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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 16:24
Des étudiants en médecine barrés par une épreuve de « politiquement correct »

Lazare : Vous voyez la médecine que l'on nous prépare pour demain.

On ne veut pas des médecins compétents mais des médecins politiquement corrects.

« Dans un musée, on voit une enseigne d’une ancienne chocolaterie du XVIIIe siècle avec un domestique noir qui sert sa maîtresse blanche. Le nom de la chocolaterie est “le nègre joyeux”. Qu’en pensez-vous ? ».

À quel examen croyez-vous que cette question est posée ? Sociologie ? Histoire ? Un devoir sur table, en quatrième ? Perdu.

Et la préservation de la barrière de corail, en géographie ? La vie des crevettes, en sciences de la vie et de la Terre ? Encore perdu.

Ces questions sont posées lors d’un oral en fin de première année de médecine. À des étudiants qui travaillent onze ou douze heures pas jour.

Réforme des études de santé : d’excellents étudiants en médecine éliminés par un oral évaluant leur personnalité (MàJ : « On atteint le summum de l’absurdité ») – Fdesouche

D’un côté, 15 heures d’examens écrits (12 matières, 240 h de cours) et de l’autre, 2 oraux de 10 min. (sans formation spécifique) qui comptent plus que les écrits. La palme revient à l’université de Paris où l’oral compte pour 72 % contre 28 % pour les écrits.

Deux oraux arbitraires et improvisés de dix minutes comptent donc pour 72 % de la note finale. Ces oraux sont sans aucun rapport avec la médecine, et réduisent à néant quinze heures d’examens écrits portant sur douze matières, représentant des milliers d’heures de travail.

C’est ainsi que 48 étudiants de l’université de Paris, ayant réussi leurs examens écrits, ont été scandaleusement collés, et mis à la porte du cursus car le redoublement n’est pas admis.

Christine Clerici, présidente de l’université de Paris, a trouvé cela normal, et Fredérique Vidal, sa ministre de tutelle, a préféré envoyer la police plutôt que de recevoir les étudiants en délégation.

À Tours, dix étudiants parmi les meilleurs sont irrémédiablement collés. A-t-on voulu les envoyer à Pôle emploi ?…

Interrogé sur cette question de la barrière de corail, Pierre Diot, président de la faculté de médecine de Tours, a minimisé : « On n’attend pas d’un étudiant de connaître la problématique de la barrière de corail, assure-t-il. On attend de lui qu’il manifeste un intérêt pour l’état du monde dans lequel on vit et dans lequel on va vivre, d’être capable de prendre des positions, d’argumenter, mais pas de connaître le fond ».

Mais c’est donc exactement cela, cher Monsieur ! Prendre position, argumenter : une épreuve politique.

Mais nous, les patients, nous nous moquons bien des positions politiques de nos médecins. Ils peuvent être anarchistes, ou au contraire croire au retour des Bourbons sur le trône de France, cela nous est complètement égal. Ils peuvent bien n’avoir aucune opinion sur le « nègre joyeux » (qui à mon avis est plutôt un nègre triste.)

Tout ce que nous voulons, c’est qu’ils respectent le serment d’Hippocrate, sachent diagnostiquer, et sachent nous soigner.

Il n’est pas nécessaire d’avoir pris position sur la barrière de corail pour faire une bon médecin.

Que vont devenir ces étudiants, qui ont travaillé comme des fous pendant un an ? Eh bien ils deviendront dentistes, pharmaciens, kinésithérapeutes, sage-femmes, ou ils changeront leur fusil d’épaule et feront une école d’ingénieurs.

Ou alors, ils iront à l’étranger. La Roumanie est moins injuste pour les étudiants en médecine, dit-on, la Belgique moins stricte.

Et pour avoir des médecins, comme on en manque, eh bien… on fera appel à des médecins étrangers. Aux études notoirement moins bonnes.

Des médecins algériens par exemple, connus pour être en général moins compétents, qui refuseront d’examiner leurs patientes parce qu’elles sont des femmes (j’ai des exemples), ou qui feront semblant ce qui revient au même.

Ou des internes voilées qui diront à des jeunes qui ont une maladie de l’estomac, que comme ils sont chrétiens ils ont trop banqueté pour Pâques (sic) et les renverront chez eux (re-sic).

Il ne faudra pas s’étonner après cela qu’il y ait de plus en plus de déserts médicaux en France.

En 2021, près d’un quart des Français vivaient dans un désert médical. Et cela ne fera qu’augmenter. En 2020, plus de cinq millions de personnes étaient sans médecin traitant.

Après des années de numerus clausus limitant les études de médecine, il faudra des années pour rectifier le tir. Il faut dix ans au moins pour former un médecin.

Un terrible étalage d’incompétence au plus haut niveau. Mais tout le monde s’en moque et regarde ailleurs.

Revoyons bien nos remèdes de grand-mères, cataplasmes et autres tisanes, bientôt nous n’aurons plus qu’eux. Et nos yeux pour pleurer.

Sophie Durand

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