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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 20:56

 

terre-creuse-2.jpg

 

RAYMOND BERNARD


LA TERRE" CREUSE

La plus grande découverte géographique de l'histoire humaine

Traduit de l'étatsunien par

ROBERT GENIN

Edition originale étatsunienne THE HOLLOW EARTH
1969 by University Books Inc., New York.
@ Editions Albin Michel, 1971.

 

Ce livre est dédié aux futurs explorateurs du Nouveau Monde qui s'étend au-delà des pôles, dans l'intérieur creux de la Terre.

À ceux qui renouvelleront le vol historique de l'amiral Byrd, qui pénétra dans un territoire inconnu d'une superficie plus grande que celle de l'Amérique du Nord



TABLE DES MATIERES

 

AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR ÉTATSUNIEN....................................... 3

Les UFOS et le secret gouvernemental........................................................... 4
Points marquants de l'histoire de la découverte de l'amiral Byrd................... 7
CET OUVRAGE CHERCHE À PROUVER ................................................. 8

AVANT-PROPOS ......................................................................................... 9

I. La découverte mémorable de l'amiraI Byrd ............................................... 10

Sur aucune carte.
La géographie de l'Antarctique est connue, et pourtant..
Une île dans le ciel
Les soucoupes volantes viennent de l'intérieur de la Terre.
Voici comment Palmer explique son point de vue
Cette terre, centre du mystère.
Un black-out étrange,
Des incidents bizarres.
La théorie de Giannini
On n'a jamais survolé le pôle.
Une technique de vol pour entrer dans la dépression polaire,
Une série d'articles de Giannini.
À la porte du Royaume intérieur de la Terre.
Récit d'un voyage à l'intérieur de la Terre.
L'Oasis de Bunger.
« Le Dieu qui fume. »

 


II. La Terre creuse ......................................................................................... 21

La Terre, cette inconnue................................................... 21
La formalion de la Terre.................................................. 21
Les pôles sont des fantômes.............................................. 22
Une découverte russe au pôle Nord.................................. 23
Au centre de la croûte terrestre........................................ 25
Le long voyage du pôle magnétique................................. 25
Un périmètre tabou........................................................... 26
Sur la paroi interne de la croûte terrestre........................ 27
Des icebergs d'eau douce.................................................. 28
Une histoire de mammouth............................................... 28
Des migrations étranges................................................... 29
Des problèmes insolites.................................................... 29
Les bases d'un Nouveau Monde...................................... 30
Reed et Gardner méconnus.............................................. 31
LE PÔLE NORD MAGNÉTIQUE................................ 32

III. L' œuvre de William Reed : Fantôme des pôles ........................................ 33

Si la Terre est creuse......................................................... 33
Des questions importantes................................................ 34
L'ABSENCE DU SOLEIL PENDANT LES LONGS HIVERS ARCTlQUES.................. 35
LE FONCTIONNEMENT ANORMAL DE LA BOUSSOLE DANS L'EXTRÊME NORD... 35
DES ROCHES DANS LES ICEBERGS, DE LA NEIGE COLORÉE,
DU POLLEN ET DE LA POUSSIÈRE DANS L'EXTRÊME NORD....... 36
MER LIBRE DANS L'EXTRÊME NORD.............................................. 36
POURQUOI FAIT-IL PLUS CHAUD PRÈS DES PÔLES?.................. 37
QU'EST-CE QUI PRODUIT LA NEIGE COLORÉE DANS L'ARCT1QUE ?.. 37
LES RAZ DE MARÉE.................................................... 33

 


IV. L'œuvre de Marshall B. Gardner :

Voyage à l'intérieur de la Terre,
ou les pôles ont-ils vraiment été découverts ? ........................................... 40
L'EXPLORATION ARCTIQUE: UNE PREUVE.............. 40
Des phénomènes surprenants..................................................... 40
Une courbure imperceptible....................................................... 41
Un soleil central en suspension................................................. 41
Les merveilles de l'Arctique....................................................... 42
Un vaste lieu de refuge................................................................. 44
ORIGINE DU MAMMOUTH.................................................................. 44
À L'APPUI DE LA THÉORIE DE LA TERRE CREUSE UNE PREUVE ASTRONOMIQUE.... 45
Un même processus: toutes les planètes sont creuses........ 45
La lumière du soleil central........................................................ 45
Explication des phénomènes lumineux.................................. 46
Sur Vénus.......................................................................................... 47
Sur Mercure,.................................................................................... 48
ORIGINE DE L 'AURORE BORÉALE................................ 49

V. Le Pôle Nord a-t-il vraiment été découvert ? ............................................ 50

Aucune preuve............................................................................... 50
208 kilomètres en cinq jours..................................................... 50
Peary pas plus que Cook............................................................ 51
Un scandale international......................................................... 52
Une question de prestige............................................................ 52

 


VI. L'origine des Esquimaux ....................................................................... 54

Un royaume radieux au-delà du septentrion.................. 54
À propos de l'origine des Esquimaux, Gardner écrit..... 54
Le souvenir d'un âge d'or............................................... 55

 


VII. L'origine souterraine des soucoupes volantes ....................................... 57

Huguenin, de Souza, Strauss........................................... 57
Une super-civilisation souterraine.................................. 58
La disparition du colonel Fawcett.................................. 58
Les descendants d'une race antédiluvienne................... 58
Du char céleste à la soucoupe volante........................... 59
Mars, Vénus, ou un royaume inconnu au-delà des pôles ?. 59
Nous avons le droit de savoir.......................................... 60
Des énigmes résolues...................................................... 61
La graine et le jardinier................................................. 61
Trois hommes noirs........................................................ 62
Des petits hommes bruns qui parlent............................ 62
Une inquiétude galactique ?......................................... 63
Un plan de sauvetage de l'humanité............................ 63
Comme des enfants chapardeurs.................................. 64

VIII. Ce que pourrait être une expédition aérienne
dans l'ouverture polaire conduisant à l'intéreur de la Terre .................... 66

En ballon dirigeable........................................................ 66
Dans l'ouverture polaire................................................. 67
Le message des Atlantes................................................. 67

 


IX. L'Agharta, le Monde souterrain ............................................................ 68

Une énigme troublante.................................................... 70
Un secret bien gardé........................................................ 70
Contre les retombées radio-actives................................. 71
Le peuple souterrain....................................................... 71
L'Agharta, ou la quête d'un monde caché..................... 72
Après le déluge................................................................ 73
Un chœur d'Atlantes....................................................... 73
CETTE PORTE CONDUIT À L'AGHARTA............. 76

 


X. Conclusion ............................................................................................. 71

XI. Les soucoupes volantes dans le passé .................................................... 78
XII. Les soucoupes volantes : propulsion et relativité .................................. 81

Reproduction .............................................................................................. 85

***************************************************************************

La Terre creuse Page 3



AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR ÉTATSUNIEN

 









Les thèses développées dans cet ouvrage s'appuient sur des découvertes scientifiques, des fàits connus, et des références à des écrits anciens.

De nombreuses personnalités croient à l'existence des soucoupes volantes et autres phénomènes étranges, existence que les hommes de science ne veulent pas, ou n'osent pas admettre. Peu de gens aux U.S.A. osent dire la vérité, et rien que la vérité, sur un certain nombre de sujets cruciaux (même s'ils connaissent cette vérité). Cela est particulièrement vrai des scientifiques « bien pensants » et des hommes puissants. Sinon, qu'arriverait-il ? Les gouvernements s'écroulerait l'argent perdrait son pouvoir de séduction et de corruption. Il y aurait un chaos terrible, et les individus haut placés seraient ruinés socialement et économiquement.

Dans cette civilisation où règnent la fraude et la supercherie, la vérité est une qualité si rare qu'elle n'est jamais acceptée librement. Elle doit combattre pour s'imposer. Il n'y a aucune école qui enseigne cette vérité.

Nous n'assumons pas la responsabilité des opinions émises par l'auteur. Nous n'avons aucune autorité pour le faire. Nous pensons seulement que de tels livres doivent être présentés au public, qui les accepte ou les rejette. C'est une question de convictions personnelles. De toute manière, le but est atteint si une falole lumière jaillit dans les ténèbres et si les esprits endormis se réveillent Ceux qui ont envie de lire, de s'instruire, de réfléchir sur quelque problème que ce soit, peuvent le faire : il existe des milliers d'ouvrages mille fois plus enrichissants que les publications à scandales vendues dans les kiosques.

En novembre 1957, un physicien et philosophe célèbre dans le monde entier mourait dans une prison fédérale des États-Unis. Il avait été emprisonné pour avoir refusé de s'incliner devant une ordonnance illégale qui visait à stopper ses recherches et à voler ses découvertes. Cet homme était Wtlhelm Reich. Sa mort était l'aboutissement de plus de dix ans de harcèlement et de persécutions fomentées par des conspirateurs occultes qui avaient trouvé habile d'utiliser les cours fédérales pour ftustrer l'humanité de découvertes importantes en physique, médecine et sociologie.

L'invention de Reich était un « accumulateur d'énergie d'orgone ». Invention saluée par Théodore P. Wolfe comme « la plus grande découverte de l'histoire de la Médecine ». Le FDA gomma littéralement les rapports d'un grand nombre de physiciens réputés qui émanaient du monde entier, rapports qui venaient corroborer les découvertes de Wilhelm Reich. Ces travaux étaient si révolutionnaires qu'ils menaçaient sérieusement les intérêts commerciaux d'un certain nombre de sociétés, à commencer par l'industrie phannaceutique. Il fallait donc tuer dans l'œuf la merveilleuse découverte de Wilhelm Reich. On s'y employa activement.

Donc, je n'ai pas l'intention d'engager le moindre débat concernant ce livre, ou son auteur. Que vous acceptiez ou rejetiez le contenu de ce livre, cela ne regarde que vous. Par contre, si sa lecture éveille en vous un accord sensible, sachez qu'il existe d'autres oeuvres susceptibles de vous aooorter de nouvelles connaissances ­de celles qu'on n'apprend pas à l'école.

ROBERT FIELDCREST

La Terre creuse Page 4

Les UFOs ET LE SECRET GOUVERNEMENTAL

 

Frank Edwards, qui fut un courageux commentateur de radio et de télévision, déclara un jour : « Les ordres de discrétion concernant les UFOs (1) viennent du sommet. L'Armée de l'Air n'y est pour rien, elle ne fait qu'obéir. » Edwards en1reprit une vigoureuse croisade pour démasquer la censure officielle. Il s'efforça de mettre en évidence qu'on cachait quelque chose au public. J'ai été l'ami d'Edwards pendant des années, je crois pouvoir dire qu'il savait de quoi il parlait. Cest pourquoi je partage totalement l'opinion qu'il a exprimée ci-dessus.

Des révélations récentes, provenant de sources diverses, n'ont fait que confirmer cette opinion. Voici les faits. Le lecteur a le droit d'être informé.

Durant des années, beaucoup de chercheurs qui s'intéressaient aux UFOs ont senti que l'Armée de l'Air était en possession de faits relatifs à ces mystérieux engins. Mais les responsables ne voulaient pas les livrer au public pour des raisons connues d'eux-mêmes. Divers articles parurent dans la presse à ce sujet. En voici quelques-uns parmi les plus significatifs.

En 1958, Bulldey Griffin, du Standard-rime de New Bedford, Massachusetts, écrivit une excellente série. L'un de ses papiers s'intitulait : «La censure du Pentagone sur les UFOs est une réalité. »

Dans cet article, la question posée était celle-ci: de quel droit une organisation militaire monopolise-t-elle le contrôle sur tout ce qui concerne les UFOs et interdit-elle de ce fait au public d'en savoir plus ?

L'Armée de l'Air a sa propre réponse. L'ordonnance 200-2 débute ainsi : « Toute investigation et toute analyse relatives aux UFOs relèvent de la seule responsabilité de l'Air Force, qui a le devoir de défendre les États-Unis. » Plus loin (toujours dans cette ordonnance 200-2), les UFOs sont mentionnés comme « une menace possible pour la sécurité des U.SA ».

Mais pomquoi ce silence persistant? Aucune réponse définitive n'a été donnée à cette question essentielle. Le CIA, d'une manière mal définie, et le FBI, dans des cas individuels, se sont intéressés à l'affaire. Mais ni l'un ni l'autre n'ont la réputation d'être très loquaces! Le Conseil national de sécurité ne l'est pas plus.
Les membres de la sous-commission permanente du Sénat chargée des enquêtes ont fait une étude sur la question, puis ont décidé de ne pas enquêter (!) et de ne tenir aucune audience, privée ou publique. Une victoire pour l'Armée de l'Air.

Vers la fin de 1958, une série d'articles de John Lester parut dans le Newark Star Ledger. Cette série fit sensation. Le major Donald E. Keyhoe, président de la Commission nationale d'investigations des phénomènes aériens, déclara :

« Les révélations de ce journal confirment publiquement ce qui était connu de notre commission, à savoir que des observateurs, nombreux et hautement qualifiés, sont persuadés de l'existence des soucoupes volantes et de leur contrôle par une force intelligente. »

 


Keyhoe, un officier de marine à la retraite, ajoutait qu'une telle divulgation « aiderait à fàire tomber la censure officielle qui fustrait le public de la vérité ». '

Dans la coulisse, l'Air Force et le CIA gardaient leurs secrets avant de décider ce qu'il conviendrait de raconter au peuple étatsunien.

__________________________________________________________
1 UFO : Unidentified flying objects (objets volants non identifiés). (NA.T.)

La Terre creuse Page 5

Cependant. un représentant haut placé de l'Air Force déclarait dans le même temps que les objets volants non identifiés étaient des véhicules interplanétaires.

Dans le numéro de janvier-février 1963 de UFO Investigator publié par Keyhoe, un article se réfère à une déclaration faite par un membre du Congrès, John E. Moss, président de la sous-commission de l'Information. Cette déclaration avait été publiée par le Washington World.

Que disait Moss ? Que ces contrôles sévères avaient pour but une plus grande manipulation de l'information au niveau du Département de la Défense. Que les fonctionnaires de l'Information étaient, en réalité. relégués au rang de poupées de ventriloque. Que le public n'avait pas à faire valoir son droit de connaître la vérité.

Moss a raconté à la Commission nationale d'investigations des phénomènes aériens que son propre comité était autorisé à examiner certains cas d'espèce, mais qu'il n'était pas habilité pour enquêter sur l'ensemble des faits relevant de la censure officielle.

Le major Keyhoe, il faut le souligner, a toujours cru fermement à la réalité des soucoupes volantes, et cela bien avant le premier article qu'il ait publié sur la question, et qui date de janvier 1950.

On a dit que le CIA jouait un rôle dans cette comédie qui pourrait s'appeler: « Le secret des UFOs. » Une preuve supplémentaire en est fournie dans un paragraphe du livre de Léonard H. Stringfield : Inside Saucer Post 3-0 Blue.

Dans son livre, p. 42, Stringfield, un chercheur UFO bien connu de Cincinnati, évoque un certain Mr. A. D., appartenant à une agence importante de Washington. Ce Mr. A. D. aurait dit qu'il avait en main une affaire relevant de la Cour fédérale. Mais comme sur simple injonction on pouvait empêcher n'importe qui de témoigner devant la cour, car le problème des UFOs exigeait un maximum de sécurité, l'avocat de Mr. A. D. lui avait suggéré de laisser tomber l'affaire. .

Conclusion: les dossiers de l'Air Force sur les soucoupes volantes sont conservés sous clé... pour leur plus grande sécurité !

Plusieurs années après la publicirtion de son livre, Stringfieldlwéla que le Mr. A. D. auquel il avait fait allusion n'était autre que Allen Dulles, ex-directeur du CIA. Cela illustre bien le sérieux intérêt que porte le CIA au problème des UFOs.

II fut un temps où, avec beaucoup d'autres, je croyais que c'était l'Air Force qui faisait le black-out dans ce domaine. Ce n'est plus ma conviction. Une des raisons qui m'ont fait changer d'avis trouve sa source dans un entretien que j'eus avec Wilbert B. Smith environ deux ans avant sa mort. Au cours de cette conversation, je demandais à Mr. Smith si c'était l'Armée de l'Air, ou un autre ministère, qui gardait secrètes les informations UFO. Mr. Smith me répondit que ce n'était pas l'Armée de l'Air, mais « un petit groupe haut placé au gouvernement )}. Comme je lui demandais des précisions, Mr Smith refusa d'identifier ce groupe et changea très vite de conversation.

La publication du livre « Le Gouvernement invisible », en mai 1964, fournit enfin une clé apparente à ce mystère. Il était dit dans ce livre que le Groupe spécial avait été créé du temps d'Eisenhower sous le chiffre secret 54/12. Il était connu dans le petit cercle d'intimes de l'Administration d'Eisenhower sous ce nom : « groupe 54/12 »... Pendant une période de dix ans il a été le centre caché et puissant du Gouvernément invisible... Et il a fonctionné.

dans un climat de mystère tel qu'on n'en avait jamais connu de pareil dans aucune autre branche du gouvernement étatsunien... Les hommes du CIA ont généralement le Groupe spécial à l'esprit quand ils insistent sur le fait que leurs services n'ont jamais fuit de politique, mais ont seulement obéi à des ordres venus de plus haut.

La Terre creuse Page 6

Dans son numéro du 22 juin 1964, Newsweek publia une critique du livre Le Gouvernement invisible et déclara « Une des révélations les plus importantes de cet ouvrage est l'existence du Groupe spécial 54/12, classé jusqu'à présent comme un auxiliaire du Conseil national de sécurité, et spécialement chargé par le président de régler certaines opérations délicates. À proprement parler, on ne peut imaginer de personnalités plus importantes que celles qui composent ce Groupe. »

Le Groupe 54/12 était-il le même que celui auquel Wilbert Smith faisait allusion? Au regard des faits precédents, j'ai tout lieu de le croire. Et si cette hypothèse est exacte, elle peut expliquer les échecs qu'ont rencontrés toutes les tentatives faites pour obtenir la vérité concernant les UFOs.

On peut seulement espérer que le public fera finalement valoir son droit inaliénable de connaître la vérité, et que ses efforts ne seront pas déjoués par un quelconque « Groupe spécial » évoluant dans les hautes sphères de d'Administration.

Références

Le Gouvernement invisible, par David WISE et Thomas B. Ross (Rondom House).

Qui gouverne l'Amérique? par John McCoNAuGHY (Longmans, Green & Co).

Le Rideau de fer sur l'Amérique, par John BEATY (Wilkinson Pub. Co.)

Liberté ou Secret, par James R. WIGGINS (Oxford University Press).
Le Droit de savoir, par Kent COOPER (Farrar, Strauss & Cudahy).
« Managed News », par Hanson W. BALDWIN (Atantic Magazine, avril 1964).

« New Management in Washington », par Ben H. BAGDIKIAN (Satwday Evening Post, 4 fèvrier 1963).

. « CIA - Le combat pour le pouvoir secret », par Stewart ALSOP (Satwday Evening Post, 8 mars 1963).

La Terre creuse Page 7

Points marquants de l'histoire de la découverte de l'amiral Byrd

 

DÉCEMBRE 1929 : «La découverte mémorable du 12 décembre d'une terre jusque-là inconnue au-delà du pôle Sud, découverte faite par le capitaine Sir George Hubert Wilkins, exige que la science révise la conception qu'elle s'était faite du profil sud de la terre. »

Dumbrova, explorateur russe. FÉVRIER 1947 : « J'aimerais voir cette terre au-delà du pôle (Nord). Cette terre qui est le centre du Grand Inconnu.»

Vice-amiral Richard E. Byrd, avant son vol de 2 700 kilomètres au-delà du pôle Nord. NOVEMBRE 1955 : « C'est la plus importante expédition de l'histoire du monde. » .

Vice amiral Richard E. Byrd, avant son départ pour explorer la terre au-delà du pôle Sud. JANVIER 1956 : « Le 13 janvier, des membres de l'expédition des États-Unis ont accompli un vol de 4 300 kilomètres à partir de la base de McMurdo Sound, située à 640 kilomètres à l'ouest du pôle Sud, et [ont] pénétré dans une terre sur une distance de 3700 kilomètres au-delà du pôle. »

Message radio en provenance de l'expédition antarctique de Byrd, confirmé par la presse étatsunienne du 5 février 1956.

MARS 1956 : « La présente expédition a ouvert un nouveau et vaste territoire. »

Vice-amiral Byrd, le 13 mars 1956, à son retour du pôle Sud.

... « ce continent enchanté dans le ciel, terre de l'éternel mystère! »

Vice-amiral Byrd, avant sa mort. (Note de l'auteur: Byrd, de façon énigmatique, se réfère ici au territoire inconnu qu'il avait découvert au-delà des pôles. Il existe, en effet, un phénomène polaire bien connu, phénomène optique suivant lequel les surfaces terrestres se reflètent dans le ciel. La terre inconnue de Byrd se réfléchissait de la même façon et apparaissait ainsi comme « un continent enchanté dans le ciel».)

La Terre creuse Page 8

CET OUVRAGE CHERCHE À PROUVER

 

1. Que la Terre est creuse et n'est pas une sphère solide comme on le suppose communément, et que cette partie intérieure communique avec la surface par deux ouvertures polaires.

2. Que les observations et découvertes du contre-amiral Richard E. Byrd, de la Marine des Etats­Unis, le premier à s'engager dans ces ouvertures polaires, - ce qu'il fit sur une distance totale de 6400 kilomètres dans l'Arctique et l'Antarctique, - confirment la justesse de notre théorie révolutionnaire sur la structure de la Terre, et rejoignent certaines déclarations d'autres explorateurs polaires.

3. Que, suivant notre théorie d'une Terre plutôt concave que convexe à ses deux extrémités, le pôle Nord et le pôle Sud n'ont jamais été atteints pour la bonne raison qu'ils n'existent pas.

4. Que l'exploration du nouveau monde inconnu qui se trouve à l'intérieur de la Terre est beaucoup plus importante que la conquête du Cosmos. Les expéditions aériennes de l'amiral Byrd montrent comment une telle exploration pourrait être menée à bien.

5. Que la nation qui atteindra la première le Nouveau Monde situé à l'intérieur de la Terre deviendra la plus puissante du monde.

6. Que, étant donné le climat chaud dont jouit ce Nouveau Monde, il n'y a aucune raison pour qu'il n'abrite pas une vie végétale, animale et humaine. Et que s'il en est ainsi, il est très possible que les mystérieuses soucoupes volantes émanent d'une civilisation avancée, située à l'intérieur de la Terre.

 

La Terre creuse Page 8

CET OUVRAGE CHERCHE À PROUVER

 

1. Que la Terre est creuse et n'est pas une sphère solide comme on le suppose communément, et que cette partie intérieure communique avec la surface par deux ouvertures polaires.

2. Que les observations et découvertes du contre-amiral Richard E. Byrd, de la Marine des Etats­Unis, le premier à s'engager dans ces ouvertures polaires, - ce qu'il fit sur une distance totale de 6400 kilomètres dans l'Arctique et l'Antarctique, - confirment la justesse de notre théorie révolutionnaire sur la structure de la Terre, et rejoignent certaines déclarations d'autres explorateurs polaires.

3. Que, suivant notre théorie d'une Terre plutôt concave que convexe à ses deux extrémités, le pôle Nord et le pôle Sud n'ont jamais été atteints pour la bonne raison qu'ils n'existent pas.

4. Que l'exploration du nouveau monde inconnu qui se trouve à l'intérieur de la Terre est beaucoup plus importante que la conquête du Cosmos. Les expéditions aériennes de l'amiral Byrd montrent comment une telle exploration pourrait être menée à bien.

5. Que la nation qui atteindra la première le Nouveau Monde situé à l'intérieur de la Terre deviendra la plus puissante du monde.

6. Que, étant donné le climat chaud dont jouit ce Nouveau Monde, il n'y a aucune raison pour qu'il n'abrite pas une vie végétale, animale et humaine. Et que s'il en est ainsi, il est très possible que les mystérieuses soucoupes volantes émanent d'une civilisation avancée, située à l'intérieur de la Terre.

7. Que, dans l'éventualité d'une guerre nucléaire, l'espèce humaine pourrait survivre en cherchant refuge dans les profondeurs cachées de notre globe.

La Terre creuse Page 9



AVANT-PROPOS

 

On suppose généralement que la Terre est une sphère solide avec un noyau brûlant de métal en fusion. Nous allons apporter la preuve scientifique que la Terre, en réalité, est creuse et ouverte aux deux pôles, et qu'il existe à l'intérieur une civilisation avancée, créatrice de ces soucoupes volantes qui viennent observer (ou espionner) à intervalles réguliers la surface de notre globe.

La théorie de la Terre creuse a été émise pour la première fois en 1906 par un écrivain étatsunien, William Reed, et reprise plus tard par un autre Étatsunien, Marshall B. Gardner, en 1920. En 1959, F. Amadeo Giannini écrivit le premier ouvrage sur le sujet depuis les travaux de Gardner. La même année, Ray Palmer, rédacteur en chef du magazine Soucoupes volantes, se servit de cette théorie pour offrir à ses lecteurs une explication logique de l'origine des soucoupes.

Les thèses de Reed et de Gardner trouvèrent une confirmation dans les expéditions polaires de Byrd: l'Arctique, en 1947, l'Antarctique, en 1956. L'explorateur étatsunien s'aventura sur une distance de 2700 kilomètres au-delà du pôle Nord et de 2700 kilomètres au-delà du pôle Sud, pénétrant dans un territoire inconnu, libre de glace, qui s'étendait à l'intérieur des dépressions polaires. Ce territoire n'est mentionné sur aucune carte. La véritable signification des découvertes de l'amiral Byrd fut étouffée dans l'œuf. On ne lui donna pas l'attention qu'elle méritait, jusqu'au moment où Giannini et Palmer s'emparèrent de l'affaire. Nous expliquerons plus loin pourquoi cette information n'atteignit pas le public. Une information qui pourtant concerne une des plus grandes découvertes géographiques de toute l'histoire, plus grande peut-être que la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, car si ce dernier découvrit un nouveau continent, Byrd, lui, découvrit un Nouveau Monde d'une superficie égale, ou peut-être même supérieure à celle de nos cinq continents réunis.

La découverte de Byrd est ftappée aujourd'hui d'un top secret international. Après le message radio qu'il envoya de son avion, et un bref communiqué de presse, toute nouvelle importante sur le sujet fut soigneusement supprimée par les agences gouvernementales. Il y avait une raison importante à cela.

L'explomteur ne passa pas au-dessus du pôle Nord pour continuer ensuite son vol de 2700 kilomètres vers le sud. Sinon, il aurait rencontré un territoire pris dans les glaces. Au contraire, la terre qu'il survolait n'avait ni glace ni neige, elle était dotée d'un climat chaud, et on pouvait apercevoir des forêts, des montagnes, des lacs, une végétation verte, et même des traces de vie animale. Cette nouvelle terre INCONNUE survolée par l'amiral étatsunien pendant 2700 kilomètres n'est mentionnée sur aucune carte. Et pourtant elle existe, à l'intérieur de l'ouverture polaire.

Pourquoi alors les États-Unis n'envoyèrent-ils pas d'autres expéditions vers ce nouveau monde? Pourquoi une découverte de cette importance fut-elle complètement oubliée? Pourquoi cette apathie ?

L'explication est évidente. C'était l'intérêt du gouvernement étatsunien de se taire, de ne rien dévoiler au monde. 'D'autres pays, alléchés par des perspectives de conquêtes, pouvaient mettre sur pied des expéditions belliqueuses. L'Union soviétique, par exemple.

Cependant, maintenant que le secret a été dévoilé par Giannini, Palmer et d'autres, qu'il est arrivé à la connaissance du public, plus rien ne s'oppose à ce que le problème soit examiné avec toute l'attention qu'il mérite.

Il faut espérer qu'une expédition sérieuse sera entreprise par un pays neutre et pacifiste, et qu'un contact pourra être établi avec cette super-civilisation qui s'est développée, LÀ-BAS, au-delà des pôles, et dont les soucoupes volantes sont la preuve évidente de sa supériorité dans le domaine scientifique. Peut-être l'évolution et la sagesse de cette race nous sauveront-elles de l'anéantissement? Peut-être alors une future guerre nucléaire pourra-t-elle être évitée? Un nouvel Âge s'instaurera sur Terre, un âge de paix, et toutes les armes nucléaires seront interdites par un gouvernement mondial représentant tous les peuples de la Terre.

La Terre creuse Page 10

Chapitre 1

I. La découverte mémorable de l'amiraI Byrd

 









(La plus grande découverte géographique de l'histoire humaine)

« Ce continent enchanté dans le ciel. terre de l'éternel Mystère! »

« J'aimerais voir cette terre au-delà du pôle, cette terre qui est le centre du Grand Inconnu. » Les deux citations ci-dessus ont été faites par le plus grand explorateur des temps modernes, le vice amiral Richard E. Byrd, de la Marine des États-Unis. Elles ne peuvent être comprises, et elles n'ont aucun sens, si on se réfère aux vieilles théories géographiques selon lesquelles la Terre est une sphère solide avec un noyau brûlant, dont les deux pôles sont des points fixes.

Si tel était le cas, et si l'amiral Byrd avait volé pendant 2700 et 3700 kilomètres respectivement au­dessus des pôles Nord et Sud, en direction des terres glacées qui s'étendent de l'autre côté, et dont la géographie est très bien connue, il serait incompréhensible qu'il ait qualifié ce territoire de « Grand Inconnu ». Il n'aurait eu aucune raison non plus d'utiliser une expression comme « Terre de l'éternel Mystère ». Byrd n'était pas un poète, et ce qu'il décrivait était exactement ce qu'il observait de son avion. Au cours de ce vol Arctique de 2700 kilomètres au-delà (et non au-dessus) du pôle Nord, Byrd relata par radio qu'il voyait au­dessous de lui non de la glace et de la neige, mais des paysages divers où apparaissaient des montagnes, des forêts, une végétation luxuriante, des lacs et des rivières. L'explorateur aperçut même dans les broussailles un étrange animal ressemblant à un mammouth. Il était entré, de toute évidence, dans une région plus chaude que celle qui s'étend du pôle à la Sibérie. Au-delà... et non au-dessus.

La seule manière d'interpréter convenablement les déclarations énigmatiques de Byrd est d'écarter la conception traditionnelle de la fonnation de la Terre, et d'en accueillir une nouvelle montrant que les extrémités arctique et antarctique ne sont pas convexes, mais concaves. Dès lors, on comprend mieux la signification de ce voyage extraordinaire au-delà des pôles. Byrd ne franchit pas les pôles, au sens ordinaire du terme, il ne passa pas au-dessus pour gagner l'autre côté, côté bien connu comme nous l'avons dit, mais il entra tout simplement dans les concavités polaires qui s'ouvrent sur l'intérieur creux de la Terre, là où règne un climat tropical et où se développe une vie végétale, animale et humaine. C'est cela le « Grand Inconnu» dont parle Byrd, non cette étendue de neige et de glace située de l'autre côté du pôle Nord et qui s'étend jusqu'aux pointes extrêmes de la Sibérie. .

Sur aucune carte.

La nouvelle théorie géographique présentée dans ce livre pour la première fois rend compréhensibles les étranges paroles de Byrd. Elle montre que le grand explorateur n'était pas un rêveur, comme pourraient le penser les tenants de la science orthodoxe. Byrd était entré dans un territoire absolument « nouveau» parce qu'il ne se trouvait sur aucune carte, et il ne se trouvait sur aucune carte parce que toutes les cartes ont été faites sur la base de cette croyance dans une Terre sphérique et pleine. Étant donné que pratiquement toutes les régions situées sur cette sphère ont été explorées et recensées, il ne pouvait y avoir de place sur de telles cartes pour le territoire découvert par Byrd.

Si notre conception d'une Terre concave à ses deux extrémités est correcte - ce que nous allons tenter de prouver - alors le pôle Nord et le pôle Sud n'existent pas ! Ils se situeraient, en effet, entre ciel et terre, au centre des ouvertures polaires, et non à la surface.

Cette opinion fut exprimée pour la première fois par l'écrivain étatsunien William Reed dans son livre Fantôme des pôles, publié en 1906. En 1920 paraissait un autre ouvrage, écrit par Marshall B. Gardner

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Voyage à l'intérieur de la Terre, ou Les pôles ont-ils été vraiment découverts? Dans ce livre, Gardner exprimait le même point de vue que Reed, et, chose étrange, arrivait aux mêmes conclusions sans avoir eu connaissance de l'œuvre de son prédécesseur. Reed et Gardner soutenaient tous les deux que la Terre est creuse, ouverte aux pôles, et qu'à l'intérieur vit une vaste population de millions d'habitants, représentant une civilisation avancée. Voilà probablement le « Grand Inconnu» auquel Byrd faisait allusion.

La géographie de l'Antarctique est connue, et pourtant..

En janvier 1956, l'amiral Byrd entreprenait une autre exploration, cette fois dans l'Antarctique, et parcourait 3700 kilomètres au-delà au pôle Sud. Le terme « au-delà », comme nous l'avons déjà souligné, est très significatif et embarrassera ceux qui s'en tiennent à l'ancienne conception d'une Terre compacte. Il concernerait alors la région située de l'autre côté du continent antarctique, et, plus loin, de l'Océan, mais dans ce sens ce ne serait plus « un nouveau et vaste territoire », et l'expédition qui l'a découverte ne saurait être non plus qualifiée de « la plus importante de l'histoire du monde ». La géographie de l'Antarctique est parfaitement connue, et l'amiral Byrd n'y a rien apporté de bien nouveau. Alors pourquoi aurait-il fait des déclarations apparemment vagues et sans fondement ? Pourquoi aurait-il pris le risque de ternir sa réputation de grand explorateur et de perdre la face devant le monde en lançant des affirmations gratuites?

La seule réponse logique est fournie par la théorie de la Terre creuse. Elle seule donne un sens aux déclarations de Byrd et permet de ne pas le considérer comme un visionnaire qui aurait été victime de mirages polaires.

Au retour de son expédition dans l'Antarctique, le 13 mars 1956, Byrd observa : « La présente expédition a ouvert une nouvelle et vaste terre. » Le mot « terre » est significatif. Il n'aurait pu se rapporter à une quelconque partie du continent antarctique qui est un bloc de glace et ne contient pratiquement pas de « terre ». Et puis si Byrd avait découvert un nouveau territoire dans l'Antarctique, il l'aurait revendiqué au nom du gouvernement des États-Unis, et son nom serait resté attaché à cette découverte, comme cela a été le cas d'autres explorateurs.

Nous ne trouvons rien de pareil au crédit du grand explorateur. Nous pouvons donc en conclure que son expédition de 1956 au-delà du pôle Sud survola une région sans neige ni glace, semblable à celle qu'il avait déjà aperçue au pôle Nord, région couverte de végétation et de forêts, dotée d'une vie animale, et qui ne se trouve nulle part sur le continent antarctique.

Une île dans le ciel

L'année suivante, en 1957, avant sa mort, Byrd évoqua « ce continent enchanté dans le ciel, terre de l'éternel mystère ». Il n'aurait pas usé de ces termes s'il avait fait allusion à la partie glacée de l'Antarctique qui s'étend de l'autre côté du pôle Sud. Les mots « éternel mystère» se rapportent manifestement à autre chose. Quant à « ce continent enchanté dans le ciel », il signifie qu'une étendue de terre, et pas seulement de glace, se reflétait dans le ciel comme dans un miroir. Ce phénomène étrange a été observé par de nombreux explorateurs polaires qui parlent « d'île dans le ciel» ou de « ciel d'eau », suivant que le ciel reflète de la terre ou de l'eau. Si Byrd avait vu le reflet de l'eau ou de la glace, il n'aurait pas employé le mot « continent » et encore moins qualifié ce continent d' « enchanté ». Pourquoi « enchanté» ? Parce que, suivant les conceptions géographiques traditionnelles, ce continent reflété dans le ciel ne pouvait pas exister.

Les soucoupes volantes viennent de l'intérieur de la Terre.

Nous allons maintenant citer Ray Palmer, rédacteur en chef de Soucoupes volantes, expert en la matière, convaincu que les découvertes de l'amiral Byrd aux deux pôles offient une explication sur l'origine des soucoupes volantes. Ray Palmer croit, en effet, que les engins volants non identifiés ne viennent pas d'autres planètes, mais de l'intérieur de la Terre, où existe une civilisation très en avance sur la nôtre en matière d'aéronautique, utilisant les soucoupes volantes pour leurs voyages aériens, et se propulsant à la surface de la Terre par l'intermédiaire des ouvertures polaires.

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Voici comment Palmer explique son point de vue

« La Terre est-elle bien connue? N'existe-t-il aucun endroit sur Terre qui pourrait nous fournir une explication possible sur l'origine des soucoupes volantes? Il y en a deux. Ils se trouvent dans l'Arctique et dans l'Antarctique.

« Les deux vols de l'amiral Byrd aux pôles prouvent que la configuration de notre globe dans ces régions a quelque chose« d'étrange ». Byrd s'envola vers le pôle Nord, mais ne s'y arrêta pas. Il continua au-delà, sur une distance de 2700 kilomètres, puis fut obligé de rebrousser chemin, car sa réserve d'essence diminuait. Comme l'appareil progressait au-delà du pôle, apparurent des régions libres de glace, avec des lacs et des montagnes couvertes d'arbres, et même à un moment un animal monstrueux qui ressemblait à un mammouth de l'Antiquité. Tout cela fut rapporté par les occupants de l'avion. Pendant presque la totalité du voyage, l'appareil survola un paysage de montagnes, de forêts, de lacs et de rivières.

« Quel était ce pays inconnu ? Est-ce que Byrd en naviguant plein nord était entré dans l'intérieur creux de la Terre à travers l'ouverture polaire ?

« Avec la dernière expédition de Byrd au pôle Sud, nous pénétrons une fois de plus dans une région mystérieuse et inconnue, dont il n'est fait mention sur aucune carte. Et une fois de plus, après la première annonce de l'événement, c'est le silence total. Des millions de gens apprennent la chose - et quelle chose ! Elle mériterait au moins quelques commentaires. Mais rien ! La curiosité du public s'aiguise... dans le vide. On se heurte à un mur. Vraiment étrange... .

« Et pourtant les faits sont là. Aux deux pôles existent de vastes étendues de terre inconnues, apparemment habitables, dont la superficie peut à peine être calculée. Cette superficie doit être énorme, peut­être aussi grande que celle des États-Unis tout entiers en ce qui concerne le pôle Nord, et encore plus grande au pôle Sud.

« Les soucoupes volantes pourraient venir de ces deux terres inconnues " au-delà des pôles ". Notre opinion est que l'existence de ces terres ne peut être réfutée par personne, si l'on veut bien considérer sans préjugés les faits que nous venons d'énoncer. »

Voilà ce que dit Ray Palmer. Et une fois de plus la question essentielle est posée. Si l'amiral Byrd a proclamé devant tous que son expédition au pôle Sud était « la plus importante de l'histoire du monde », et si, au retour, il a ajouté : « La présente expédition a ouvert une nouvelle et vaste terre », par quel phénomène étrange et inexplicable une telle découverte est-elle pratiquement entrée dans l'oubli ? Des raisons politiques.

Il n'y a qu'une seule réponse rationnelle à ce mystère. Après la brève annonce publiée dans la presse étatsunienne, et basée sur le rapport radio de Byrd, toute publicité ultérieure a été supprimée par le gouvernement, pour qui Byrd travaillait, et qui avait des raisons politiques importantes à cacher cette découverte. Car les terres étranges survolées par l'amiral aux deux pôles sur une distance totale de 6400 kilomètres sont probablement aussi grandes que l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud réunies. Et il est évident que le gouvernement des États-Unis a craint qu'un autre pays n'entreprenne des vols similaires et n'aille plus loin, jusqu'à revendiquer ces territoires pour son propre compte.

« Considérant tout cela, écrit Ray Palmer, il n'est pas étonnant que les nations du monde entier se soient soudain vivement intéressées aux régions polaires - et particulièrement à l'Antarctique - et qu'elles aient entrepris des explorations de grande envergure. »

Cette terre, centre du mystère.

Palmer estime que le nouveau territoire découvert par Byrd, et qui n'est mentionné sur aucune carte, se trouve à l'intérieur, et non à l'extérieur de notre globe. C'est pour cela que le grand explorateur l'a appelé « le Grand Inconnu ».

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Après avoir discuté de la signification du terme « au-delà"» employé par Byrd, et non « au-dessus» ou « au travers » des pôles, Palmer conclut que la terre inconnue de Byrd se situe à l'intérieur des concavites polaires, et qu'elle jouit d'un climat chaud puisqu'on y découvre une végétation verte et une vie animale.

Voici ce qu'écrit encore Ray Palmer sur la question

« En février 1947, l'amiral Richard E. Byrd fit la déclaration suivante: «J'aimerais voir cette terre au­
delà du pôle. Cette terre qui est le centre du Grand Inconnu. »
« Des millions de gens lurent cette déclaration dans leurs journaux quotidiens. Des millions de gens se passionnèrent pour le vol de Byrd au-delà du pôle Nord. Des millions de gens entendirent la description radiodiffusée du vol, qui fut publiée aussi par les journaux.

« De quelle terre était-il question ? Regardez une carte. Calculez les distances de tous les points connus Sibérie, Spitzberg, Alaska, Canada, Finlande, Norvège, Groenland, Islande... Ils sont à peu près tous à moins de 2 700 kilomètres du pôle. Et pourtant Byrd n'a survolé aucune terre connue. Ce qu'il a découvert, il l'a nommé lui-même « le Grand Inconnu ». Et combien grand, en effet ! Car après 2 700 kilomètres de vol, il fut contraint de faire demi-tour par manque d'essence, et à ce moment il était loin d'avoir atteint les limites de ce territoire. TI n'aurait dû voir au-dessous de lui qu'un océan en partie bloqué par les glaces. Au lieu de cela, il survola des montagnes couvertes de forêts!

« De forêts!

« Incroyable ! L'extrême limite des régions boisées se situe assez bas dans l'Alaska, le Canada et la Sibérie. Au nord de cette ligne, aucun arbre ne pousse ! Ce qui veut dire que, logiquement, tout autour du pôle Nord, on ne doit apercevoir le plus petit arbre dans un rayon de 2 700 kilomètres!

« Alors ?

« Alors il faut croire que l'amiral Byrd a bien pénétré dans cette terre au-delà du pôle, cette terre qu'il désirait tant voir parce qu'elle était le centre du mystère.

Un problème de navigation.

« Pourtant, aujourd'hui, on ne trouve fait mention nulle part de cette terre mystérieuse. Pourquoi ? Le raid accompli par Byrd en 1947 était-il une fiction ?Les journaux ont-ils tous menti? Menti aussi le radio qui émettait de l'avion de Byrd?

« Non, l'amiral Byrd a bien volé au-delà du pôle. « Au-delà?

« Que voulait dire l'amiral quand il a employé ce mot? Comment est-il possible d'aller" au-delà " du pôle ? Réfléchissons un instant. Imaginons que nous soyons transporté d'un coup de baguette magique au point exact du pôle Nord magnétique. Nous y arrivons instantanément, sans savoir de quelle direction nous venons. Tout ce que nous savons, c'est que nous voulons aller du pôle au Stipzberg. Mais où est le Spitzberg ? Quelle direction devons-nous prendre? Celle du Sud, bien sûr ! Mais quel Sud ? Du pôle Nord, toutes les directions vont vers le Sùd !

« C'est un simple problème de navigation. Toutes les expéditions polaires, terrestres, maritimes, ou aériennes, ont dû faire face à ce problème. Ou bien elles doivent revenir sur l~urs pas, ou bien il leur faut découvrir quelle direction vers le Sud est la bonne, et cela quel que soit l'objet de la destination. Le problème est résolu de la façon suivante : on choisit une direction au hasard, n'importe laquelle, et on avance d'une vingtaine de milles; puis on s'arrête, on fait le point à l'aidé des étoiles et de la boussole (l'aiguille aimantée n'est plus dirigée vers le bas mais vers le pôle Nord magnétique), et on trace la route sur la carte. Si on veut aller au Spitzberg, pour reprendre notre exemple, c'est alors facile de prendre la bonne direction vers le Sud.

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« L'amiral Byrd, lui, n'a pas suivi ce procédé traditionnel de navigation. Une fois le pôle atteint, il continua sa route plein Nord sur une distance de 2700 kilomètres. Et aussi étrange que cela paraisse, il a atteint cette « terre au-delà du pôle » qui, jusqu'à ce jour, si nous consultons les archives des journaux, des livres, de la radio et de la télévision, n'a jamais plus été explorée.

« Cette terre, sur les cartes actuelles, ne peut pas exister. Et pourtant.. elle existe, comme nous venons de le voir. Il faut donc en conclure que les cartes actuelles sont inexactes, incomplètes, et ne donnent pas une véritable image de l'hémisphère Nord.

« Quoi qu'il en soit, il ne fait aucun doute pour nous qu'a été localisée dans le Nord une vaste étendue de terre - le centre du Grand Inconnu - dont les 2700 kilomètres parcourus par Byrd ne sont qu'une infime partie. »

Un black-out étrange,

Une découverte aussi importante aurait dû être universellement connue. Seulement voilà, comme nous l'avons dit, le gouvernement étatsunien fit le black-out total sur cette affaire, et il y réussit si bien qu'elle était pratiquement oubliée lorsque Giannini s'avisa de la mentionner dans son livre : Mondes au-delà des pôles, publié à New York en 1959. Mais là encore, par quelque étrange et obscure raison, le livre de Giannini ne reçut pas la publicité qu'il méritait et n'atteignit pas le grand public.

Cependant, à la fin de cette même année 1959, Ray Palmer prit connaissance de cet ouvrage, et il fut tellement impressionné par l'aventure fabuleuse de Byrd qu'il en parla aussitôt dans son magazine Soucoupes volantes, largement distribué dans tous les États-Unis. L'information parut dans le numéro de décembre 1959. À la suite de quoi se produisit une série d'incidents bizarres indiquant que des forces secrètes étaient à l'œuvre pour couper court à cette information et l'empêcher d'atteindre la grande masse des lecteurs. Quelles étaient ces forces secrètes ? Et quelles raisons particulières pouvaient-elles avoir de faire obstacle à une telle publication ? La réponse est facile : ces forces étaient les mêmes que celles qui avaient opéré au lendemain de la découverte de Byrd, et elles avaient les mêmes raisons de s'opposer à tous commentaires concertant cette découverte.

Les révélations de Palmer sur les découvertes de Byrd dans l'Arctique et l'Antarctique donnèrent pour la première fois une large publicité à l'extraordinaire aventure de l'explorateur. Elles avaient une portée plus grande que les chapitres que leur avait consacrés

Giannini dans un livre au tirage restreint et qui n'avait bénéficié d'aucun lancement. C'est pour cela qu'on chercha à stopper leur divulgation sur une grande échelle.

Des incidents bizarres.

Le numéro de Soucoupes volantes, daté de décembre 1959, était prêt à être distribué aux abonnés et mis en vente dans les kiosques, lorsqu'il fut retiré mystérieusement de la circulation. Quand la camionnette venant de l'imprimerie avec les paquets de magazines arriva chez l'éditeur, on n'y trouva plus le moindre exemplaire. Elle était vide ! L'éditeur téléphona à l'imprimeur. Qu'est-ce que cela voulait dire ? L'imprimeur chercha dans ses papiers, mais ne trouva aucun récépissé prouvant que l'expédition avait été faite. Le tirage de ce numéro ayant été payé, l'imprimeur fut prié de remettre les presses en marche et de faire un nouveau tirage. Mais, coïncidence étrange, les clichés étaient en si mauvais état qu'une réimpression immédiate était impossible.

Où étaient passés les milliers d'exemplaires qui avaient été imprimés ? Pourqùoi n'avait-on pas retrouvé le bon d'expédition ? S'il avait été égaré, et si les magazines avaient été envoyés à une mauvaise adresse, ils auraient dû être retournés à l'expéditeur. Or, ils ne le furent pas.

Résultat : 5000 abonnés ne reçurent pas le magazine. Un distributeur qui avait 750 exemplaires à vendre fut porté disparu, et les 750 exemplaires s'évanouirent avec lui. Les magazines avaient été envoyés avec prière de les retourner en cas de non réception. On ne les revit jamais. Bref: ce fameux numéro de

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décembre 1959 disparut complètement. Néanmoins, plusieurs mois après, il était réimprimé et envoyé aux abonnés.

Quelle bombe contenait donc ce magazine? Simplement - et c'était beaucoup - un compte rendu du vol de l'amiral Byrd au-delà du pôle Nord, en 1947. C'était suffisant pour le faire considérer comme dangereux par les forces occultes qui tentaient de maintenir à tout prix le black-out sur les découvertes de Byrd.

La théorie de Giannini

De larges passages du livre de Giannini, Mondes au-delà des pôles, étaient cités dans le magazine. Voici ce qu'écrit Giannini

« Depuis le 12 décembre 1929, les expéditions polaires de la Marine U.S. ont constaté l'existence d'une terre indéterminée au-delà des pôles.

«Le 13 janvier 1956, alors que ce livre était en préparation, une unité de l'Air D.S. pénétrait sur une distance de 3700 kilomètres au-delà du pôle Sud, qu'on supposait être le bout du monde. Pour des raisons majeures, cette randonnée mémorable fut négligée par la presse qui se contenta de la mentionner brièvement.

« Les États-Unis, ainsi qu'une trentaine d'autres nations, préparèrent des expéditions polaires sans précédent au cours des années 1957-1958, ayant pour objectif de pénétrer dans cette terre au-delà des pôles. Lorsqu'en 1926 j'avais émis l'idée d'une terre inconnue située dans les hémisphères Nord et Sud, la presse avait décrété que cette affirmation était encore " plus audacieuse que tout ce que Jules Verne avait jamais imaginé". »

Et il est vrai, en effet, que le monde scientifique ne prêta aucune attention à l'étrange et révolutionnaire théorie géographique que Giannini présentait dans son livre. On l'ignora, on la considéra corinne une fantaisie sans fondement, un délire relevant de la science-fiction. Et pourtant... Et pourtant les déclarations de l'amiral Byrd n'ont de sens que si on veut bien accepter cette théorie.

Giannini écrit :

« Les extrémités nord et sud de la Terre n'ont pas de fin réelle. On ne peut pas en faire le tour, au sens propre du terme. Cependant certains vols qualifiés d' " autour du monde " ont contribué à entretenir dans l'opinion l'idée fausse que la Terre peut être " circumnaviguée 2" au nord et au sud.

« Franchir le pôle Nord et revenir vers la zone tempérée, sans en faire le tour, est une chose impossible à réaliser. Il en est de même pour le pôle Sud. « L'existence de mondes au-delà des pôles a été confirmée par les explorations polaires U.S. au long des trente dernières années. La plus importante étant celle du plus vieil explorateur du monde, le vice amiral Richard E. Byrd. »

On n'a jamais survolé le pôle.

Commentant les déclarations de Giannini sur l'impossibi1ité de continuer plein nord après le pôle et d'atteindre l'autre côté de la Terre (ce qui serait le cas si la Terre était convexe au lieu d'être concave au pôle), Ray Palmer écrit dans son magazine.

« Beaucoup de lecteurs croient que des vols commerciaux franchissent continuellement le pôle et passent de l'autre côté de notre globe. Cela n'est pas vrai, bien que les officiels des lignes aériennes, quand on les questionne, prétendent le contraire. Et pourquoi n'est-ce pas vrai ? Parce qu'interviennent des manœuvres de navigation qui éliminent automatiquement tout vol en ligne droite au-delà du pôle.

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2 Circumnavigation : voyage maritime (aérien) autour d'un continent. (NA.T.)

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« En examinant le trajet des vols à travers les régions polaires, nous nous apercevons que ce trajet contourne toujours le pôle, ou passe à côté, mais qu'il ne le survole jamais. N'est-ce pas étrange? Il ne fait aucun doute que si on annonçait un vol passant directement au-dessus du pôle Nord, il attirerait un grand nombre de passagers désireux d'éprouver une sensation nouvelle. Or, chose bizarre, aucune ligne aérienne n'a jamais offert un tel vol. Tous les itinéraires passent à côté de ce point stratégique. Pourquoi? Ne serait­ce pas parce que, si le pôle était vraiment franchi, l'avion, au lieu d'aborder l'autre côté du globe, s'enfoncerait dans cette terre au-delà du pôle, " le centre du Grand Inconnu ", comme l'appelait Byrd? »

Palmer suggère qu'une expédition avançant toujours plein nord devrait être organisée, reconstituant le trajet de l'amiral Byrd, et continuant sur sa lancée jusqu'à ce que soit atteint l'intérieur creux de la Terre. Apparemment, cela n'a jamais été tenté. Et pourtant la Marine des États-Unis possède dans ses archives un compte rendu des vols et des découvertes de Byrd. Peut-être faut-il chercher la raison de cet oubli dans la nouvelle conception géographique de la Terre au niveau des régions polaires. Conception qu'il est nécessaire d'accepter pour pouvoir donner toute leur signification aux découvertes de Byrd. Et comme, évidemment les chefs de la Marine n'attachent pas une grande importance à cette théorie - quand ils ne l'ignorent pas -, il leur a été difficile d'apprécier à leur juste et réelle valeur les rapports de l'amriral.

Ce qu'a dit plus haut Palmer, concernant les routes aériennes commerciales qui ne passent pas au­dessus du pôle Nord, semble fondé à la lumière des nouvelles découvertes soviétiques sur le pôle magnétique.

Les Russes ont trouvé que le pôle magnétique n'était pas un point, mais une ligne. Cette ligne, nous pensons, quant à nous, qu'elle est circulaire et qu'elle délimite les bords de la concavité polaire. De sorte que n'importe quel point sur ce cercle pourrait être identifié au pôle Nord magnétique. Il serait alors impossible aux avions de traverser le pôle Nord, celui-ci se situant au centre de la dépression polaire, et non à la surface de la Terre. En effet, quand les pilotes croient atteindre le pôle Nord, après avoir fait les corrections habituelles de navigation, ils se trouvent en réalité sur le bord de la concavité polaire, là où se tient le pôle magnétique.

Une technique de vol pour entrer dans la dépression polaire,

Se référant à l'ouvrage de Giannini, Palmer commente

« Ce livre étrange nous fournit la preuve définitive que la Terre revêt une forme étrange aux pôles. Elle n'est pas nécessairement creuse d'un bout à l'autre, mais se présente un peu comme un beignet qui aurait beaucoup gonflé en cuisant et laisserait apparaître une profonde dépression à chaque extrémité.

« Aucun être humain n'a jamais volé directement au-dessus du pôle Nord et continué tout droit. Moi, je pense que ce devrait être fait, et fait immédiatement. Et je voudrais être sûr qu'un tel vol ne se terminerait pas dans une des régions environnant le pôle, exactement à l'opposé du point de départ. Il serait utile d'apporter un soin particulier à la technique de navigation. Premier point : éliminer la boussole ou la triangulation sur les cartes existantes, et utiliser uniquement le gyrocompas qui permet de garder une direction droite, constante et invariable depuis l'instant du décollage jusqu'à celui de l'atterrissage. Et pas seulement un gyrocompas à plan horizontal, mais un aussi à plan vertical (une fois entré dans l'ouverture polaire). Voilà un point positif, indiscutable.

« On sait qu'un gyrocompas horizontal, comme il en existe actuellement, permet à un avion de gagner continuellement de la hauteur à mesure que la Terre décrit une courbe au-dessous de lui. Or, suivant notre théorie de la dépression polaire, cela signifierait que lorsqu'un avion entre dans cette dépression le gyro­compas devrait indiquer une augmentation d'altitude plus importante que celle qu'il enregistrerait normalement, cette différence étant attribuable à la courbure intérieure de la Terre au pôle. Si l'avion poursuit sa route vers le Nord, cette augmentation d'altitude ira croissant ; mais si, par contre, l'appareil essaie de se maintenir à la même hauteur, il suivra la courbe interne de la dépression polaire et plongera dans le creux intérieur de la Terre. »

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Une série d'articles de Giannini.

Voici maintenant ce qu'écrivit Giannini à un lecteur de Soucoupes volantes qui lui demandait certaines précisions "

« Le bureau de la Recherche navale de New York avait aimablement accordé à l'auteur la pennission d'envoyer un message radio à l'amiral Byrd, message adressé à sa base arctique en février 1947, et lui souhaitant bonne chance.

« L'amiral Byrd venait d'annoncer dans la presse" J'aimerais voir la terre au-delà du pôle. Cette terre est le centre du Grand Inconnu. " À la suite de cela, Byrd et un corps expéditionnaire effectuèrent un vol de sept heures sur une distance de 2700 kilomètres au-delà du pôle Nord considéré comme le " bout " de la Terre.

« En janvier 1947, avant le fameux vol, l'auteur réussit à vendre une série d'articles à une agence internationale de presse, et cela uniquement en donnant l'assurance au directeur de l'agence que Byrd irait véritablement au-delà de ce point fictif qu'est le pôle.

« Le résultat ne se fit pas attendre. Dès que les articles parurent dans la presse, le bureau des Renseignements de la Marine rendit visite à l'auteur. Cette enquête prouvait en tout cas une chose : que les théories révolutionnaires de l'auteur n'étaient pas aussi fantaisistes qu'on voulait bien le croire, et qu'elles trouvaient une confirmation définitive dans le vol de Byrd.

« Plus tard, en mars 1958, l'auteur prononça une allocution radiophonique dans le Missouri, dans laquelle il soulignait l'importance de la découverte de l'amiral Byrd. »

Évoquant les comptes rendus de la presse new-yorkaise sur l'expédition de Byrd de février 1947, Giannini écrit :

« Ces dépêches, décrivant le vol de Byrd au-dessus de terres et de lacs d'eau douce, se multiplièrent jusqu'au moment où une censure stricte fut imposée de Washington. »

À la porte du Royaume intérieur de la Terre.

Un autre écrivain étatsunien s'intéressant aux UFOs, Michael X, impressionné par les découvertes de Byrd, arriva à la conclusion que les soucoupes volantes venaient d'une civilisation avancée à l'intérieur de la Terre. Byrd en avait visité les zones limitrophes. Michael X décrit ainsi le voyage de Byrd :

« Il y avait une étrange vallée au-dessous d'eux. Cette vallée, bizarrement, n'était pas couverte de glace, comme cela aurait dû être le cas. Elle était verte et luxuriante. Il y avait des montagnes avec d'épaisses forêts, de l'herbe grasse et des broussailles. Encore plus stupéfiant, un immense animal fut observé, avançant dans ces broussailles. Dans une région de glace, de neige et de froid intense, c'était à peine croyable.

« Quand l'amiral entra dans ce territoire inconnu, où se trouvait-il "en réalité? À la lumière des théories de Marshall Gardner, on peut répondre qu'il était précisément à la porte du Royaume intérieur de la Terre.

« L'Alaska et le Canada ont fourni ces derniers temps un grand nombre de témoignages de gens qui avaient aperçu des soucoupes volantes. Y a-t-il un rapport avec la " terre au-delà du pôle " - ce territoire inconnu situé à l'intérieur de notre globe? "

« Nous pensons que si les soucoupes volantes sortent de l'intérieur de la Terre, et y retournent en passant par les ouvertures polaires, il est logique qu'elles soient aperçues d'une manière beaucoup plus fréquente par les habitants de l'Alaska et du Canada, ces pays étant évidemment très proches du pôle. »

L'Oasis de Bunger.

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Les observations ci-dessus - qui font état d'une forte concentration de soucoupes volantes dans la région. arctique - correspondent à de semblables observations faites par Bender et Jarrold dans l'Antarctique. Certains experts pensent d'ailleurs que l'Antarctique sert de base d'atterrissage aux UFOs. Quoi qu'il en soit, suivant la théorie développée dans le présent ouvrage, une chose est sûre : c'est par les ouvertures polaires qu'on peut avoir accès au Monde intérieur de la Terre, c'est donc par là que passent les soucoupes volantes qui sont les super-engins aériens de ce monde. Aimé Michel, dans sa théorie de la « ligne droite », prouve que les soucoupes volantes ont presque toutes le même type de vol, suivant une direction nord-sud. Ce qui confirmerait encore, s'il en était besoin, leur origine polaire.

En février 1947, à peu près à l'époque où l'amiral Byrd accomplissait son vol mémorable au-delà du pôle Nord, une importante découverte était faite dans l'Antarctique, celle de « l'Oasis de Bunger ». .

Le capitaine David Bunger était aux commandes d'un des six grands appareils de transport utilisés par la Marine étatsunienne pour « l'Opération High-jump » (1946-1947). Il avait quitté la base de Shackleton, près de la Côte de la Reine Marie, dans la Terre de Wilkes, et il volait vers l'intérieur du continent antarctique, lorsque, à environ 6 kilomètres du littoral, il aperçut une région sans glace, avec des lacs.

Ces lacs étaient de différentes couleurs. Cela allait du rouge sombre au bleu profond, en passant par le vert. Ils avaient tous plus de 4 kilomètres de longueur. L'eau était plus chaude que dans l'océan. Bunger put le vérifier en posant son hydravion sur l'un de ces lacs. La grève était en pente douce.

L'oasis représentait grossièrement un carré. Au-delà, c'était une étendue sans fin de neige éternelle et de glace. Deux des côtés de l'oasis se dressaient à près de trente mètres de hauteur et étaient constitués de grands murs de glace. Les deux autres côtés étaient moins abrupts.

La présence d'une telle oasis en plein Antiaictique semblerait indiquer dans cet endroit précis des conditions de températures plus clémentes. Tel qu'il en existerait si l'oasis se trouvait justement dans la dépression polaire sud ! On peut difficilement expliquer autrement les choses. Dire que cela résulte d'une activité volcanique souterraine n'est pas une réponse satisfaisante. Ce territoire sans glace représente une surface d'environ 600 kilomètres carrés, étendue trop importante pour être affectée par une source de chaleur volcanique. Les courants de vent chaud en provenance de l'intérieur de la Terre sont une meilleure explication.

Ainsi, Byrd dans l'Arctique et Bunger dans l'Antarctique ont découvert à peu près à la même époque des régions bénéficiant d'une température presque chaude. Mais ils n'ont pas été les seuls.

Il y a quelque temps, un journal de Toronto, le Globe and Mail, publiait une photo d'une vallée verdoyante, prise par un aviateur dans la région arctique. Évidemment, l'aviateur avait pris le cliché en vol et n'avait pas cherché à atterrir. C'était une belle vallée avec des collines vertes, appartenant certainement à ce même territoire que Byrd avait visité au-delà du pôle. Cette photo fut publiée en 1960.

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Récit d'un voyage à l'intérieur de la Terre.

Autre confirmation de la découverte de l'amiral, les relations d'individus affirmant qu'ils étaient entrés dans la dépression polaire nord (comme beaucoup d'explorateurs de l'Arctique le firent sans le savoir) et avaient atteint le Monde souterrain dans l'intérieur creux de la Terre. .

Le Dr Nephi Cottom, de Los Angeles, a rapporté qu'un de ses patients, un homme d'origine nordique, lui avait fait le récit suivant :

« J'habitais près du cercle arctique, en Norvège. Un été, je décidai avec un ami de faire un voyage en bateau et d'aller aussi loin que possible dans le Nord. Nous fîmes donc une provision de tiourriture pour un mois et primes la mer. Nous avions un petit bateau de pêche muni d'une voile, mais aussi d'un bon moteur.

« Au bout d'un mois, nous avions pénétré très avant dans le Nord, et nous avions atteint un étrange pays qui nous surprenait par sa température. Parfois il faisait si chaud la nuit que nous n'arrivions pas à dormir.

(Les explorateurs arctiques qui se sont enfoncés dans les régions polaires ont fait de semblables observations sur ces hausses de température qui parfois les poussaient à ôter leurs lourds vêtements chauds. - L'AUTEUR.)

« Nous vîmes plus tard quelque chose de si étrange que nous en restâmes muets de stupeur. En pleine mer, devant nous, se dressait soudain une sorte de grande montagne dans laquelle, à un certain endroit, l'océan semblait se déverser ! Intrigués, nous continuâmes dans cette direction, et nous nous trouvâmes bientôt en train de naviguer dans un vaste canon qui conduisait au centre du globe. Nous n'étions pas au bout de nos surprises. Nous nous rendîmes compte un peu plus tard qu'un soleil brillait à l'intérieur de la Terre!

« L'océan qui nous avait transportés au creux de la Terre se rétrécissait, devenait graduellement un fleuve. Et ce fleuve, comme nous l'apprimes plus tard, traversait la surface interne du globe d'un bout à l'autre, de telle sorte que si on en suivait le cours jusqu'à son terme on pouvait atteindre le pôle Sud.

« Comme nous le constatâmes, la surface interne de notre planète comprenait des étendues de terre et d'eau, exactement comme la surface externe. Le soleil y était éclatant, et la vie animale et végétale s'y développait abondamment.

« Au fur et à mesure que nous avancions, nous découvrions un paysage fantastique. Fantastique parce que chaque chose prenait des proportions gigantesques, les plantes, les arbres... et aussi les êtres humains. Oui, les êtres humains! Car nous en rencontrâmes, et c'était des GÉANTS.

« Ils habitaient des maisons et vivaient dans des villes semblables à celles que nous avons à la surface, mais de taille plus grande. Ils utilisaient un mode de transport électrique, une sorte de monorail qui suivait le bord du fleuve d'une ville à l'autre.

« Certains d'entre eux aperçurent notre bateau sur le fleuve et furent très étonnés. Ils nous accueillirent amicalement, nous invitèrent à déjeuner chez eux. Mon compagnon alla dans une maison, moi dans une autre.

« J'étais complètement désemparé en voyant la taille énorme de tous les objets. La table était colossale. On me donna une assiette immense, et la portion qu'elle contenait amait pu me nourrir une semaine entière! Le géant m'offrit au dessert une grappe de raisin, et chaque grain était aussi gros qu'une pêche. Le goût en était délicieux. À l'intérieur de la Terre, les ftuits et les légumes ont une saveur délicate, un parfum subtil. Rien de comparable avec ceux de "l'extérieur".

« Nous demeurâmes chez les géants pendant une année, goûtant leur compagnie autant qu'ils appréciaient la nôtre. Nous observâmes au cours de ce séjour un certain nombre de choses aussi étranges qu'inhabituelles, toujours étonnés par l'ampleur des connaissances scientifiques dont faisaient preuve ces gens.

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Durant tout ce temps, ils n'affichèrent jamais la moindre hostilité envers nous, et ils ne firent aucune objection quand nous décidâmes de repartir chez nous. Au contraire, ils nous offiirent même courtoisement leur protection au cas où nous en aurions eu besoin pour le voyage de retour. »

Ces géants, de toute évidence, appartenaient à la race antédiluvienne des Atlantes. Ils s'étaient réfugiés à l'intérieur de la Terre pour échapper au déluge qui submergea leur continent.

« Le Dieu qui fume. »

Une expérience identique d'une visite à l'intérieur de la Terre, par l'ouverture polaire, fut rapportée par un autre Norvégien, Olaf Jansen, et consignée dans le livre The Smoky God (Le Dieu qui fume). Ce livre, écrit par Willis George Émerson, est basé sur le récit fait par Jansen à l'aureur de son extraordinaire voyage.

Le titre : Le Dieu qui fume se rapporte au soleil central situé dans l'intérieur creux de la Terre. Étant plus petit et moins brillant que le nôtre, il donne l'impression d'être brumeux, comme entouré d'un nuage de fumée.

Le livre relate la véri1able expérience d'un Norvégien et de son fils qui, dans leur petit bateau de pêche, tentent avec un courage indomptable de trouver « la terre d'au-delà du vent du nord », dont ils ont entendu vanter la douceur et la beauté. Une e:xtraordirnrire tempête les projette dans l'ouverture polaire, et ils se retrouvent à l'intérieur de la planète où ils vont séjourer deux ans, pour ensuite revenir par l'ouverture opposée, au pôle Sud. Là, malheureusement, un iceberg coupe en deux le bateau.

Le père est tué. Son fils est sauvé de justesse. Mais il passera vingt-quatre années de sa vie en prison, incarcéré pour déficience mentale. Personne n'avait cru à son histoire.

Une fois relâché, il se garda bien de reparler de son aventure. Il devint pêcheur pour gagner sa vie. Au bout de vingt-six ans, ayant économisé assez d'argent, il partit pour les États-Unis, s'établit dans l'lllinois et ensuite en Californie. Il avait près de 90 ans lorsque, par hasard, l'écrivain Willis George Émerson fit sa connaissance et devint son ami. Le vieillard lui raconta alors la fantastique aventure de sa jeunesse, lui montra les cartes qu'il avait dressées de l'intérieur de la Terre. Il n'avait janiais osé reparler de cela, de peur qu'on le prenne de nouveau pour un fou et qu'on l'enferme. Mais maintenant la mort était proche, et puis Émerson était son ami. Alors... . .

Alors le vieillard mourut, et le livre Le Dieu qui fume, racontant son étrange périple, parut en 1908. Il y est question des gens qui habitent l'intérieur de la Terre, et que lui, Olaf Jansen, et son père ont rencontrés. Ces êtres vivent de 400 à 800 ans et possèdent une science très avancée. Ils peuvent se transmettre leurs pensées en utilisant certains types de radiations, et ils possèdent des sources d'énergie plus puissantes que l'électricité. Ainsi ces engins aériens qu'ils ont mis au point, et que nous appelons soucoupes volantes, sont-ils propulsés par une énergie supérieure, tirée de l'électromagnétisme de l'atmosphère. Quant à leur stature, elle est tout aussi remarquable. lls mesurent entre trois et quatre mètres de haut.

Il est intéressant de noter combien ce récit recoupe celui que nous avons cité plus haut. Pomtant ils sont tout à fait indépendants l'un de lautre. De la même façon, la taille gigantesque des êtres humains correspond à celle des animaux, comme l'a mis en lumière l'anriral Byrd, qui, au cours de son vol au-delà du pôle Nord, aperçut un animal monstmeux ressemblant à un mammouth.

Nous présenterons plus loin la théorie de Marshall Gardner, selon laquelle les mammouths découverts gelés dans la glace ne sont pas, comme on le croit, des animaux préhistoriques morts il y a des milliers d'années, mais d'énormes pachydermes vivant actuellement à l'intérieur de la Terre.

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Chapitre II

II. La Terre creuse

 

Avant que Christophe Colomb ne découvrit l'Amérique, la croyance dans l'existence d'un Nouveau Monde auait été Considérée comme le rêve d'un fou.

Il en est de même aujourd'hui quand on évoque un autre Nouveau Monde, le Monde souterrain, situé dans l'intérieur creux de la Terre. Ce monde est aussi étranger à la présente humanité que l'était le continent étatsunien aux Européens avant sa découverte par Christophe Colomb. Et pourtant il n'y a aucune raison pour qu'il ne soit pas, lui aussi, découvert un jour.

La Terre, cette inconnue.

Amoldo de Azevedo, dans sa Géographie physique, a écrit ce qui suit au sujet de ce monde mystérieux qui s'étend sous nos pieds - monde dont les hommes de science ne connaissent pratiquement rien au-delà de quelques kilomètres de profondeur, et à propos duquel ils ébauchent des théories branlantes, des hypothèses brumeuses qui ne servent qu'à cacher leur ignorance. Donc, Amoldo de Azevedo a écrit : « Il y a au-dessous de nous une immense région, dont le rayon atteint 6 290 kilomètres, et qui est complètement inconnue. C'est un véritable défi à la vanité et à la compétence des hommes de science. »

Cela est absolument vrai. À ce jour on n'a pénétré que de quelques kilomètres à l'intérieur de la Terre. Ce qu'il y a au-delà, les savants l'ignorent. Ils en sont réduits aux conjectures, aux suppositions. La plupart des théories communément admises ne reposent sur aucune base scientifique. Croire qu'il y a au centre de la Terre un noyau de feu et de métal en fusion semble s'inspirer étrangement de la vieille idée religieuse d'un enfer. L'idée scientifique n'est pas plus fondée que la croyance religieuse. Toutes deux sont de simples suppositions sans un iota de preuve.

L'idée d'un feu central est née probablement du fait que plus on s'enfonce dans la Terre, plus la chaleur augmente. Mais en déduire que cette augmentation de température se poursuit jusqu'au centre de la Terre nous paraît une extrapolation bien hasardeuse. Aucune preuve ne permet de soutenir ce point de vue. Il est plus probable que l'accroissement de la chaleur se fait seulement jusqu'à un certain niveau, là où les éruptions volcaniques et les tremblements de terre trouvent leur origine - origine due certainement à la présence à ce niveau d'un grand nombre de substances radio-actives. Mais une fois ftanchie cette couche de la chaleur maximum, rien ne s'oppose à ce que l'on trouve des zones plus ftaîches en se rapprochant du centre de la Terre.

La surface totale du globe représente 510. 10exp6 kilomètres carrés et son poids est estimé à 6. 10exp21 tonnes. Si la Terre était vraiment une sphère pleine et solide, elle pèserait beaucoup plus. C'est une évidençe parmi d'autres qui prouve que notre planète est creuse à l'intérieur.

La formalion de la Terre.

À notre idée - et cela nous semble une conception bien proche de la vérité - nous voyons la formation de la Terre de la façon suivante: d'abord, aux premiers temps, l'état de fusion; la force centrifuge projette les substances les plus lourdes vers la périphérie; puis ces substances se refroidissent, forment la croûte terrestre, tandis qu'un vide se crée à l'intérieur et que des dépressions apparaissent aux deux extrémités, là où la force centrifuge est la plus faible.

Nous montrerons plus loin comment une partie du feu originel ainsi que des fragments de matières incandescentes ont formé à l'intérieur creux de la Terre un soleil central, beaucoup plus petit, évidemment,

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que le nôtre, mais capable d'émettre de la lumière et de contribuer au développement de la vie animale et végétale. Nous montrerons aussi que l'aurore boréale est produite par ce soleil central dont les rayons brillent à travers le « trou ») polaire.

En résumé : la Terre était à l'origine une boule de feu et de métal en fusion ; une partie de ces matières incandescentes resta en suspension au centre pour donner plus tard naissance à un soleil, tandis que la force centrifuge, créée par la rotation de la Terre sur son axe, poussait les matériaux solides vers la surface où ils constituèrent une croûte compacte.

Les pôles sont des fantômes.

Le premier à avoir présenté la théorie de la Terre creuse avec des ouvertures aux pôles est le penseur étatsunien William Reed, auteur du livre : « Fantôme des pôles ». Cet ouvrage, publié en 1906, fournit le premier apport scientifique sur la question, et s'appuie sur les témoignages d'explorateurs arctiques.

Reed estime que la croûte terrestre a une épaisseur de 1 300 kilomètres, et l'intérieur creux un diamètre de 10 000 kilomètres.

Il résume ainsi sommairement sa théorie révolutionnaire

« La Terre est creuse. Les pôles, si longtemps cherchés, sont des fantômes. Il y a des ouvertures aux extrémités Nord et Sud. À l'intérieur on trouve de vastes continents, des océans, des montagnes et des fleuves. Il existe uné vie végétale et animale dans ce Nouveau Monde, et il est probablement peuplé par des races inconnues des habitants de la surface. » Reed fait remarquer que la Terre n'est pas une vraie sphère, mais qu'elle est aplatie aux pôles, ou plus précisément qu'elle commence à s'aplatir lorsqu'on approche de ces points hypothétiques. Les pôles, en réalité, se trouvent entre ciel et terre, au centre des ouvertures polaires, et non à la surface, comme le supposaient ceux qui ont cru les découvrir. Reed l'affirme, on n'a pu .découvrir ni le pôle Nord ni le pôle Sud pour la bonne raison que la Terre est creuse à ces endroits précis. Quand les explorateurs pensaient avoir atteint le pôle, ils avaient été trompés par le comportement fantaisiste de la boussole en hautes latitudes. Reed dit que ce fut le cas de Pemy et de Cook qui, ni l'un ni l'autre, n'atteignirent le pôle Nord.

Quand on arrive à 70°-75° de latitude nord ou sud, la Terre commence à s'incurver vers l'intérieur. Le pôle est simplement la limite extérieure de l'ouverture polaire. On pensait autrefois que le pôle Nord magnétique était un point dans l'archipel arctique. Les explorateurs soviétiques ont montré récemment que ce n'était pas un point, mais une ligne longue approximativement de 1600 kilomètres. Cependant, comme nous l'avons dit plus haut, nous pensons que cette ligne n'est pas droite, mais circulaire, et qu'elle délimite les bords de l'ouverture polaire. Quand un explorateur parvient à cet endroit, il a atteint le pôle Nord magnétique, mais pas le pôle Nord géographique.

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Croquis montrant que la Terre est une sphère creuse avec des ouvertures polaires et un soleil central. Les lettres indiquent les étapes successives d'un voyage imaginaire à l'intérieur de la planète. Au point marqué « D s c'est la première vision de la couronne du soleil central. Au point « E >, on peut voir le soleil central complètement. ( Un voyage d l'intérieur de la Terre par, Gardner.)
La Terre tourne sur son axe dans un mouvement gyroscopique qui ressemble à celui d'une. toupie. Le pôle gyroscopique externe peut être identifié au cercle magnétique dont nous venons de parler. Au-delà de ce cercle, la Terre s'aplatit et descend graduellement en pente douce vers l'intérieur. Le vrai pôle est au centre exact du cercle, en plein milieu de l'ouverture polaire.

Une découverte russe au pôle Nord.

Un article très intéressant sur ce sujet a paru dans le numéro de mars 1962 de Soucoupes volantes, sous la signature de son rédacteur en chef, Ray Palmer. L'article est intitulé: « Le pôle Nord - Façon russe ». Il décrit les remarquables découvertes faites par les explorateurs russes dans

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l'Arctique. Ce papier porte le sous-titre suivant: « Les Terres mystérieuses des pôles: une preuve de plus - Deux cents ans d'exploration ont amené les Russes à une nouvelle conception du pôle et rendu désuets les anciens traités de géographie - Des faits géographiques indiscutables! »

En voici de longs extraits :

« Beaucoup de lecteurs se souviendront des articles que nous avons publiés ici même sur le caractère mystérieux des zones polaires. Nous avons suggéré qu'il y a beaucoup plus " d'étendue " aux deux pôles qu'il est possible d'en voir sur un globe terrestre. Nous avons mis en lumière les vols étranges de l'amiral Byrd. Nous avons même avancé l'idée que la Terre est creuse et qu'il est fort probable qu'il existe des ouvertures géantes aux pôles donnant accès à l'intérieur. Nous avons souligné la grande discrétion dont font preuve les officiels concernant l'Arctique et l'Antarctique. Nous avons encore émis l'hypothèse que les soucoupes volantes pouvaient venir de cette contrée mystérieuse, à l'intérieur de la Terre.

« Une des choses sur lesquelles nous avons le plus insisté est que personne encore n'est parvenu au pôle Nord, - ceux qui prétendent l'avoir fait se trompant de bonne foi, - parce que le pôle n'est pas un " point " et qu'il ne peut pas être " atteint " au sens courant du mot.

« Nous avons remis en question les affirmations de ces pilotes civils et militaires qui prétendent survoler quotidiennement le pôle. Nous avons montré qu'il s'agit là d'une manœuvre standard qui rend impossible un survol réel du pôle. Étant donné que les difficultés de navigation ne peuvent pas être résolues par la boussole normale, un aviateur " perdu " (c'est-à-dire un aviateur dont la boussole ne fonctionne plus comme elle le devrait) n'a d'autre ressource pour retrouver sa route que de s'engager dans n'importe quelle direction,
jusqu'au moment où l'aiguille aimantée reprend sa fonction. Quant aux lignes aériennes commerciales qui se vantent de passer deux fois par jour au-dessus du pôle, elles outrepassent les bornes de la vérité. (Elles franchissent simplement la limite magnétique de l'ouverture polaire, là où l'on enregistre le plus haut degré de latitude nord. - L'AUTEUR.)

« Nous avons à notre disposition, sous forme d'observations, de documents puisés dans les archives russes, et remontant parfois à plusieurs centaines d'années, une véritable histoire de l'exploration arctique qui prouve, entre autres choses, que le pôle Nord magnétique n'est pas un point mais une ligne de 1600 kilomètres de long. Avant d'aller plus loin, nous voudrions faire une remarque. À notre avis, les Russes se sont trompés dans leurs déductions. Ils ont vu une ligne là où nous voyons un cercle. Il n'y avait pas suffisamment d'espace sur le globe, et cela les a obligés à condenser leurs observations dans une zone à deux dimensions. Ils ont dû compresser le cercle pour le réduire à une ligne.

« Nous aimerions vous donner maintenant un résumé de ce point particulier de l'exploration soviétique qui dépasse de loin le seul problème du géomagnétisme.

« Voici ce que disent les Russes :

« Dans les hautes latitudes, les navigateurs ont toujours été troublés par le comportement étrange de leurs boussoles, dû apparemment aux irrégularités et asymétries du champ magnétique terrestre. Très tôt des cartes magnétiques ont été dressées, basées sur cette hypothèse que le pôle magnétique était virtuellement un point. En conséquence, on pouvait s'attendre à ce que l'aiguille aimantée, qui pique du nez de plus en plus à mesure qu'on s'approche du pôle magnétique, pointerait droit vers le sol au pôle magnétique même, et pas ailleurs. Or les données fournies par un grand nombre d'expéditions, soviétiques et autres, ont montré que l'aiguille de la boussole pointe droit vers le bas sur une très longue distance, d'un point au nord-ouest de la presqu'île de Taïmyr à un autre point de l'archipel Arctique. Cette découverte donna d'abord à penser qu'il y avait un second pôle Nord magnétique, qu'on situa après quelque hésitation à 86° de longitude est. Une observation plus minutieuse eut vite fait d'éliminer cette hypothèse. La carte du champ magnétique offie aujourd'hui une véritable gerbe de lignes, de méridiens, qui s'échelonnent du pôle Nord magnétique, dans l'archipel Arctique, à la Sibérie.

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« Nous pouvons donc dire que le pôle, dans sa signification magnétique, est une zone très étendue qui traverse le bassin polaire d'un continent à l'autre. Ainsi, quand l'amiral Peary affirme qu'il a " atteint " le pôle, il fait en réalité une déclaration très vague. Tout ce qu'il peut dire, c'est qu'il a atteint un point situé quelque part sur les bords de l'ouverture polaire. Un exploit peut-être, mais pas une " découverte du pôle ".

« Etant donné que les autres types de navigation ont en définitive, eux aussi, leurs limitations, tout comme la boussole, nous aurons l'audace d'affirmer que personne n'a jamais atteint le pôle, et mieux encore, qu'il n'y a pas de pôle à atteindre.

« Par la suite, les théoriciens, fort embarrssés, tentèrent de trouver une explication au comportement étrange de la boussole dans la région polaire. Pour cela, ils se tournèrent vers l'espace, la haute atmosphère, et même vers le Soleil. Le pôle devint ainsi le produit de "l'interaction du champ magnétique terrestre avec les particules chargées émises par le Soleil". »

Au centre de la croûte terrestre.

Il est bien connu que les pôles magnétiques au nord et au sud ne coïncident pas avec les pôles géographiques, comme cela devrait se produire si la Terre était une sphère solide, convexe à ses extrémités. La raison, nous l'avons vu, est que le pôle magnétique se situe sur les bords de l'ouverture polaire, alors que le pôle géographique se trouve à son centre, entre ciel et terre.

Cependant, comme nous allons l'expliquer, le vrai pôle magnétique ne se trouve pas à la limite extérieure de l'ouverture polaire, mais au centre de la croûte terrestre, à quelque 600 kilomètres au-dessous de la surface. C'est la raison pour laquelle l'aiguille aimantée continue de pointer verticalement vers le sol, même lorsqu'on a franchi la frontière de la dépression polaire. En fait, ce ne serait qu'après avoir dépassé le centre de cette dépression que l'aiguille s'orienterait vers le haut au lieu de pointer vers le bas. Mais dans l'un ou l'autre cas, une fois atteint le cercle de l'ouverture polaire, la boussole ne fonctionne plus horizontalement, comme auparavant, mais verticalement La chose a intrigué nombre d'explorateurs arctiques qui avaient réussi à gagner ces hautes latitudes.

La seule explication valable est d'admettre que la Terre est creuse, ouverte aux extrémités nord et sud, avec un pôle magnétique et un centre de gravité situés au milieu de la croûte terrestre, et non au centre géométrique de la planète. En conséquence de quoi, l'eau des océans à l'intérieur de la Terre adhère à la paroi interne de la croûte exactement comme cela se passe à l'extérieur.

Pour nous résumer, nous estimons que le pôle magnétique et le centre de gravité de la Terre se situent sur une ligne qui fait le tour de l'ouverture polaire, mais dans son milieu, à environ 600 kilomètres de la surface.

Le long voyage du pôle magnétique.

À l'appui de cette thèse, Ray Palmer relève les faits suivants.

Entre chaque pôle magnétique passent des méridiens magnétiques. Par contraste avec les méridiens géographiques qui mesurent la longitude, les méridiens magnétiques se déplacent d'est en ouest, et vice versa. L'écart entre le méridien géographique - indiquant le Nord véritable - et la direction donnée par la boussole ­ou méridien magnétique du lieu - s'appelle la déclinaison. Les premières mesures en furent faites à Londres en 1580. Elles faisaient ressortir une déclinaison vers l'est de 11°. En 1815, la déclinaison atteignait 24° 3, mais cette fois à l'ouest. Un écart de 35° 3 en 235 ans. C'est énorme! Cela équivaut à un déplacement d'environ 3400 kilomètres.

Maintenant, traçons autour du pôle un cercle ayant un rayon de 1 700 kilomètres, de façon à retrouver ces 3 400 kilomètres comme diamètre. Nous fixons ainsi, en quelque sorte, les limites de l'ouverture polaire, au long desquelles, dans ce cas précis, le pôle magnétique a fait son long voyage de 235 ans. On conçoit qu'il soit difficile au pôle magnétique de coïncider avec le pôle géographique ! Ce pôle géographique qui est un

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prolongement de l'axe de la Terre, lequel axe passe très précisément au centre de l'ouverture polaire. Comment un tel pôle, situé ainsi dans un espace vide. aurait-il pu être « découvert » par les explorateurs ?

Un périmètre tabou.

Selon Marshall Gardner, les bords de l'ouverture polaire, qui définissent les limites du pôle magnétique, représentent un grand cercle de 2 300 kilomètres de diamètre. Lorsque les explorateurs le franchissent, ce qui est arrivé maintes fois, la pente est si graduelle qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils pénètrent en réalité à l'intérieur de la planète.

Le pôle magnétique peut donc être n'importe quel point de ce cercle. Ray Palmer écrit à ce sujet :

« À un moment donné, le pôle magnétique s'est situé à un point précis sur la circonférence du cercle, puis il s'est déplacé progressivement sur ce cercle, décrivant une orbite qui a duré quelque 235 ans. Ce qui veut dire que le pôle magnétique a accompli un voyage d'environ 29 kilomètres par an.

« Des vols militaires et civils sont effectués chaque jour «au-dessus du pôle » sans fournir la moindre preuve qu'il y ait là une vaste ouverture donnant accès à l'intérieur de la Terre. Pourquoi? Parce que les pilotes, quels que soient les moyens de navigation qu'ils utilisent, contournent le périmètre de cette ouverture. Ils ne peuvent pas faire autrement. Ils sont victimes de cette erreur fondamentale qui consiste à croire qu'ils survolent un POINT. Or, comme nous venons de le montrer, il ne s'agit pas d'un POINT, mais d'une grande CIRCONFÉRENCE. Ils atteignent donc cette circonférence à un endroit quelconque, mais ne la franchissent pas, car ils dévient de leur courbe naturelle pour continuer en ligne droite. »

Des fragments d'inconnu.

Palmer cite ensuite une déclaration faite par les explorateurs arctiques russes. Cette déclaration nous semble d'une grande portée. La voici : « L'exploration et la recherche ont montré qu'une grande étendue de la surface de la Terre - et par voie de conséquence de larges fragments d'inconnu - devrait, dans un proche avenir, élargir le champ des connaissances humaines. »

Ces mots font un écho étrange aux paroles de l'amiral Byrd qui avait considéré la région transarctique, reconnue et découverte par lui, comme « le centre du Grand Inconnu ».

Palmer commente ainsi la déclaration russe :

« Cette phrase est vraiment stupéfiante. Que veut-elle dire en réalité ? Elle veut dire que non seulement l'exploration, mais aussi la « recherche », ont montré l'énorme importance de la région polaire, ET que, par voie de conséquence (l'expression est significative) elles ont révélé un vaste domaine INCONNU. Inconnu, et dépassant même notre COMPRÉHENSION ACTUELLE, Mais il se pourrait bien que cet inconnu nous soit accessible dans un proche avenir. »

Palmer poursuit :

« Les Russes mettent aussi l'accent sur les larges perspectives de développement du bassin polaire. Or, suivant les conceptions actuelles, qu'est-ce que le bassin polaire ? Un océan de glace. Quelles perspectives de développement pourrait-on bien chercher et trouver dans ces masses de glace ? Il faut qu'il y ait autre chose. Et cet autre chose, c'est un vaste territoire inconnu qui reste à explorer et à développer. »

Le seul langage possible.

Voici ce que disent encore les Russes, cités par Pa1mer :

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« Il y a seulement trente ans. plus de la moitié de la superficie totale du bassin polaire était inexplorée, et 16 % était encore terra incognita il y a quinze ans. Aujourd'hui, à la grande déception des jeunes géographes, la surface des espaces vierges sur la carte polaire a été réduite à presque, rien. Pourtant il y a encore des coins inexplorés ailleurs que dans l'Arctique. L'océan, l'air et l'ionosphère conservent beaucoup de leurs mystères. »

Commentaire de Palmer :

« Nous pourrions dire que ces déclarations sont à double sens, qu'elles n'expriment pas d'une façon très claire la vérité, qu'elles se refusent à livrer certains secrets. Oui, nous pourrions le dire, mais nous ne le dirons pas. En fait, les Russes parlent le seul langage possible en la circonstance. celui de gens qui cherchent à dire quelque chose mais ne le peuvent pas, parce que cela dépasse encore leurs possibilités d'entendement. Affirmer d'une façon péremptoire qu'il existe de vastes étendues de terre à l'intérieur d'une zone considérée généralement comme un « point », cela exige des preuves, et des preuves irréfutables qui puissent satisfaire la raison. Celui qui émet une telle opinion, s'il ne possède pas ce genre de preuves, - et comment le posséderait-il dans l'état actuel de la question ? - en est réduit à naviguer dans les eaux mystérieuses du fantastique. Comment alors le prendrait-on au sérieux ?

« C'est aux adversaires de la théorie d'une « terre inconnue au pôle » à démontrer que cette hypothèse est fausse, ou à prouver que la leur est vraie - et là ils auraient bien du mal, car les explorations arctiques lui ont porté un coup sévère. Ce que nous avons présenté n'est pas une théorie, mais le résultat de centaines d'années d'exploration. Le point culminant en a été l'année géographique qui a mis en lumière cette nouvelle çonception du géomagnétisme dans le Bassin polaire.

« Le mystère commence enfin à s'éclaircir. et les railleurs se taisent. Alors travaillons tous ensemble à creuser un peu plus ce chemin vers la vérité. Que se passe-t-il réellement aux deux pôles ? Sur quelles mystérieuses frontières débouchent-t-on ? Il se pourrait bien que la conquête de l'espace soit beaucoup moins importante que l'exploration de notre propre planète. laquelle nous apparaît soudain comme un « vaste royaume » infiniment plus grand que nous l'imaginions. »

Sur la paroi interne de la croûte terrestre.

William Reed et Marshall B. Gardner ont présenté sensiblement la même conception de la structure de la Terre. Une Terre creuse, ouverte aux deux pôles. Seule différence: Gardner croit à l'existence d'un soleil central qui est la source de l'aurore boréale.

L'ouvrage de Gardner est maintenant épuisé. Il semble avoir connu le sort réservé aux écrits de ce genre. Le message en a été perdu et oublié. Et pourtant ce message lancé à l'humanité comme on jette une bouteille à la mer résonne étrangement aujourd'hui.

Nous consacrerons plus loin deux chapitres aux ouvrages de Reed et de. Gardner que nous analyserons en détail. Mais d'ores et déjà nous en reti

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