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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 04:06
Coup de pompe ou déprime pour Macron ?

Chaunu Show, dessinateur à Ouest France

Tout lui avait réussi jusqu’à maintenant, lui donnant l’impression qu’il était infaillible, imperturbable et impérial. Il s’était affublé du surnom du Roi des Dieux : Jupiter, celui qui, du haut de l’Olympe, dominait le monde et tous ses sujets. Les cérémonies qui le célébraient étaient de magnifiques occasions de lui apporter des offrandes, de le bénir de louanges et de voir cette foule d’adeptes se prosterner devant le trône.

Il tenait le rôle de gourou au milieu de sa secte de vestales ( Schiappa, Berger et les autres), de fadas épris de sa puissance (Le Maire,Philippe, Darmanin et Cie) et de gogos éberlués de voir une divinité descendre sur la France.

Vous, les «  discipula », les «  te amata capio » (vous vous sentiez aimées) depuis l’élection du «  Pontifex Maximus », vous entreteniez le feu sacré qui devait éclairer de mille lumières notre pays et sortir de l’obscurantisme ces «  Gaulois réfractaires ». Mais depuis peu le feu est sur le point de s’éteindre et vous dans «  l’Atrium Vestae », vous allez être battus de verges. Priez que votre Maître récupère sa force mentale !

Quant aux toqués qui bavent devant le souverain, là aussi, vous vous souciez de voir aliter votre Dieu de moins en moins puissant et cette dégradation non seulement physique et morale devient aussi politique dans les sondages et les mouvements de colère qui se soulèvent partout en France.

Enfin les gogos débiles qui se font défigurer par des selfies à côté de leur visiteur de prestige, ils commencent à douter de la réussite de leur icône.

La raison principale de cette «  retraite de quatre jours » comme le font les catholiques lorsqu’ils sont pris d’une angoisse intérieure devant la force du Mal qui gagne du terrain, est en réalité une défaillance politico-morale : Macron s’aperçoit qu’il perd de son lustre et que son parcours brillant jusqu’à maintenant rencontre des obstacles de plus en plus insurmontables : sondages en berne, manifestations diverses dont celle du 17 novembre, fantômes des Poilus de 14-18 qui commencent à le hanter devant son refus de les honorer, hausse des carburants, des réfractaires parmi les membres du LREM qui retrouvent un peu de lucidité et s’interrogent sur la validité des réformes d’En Marche. Une forte déception lui remplit la tête avec les défaites consécutives de sa grande copine Merkel un peu partout en Allemagne, la victoire de l’extrême droite au Brésil et les ricanements des pays de l’Est à ses propos débridés. Il a le cœur percé par la politique de l’Italie, il s’aperçoit qu’il pisse dans un violon quant à son influence sur l’Europe.

Alors comment voulez-vous qu’un homme jeune, vigoureux, qui ne dort que quatre heures par nuit ne puisse pas un jour craquer ?

Son itinéraire n’était fait que de tapis rouges, d’applaudissements perpétuels, de soupirs d’extase à son passage et toutes les portes s’ouvraient en grand devant lui : la banque Rothschild, le père Hollande, l’élection présidentielle et droite à ses côtés, le mentor de ses seize ans, son professeur adoré, la brave Brigitte.

Depuis quelques mois, tout se gâte, ses beaux principes s’estompent, ses emmerdes l’empêtrent : depuis Benalla, les retraités en colère, les cheminots furieux, les camionneurs qui vont paralyser la France. Les voies se ferment et les ténèbres approchent.

Le brillant énarque se voit cracher des invectives de plus en plus féroces sur les réseaux sociaux, se voit balancer des paquets d’excréments sur son passage et ses discours se font dans un décor de plus en plus ténébreux comme s’il voulait se dissimuler pour ne pas montrer son désarroi.

Mais l’être humain a des limites qu’il ne peut dépasser sans faire exploser la machine. Macron est arrivé à ce point-là. Ses nerfs lâchent, son esprit se brouille, son mental flanche et surtout son avenir progressiste prend l’eau. Il ne peut plus supporter cette situation car elle ne correspond pas à ses intentions et à ses rêves : faire de la France le flambeau du modernisme en ouvrant les barrières au monde extérieur par ses traités commerciaux, son hospitalité envers les réfugiés et les malheureux de la planète. Il pensait faire de notre pays une nouvelle Arche de Noé pour sauver le monde. Mais autour de lui, devant lui et surtout sur son horizon, de gros nuages s’accumulent et la tempête approche. Incrédule, il ne comprend pas qu’il a pris les mauvaises décisions et qu’il s’est attaqué aux plus fragiles fragments de la population, les retraités, les pauvres, les chômeurs, les «  bons à rien » qui crèvent le budget et dilapident la richesse de ceux qui travaillent et surtout des premiers de cordées qui cette année encore vont s’empiffrer d’exonérations de taxes et de baisses sur l’impôt sur la fortune ( IFI).

Sa théorie du ruissellement ressemble plus à la météo : les petits ruisseaux de colère font de grosses rivières qui déferlent dans son palais doré.

Pour lui et ses sbires, il est impossible de juger la situation telle qu’elle se développe car elle ne correspond en rien à ce qu’il avait imaginé : tout semblait régler comme du papier à musique, ses réformes amélioreraient le bien-être de son peuple et une formidable fraternité jetterait dans les bras des uns  et des autres, riches et pauvres, travailleurs et chômeurs, rentiers et retraités, une communion intégrale.

Mais Macron, tu t’y es pris comme un débutant, un novice et ton expérience ne t’a rien appris de ce qu’était la vie quotidienne des gens.

Alors nous espérons que ces quelques jours de retraite forcée te feront réfléchir.

André Girod

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commentaires

christian 06/12/2018 17:12

En ne respectent pas les Français il le paye , mais tout le monde va en souffrir

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