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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:10

 

terre creuse 2

 

LaTerre creuse Pages 68

Chapitre IX

IX. L'Agharta, le Monde souterrain

L'AGHARTA, LE MONDE SOUTERRAIN

 









Le mot« Agharta» est d'origine bouddhiste. Il désigne un vaste Empire souterrain dont l'existence est reconnue par tous les vrais bouddhistes.

Cet Empire a des millions d'habitants, de nombreuses villes. La capitale est Shamballah, où règne le Maître suprême de cet univers étrange. En Orient, on l'appelle le Roi du Monde, et on pense qu'il donne ses ordres au Dalaï Lama, son représentant terrestre. Les messages sont transmis par des tunnels secrets reliant le Monde souterrain au Tibet. Des tunnels semblables existent au Brésil. Le Brésil et le Tibet semblent être les deux parties du monde où les contacts avec l'Agharta peuvent s'établir le plus facilement.

Le célèbre philosophe et explorateur russe, Nicolas Roerich, qui a beaucoup voyagé dans l'Extrême­Orient, a prétendu que Lhassa, la capitale du Tibet, était rattachée par un tunnel à Shamballah, la capitale de l'Agharta. L'entrée de ce tunnel était gardée par des lamas qui avaient ordre d'éloigner les étrangers et de ne rien dévoiler du grand secret. Certains pensent qu'un tunnel identique devait relier les chambres secrètes situées à la base de la Pyramide de Gizeh avec le Monde souterrain. C'est ainsi que les pharaons établissaient le contact avec les dieux et les surhommes vivant à l'intérieur de la Terre.

Les statues gigantesques des premiers rois et des premiers dieux d'Égypte, comme celles du Bouddha disséminées dans tout l'Orient, représentent des êtres souterrains qui vinrent à la surfàce aider la race humaine.

Les traditions bouddhistes disent que l'Agharta est née il y a des milliers et des milliers d'années lorsqu'un saint homme, à la tête d'une tribu, s'enfonça dans les entrailles de la Terre et disparut à jamais. Noé l'Atlante et les superhommes de l'Agharta.

On peut dire que la civilisation de l'Agharta fait suite à la civilisation atlante, laquelle, ayant expérimenté à ses dépens que toute guerre est vaine et futile, se jura de vivre en paix à l'avenir.

Noé fut probablement un de ces Atlantes, rescapé du grand déluge. Avec un groupe de compagnons, il put s'échapper de l'Atlantide avant que celle-ci ne fut engloutie. On pense qu'il gagna le haut plateau du Brésil et s'y établit dans une ville soutenaine - cela pour éviter les retombées radio-actives produites par la guerre nucléaire qui opposa l'Atlantide à une autre nation, et qui est sans doute la cause de l'anéantissement de ce continent devenu légendaire.

Les hommes de science du « monde d'en dessous » sont capables de manier des forces dont nous ne connaissons rien. Exemple: ces soucoupes volantes qui sont propulsées par une énergie nouvelle, inconnue, bien plus subtile que l'énergie atomique. Ossendowski dit que l'Agharta fourmille de villes reliées les unes aux autres par des tunnels à travers lesquels des véhicules ultra-rapides circulent à des vitesses fantastiques.

À diverses époques de l'histoire, les super hommes (ou dieux) de l'Agharta apparurent à la surfàce de la Terre pour enseigner la race humaine et la sauver de la guerre et de la destruction. Nous l'avons dit, la venue des soucoupes volantes après l'explosion de la première bombe atomique relève de la même démarche. Mais, cette fois, les dieux ne se sont pas déplacés eux-mêmes. Ils ont envoyé des émissaires.

Dans le « Ramayana », Rama apparaît comme un être venu du Monde souterrain de l'Agharta à bord d'un véhicule aérien qui n'est autre qu'une soucoupe volante. La tradition chinoise parle de maîtres divins arrivés, eux aussi, sur de curieux chars ailés. La même chose pour Manco Copac, le fondateur de la dynastie Inca.

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Un des plus grands maîtres issus du royaume d'Agharta a été Quetzalcoatl, le prophète des Mayas et des Aztèques. Qu'il fût pour eux un étranger appartenant à une race différente (atlante), cela ne fait aucun doute. Il était blond, alors que les Indiens sont bruns. Il était grand, alors qu'ils sont petits. Il portait une barbe, alors qu'ils sont imberbes. Il fut révéré comme un sauveur par les Indiens du Mexique, du Yucatan et du Guatémala bien avant la venue de l'homme blanc. Les Aztèques l'appelèrent le « Dieu d'Abondance », et aussi « l'Étoile du Matin ». Son nom, Quetzalcoatl signifie: serpent ailé. Le serpent symbolise la sagesse, et les ailes... eh bien, encore une fois, les ailes indiquent que Quetzalcoatl apparut aux Indiens à bord d'un engin aérien qui devait être une soucoupe volante. Après être resté quelque temps avec eux, il disparut mystérieusement de la même façon qu'il était venu. Sans doute regagna-t-il son lieu d'origine: le Monde souterrain, l'Agharta.

Quetzalcoat1 était considéré comme « un homme de belle apparence, au maintien grave, blanc de peau et barbu, vêtu d'un grand manteau flottant ». On l'avait appelé aussi Huemac, à cause de sa grande bonté et de sa vertu. Il enseignait aux Indiens le chemin du bien. Il essayait de les conduire vers un certain idéal en leur conseillant de résister aux tentations avilissantes et de pratiquer la chasteté. Il condamnait la violence sous toutes ses formes. Il instituait un régime végétarien à base de blé, préconisait le jeûne et l'hygiène corporelle. Selon l'archéologue Harold Wilkins, il fut aussi le maître spirituel des anciens habitants du Brésil.

Mais, voyant le peu de cas que les Indiens faisaient de son enseignement, Quetzalcoatl les quitta, non sans leur avoir dit qu'il reviendrait un jour. Certains faits ultérieurs semblent prouver qu'il « monta» au ciel, c'est-à-dire qu'il s'envola dans un engin. En effet, au moment où Cortez envahit le Mexique, l'empereur Montezuma crut que Quetzalcoa1t était de retour, comme il l'avait annoncé dans le passé, cela parce qu'une boule de feu était apparue au-dessus de la ville de Mexico, tournoyant, virevoltant dans tous les sens, plongeant le peuple dans la stupeur et l'affolement, et détruisant en fin de compte le temple du dieu de la guerre. Cette boule de feu n'était-elle pas la soucoupe volante utilisée par Quetzalcoa1t pour ses voyages ?

Selon Donnelly, dans son livre : L'Atlantide, monde antédiluvien, les dieux des anciens n'étaient autres que les seigneurs de l'Atlantide, membres d'une Super-race qui dirigeait les destinées de notre monde, et qui continuait de vivre et de se développer dans les entrailles de la Terre.

Des villes souterraines à des niveaux variés. L'Agharta, continuation de l'Atlantide... L'Agharta qui s'étend à toutes les parties du monde à travers un réseau de passages souterrains. Dans son ouvrage Bêtes, Hommes et Dieux, Ossendowski évoque cette vaste trame de tunnels qui passe sous les océans et sous les continents, et qui a été construite par une race préhistorique remontant à la plus haute antiquité.

C'est au cours de ses voyages en Mongolie que des lamas l'instruisirent de l'existence d'un empire situé à l'intérieur de la croûte terrestre, et qui serait différent de celui qui se tient plus profondément au centre même du globe.

Huguenin, dont nous avons mentionné les écrits sur les soucoupes volantes, croit qu'il existe un grand nombre de villes souterraines à des profondeurs variées, habitées par des êtres évolués à côté desquels nous ne sommes que des barbares. Il reproduit dans son livre un croquis de l'intérieur de la Terre montrant des cités souterraines à des niveaux divers et reliées entre elles par des tunnels. Ces cités ont été bâties dans d'immenses cavités. Shamballah, la capitale, se situerait, suivant Huguenin, au centre de la planète et non dans la croûte solide.

Ossendowski écrit à ce sujet :

« Les cavernes souterraines d'Amérique sont habitées par un ancien peuple qui a disparu de notre monde. Ce peuple, ainsi que le territoire qu'il occupe, sont sous la dépendance suprême du Roi du Monde. L'Atlantique et le Pacifique étaient autrefois le siège de vastes continents qui furent plus tard submergés, et leurs habitants trouvèrent asile dans le Monde souterrain. Les cavernes les plus profondes sont éclairées par une lumière resplendissante qui fait pousser les céréales et donne aux habitants une vie très longue, exempte de maladies. »

Bulwer Lytton (connu dans le monde entier par son fameux roman: Les Derniers Jours de Pompéi)
La Terre creuse Pages 70

a écrit aussi des oeuvres ésotériques. En particulier un ouvrage intitulé: The Coming Race (La Race qui nous supplantera), dans lequel il décrit une civilisation très en avance sur la nôtre qui se cache dans des cavernes au centre de la Terre. Ces cavernes sont éclairées par une lumière très forte qui semble provenir de l'électrification de l'atmosphère. Les habitants sont végétariens. Ils ne se déplacent pas en marchant, mais en volant à l'aide d'engins dont le fonctionnement nous serait incompréhensible. Ils ne connaissent pas la maladie, vivent longtemps, peut-être des siècles. Leur organisation sociale est parfaite. Il n'y a pas d'exploitation. Chacun reçoit ce dont il a besoin.

Ossendowski, Huguenin, Bulwer Lytton... ils se retrouvent tous pour décrire le même monde intérieur, avec sa civilisation évoluée, ses cités souterraines reliées par des tunnels.

Une énigme troublante.

Ces tunnels sont particulièrement nombreux en Amérique du Sud, surtout au Brésil qui fut le quartier général de la colonisation atlante. L'un des plus connus se trouve au Pérou. Il s'appelle « La Chaussée des Incas » et mesure plusieurs centaines de kilomètres de long. Il s'ouvre au sud de Lima, passe sous Cuzco, Tiahuanaco, et s'étend jusqu'au désert d'Atacambo.

Les Incas auraient utilisé ces tunnels pour échapper aux conquérants espagnols et à l'Inquisition, emportant avec eux, à dos de lamas, leur or et leurs trésors. D'ailleurs ils disparurent complètement (donc gagnèrent le centre de la Terre), ne laissant derrière eux qu'une race d'indiens Quechuas. Lorsque Atahualpa, le dernier des rois Incas, fut brutalement assassiné par Pizzare, l'or qui devait servir de rançon et qui était transporté à dos de lamas (il y en avait 11000) ne servait plus à rien. Il trouva refuge dans un de ces passages souterrains, et on ne le revit plus. On dit que ces tunnels bénéficiaient d'un éclairage artificiel et qu'ils avaient été construits par ceux qui édifièrent la ville de Tiahuanaco bien avant que le premier Inca n'apparut au Pérou.

Quoi qu'il en soit, ces mystérieux tunnels posent une énigme troublante aux archéologues. Ils débouchent à la surface en divers endroits. Le plus célèbre est localisé dans la sierra de Roncador, là où le colonel Fawcett a été vu pour la dernière fois. La cité atlante qu'il cherchait n'était pas les ruines d'une ville morte à la surface, mais une cité souterraine avec des habitants en chair et en os. Il la trouva, et sans doute y vit-il toujours. C'est du moins l'opinion du professeur de Souza, du capitaine Strauss et de O. C. Huguenin.

Un secret bien gardé.

L'entrée du tunnel de Roncador est gardée par de féroces Indiens Chavantes, qui tuent quiconque ose se présenter sans être invité. D'autres entrées sont gardées par d'autres Indiens, les Murcegos. Nous avons reçu à ce sujet une lettre d'un Étatsunien, Carl Huni, qui a vécu de nombreuses années dans le Matto Grosso et qui a étudié ces problèmes :

« Les Murcegos ont la peau noire, une taille au-dessous de la moyenne, mais ils sont doués d'une grande force physique. Leur sens de l'odorat est plus développé que celui des meilleurs limiers. Même s'ils éprouvaient pour vous une soudaine sympathie et vous laissaient entrer dans les cavernes, il y aurait de fortes chances pour que vous n'en ressortiez jamais. Le secret est soigneusement gardé. Quiconque y touche est perdu pour ce monde.

« Les Indiens Murcegos vivent dans des cavernes. Ils n'en sortent que la nuit pour se plonger dans la jungle environnante. Ils n'ont aucun contact avec les habitants des villes souterraines qui se trouvent au-dessous de leurs cavernes. Ces villes, dit-on, furent bâties par les Atlantes. Mais personne ne sait si ce sont toujours les Atlantes qui les habitent, ou si d'autres ont pris leur suite. Si vous partez en quête de ces cités étranges, sachez que vous tenez votre vie entre vos mains, et qu'il se pourrait bien qu'on n'entende plus jamais parler de vous, comme cela est arrivé au colonel Fawcett.

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« Lorsque j'étais au Brésil, on m'a entretenu de l'existence de telles cavernes et des agglomérations souterraines qui leur succèdent en profondeur. Elles sont localisées près du rio Araguaya, loin au nordest de Cuiaba, au pied de la longue chaîne du Roncador. J'ai renoncé à poursuivre plus avant mon enquête lorsqu'on m'a dit que les Indiens Murcegos défendaient l'entrée des tunnels à ceux qui n'étaient pas suffisamment évolués, et dont les intentions paraissaient suspectes. . .

« J'ai appris qu'une bonne partie des immigrants qui participèrent à l'insurrection fomentée par le général Isidro Lopez, en 1028, disparurent dans ces montagnes. Sur 4000 hommes - dont la majorité était des Allemands et des Hongrois -, 1000 se cachèrent dans les cavernes, et on ne les retrouva jamais. L'histoire me paraît sérieuse, et j'ai tout lieu de croire à son authenticité.

« Il y a aussi des cavernes. en Asie et au Tibet. Les voyageurs en ont parlé. Mais, autant que je sache, les plus grandes se trouvent au Brésil. Si je le désirais, je suis sûr que j'obtiendrais un laissez­passer pour cet univers insolite et merveilleux qui se cache dans les entrailles de notre planète. Je suis sûr que j'y serais reçu à bras ouverts, et que j'y découvrirais le bonheur parfait et la paix.. Mais je suis sûr aussi que je ne pourrais jamais revenir à la surface. »

Contre les retombées radio-actives.

Les ruines d'un certain nombre de cités atlantes ont été découvertes dans le nord du Matto Grosso et dans la région de l'Amazone. On cite le cas d'un instituteur anglais qui, il y a quelques années, eut vent de rumeurs ayant trait à une de ces cités perdues. Il se rendit dans la région indiquée, un haut plateau, fit de longues recherches et atteignit enfin son but. Mais les efforts qu'il avait dû fournir lui coûtèrent la vie. Avant de mourir, il réussit à faire parvenir au monde un message d'adieu et d'espoir, utilisant pour cela un pigeon voyageur. Ce message disait qu'il avait découvert une ville magnifique, dont les rues étaient jalonnées de grandes statues en or massif.

Il est donc à peu près certain que les Atlantes s'établirent autrefois au Brésil et construisirent des villes dans le Matto Grosso. Mais ils ne se contentèrent pas d'en élever à la surface, ils en bâtirent aussi dans les profondeurs de la Terre. Pourquoi? Ce ne pouvait pas être pour échapper au déluge qui avait englouti leur continent. Il est peu probable, en effet, que les eaux furieuses aient atteint le niveau des hauts plateaux du Brésil. L'archéologue Harold Wilkins a une autre théorie : il croit que les cités souterraines ont été construites pour se protéger contre les retombées radio-actives résultant d'une guerre nucléaire à laquelle les Atlantes avaient pris part. Cela nous semble une explication raisonnable. On voit mal autrement la raison qui aurait poussé ces gens à s'enfoncer dans le sol, alors qu'ils possédaient déjà à la surface de la Terre de magnifiques cités.

Imaginons que nous soyons menacés d'une guerre atomique, nous aussi nous chercherions refuge à l'intérieur de la Terre, nous aussi nous construirions des cavernes, des souterrains, et puis ensuite des villes dans lesquelles la vie pourrait continuer. Il serait évidemment beaucoup plus profitable pour nous, au lieu de construire de nouvelles villes, de retrouver celles déjà existantes, édifiées des millénaires plus tôt par les Atlantes, et, selon toute probabilité, encore habitées par une race d'êtres supérieurs dont 1'amitié fratemelle nous serait d'un grand secours.

Le peuple souterrain.

La vieillesse n'existe pas dans le royaume d'Agharta, ni la mort. C'est une société où chacun paraît jeune, même s'il est âgé de plusieurs centaines d'années. Cela semble incroyable aux habitanis de la surface exposés aux effets nocifs des radiations solaires et d'une mauvaise alimentation. Mais il faut savoir que les symptômes de la vieillesse ne sont pas le résultat naturel du temps qui s'écoule. Ils sont l'expression de mauvaises conditions biologiques et d'habitudes néfastes. La sénilité est une maladie, et comme les habitants de l'Agharta sont exempts de maladie, ils ne vieillissent pas.

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Dans le royaume d'Agharta, les sexes vivent séparés. Le mariage n'existe pas. Chacun est libre et indépendant, et la femme n'a pas besoin du soutien de l'homme. La reproduction se fait par parthénogenèse, et les enfants nés de cette façon sont tous du sexe féminin. Dans cette civilisation matriarcale la femme est considérée comme le sexe parfait et supérieur. Les enfants sont élevés par la collectivité. Il n'y a donc pas de foyers, au sens où nous l'entendons.

La culture scientifique très développée du peuple souterrain signifie une chose : c'est que ces gens ont exploité au maximum les possibilités de l'intelligence humaine. Et comment y sont-ils parvenus? En faisant converger vers leur cerveau toutes leurs énergies vitales au lieu de les disperser dans des activités sexuelles dégradantes. En réalité, les problèmes sexuels, qui sont la préoccupation importante de notre monde, ne perturbent absolument pas celui-là. Grâce à leur régime à base de fruits et de légumes, les êtres souterrains ont des glandes endocrines qui fonctionnent harmonieusement, comme celles des enfants, et leur métabolisme n'est pas contrarié par un afllux de toxines alimentaires ou d'aphrodisiaques tels que le poivre, le café, le tabac ou l'alcool. En évitant d'alourdir ainsi leur sang et de s'intoxiquer à longueur de journée, comme nous le faisons, nous, à la surface, ces gens sont capables de vivre dans une abstinence totale, et ils peuvent alors consacrer toute leur énergie vitale à une activité supérieure du cerveau.

L'Agharta, ou la quête d'un monde caché.

Le professeur de Souza, dans la revue de la Sociéte théosophique brésilienne, a écrit un article concernant ce royaume mystérieux. Nous en extrayons les passages suivants :

« Dans toutes les races humaines, et en remontant jusqu'à l'aube des temps, on retrouve les mêmes traditions concernant l'existence d'une terre sacrée, ou Paradis terrestre, dans laquelle les idéaux les plus élevés de l'humanité sont devenus des réa1ités vivantes. Dans les écrits les plus anciens, que ce soit en Europe ou en Asie Mineure, en Chine, en Inde, ou en Égypte, ou encore en Amérique, il est fait mention de cette terre sacrée, connue seulement des gens qui en sont dignes par leur pureté et leur innocence.

« La route qui conduit à ce monde invisible, et qui relève du domaine ésotérique, constitue la quête essentielle de tous les enseignements occultes et la clé maîtresse de toute initiation, dans le passé, le présent et le futur. Cette clé magique est le " Sésame, ouvre-toi " qui donne accès à un monde nouveau et merveilleux. Les vieux Rosicruciens le désignaient par le mot français VITRIOL, qui est une combinaison des premières lettres de la phrase : VISTA INTERIORA TERRAE RECTIFICANDO INVENES OMNIA LAPIDEM - ce qui veut dire qu'à l'intérieur de la Terre est caché le vrai mystère. Le chemin qui mène à ce Monde caché est la voie de l'Initiation.

« Dans la Grèce ancienne, les Mystères de Delphes et d'Éleusis situaient cette terre céleste sur le mont Olympe et dans les Champs Elysées. À l'époque Védique elle portait divers noms, comme Ratnasamu (Pic de la pierre précieuse), Hermadri (Montagne d'or) et mont Meru (Résidence des dieux et Olympe des Hindous). Symboliquement, la cime de cette montagne sacrée se dresse dans le ciel. la partie centrale correspond à la Terre, et la base s'identifie au Monde souterrain.

« Les Eddas scandinaves faisaient état d'une ville fabuleuse située dans la région souterraine d'Asar. C'était la terre d'Amenti dans le Livre sacré de la mort des anciens Égyptiens. C'était la ville des Sept Pétales de Vichnou, et aussi la cité des Sept Rois d'Idumée, ou Eden, de la tradition judaïque. Sous des appellations différentes, c'était toujours le Paradis terrestre.

« Dans toute l'Asie Mineure, non seulement dans le passé mais encore aujourd'hui, il existe une croyance fortement enracinée dans l'âme du peuple se rapportant à une cité mystérieuse pleine de merveilles, qu'on nomme Shamballah. Les Perses, eux, rappellent Alberdi, ou Aryana, terre de leurs ancêtres. Les Hébreux, Chanaan, et les Mexicains, Tula, tandis que pour les Aztèques c'est Maya-Pan. Les conquérants espagnols croyaient à l'existence d'une telle ville, et ils organisèrent nombre d'expéditions pour la trouver. Ils lui donnèrent le nom d'El Dorado, la Cité de l'Or.

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« Pour les Ce1tes, ce " Pays des Mystères " s'appelle Duat, ou Dananda. La tradition chinoise parle d'une cité des Douze Serpents. Il y a aussi identification avec la fameuse Colchide vers laquelle s'embarquèrent les Argonautes, en quête de la Toison d'Or.

« Au Moyen Âge, on retrouve la même idée avec l'île d'Avalon, où les chevaliers de la Table Ronde, sous la conduite du roi Arthur et sous la protection de l'enchanteur Merlin, partirent à la recherche du saint Graal, symbole de respect, de justice et d'immortalité. Lorsque le roi Arthur fut grièvement blessé dans une bataille, il pria son compagnon Belvédère de le mettre sur un bateau qui l'emmènerait aux confins de la Terre. Puis il dit: " Adieu, mon ami, je pars pour un pays où il ne pleut jamais, où la maladie n'existe pas, et où on ne meurt pas. " Ce pays de l'immortalité, c'est l'Agharta, le Monde souterrain. C'est le Walhalla des Allemands, le mont Salvat des chevaliers du Graal, l'Utopie de Thomas More, la cité du Soleil de Campanella, le Shangri-la du Tibet. »

Après le déluge.

Selon Platon; l'Atlantide fut submergée par une série d'inondations fantastiques qui atteignit son apogée il y a 11500 ans. Quatre millions d'habitants y perdirent la vie. Quelques privilégiés, sans doute une élite possédant la science et la technique, eurent le pressentiment de ce qui allait arriver - à moins qu'ils n'aient été mystérieusement prévenus ? - et ils réussirent à s'échapper vers les hauts plateaux du Brésil. Cet épisode rappelle étonnamment celui de Noé et de son arche. Nous pouvons en conclure que Noé était un chef atlante, et que sa descendance vit toujours dans les cités souterraines de l'Amérique du Sud, ou d'autres parties du monde.

Un chœur d'Atlantes.

Un immigrant allemand, établi à Santa Catarina (Brésil), a publié un livre consacré au Monde souterrain. Ce sont les Indiens eux-mêmes qui lui ont fourni toutes ses informations. La Terre est creuse, avec un soleil au centre, et l'intérieur est habité par une race végétarienne qui ne connaît pas la maladie et qui vit très longtemps. Cette civilisation souterraine est reliée au monde de la surface par des tunnels, et un grand nombre de ces tunnels débouchent dans la région de Santa Catarina au sud du Brésil.

En ce qui nous concerne, nous avons consacré près de six années à étudier ces mystérieux tunnels qui truffent l'État de Santa Catarina. Les recherches sont toujours en cours. Sur une montagne, près de Joinville, on a entendu à plusieurs reprises des Atlantes - hommes et femmes - chantant en chœur. On a entendu aussi le « canta gallo » (le chant du coq), qui est le signal traditionnel pour indiquer la présence d'une ouverture conduisant à une ville intérieure. Ce cocorico n'est pas lancé par un animal, mais sans doute par quelque appareil du type sirène d'usine. Le Roi du Monde.

L'explorateur russe Ferdinand Ossendowski, auteur du célèbre Bêtes, Hommes et Dieux, relate dans son livre ses propres expériences, alors qu'il avait atteint la Mongolie. Il y dévoile l'énigme du Roi du Monde qui règne sur le royaume souterrain d'Agharta. Voici quelques passages de ce livre passionnant :

« - Arrêtez ! cria mon guide mongol, alors que nous traversions le plateau de Tzagan Luk. Arrêtez ! « Son chameau se coucha sans qu'il eût besoin de lui en donner l'ordre.

« Le Mongol leva ses mains dans un geste d'adoration et répéta la phrase sacrée :

OM MANI PAEME HUM

 

« Les autres Mongols stoppèrent aussitôt leurs chameaux et se mirent à prier.

« J'étais étonné. Je me demandais ce qui se passait. « Les Mongols prièrent pendant quelques instants, puis, après avoir resserré les sangles de leurs montures, reprirent leur marche.

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« - Regardez, me dit mon guide, regardez comme les chameaux remuent leurs oreilles de frayeur ! Et partout dans la plaine, c'est la même chose. Les chevaux se sont arrêtés de courir, le bétail s'est couché sur le sol. Avez-vous remarqué que les oiseaux dans le'ciel ont cessé de voler, que les marmottes ne courent plus, qu'on n'entend plus les chiens aboyer? L'air vibre doucement. Entendez-vous cette musique? Elle vient on ne sait d'où et pénètre jusqu'au coeur des hommes, des bêtes et des oiseaux. La terre et le ciel retiennent leur haleine. Le vent cesse de soufller. Le soleil s'arrête dans sa course. En un moment comme celui-là, le loup qui s'approche des moutons à la dérobée fàit halte dans sa marche sournoise, le troupeau d'antilopes apeurées retient son élan éperdu, l'hermine rapace cesse de ramper derrière la perdrix. sans méfiance. Tous les êtres vivants, saisis de crainte, tombent en prière. Car c'est l'heure où le Roi du Monde, dans son palais souterrain, se recueille et prophétise la destinée de tous les peuples de la Terre.

« Ainsi parla le vieux Mongol.

« La Mongolie, avec ses montagnes dénudées et terribles, ses plateaux sans limites couverts des ossements épars des ancêtres, a donné naissance au mystère. Un mystère que ressent le peuple dans ses profondeurs, que les lamas rouges et jaunes expriment dans leurs rites, et que les pontifes de Lhassa et d'Ourga possèdent grâce à leur science.

« C'est au cours de mon voyage en Asie centrale que j'entendis parler pour la première fois de ce mystère des mystères. Au début, je n'y attachai pas beaucoup d'attention, mais par la suite je me rendis compte de son importance, lorsque j'eus analysé et comparé certains témoignages sujets à controverse.

Les vieillards des rives de l'Amyil m'ont raconté une ancienne légende, selon laquelle une tribu mongole, en cherchant à échapper à la fureur de Gengis Khan, se cacha dans une contrée souterraine. Plus tard, près du lac de Nogan, un Soyote me montra une porte qui servait d'entrée au royaume d'Agharta. C'est par cette porte qu'un chasseur pénétra un jour dans le royaume. Il en revint et raconta ce qu'il avait vu. Mais les lamas lui coupèrent la langue pour le punir. Il ne fallait rien révéler du mystère des mystères. Dans sa vieillesse, l'homme retourna à l'entrée de la caverne, et disparut dans le Monde souterrain dont le souvenir avait enrichi son cœur de nomade.

« J'obtins des renseignements plus détaillés de la bouche du Houtouktou Jelyl Djamsrap de Narabanch Kure. Il me raconta l'histoire de l'arrivée du puissant Roi du Monde à sa sortie du Monde souterrain, son apparition, ses miracles et ses prophéties. Je commençai alors à comprendre la réalité grandiose de cette légende, de cette vision collective, et je m'aperçus qu'elle cachait non seulement un mystère mais une force réelle capable de gouverner le monde et d'influencer la vie politique de l'Asie. À partir de ce moment, je commençai mes recherches.

« Le lama Gelong, favori du prince Choultoun Beyli, me brossa un tableau du Monde souterrain.

« - Dans notre univers, dit-il, tout est constamment en état de transition et de changement, les peuples, les religions, les lois et les coutumes. Combien de grands empires et de brillantes cultures ont péri ! Et cela seul qui reste inchangé, c'est le mal, l'instrument des mauvais esprits... Il y a plus de six mille ans, un saint homme, accompagné de toute une tribu, disparut dans les entrailles de la Terre et ne revint jamais à la surface. Le monde intérieur a reçu depuis de nombreuses autres visites, celles de Cakya Mouni, Undur-Ghengen Paspa, Baber, etc. Mais nul ne sait où se trouve l'entrée du royaume. Certains pensent que c'est en Afghanistan, d'autres en Inde.

« Le lama Gelong fit une pause, et poursuivit :

« - Tous les habitants du royaume souterrain sont protégés contre le mal, et le crime n'existe pas à l'intérieur de ses frontières. La science s'est développée paisiblement, sans être touchée par la guerre et l'esprit de destruction. De sorte que ce peuple a réussi à atteindre le plus haut degré de sagesse. Il forme un vaste empire de plusieurs millions d'habitants sur lequel règne le Roi du Monde. Ce maître souverain domine les forces de la nature, lit dans les âmes, déchiffre le grand livre de la destinée. Invisible, il étend son autorité à huit cents millions d'êtres humains qui sont prêts à exécuter ses ordres.

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« Tous les passages souterrains du monde entier conduisent au royaume d'Agharta. Les lamas disent que les cavernes de l'Amérique sont habitées par les descendants d'un peuple antédiluvien qui trouva refuge au sein de la Terre après que leur continent eut été englouti.

« Le lama Turgut, qui fit le voyage d'Ourga à Pékin avec moi, me donna d'autres détails :

« - La capitale de l'Agharta (Shamballah) est entourée de villas où habitent les grands prêtres et les sages. Elle rappelle Lhassa, où le palais du Dalaï Lama se dresse au sommet d'une montagne avec tout autour des temples et des monastères. Le palais du Roi du Monde est donc entouré de temples où siègent les Gourous, qui contrôlent les forces visibles et invisibles du monde, et qui tiennent entre leurs mains la vie et la mort des hommes. Si notre folle humanité ne met pas un terme à ses guerres, ils sont capables de transformer la surface de la planète en un vaste désert. Ils peuvent assécher une mer, faire d'un continent un océan, réduire une montagne à sa plus simple expression. Un mot, un signe, un commandement, et les arbres, les herbes, les buissons se mettent à pousser, des hommes vieux et faibles redeviennent jeunes et vigoureux, les morts ressuscitent Dans d'étranges véhicules, inconnus de nous, ils franchissent à des vitesses incroyables les tunnels souterrains qui séparent une ville d'une autre.

« - Quelqu'un a-t-il vu le Roi du monde? questionnai-je.

« - Oui, répondit le lama. Pendant les fêtes solennelles de l'ancien Bouddhisme au Siam et aux Indes, le Roi du Monde apparut cinq fois. Il était sur un char magnifique traîné par des éléphants blancs. Lui-même était vêtu d'un manteau blanc et portait sur la tête une tiare rouge d'où pendaient des rivières de diamants qui lui masquaient le visage. Il bénissait le peuple avec une pomme d'or surmontée d'un agneau. Les aveugles retrouvèrent la vue, les sourds entendirent, les infirmes recommencèrent à marcher, et les morts se dressèrent dans leurs tombeaux partout où se posèrent les yeux du Roi du Monde.

« Quand je lui demandai combien de personnes avaient visité l'Agharta, le lama me répondit :

« - Un grand nombre, mais la plupart d'entre elles gardèrent le secrèt toute leur vie. Quand les Olets détruisirent Lhassa, un de leurs détachements se trouvant dans les montagnes du Sud-Ouest atteignit les frontières de l'Agharta, et y fut instruit dans les sciences mystérieuses. Voilà pourquoi les Olets et les Kalmouks devinrent d'habiles sorciers et des prophètes. Quelques tribus noires de l'Est pénétrèrent aussi dans le royaume d'Agharta et y vécurent plusieurs siècles. Plus tard, elles furent expulsées du Monde souterrain et retournèrent vivre à la surface de la Terre, rapportant avec elles la connaissance de certains mystères, en particulier la manière de prédire l'avenir par les cartes et les lignes de la main. Ce sont les ancêtres des bohémiens. Quelque part, dans le nord de l'Asie, il y a une race qui est en train de disparaître et qui fréquente les cavernes de l'Agharta. Ses membres invoquent les esprits des morts, qui vivent dans l'espace.

« Le lama resta silencieux quelque temps. Puis, comme s'il répondait à mes pensées, il reprit :

« - Dans l'Agharta, les sages écrivent sur des tablettes de pierre toutes les sciences de notre planète et des autres mondes. Les Bouddhistes chinois savent cela. Leur science est la plus haute et la plus pure. Chaque siècle, les sages de la Chine se réunissent en secret dans un lieu près de la mer. Alors cent tortues géantes sortent de l'Océan, et les sages écrivent sur leurs dos les conclusions de la science divine.

« Cela me remet en mémoire une histoire que me raconta un vieux Chinois appartenant au Temple. du Ciel à Pékin. Il me dit que les tortues vivent près de trois mille ans sans air ni nourriture, et que c'est la raison pour laquelle les colonnes du Temple du Ciel reposent sur les dos de ces tortues, car ainsi les supports de bois ne pourrissent pas.

« Le lama reprit :

« - Les pontifes d'Ourga et de Lhassa ont envoyé à plusieurs reprises des ambassadeurs auprès du Roi du Monde, mais il leur fut impossible de le découvrir. Pourtant un chef tibétain, après une bataille avec les Olets, se retrouva devant une caverne dont l'entrée portait l'inscription suivante

La Terre creuse Pages 76

CETTE PORTE CONDUIT À L'AGHARTA

 

« De la caverne sortit un homme de belle prestance qui lui présenta une tablette d'or portant des signes mystérieux, et l'inconnu lui dit : " Le Roi du Monde apparaîtra à tous les hommes quand sera venu le temps de la guerre du bien contre le mal. Mais ce temps n'est pas encore arrivé. Les plus mauvais rejetons de la race humaine ne sont pas encore nés." »

La Terre creuse Pages 77

Chapitre X

X. Conclusion

 















D'après les preuves contenues dans ce livre, et confirmées par un grand nombre d'explorateurs arctiques, nous aboutissons aux conclusions suivantes:

1. Il n'y a en réalité ni pôle Nord ni pôle Sud. Là où on suppose qu'ils se trouvent existent en fait de larges ouvertures conduisant à l'intérieur creux de la Terre.

2. Les soucoupes volantes viennent de cet intérieur creux.

3. L'intérieur de la Terre, réchauffé par son soleil central (source de l'aurore boréale), a un climat subtropical idéal, ni trop chaud ni trop froid.

4. Les explorateurs polaires ont découvert que la température s'élevait dans l'extrême Nord, qu'une mer libre s'ouvrait devant eux, que des animaux, en plein hiver, marchaient vers le nord pour chercher de la nourriture et de la chaleur, au lieu d'aller vers le sud. Ils ont noté avec stupeur que l'aiguille de la boussole se mettait à la verticale, puis s'affolait. Ils ont vu des oiseaux tropicaux, des animaux qui ont besoin de chaleur. Ils ont repéré des papillons, des moustiques, des insectes de toutes sortes. Ils ont trouvé de la neige colorée de pollen et de poussière noire. Et plus ils avançaient vers le nord, plus il y en avait.

5. Une population importante habite la surface concave intérieure de la croûte terrestre. Elle offre une civilisation très en avance sur la nôtre dans ses réalisations scientifiques, et probablement est-elle issue des continents disparus de Lémurie et d'Atlantide. Les soucoupes volantes ne sont qu'une de leurs nombreuses inventions. Nous tirerions le plus grand bénéfice à contacter ces frères aînés de la race humaine. Ils ont beaucoup à nous apprendre, et nous avons besoin de leurs conseils et de leur aide.

6. L'existence d'une terre au-delà des pôles est certainement connue de la Marine U.S.[étatsunienne] à laquelle appartenait l'amiral Byrd lorsqu'il accomplit ses deux vols historiques. Mais il y a dans ce domaine un top secret international.

La Terre creuse Pages 78

Chapitre XI
XI. Les soucoupes volantes dans le passé

LES SOUCOUPES VOLANTES DANS LE PASSÉ

 

Chaque époque interprète les événements inhabi1uels, insolites, dans un langage qui lui est propre, et qui correspond à son expérience du moment. Que ce soit Ézéchiel décrivant des objets célestes curieux et des anges, ou le moine Lawrence s'émerveillant de voir dans le ciel des disques flamboyants cracher du feu sur les Saxons qui assiègent Sigiburg, ou encore les hommes modernes parlant d'objets volants non identifiés, c'est toujours de la même chose qu'il s'agit.

Maintenant que les astronomes ont lancé l'idée que la vie peut exister sur d'autres planètes, il en découle naturellement l'hypothèse que des hommes de l'espace ont pu atterrir autrefois sur la Terre. Mais en avons­nous la preuve?

Il y a plus de 2 000 ans, tous les grands esprits de l'Antiquité, les Grecs, les Romains, ont rapporté dans leurs écrits des événements insolites, et à tous égards étranges, relevant, selon toute probabilité, d'interventions extra-terrestres.

Les théologiens écartent l'idée que les anciéns dieux soient des interprétations anthropomorphiques de forces naturelles. Comme si des races entières avaient pu pendant des centaines d'années baser leur vie quotidienne sur le jaillissement de l'éclair ou le déferlement du tonnerre !

Cependant, on peut imaginer en toute logique que les anciens dieux de l'Égypte, de la Grèce, de Rome, de la Scandinavie, du Mexique, n'étaient pas des esprits désincarnés ou des symboles anthropomorphiques, mais des êtres en chair et en os venus du ciel, c'est-à-dire de l'espace.

Appollodore écrivit: « Le Ciel a été le premier souverain du monde », ce qui laissait supposer une domination par des êtres de l'espace. L'empereur romain julien croyait que des dieux étaient descendus sur la Terre. Eschyle, Euripide, Aristophane, Plaute ont fréquemment introduit un « Deus ex Machina » dans leurs pièces pour en dénouer les intrigues. Aristote, Platon, Pline, Lucrèce. et d'autres philosophes pensaient que les dieux étaient des êtres supérieurs habitant un royaume au­dessus de nous. Il y a un siècle, un épicier allemand, Heinrich Schliemann, utilisant l'Iliade comme guide, ridiculisa de savants professeurs en prouvant que Troie avait bien existé, et que la légende cachait une réalité.

Nous allons maintenant soumettre au lecteur quelques exemples tirés d'œuvres d'auteurs anciens, dont le caractère surnaturel peut très bien s'expliquer à la lumière de certaines conceptions actuelles ayant trait aux UFOs et à une race d'êtres super-évolués.

CICÉRON, De la nature des dieux, livre l, chap. 2.

« Et n'oublions pas que lorsque les Locriens défirent le peuple de Crotone sur les bords de, la Sagra, la nouvelle en fut connue le jour même aux jeux Olympiques. On avait entendu la voix des Faunes, et des divinités étaient apparues d'une manière si visible, si indiscutable, que tout homme sensé et logique avec lui-même ne pouvait que reconnaître la présence des dieux parmi nous. »

La Terre creuse Pages 79

TITE-LIVE, Histoire, livre VIII, chap. 11.

« Là, dans la tranquillité de la nuit, les deux consuls dirent qu'ils avaient reçu la visite d'un homme d'une taille plus grande que la normale, plus majestueuse aussi, qui leur avait déclaré que le commandant, d'une part, et l'armée, de l'autre, devaient être offerts en sacrifice aux Mânes des ancêtres et à la Mère Terre. »

DIO CASSIUS, Histoire romaine, livre I.

« À Ariminium, une lumière brillante comme le jour illumina tout à coup les ténèbres nocturnes ; dans de nombreuses régions d'Italie la nuit fut envahie par trois Lunes. »

PLINE, Histoire naturelle, livre II,chap. 32.

« Trois Lunes apparurent tout à coup sous le consulat de Gnaeus Domitius et Gaius Fannius. »

TITE-LIVE, Histoire, livres XXI-XXll.

« Dans la région d'Amiternus, en de nombreux points, on vit des apparitions d'hommes en manteaux blancs qui venaient de très loin. Le globe du Soleil devint plus petit. À Praeneste, des lampes brillantes descendaient du ciel. La Lune combattit le Soleil, et au cours de la nuit on vit deux Lunes. Des vaisseaux fantômes apparurent dans les nues. »

TITE-LIVE, Histoire, livre Xll, chap. 1.

« À Falerius, le ciel sembla se déchirer, créant comme une sorte de grande fissure à travers laquelle étincela une forte lumière. »

JULIUS OBSEQUENS, Prodigiorum Libellus, chap. 66. « Sous le consulat de Tiberius Gracchus et de Marius Juventus, à Capoue, on vit le Soleil en pleine nuit. À Formice, ce fut deux Soleils qu'on aperçut en plein jour. Le ciel en étaitt embrasé. En Céphalonie, une trompette résonna dans les cieux. Il y eut une pluie de terre. Une tempête démolit les maisons et ravagea les récoltes. »

J. OBSEQUENS, Prodigiorum. chap. 114 et chap. 130. « Dans les environs de Spolète une boule de feu dorée roula sur le sol, augmenta de taille, devint si grosse qu'elle masqua bientôt le Soleil. »

« À Rome, une nuit, il y eut une telle lumière que les gens se levèrent pour aller travailler en croyant que c'était l'aube. »

PLINE, Histoire naturelle, livre Il, cnap. 34.

« Sous le consulat de Lucius Valerius et Caius Marius, un disque flamboyant et jetant des étincelles traversa le ciel » (ch. 34).

« Sous le consulat de Gnaeus Octavius et Caius Suetonius, on a vu une étincelle tomber d'une étoile et grossir à mesure qu'elle approchait de la Terre. Après être devenue aussi grosse que la Lune, elle diffusa une sorte de lumière brumeuse, puis remonta vers les étoiles sous la forme d'une torche. C'est le seul rapport qu'on ait d'un tel événement. Le proconsul Silenus et sa suite en ont été témoins. »

DIO CASSIUS, Histoire romaine, livre IV.

« Il y eut des chutes de météorites dans le camp de Pompée... Un globe de feu apparut dans l'air au­dessus du campement de César et alla tomber sur celui de Pompée... En Syrie deux jeunes gens annoncèrent le résultat d'une bataille qui s'était déroulée en Thessalie et disparurent aussitôt . »

CICÉRON, Sur la divination, livre 1, chap. 43.

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« Combien de fois le Sénat n'a-t-il pas enjoint aux décemvirs de consulter les livres de la Sibylle! Par exemple, lorsqu'on vit deux Soleils, ou que trois Lunes apparurent, ou encore lorsque des langues de feu furent aperçues dans les nues. Et dans une autre occasion, lorsque la nuit accueillit le Soleil, que des bruits furent entendus venant de l'espace, et que les cieux eux-mêmes semblèrent se déchirer. »

FLAVIUS JOSEPHS, La Guerre juive, livre CXI.

« ... Avant le coucher du Soleil surgirent dans les airs au-dessus de tout le pays des chars et des hommes armés qui se déplaçaient à travers les nuages et qui investirent les villes. »

DIO CASSIUS, Histoire romaine. livre LXXIV.

« ... Trois étoiles... surgissant soudain aux yeux de tous, et entourant le Soleil... Elles étaient si distinctes que les soldats, stupéfaits, ne pouvaient les quitter des yeux... »

DIO CASSIUS, Histoire romaine.

« À Rome, un « Esprit» ayant pris l'apparence d'un homme conduisit un âne au Capitole et ensuite au palais. Il disait qu'il cherchait le maître de cet animal, et il affirmait qu'Antoninus était mort et que Jupiter était maintenant Empereur. Ayant été arrêté pour ce délit et envoyé par Matermainus à Antoninus, il déclara: " J'irai puisque vous l'ordonnez. seulement je ne me présenterai pas devant cet empereur, mais devant un autre. " Une fois à Capoue, il disparut. »

Les citations que nous venons de donner ne sont qu'un petit aperçu d'une longue suite d'incidents étranges qui ont jalonné les siècles antiques.

En ne considérant que cinq auteurs : Julius Obsequens a relevé 63 phénomènes célestes insolites; Tite-Live, 30 ; Pline, 26; Dio Cassius, 14; Cicéron, 9.

Les Romains étaient persuadés que deux cavaliers étranges, . d'une taille très au-dessus de la moyenne, et d'une beauté sans égale, avaient aidé Postumius à remporter la bataille du lac Régille ; le même jour ils étaient apparus miraculeusement au Forum pour annoncer la victoire, puis ils étaient partis et on ne les avait plus jamais revus.

Un historien de l'époque décrivit deux disques brillants dont les bords crachaient du feu, et ces disques plongèrent littéralement, et à de nombreuses reprises, sur les colonnes d'Alexandre le Grand en Inde, jetant la panique parmi les chevaux et les éléphants.

Quand nous nous rappelons que Romulus fut emporté au ciel par un tourbillon de vent alors qu'il rendait un jugement sur le mont Palatin, que son successeur, Numa Pompilius, utilisait des armes magiques, que Tite-Live, Pline l'Ancien, Julius Obsequens parlèrent de voix mystérieuses, de trompettes célestes, d'hommes volant dans des vaisseaux aériens, de plusieurs Soleils et plusieurs Lunes ensemble, d'apparitions supra-humaines, oui, quand nous nous rappelons cela nous avons l'impression d'assister aux miracles de la Bible.

Par quelle étrange déformation de l'esprit humain rendons-nous un culte aux prodiges qui se sont déroulés en Palestine et les considérons-nous comme des manifestations de la Puissance de Dieu, alors que nous avons tendance à faire de l'ironie sur les phénomènes en tous points identiques qui se sont produits au même moment à quelques centaines de kilomètres de là ?

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Chapitre XII

XII. Les soucoupes volantes : propulsion et relativité

LES SOUCOUPES VOLANTES PROPULSION ET RELATIVITÉ

 

Résolvez le problème de la propulsion des UFOs, et vous ouvrez l'univers entier à l'homme!

Au cours de ces dernières années, nous avons été visités par un grand nombre d'engins spatiaux inconnus. En réalité, ces visites se sont produites à différentes époques, et depuis très longtemps, mais on a pu noter une recrudescence du phénomène à partir de 1945, ce qui a donné lieu à de nombreuses observations, certaines fantaisistes, d'autres plus sérieuses.

Ceux qui ont eu la chance d'apercevoir des soucoupes volantes (UFOs) ont tous été frappés par la facilité déconcertante de leurs manœuvres et par leurs perfonnances acrobatiques. Apparemment, la plupart des soucoupes n'utilisent aucun moyen de propulsion connu, ou, du moins, qui nous soit familier. On en a repéré très peu équipées de propulseurs classiques tels des hélices ou des réacteurs. Le plus grand nombre n'en possèdent pas. La soucoupe volante type flotte dans l'air sans qu'on sache comment; et s'il est soumis à une force, il tend à se mettre en mouvement dans la direction de cette force, et proportionnellement à elle. Ces lois sont encore à la base de nombre de nos hypothèses scientifiques. Même en les combinant aux théories les plus récentes sur la constitution moléculaire de la matière, on n'arrive guère à expliquer le comportement, à certains égards extravagant, des soucoupes.

Quand ces soucoupes passent en quelques secondes d'une vitesse 0 à une vitesse représentant une moyenne de plusieurs milliers de kilomètres-heure, comment une pareille accélération ne fait-elle pas éclater littéralement la cabine de pilotage et n'écrase-t-elle pas les pilotes ?

Quiconque a pris un virage à une trop grande vitesse sait bien que son véhicule a une tendance prononcée à continuer sur sa lancée malgré le braquage des roues. De la même façon, lorsqu'un UFO fait une courbe brutale, alors qu'il navigue à quelque 3 ou 4000 kilomètres-heure (et peut-être plus), Comment se fait­il que les molécules ou les cristaux de sa structure métallique ne volent pas en éclats - du fait de la monstrueuse tension imposée par la force d'inertie.?

Ce sont ces très remarquables perfonnances accomplies par les soucoupes volantes qui ont conduit un grand nombre de personnes à penser qu'elles n'existaient pas, que tout cela n'était que phénomènes lumineux, illusions d'optique, mirages, etc.

Nier un problème n'est pas le résoudre. Ce n'est pas, en tout cas, une attitude véritablement scientifique. Car les soucoupes existent bel et bien! Elles ont été photographiées à maintes reprises. Elles ont été repérées par les radars. Ceux qui les ont vues d'assez près les décrivent comme des engins faits de métal ou d'une matière transparente qui rappelle le plexiglas. .

Puisque les soucoupes sont des véhicules solides et bien réels, il est indispensable que nous révisions certaines de nos notions concernant les lois naturelles. Car, ou bien notre connaissance de la structure moléculaire est incomplète, ou bien c'est la conception que nous nous sommes faite de la force d'inertie qui est à revoir. Étant donné que les deux points de cette alternative ne trouvent pas de réponse positive dans le cadre de nos connaissances scientifiques actuelles, y a-t-il une raison de préférer l'un à l'autre ?

Nous estimons, quant à nous, que la meilleure manière de tenter une explication des soucoupes volantes est de nous référer aux théories de la physique moderne. Pour ce faire, nous allons nous mouvoir dans les hauteurs abstraites de cette science, et faire appel à la théorie générale de la relativité d'Albert Einstein.

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Précisons tout de suite que cette théorie n'est pas aussi compliquée que certains veulent bien le dire. si elle a la réputation d'être difficile, cela tient au fait que, pour la comprendre, il est nécessaire de remettre en question, de transgresser en quelque sorte, certaines vieilles idées acquises sur le monde qui nous entoure.

Nous avons vu plus haut que le principe fondamental énoncé par Newton signifie qu'un objet reste à sa place tant qu'il n'est soumis à aucune force, et que si une force agit il se meut dans la direction de cette force. Cependant Newton avait quelque peu embrouillé les idées. Dans un passage de son Principia, il dit que la force d'inertie est presque inhérente à la matière. Dans un autre, il prétend qu'elle provient de quelque chose qu'il appelle l'espace absolu. La permanence de la matière dans son état, selon Newton, résulte de sa relation avec un monde absolu de l'espace plus déterminant que n'importe quel système matériel.

Cette idée n'était pas très satisfaisante, et dans la dernière moitié du XIXe siècle le physicien et philosophe autrichien Ernst Mach en fit la critique. Mach, que nous connaissons pour ses travaux en aérodynamique, était un positiviste. Pour lui, quelque chose qui ne relevait pas d'une observation ou d'une expérience ­ et c'était le cas de l'espace absolu - n'avait pas de sens, et n'était donc pas réel. Partant de là, il fit la proposition suivante: la force d'inertie est en relation directe avec toute la matière de l'univers. Par toute la matière de l'univers il voulait dire toutes les étoiles fixes. De nos jours où l'on sait que le cosmos est composé d'un grand nombre d'étoiles rassemblées en d'innombrables galaxies, on ne parlerait donc plus d'étoiles fixes mais de
galaxies ou de nébuleuses. Donc, pour Mach, tout objet soumis aux lois de l'inertie était en rapport avec les galaxies.

Cependant, ce principe renfermait une difficulté. Il ne fournissait pas de lien matériel entre les étoiles et le système d'inertie. Mach se contentait de substituer l'univers à « l'espace absolu» de Newton pour expliquer l'immobilité ou la mobilité des corps matériels. Il ne nous apprenait donc rien de plus sur ce qu'était en réalité la force d'inertie, et comment elle agissait.

Ce rôle était dévolu à Einstein qui, en 1916, proposa sa fameuse théorie de la relativité. Cette théorie concernait la gravitation universelle et la force d'inertie. Einstein réduisit les deux forces à une seule, et l'exprima dans son célèbre principe d'équivalence la force de gravitation et la force d'inertie ne peuvent être dissociées, et elles sont égales.

Un exemple illustre cette théorie: on imagine un ascenseur lancé dans l'espace avec un homme dedans.

Si l'ascenseur se meut uniformément, à une vitesse constante, l'homme aura l'impression de ne rien peser. Il ne ressentira ni le mouvement ni la poussée gravitationnelle. Mais si l'ascenseur accélère brutalement, s'il est tiré à une grande vitesse par son câble cosmique, l'homme recommencera à éprouver la sensation de pesanteur. Un certain degré d'accélération ayant été atteint, cet homme pourra même croire qu'il est de retour sur Terre, et soumis à la gravité du champ terrestre, alors qu'il navigue en fait au milieu des étoiles.

C'est ainsi qu'Einstein a illustré le fait que la force d'inertie et la gravité ont exactement les mêmes effets sur un observateur, et qu'elles ne peuvent être distinguées sur la base d'observations locales.

Il alla plus loin. Il tenta d'expliquer la gravité et la force d'inertie en utilisant les mêmes termes de physique. Tandis que le poids des objets sur une planète comme la Terre est produit par l'attraction de celle-ci, la force d'inertie de ces mêmes objets est expliquée par l'attraction de la matière universelle. Pour utiliser une, simple analogie, la pipe qui se trouve en face de moi sur mon bureau reste là où elle est parce que, pour une grande part, toutes les étoiles et nébuleuses du cosmos exercent une poussée sur elle, et cette poussée s'exerce dans toutes les directions possibles. C'est comme si des millions et des millions de fils étaient attachés symétriquement autour de la pipe et la tiraient en même temps dans toutes les directions. De la même façon, quand je jette mon crayon à travers la pièce, il part en ligne droite, car il est poussé à chacun de ses angles dans la direction de son vol par la totalité de la matière de l'univers. Ainsi la force d'inertie n'est-elle rien d'autre qu'une force gravitationnelle. Mais une force gravitationnelle qui n'est pas seulement celle de la Terre ou d'un quelconque autre corps, mais celle de chaque particule existant dans l'univers.

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Maintenant, allez-vous demander, comment tout cela nous aide-t-il à expliquer la manière dont se propulsent les soucoupes volantes?

Si les possesseurs des soucoupes ont été capables de mettre au point des procédés antigravitationnels révolutionnaires, comme par exemple un écran électromagnétique entourant leurs véhicules, cela signifie qu'ils ont vaincu la pesanteur terrestre et, par voie de conséquence, les forces de gravitation (et d'inertie) de tout l'univers. Donc, si les ultra-particules ou les champs qui constituent la gravité de la Terre sont neutralisés, il en est de même de l'effet gravitationnel du reste de l'univers. Aussi les soucoupes, avec leur écran antigravité, peuvent survoler notre planète et ignorer les lois d'inertie. Elles créent autour d'elles une zone privilégiée, une sorte d'enveloppe dans laquelle gravité et force d'inertie ne jouent plus aucun rôle. Les créatures qui ont construit les soucoupes et maîtrisé la gravité ont vaincu en même temps, suivant la théorie d'Einstein, les forces d'inertie.

Mais alors - et c'est une chose curieuse de l'imaginer - que va-t-il se passer si un atome ou une molécule, ou Un groupe de moléçules constituant un objet, ne se trouvent plus sous le contrôle de la force d'inertie ? Une légère, très légère chiquenaude, et la pipe qui se tient sur mon bureau va voler à travers la pièce. De la même façon, si je jette mon crayon en l'air, il suffira d'une très faible brise pour dévier sa course et le propulser, peut-être à grande vitesse, dans une direction opposée. En conclusion, nous pouvons dire que les atomes et la matière situés dans une zone non soumise à la force d'inertie deviendront presque totalement libres par rapport à leur environnement. Ils pourront se mouvoir dans une direction aussi facilement que dans une autre. Ils n'auront plus tendance à garder cette position rigide que leur ont dictée en quelque sorte des forces supérieures. Ils s'envoleront librement dans toutes les directions, au gré des plus subtiles impulsions.

Je pense que cela explique comment les soucoupes peuvent produire des accélérations aussi, fantastiques, suivies de freinages du même style. Quand une force, n'importe laquelle, les pousse dans une direction différente de leur ligne de mouvement initiale, leurs atomes et leurs molécules n'éprouvent pas le besoin de continuer à se mouvoir dans cette voie première. De sorte que la structure du vaisseau ne subit aucune distorsion et que ses constituants moléculaires n'entrent pas en anarchie. La soucoupe ne tangue pas, ne vole pas en éclats. Ses occupants ne sont ni secoués ni gênés le moins du monde. Ils peuvent lire tranquillement un livre sans même se rendre compte qu'à cet instant leur engin est en train d'accomplir des acrobaties vertigineuses.

L'existence éventuelle d'un écran antigravitationnel peut aussi expliquer pourquoi les soucoupes ne se volatilisent pas lorsqu'elles traversent l'atmosphère à une super vitesse. Considérons une molécule ou un atome gazeux dans l'atmosphère. Il est soumis aux lois de l'inertie, comme toute chose dans l'univers, Il entre en collision avec d'autres atomes, mais il n'en résulte pas un grand dommage, étant donné sa petite masse. Maintenant si un engin surgit, muni d'un écran électromagnétique, que se passe-t-il ? La molécule dont nous venons de parler va se retrouver dans le champ antigravitationnel créé par l'écran. Et elle va s'y retrouver libre ! C'est-à-dire ayant perdu toute son énergie cinétique. Ce qui signifie qu'elle peut désormais entrer en collision avec n'importe quel autre corps sans créer la moindre fiiction. Autrement dit, cette molécule a pénétré l'écran électromagnétique comme un boulet, et frappé la soucoupe comme une plume.

Cependant, tandis que l'engin poursuit sa route, la molécùle d'air ressort à l'anière du champ antigravitationnel dans un état très agité. Elle a rejoint maintenant le monde d'inertie, et elle recommence à se heurter à d'autres molécules tout aussi agitées qu'elle. Sa faible énergie a été décuplée par le fait de son passage inactif dans le champ d'antigravité, et cette recrudescence d'activité est probablement à l'origine de la lueur qu'on voit autour des soucoupes, spécialement la nuit.

À ce stade, nous devrions peut-être passer en revue ce que nous avons dit et ce que nous n'avons pas dit.

En un sens, nous avons expliqué comment volaient les vaisseaux spatiaux, mais nous n'avons pas dit comment était produit l'écran électromagnétique. Souvent les soucoupes, observées de jour à travers des jumelles - et cela apparaît aussi sur certaines photographies -, donnent l'impression d'avoir un halo autour d'elles. Cela pourrait très bien être le signe visible et matériel de cet écran. Cependant, la manière dont il est créé est encore mystérieuse. Il est presque sûr que ce champ produit d'une certaine manière de l'électricité et

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du magnétisme - car les effets en ont été notés en relation avec le passage des soucoupes. Il est aussi probable que l'énergie nucléaire entre pour une part dans la formation de ce champ, car des augmentations du taux de radio-activité accompagnent les vols des UFOs. Mais nous ne savons rien des mécanismes précis qui entrent en jeu. Nous ne savons qu'une chose, c'est que la première puissance terrestre qui réussira à mettre au point cette technique prendra l'avantage sur toutes les autres, et que l'avion et même la fusée seront relégués au rang d'armes préhistoriques.

Imaginons ce que la matrise de la gravité et de la force d'inertie signifierait pour l'homme, pour sa vie sur la Terre et ses progrès dans l'espace. D'abord une sérieuse transformation du système économique, ne serait-ce que par l'utilisation d'engins libérés des chaînes de la gravité.

Et puis... et puis mille choses incroyables relevant actuellement du miracle deviendraient possibles. Par exemple, un enfant de cinq ans pourrait faire sauter un éléphant sur ses genoux. Les travaux les plus importants, les plus difficiles ne nécessiteraient qu'une minime dépense d'énergie.

Quant aux voyages cosmiques, la notion d'antigravité leur ouvrirait les plus larges possibilités. Certains astronomes et physiciens ont souligné qu'il faudrait une énorme quantité d'énergie pour amener un corps (même doté d'un poids utile minime) à une vitesse proche de celle de la lumière. Or ce n'est qu'à cette vitesse qu'un voyage vers la plus proche étoile pourrait être entrepris dans un laps de temps raisonnable. Ces astronomes en concluent que la seule communication que l'humanité pourra jamais avoir avec des intelligences extra-terrestres sera... une communication radio.

Pourtant, certains savants croient qu'un voyage interstellaire est possible, même dans les limites de nos connaissances actuelles des lois de l'inertie. Le professeur Singer, physicien allemand, a proposé un véhicule spatial capable de capturer dans un gigantesque filet les atomes d'hydrogène de l'espace et de les transformer en carburant en cours de route.

Mais il est évident que c'est dans les techniques antigravitationnelles que se trouve la solution de toutes ces difficultés. C'est grâce à elles que nous pourrons approcher la vitesse de la lumière, sans laquelle il ne nous est guère possible de sortir de notre système solaire.

Que des races plus évoluées que la nôtre aient découvert ces techniques il y a bien longtemps, et qu'elles aient voyagé d'une étoile à l'autre, cela n'est pas impossible. Comme il n'est pas impossible non plus qu'elles viennent (ou reviennent) visiter notre univers.

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Reproduction

 







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* SATURNE. Saturne est un monde dans un monde, et peut-être plus. Le monde interne est aplati aux pôles. Il a un diamètre si important que s'il était creux, la Terre pourrait très facilement tourner à l'intérieur.

* La Terre telle qu'elle apparaîtrait vue de l'espace. Elle montre l'ouverture polaire Nord conduisant à l'intérieur de la Planète. La Planète est creuse et contient un soleil central au lieu d'un océan de lave. (D'après « Un Voyage à l'intérieur de la Terre - ou - Les Pôles ont-ils vraiment été découverts? », de Marshall B. Gardner, imprimé par Eugene Smith Company, Aurora, Illinois, 1920.)

* Vues de Mars prises à l'Observatoire de Yerkes le 28 septembre 1902. Elles montrent le cercle blanc, qu'on appelle aussi calotte glaciaire, se projetant au-delà de la surface de la planète. (D'après l'ouvrage de Marshall B. Gardner.)

* Vue de Mars, montrant une tache blanche et ronde qui est une entrée vers "intérieur de la planète, et non une calotte de glace. Cela prouve que Mars, la Terre et toutes les planètes sont creuses et contiennent un soleil central. (Photographie de F. A.A. Talbott, Beighton, Angleterre.)

* GLOBE MONTRANT UNE SECTION DE L'INTÉRIEUR DE LA TERRE. la Terre est creuse. Les pôles si longtemps cherchés ne sont que des fantômes. Il y a des ouvertures aux extrémités Nord et Sud. À l'intérieur il y a de vastes continents, des océans, des montagnes, des rivières. La vie végétale et animale y est présente. Ce monde est probablement peuplé de races inconnues. (L'auteur, d'après «Fantôme des Pôles». de William Reed, publié par Walter S. Rockey Company, New York, 1906.)

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* Rien ne peut mieux appuyer notre théorie que cette reproduction photographique d'un dessin représentant la tête de la Comète de Donati, tel qu'elle fut aperçue en 1853. On voit nettement le noyau central entouré par une sphère de gaz brillants. La comète passe à travers une zone de forces antagonistes. Une chaleur excessive a causé une grande fissure qui s'étend jusqu'au noyau (ou soleil) central.

* Des eiders innombrables...

* Une nuée d'oiseaux comme on en voit souvent dans les régions arctiques.

La Terre creuse Pages 87

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* Dans l'Arctique et l'Antarctique, le ciel reflète la surface de la terre, de l'eau et de la glace, d'une manière très précise. Aucun grand voyage n'est entrepris sans consulter auparavant ce ciel d'eau.

* DES ROCHES SUR LA GLACE. L'auteur dit que ces roches ont été projetées en l'air par une explosion volcanique.

* L'AURORE BORÉALE. Un grand feu à l'intérieur de la terre peut expliquer ce phénomène quelque peu fantastique.

* Un iceberg géant de 600 km de long, 80 km de large, s'enfonçant profondément dans l'eau. Il est composé d'eau douce gelée.

* Le Soleil Central, tel qu'il apparaîtrait à un explorateur suffisamment avancé à l'intérieure polaire.

* DÉCOUVERTE D'UN MAMMOUTH. Un pêcheur russe de Tongoose, en Sibérie, découvrit en 1799 un mastodonte enfermé dans un bloc de glace. Il était en parfait état de conservation.

La Terre creuse Page 88

TABLE DES MATIÈRES

 

AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR ÉTATSUNIEN ....................... 3

Les UFOS et le secret gouvernemental............................................... 4

Points marquants de l'histoire de la découverte de l'amiral Byrd............7

AVANT-PROPOS........................................................................... 9

I. La découverte mémorable de l'amiral Byrd .................................... 10

II. La Terre creuse.......................................................................... 21

III. L'œuvre de William Reed: Fantôme des pôles ............................. 33

IV. L'œuvre de Marshall B. Gardner:

Voyage à l'intérieur de la Terre,
ou les pôles ont-ils vraiment été découverts? ............................ 40

 


V. Le pôle Nord a-t-il vraiment été découvert?................................. 50

VI. L'origine des Esquimaux .......................................................... 54

VII. L'origine souterraine des soucoupes volantes ............................ 57

VIII. Ce que pourrait être une expédition aérienne
dans l'ouverture polaire conduisant à l'intérieur de la Terre ............. 66

IX. L'Agharta, le Monde souterrain ............................................... 68

X. Conclusion ............................................................................. 77

XI. Les soucoupes volantes dans le passé ...................................... 78

XII. Les soucoupes volantes : propulsion et relativité ...................... 81

Reproduction .............................................................................. 85



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Source : http://www.jacquesfortier.com/zweb/jf/terrecreuse/TerreCreuseRaymondBernard.html









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