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21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 03:48
Le gauchiste Gabriel Boric président : le suicide chilien

Ça y est, le Chili est sauvé ! Le monde peut respirer. La bête immonde a été terrassée. Le fascisme n’est pas passé… Ce dernier dimanche 19 décembre, le bon et gentil Gabriel Boric qui se déclarait “plus à gauche que le Parti communiste” a été élu président de la République avec plus de 55 % des voix.

https://www.youtube.com/watch?v=6pGsAUdehsw

Ce jeune homme de 35 ans, d’origine croate, fils d’une des plus grosses fortunes du pays, est avant tout un activiste professionnel qui, en plus de n’avoir jamais travaillé de sa vie, n’a pas été capable de finir ses études universitaires. Plus occupé à promouvoir l’agitation politique dans la faculté de droit où il était sensé étudier pour devenir avocat, il s’est distingué par des comportements violents contre tous ceux qui ne pensaient pas comme lui, professeurs inclus.

https://www.youtube.com/watch?v=DHkFKu3qZPQ

Ceux qui ont eu à le subir le décrivent comme un individu atteint de troubles psychiques. Il a par ailleurs fait l’objet d’une plainte pour harcèlement sexuel, plainte qui a été finalement retirée pendant la campagne présidentielle “pour ne pas faire le jeu de l’extrême droite”.

https://www.youtube.com/watch?v=0ZBuTX_HRMw

Pour se faire élire il a su lisser son discours ainsi que son aspect. Il est par ailleurs surnommé “voltereta” (galipette) pour ses fréquentes déclarations contradictoires durant la campagne, selon à qui il s’adressait.

Le théâtre antifasciste a bien fonctionné contre son opposant José Antonio Kast, le président du Partido Republicano, dont le logo est une flamme tricolore qui rappelle celle du Front National français.
Catholique pratiquant, père de 9 enfants, c’est un nationaliste et un conservateur qui a mis la lutte contre l’insécurité au cœur de son programme.

Il faut dire qu’il a eu tout contre lui, outre une caste médiatique aux ordres (on connaît bien ça en Europe occidentale…) qui n’a pas hésité à lui rappeler que son père allemand immigré au Chili après la Seconde Guerre mondiale avait servi dans la Werhmacht, oubliant toutefois que celui-ci avait été enrôlé de force à 18 ans, oubliant également que José Antonio fait partie d’une association d’amis d’Israël.

On peut certes lui reprocher quelques fautes politiques majeures. Il a entre autres à maintes occasions fait l’éloge du général Augusto Pinochet, dictateur sanguinaire arrivé au pouvoir par un coup d’État initié le 11 septembre 1973, durant lequel le Président socialiste Salvador Allende avait trouvé la mort. Bien qu’il ait condamné les crimes contre l’humanité commis par le régime de Pinochet, Kast a salué ses résultats économiques qui seraient à l’origine de la prospérité et du dynamisme que le pays a connu durant ses dernières Trente Glorieuses.

Le fait est que depuis le retour de la démocratie en 1990, le pays avait connu un développement économique sans précédent. On parlait alors du “modèle chilien” qui fit l’admiration des pays voisins et qui provoqua une immigration massive de leurs ressortissants.

Certes, ce modèle économique importé des États-Unis par les “Chicago Boys” disciples de Milton Friedman était loin d’apporter la même prospérité à tous les citoyens. Parmi de nombreux problèmes, on peut déplorer un système de santé défaillant et cher (tout comme les études universitaires pour lesquelles les étudiants ou leurs familles devaient s’endetter pendant de longues années), ainsi qu’un plan de retraite qui est une véritable arnaque pour de nombreuses personnes âgées qui se retrouvent dans la misère après avoir cotisé durant toute une vie.

À tout cela s’ajoute un problème de sécurité grandissant dû à un modèle de justice laxiste, importé d’Europe occidentale. Le pays, jadis réputé comme étant le plus pacifique du continent, est aujourd’hui ravagé par la criminalité et le trafic de drogue, contrôlé en grande partie par la pègre colombienne. Celle-ci règne dans de nombreux quartiers populaires qui furent les bastions de toutes les luttes ouvrières d’antan.

Depuis le mois d’octobre 2019, le pays a connu une vague de protestations similaire à la crise des Gilets jaunes. Celle-ci a rapidement été récupérée par l’extrême gauche et a dégénéré de façon violente avec saccages, pillages, et violences de toutes sortes.

https://www.youtube.com/watch?v=M1qiuCrOC88

“El estallido social” a été soutenu par tous les artistes de gauche dont certains vétérans avaient été exilés en France durant les années 70-80. Ceux-ci n’ont pas eu le courage de condamner les exactions des groupuscules d’extrême gauche qui, en plus de saccager les magasins, les jardins publics ou les stations de métro, ont incendié à trois reprises le musée dédié à Violeta Parra, une des plus grandes artistes du pays, pourtant icône de la gauche latino-américaine.

Poussant contre les cordes le pusillanime Président de “droite” Sebastián Piñera, qui avait pourtant envoyé les troupes anti-émeutes des carabineros, puis l’armée, mais sans instructions claires, ils ont obtenu qu’un référendum pour la rédaction d’une nouvelle constitution soit célébré. Il est vrai que celle qui doit être prochainement abolie a été rédigée et approuvée pendant la dictature militaire qui a duré de 1973 à 1990. Elle a cependant fait l’objet de nombreuses réformes et a permis le développement du pays.

Mais revenons à ce Boric. Il est tout simplement le reflet de cette nouvelle gauche latino-américaine, inculte, fanatique et souvent violente, pervertie par la propagande “progressiste” qui sévit dans l´enseignement et dans les médias depuis des décennies, et qui a créé une génération de jeunes abrutis, frivoles et irresponsables.

En plus de tout ce qu’on connaît de ce côté-ci de l’Atlantique (théorie du genre, féminisme ulta…), la gauche promeut également un indigénisme qui n’est autre chose qu’un racialisme pour les Amérindiens, très en vogue dans le continent.

Proche du Parti Communiste, Boric est par ailleurs en connivence avec des groupes terroristes marxistes comme le FPMR (Frente Patriótico Manuel Rodríguez), ou encore de type indigéniste comme la CAM (Coordinadora Arauco Malleco) constituée d’Indiens mapuches du sud du pays et d’activistes de toutes nationalités. Ceux-ci l’ont déjà menacé de représailles s’il venait à se dérober à leurs demandes, alors qu’il n’a pas encore assumé la présidence.

https://www.youtube.com/watch?v=63qUx-Z-8Ko

Il est bien loin le Chili de Allende, subtile alliance entre marxistes et chrétiens (voir son discours à l’université de Guadalajara au Mexique en 1972, soutenu par la classe ouvrière et entouré des meilleurs artistes, penseurs et écrivains du pays, qui croyaient avec ferveur et sincérité à “la voie chilienne au socialisme”, dans un contexte mondial de guerre froide et d’une Amérique latine dominée par l’impérialisme yankee.
 

Comment un pays aussi prospère et politiquement stable que le Chili, qui hier encore jouissait de la meilleure situation économique du continent, a-t-il pu basculer ainsi dans l’autodestruction ?

Le “miracle chilien” semble arriver à son terme avec un changement de cap radical qui amène le Chili dans la liste des pays du continent qui connaissent les joies du “socialisme du XXIe siècle”, parmi lesquels le Venezuela chaviste, le Nicaragua sandiniste, le Pérou maoïste, sans oublier la Cuba castriste qui vit dans la dictature et l’indigence depuis près de 63 ans.

Le continent tout entier est en train de sombrer dans la décadence, le chaos et la misère. Une situation bien pire que celle qu’il a connue durant les dictatures militaires des années 70.

Le jeune politologue argentin, auteur du “Livre noir de la nouvelle gauche”, fait un portrait édifiant de Gabriel Boric et une excellente analyse de ce suicide chilien.

https://www.youtube.com/watch?v=HxYyRMExHYM

¡ Pobre Chile !

Santiago Cartagena

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