Ce sont deux peuples blancs et chrétiens qui se font la guerre. C’est une véritable tragédie. La guerre est toujours la pire des solutions, mais quand les rivalités entre États l’emportent sur la raison et que le dialogue n’est plus possible, il ne reste plus qu’à faire parler les armes pour s’expliquer. Il en est ainsi depuis la nuit des temps.
En cette période de fêtes, où les Occidentaux vont célébrer Noël en famille pour la plupart, ayons une pensée pour ceux qui, en Ukraine et en Russie, sont emportés dans le tourbillon et les souffrances de la guerre.
Que ce soit sur le front, dans le fracas des bombardements, ou bien à l’arrière, où les familles tremblent pour ceux qui sont partis remplir leur devoir, il n’y a dans les deux camps que des hommes, des femmes et des enfants qui n’ont pas le cœur à la fête. Pour eux, ce Noël 2022 gardera un goût amer.
Apparemment, il n’y aura pas de trêve pour cette fin d’année, mais ce soir, ne distinguons ni amis ni ennemis dans ce conflit qui n’est pas le nôtre. Que nous soyons pro-Russes ou pro-Ukrainiens, l’heure est à la compassion pour ceux qui souffrent, soldats et familles des deux côtés.
Certes, les chrétiens orthodoxes fêtent Noël en janvier, mais peu importe le calendrier quand il s’agit d’espérer que la paix revienne très vite en Europe, car cette guerre n’aurait jamais dû éclater, pour maintes raisons largement évoquées ici. Aujourd’hui, l’heure n’est pas au procès de quiconque.
Ce soir, à Kiev ou à Moscou et dans des milliers de foyers, il y aura des chaises vides autour de la table. Un fils, un mari, un père ou un frère sera absent. Certains ne reviendront plus jamais, victimes de leur devoir, d’autres sont bien vivants, soit sur le front, soit en captivité, qui espèrent que ce conflit qui n’a que trop duré se termine au plus vite pour revoir leurs proches. D’autres encore, reviendront mutilés à jamais, payant toute leur vie le prix fort de ce conflit.
Comme toutes les guerres, celle-ci sème la mort et la douleur dans le cœur des familles. Chaque jour ce sont des familles dévastées, des mères et des pères éplorés, des veuves et des orphelins qui s’ajoutent à la longue liste des grands perdants de la confrontation. Car les morts ne sont plus là pour fêter les victoires et pour leurs familles, la perte d’un être cher a le goût de la défaite.
Puisse 2023 ramener une paix durable en Europe, en réunissant tous les belligérants autour de la table des négociations. Il y a bien longtemps que l’issue de cette guerre est connue. La prolonger ne fait qu’alourdir le bilan des pertes sans en modifier le cours. Nous l’avons dit et nous le redirons jusqu’à ce que la paix revienne.
Pour conclure, à l’heure où quelques illuminés semblent vouloir jongler avec des têtes nucléaires, voici une citation d’Einstein particulièrement parlante.
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Jacques Guillemain
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Ukraine : une pensée pour les soldats et les familles des deux camps
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