Chaque fois que je me rappelle cet état de fait, un frisson de colère parcourt ma nuque : Macron est le chef des armées. Il faut se pincer pour le croire, mais c’est pourtant la triste réalité, notre constitution est ainsi faite.
Même les militaires les plus hauts gradés se doivent de répondre devant cet ectoplasme, ce petit ricaneur mondialiste, qui œuvre chaque jour, depuis 5 ans, à notre destruction.
J’avais une pensée émue l’autre jour, en essayant de me mettre, ne serait-ce qu’une seconde, dans la peau d’un militaire qui se retrouverait contraint de saluer… Macron. Comment font-ils ? Ils pensent à autre chose, probablement. Ce d’autant plus que ce dernier n’a eu de cesse depuis qu’il est entré en politique que de ruiner notre complexe militaro-industriel.
Il a commencé en 2014, lorsque Ministre de l’Économie, il valida le bradage de la branche énergie d’Alstom à General Electric pour un montant de 13 milliards de dollars, alors que les actifs seuls étaient évalués à 12 milliards. Souvenons-nous tout de même que les turbines du porte-avions Charles de Gaulle, de nos sous-marins lanceurs d’engins sont fabriquées par Alstom, ainsi que les turbines Arabelle de nos réacteurs nucléaires. Ceux qui ont envie de se faire vomir pourront toujours lire le livre de Frédéric Pierucci (Haut cadre d’Alstom, emprisonné par les Américains, afin de faire pression sur la direction du groupe pour qu’elle accepte l’offre), « Le piège américain ». Belle opération pour Macron, il fit d’une pierre deux coups en faisant passer sous pavillon américain (un pays ami, bien entendu) des maillons essentiels de notre souveraineté nucléaire militaire et civile. Cela n’empêche pas le même Macron de se vanter aujourd’hui d’être parvenu à avoir obtenu le rachat d’une partie d’Alstom Énergie par EDF. En psychiatrie cela s’assimilerait à une sorte de syndrome de Münchhausen par procuration ; ou de pompier pyromane.
En 2017, quelques mois après son élection, Macron provoqua la démission du Général de Villiers, après l’avoir publiquement humilié, car ce dernier ne pouvait se résoudre à accepter une énième coupe dans le budget de la Défense, alors que les missions à l’extérieur ne cessaient de prendre de l’ampleur. Ce dernier, qui contrairement à Macron, a le sens du devoir et de l’honneur, n’a jamais réellement exprimé le fond de sa pensée sur ce sinistre personnage. Nous allons donc le faire pour lui : vous avez bien fait de démissionner, car il ne vous aurait probablement pas été supportable d’obéir aux ordres d’un traître qui souille tout ce qu’il touche, organise des parties fines au Palais de l’Élysée avec des drag queens, ou se fait tripoter devant les caméras par des taulards racisés dégoulinant de sueur, qui le remercient en lui faisant un doigt d’honneur.
Après s’être occupé comme il se doit de notre industrie militaire, de notre souveraineté nucléaire et de la tête de l’état-major, Macron est ensuite entré dans les détails. En effet, depuis 1979, les forces armées françaises étaient équipées d’un fusil d’assaut nommé FAMAS, fabriqué et assemblé en France, avec des munitions de fabrication française. La célèbre société Manhurin (dont l’État était actionnaire majoritaire), était même alors le leader mondial des machines de production de munitions ! Nous étions autonomes en termes d’armement léger, contrairement à de nombreuses forces armées étrangères qui se sont mises volontairement à la merci des Américains. Le fait que nous puissions être souverains dans un domaine quelconque était bien entendu insupportable aux yeux de Macron.
Le petit Traître de l’Élysée, une fois arrivé au pouvoir en 2017, décida de faire un peu de ménage dans les participations de l’État. Comptant bien continuer à bénéficier des fameux « dividendes de la paix », comme ses prédécesseurs, il considéra qu’il n’était pas nécessaire de continuer à conserver une quelconque souveraineté en matière de munitions de petit calibre, et il laissa ainsi Manhurin crever. La société en faillite fut donc cédée pour une bouchée de pain à un groupe émirati, pour la plus grande satisfaction de Le Maire, alors que des propositions de reprise françaises avaient été proposées. Macron justifia sa décision d’abandonner la filière munition française par le fait que d’après les traités européens, les achats effectuées par la Défense nationale doivent faire l’objet d’un appel d’offre européen, s’ils ne sont pas « stratégiques ». Non seulement il n’existe pas de définition légale de l’adjectif « stratégique » en droit européen, mais Macron aurait parfaitement pu imposer ses vues. Il préféra satisfaire l’Union européenne.
Les conséquences ne se firent pas attendre très longtemps. Les douilles de la munition de calibre 5.56 du FAMAS étaient originellement fabriquées en acier inoxydable. Par souci de réduction des coûts, nos fournisseurs de l’époque décidèrent de substituer le laiton à l’acier (beaucoup moins cher). Les incidents de tir commencèrent à se multiplier, et le FAMAS à avoir une mauvaise réputation qui, s’ajoutant à sa forme un peu particulière, le rendit invendable à l’extérieur. Au final, à l’heure actuelle, nous dépendons donc à 100 % de fournisseurs étrangers pour la fabrication de munitions 5.56 OTAN, matériel absolument indispensable pour toute opération au sol.
La déchéance ne s’arrête malheureusement pas là. Il y a quelques années, il fut décidé de remplacer le FAMAS par un autre fusil d’assaut plus moderne et plus léger. Nous aurions bien entendu pu demander à un fabricant français de le faire, il en existe plusieurs. Une fois de plus, la préférence étrangère fut appliquée, et c’est ainsi que le HK416 F (Heckler § Koch, société allemande bien connue de tous les tireurs sportifs et professionnels) fut choisie.
Nous sommes donc passés en quelques années, grâce à Macron et les grands visionnaires qui l’entourent, d’une souveraineté totale en termes de fabrication de fusils d’assaut et de munitions, à une dépendance complète vis-à-vis de l’étranger. Alors que la guerre de haute intensité est de retour en Europe, nous n’avons ni stock de munitions, ni même la capacité d’en produire. A l’aune de ce qui s’est passé pour les masques FFP2, on imagine aisément comment se comporterait notre cher partenaire allemand si, pour une raison ou une autre, la chaîne de production des fusils d’assaut venait à être défaillante ; nous serions peut-être contraints d’envoyer nos soldats au front avec des fusils de chasse ? Et je ne souhaite même pas penser à ce qui se passerait en cas de conflit armé avec l’Allemagne, qui a décidé de redevenir la première armée européenne. Mais bien entendu cela ne peut pas arriver, comme l’Histoire nous l’a prouvé.
Macron va encore, théoriquement, rester 5 ans au pouvoir. Que va-t-il encore détruire ? Que restera-t-il de notre Armée en 2027 ?
Le crime de Haute Trahison ayant disparu du Code pénal, quand le temps viendra, il faudra le remplacer par une procédure adaptée. Pour Macron, je pense que le Jugement de l’eau serait parfaitement adapté. C’est une pratique moyenâgeuse qui a fait ses preuves, consistant à plonger le justiciable lesté de plusieurs dizaines de kilos de pierres dans une rivière. Si le corps se met à flotter contre nature, c’est donc qu’il était coupable. S’il coule, il était par conséquent innocent, et les portes du Paradis lui seront ouvertes.
Les plus rancuniers d’entre vous préconiseraient l’application immédiate de l’Aigle de sang Viking, mais il faut respecter l’État de droit ; la peine capitale a été abolie en 1981, et tout condamné, même le plus méprisable, a paraît-il un droit inaliénable à un procès équitable.
Alain Falento
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Comment Macron détruit nos forces armées depuis cinq ans
Chaque fois que je me rappelle cet état de fait, un frisson de colère parcourt ma nuque : Macron est le chef des armées. Il faut se pincer pour le croire, mais c'est pourtant la triste réalité...
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