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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 21:32

 

terre creuse 2

 

Les bases d'un Nouveau Monde.

La Terre creuse Page 30

Théodore Fitch, un écrivain qui s'est intéressé à la théorie de la Terre creuse, évoquant les barrières de glace qui doivent être franchies avant de pouvoir pénétrer dans les ouvertures polaires, pose la question suivante: « Pourquoi ne survolons-nous pas en avion ces immenses barrières ? Pourquoi n'y traçons-nous pas des routes qui conduiraient vers l'intérieur? » .

Cela aurait dû être fait, et cela n'a pas été fait. Évidemment, lui, Fitch, comme la plupart des Étatsuniens, ignorait jusqu'à présent que Byrd avait survolé ces banquises quelques années plus tôt et atteint un nouveau territoire. L'opinion publique n'était donc pas touchée par les problèmes mystérieux qui se posaient aux pôles. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui que ces faits ont été portés à la connaissance de tous. Aussi Fitch pense-t-il que chaque grande nation devrait essayer d'établir des bases dans ce Nouveau Monde, dont la superficie est immense, et qui est à l'abri des retombées radio-actives qui polluent notre sol et notre nourriture.

Il est plus facile d'atteindre ce Monde que de poser un pied sur la Lune. Alors qu'attendons­nous? Fitch qualifie cette terre d'édénique, et il croit que c'est l'emplacement géographique exact de ce paradis dont parlent les livres sacrés.

Il semblerait que les Russes soient en train de suivre, sans le savoir, les conseils pleins de bon sens de Fitch. Ils ont envoyé dans l'extrême Nord des flottes de brise-glace, dont certains équipés de moteurs atomiques. Le pas suivant sera franchi lorsqu'ils répéteront le vol de l'amiral Byrd au-delà du pôle. Plein nord... vers le paradis.

Théodore Fitch a écrit un livre intitulé : Le Paradis à l'intérieur de la Terre, en s'appuyant sur les travaux de Reed et de Gardner. Voici ce qu'il dit :

« Beaucoup d'explorateurs ont navigué plein nord et se sont retrouvés sur la courbe de l'ouverture polaire. Aucun d'entre eux n'a jamais su qu'il se déplaçait alors sur la paroi interne de la Terre. Pourtant ces explorateurs durent faire face à des problèmes totalement opposés à ceux qu'ils s'attendaient à trouver. Le cap était au nord, et les vents, curieusement, devenaient de plus en plus chauds. À part quelques fortes rafales qui charriaient des masses de poussière, la température était douce et agréable. Et la mer, malgré les icebergs, était largement navigable. Il y avait aussi des kilomètres et des kilomètres de bonne et solide terre. Plus on poussait vers le nord, plus on voyait d'herbe, de fleurs, de broussailles et d'arbres. Un explorateur nota que lui et ses compagnons avaient recueilli huit espèces de fleurs différentes. Un autre rapporta qu'il avait vu toutes sortes d'animaux habitués aux températures chaudes et des milliers d'oiseaux tropicaux. Il y en avait tant de ces oiseaux que même un aveugle aurait pu en abattre un ou plusieurs d'un seul coup de fusil. Tous ces voyageurs arctiques mettaient l'accent sur la beauté du paysage et sur l'infinie majesté de l'aurore boréale - cette aurore boréale qui est en réalité l'expression lumineuse du soleil central qui brille à l'intérieur de la Terre. »

Fitch émet l'idée que l'intérieur creux du globe devrait avoir des étendues de terre beaucoup plus importantes que celles qu'on trouve à la surface. 75 % de cette surface que nous habitons est, en effet, couverte d'eau. Fitch prétend que les océans internes sont beaucoup plus petits que ceux de l'extérieur, mais que, par contre, les étendues de terres sont trois fois plus grandes. Le climat y est meilleur et plus sain. Là, pas d'hivers froids, pas d'orages, de cyclones, de tremblements de terre, pas de radiations nocives... C'est le paradis!

Un autre auteur, la même conception.

William L. Blessing est un autre écrivain étatsunien qui a été fortement influencé par les théories de Reed et de Gardner. Il a publié un petit livre sur la question dans lequel il donne sa conception de la structure de la Terre. Conception en tous points semblable à la nôtre. Il écrit :

« La Terre n'est pas une vraie sphère. Elle est aplatie aux pôles. Le pôle est simplement le bord extérieur d'un cercle magnétique, et à ce point l'aiguille de la boussole pointe vers le sol. Comme la Terre tourne sur

La Terre creuse Page 31

son axe, le mouvement est gyroscopique. Le pôle gyroscopique externe n'est autre que le bord magnétique du cercle dont nous venons de parler. Au-delà de ce cercle, la Terre descend en pente douce vers l'intérieur.

« La vieille idée selon laquelle la Terre est une masse solide avec un centre composé de matières en fusion doit être écartée. Etant donné que l'écorce terrestre a environ 1 200 kilomètres d'épaisseur, cela voudrait dire que le noyau en fusion aurait plus de 11000 kilomètres de diamètre. Impossible.

« À écarter aussi l'ancienne croyance qui voulait que la chaleur augmentât au fur ét à mesure qu'on s'enfonçait dans la Terre. Ce sont le radium et la radio-activité qui produisent la chaleur interne. Toutes les roches de la surface contiennent de minuscules particules de radium. »

Reed et Gardner méconnus.

Il est étrange que les ouvrages de Reed et de Gardner, qui présentaient une théorie géographique aussi remarquable - théorie confirmée en outre par cent années d'explorations polaires - oui, il est étrange que ces ouvrages aient été aussi méconnus et, pour ainsi dire, tenus à l'écart, au point d'être devenus de nos jours pratiquement introuvables. Est-il possible que ces livres aient partagé le sort des découvertes de l'amiral Byrd, reléguées dans l'ombre, ou celui du magazine de Ray Palmer annonçant ces mêmes découvertes, et disparaissant de la circulation?

Un de nos correspondants nous a écrit qu'étant pour affaires dans le bureau d'une haute personnalité de l'Armée de l'Air il, avait eu l'occasion de jeter un coup d'œil dans sa bibliothèque, et qu'à sa grande surprise il avait vu un exemplaire du livre de Marshall B. Gardner. Évidemment, la théorie de Gardner sur la Terre creuse n'est pas inconnue du gouvemement, ni des chefs militaires, mais il est de bon ton de ne pas en parler ouvertement, et surtout de ne pas en discuter.

En conclusion de ce chapitre, nous allons livrer à votre méditation une série de questions que pose Théodore Fitch à ceux qui ne croient pas que la Terre est creuse.

« Pouvez-vous produire la moindre preuve qu'un explorateur ait jamais atteint les prétendus pôles Nord et Sud?

« Et si ces points n'existent pas SUR la Terre entre 83° et 90° de latitude, alors comment peut­on les atteindre ou les survoler?

« Si la Terre n'est pas creuse, pourquoi le vent du nord devient-il de plus en plus chaud à mesure qu'on s'avance au-delà de 70° de latitude?

« Pourquoi trouve-t-on une mer largement ouverte et navigable pendant des centaines de kilomètres au nord du 82° de latitude?

« Une fois atteint ce 82e degré de latitude, pourquoi l'aiguille de la boussole s'affole-t-elle?

« Si la Terre n'est pas creuse, comment expliquer alors que les vents chauds du nord, mentionnés plus haut, charrient plus de poussière qu'aucun autre vent de la Terre?

« Si aucun fleuve ne coule de l'intérieur vers l'extérieur de notre globe, pourquoi tous les icebergs sont-ils composés d'eau douce?

« Pourquoi trouve-t-on des graines tropicales, des plantes et des arbres flottant dans l'eau douce de ces icebergs?

« Et si cette eau douce ne peut logiquement provenir d'aucun endroit SUR la Terre, alors par quel mystère se trouve-t-elle là?

La Terre creuse Page 32

« Si la face interne de la Terre ne bénéficie pas d'un climat chaud, pourquoi rencontre-t-on en plein hiver, dans l'extrême Nord, des oiseaux tropicaux par milliers et des animaux qui ont besoin d'une température douce pour subsister?

« Et d'où vient ce pollen qui colore parfois la neige en rouge, en jaune, ou en bleu?

LE PÔLE NORD MAGNÉTIQUE.

 

On pensait autrefois que c'était un point virtuel situé dans l'archipel arctique. De récentes découvertes ont montré qu'il s'étendait à travers le Bassin polaire jusqu'à la presqu'île de Taimyr en Sibérie. Les lignes représentent les méridiens magnétiques. (La dernière conception du pôle Nord magnétique: basée sur les recherches russes.)

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Chapitre III

III. L' œuvre de William Reed : « Fantôme des pôles »
L'ŒUVRE DE WILLIAM REED: FANTOMES DES POLES

 

En 1906 parut le premier ouvrage qui, preuves scientifiques à l'appui, réfutait les conceptions communément admises sur la structure de la Terre. Ce n'était plus une sphère solide, mais une planète creuse avec des ouvertures aux pôles. Si ce livre avait été une pure création sortie droit de l'imagjnation de l'auteur, on aurait pu le considérer comme une oeuvre de science-fiction, et rien de plus. Mais ce n'était pas le cas. William Reed appuyait sa démonstration sur les rapports des explorateurs arctiques, et on aurait dû le prendre plus au sérieux.

Les pôles n'avaient jamais été découverts, parce qu'ils n'avaient jamais existé. À la place, il y avait d'immenses trous, et par ces trous on descendait à l'intérieur de la Terre. Voilà la bombe que faisait exploser Reed dans son ouvrage insolite.

Quatorze ans plus tard, Marshall B. Gardner, apparemment sans avoir eu connaissance de l'œuvre de son prédécesseur, reprenait cette théorie en y ajoutant un soleil central. Ce soleil, plus petit cependant que le nôtre, brillait à l'intérieur de la Terre, la réchauffait, donnait une explication des températures élevées que l'on trouve dans les hautes latitudes polaires.

Pour expliquer ces températures, Reed croyait quant à lui, à l'existence de volcans en activité à l'intérieur des ouvertures polaires.

Si la Terre est creuse...

Voici ce qu'écrit Reed :

« La Terre est creuse ou elle ne l'est pas. Quelle preuve avons-nous qu'elle n'est pas creuse? Aucune. En tout cas, rien de positif et de précis. Au contraire, un certain nombre d'éléments portent à croire qu'elle est creuse. Et si elle l'est vraiment, s'il y a des volcans en activité à l'intérieur, ne devrions-nous pas voir de grandes lumières se refléter sur les icebergs et les nuages? Ne devrions-nous pas nous attendre à être assailli par des nuées de fumée et de poussière? Eh bien, justement, c'est ce qui se passe, et les explorateurs en ont porté témoignage. Nansen s'écriait :

« Rentrons chez nous! Qu'avons-nous à attendre en restant ici? Rien, rien que de la poussière, encore de la poussière! »

« Cette poussière si encombrante, si pénible, d'où pourrait-elle provenir sinon d'un volcan en activité? « Si la Terre est creuse, ne devrait-il pas faire plus chaud en hiver et plus frais en été au niveau du trou polaire? Les explorateurs arctiques répondent encore une fois en constatant que le vent venant du nord fait monter la température en hiver, alors que le vent du sud la fait descendre. En été, c'est le contraire qui se passe, c'est-à-dire que ce sont les vents du sud qui font grimper le thermomètre et les vents du nord qui le font baisser. Exactement ce qui se produirait les vents venaient de l'intérieur de la Terre.

« Autre chose. Si la Terre est vraiment creuse, elle ne peut pas être ronde, n'est-ce pas? L'ouverture empiéterait sur sa rondeur. Or tout le monde s'accorde à penser maintenant qu'elle est aplatie aux pôles, donc qu'elle n'est pas ronde.

« Nous en arrivons toujours à la même conclusion: la Terre est creuse, et il fait plus chaud à l'intérieur qu'à l'extérieur. Une brise tiède affleure jusqu'aux bords de l'ouverture polaire, et c'est elle qui réchauffe l'atmosphère au fur et à mesure qu'on approche de ce point limite.

La Terre creuse Page 34

« Si la Terre est une sphère pleine et solide, ni la science ni la raison ne fournissent une explication rationnelle de la vague de chaleur qui envahit les hautes latitudes. Toutes les théories connues s'opposent à une telle conclusion. Mais adoptez le système de la Tene creuse, et les questions embarrassantes seront facilement résolues, l'esprit s'en trouvera satisfait, heureux de voir triompher un point de vue raisonnable.

« Je livre la clé de certains mystères. »

« Ce volume n'a pas été écrit en vue de divertir ceux qui lisent pour se distraire. Ce n'est pas un roman, mais un essai sérieux qui tend à prouver, dans la mesure du possible, certaines vérités importantes jusqu'ici dédaignées. Je livre la clé de certains mystères. Je pose un certain nombre de questions, auxquelles je m'efforce de donner des réponses satisfaisantes, réponses qui, me semblet-il, devraient faire admettre à tout lecteur intelligent la réalité grandiose de la théorie que je présente.

« Je tiens à faire part ici de ma reconnais pour les explorateurs courageux qui ont tout sacrifié ­ temps, argent, confort, et parfois même la vie - à leur idéal, dans le seul but de faire connaître la vérité sur notre planète. Leurs observations m'ont permis de donner une éclatante confirmation à la théorie que je développe ici selon laquelle la Tene est non seulement creuse, mais habitable à l'intérieur. »

Des questions importantes.

Les questions importantes posées par William Reed, nous en connaissons déjà quelques-unes. Mais il est utile d'y revenir.

Nous citons Reed :

« 1. Pourquoi la Terre est-elle aplatie aux pôles? Réponse: comme la Tene est creuse, elle ne peut pas être ronde. L'ouverture vers l'intérieur est prise sur sa rondeur, et cela proportionnellement à la grandeur de cette ouverture.

« 2. Pourquoi le Soleil ne Se montre-t-il pas durant une très longue période en hiver, près des prétendus pôles? Parce que, en hiver, le Soleil frappe obliquement la Terre au niveau des pôles. Quand on franchit les bords de l'ouverture polaire, on s'enfonce graduellement dans le creux intérieur de la Terre, de sorte que les rayons solaires sont partiellement coupés et qu'ils ne réapparaissent que lorsque le Soleil frappe directement cette partie de la Terre, c'est-à-dire quand il brille juste an­dessus de l'ouverture. Cela explique pourquoi les nuits sont si longues dans l'extrême Nord.

« 3. De nombreuses chutes de météorites ont été observées dans la region des pôles. Pourquoi? Si la Terre est une sphère solide, personne ne peut répondre à cette question. Si elle est creuse, la réponse est facile. C'est un volcan en éruption à l'intérieur du globe qui projette des fragments de roche dans l'air. De la même fàçon, on rencontre constamment de grandes quantités de poussière dans l'océan Arctique. D'où provient cette poussière? Des éruptions volcaniques. Une analyse a montré qu'elle était constituée de charbon et de fer.

« 4. Qu'est-ce qui produit l'aurore boréale? C'est la réflexion d'un feu à l'intérieur de la Terre.

« 5. Où se forment les icebergs ? Et comment ? Réponse: À l'intérieur de la Terre, où il fait chaud, les fleuves coulent vers la surface à travers l'ouverture polaire. Quand ils débouchent à l'extérieur, dans le cercle arctique, où la température est très basse, ils gèlent et se transforment en icebergs. Cela dure des mois. Et puis la chaleur de l'été, ajoutée à la chaleur de l'intérieur de la Terre, démantèle ces icebergs que l'Océan emporte. (Le fait que les icebergs soient formés d'eau douce, et non d'eau salée, prouve cette théorie.)

« 6. Qu'est-ce qui produit les raz de marée dans l'Arctique? Réponse : ce sont les icebergs quand ils se détachent et plongent dans l'Océan. Il n'y a guère d'autre explication valable.

La Terre creuse Page 35

« 7. Qu'est-ce qui produit la neige colorée dans la région arctique? Il y a deux causes. La neige rouge, verte ou jaune provient d'une matière végétale qui imprègne l'air avec une telle densité que lorsqu'elle tombe avec la neige, elle la colore. On suppose que cette matière végétale est du pollen. Cela implique qu'il y ait des plantes et des végétaux quelque part,et en grande quantité. Comme on n'a jamais vu de champs de fleurs en plein océan glacial, il faut en déduire qu'ils se trouvent ailleurs... à l'intérieur de la Terre. La neige noire, souvent remarquée, est causée par une poussière faite de carbone et de fer qui provient logiquement d'un volcan en éruption. Comme il n'y a aucun volcan en éruption dans le coin, je veux dire à la surface, alors il doit se trouver ailleurs... à l'intérieur de la Terre !

« 8. Pourquoi la glace est-elle pleine de fragments de roche, de gravier et de sable? Réponse : ils proviennent, eux aussi, d'un volcan en activité situé près de l'endroit où se forment les icebergs.

« La théorie de la Terre creuse donne toujours une solution satisfaisante à chacun des problèmes qui se posent dans les régions polaires. Grâce à elle, le mystère s'éclaircit, le surnaturel cède la place au naturel, comme cela se produit chaque fois qu'on cherche à comprendre. »

Développant sa théorie qui lui est chère, William Reed revient sur tous les problèmes posés et s'efforce de leur apporter des solutions satisfaisantes.

 


L'ABSENCE DU SOLEIL PENDANT LES LONGS HIVERS ARCTlQUES

Reed résume sommairement l'expérience des explorateurs polaires qui sont passés très rapidement d'une région brillamment ensoleillée à une région soumise à des nuits interminables, ou le contraire. Dans l'extrême Nord le Soleil est absent pendant des périodes anormalement longues. Ce qui ne serait pas le cas si la Terre était ronde et solide, ou même légèrement aplatie aux pôles. La seule explication est que les explorateurs avaient pénétré dans l'ouverture conduisant à l'intérieur de la Terre, et que les rayons du Soleil ne parvenaient plus jusqu'à eux. Ces rayons ne réappamissaient que lorsque le Soleil était assez haut pour briller juste au-dessus de l'ouverture.

LE FONCTIONNEMENT ANORMAL DE LA BOUSSOLE DANS L'EXTRÊME NORD

Nous en avons déjà parlé. Dans son livre, Reed reproduit un croquis de la coupe transversale de l'ouverture polaire avec des bateaux naviguant sur les parois externes et internes de la Terre. Quand le bateau entre dans l'ouverture polaire, l'aiguille de la boussole se met à la verticale. C'est exactement ce qui est arrivé aux explorateurs qui s'étaient aventurés très loin dans le Nord. D'abord, en approchant du pôle, l'aiguille commence à s'affoler, et lorsqu'on poursuit assez loin elle se met brusquement à la verticale, indiquant par là que la limite de l'ouverture polaire a été ftanchie et que l'on se trouve donc à l'intérieur du globe.

Sur le franchissement de cette limite, William Reed écrit :

« Chaque fois que les explorateurs ont pénétré à l'intérieur de la Terre (sans le savoir), ils ont rencontré des conditions tellement différentes qu'ils ont été fort embarrassés pour en rendre compte. Ce n'est pas étonnant qu'ils aient parlé de terre étrange. La conception traditionnelle ne pouvait leur fournir aucune explication va1able de ce qu'ils voyaient. La description que le lieutenant Greely donne de son passage dans l'ouverture polaire est caractéristique. Il raconte : « C'était avec un grand intérêt que nous avions poursuivi jusqu'ici notre voyage, mais maintenant cet intérêt s'intensifiait d'une manière extraordinaire. Jamais l'œil d'un homme civilisé n'avait vu le paysage qui s'offrait à nous, jamais un pied humain n'avait foulé le sol sur lequel nous évoluions. Nous fûmes tous saisis d'un désir fou de foncer en avant à notre meilleure vitesse. Chaque fois que nous atteignions un contrefort, notre envie de voir ce qu'il y avait au-delà devenait si intense que cela en était parfois douloureux. Chaque fois c'était un nouveau paysage, et il y avait toujours en avant un point qui escamotait une partie de l'horizon et nous causait un certain désappointement »

« Si Greely et ses compagnons avaient pénétré à l'intérieur du globe, ils se seraient probablement aperçus que la courbure de la Terre était plus grande là qu'ailleurs et que, après avoir franchi un point extrême

La Terre creuse Page 36

au nord, chaque ressaut de terrain était inévitablement suivi d'un autre qui bouchait toujours une partie de l'horizon. Et c'était justement ce qui était arrivé. Donc "Greely avait bien franchi les frontières de cet autre monde qui s'étend dans l'intérieur creux de la Terre. »

DES ROCHES DANS LES ICEBERGS, DE LA NEIGE COLORÉE,
DU POLLEN ET DE LA POUSSIÈRE DANS L'EXTRÊME NORD

William Reed écrit à ce sujet :

« Dès l'instant où l'on peut montrer que les conditions sont telles dans l'extrême nord de l'Arctique que les icebergs (composés d'eau douce) ne peuvent s'y former à la surfàce externe de la Terre, alors il faut bien admettre que c'est à l'intérieur qu'ils prennent naissance.

« Si la matière qui produit la neige colorée est une substance végétale - ce que prouve l'analyse ­ substance qu'on suppose être du pollen, et si aucune plante, si aucune fleur ne peuvent croître logiquement dans le voisinage de l'océan Arctique, alors cette substance végétale ne peut venir que de l'intérieur. Car si elle provenait d'un lieu plus éloigné à la surface de la Terre, on comprend mal pourquoi la neige ne serait pas colorée de la même façon ailleurs que dans le voisinage de l'ouverture polaire, ce qui n'est pas le cas.

« La poussière, cette plaie de l'océan Arctique, est produite par des éruptions volcaniques. Légère, facilement portée par le vent, elle s'abat sur les bateaux et gêne considérablement la navigation. Quand elle tombe sur la neige, elle la rend noire. L'analyse montre qu'elle est constituée de carbone et de fer, et on suppose qu'elle provient d'un volcan en activité.

Quel est ce volcan? On ne trouve fait mention nulle part qu'il y ait un volcan quelconque dans les environs du pôle Nord, et s'il y en a un ailleurs, plus loin, pourquoi la poussière tombe-t-elle seulement dans l'océan Arctique?

« Divers explorateurs ont fait état de la présence de nombreuses roches et de blocs de pierre trouvés encastrés dans les icebergs. Ces blocs de pierre ont été, soit projetés là par un volcan en éruption, soit charriés par les fleuves de l'intérieur. »

MER LIBRE DANS L'EXTRÊME NORD

Nous citons toujours Reed :

« Beaucoup croient que l'océan Arctique est une étendue d'eau gelée. Pourtant, bien qu'il contienne de grandes masses de glaces flottantes et des icebergs, j'aimerais fournir au lecteur la preuve qu'il est en réalité une mer libre, facilement navigable, et que plus on avance vers le nord, plus la température s'élève.

« 0utre des nuages de poussière et de fumée, on a observé aussi, en hiver, de nombreux brouillards. Si la Terre était la sphère solide que l'on dit, si l'Océan s'étendait jusqu'au pôle, où trouverait-on l'explication de ce brouillard ? Il est causé par de l'air chaud. De l'air chaud qui ne peut provenir que de l'intérieur de la Terre. Kane, un explorateur de l'Arctique, écrit : « Certaines observations » semblent laisser supposer qu'il y a de l'eau loin dans le nord, et tout au long de l'année. Les ciels d'eau assez fréquents, les brouillards, etc., que nous avons vus au sud-ouest au cours de l'hiver, confirment le fait. »

« Dans les récits des explorateurs, de nombreux paragraphes sont consacrés à cette mer libre. Si une telle mer existe dans la région la plus septentrionale du monde, peut-on trouver une raison valable au fait que personne n'ait jamais atteint le pôle? Les hommes qui avaient consacré tout leur temps, tous leurs efforts à cette tâche, qui parfois même y avaient sacrifié leur vie, étaient plus que désireux de réussir. Et pourtant, étrangement, ils échouèrent. Était-ce parce que le temps devenait plus chaud, que la vie végétale et animale se développait plus abondamment? Allons donc! C'était tout simplement parce que le pôle n'existait pas. »

Nansen, qui probablement fut celui qui alla le plus loin dans le Nord, remarque dans son livre que c'était un étrange sentiment de naviguer ainsi sur une mer houleuse en pleine nuit, vers des terres inconnues, en

La Terre creuse Page 37

pensant qu'aucun bateau n'était jamais passé par là. Il souligne que le climat était relativement doux pour un mois de septembre. Plus il allait vers le nord, moins il voyait de glace. Il écrit : « Il y a toujours le même ciel noir devant nous, cela signifie que nous sommes en pleine mer. Chez nous, en Norvège, on est loin de se douter que nous filons droit vers le pôle sur une eau claire et limpide. Je ne l'aurais pas cru moi-même si quelqu'un me l'avait prédit quinze jours plus tôt. Et pourtant c'est la vérité ! »

Trois semaines plus tard, Nansen note que l'eau n'est toujours pas gelée. « Aussi loin que l'on puisse voir, écrit-il, c'est encore et toujours la pleine mer. »

Entre le 6 et 21 septembre il ne trouva pas la moindre trace de glace, alors qu'il naviguait plein nord à une très haute latitude.

POURQUOI FAIT-IL PLUS CHAUD PRÈS DES PÔLES? Cette chaleur insolite est une des preuves principales que la Terre est creuse. Commentaire de Reed « Si on peut démontrer, en citant ceux qui se sont avancés très loin dans la direction des prétendus pôles, qu'il fait plus chaud là que plus bas au sud, que la végétation y est plus abondante et les animaux plus nombreux, alors nous pourrons raisonnablement prétendre que la chaleur vient de l'intérieur de la Terre - car de quel autre endroit pourrait-elle provenir ?

« Dans Le Dernier Voyage du capitaine Hall, nous lisons: "Nous ne nous attendions pas à trouver une région aussi chaude, dépourvue de neige et de glace.

La vie animale y était partout présente : phoques, oies, canards, boeufs musqués, lapins, loups, renards, ours, perdrix, lemmings, etc. "

« Nansen, lui aussi, attire spécialement l'attention sur la chaleur. Il dit : "Nous pourrions presque croire que nous sommes chez nous ! " Chez eux, en Norvège, oui, dans un pays où la température est douce et agréable! Et pourtant ils ont atteint à ce moment un des points les plus avancés de l'extrême Nord.

« On a observé que des vents particulièrement forts non seulement élèvent la température dans le voisinage de l'océan Arctique, mais encore l'affectent très sensiblement à plus de 500 kilomètres de distance. De tels vents ne peuvent naître qu'à l'intérieur de la Terre, là où règne un climat tropical.

« Greely déclare: " La présence de ces oiseaux, de ces fleurs et de ces animaux était de la part de la nature une manière touchante de nous souhaiter la bienvenue dans notre nouvelle demeure. " Cette phrase n'est pas la simple constatation d'un fait normal. Elle dissimule un sentiment de surprise. Surprise de découvrir là des oiseaux et des bêtes qui, logiquement, ne devraient pas s'y trouver, alors qu'au sud pendant des kilomètres et des kilomètres la terre est couverte de neige éternelle atteignant, en certains endroits, une profondeur de plusieurs centaines de mètres. »

William Reed souligne. que beaucoup de ces animaux qu'on trouve dans l'extrême Nord cherchent à gagner, en hiver, une région plus tempérée. Et comme la chaleur semble augmenter en allant toujours plus loin dans le nord, leur instinct leur commande de prendre cette direction qui les mène droit à l'intérieur de la Terre.

Comme l'hiver approchait, Schwatka vit une troupe imposante de quatre millions de pingouins qui obscurcissaient le ciel et se dirigeaient droit au nord. Nansen dit qu'une région qui regorge ainsi de pingouins, de guillemots et d'autres animaux « doit être une terre promise ruisselante de lait et de miel ».

QU'EST-CE QUI PRODUIT LA NEIGE COLORÉE DANS L'ARCTIQUE ?

Nous l'avons vu, c'est une substance végétale, probablement du pollen. Et sa densité est telle qu'on peut supposer qu'il a fallu des dizaines et des dizaines de milliers d'hectares de fleurs et de plantes pour la produire.

Mais alors, où se trouve cette végétation luxuriante ?

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Reed répond: « Elle ne peut se trouver que près du pôle Nord, car si elle poussait ailleurs la neige colorée apparaîtrait dans d'autres lieux, et ne serait pas limitée à la région arctique. Oui mais, voilà, on n'a jamais vu une flore de cette importance à proximité du pôle. Conclusion: s'il n'y a rien à la surface de la Terre, c'est donc à l'intérieur qu'on doit chercher - et trouver - une réponse satisfaisante à ce problème. »

OùET COMMENT SE FORMENT LES ICEBERGS Comme nous l'avons déjà dit, les icebergs sont constitués d'eau douce. Donc l'océan Arctique n'est pour rien dans leur formation. Par contre, et nous citons Reed, l'intérieur de la Terre y est pour quelque chose.

« L'embouchure de ces fleuves qui viennent de l'intérieur gèle d'abord. Le fleuve, continuant de couler, inonde l'embouchure déjà glacée, et cette eau gèle à son tour, et ainsi de suite pendant des mois, jusqu'au printemps. Lorsque arrive l'été, que la température augmente, des masses de glace se détachent et sont poussées dans l'Océan où elles créent des raz de marée. Ces masses flottantes sont les icebergs.

« Notez la différence. À la surface de la Terre, lorsqu'une rivière est gelée, elle l'est sur toute sa longueur, tandis qu'à l'intérieur seule l'embouchure (qui se trouve dans l'ouverture polaire) est gelée. Cela veut dire qu'il y a une énorme masse d'eau courante qui afflue toute l'année à ces embouchures. Non seulement elle produit les icebergs, mais c'est elle aussi qui les pousse dans l'Océan.

« Depuis trois cents ans, un courant continu d'explorateurs a parcouru l'Arctique et l'Antarctique en quête des pôles. Aucun d'eux jamais n'a vu un iceberg quitter son port d'attache et plonger dans l'Océan. N'est­ce pas étrange que personne n'ait songé à se poser des questions sur le lieu d'origine de ces glaces flottantes »

À l'appui de sa théorie sur la formation des icebergs, William Reed cite Bernacchi qui, relatant les observations qu'il a faites dans l'Antarctique, écrit « Il est tombé moins de cinq centimètres de pluie en onze mois et demi. Dans ces conditions, où trouverait-on matière à produire le moindre iceberg? Cependant, le plus grand d'entre eux est là, sous nos yeux. Il mesure 600 kilomètres de long sur 80 de large, s'enfonce de 600 mètres sous l'eau, et s'élève de 25 à 30 mètres au-dessus de l'Océan. » Commentaire de Reed :

« Il est impossible que ces icebergs se forment dans un pays où il n'y a pratiquement ni pluie ni neige. Ils sont faits d'eau douce gelée, et il n'y a aucune eau douce à geler. Donc ils sont nés ailleurs, donc ils viennent d'ailleurs.

« Comment puis-je savoir que le plus grand iceberg du mondç vient de l'intérieur de la Terre ? Parce qu'il ne peut venir de l'extérieur, comme je viens de le montrer. Et le fleuve qui l'a charrié doit avoir des dimensions impressionnantes. Il doit être droit, sinon l'iceberg se serait brisé, étant donné ses proportions gigantesques. D'autre part, on peut penser que le terrain parcouru était à peu plès horizontal, car la surface de cet iceberg est plane. Une preuve supplémentaire que l'intérieur de la Terre près de l'entrée polaire sud est plat, uni, sans bosses importantes, c'est que beaucoup d'icebergs de l'Antarctique sont longs et minces. On les appelle des " langues de glace ". Par contre, ceux qu'on trouve dans l'Arctique sont plus ramassés, plus tourmentés, indiquant qu'ils proviennent de régions montagneuses.

« Lorsque Bernacchi voyageait dans l'Antarctique, il nota: " Au çours des deux derniers jours, nous avons vu des milliers d'icebergs. Ils étaient si nombreux qu'à un moment on a pu en compter quatre-vingt-dix d'un seul coup. Leurs formes étaient assez peu variées, tous étant très grands et limités par des falaises perpendiculaires. Il y avait une grande quantité d'eau douce à la surface de l'Océan. "

« Cette eau douce, encore une fois, d'où provient-elle ? Il n'y a dans l'Antarctique ni pluie ni neige fondue en quantité suffisante pour produire des icebergs d'une telle envergure. La conception de la Terre creuse donne la seule solution acceptable. »

LES RAZ DE MARÉE

Reed reproduit ici les descriptions qu'en ont faites les explorateurs. Descriptions parfois terrifiantes, où l'on voit d'énormes masses de glace se soulever à de grandes hauteurs et se briser dans un bruit terrible qu'on entendait parfois de très loin : « Des blocs géants tanguaient et roulaient les uns sur les autres, comme s'ils

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étaient bousculés par des mains invisibles, et ces énormes masses compressées faisaient entendre des craquements stridents qui glaçaient le sang dans les veines. »
Selon Reed, la fréquence de ces puissants raz de marée semble exclure la possibilité qu'ils soient causés par des éruptions volcaniques sous-marines. La seule hypothèse à retenir, et que nous avons déjà envisagée plus haut, est que ce sont les icebergs qui, après s'être libérés de leur lieu d'origine, plongent dans l'Océan et créent ces terribles vagues de fond.

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Chapitre IV

IV. L'œuvre de Marshall B. Gardner :
Voyage à l'intérieur de la Terre,
ou
les pôles ont-ils vraiment été découverts ?

L'ŒUVRE DE MARSHALL B. GARDNER
« VOYAGE À L'INTERIEUR DE LA TERRE »,
OU
« LES PÔLES ONT-ILS VRAIMENT ÉTÉ DÉCOUVERTS? »

 

Marsball B. Gardner, après vingt années de recherches et de réflexions, publia son fameux livre Voyage à l'intérieur de la Terre, en 1920. Il ne semblait pas avoir eu connaissance de l'ouvrage de William Reed. De sorte que les deux hommes développèrent leurs thèses indépendamment l'un de l'autre.

La grande contribution de Gardner réside dans sa théorie du soleil central. Ce soleil est la cause de la température plus élevée qu'on trouve dans l'ouverture polaire. Cest lui aussi qui produit l'aurore boréale. Reed, qui n'avait pas « vu » cet astre brillant, attribuait ses effets à des volcans en activité. Un soleil central, source de chaleur et de lumière, rend possibles la vie végétale et animale à l'intérieur de notre globe, et aussi la vie humaine. Reed croyait à cette vie, bien sûr, mais il avait du mal à l'expliquer, compte tenu de sa théorie qui excluait le soleil.

Dans son livre, Gardner fait appel aussi à des données astronomiques pour prouver que non seulement la Terre, mais aussi toutes les planètes du système solaire, sont creuses à l'intérieur avec des soleils centraux, et qu'elles ont été formées à partir d'une nébuleuse tourbillonnante. C'est toujours le même processus. À l'origine, on a une masse en fusion qui tourne sur elle-même. La force centrifuge projette les substances les plus lourdes à la périphérie. Ainsi se constitue à la surface extérieure de chaque planète une croûte solide, tandis qu'une partie du feu initial subsiste dans le creux intérieur pour former le soleil central. Des ouvertures se créent aux extrémités polaires, dues à ce même mouvement de rotation et de déplacement dans l'espace.

L'EXPLORATION ARCTIQUE: UNE PREUVE

L'ouvrage de Gardner a 450 pages. Sa bibliographie comporte une cinquantaine de titres, presque tous axés sur l'exploration arctique. Cela montre avec quelle conscience l'auteur s'est lancé dans son entreprise, afin de démontrer que la Terre est une coquille creuse dont l'enveloppe extérieure mesure environ 1300 kilomètres d'épaisseur et l'ouverture polaire 2300 kilomètres de diamètre.

Des phénomènes surprenants.

Gardner pose le problème de la façon suivante « Comment les hommes de science expliquent-ils le fait que, lorsque nous nous dirigeons vers le nord, il fait de plus en plus froid jusqu'à un certain point au-delà duquel la température commence tout à coup à devenir plus chaude ? Comment expliquent-ils le fait que l'origine de cette chaleur ne se situe pas dans le sud, mais qu'elle est créée en réalité par une série de courants d'eau chaude et de vents chauds en Provenance du nord ? Faut-il donc admettre qu'il y a une mer libre et chaude dans l'extrême Nord ? À l'endroit même où les hommes de science s'attendent à trouver une glace. éternelle ?

« Pourquoi encore les explorateurs ont-ils découvert sur les falaises de glace inhospitalières de l'extrême Nord du pollen rouge et, flottant dans l'eau, des graines de plantes tropicales - alors qu'on n'en trouve plus en redescendant vers le sud ? Pourquoi ces morceaux de bois, pourquoi ces branches d'arbres - certaines portant, même parfois des bourgeons naissants -, oui, pourquoi?

« Pourquoi le nord du Groenland est-il le plus grand habitat du moustique, un insecte qui vit normalement dans les régions chaudes? Comment a-t-il pu atteindre le Groenland s'il vient du sud ? Où vont les

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renards et les lièvres qu'on a vus marchant vers le nord ? Et les ours ? Est-il possible d'imaginer que des animaux de cette taille peuvent trouver de quoi subsister dans un désert de glace ?

« Comment les hommes de science s'expliquent-ils que pratiquement tous les explorateurs, dans les hautes latitudes, aient été obligés de réviser leurs théories, et jusqu'à leurs méthodes de navigation ? Que pensent-ils, ces hommes de science, des passages que nous avons cités du livre de Nansen, montrant que le navigateur norvégien s'était bel et bien perdu dans la région arctique?

« Comment expliquer la migration de ces oiseaux qui apparaissent en Angleterre et dans d'autres pays nordiques à une certaine période de l'année, qu'on retrouve dans les tropiques à une autre période, mais qui disparaissent complètement en hiver?

« Il fàudrait encore demander à l'élite scientifique comment elle explique le fait que ni Peary ni Cook n'aient jamais pu prouver qu'ils avaient bien atteint le pôle Nord. Sans mettre en doute la bonne foi de ces deux hommes, n'est-il pas évident qu'ils s'étaient perdus ? Comment expliquer autrement les divergences et les contradictions que renferme le propre récit de Peary ?

Une courbure imperceptible.

« Le lecteur va se demander peut-être pourquoi Peary n'a pas découvert cet immense orifice situé à l'extrémité polaire ? On ne peut mieux répondre à cette question qu'en en posant une autre : pourquoi l'homme ne s'est-il jamais rendu compte en regardant autour de lui qu'il vivait à la surfàce de ce qui est, à proprement parler, une immense sphère? Pourquoi a-t-il pensé pendant des siècles que la Terre était plate ? Simplement parce que la sphère était si grande qu'il ne pouvait en voir la courbe. Cela lui paraissait si naturel de se déplacer sur une surface plane qu'il fut très étonné lorsqu'il apprit que la Terre était ronde. N'ayant aucune notion de ce qu'était la loi de gravité, il se demanda pourquoi il ne tombait pas dans le vide.

« Il en va de même pour les explorateurs po1aires. Ils font route sur le bord externe de l'ouverture polaire, mais cette ouverture est si grande - si l'on considère que la croûte terrestre a quelque 1300 kilomètres d'épaisseur - que la courbure n'en est pas perceptible. De sorte que si un explorateur allait suffisamment loin, il franchirait complètement les bords extérieurs de l'ouverture, pénétrerait dans les mers du Monde intérieur, et pourrait ressortir par l'orifice antarctique, en se demandant s'il a rêvé. Qu'est-ce qui lui prouverait, en effet, qu'il a bien été à l'intérieur de la Terre ? Peu de chose. Il aurait vu un soleil plus petit que celui auquel il est habitué. Il lui aurait été aussi impossible de se guider à l'aide des étoiles, pour la bonne raison qu'il n'y a pas d'étoiles, ni même de nuit pour les voir.

Un soleil central en suspension.

« Mais, va demander le lecteur, est-ce que la force de gravité ne devrait pas faire tomber dans le vide l'explorateur qui arrive sur la paroi interne de la Terre - étant donné que cette force attire toute chose vers le centre du globe ?

« Nous répondrons qu'en ce qui concerne l'attraction terrestre, ce n'est pas le centre géométrique du globe qui détermine la force d'attraction, mais sa masse. Et si la masse de la Terre est plus importante au niveau de la croûte, c'est la masse de cette croûte qui exercera la force d'attraction, non un simple point géométrique situé à 4600 kilomètres de là - ces 4600 kilomètres représentant la distance approximative qui sépare la surface interne de la Terre du soleil central. L'égale répartition de la force de gravité tout au long de l'écorce terrestre fait que ce soleil central est suspendu à un endroit précis, équidistant de chaque partie de cette écorce. Quand nous sommes sur la paroi externe de l'écorce terrestre, c'est la masse de cette écorce qui nous plaque à la surface. Quand nous nous trouvons sur la paroi interne, c'est la même force qui nous permet de nous maintenir solidement sur nos pieds.

« Nous nous rendrons compte de toutes ces choses quand nous explorerons enfin sérieusement l'Arctique, et alors nous nous étonnerons d'avoir été pareillement aveugles pendant des siècles devant une telle évidence. »

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Vingt-sept ans après que Gardner eut écrit ces lignes, l'amiral Byrd ftanchissait en avion l'ouverture polaire et survolait pendant 2700 kilomètres une terre au climat chaud, couverte d'arbres, de rivières et de lacs, et dotée d'une vie animale. Une erre en tout point semblable à celle qu'avait décrite Marshall B. Gardner.

Les merveilles de l'Arctique.

Nous l'avons dit, l'Arctique n'est pas le désert que l'on croit. La vie pullule dans l'extrême Nord. Gardner cite un passage du journal de Hayes. Alors qu'il se trouvait à 78° et 17' de latitude, au début de juillet, Hayes note : « j'ai attrapé un papillon aux ailes jaunes et, qui le croirait, un moustique. Et puis aussi trois araignées, deux abeilles et deux mouches. »

Puisqu'on ne trouve pas ces insectes plus au sud, Gardner en déduit qu'ils viennent de l'intérieur de la Terre à travers l'ouverture polaire.

Les observations de Hayes concernant la vie des insectes dans l'extrême Nord ont été confirmées par Greely dans son livre : Trois années de service dans l'Arctique. La préface est déjà riche d'enseignements. Greely y raconte que les merveilles des régions arctiques sont si extraordinaires qu'il avait été forcé de modifier les notes qu'il avait prises sur le vif, de les minimiser, de crainte qu'on ne le soupçonne d'exagération. Que les hautes régions arctiques soient pleines de vie, qu'un explorateur ne puisse les écrire sans se voir accuser d'en rajouter, voilà un phénomène bien étrange que devraient méditer les adeptes des vieilles théories géographiques qui pensent que ces régions conduisent seulement à une terre désolée de glace éternelle.

Greely a recensé des oiseaux d'espèces inconnues, ainsi que deux fleurs différentes de toutes celles qu'il connaissait, sans parler des papillons et des mouches. Il a trouvé aussi beaucoup de bois de saule pour faire du feu.

Gardner écrit :

« Quand ils arrivent aux environs du 80° degré de latitude nord, les explorateurs sont stupéfaits de voir que l'eau devient tout à coup moins froide, que des oiseaux, des animaux émigrent vers le nord pour se nourrir et se reproduire, alors que logiquement ils devraient descendre vers le sud. Et à mesure que ces explorateurs remontent vers les hautes latitudes, ils rencontrent les signes troublants d'une vie végétale et animale de plus en plus riche. Et ce n'est pas tout Dans notre chapitre sur les mammouths, nous apporterons la preuve que ce mastodonte vit encore à l'intérieur de la Terre. »

Bois flottant, branches d'arbres portant des bourgeons verts, graines tropicales... oui, on a trouvé tout cela dans les mers arctiques.

À propos de ces graines tropicales, Gardner écrit « Elles viennent de l'intérieur de la Terre. Pourquoi? Parce qu'elles appartiennent à des arbres qui ne poussent que dans des climats très chauds et qu'on voit mal comment elles auraient pu parcourir des milliers de kilomètres à travers le monde sans se désagréger. »

L'explorateur Sverdrup trouva des lièvres en si grand nombre aux environs du 81° degré de latitude nord qu'il appela une crique « Le Fjord du Lièvre ». Il y avait par ailleurs suffisamment de gibier pour nourrir toute l'équipe d'exploration.

Le capitame Beechey vit des oiseaux en si grande quantité sur la côte ouest du Spitzberg que l'endroit retentissait de leurs cris depuis l'aube jusqu'au soir. Les petits pingouins étaient si nombreux, si serrés les uns contre les autres, que parfois on en a tué trente d'un seul coup de fusil. Quatre variétés de mouettes survolaient l'Océan environnant, et dans cet Océan il y avait des poissons et des animaux amphibies.

Franklin aperçut des oies émigrant vers le nord inconnu à une haute latitude. Vers quelle terre ? Il note qu'aussi loin que l'explorateur s'avance dans l'extrême Nord il rencontre toujours l'ours polaire devant lui. Cet ours qui marche toujours vers le nord, où va-t-il ?

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Le commandant McClure explora la Terre de Banks et découvrit des quantités d'arbres éparpillés dans la glace. De toute évidence ils avaient été apportés là par des courants en provenance du nord. Une partie de ce bois était pétrifié, mais il y en avait aussi beaucoup d'origine récente.

Le bois flottant trouvé par Nansen le long de la côte du Groenland étonna beaucoup l'explorateur, et il en repéra encore à 86° de latitude. Stupéfiant, non?

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Un vaste lieu de refuge.

Pour Gardner, les témoignages unanimes des explorateurs selon lesquels « plus on s'avance au nord, plus il y a de vie anrimale », est la preuve indéniable qu'il existe dans l'extrême Nord un vaste lieu de refuge où toutes les bêtes peuvent se nourrir en abondance et se multiplier en paix. Cette région privilégiée est aussi le lieu d'origine d'une vie végétale dont nombre d'explorateurs ont reconnu les traces : le pollen rouge, porté par des brises favorables, et colorant les icebergs et les versants des glaciers ; les graines, les bourgeons, les branches... .

« Un véritable paradis où la vie humaine tient peut-être aussi une place importante! Les êtres qui vivent là doivent mener une existence paisible, agréable, se nourrissant de fruits et de légumes inconnus de nous. Quand nous pénétrerons dans ce vaste et merveilleux territoire, nous verrons croître en pleine nature ces arbres dont nous n'avons recueilli que les débris flottant au fil des eaux arctiques. Nous découvrirons, peut­être nichés dans ces arbres, ou peut-être folâtrant sur les rochers de la région polaire interne, des bandes de cygnes et d'oies sauvages, des nuées de mouettes, tous ces oiseaux que les explorateurs ont vus si souvent volant vers le nord sans s'expliquer la raison de ces migrations. »

Parlant de Nansen, Ottmar Kaub écrit :

« Le 3 août 1894, le Dr Fridgof Nansen fut le premier homme à atteindre l'intérieur de la Terre. Le Dr Nansen s'était perdu, et il le reconnut. D'abord surpris par la température élevée, il le fut encore plus lorsqu'il découvrit la piste d'un renard. Un renard dans cette région ? Comment était-ce possible? Décontenancé, sa boussole ne fonctionnant plus, l'explorateur revint sur ses pas. S'il avait su qu'il était entré dans l'ouverture conduisant à l'intérieur de la Terre, et s'il avait poursuivi sa route, Nansen aurait trouvé non seulement d'autres pistes de renards, mais aussi des oiseaux tropicaux, divers animaux, et finalement les êtres humains qui habitent cette " terre au-delà du pôle " que survola l'amiral Byrd en 1947 sur une distance de 2700 kilomètres. »

ORIGINE DU MAMMOUTH

Marshall B. Gardner affirme que les mammouths et autres animaux tropicaux trouvés gelés dans les glaces de l'Arctique ne sont pas, comme on le suppose, des créatures préhistoriques, mais qu'ils vivent réellement à l'intérieur de la Terre. L'amiral Byrd a donné une éclatante confirmation à cette théorie lorsqu'il a observé de son avion un mammouth évoluant au milieu des broussailles du stupéfiant paysage qu'il survolait au-delà du pôle.

Selon Gardner, ces animaux qu'on ne trouve plus à la surface de la Terre sont venus de l'intérieur, transportés par les fleuves, et ont gelé dans la glace qui s'est alors formée. Cette théorie semble vraisemblable, étant donné que la glace est constituée d'eau douce, et que cette eau douce, comme nous l'avons vu plus haut, ne peut provenir que des rivières arrosant l'intérieur de la Terre et débouchant dans l'ouverture polaire.

Gardner parle de troupeaux de mammouths, d'éléphants et autres animaux d'origine tropicale qui, s'aventurant trop loin dans les régions plus froides proches de l'ouverture polaire, sont surpris par la chute brutale de la température et de ce fait condamnés à une mort rapide.

Robert B. Cook dit qu'on a retrouvé dans les dépôts glaciaires du Nord non seulement des mammouths, mais aussi des rhinocéros, des rennes, des hippopotames, des lions et des hyènes. Il explique que ces bêtes, incapables de supporter un climat aussi rude, vivaient il y a des millénaires, lorsque régnait dans la région polaire une température tropicale. Mais Gardner, lui, n'est pas de cet avis. Il maintient que ces animaux vivent actuellement à l'intérieur de la Terre, et il avance la raison suivante: « Les lions et les hyènes appartiennent à des espèces récentes. Ce ne sont pas des créatures préhistoriques comme le mammouth. Donc on ne peut pas faire remonter leur mort à l'époque pré-glaciaire. Voilà un point que M. Cook aurait du mal à expliquer. »

D'autre part, on a trouvé dans l'estomac des mammouths de la nourriture qui n'avait pas été encore digérée: pousses et pommes de pin, végétation tropicale.

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Nous avons vu que la théorie communément admise pour expliquer ces faits était la suivante autrefois, la région arctique jouissait d'un climat tropical, mais un brusque écart dans la rotation de la Terre sur son axe avait ­soudain transformé ce pays de végétation luxuriante en un désert de glace. Les grands dépôts de défenses d'éléphants découverts en Sibérie ont été avancés comme preuve que la Sibérie était autrefois un pays tropical.

Mais il y a une autre explication. Celle de Marshall B. Ganlner. Ces animaux ont été surpris par une mort soudaine et brusquement gelés, non parce qu'il y a eu un brutal changement de climat dans la région polaire quelques millénaires plus tôt, mais parce que, venant de l'intérieur de la Terre et peut-être perdus sur les bords de l'ouverture polaire, ils n'ont pu supporter les rigueurs de la température externe. Et cela a pu se produire à n'importe quel moment au cours des âges, comme cela peut se produire encore aujourd'hui. Le fait que Byrd ait observé un mammouth évoluant en toute liberté dans la terre mystérieuse au-delà du pôle ne fait que confirmer l'hypothèse de Gardner.

À L'APPUI DE LA THÉORIE DE LA TERRE CREUSE UNE PREUVE ASTRONOMIQUE

Gardner consacre une partie importante de son livre à la discussion de données astronomiques. Et ces données consolident singulièrement sa théorie de la Teae creuse. TI se réfère en particulier à la formation originelle des planètes à partir de nébuleuses, et il évoque aussi les lumières polaires qu'on a observées sur Mars, Vénus et Mercure.

Gardner cite un article paru dans Scientiftc American, le 14 octobre 1916, sous la signature de H. D. Curtis, membre de la Société astronomique du Pacifique. Curtis écrit :

« Cinquante de ces nébuleuses ont été étudiées et photographiées au moyen du réflecteur de Crosly. On a utilisé des temps de pose différents, de fàçon à faire ressortir les détails de structure de la partie centrale brillante et aussi de la matière périphérique. La plupart des nébuleuses présentent un anneau plus ou moins régulier, une sorte d'écorce ou de coquille, généralement avec une étoile centrale. » .

Commentaire de Ganlner :

« Pourquôi les hommes de science ne se sont-ils jamais vraiment penchés sur le problème que pose la forme de ces nébuleuses planétaires ? Ils n'ont qu'à regarder les photographies, elles sont snffisamment explicites. La nébuleuse prend la forme d'une coquille creuse ouverte aux pôles, avec un noyau brillant au centre, ou soleil central. Pourquoi ces hommes de science ne se sont-ils jamais demandé ce qu'impliquait une pareille structure, à quoi logiquement elle conduisait ? Est-ce que par hasard ils ne craindraient pas de voir leurs théories sérieusement perturbées ?

« Quant à nous, nous n'avons pas cette crainte. Notre théorie montre clairement les différentes étapes de l'évolution des nébuleuses, comment se forment les ouvertures polaires, comment la coquille se solidifie, comment enfin ces mêmes nébuleuses deviennent des planètes. »

Un même processus: toutes les planètes sont creuses.

Gardner fait un rapprochement intéressant entre la formation du système solaire et la formation des planètes. C'est le même processus qui opère dans l'un et l'autre cas. Au centre de chaque planète, une partie du feu originel constitue le soleil central, tandis que les substances les plus lourdes sont projetées à la surface où elles forment une croûte solide, laissant l'intérieur creux. De la même fàçon, le système solaire est, lui aussi, formé d'un soleil centra1- celui que nous connaissons bien. Le même mouvement de rotation et la même force centrifuge ont poussé les masses les plus lourdes (les planètes) à la périphérie du système. On s'aperçoit d'ailleurs que les planètes les plus éloignées du Soleil, comme Uranus et Neptune, sont plus grandes que celles qui sont plus rapprochées, comme Mercure et Vénus. S'appuyant sur ces évidences astronomiques, Marshall B. Gardner développe sa théorie suivant laquelle toutes les planètes sont creuses avec des soleils centraux. Et il émet encore l'hypothèse que notre univers aussi doit avoir son soleil, autour duquel tournent les étoiles.

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La lumière du soleil central.

Gardner cite un célèbre astronome, le professeur Lowell, qui a vu des rayons de lumière sur la calotte polaire de Mars. D'où viennent ces rayons? Gardner répond: « Ils sont causés par le soleil central de Mars qui brille à travers l'ouverture polaire. » De semblables lumières ont été observés en provenance de la région polaire de Vénus. Et au cours d'un passage de Mercure entre le Soleil et la Terre, alors que cette planète nous présentait un disque sombre, on y a vu jaillir une lumière brillante.

Gardner en conclut que ces trois planètes (Mars, Vénus et Mercure) sont creuses et qu'elles ont des ouvertures polaires improprement appelées « calottes glaciaires ». Car si elles sont blanches, ce n'est pas à cause de la neige ou de la glace, mais parce qu'il y a dans ces régions un grand amoncellement de brouillards et de nuages, à travers" lesquels resplendit le soleil central. La lumière de ce soleil a été observée à maintes reprises par les astronomes. Mais, n'en comprenant pas la raison, ils n'ont jamais pu en offrir une explication satisfaisante. Gardner note que parfois ces calottes glaciaires disparaissent brusquement, à la suite d'un changement de temps. Comment de la glace et de la neige pourraient-elles fondre aussi rapidement?

Le professeur Newcomb écrit :

« Il n'y a aucune preuve que de la neige semblable à celle que nous connaissons se soit jamais formée autour des pôles de Mars. Il ne semble pas possible que des chutes de neige importantes aient pu se produire, et il n'est pas non plus absolument nécessaire de faire appel à la neige et à la glace pour expliquer ces calottes blanches.» "

Explication des phénomènes lumineux.

Revenons à ces lueurs étranges aperçues sur certaines planètes. Gardner raconte que le 7 juin 1894 le professeur Lowell était en train d'observer Mars lorsqu'il vit soudain deux rayons de lumière jaillir du milieu de l'extrémité polaire. Ces rayons étaient éblouissants. Ils brillèrent pendant quelques minutes et disparurent. Green, quelques années plus tôt, avait vu, lui aussi, deux taches de lumière sur le pôle de Mars.

Lowell a essayé d'expliquer ces lumières par la réflexion des rayons du Soleil sur la glace polaire.

Mais Gardner réfute cette hypothèse. Il cite le professeur Pickering qui aperçut une vaste surface blanche à l'extrémité polaire de Mars. Cette surface ressemblait à une calotte neigeuse. Pickering l'observa pendant vingt-quatre heures, puis elle s'effaça progressivement. De la même façon, Lowell vit une bande de couleur bleu foncé qu'il identifia à de l'eau provenant du dégel de la calotte glaciaire. Gardner pense que ces deux savants se trompent dans leur interprétation. Pour lui, ces « calottes » ne sont pas faites de glace, mais de brouillards et de nuages, et c'est pour cela qu'elles apparaissent et disparaissent aussi rapidement.

Il écrit :

« Ce que Lowell aperçut était en réalité un rayon du soleil central de Mars jaillissant à travers l'ouverture du pôle martien. Et la bande bleue qu'il a décelée n'était-elle pas un phénomène optique marquant les limites de la surface réfléchissante qui s'incurve vers l'intérieur de la planète? Le fait que cette bande ne soit visible qu'à cerlains moments prouve simplement que Mars "doit se trouver dans une certaine position par rapport à la Terre pour qu'on puisse voir complètement l'embouchure de l'ouverture polaire.

« Pourquoi les hommes de science n'ont-ils jamais comparé ces phénomènes lumineux avec ceux qui éclatent dans nos propres régions polaires ? On a remarqué que les aurores boréales se produisaient sans qu'intervienne le moindre changement dans le champ magnétique. On voit mal alors quoi d'autre pourrait les provoquer sinon une importante source lumineuse. Le reflet de cette lumière aurorale dans les hautes régions de l'atmosphère ne ressemble-t-il pas étrangement à la projection de la lumière des calottes martiennes dans la haute atmosphère de cette planète? Et comment les hommes de science expliquent-ils le fait que "ces aurores ne soient vues distinctement et complètement que dans l'extrême Nord, et que plus au sud on n'en aperçoive que des fragments ?

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« Autre chose. Si les pôles de Mars sont vraiment couverts de glace ou de neige, comment expliquer qu'il en soit de même pour ceux de Vénus, qui est une planète chaude? De même, pourquoi les prétendues calottes glaciaires de Vénus et de Mercure ne croissent-elles et ne décroissent-elles pas à l'exemple de celles de Mars ? Et si ces dernières sont vraiment faites de glace, pourquoi projettent-elles une grande masse de lumière à des kilomètres au-dessus de la planète alors même qu'elles n'offient aux observateurs qu'une vue de profil ? Comment peuvent-elles être aussi brillantes dans de telles circonstances ? Et comment Lowell aurait-il pu en voir jaillir des rayons lumineux si ces rayons ne provenaient pas d'une source de lumière directe ?

« Le professeur Lowell, dont, entre parenthèses, les observations paraissent toutes venir appuyer notre théorie, a encore noté ceci : lorsque la planète est observée de nuit à travers le télescope, sa lumière polaire est jaune. Pourquoi jaune? Elle devrait être blanche si les pôles étaient vraiment constitués de glace. Notre théorie fournit la solution. On sait qu'une lumière électrique, quand elle brille dans l'obscurité et qu'on la voit d'assez loin, prend une couleur jaune. Or le soleil central est une masse incandescente du même ordre. Donc son rayonnement dans la nuit paraîtra jaune, ce qu'a justement observé Lowell. »

Mitchell vit deux éclairs de lumière à l'extrémité polaire de Mars, et ces deux éclairs se confondirent à un certain moment. Gardner explique des phénomènes de ce genre par le fait que des nuages parfois voilent le soleil central, provoquant des perturbations dans le rayonnement émis à travers l'ouverture polaire.

Un astronome anglais, W. E. Denning, écrivit en 1886 dans la revue scientifique Nature :

« Durant les mois passés, la calotte glaciaire de Mars a été très brillante, offrant souvent un contraste saisissant avec le restant de la surface, faiblement éclairé. Ces régions lumineuses de Mars requièrent une attention particulière. Dans les nombreuses études et descriptions qui ont été faites de la planète, on n'a pas accordé suffisamment d'importance à ces points brillants. »

Un autre astronome anglais, J. Norman Lockyer, écrivit ces lignes en 1892, toujours au sujet de Mars « La zone de neige est parfois si brillante qu'elle semble faire saillie au-dessus de la planète, comme une sorte de croissant lunaire. Cet effet d'irradiation a été souvent souligné. Une fois on a même observé que la calotte glaciaire brillait comme une nébuleuse, alors que la planète elle-même était cachée par des nuages. Ce phénomène a été noté par Beer et Madler et rapporté dans leur ouvrage : « Fragments sur les corps célestes. »

Commentaire de Gardner :

« On ne peut lire ces lignes sans être fi:appé de voir combien elles viennent renforcer nos propres convictions. Seuls des rayons provenant directement du soleil central peuvent causer une telle luminosité au­dessus de la surface de la planète. Seuls, ils peuvent expliquer les variations de cette luminosité, suivant que l'atmosphère est claire ou nuageuse. S'il ne s'agissait que d'une simple calotte glaciaire, comme on voudrait nous le faire croire, on n'aurait pas observé de clarté vive quand la planète était couverte de nuages. Nous ajouterons que cette clarté est précisément celle qu'offrirait notre aurore boréale à un monsieur qui l'observerait d'une autre planète. Quand nous examinerons le cas de Vénus, nous démontrerons formellement que les cercles polaires ne sont pas des calottes de neige, de glace, ou même de givre, mais simplement des ouvertures conduisant à l'intérieur illuminé de la planète. »

SUR Vénus.

Sur Vénus la grande quantité de vapeur d'eau tend à égaliser la température, de sorte que ses calottes polaires ne sont pas composées de neige ou de glace, comme on suppose qu'elles le sont sur Mars - comme le supposent du moins les scientifiques orthodoxes. Parlant des extrémités polaires de Y énus, Macpherson écrit dans son Roman de l'astronomie moderne :

« Certains astronomes pensent qu'elles sont semblables à celles de notre Terre ou de Mars. Quelques autres, cependant, estiment qu'il ne faut pas les considérer comme des surfaces de neige ou de glace. »

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L'astronome français Trouvelet, en 1878, a observé au pôle de Vénus une masse confuse de points lumineux que Gardner attribue à la lumière du soleil central cherchant à se ftayer un chemin à travers les nuages. Il est clair pour lui que ces points lumineux ne peuvent pas être une réflexion de no1re Soleil, puisque le pôle de Vénus n'est pas recouvert de glace.

Sur Mercure,

Des radiations lumineuses du même ordre émanent de Mercure. Richard Proctor, un des astronomes les. plus connus du XIXe siècle, écrit à ce sujet .

« Il existe un cmieux phénomène sur Mercure. Il pourrait indiquer que cette planète recèle une énergie vulcanienne qui, comparée à celle de notre Terre, serait terriblement plus puissante. On a supposé que le point brillant vu sur le disque sombre de Mercure, alors que la planète était de passage devant le Soleil, indiquait une source d'illumination soit à la surface de la planète, soit dans son atmosphère. En ce qui concerne l'atmosphère, cela est assez peu probable. Et les aurores n'ont pas une intensité de lumière suffisante pour produire un tel éclat. Reste la surface. Si elle rayonnait d'une telle lumière, cela voudrait dire que des centaines de milliers de kilomètres carrés de la planète brûleraient comme une fomnaise. Nous nous permettons d'en douter. Alors quelle est l'origine de ce point brillant? Nous pensons, quant à nous, que ce n'est qu'une illusion d'optique. »

Commentant cette déclaration de Proctor, Gardner écrit :

« Encore une fois, nous sommes d'accord sur l'observation du phénomène, mais pas sur la conclusion qu'on en tire. Voilà un point lumineux sur Mercure, parfaitement. détecté au télescope, si brillant. que l'observateur compare son incandescence à celle d'une fomnaise. Et comment réagit Proctor ? Désarçonné, pas du tout préparé à voir un phénomène de cet ordre, et donc incapable de l'expliquer, il escamote le problème et parle d'une " illusion d'optique " ! Nous ne pouvons croire que les yeux de Proctor lui aient joué un mauvais tour. C'était un astronome réputé, parfaitement entraîné à ce genre d'observations. Donc, il a bien vu ce qu'il a vu, et nous savons, nous, quelle en est la cause : le soleil central de Mercure, ce soleil qui darde ses rayons à travers l'ouverture polaire. Comme Mercure est une petite planète, le soleil intérieur devrait se trouver assez près de l'ouverture, de sorte que lorsqu'il n'y a aucun nuage, aucun brouillard pour le voiler, il doit briller avec une intensité extraordinaire.

« Qu'ajouter de plus pour prouver que toutes les planètes ont un soleil central ? N'est-il pas significatif que, partant d'observations faites sur Mars, nous puissions poursuivre avec Vénus et Mercure, appliquant les mêmes analyses et obtenant les mêmes résultats ? » Les comètes ont la tête creuse.

En plus de ces données astronomiques qui plaident en faveur de sa théorie, Gardner se réfère encore aux comètes. Il examine la structure de leurs têtes. Il montre qu'elles sont creuses au milieu, avec une croûte extérieure et un soleil central. Il reproduit dans son livre un dessin de la comète de Donati. Comme on peut le voir, cette comète possédait un noyau central, ou soleil, qui « brillait avec un éclat pareil à celui de l'étoile polaire », et elle avait un diamètre de 1000 kilomètres. Gardner croit qu'une comète est une planète qui a été attirée sur l'orbite d'un corps céleste beaucoup plus important - celui-ci l'ayant arrachée à sa propre orbite - à la suite de quoi elle est entrée en collision avec une autre planète. La chaleur dégagée par ce choc fantastique a créé cette queue gazeuse que traînent après elles toutes les comètes. Gardner prétend que le noyau de feu situé dans la tête de ces comètes est un vestige du soleil central de la planète.

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ORIGINE DE L 'AURORE BORÉALE

Nous l'avons vu. de même que les lumières polaires de Mars, Vénus et Mercure proviennent de leurs soleils centraux, de même sur la Terre le merveilleux spectacle de l'aurore boréale est la conséquence du rayonnement de notre soleil central à travers l'ouverture arctique. Les variations de ce rayonnement sont dus à la formation de nuages à l'intérieur. Ces nuages, en se déplaçant, escamotent par moments la lumière du soleil central, et provoquent de ce fait des fluctuations dans le reflet qu'on en voit dans le ciel.

L'aurore boréale, nous l'avons dit, n'est pas causée par le magnétisme ou des décharges électriques. Cela a été largement prouvé par les observations des explorateurs arctiques montrant qu'il n'y avait aucune perturbation dans le fonctionnement de la boussole lorsque l'aurore était à son maximum d'intensité, et qu'on n'entendait pas non plus ces crépitements qui accompagnent toujours les décharges électriques. Gardner ajoute :

« Il y a encore d'autres considérations qui prouvent que l'aurore est due à la réflexion du soleil intérieur dans le ciel polaire. Le Dr Kane, dans le récit de ses explorations, nous dit que c'est quand elle est blanche que l'aurore est la plus brillante. Cela prouve une chose: lorsque la lumière blanche du soleil central est reflétée dans son intégralité, elle offre une luminosité plus intense que lorsqu'elle est découpée en couleurs prismatiques. Ce dernier cas se produit quand l'atmosphère (à l'intérieur de la Terre) est humide et dense ­ avec, comme résultat, la formation d'un arc-en-ciel. On conçoit fort bien que la manifestation aurorale soit alors moins éblouissante que lorsqu'elle apparaît sans rencontrer le moindre obstacle, l'atmosphère étant à ce moment claire et dégagée, et la lumière du soleil intérieur pouvant donc se refléter pleinement et directement dans le ciel.

« Si l'aurore boréale est donc bien une réflexion du soleil central, nous devons nous attendre à ne la voir complètement qu'à proximité de l'orifice polaire, et à n'en saisir des fragments que lorsque nous nous serons éloignés vers le sud. Or, c'est précisément ce qui se passe. Le Dr Nicholas Senn, dans son livre intitulé Au cœur de l'Arctique, écrit :

" L'aurore que nous apercevons seulement par intervalles sous nos latitudes n'est que l'ombre de ce que l'on peut voir dans la région polaire. "

« En conclusion, l'aurore n'est pas une perturbation magnétique ou électrique, mais la manifestation éblouissante du rayonnement solaire intérieur. Si ce soleil réchauffe les continents et les mers de l'intérieur de notre globe, si, comme nous l'avons vu. les oiseaux trouvent là un refuge pour se nourrir et se reproduire, si, d'autre part, on a découvert dans l'Arctique des troncs d'arbres, des graines, de la poussière de pollen venant, semble-t-il, d'un endroit inconnu, n'y a-t-il pas là suffisamment de preuves pour confirmer notre hypothèse: à savoir qu'il existe une vie à l'intérieur de la Terre? »

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Chapitre V

V. Le Pôle Nord a-t-il vraiment été découvert ?


LE POLE NORD

 

A-T-IL VRAIMENT ÉTÉ DÉCOUVERT? De retour de l'Arctique en septembre 1909, le Dr Frederick A. Cook annonçait qu'il avait atteint le pôle Nord le 21 avril 1908. Sa déclaration fut suivie quelques joms plus tard d'une autre déclaration, faite cette fois par le vice-amiral Robert E. Peary qui prétendait, lui aussi, avoir atteint le pôle à la date du 6 avril 1909 . Les deux hommes s'accusèrent mutuellement de mensonge, chacun proclamant bien haut que c'était lui qui avait découvert le pôle Nord, et non l'autre.

Aucune preuve.

Cook accusait Peary de s'être approprié certains de ses rapports à son retour de l'Arctique. Mais dans le même temps il ne pouvait produire la moindre preuve valable qu'il avait bien effectué son voyage jusqu'au pôle, ce qui laissait peser un certain doute sur ses comptes rendus.

Cook affirmait qu'il avait été le premier à atteindre le pôle Nord. Mais c'est à Peary qu'on attribue généralement ce mérite. L'affirmation de Cook avait été discréditée, parce que l'altitude du Soleil était seulement de quelques degrés au-dessus de l'horizon lorsqu'il fit ses observations pour noter sa position. Or à quel moment Peary atteignit-il, ou prétendit-il atteindre le pôle ? C'était au même mois d'avril, l'année suivante, et quinze jours plus tôt dans la saison. Le Soleil était encore plus bas à l'horizon, donc les calculs de Peary étaient encore plus sujets à controverses que ceux de Cook.

Cook n'avait eu aucun témoin de sa découverte, excepté les Esquimaux. Peary non plus, qui avait donné l'ordre aux hommes de son expédition de rester en arrière, tandis que lui-même continuait seul avec un Esquimau. On mit aussi en doute la parole de Cook quand il prétendit avoir accompli une moyenne de 24 kilomètres par jour. Mais Peary, lui, déclarait qu'il avait dépassé les 30 kilomètres. Bref: on n'a jamais pu établir avec certitude si c'était Cook qui avait atteint le pôle Nord, ou Peary, ou ni l'un ni l'autre.

208 kilomètres en cinq jours.

Il y a quelque chose, dans la çourse de Peary vers le pôle, qui laisse planer un doute sur sa réussite. C'est la vitesse remarquable - un peu trop remarquable - avec laquelle il accomplit sa dernière étape. Lorsqu'il arriva à proximité du 88° parallèle de latitude nord, il décida d'atteindre le pôle en cinq jours. Il effectua 40 kilomètres le premier jour, 32 kilomètres le jour suivant, encore 32 kilomètres le troisième jour, 40 kilomètres le quatrième jour, et le cinquième battant tous les records, 64 kilomètres! Total: 208 kilomètres en cinq jours. Ce qui fait une moyenne de 41 kilomètres par jour. Un homme peut-il aller aussi vite dans les conditions incroyablement difficiles qui sévissent au pôle ? À noter aussi que lorsqu'il voyageait plus au sud, donc en principe avec des facilités plus grandes, sa moyenne était beaucoup plus basse, de l'ordre de 30 kilomètres. Sans jamais toucher le vrai pôle.

Comme on le voit, les tentatives de Cook et de Peary laissent percer un certain doute sur leur authenticité. Mais pour nous, il n'y a pas de problème. Suivant les théories exposées dans ce livre, nous pouvons affirmer que ni Cook ni Peary n'ont atteint le vrai pôle Nord. pour la bonne raison qu'il n'existe pas. Ce que Cook et Peary ont atteint, c'était probablement le bord magnétique de l'ouverture polaire, lieu où l'aiguille aimantée se met à la verticale du sol. Ce n'était pas le pôle lui-même, qui se situe au centre de l'ouverture. Peary a pu calculer correctement la distance qui le séparait du pôle Nord. Il a pu parcourir cette distance, mais sans jamais toucher le vrai pôle, se contentant de suivre (sans le savoir) les bords de la dépression polaire.

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Les sociétés scientifiques qui ont examiné les rapports de Cook et de Peary en ont conclu que l'on ne pouvait affirmer avec une certitude absolue que le pôle avait été atteint par l'un ou l'autre des explorateurs.

La revendication de Cook, affirmant bien haut qu'il avait atteint le pôle, était basée sur sa promesse de le prouver par des masses de notes et d'observations mathématiques. Mais il ne fut jamais capable de présenter la moindre donnée valable. Il prétendit que les notes et observations qu'il avait rapportées de l'Arctique avaient disparu mystérieusement... par la faute de Peary ! Lorsque éclata le démenti de Peary, l'opinion scientifique émit un certain nombre de réserves à l'égard des déclarations de Cook. Réserves auxquelles Cook lui-même donnait de plus en plus de poids en ne réussissant pàs à fournir la moindre preuve scientifique de son prétendu, exploit.

Le vice-amiral Melville, un ancien explorateur, déclara dans une interview faite à cette époque « C'est la fantastique randonnée du Dr Cook, sa moyenne incroyable, qui m'ont fait douter qu'il ait vraiment découvert le pôle. »

Suivant le Dr Tittman, Cook et Peary n'ont pas pu marcher à pied sur de la glace solide pour gagner le pôle Nord. Tous les hommes de science conviennent que ce n'est pratiquement pas possible. Certains pensent qu'il y a là une mer libre, d'autres une terre fertile. D'ailleurs nous avons montré plus haut que tous les explorateurs qui se sont enfoncés loin dans l'extrême Nord ont trouvé une mer libre et navigable. Quant à une terre fertile, pourquoi pas aussi, du moins dans la mesure où on accepte notre théorie ? Il est donc clair que si Cook a voyagé tout le temps sur de la glace solide, il n'est pas allé aussi loin dans le Nord qu'il le pensait, et qu'il n'a donc pas découvert le pôle.

Quand l'Académie des sciences suédoise et l'Université de Copenhague examinèrent le rapport de Cook, ils estimèrent qu'il n'y avait pas de preuves suffisantes pour homologuer l'exploit revendiqué par l'explorateur.

Peary pas plus que Cook.

Peary fit la déclaration suivante à l'agence Associated Press: « Cook n'était pas au pôle Nord le 21 avril 1908, ni à une autre date. L'histoire de Cook ne peut pas être prise au sérieux. Les deux Esquimaux qui l'accompagnèrent disent qu'il ne fit qu'une promenade dans le Nord, sans jamais perdre la terre de vue. Il a simplement monté un beau bateau destiné au public naïf. »

Mais les rapports de Peary sur sa propre expédition paraissent aussi incertains que ceux de Cook. Les observations qu'il a prises de sa prétendue position au pôle sont encore moins déterminantes que celles de Cook. Le fait qu'il ait laissé ses autres compagnons derrière lui n'arrange pas les choses. Quand Cook déclare qu'il a accompli 25 kilomètres en voyageant avec des traîneaux, on émet un doute. Mais Peary, lui, arrive à une moyenne de 40 kilomètres pour les cinq derniers jours. Ce qui est fantastique ! D'autant qu'on admet couramment que les voyages en traîneaux à chiens ralentissent la marche.

On a demandé à Peary s'il allait plus vite en traîneau qu'à pied. Il a reconnu : « Dans les expéditions arctiques, on a vraiment de la chance si on peut avancer sans pousser le traîneau. D'habitude, c'est ce qu'il faut faire. On pousse, on aide les chiens. C'est comme si on conduisait une charrue en difficulté traînée par des bœufs. On doit aussi s'attendre à n'importe quel moment à ce que le traîneau heurte une arête de glace et se renverse. »

Après une telle déclaration, on voit mal comment Peary a pu avancer à une telle vitesse, et maintenir cette vitesse pendant huit jours.

C'est la raison pour laquelle un enquêteur a conclu :

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« La question de savoir si c'est Cook ou Peary qui a découvert le pôle Nord ne sera jamais résolue. C'est un de ces mystères dont l'histoire de l'humanité est friande. Cela restera une affaire entre la parole d'un homme contre la parole d'un autre homme. »

Un scandale international.

Quand Peary soumit son rapport à la Commission chargée de l'enquête, celle-ci fit savoir au Congrès que Peary, pas plus que Cook, n'avait fourni la preuve qu'il avait bien atteint le pôle. Peary affirmait qu'il avait parcouru une distance de 430 kilomètres depuis un point situé à 87° 47' au nord pour gagner le pôle, et qu'il était revenu à la même latitude en sept jours et quelques heures. Cette vitesse semble impossible dans la région polaire.

Cook reconnut qu'il n'avait pas atteint le pôle dans le livre qu'il écrivit sur son expédition. « Si je me suis trompé, dit-il, je maintiens que n'importe qui se serait trompé à ma place, et j'affirme que beaucoup d'autres se tromperont de la même façon. »

Cette controverse créa un scandale international. Des gouvernements étrangers, de nombreuses universités dans le monde entier, avaient félicité Cook et l'avaient couvert d'honneurs, pour apprendre un peu plus tard qu'ils avaient été trompés. Cela ne pouvait recommencer avec Peary. Un explorateur étatsunien (Cook) ayant été convaincu de mensonge, il aurait été du plus mauvais effet pour la réputation des États-Unis qu'un autre de ses explorateurs voie ses déclarations démenties après examen. La presse étrangère aurait tourné la chose en ridicule. Pour prévenir cela, une session du Congrès des États-Unis nomma une commission de la Société nationale de géographie, laquelle donna un verdict favorable établissant que Peary avait bien découvert le pôle Nord.

Une question de prestige.

Cependant, un an après ce jugement favorable, une nouvelle enquête était faite, aboutissant à la conclusion que les déclarations de Peary n'avaient pu être authentifiées par aucun autre membre de l'expédition, et que par conséquent elles ne pouvaient être prouvées.

Peary ne répondit jamais aux accusations qu'on lança contre lui. Il se retira avec le grade de vice Amiral, et une retraite de 6000 dollars par an. On aurait pu penser qu'une mise au point s'imposait après ces nébuleuses contradictions. Il n'en fut rien. D'une part, le gouvernement étatsunien se refusait à avaliser officiellement la découverte de Peary ; d'autre part, il ne pouvait se permettre de perdre son prestige devant le monde entier en annonçant que cette découverte n'avait jamais été faite.

À une audience du Congrès, on demanda à Mr. Tittmann, superintendant de l'D.S. Coast Survey « Quelle preuve y a-t-il que Peary, ou d'autres, aient atteint le pôle? »

Mr. Tittmann répondit : « Je n'ai aucune preuve de cela, excepté les proclamations ronflantes enregistrées sous la signature de Peary. Peary n'a rien rapporté - ni témoignages ni preuves scientifiques sérieuses. Pour le croire, nous n'avons que sa parole. Or nous savons qu'un certain nombre de faits notés dans ses comptes rendus se sont révélés faux. Cela ne plaide pas tellement en sa faveur, et il paraît donc difficile de croire qu'il a découvert le pôle simplement parce qu'il nous l'affirme. »

Ils étaient beaucoup plus au sud qu'on ne croyaient. Si on tient compte du comportement irrégulier de la boussole dans le cercle arctique, si d'autre part on se rappelle que le Soleil était très bas à l'horizon lorsque les deux explorateurs firent leur mesure, si enfin on veut bien réfléchir qu'il est très facile de se perdre dans ces régions par les difficultés mêmes qu'on éprouve à mesurer précisément sa position, pour toutes ces raisons il est probable que ni Cook ni Peary n'ont vraiment découvert le pôle, même s'ils ont cru sincèrement le contraire. Cela est confirmé par le fait que tous les explorateurs arctiques qui se sont aventurés très loin dans l'extrême Nord ont trouvé là des températures clémentes et une mer libre. Or Cook

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et Peary déclarent qu'ils ont toujours voyagé sur de la glace ferme. Ce qui indiquerait qu'ils étaient beaucoup plus au sud qu'ils ne le pensaient.

À ce sujet, Marshall B. Gardner écrit :

« S'ils avaient poursuivi leur marche vers le nord, ils auraient rencontré une mer libre et une température en hausse. S'ils avaient alors possédé des bateaux, ils auraient pu se lancer sur cette mer et naviguer vers le but ultime. Ils auraient vu briller le soleil central de la Terre vingt-quatre heures sur vingt-quatre, même en hiver. Ils auraient découvert de nouveaux continents, des océans ignorés, des formes de vie dont certaines ont disparu de la surface.

« Mais rien de tout cela n'est arrivé à Cook et à Peary. La découverte de ce nouveau monde est réservée à ceux qui, épousant les théories exposées dans ce livre, franchiront sans peur l'éternelle barrière de glace derrière laquelle s'étend la mer libre et chaude qui mène à l'intérieur de la Terre. »

Les deux expéditions de l'amiral Byrd, dans l'Arctique et l'Antarctique, confirmèrent d'une manière éclatante les théories de Gardner. Si les observations de Byrd sont justes - et pourquoi ne le seraient-elles pas ? - il existe bien au-delà des pôles un vaste territoire inconnu qu'aucune carte n'a jamais mentionné.

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Chapitre VI

VI. L'origine des Esquimaux

L'ORIGINE DES ESQUIMAUX

William F. Warren, dans son livre intitulé: Le Paradis retrouvé, ou le berceau de la race humaine, développe une thèse passionnante. La race humaine aurait pris naissance sur un continent tropical situé dans l'Arctique, la fameuse Hyperborée des anciens Grecs. Une terre éblouissante de soleil dont les habitants étaient des dieux qui vivaient des milliers d'années sans jamais vieillir.
Les anciens écrits de la Chine, de l'Égypte, de l'Inde, et aussi les légendes des Esquimaux, parlent d'une grande ouverture dans le nord et d'une race vivant sous la croûte terrestre dont les ancêtres étaient originaires de cette terre paradisiaque.

(À ce propos, est-ce que le Père Noël ne pourrait pas représenter le souvenir déformé d'un bienfaiteur de l'humanité qui vint sur la Terre à travers l'ouverture polaire - peut-être à bord d'une soucoupe volante, symbolisée par un traîneau aérien traîné par des rennes ?)

Un royaume radieux au-delà du septentrion.

La plupart des écrivains qui se sont intéressés à ce sujet ont émis l'idée que l'intérieur du globe était habité par une race de petits hommes à la peau brune, et que les Esquimaux, dont le type de race ne ressemble à aucun autre, provenaient de ce Monde souterrain.

Quand on demande aux Esquimaux d'où venaient leurs ancêtres, ils pointent un index dans la direction du nord. Leurs légendes évoquent une terre merveilleuse inondée de lumière. Là il n'y a jamais d'obscurité. Là règne un climat tempéré. Les lacs n'y sont jamais gelés, des hordes d'animaux errent dans les broussailles, des oiseaux de toutes les couleurs sillonnent le ciel. C'est une terre d'éternelle jeunesse où les gens vivent des milliers d'années dans la paix et le bonheur.

Il y a aussi l'histoire de ce roi anglais, Herla, que les Skraelings- (les Esquimaux) emmenèrent sous terre dans un pays enchanteur. Il y a encore cette légende irlandaise d'un royaume radieux au-delà du septentrion. Le même sans doute qu'évoquent les légendes scandinaves sous le nom d'Ultima Thulé.

À propos de l'origine des Esquimaux, Gardner écrit

« Les premiers Norvégiens considérèrent ces petits hommes bruns comme des êtres surnaturels. Ne pretendaient-ils pas que leurs ancêtres venaient d'un pays enchanteur situé très loin dans l'extrême Nord? Or les Norvégiens, pour qui les régions polaires étaient le bout du monde, ne pouvaient croire à l'existence d'un tel pays. Ils en conclurent que les Esquimaux étaient des créatures d'un autre monde, qu'ils sortaient de l'intérieur de la Terre, séjour supposé des gnomes et des fées. » .

Voici ce que dit d'ailleurs Nansen, et cela vient confirmer l'opinion de Gardner :

« J'ai déjà souligné que le nom nordique" Skraeling " pour Esquimau doit avoir été employé à l'origine pour désigner des fées ou des créatures mythiques. Cela laisserait supposer que lorsque les Islandais renconttèrent pour la première fois des Esquimaux dans le Groenland, ils les considérèrent comme des êtres surnaturels et les appelèrent des " trolls ". Cette idée a persisté plus ou moins jusqu'à nos jours. »

Nansen poursuit en nous racontant que ces Skraelings, ou Esquimaux, lorsqu'ils étaient mentionnés dans des ouvrages latins, étaient désignés sous le vocable de « Pygmaei » (Pygmées), définis comme des « êtres sous-développés, de très petite taille, et d'un aspect surnaturel ». Au Moyen Âge, on pensait qu'ils

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habitaient Thulé, terre ultime d'au-delà du nord. Cette croyance en un royaume radieux situé très loin dans le nord, habité par un peuple étrange, était très répandue. Saint Augustin en parla, et plus tard Isidore, et à leur suite toute l'Europe médiévale eut connaissance de ces « Pygmées » qui vivaient fabuleusement aux frontières ultimes du monde connu. Ils viennent de l'intérieur de la Terre.

Beaucoup de légendes anciennes narrent les aventures de gens qui ont pénétré à l'intérieur de la Terre, et qui ont trouvé là un monde extraordinaire où ils ont vécu pendant de longues périodes avant de remonter à la surface.

Nansen cite un écrivain du XIIIe siècle, selon lequel les Esquimaux, à cette époque, étaient regardés comme un peuple surnaturel, petit de taille, et de ce fait différent par son origine des autres peuples de la Terre.

Gardner écrit :

« Nansen dit que le peuplement esquimau s'accroît. Et il s'accroît non seulement par l'augmentation en nombre de l'espèce, mais par une immigration en provenance du nord. Voilà ce que dit Nansen, et cela montre clairement que cette curieuse immigration ne peut avoir sa source qu'à l'intérieur de la Terre.

« Qu'ils soient, à l'origine, les fils d'une terre ensoleillée située loin derrière la barrière de glace nordique, c'est leur tradition elle-même qui l'affirme, et cette tradition a du poids car elle n'est pas née sans cause. Sur ce point, le Dr Senn remarque : " Quand on les questionne sur leur pays d'origine, les Esquimaux désignent invariablement la direction du nord sans avoir la moindre idée de ce que cela signifie. " « Naturellement, les Esquimaux ignorent que la Terre est creuse et qu'il y a bien longtemps ils vivaient à l'intérieur. Ils ne savent qu'une chose, c'est qu'ils viennent du nord. Le Dr Senn nie qu'ils aient des points communs avec les Indiens d'Amérique du Nord. Il pense qu'ils sont le vestige des plus vieux habitants de l'hémisphère occidental. En leur attribuant une grande ancienneté il doit avoir raison. Du moins est-il d'accord en cela avec Nansen. Mais en ce qui nous concerne, nous croyons que ce n'est pas l'hémisphère occidental qui est leur lieu d'origine, mais de toute évidence l'intérieur de la Terre.

Le souvenir d'un âge d'or.

« Quant à cette terre du soleil perpétuel, sans doute ne s'en souviennent-ils pas comme de quelque chose qu'ils ont vraiment connu eux-mêmes. Il est en effet peu probable que des Esquimaux de la génération actuelle aient jamais pénétré à l'intérieur du globe. Mais il est bien connu que chaque race conserve le souvenir d'un âge d'or à travers ses mythes et ses légendes. Et les légendes esquimaudes ont transmis de génération en génération le souvenir d'une terre rayonnante d'un soleil éternel. Quoi de plus naturel alors, lorsqu'un Esquimau imagine le paradis où il entrera après sa mort, qu'il l'identifie à la patrie de ses ancêtres dont il a entendu parler à travers des récits féeriques ? »

Concernant justement ce problème de la religion, voici ce qu'écrit le Dr Senn :

« Les Esquimaux croient à une autre vie. Après la mort, l'âme descend sous la terre et gagne divers lieux de séjour. Le premier ressemble un peu à un purgatoire. Mais les esprits purs le traverseut sans s'arrêter, franchissent des régions de plus en plus claires, de plus en plus belles, jusqu'à ce qu'ils atteignent celle de la félicité parfaite, où le Soleil jamais ne se couche, et où, sur les bords de grands lacs qui ne gèlent jamais, rôdent des troupeaux de rennes et se prélassent des phoques et des morses en quantité. » Commentaire de Gardner :

« À quelques nuances près, nous avons là une description parfaite du tenitoire qui s'étend à l'intérieur de la Terre. Le stade préliminaire du purgatoire est comme le souvenir d'une vérité perdue, mais transmise par la, tradition. Souvenir des difficultés qu'eurent à supporter ceux qui franchirent la barrière de glace qui sépare l'extrême région polaire du royaume enchanté qui s'étend au-delà.


« Il est intéressant aussi de noter que lorsque les Esquimaux virent les efforts que faisait Peary pour s'avancer toujours plus loin dans le Nord, ils pensèrent immédiatement que c'était pour entrer en communication avec d'autres tribus.

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« Bref, devant une telle masse de preuves convergentes, il est difficile de ne pas conclure que l'Esquimau est le type même, peut-être mélangé actuellement, mais sans doute proche de l'être humain qui a habité - et qui habite encore très probablement - le Monde intérieur. Aucune autre explication valable ne peut être fournie de son origine. Les légendes ne font que le confirmer. Ces légendes qui évoquent toujours le même pays, un pays qui ressemble étrangement à celui que nous essayons de décrire dans ce livre, et qui s'ouvrira, plus tôt que ne le pensent les sceptiques, à ceux qui le chercheront avec les moyens appropriés. »

Gardner termine en faisant remarquer que les Mongols qui, par beaucoup de côtés, ressemblent aux Esquimaux, pourraient, comme eux, venir de l'intérieur de la Terre.

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Chapitre VII

VII. L'origine souterraine des soucoupes volantes


L'ORIGINE SOUTERRAINE DES SOUCOUPES VOLANTES

Elles viennent de l'intérieur de la Terre !

La théorie de la Terre creuse présentée dans ce livre offre l'explication la plus raisonnable, comme la plus rationnelle, de l'origine des soucoupes volantes. Elle est plus logique encore, à notre sens, que la croyance dans une source interplanétaire.

Pour cette raison, des experts parmi les plus avisés en matière d'UFOs, tels que Ray Pahner et Gray Barker, ont admis cette conception d'une origine souterraine.

L'idée que les soucoupes volantes venaient de l'intérieur de la Terre, et non d'autres planètes, est née au Brésil. Elle a été reprise un peu plus tard par un certain nombre de chercheurs étatsuniens qui voyaient s'ouvrir devant eux un nouveau champ d'investigations.

Huguenin, de Souza, Strauss..

En 1957, alors que je me trouvais dans une librairie de Sâo Paulo, au Brésil, je tombai par hasard sur un livre dont le titre me frappa : Du Monde souterrain vers le ciel: les soucoupes volantes, par O. C. Huguenin. La thèse développée était celle-ci : les soucoupes volantes ne sont pas des vaisseaux spatiaux venant de planètes lointaines, mais des engins d'origine terrestre appartenant à une race souterraine qui vit à l'intérieur de notre globe.

D'abord il me fut difficile d'admettre une théorie aussi étrange, aussi peu orthodoxe. Je voyais mal comment des engins dotés d'une vitesse fulgurante auraient pu voler à l'intérieur de la Terre. Cela impliquait l'existence de vastes espaces, et j'ignorais tout à cette époque des ouvrages de Reed et de Gardner prouvant que la Terre est creuse, et par conséquent apte à la navigation aérienne dans son creux intérieur.

La théorie de Huguenin, cependant, n'était pas originale. Elle avait déjà été soutenue par le professeur Henrique José de Souza, président de la Société théosophique brésilienne qui a Son siège à Sâo Lourenco, dans l'État de Minas Gerais. Là se trouve un temple immense de style grec dédié à l'Agharta, nom bouddique donné au Monde souterrain.

Parmi les élèves du professeur de Souza il y avait M. Huguenin et le capitaine de frégate Paulo Justino Strauss, officier de la Marine brésilienne et membre important de la Société théosophique. Tous deux apprirent là beaucoup de choses sur le Monde souterrain, et en particulier que les soucoupes volantes venaient de l'intérieur de la Terre.

Tandis que Huguenin développait cette idée dans un livre, le capitaine de frégate Strauss la présentait dans une série de conférences qu'il donna à Rio de Janeiro. Dans ces conférences il affirmait que les soucoupes volantes sont d'origine terrestre, mais qu'elles ne proviennent d'aucun point connu de la surface de la Terre, leurs pistes d'envol se situant dans le royaume souterrain de l'Agharta, dont la capitale est Shamballah.

Dans son ouvrage, Huguenin explique :

« L'hypothèse d'une origine extra-terrestre des soucoupes ne paraît pas acceptable. Une autre hypothèse qui en ferait des appareils militaires essayés par me quelconque nation existante ne semble pas plus vraisemblable pour les raisons suivantes :

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« 1. Si les États-Unis et la Russie possédaient ce genre d'engin, ils ne résisteraient pas au désir de l'annoncer, car cela serait une arme psychologique de première importance qui leur permettrait de prendre l'avantage sur le terrain diplomatique.

« 2. D'autre part, ils ne continueraient pas à dépenser des sommes énormes à fabriquer des véhicules militaires ordinaires s'ils connaissaient le secret d'un appareil aussi fantastique. »

Une super-civilisation souterraine.

Ayant ainsi montré que les soucoupes volantes ne sont le fait d'aucune nation existante, pas plus qu'elles ne viennent de planètes lointaines, Huguenin poursuivit :

« Finalement, nous devons prendre en considération la théorie la plus récente, et sans doute la plus intéressante qui nous ait été offerte sur l'origine des soucoupes volantes : l'existence d'un grand Monde souterrain avec d'innombrables villes dans lesquelles vivent des millions d'habitants. Cette autre humanité doit avoir atteint un très haut degré de civilisation, avec une organisation économique, un développement social, culturel et spirituel, en même temps qu'un niveau scientifique extraordinaires, en comparaison desquels les progrès de notre propre monde doivent paraître dérisoires.

« L'existence d'un tel monde choquera certains, paraîtra absurde et impossible à d'autres. On ne manquera pas de faire remarquer que si ce royaume souterrain existait, il y a longtemps qu'on l'aurait découvert. On ne se privera pas non plus d'assener des arguments tranchants, irréfu1ables, fondés sur le fait que la température, et donc la chaleur, augmentent au fur et à mesure qu'on s'enfonce dans la terre, ce qui, par conséquent, rend toute vie impossible. Sur ce dernier point, nous voudrions tout de même dire ceci : d'accord, il y a une augmentation de température, mais cette augmentation est-elle régulière jusqu'au centre de la Terre, qui serait alors une boule de matières en fusion? C'est la question, et pour notre compte nous y répondons par la négative. C'est à dire que nous pensons que la chaleur s'accroît seulement sur une distance limitée, peut-être 80 kilomètres, dans la couche superficielle (l'écorce) de la Terre. Au-delà, la température tombe et redevient supportable.

« Selon nos déductions, le Monde souterrain ne se réduit pas à des cavernes plus ou moins grandes, mais il est localisé dans une dépression à l'intérieur du globe assez vaste pour contenir des cités et des champs, et où vivent des êtres humains et des animaux dont la structure physique ressemble à ceux de la surface. Parmi ses habitants se trouvent certaines personnes qui viennent de la surface, telle colonel Fawcett et son fils jack, qui descendirent et jamais ne remontèrent »

La disparition du colonel Fawcett.

Huguenin se réfère ici aux points de vue du professeur de Souza et du capitaine Strauss sur la mystérieuse disparition du colonel Fawcett, une affaire qui fit couler beaucoup d'encre et qui appela les controverses. De Souza et Strauss affirment que le colonel et son fils jack sont encore vivants, qu'ils habitent dans une cité souterraine, atteinte après avoir traversé un tunnel situé dans la Sierra de Roncador, au nord est du Matto Grosso, que par conséquent ils n'ont pas été tués par les Indiens, comme on le suppose généralement. La femme de Fawcett, qui prétend être en communication télépathique avec lui, est certaine qu'il est toujours en vie. Elle a même envoyé une expédition dans le Matto Grosso, conduite par son deuxième fils, afin de retrouver son mari. Cette expédition n'a évidemment donné aucun résultat positif: puisque le colonel Fawcett ne vit plus à la surface de la Terre, mais dans le Monde souterrain.

Les descendants d'une race antédiluvienne.

Huguenin se demande ensuite comment des villes aussi merveilleuses ont pu se construire à l'intérieur de la Terre, comment une civilisation aussi avancée a pu se développer. Sa réponse est que les bâtisseurs de ce monde, comme la plupart de ses habitants, appartiennent à une race antédiluvienne qui peuplait les continents de la Lémurie et de l'Atlantide. Lorsque ces continents furent engloutis à la suite d'un terrible cataclysme, les rescapés trouvèrent refuge au sein de la planète. (La Lémurie disparut sous l'océan Pacifique il y a des

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millénaires, tandis que l'Atlantide était submergée par une série de déluges, dont le dernier en date eut lieu, suivant Platon, en l'an 9500 av. J.-C. L'Égypte était une colonie de l'Atlantide à l'Orient, comme l'étaient à l'Occident les empires aztèque, maya et inca.)

Pour Huguenin, les Atlantes étaient très en avance sur nous dans tous les domaines. Ils sillonnaient le ciel à bord d'engins qui utilisaient une forme d'énergie directement issue de l'atmosphère. Ces engins étaient appelés « vimanas », en tous points identiques à ceux que nous avons baptisés « soucoupes volantes ». Prévoyant peut­être la catastrophe qui allait détruire leur patrie, un certain nombre d'Atlantes cherchèrent refuge dans le Monde souterrain, et y pénétrèrent à travers les ouvertures polaires à bord de leurs vimanas. Dès lors, ces vimanas circulèrent dans l'atmosphère intérieure de la Terre. C'est seulement après l'explosion atomique d'Hiroshima qu'on en vit un grand nombre dans notre ciel. Les Atlantes avaient mis en quelque sorte le nez à la fenêtre pour voir ce qui se passait à la surface, inquiets, en sachant peut-être plus que nous sur les dangers de la pollution radio-active.

Du char céleste à la soucoupe volante.

Huguenin est donc convaincu que les soucoupes volantes ne sont pas des vaisseaux spatiaux venus d'autres planètes, mais des engins atlantes. Tout au long de l'histoire de l'humanité, spécialement dans l'Antiquité, quelques-uns de ces engins réapparurent, conduits souvent par des personnages importants qui devinrent des dieux pour les hommes d'alors. Dans l'épopée hindoue « Ramayana », on trouve la description du Char céleste de Rama, le grand maître des Vedas. Ce char est un véhicule aérien contrôlé, capable de voler sur de grandes distances. Ainsi le record de Rama est-il un saut qui l'amena de Ceylan au mont Kailas, au Tibet. Dans le « Mahabharata », on parle aussi d'un char aérien construit par les ennemis de Chrishna, avec des flancs bardés de fer et des ailes. Le « Smranagana Sutrahara » dit que les êtres humains peuvent voler dans l'air. Il y aurait aussi des êtres « célestes » qui seraient venus sur Terre de cette manière.

La navigation aérienne existait donc bien longtemps avant que les frères Wright fabriquent le premier avion moderne.À Mysen, en, Inde, on a retrouvé un ancien traité d'aéronautique datant de trois mille ans. Il est attribué au sage hindou Bharadway. Son manuscrit s'intitule:Vymacrika Shostra. ce qui signifie: «La Science de l'Aéronautique ».Il comporte huit chapitres, avec des schémas, des croquis, et décrit trois types de véhicules aériens, dotés d'un appareillage qui ne pouvait ni s'enflammer ni se briser. Il mentionne trente et une parties essentielles de ces véhicules et soixante matériaux qui servaient à leur construction, ces matériaux absorbant tous la lumière et la chaleur. Il est intéressant de noter la similitude de noms entre « Vymacrika » et « Vimana ». Cela indiquerait que cette connaissance de la navigation aérienne leur a été fournie par les Atlantes du Monde souterrain qui visitèrent et enseignèrent les hommes aux temps les plus reculés.

Mars, Vénus, ou un royaume inconnu au-delà des pôles ?

Du Brésil, où elle avait pris naissance, la théorie de l'origine souterraine des soucoupes volantes gagna les États-Unis. Ray Palmer, directeur du magazine Soucoupes volantes, s'en fit le fervent champion, abandonnant l'idée que les UFOs venaient d'une autre planète.

Dans le numéro de décembre 1959 de son magazine, il écrivait :

« Les résultats d'années de recherches nous permettent d'avancer l'hypothèse que les soucoupes volantes appartiennent à notre propre planète, qu'elles ne viennent donc pas de l'espace, comme on pouvait le croire jusqu'ici. Une accumulation de preuves montre clairement qu'il existe un endroit INCONNU de vaste dimension, encore inexploré, autant que nous puissions le savoir, d'où proviennent très probablement les soucoupes volantes. »

En ce qui concerne les déclarations faites par certaines personnes, affirmant qu'elles avaient été « contactées » par les pilotes de ces engins et emmenées à bord pour un voyage aller et retour vers Mars - ou une autre planète -, Ray Palmer remarque :

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« Nous avons lu les comptes rendus de ces voyages, et nulle part nous n'avons trouvé un fait positif prouvant que l'espace avait été réellement traversé ! Dans tous ces récits nous voyons que les passagers ont été conduits sur une terre inconnue. Mais cette terre pourrait aussi bien être celle qu'a découverte l'amiral Byrd. Les passagers disent que c'est Mars ou Vénus. Pourquoi pas le royaume inconnu qui s'étend au-delà des pôles? Les pilotes des soucoupes ont très bien pu simuler un voyage dans l'espace et emmener leurs visiteurs à l'intérieur de la Terre. »

Ray Palmer écrit encore :

« Notre magazine a réuni une série de preuves indiscutables qui montrent que les soucoupes volantes sont originaires de la planète Terre : ce que plus d'un gouvernement reconnaît comme une réalité ; qu'un effort concerté est accompli pour en savoir plus sur ce sujet; que les faits déjà connus sont d'une telle importance qu'ils sont couverts par un top secret mondial ; que le danger est si grand q'offrir une preuve officielle risquerait de semer la panique ; que livrer ces faits à l'opinion publique pousserait cette même opinion à exiger des actes en rapport, ce qui plongerait les gouvernements dans le plus grand embarras ; que la nature inhérente des soucoupes volantes, due à leur lieu d'origine, est tout à fait propre à faire éclater le statu quo politique et économique de notre monde. »

Nous avons le droit de savoir.

Le fait qu'on ait vu des soucoupes à plusieurs reprises au cours de l'histoire, et dans les époques les plus anciennes, élimine, selon Palmer, toute possibilité qu'elles soient réalisées par une nation contemporaine. Et Palmer, en accord avec Huguenin et le capitaine de frégate Strauss, conclut qu'il n'y a qu'une seule explication valable : les soucoupes viennent de l'intérieur de la Terre à travers les ouvertures polaires. Il écrit :

« Ceux qui voudront contester l'origine polaire des soucoupes volantes devront le faire sérieusement, en éliminant le petit sourire de commisération habituel. Tout démenti devra être accompagné d'une preuve positive. Mais nous pensons qu'une telle preuve ne pourra jamais être fournie, et nous suggérons que tous les groupes s'intéressant aux problèmes des soucoupes étudient le sujet du point de vue de la Terre creuse et recherchent tous les éléments susceptibles de confirmer ce point de vue. Maintenant que nous avons suivi les soucoupes volantes à la piste jusqu'à leur lieu d'origine, c'est-à-dire au sein de notre propre planète, il est indispensable d'en apporter la preuve irréfutable ou le démenti, bref de savoir enfin d'une manière catégorique ce qu'il en est exactement,

« Parce que, si la Terre est habitée intérieurement par une super-race, tout contact avec elle ne peut ê1re que profitable; et si cette race possède une science très avancée, donc une supériorité certaine dans l'art de la guerre, nous ne devons pas nous en faire une ennemie. Or, que savons-nous des intentions de nos gouvernements? Vont-ils considérer l'intérieur de la Terre comme un « territoire vierge », comparable aux terres indiennes de l'Amérique du Nord que les colons arrachèrent à leurs légitimes propriétaires? Nous avons le droit de savoir, nous tous, les citoyens de ce monde, et nous avons le devoir d'exprimer nos sentiments en la matière.

« Les questions capitales soulevées dans cet article exigent qu'on y réponde sans détour. L'amiral Byrd a découvert un nouveau et mystérieux territoire, le " centre du Grand Inconnu ", comme il l'appelle. Nous en avons eu connaissance de sa propre bouche - de la bouche d'un homme dont l'intégrité était inattaquable, et dont l'esprit était un des plus brillants des temps modernes.

« Que ceux qui ont envie de le traiter de menteur le fassent, mais à leurs risques et périls ! Car nous doutons qu'ils puissent prouver quoi que ce soit, de quelque manière qu'ils s'y prennent. »

Cet article de Ray Palmer : « Les soucoupes volantes viennent de la Terre », fit sensation, amenant même, comme nous l'avons vu, certains services secrets gouvernementaux à confisquer le magazine et à stopper sa distribution. Cette intervention occulte ne prouve-t-elle pas amplement l'importance des révélations de Palmer ?

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Des énigmes résolues.

Un mois après la publication de cet article sensationnel, Gray Barker, une autorité, lui aussi, en matière d'UFOs, écrivait dans le Saucerian Bulletin (15 janvier 1960) .

« La théorie présentée par Ray Palmer a été longuement développée il y a de nombreuses années dans un ouvrage intitulé: Voyage à l'intérieur de la Terre, ou les pôles ont-Ils vraiment été découverts maintenant introuvable. Bien avant que les soucoupes volantes ne deviennent un phénomène universellement connu, les adeptes des sciences occultes croyaient que des êtres habitaient à l'intérieur de la Terre et qu'ils en sortaient et y retournaient grâce à des passages secrets situés au pôle Nord et au pôle Sud.

« Palmer, lui, en a offert une démonstration scientifique en passant en revue les comptes rendus des journaux et de la radio concernant le fameux vol de l'amiral Richard E. Byrd au pôle Nord en 1947. »

Gray Barker fait ensuite état des conclusions que tire Palmer sur l'existence d'une terre luxuriante, dotée d'une vie animale, terre qui s'étend au-delà du pôle et s'incurve en pente douce vers l'intérieur de la planète. Nous avons déjà examiné longuement les problèmes insolites qui se posent dans l'extrême Nord, et qui prouvent la vérité de notre théorie. Nous n'y reviendrons pas.

Gray Barker poursuit :

« Est-ce qu'il ne pourrait pas exister une race inconnue, dans quelque coin inexploré de la Terre, qui serait responsable des soucoupes volantes? Les articles de Palmer m'ont incité une fois de plus à m'engager dans cette direction. Et, après avoir longuement réfléchi, il me semble que l'explication d'une terre intérieure devrait pouvoir résoudre la plupart des énigmes que pose le phénomène " soucoupes volantes ".

La graine et le jardinier.

« Diverses écoles ésotériques enseignent que les entrées polaires ouvrent le chemin des cités de l'Agharta, le Monde souterrain. Acceptons un instant l'idée qu'un tel peuple vive à l'intérieur de la Terre depuis des milliers d'années. Imaginons même qu'il préexiste à l'homme, ou peut-être que l'homme soit comme une graine que ce peuple évolué ait semée à la surface. Le jardinier aurait pris soin de sa graine, n'est­ce pas ? Il aurait surveillé sa croissance, en l'arrosant, en la protégeant contre les intempéries et les dangers extérieurs. De même ces Gens ont veillé sur l'homme, l'aidant dans son évolution, lui enseignant les bribes de la technologie, donnant naissance à ce que nous avons appelé des " légendes ". Peut-être est ce Eux qui ont construit la Grande Pyramide et qui sont responsables de ces " miracles" rapportés dans les livres religieux de l'humanité ? Ils ont voulu conservé leurs Secrets, n'en livrant que des fragments au fur et à mesure de l'évolution de l'humanité.

« Mais quand l'homme, leur protégé, fit éclater la première bombe atomique, ils durent ressentir une vive inquiétude. Peut-être craignirent-ils que la pollution de l'atmosphère extérieure ne leur fit courir des risques, qu'elle représentât un danger de contamination pour leur propre atmosphère ? Peut-être même se demandèrent-ils si l'homme, dépassé par ses propres techniques, n'allait pas faire sauter la planète? Arrêter ce penchant néfaste pour la destruction, ou le contrôler, se révélait un problème délicat. Fallait-il sortir de l'ombre et venir en parler ouvertement avec les responsables ? Mais alors c'était dévoiler d'une manière absolue et officielle qu'il existait une civilisation très avancée au centre de la Terre, et cela pouvait représenter un danger aussi grand. Sans doute fut-il décidé alors qu'on chercherait à prévenir les humains, mais d'une manière détournée, simplement en envoyant des engins d'observation (soucoupes) à la surface, ces engins pouvant, éventuellement, prendre contact avec certains Terriens. C'est ce qui se passa. Les hommes pensèrent que les soucoupes volantes venaient de l'espace cosmique, et les pilotes ne cherchèrent pas à les en dissuader. »

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Trois hommes noirs.

Dans son livre intitulé : Ils en savaient trop sur les soucoupes volantes, Gray Barker parle du « mystère de l'Antarctique ». On se rappelle qu'on a vu une quantité inhabituelle de soucoupes volantes monter et descendre dans la région du pôle Sud - ce qui confirme pleinement la théorie suivant laquelle les soucoupes sortent de l'intérieur de la Terre et y rentrent au niveau des ouvertures polaires. Donc, Barker, à ce sujet, cite deux hommes, un Australien, Bender, et un Néo­Zélandais, Jarrold, qui s'étaient intéressés aux UFOs. Ils pensaient qu'il devait y avoir une base dans l'Antarctique, et ils essayèrent d'en retrouver la trace en reconstituant les différents trajets des soucoupes d'après les témoignages des témoins oculaires. Or, ils furent brusquement stoppés dans leurs recherches par « trois hommes en  noir », probablement des agents secrets du gouvernement qui ne tenaient pas à ce que les deux hommes aillent trop loin.

Des petits hommes bruns qui parlent.

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