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6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 05:09
Les États-Unis suspendent la vente de pièces d’avions de combat F-35 à la Turquie
 
 

Afin de dissuader Ankara de s’équiper du système antimissiles russe S-400, Washington a décidé ce 1er avril de priver les Turcs de toutes les livraisons d’équipements destinées aux avions de chasse américains F-35.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article paru sur le site de i24News, le 1er avril.


Les États-Unis suspendent les livraisons de F-35 à la Turquie à cause de l’achat par Ankara d’armes russes

Israël et les pays membres de l’OTAN s’inquiètent de l’achat par Ankara du système antimissiles S-400.

Les États-Unis ont déclaré qu’ils interrompaient les livraisons à la Turquie d’avions de combat F-35 après qu’Ankara ait signé un accord avec Moscou visant à acheter le dispositif de défense antimissiles et antiaérienne S-400, que Washington juge incompatibles avec les équipements de l’OTAN.

Après des mois d’avertissements, les États-Unis ont déclaré que la décision de la Turquie d’acheter le système de missiles russes S-400 était incompatible avec le maintien du programme emblématique des avions de combat américains.

« Jusqu’à ce qu’ils renoncent à la livraison du S-400, les États-Unis ont suspendu les livraisons et les activités liées à la mise en place de la capacité opérationnelle des F-35 turcs », a déclaré le porte-parole en chef du Pentagone, Charles E. Summers Jr.

Dans l’attente d’une décision sans équivoque de la Turquie de renoncer à la livraison du S-400, les livraisons et les activités liées à la mise en place de la capacité opérationnelle du F-35 turc ont été suspendues pendant que notre dialogue sur cette question importante se poursuit avec la Turquie.

Si la Turquie se porte acquéreur du S-400, sa participation continue au programme des F-35 est menacée.

La décision américaine d’arrêter les livraisons survient au moment où Ankara devrait acquérir le système avancé de défense antimissile S-400 de la Russie, un accord sur lequel Washington a exprimé sa préoccupation.
Toutefois, la Turquie a refusé de se retirer de l’accord avec la Russie.

En février, le vice-président américain Mike Pence a déclaré que Washington « a clairement indiqué que nous ne resterons pas les bras croisés pendant que les alliés de l’OTAN achètent des armes à nos adversaires. Nous ne pouvons pas assurer la défense de l’Occident si nos alliés deviennent dépendants de l’Orient

En mars, le général Curtis Scaparrotti, chef du Commandement américain pour l’Europe, a averti que l’utilisation par la Turquie du système de défense antimissile S-400 constituerait une menace pour les avions de chasse F-35, et qu’Ankara serait avisée de renoncer à cet accord. « C’est un problème pour tous nos avions, mais surtout pour le F-35 », a-t-il dit. Les Américains craignent que le système de défense antimissile russe S-400 apprenne à repérer et à suivre les avions de combat F-35, compromettant ainsi leur capacité à échapper aux armes russes à l’avenir.

Les touristes russes ont fait de la Turquie leur première destination, ce qui constitue un stimulant économique vital. La semaine dernière, le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov s’est rendu en Turquie, où le ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a insisté pour aller de l’avant avec l’achat du S-400. « Nous avons un accord avec la Russie et nous sommes liés par cet accord », a déclaré M. Cavusoglu aux journalistes.

Espérant offrir une alternative, les États-Unis ont approuvé l’année dernière la vente de missiles Patriot à la Turquie – un accord auquel Ankara a déclaré qu’il était ouvert.

Quatre sénateurs ont proposé la semaine dernière d’interdire légalement le transfert des F-35 vers la Turquie si elle achète le S-400. L’un des sénateurs, le Démocrate Chris Van Hollen du Maryland, a salué la suspension du Pentagone et s’est engagé à « continuer ses efforts au Sénat pour empêcher cette possibilité dangereuse de devenir réalité ».

Des liens difficiles avec les États-Unis

Les relations de la Turquie avec les États-Unis se sont tendues l’année dernière lorsque le président Donald Trump a imposé des tarifs douaniers, frappant la lire turque, à cause de l’emprisonnement d’un pasteur américain détenu dans le cadre d’une rafle massive à la suite de la tentative de coup d’État contre Erdogan.

Le pasteur, Andrew Brunson, a été libéré et Trump a semblé s’attacher à Erdogan et a discuté avec lui avant d’annoncer sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie.

Mais les tensions ont rapidement refait surface lorsque les États-Unis, ont dit craindre qu’Erdogan ne frappe des combattants kurdes, leurs alliés, en Syrie, et quand un tribunal turc a jugé un employé du consulat américain, Metin Topuz, l’accusant d’espionnage.

Topuz, un citoyen turc, est accusé de liens avec Fethullah Gulen, un prédicateur turc qui vit en exil volontaire aux États-Unis. Erdogan a exigé à plusieurs reprises que les Américains extradent Gulen qu’il accuse d’avoir fomenté le coup d’Etat.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : i24news

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