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3 janvier 2023 2 03 /01 /janvier /2023 06:37

Lazare : Une fois de plus. Mais il continue.

Pont de Crimée : Zelenski a raté son coup

Samedi 8 octobre, six heures du matin, on apprend qu’un incendie s’est déclaré sur le pont de Crimée et que l’un des wagons d’un train de marchandises qui se rendait à Kertch a pris feu. Quelques heures plus tard une dépêche tombe : c’est un camion qui se trouvait sur les voies routières qui vient d’exploser.

Une explosion d’une extrême puissance… et c’est le plus grand pont d’Europe, long de 18 km, qui prend feu. Un pont qui permet de relier par la route et le rail la Crimée à la Russie, et assure surtout actuellement le transport de troupes, de munitions et de carburant ; ainsi que la liaison avec l’Ukraine par le Sud. Un pont par conséquent stratégiquement essentiel à Moscou.

En outre, le symbole est terrible. Ce pont surnommé « le pont de Poutine », qui l’avait inauguré en personne, avait concrétisé en 2018 le rattachement définitif de la Crimée à la Russie.

Cet attentat est une opération visiblement très bien réalisée qui n’est pas sans rappeler la façon de travailler des terroristes en Syrie…

En effet, six heures du matin samedi 8 octobre, le pont de Crimée explose. La puissance de l’explosion fait s’effondrer plusieurs travées des voies routières et met le feu à 7 wagons-citernes d’un train qui circulait en même temps sur la partie ferroviaire, située pourtant à plus de 40 mètres de là.

Les experts arrivés sur les lieux n’ont aucun doute : c’est un travail de professionnels. Les enquêteurs Russes font les premières constatations : les éléments ne présentent pas les traces d’une explosion venant du dessous de l’ouvrage. Une certitude pointe : pour faire autant de dégâts la charge explosive devait être très importante. Autres éléments faisant penser à du travail de professionnels : l’explosion a eu lieu en même temps que le passage de ce train de marchandises comportant comme par hasard des citernes et, toujours comme par hasard, juste entre deux piliers. Pourtant, le hasard n’a rien à faire ici. Aucun doute, il s’agit d’une attaque terroriste, certainement téléguidée par les services de renseignement américains ou britanniques – une fois encore. Des services qui auraient ainsi permis de déjouer la sécurité militaire pourtant importante puisque chaque camion passe dans un détecteur de traces d’explosifs avant de permettre son entrée sur le pont. Or, il s’agit là visiblement de plusieurs tonnes d’explosifs qui n’ont pas été détectées. En conséquence, soit le détecteur n’a pas fonctionné, soit il a été – volontairement ou non – désactivé, soit les militaires en charge des contrôles ont été négligents, voire incompétents, soit des complicités ont été nécessaires. L’enquête en cours le révélera certainement. Faisons confiance en ce sens aux services du FSB.

Sans nul doute, Américains et Britanniques sont mouillés jusqu’au cou dans cette affaire. Ils« savent » qu’une longue liste d’attentats terroristes est en préparation contre Moscou. Alors, comme d’habitude, ils pilotent de loin les terroristes ukrainiens. C’est même une évidence : en caniche docile, Zelenski ne peut en aucun cas se gratter le nez sans le consentement de l’un ou l’autre de ses « sponsors ».

Ceci dit, pourquoi s’en prendre maintenant au pont de Crimée ? Sans doute parce que l’hiver arrive en Ukraine, et que la note du « soutien » commence à devenir onéreuse pour les Anglo-Saxons. Auraient-ils voulu en finir une fois pour toutes avec la Russie en faisant sauter ce pont avant le 8 novembre ? Voudraient-ils ensuite « laisser tomber » ou se verront ils obligés de « lâcher l’affaire » ? Nous en sommes encore à nous perdre en conjectures.

Néanmoins, aux dernières nouvelles, le Ministère des Transports russe a diffusé une vidéo montrant un drone sous-marin qui aurait télécommandé l’engin explosif sur la route du pont de Kertch.

Après l’avoir nié, et même accusé une fois encore la Russie d’avoir détruit son propre pont, l’Ukraine a reconnu sa responsabilité dans l’attaque. Le conseiller de Zelensky, Mikhaïlo Podolyak, a lui-même reconnu la responsabilité de l’Ukraine dans l’attaque terroriste du pont de Crimée : « La Crimée, le pont, le début. Tout ce qui est illégal doit être détruit, tout ce qui a été volé doit être rendu à l’Ukraine, tout ce qui est occupé par la Russie doit être détruit ».

Depuis cette déclaration, les Ukrainiens, y compris les instances gouvernementales, se sont déchaînés et ironisent sur les réseaux sociaux, se moquant ouvertement de la Russie à travers une communication agressive. La Communication ! Une arme que l’Ukraine sait utiliser tous azimuts à son profit pour affaiblir la Russie. Une arme que Moscou visiblement ne maîtrise pas. Notre Assemblée nationale n’a-t-elle pas applaudi l’ambassadeur ukrainien venu en visite !?! Un homme qui ne parle même pas français et qui n’a que mépris pour notre pays. Ecoeurant !

Dès l’annonce de l’attentat, on a vu fleurir à Kiev des fresques, déjà réalisées – comme par hasard – voici deux mois, par la très « patriotique » poste ukrainienne, présentant le pont de Crimée sautant avec deux explosions. Des fresques devant lesquels les habitants de Kiev réalisent des selfies. Un « cadeau » de Kiev pour l’anniversaire de Vladimir V. Poutine.

Aujourd’hui, le ministère de la Défense ukrainien publie sur son compte twitter, avec l’image du pont détruit « Qu’est-ce qui vous attend encore les Russkoffs ? ». Au-delà de cette communication, les réseaux sociaux croulent sous les messages, les dessins et les vidéos postées par les Ukrainiens qui décrédibilisent Vladimir Poutine, avec probablement l’espoir de l’affaiblir aux yeux du peuple russe et de pousser ce dernier à le lâcher. Le but ultime étant sans doute de démoraliser également les troupes russes qui sont présentées en Occident comme démotivées, sous- équipées, refusant d’aller combattre… l’explosion du pont visant à accentuer un hypothétique refus. Mais il faut bien que les Occidentaux rêvent !

Heureusement, l’explosion n’a que partiellement endommagé l’ouvrage d’art. Zelenski a visiblement raté son coup, une fois encore. Quand comprendra-t-il que, quoi qu’il fasse, il se ramassera encore et toujours. Et ce jusqu’à ce qu’une balle bien placée nous débarrasse une fois pour toute du caniche des USA !

Le Comité d’enquête russe sur place a découvert trois morts : le chauffeur du camion qui a explosé, identifié comme un habitant du Kuban, ainsi qu’un couple qui se trouvait dans une voiture près du poids lourd.

Oleg Viktorovitch Morozov, député de la Douma d’État a déclaré suite à l’attaque terroriste sur le pont de Crimée : « Ce n’est plus un simple défi, c’est une déclaration de guerre sans règles ».

Quelles représailles peut-on en effet attendre suite à ce coup de poignard porté par l’alliance Ukraine-OTAN une fois encore contre Moscou ? Il ne faut pas oublier que le pont de Crimée est le symbole du redressement de la Russie effectué par Vladimir Poutine qui avait déclaré lors de son inauguration que ce pont « était attendu depuis l’époque du tsar ». Vladimir Poutine ne peut en aucun cas faire preuve de faiblesse en laissant cet attentat, qui le vise visiblement directement, impuni. Et pourtant, les Russes semblent vouloir minimiser la situation.

Les services russes sont d’une redoutable efficacité.

Le chef de la Crimée Sergueï Aksyonov et le vice-premier ministre Marat Shakirzyanovich Khusnullin sont arrivés sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts. Ce dernier a déclaré lors de cette visite : « nous avons déjà commandé du métal et rassemblé des constructeurs pour restaurer la deuxième travée du pont ». En effet, le ministère des Transports de la Fédération de Russie a indiqué qu’il avait d’ores et déjà commencé à évaluer les dégâts, le volume et le calendrier des travaux de restauration.

Malgré les importants dégâts, 12 h après, le trafic ferroviaire a repris sur le pont ainsi que le trafic routier pour les véhicules jusqu’à 3,5 T. Seuls les poids lourds ne sont pas encore autorisés à l’emprunter. Preuve est ainsi donnée à Kiev de l’inanité de ses efforts de destruction.



Vladimir Poutine vient de signer un décret visant à renforcer les mesures de protection des infrastructures de transport traversant le détroit de Kerch, incluant le pont, le réseau électrique et le gazoduc principal. L’ensemble sous la direction du FSB.

Ce n’est pas la première fois que les « alliés » de l’Ukraine se permettent de prendre des libéralités inqualifiables en détruisant les infrastructures russes. Ils se sont d’abord attaqués aux gazoducs de la mer Baltique qui lui permettaient de vendre son gaz à l’Allemagne et l’Europe ; puis plusieurs tentatives ont heureusement échoué de s’en prendre à ceux de la mer Noire ; il y a eu également les attaques incessantes contre la centrale nucléaire d’Energodar qui auraient pu entraîner des conséquences potentiellement dramatiques ; et enfin le pont de Crimée. La question qui se pose actuellement : ne serait-il pas temps pour Moscou de siffler une fois pour toutes la fin de la partie par une action forte et définitive ? La réponse de Moscou va t-elle cette fois encore se faire attendre ? Pourquoi ce manque de réaction apparente ? La lutte qui se joue actuellement en Ukraine cacherait-elle des intérêts bien plus puissants et bien plus profonds qu’un simple conflit militaire entre deux forces ? 

Rien de m’étonne plus venant de Moscou. Je l’ai souvent écrit et j’en reste persuadée, le conflit Russie/Ukraine est un combat sans merci entre un monde multipolaire représenté par la Russie et le monde occidental unipolaire du N.O.M. Il est à souhaiter pour notre propre sauvegarde que la Russie l’emporte.

Néanmoins, la guerre par procuration que mènent l’OTAN, les USA et l’UE contre la Russie en utilisant le peuple ukrainien provoque de nombreuses victimes, tant civiles que militaires, dans les deux camps. Certes les Ukrainiens ont été désignés « chair à canon volontaire », mais bien à leur corps défendant. En outre, le comportement terroriste du régime de Kiev qui attaque les populations civiles depuis 2014 dans le Donbass devrait être lourdement condamné par la communauté internationale, pourtant d’habitude toujours prompte à pleurnicher sur les peuples. Mais il est vrai que dans ce cas précis, le triumvirat des assassins représente « le camp du bien » !

Nous ne pouvons qu’admirer la patience de Vladimir Poutine, qui résiste envers et contre tous aux provocations incessantes depuis vingt ans ; sans répondre à l’aide d’une démonstration de force définitive qui provoquerait une escalade mortelle non seulement pour la Russie mais pour l’ensemble des peuples de la planète. Heureusement pour nous, Poutine est un excellent joueur d’échecs et il ne tombera pas dans le piège des provocations ennemies qui n’attendent que cela pour sonner l’hallali, sans penser que dans ce cas il n’existera pas un centimètre carré de cette planète où ils pourront se réfugier pour échapper à sa vindicte et, potentiellement, espérons-le, à la nôtre.

Valérie Bérenger

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