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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 22:23
Exclusif : ma toute récente conversation avec mon ami Vladimir Poutine

Je connais le mépris que les Français nourrissent les uns pour les autres. Alors, par souci d’honnêteté, je vais de ce pas expliquer comment je suis devenu, non pas ami de Vladimir Poutine – ce serait bien prétentieux de ma part – mais tout au moins quelqu’un pouvant s’entretenir avec lui. Je suis arrivé en Estonie en janvier 1993 avec l’idée d’ouvrir un hôtel, ce qui était à l’époque impossible pour tout étranger. Alors, par la force des choses, je suis devenu agent commercial pour des entreprises françaises et notamment des marques connues de vins comme Rémy-Pannier à Saumur et Domaine Laroche à Chablis.

J’ai commencé à démarcher à Tallinn mais aussi à Saint-Pétersbourg où je suis devenu, avec le temps, ami d’un importateur. Vladimir Poutine est natif de Saint-Pétersbourg. Or, le hasard a voulu que cet importateur soit un ami d’enfance du “sauveur de la Russie”. Il a eu la gentillesse un jour de me le présenter. C’était bien avant que Vladimir devienne Premier ministre. Nous avons très vite sympathisé. Au début, je lui disais combien j’étais affligé de voir son magnifique pays sombrer entre les mains de l’alcoolique Boris Eltsine et s’engager bêtement dans un ultra-libéralisme totalement suicidaire. À cette époque, les Occidentaux bombaient le torse, allant jusqu’à avoir l’audace de prodiguer des conseils à la Russie et n’espérant qu’une chose : la dépecer. Vladimir Poutine me répondait toujours de manière gaullienne, à savoir que la Russie est éternelle et qu’un jour, un homme providentiel viendrait la sauver. Avait-il l’intuition que cet homme providentiel était lui-même ? On a dit que les grands hommes, tout petits, connaissent leur destin.

Bref, je l’ai revu, comme chaque fois, grâce à mon ami importateur le 26 juillet juste après la parade de la flotte de guerre russe. Bien qu’aucun étranger actuellement ne puisse passer la frontière à cause du coronavirus, j’ai pu sans problème me rendre à Ivangorod et de là à Saint-Pétersbourg. Notre conversation n’aura duré qu’un petit quart d’heure. Voilà à peu près ce que nous nous sommes dit dans la langue de Dostoïevski :

Moi : Bonjour Vladimir, je vous sens vraiment en pleine forme (j’ai un mal fou désormais à le tutoyer). Et cela me fait bien plaisir. J’ai été encore une fois très impressionné par la parade. Elle témoigne, comme tant d’autres réalisations, le renouveau extraordinaire de la Russie. Et vous en êtes cher Vladimir, l’artisan. Ce que je trouve étonnant ou plutôt renversant, et qui me désespère à un point que vous ne pouvez imaginer, c’est le chemin exactement inverse que prend mon pays au même moment.

Vladimir Poutine : Bien sûr Philippe que je saisis parfaitement ta détresse parce que c’est cette même détresse, tu le sais, que je vivais avant de prendre mes fonctions. Mais je dois t’avouer, au risque de te peiner encore plus, que l’état de la France aujourd’hui est pire que celui de la Russie quand je l’ai recueillie dans mes bras. La France, mais pas seulement la France, l’Europe et plus particulièrement celle de l’Ouest, se trouve dans un état quasi similaire à celui de l’empire romain quelque temps avant sa chute en 476 avec le renoncement de ses valeurs, l’intrusion en son sein des barbares et pas par leurs seules conquêtes. Je veux dire par là qu’il n’y a plus, en elle, la possibilité d’un sursaut. Même si de Gaulle revenait, il ne réussirait pas cette fois à redresser ton pays. Vous avez toujours été divisés. Vous vivez constamment en haine civile, toujours au bord de la guerre civile. Vous ne vous aimez pas. Les Russes, eux, aiment profondément leur pays. Même s’ils le savent bien sûr imparfait, ils en sont fiers. Vous êtes comme les Byzantins et leurs luttes intestines idiotes entre les Verts et les Bleus et qui dissertaient sur le sexe des anges alors que les Ottomans attaquaient Constantinople ! Vous aussi vous allez tomber sous le joug de l’islam !

Moi : vous y allez fort. Et puis, vous avez inauguré la plus grande mosquée de Moscou et placé à la tête de la Tchétchénie un régime carrément islamique.

Vladimir Poutine : mais moi je contrôle, Philippe. Les ficelles, c’est moi qui les tiens. Mais en France, les ficelles, c’est l’islam qui les tient et c’est vous qui êtes les marionnettes. “Cocus et contents”, l’expression est française, n’est-ce pas ? Vous n’êtes même pas capables de vous rendre compte que c’est vous-mêmes qui creusez vos propres tombes. C’est là un phénomène inexplicable qui ne s’était pas encore produit au cours de la longue histoire des hommes !

Moi : donc, vous êtes certain que nous allons sombrer ?

Vladimir Poutine : Oui certain ! Et crois-moi que j’en serai le premier affligé car la civilisation française, quelle civilisation extraordinaire elle aura été ! Tu sais, les centaines de mots français qui ont apporté leur luminosité dans la langue russe ! Mais je serai également affligé… pour la Russie elle-même car une expansion de l’islam à nos frontières – même si je sais que les pays d’Europe de l’Est résisteront de toutes leurs forces – est une très mauvaise chose. Nous devons empêcher cela.

Moi : il faudra vous battre car ils ont la domination du monde comme objectif avec leur “dar al islam”. Mais je voudrais vous poser une question fondamentale : et si, juste avant notre effondrement, sachant qu’il est inéluctable, le gouvernement français, devenu par l’opération du Saint Esprit, soudain lucide et sur le fondement de notre amitié séculaire, venait implorer à vos pieds votre secours, – comme la Russie nous a tant épargné de vies de Français en attaquant la Prusse pendant la Grande guerre -, accepteriez-vous, pendant deux ou trois ans par exemple, de nous envoyer votre armée et votre police ? Je suis sûr que la France participerait financièrement à vos frais.

Vladimir Poutine : Philippe, tu sais bien que jamais cette idée n’effleurera l’esprit du petit peuple gaulois, tout simplement parce que depuis longtemps, le petit peuple gaulois n’en a plus. Mais sache une bonne chose : si l’islam s’aventurait à nous chatouiller, ne serait-ce qu’une fois, nous irions l’anéantir jusque dans les chiottes, comme nous l’avons fait en Tchétchénie et la Tchétchénie cette fois, elle irait jusqu’à Hendaye. Et sache également qu’à l’Est, nous avons nos amis Chinois qui font déjà le boulot avec leurs islamistes qui ne se rendent même pas compte qu’ils ne sont qu’une proie de cette horrible engeance satanique qu’est l’islam. Et vous en France, il vous faudra encore une fois entrer en Résistance pour aider nos soldats et policiers. D’ailleurs, je m’étonne beaucoup qu’il n’y ait pas chez vous déjà de Résistance… ce qui prouve à quel point vous êtes tombés bien bas. Te voilà rassuré maintenant ?

Moi : oui, mais cela va en faire des centaines et des centaines de milliers de morts !

Vladimir Poutine : c’est là, tu vois, où est votre profonde faiblesse : vous êtes déjà à terre, vous fuyez le combat, vous avez peur de mourir… pour sauver votre vie, son sens même. Quand les Allemands nous ont attaqués, nous, en juin 1941, nous avons été les mois suivants dans une situation catastrophique. Rien qu’en Biélorussie, ils ont anéanti 669 villages. Mais nous avons contre-attaqué et nous avons remporté la victoire car nous avions, nous, ce que vous n’avez plus depuis trop longtemps : la foi en notre pays et en notre identité que nous croyons éternelle.

Philippe, on me fait signe que je dois aller prendre l’avion pour Moscou. J’espère que tu as toujours le numéro spécial que je t’ai donné pour me rendre visite au Kremlin. J’ai besoin d’écouter des gens comme toi ; je crois en effet plus utile de m’entretenir avec des gens comme toi qui me parlent de la vraie vie qu’avec des ambassadeurs qui ne font que répéter comme des perroquets ce que leurs gouvernants leur ont demandé de répéter. Nié proshshaemssia Philippe !

L’une des qualités essentielles de Vladimir Poutine, c’est son pragmatisme et la lucidité qu’il a du monde. Je me sens un peu plus rassuré mais au fond, également déçu car je suis convaincu désormais que nous ne pourrons plus nous en sortir par nous-mêmes. Nous sommes vraiment qu’une bande d’étourneaux qui volons bêtement dans tous les sens. Après avoir salué son ami d’enfance, Vladimir Poutine me sert la main fermement bien sûr, en me faisant un clin d’oeil et un petit sourire en coin et je le regarde partir avec sa démarche habituelle. Je sais que tout à l’heure, je rentrerai sur Tallinn avec le cafard me posant la question : cela a-t-il encore un sens de me sentir Français puisque la France va mourir bientôt et que pour survivre, il lui faudra une béquille étrangère ?

Philippe Arnon

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