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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 11:41
Quand la Turquie avance, l’UE tremble et recule

La Turquie expansionniste veut absolument reconstituer l’Empire ottoman, et ne reculera devant rien pour y parvenir.

 

Aucun obstacle sérieux ne se dresse devant elle, ni les Européens, les premiers concernés et subissant le chantage des migrants de la part d’Erdogan, ni les pays arabes qui ont été colonisés pendant plus de six siècles par les Ottomans et qui sont gangrenés par la corruption, le népotisme et le «palestinisme» aigus qui leur a tant servi dans le passé pour tromper leur peuple et utiliser la victimisation, ni les États-Unis qui ne voudront plus s’impliquer dans une autre guerre au Moyen-Orient, quel que soit le parti au pouvoir. Le seul réel obstacle à la Turquie est Israël et c’est la raison pour laquelle Erdogan veut fédérer tous les musulmans contre ce pays. C’est aussi la raison de l’alliance solide entre la Grèce et Israël qui se retrouvent ainsi du même côté.

Aujourd’hui, Erdogan a entamé une visite surprise en Tunisie, pays en plein désarroi et en grande détresse économique, qui acceptera tous les arrangements possibles à condition que ça lui rapporte. En outre, la Tunisie, après les dernières élections, est dirigée par un large échantillonnage de toutes les formes d’Islamisme existant sur la planète : le président de la République fraîchement élu et sans la moindre expérience politique, Kaïs Saïd ancien professeur de droit, est un mélange préhistorique du panarabisme et du panislamisme et est un proche des ayatollahs, bien que non chiites ; le président de l’Assemblée nationale, Rachid Ghannouchi, est un membre éminent des «Frères Musulmans», très proche d’Erdogan, de qui il est l’ami et le compagnon de route depuis plusieurs décennies ; puis vient l’Islam conservateur traditionnel très populaire et en dernier celui, plus violent, qui découle du Salafisme… un beau cocktail explosif.

La Turquie veut faire main basse sur les ressources en hydrocarbures de la Libye, pays déchiré entre deux pouvoirs rivaux depuis la disparition de Kadhafi : à l’Ouest, en Tripolitaine, du côté de la frontière tunisienne, le GNA basé à Tripoli et dans l’Est, du côté de la frontière égyptienne, en Cyrénaïque, le général Haftar qui a lancé début avril une offensive pour conquérir la capitale et est soutenu par l’Arabie saoudite, l’Egypte et les Emirats arabes unis, pays avec lesquels la Turquie a de mauvaises relations car ils sont en concurrence avec elle pour la domination du monde musulman. La Turquie vient de signer un accord militaire avec le GNA, elle se propose d’envoyer des troupes et de l’armement et a obtenu, en échange, un accord de juridiction maritime, pour s’approprier au moins une partie des gisements sous-marins de gaz et de pétrole. Cet accord, outre qu’il a été dénoncé par la Grèce, pays membre de l’Union européenne, car il porte atteinte à sa souveraineté maritime, ne fait pas les affaires de la Tunisie et risque de la priver de la manne des hydrocarbures… à moins que la Turquie sache lui faire miroiter quelques avantages. La Turquie est financée en sous-main par le Qatar tenté elle aussi par l’aventure libyenne.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eddad Aber

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