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23 janvier 2023 1 23 /01 /janvier /2023 19:08
Le progressisme, c’est le retour à la barbarie

Le progressisme est un courant de pensée qui considère qu’une transformation profonde des structures sociales et politiques doit être accomplie pour une plus grande justice sociale et pour l’amélioration des conditions de vie. Il s’oppose au conservatisme. Les progressistes croient, ou font semblant de croire, au progrès moral de l’humanité et aux bénéfices que le développement des sciences et des techniques peut apporter au plus grand nombre.

Pour les philosophes du XVIIIe Siècle, la société conforme à la nature de l’homme est celle où tout est mis en commun, individus et biens, droits et désirs, corps et âmes : en un mot, tout l’homme, et tout ce qui lui appartient dans l’ordre physique et dans l’ordre moral. C’est la société de la communauté absolue des biens, la société du pur communisme. La propriété est la cause de tous les maux physiques et moraux qui affligent la société. Que la propriété soit abolie, et que l’égalité de fait s’ajoute à l’égalité de droit. L’homme pourra se dire heureux quand les notions de propriété, de mariage, de famille, de pudeur, et de chasteté auront été reléguées dans les dictionnaires des mythes d’un temps passé. Tout cela au nom de la liberté et de l’égalité.

Pour Emmanuel Kant (1724-1804), par des lois et des statuts appropriés, les individus doivent parvenir peu à peu à la réalisation de l’Etat juridique. Tous les Etats particuliers doivent arriver à former la république universelle, en réformant les rapports qu’ils ont entre eux, d’après l’idée d’un droit cosmopolite qui les unisse. Kant veut universaliser l’idée de communauté absolue des biens dans une république universelle. Il réprouve la forme sociale actuelle et propose le modèle de la future forme légale dont il faut se rapprocher. C’est de là qu’est sortie l’école des progressistes.

Les progressistes s’attachent à la théorie de Kant, ils veulent parvenir à un Etat juridique légal, par  la voie de réformes progressives destinées à le réaliser. République universelle cosmopolite,  n’est-ce pas le but des mondialistes?

Friedrich Hegel (1770-1831), arrive au même port. Il fait de l’homme un Dieu, moyennant sa théorie panthéiste. Il affirme que l’Etat est à lui-même son but absolu. Puis Hegel enseigne ces trois points principaux. Premier point. L’Etat est le Dieu réel présent, la vraie divinité terrestre. Deuxième point. L’Etat a le droit le plus élevé sur tous les individus. Tous les individus doivent, sans conditions, s’assujettir à l’Etat, et se sacrifier tout entiers dans l’intérêt de l’Etat, lequel est la réalisation de l’idée morale. Troisième point. Sous la direction du porteur de l’idée mondiale, et par divers degrés, les peuples doivent parvenir au sommet de la civilisation et du savoir.

Des points sont communs aux théories de Kant et de Hegel. L’Etat juridique légal. La nécessité pour l’individu d’entrer dans l’Etat juridique légal. La volonté générale législatrice infaillible. Les droits des individus réunis entre les mains de l’Etat juridique légal. La soumission absolue des membres aux ordres de l’Etat juridique légal. L’abolition de toute religion et de toute morale provenant d’une autorité quelconque extérieure à l’homme et à la société. La communauté absolue universelle, comme terme de l’Etat idéal. Destruction de toute responsabilité de la conscience personnelle. Destruction de la forme sociale basée sur l’autorité, la propriété, et les enseignements dogmatiques et moraux d’une religion. Nouvelle forme sociale où tous les biens seront en commun. Alors, tous les droits de l’homme triompheront. La vertu refleurira. La félicité la plus pure règnera. On aura enfin ce paradis terrestre pour lequel seul l’homme est né. Chacun peut se lancer à la poursuite de ce paradis, qui en réalité, n’est que le paradis de la brute.

Les doctrines contre Dieu, contre la société, contre la propriété, contre toute loi morale, sont sorties du sein de ces théories. La doctrine mondialiste de République mondiale universelle cosmopolite, est sortie du sein de telles théories, entre autres.

Le terme « progressisme » a été créé vers 1930, avec l’idée selon laquelle l’organisation sociale et politique actuelle résulte d’un processus historique continu d’amélioration qui peut être poursuivi, voire accéléré par des réformes souvent radicales. Mais pour le linguiste Maurice Tournier, l’adjectif « progressif » est employé dans le champ politique avant « progressiste ». Dès 1817, le philosophe Ballanche oppose les « moeurs stationnaires » aux « opinions progressives ». Balzac utilise cet mot pour désigner « qui est partisan du progrès sur le plan politique, social, économique, qui tend à la modification de la société vers un idéal, part des réformes ou des moyens violents ». Il désigne alors une étiquette politique de gauche. D’après le Littré, le substantif « progressisme » apparaît à l’occasion de la crise du 16 Mai 1877, conflit fondateur de la Troisième République. Il glisse ensuite de la gauche vers le centre. Porté par la philosophie du siècle des Lumières et par l’essor de la science au XIXè Siècle, le progressisme part du postulat que le sens de l’histoire est le progrès. Puisant ses racines philosophiques dans le mouvement européen des Lumières, le progressisme se rattache « au mythe rationaliste du Progrès ».

Depuis les années Mitterrand, le progressisme rassemble pratiquement tous les courants politiques, de la gauche à la droite, et réunit le libéralisme culturel de gauche et le libéralisme économique de droite. Pour les progressistes, le mot « progrès » offre plusieurs « avancées » :
mondialisation heureuse, ouverture des frontières, développement des nouvelles technologies, croissance infinie et forcément pourvoyeuse d’emplois, société de consommation et de loisirs, individualisme à outrance, mise en scène de l’égalité à tous les étages, y compris entre Maîtres et élèves, critique de toute forme d’autorité, rejet de l’héritage et des racines, rejet de toutes les identités, nationale, culturelle, sexuelle, familiale, linguistique, création de l’homme nouveau progressiste et de désir, intégration européenne, monde de métropoles en réseaux, « vivre ensemble » fondé sur l’intégration de populations venues du reste du monde, tolérance envers toute forme de pensée, libération sexuelle et LGBTisation de la société, augmentation du niveau de vie, paix entre les peuples.

Aujourd’hui, Macron est le chantre du progressisme, il rassemble le centre gauche et le centre droit, et il n’hésite pas à débaucher les opportunistes de tous bords.
Les faits et la réalité contredisent complètement les belles promesses des progressistes. Le libéralisme culturel s’est imposé partout et chaque nouvelle mesure provoque un recul anthropologique sur fond de dérives autoritaires liées aux minorités homosexuelles activistes. La démocratie n’existe plus, si elle a jamais existé : les amis du « progrès » travestissent la démocratie afin de conserver leurs idées au pouvoir, et gouvernent en véritables despotes. Le libéralisme économique radical devient une vaste machine à enrichir le 1% de la population mondiale qui profite des trois quarts des richesses produites chaque année, au détriment des peuples. La paix est en permanence sous tension, pas du fait des populismes, pas du fait des nations, mais à cause du bilan de ce progressisme destructeur et dévastateur, comme en témoigne la guerre Ukraine-Russie. Les niveaux de vie régressent, le rythme des existences s’accélère dangereusement, tant les gens qui ont un emploi sont abrutis par le travail, ceci dans une société de chômage massif. La société de tolérance est devenue une société d’intolérance, dans la mesure où tout mode de pensée non progressiste libéral-libertaire est condamné sans discussion.

L’Union européenne, un machin autoritaire et totalitaire, échappe aux peuples qui ont perdu la souveraineté de leurs nations. Les friches industrielles et urbaines s’installent. Les « sans dents » n’ont plus les moyens de se nourrir décemment, mais les progressistes vivent dans le luxe et l’indécence. Le bon sens, l’éducation, le savoir, la civilité, s’étiolent. En effet, à l’école, les expérimentations pédagogistes et les idéologies progressistes font des enfants des cobayes. La consommation, les loisirs stupides, la déculturation, s’imposent comme des drogues afin de ne plus penser. La violence règne partout, sous toutes les formes, dans le déni le plus complet. Policiers et pompiers sont attirés dans des pièges. Aujourd’hui est pire qu’hier.

Aujourd’hui est pire que jamais dans le passé. Pierre-André Taguieff, philosophe, politologue, et historien des idées français, né en 1946, considère le progressisme comme un « mot-massue » et les progressistes comme des «  contre-réactionnaires ». « Le progressisme constitue un moyen de combattre des adversaires politiques, il sert d’arme symbolique permettant de disqualifier les contradicteurs…..J’appelle contre-réactionnaires ceux qui recourent au progressisme pour mettre en accusation leurs rivaux, leurs adversaires ou leurs ennemis, en vue de les disqualifier totalement, en commençant par les exclure de l’espace des débats légitimes ». Pour Taguieff, le progressisme actuel, qualifié de néo-progressisme, ne représente plus une quête du progrès, mais un simple «  mouvementisme », c’est à dire « le culte du mouvement pour le mouvement, l’exaltation de la fuite en avant dans ce qu’il est convenu d’appeler la « modernisation », l’impératif catégorique de « bouger avec ce qui bouge ». Autrement dit, le changement pour le changement.

Marcel Gauchet, historien et sociologue français, né en 1946, évoque une notion « attrape-tout ». Ainsi, En Marche, parti de Macron, séduit tous azimuts, au-delà des classes sociales et des clivages classiques. On trouve des socialistes, des libéraux de droite, des libertaires de gauche, des écologistes, des centristes. La longue liste des arrivistes ambitieux illustre bien les dépassements de clivages politiques. Ce petit monde s’emploie à dépasser le sempiternel clivage gauche-droite. Les marcheurs proposent un élan qui ressemble à la terre techno-digitale promise de la Sillicon Valley, version Frenchie. En effet, le progressisme gauchiste se réduit à des réformes sociétales contre nature, à une immoralité et une amoralité ambiantes, ignore totalement le progrès social, humain, culturel, et tend même à anéantir ces formes de progrès.

Le progressisme, c’est la transgression, c’est le transhumanisme, c’est la tyrannie LGBTIQ, c’est la déshumanisation, c’est le changement anthropologique, c’est le retour au sacrificiel et à la magie, c’est la violence systématique, violence verbale, violence psychologique, violence physique, sous des dehors humanitaires et philanthropiques. Il y a 3 400 ans environ, le pharaon Akhénaton (-1371 ; -1337), voulut créer un Empire du bien, le bien obligatoire. Ses choix conduisent à la première crise du Nouvel Empire égyyptien. Prétendre que nous sommes beaux, bons, généreux, altruistes, prépare toujours une hypercatastrophe, et amène la guerre, la famine, l’épidémie, la dislocation. C’est ce que nous vivons aujourd’hui : les dirigeants mondiaux et « nationaux » se piquent de générosité, d’altruisme, de philanthropie, déclarent agir pour le bien de l’humanité, se vantent de protéger les citoyens. Résultat : les problèmes s’accumulent et engendrent le chaos. Le progressisme conduit au changement de civilisation, à la décivilisation, à la naissance d’un Nouvel Ordre Mondial totalitaire et inhumain.

Le progressisme, c’est le retour à la barbarie.

Jean Saunier

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