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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 16:19
Les provocations des terroristes iraniens ne pouvaient rester sans réponse

L’élimination du général iranien Qassem Soleimani semble susciter des réactions et des commentaires aussi délirants qu’irresponsables.

On a même vu l’actrice américaine Rose Mc Gowen s’excuser auprès du peuple iranien pour la mort  du chef des Gardiens de la révolution, une entité responsable d’innombrables actions hostiles menées contre les États-Unis ! Les patriotes américains apprécieront et ne devraient pas se bousculer pour aller voir ses films… Mais d’autres célébrités ont fait comme elle.

👌 Hollywood est vraiment exceptionnelle !! 😂! L'actrice hollywoodienne Rose McGowan présente ses excuses à l'Iran pour la mort du terroriste Soleimani

Alors que c’est un chef terroriste qui vient d’être abattu – rappelons que les Gardiens de la révolution ont été classés comme organisation terroriste par les États-Unis – la presse accable Donald Trump et en fait un dangereux va-t-en-guerre.

Il est vrai que lorsque nos journalistes n’encensent pas Macron, ils tapent sur Trump. Rien de très original, mais quoi de plus porteur pour susciter l’adhésion du plus grand nombre ? Ils sont tous shootés au poison du politiquement correct,  inoculé dans nos écoles de journalisme, pour lesquelles le patriotisme a obligatoirement des relents d’extrême-droite. En France, il n’y a que pour les événements sportifs qu’on agite le drapeau tricolore sur son balcon…

J’ai même lu un couplet assez sidérant, envisageant « un engrenage infernal déjà comparé à l’été européen de 1914 » !!

En clair, l’élimination de Qassam Soleimani pourrait embraser la planète, comme ce fut le cas avec l’assassinat de l’archiduc d’Autriche Franz Ferdinand, abattu à Sarajevo en juin 1914 par un nationaliste serbe ! Le conflit de 14-18 fit  20 millions de morts, autant dans les rangs civils que militaires. Sommes-nous donc à la veille de la Troisième Guerre mondiale ?

Le ridicule ne tue pas et c’est heureux, car sinon les rangs dans les salles de rédaction seraient sérieusement clairsemés. Mais revenons aux réalités.

Plus sérieusement, rappelons que les Gardiens de la révolution sont les véritables maîtres de l’Iran. Placés sous l’autorité directe du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ils ont toujours mené une répression brutale et sanglante contre le peuple iranien en mal de liberté.

Depuis le renversement du Shah en 1979 et la fin de la dynastie Pahlavi, la République islamique d’Iran est une dictature qui ne souffre aucune contestation intérieure et entend propager la domination chiite dans le monde musulman. Téhéran tient une place majeure  dans l’expansion du terrorisme en Europe et au Moyen-Orient.

Ceux qui accusent Trump d’enflammer la région oublient que ce sont les Iraniens qui ont abattu, en 2018, un drone américain dans le détroit d’Ormuz. Tenté par des représailles immédiates contre les installations militaires iraniennes, Trump s’était ravisé à la dernière minute, en rappelant ses bombardiers.

Lors des attaques contre les sites pétroliers saoudiens en 2019, Trump a accusé Téhéran mais sans pour autant engager de riposte.

Un comportement résigné de la part du Président de la première puissance mondiale, qui a exaspéré les faucons du Pentagone et a sans doute encouragé les Iraniens à jouer la surenchère.

L’attaque de l’ambassade américaine à Bagdad aura été l’étincelle fatale au général Soleimani, jugé responsable de nombreux morts dans les rangs des soldats américains et des civils.

Trump pouvait-il encore courber l’échine ?

Fallait-il risquer une prise d’otages comme celle de Téhéran en 1979, quand  56 diplomates et civils américains sont restés prisonniers des Iraniens pendant 444 jours ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_otages_am%C3%A9ricains_en_Iran

Fallait-il risquer un nouvel assassinat  d’un ambassadeur américain par des foules déchaînées, comme ce fut le cas en 2012 en Libye ?

https://www.nouvelobs.com/monde/20120918.OBS2722/ambassadeur-us-tue-en-libye-que-s-est-il-passe-a-benghazi.html

La première exigence d’un Président en exercice est de protéger son pays et son peuple. Pour un Américain, c’est une évidence, le B-A-BA de la fonction.

Éliminer un ennemi des États-Unis, devenu toujours plus menaçant, fait partie des décisions difficiles que doit parfois prendre un chef d’État.

Quand les opposants démocrates Joe Biden et Bernie Sanders  dénoncent le risque d’engrenage, ils sont dans leur rôle d’opposants. Mais qu’auraient-ils choisi à la place de Trump ? La soumission ou la réaction ?

En politique, il n’y a rien de pire que le renoncement face aux défis. Trump ne pouvait plus tergiverser et passer pour un lâche. Quelle que soit la riposte iranienne, l’Amérique est assez puissante pour assumer seule les conséquences de ses décisions. De toutes façons, dans ce bras de fer, c’est Téhéran qui a le plus à perdre.

http://www.fdesouche.com/1319491-donald-trump-lavenir-appartient-au-peuple-iranien-a-ceux-qui-recherchent-la-coexistence-pacifique-et-la-cooperation-et-non-aux-chefs-de-guerre-terroristes

Soleimani était sans doute le chef militaire le plus puissant et le plus vénéré en Iran, mais c’était aussi le pire ennemi des États-Unis. Cette opération ciblée montre qu’aucun ennemi de l’Amérique, aucun terroriste, aucun chef de guerre, où qu’il se terre, n’est à l’abri des foudres de l’Oncle Sam. Et pour les alliés occidentaux visés par le terrorisme, c’est plutôt rassurant.

Jacques Guillemain

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