garants de la sécurité du pays.
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Il faut savoir que cette vente était parée de tous les atours de la forfaiture la plus condamnable puisque, outre la soumission sans résistance à toutes les pressions administrative, politique et judiciaire des États Unis, elle revenait purement et simplement à défaire la France d’un atout essentiel pour son indépendance énergétique et sa sécurité militaire.
Tout un ensemble de compétences spécifiques et de savoir-faire en matière de haute technologie garantissant l’indépendance de la Nation se trouvèrent ainsi bradés sur l’autel de la trahison propre au futur président.
Mais on n’avait encore rien vu dans le domaine de la félonie abjecte. Les étapes suivantes concernent les propos disqualifiants concernant l’appréciation de crime contre l’humanité portée par celui qui n’aimait décidément pas la FRANCE.
Devenu, par le jeu des manigances politiciennes (manipulations financières, influences médiatiques, voire manœuvres judiciaires), l’élu, a minima, d’un corps électoral croupion, Emmanuel Macron a glissé sur la pente savonneuse de la trahison jusqu’à substituer dans ses discours, porteurs de la marque de son ambition, la mystérieuse notion de souveraineté européenne à celle de souveraineté de la France.
Rappelons ici que ces prédécesseurs avaient eux-mêmes déjà porté un coup sérieux à l’indépendance de la Nation en la privant de la maîtrise monétaire. En modifiant la nature de l’immigration, passant d’une migration de travail à une migration familiale, ils avaient entamé le processus de submersion… Tout ceci ne privant en aucune manière Emmanuel Macron de son titre de traître suprême lequel a multiplié les actes de trahison les portant au niveau d’un art… macabre !
Les pères de la Ve République avaient souhaité rendre la France souveraine, c’est-à-dire libre de ses choix, de ses alliances et maîtresse de sa sécurité. Pour cela, ils avaient doté le pays de l’arme stratégique nucléaire. Emmanuel Macron entend en partager l’usage avec 27 autres partenaires ce qui rend son efficacité nulle et non avenue et entache gravement la sécurité extérieure du pays.
Emmanuel Macron, encore lui, dans sa volonté d’effacer la France, propose de transférer la position de membre du conseil de sécurité de l’ONU à l’UE !
Il veut supprimer la règle de l’unanimité des décisions du Conseil de l’Europe et la remplacer par une majorité de voix, rendant ainsi le veto de la France impossible.
Le tour est joué, la France n’existe plus ! Elle n’existerait plus si Macron réussissait dans son entreprise que tous les patriotes doivent combattre sans relâche.
Par une volonté haineuse et criminelle, elle deviendrait une simple province d’un ensemble dont le suzerain serait, selon son fantasme intime et profond, Emmanuel Macron lui-même !
La forfaiture détaillée apparaît au grand jour.
Le traître connaîtra-t-il les délices d’une retraite tranquille et opulente comme Talleyrand ou bien, comme Brutus après sa défaite, sa dépouille sera-t-elle offerte à ses adversaires ?
Jean-Jacques Fifre
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