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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 01:12

Avec l’essor du mouvement des Gilets Jaunes en France – qui a débuté en octobre dernier et qui se poursuit toujours jusqu’à présent – les militants et écrivains français ont commencé à réévaluer l’état des revenus et de la pauvreté en France. Depuis le début du mouvement, des articles avec des titres tels que Révélée : L’ampleur choquante de la pauvreté en France en 2018 ou Réflexions en France alors que la pauvreté fait souffrir un million d’enfants est devenue plus ouvertement politique dans le contexte de ces manifestations.

Les revenus français sont inférieurs à ceux des États les plus pauvres d’Amérique… Et les Gilets Jaunes le savent

Généralement, la réaction du gouvernement aux accusations de pauvreté généralisée – qui, comme en Amérique, ne sont pas nécessairement exactes – a été de débourser davantage pour les programmes sociaux.

Mais voici le problème : la France dépense déjà plus que le reste de l’Europe en matière d’aide sociale. Selon l’OCDE, lorsqu’il s’agit des “dépenses sociales publiques” en pourcentage du PIB, la France arrive en tête avec plus de 31 %.

En revanche, les dépenses sociales suédoises représentent 26 % du PIB, tandis que pour l’Allemagne et la Norvège elles représentent 25 %. La Suisse se situe près du bas de la liste, à 16 %, tandis que les États-Unis se situent à 18 %.

Ces chiffres ont tendance à évoluer d’année en année, mais on constate que la France dépensait encore plus que quiconque en 2016 :

Mais la pauvreté n’est pas le seul domaine où les experts et les manifestants français peuvent se considérer comme “perdants”. En ce qui concerne le ménage médian, la France n’est pas non plus en compétition avec ses voisins.

Selon la mesure du revenu disponible médian de l’OCDE – qui tient compte de l’impôt ainsi que des revenus provenant des programmes sociaux – la France se situe en dessous de ses voisins allemands, belges et suisses. Le Canada, les États-Unis et l’Australie devancent également de loin la France.

De plus, le citoyen français médian semble vivre avec très peu d’argent si on le compare à la plupart des Américains. Si l’on compare la France à chaque État américain – en utilisant la méthode expliquée icion constate que le revenu disponible de la France se situe peut-être en deçà des autres États américains sauf pour la Louisiane.

En gros, j’utilise simplement les chiffres du revenu disponible de l’OCDE, puis j’applique le chiffre du revenu à l’échelle des États-Unis à chaque État en fonction de la mesure dans laquelle le revenu national médian de chaque État est supérieur ou inférieur. C’est une mesure assez grossière, mais les résultats sont crédibles. Il n’est pas vraiment plausible de dire que la qualité des infrastructures, les revenus et la qualité de vie générale dans les États à revenu élevé comme le Minnesota, l’Utah, le Colorado et Washington sont très élevés – tout comme le suggèrent les données sur les revenus :

“Face à de telles statistiques sur les revenus, les sceptiques peuvent bien sûr objecter que ‘le revenu n’est pas tout’ et que ‘de généreux programmes d’aide sociale rendent la vie plus facile et meilleure'”. Eh bien, si c’est le cas, alors la France semble particulièrement inefficace pour transformer ses dépenses sociales en santé et en bien-être.

Les partisans de la position de la “qualité de vie”, par exemple, ont tendance à considérer les chiffres officiels de l’espérance de vie comme une statistique privilégiée. Mais à cet égard, la France rivalise avec le Canada et l’Australie, bien que les Canadiens et les Australiens dépensent deux fois moins que la France dans les programmes d’aides sociales. De même, la Suisse obtient de meilleurs résultats en matière de santé avec beaucoup moins de dépenses sociales que l’État français.

Les dépenses sociales élevées peuvent être un indicateur de la stagnation de l’économie

La vérité, cependant, c’est que les dépenses sociales ne sont pas la clé de la réduction de la pauvreté, de l’augmentation des revenus médians ou de l’amélioration générale de la vie des résidents. En fait, l’augmentation des dépenses sociales peut être davantage le résultat d’une stagnation de l’économie puisque les programmes sociaux sont susceptibles de devenir plus répandus à mesure qu’un plus grand nombre de résidents connaissent la pauvreté, le chômage ou un coût de la vie trop élevé.

Nous le voyons certainement dans les comparaisons entre les États américains. Lorsque nous comparons les dépenses sociales État par État, nous constatons que ce sont souvent les États ayant les travailleurs les moins productifs et les taux de pauvreté les plus élevés qui ont le plus de dépenses sociales.

En d’autres termes, les dépenses sociales ne résolvent aucun de ces problèmes, mais elles sont plus répandues là où les économies sont moins productives.

De plus, si nous mesurons les dépenses sociales en proportion du PIB, il s’ensuivra naturellement que les économies moins productives ont des taux de dépenses sociales plus élevés. Après tout, dans une économie où les dépenses sociales augmentent, elles diminueraient encore proportionnellement si la croissance économique était plus rapide.

Mais ce n’est pas ce que nous voyons en France. Au lieu de cela, les taux de dépenses sociales sont élevés, et lorsque le gouvernement subit des pressions pour “faire quelque chose” contre la pauvreté, l’État ne fait que réagir en encourageant plus de dépenses sociales.

La vraie solution consiste à faire ce que l’État français refuse avec véhémence de faire : déréglementer les industries, adopter le libre-échange mondial, briser le pouvoir des syndicats et mettre fin aux subventions, au contrôle des tarifs et autres mesures destinées à servir de puissants intérêts, au détriment des autres groupes.

L’économie française, réputée pour son inflexibilité et son manque de concurrence dans l’agriculture et d’autres secteurs sélectionnés, apparaît de plus en plus comme l’une des moins libres en Europe. Elle ne permet tout simplement pas d’obtenir le type de croissance économique nécessaire pour maîtriser les dépenses sociales à un niveau de dépenses gérable. Comme le suggèrent les manifestations des Gilets Jaunes, de nombreux résidents Français sont bien conscients de cela.

Source: Zero Hedge, le 15 mai 2019Traduction Nouvelordremondial.cc

 

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