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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 11:49
Trump reprend la main à la Maison-Blanche

À cause de l’échec de l’abrogation de l’Obamacare, les accusations encore diffusées de collusion avec la Russie, et la démission de Priebus, les médias de masse américains veulent faire croire que Trump est en train de perdre pied et qu’il est sur le point de perdre la présidence, voire de démissionner.

 

D’autres tels Breitbart, le Washington Times et le New York Post reconnaissent les difficultés auxquelles il fait face mais pensent qu’avec la nomination de Kelly, il est en train de reprendre le contrôle.

 

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit ces deux chroniques de Michael Goodwin, du New York Post.

New York Post 31 juillet

Trump met finalement sa Maison-Blanche en ordre

 

Le Mooch arrive, le Mooch s’en va, mais la vraie nouvelle, la bonne nouvelle, c’est qu’il va maintenant y avoir de la discipline dans la cour de Donald Trump.

En respectant la volonté de son nouveau Secrétaire général, le Général John Kelly, à l’effet qu’Anthony Scaramucci (The Mooch) quitte les lieux, le Président Trump a signalé avec force qu’il entend bien changer la manière de faire dans sa Maison-Blanche.

D’autres changements se produiront certainement dans les prochains jours. Il n’y aura probablement plus de bavardage, de Bureau Oval ouvert à tout vent, et plus de mouche du coche se tenant dans les couloirs dans l’espoir de capter l’attention du Président, et de bousculer son horaire.

Et les taupes fuiteuses feront connaissance avec un peloton d’exécution à l’aube sur la pelouse de la Maison-Blanche.

La bataille pour promouvoir le programme politique de Trump se déroulera de manière intelligente et disciplinée sous un général quatre étoiles retraité du Corps des Marines.

Ce n’est pas trop tôt!

La semaine dernière a été la pire semaine de la présidence de Trump et on pensait ne jamais voir la fin de l’hémorragie.

L’échec de l’abrogation de l’ObamaCare a mené à une série d’erreurs et de revers, et Scaramucci, engagé afin d’améliorer les communications, a réussi à empirer les choses en se laissant aller à des commentaires grossiers et incendiaires concernant ses collègues de la Maison-Blanche.

Dans les jours qui ont suivi, le Washington Post a révélé des éléments de la vie personnelle désordonnée de Scaramucci, y compris la naissance éventuelle d’un fils qui naîtra de sa future ex-épouse avec des détails qui font paraître, en comparaison, son court passage à la Maison-Blanche comme étant relativement normal.

Trump a ses propres ennuis, le plus important étant la rupture avec certains Républicains du Congrès sur la question de savoir si le Président a le pouvoir de licencier le procureur spécial, Robert Mueller et le procureur général Jeff Sessions.

La lutte mijote en ce moment, mais si elle atteint le point d’ébullition cet été, elle pourrait entraver tout ce que Trump veut réaliser au Congrès et même empiéter sur sa réforme fiscale.

Pour réparer les dégâts, Kelly, en plus de pousser Scaramucci vers la porte, a apparemment mis d’autres conditions à son engagement, le plus important étant que tout le monde à la Maison-Blanche doit passer par lui.

C’est exactement la structure de commandement que Bill Clinton avait adoptée après son horrible début en tant que président. Il a recruté Leon Panetta pour être son Secrétaire général et ce dernier a déclaré qu’il acceptait ce poste uniquement à condition qu’il agisse comme un dictateur responsable de tout et de tous ceux qui travaillaient dans la «West Wing».

Clinton a accepté et a sauvé sa présidence de l’insignifiance où elle risquait de s’enfoncer.

Cet agencement fonctionnera pour Trump – s’il laisse Kelly faire son travail.

Trump, bien sûr, est déjà connu pour sa manie de faire diversion aux réalisations de son Administration avec ses interventions explosives sur Twitter, écrites le plus souvent tôt le matin. La plupart du temps, elles ont eu pour effet d’influencer le cycle médiatique des nouvelles, donnant aux médias un autre prétexte de parler du « chaos» de son Administration.

Ironiquement, tout en prétendant détester les médias, Trump est toujours prêt à nourrir la bête. Je ne comprends toujours pas pourquoi il ressent ce besoin.

Bien que je ne sois pas l’un de ceux qui croient qu’il devrait jeter son téléphone, je pense qu’il devrait s’exprimer comme le leader des États-Unis plutôt que comme un multi-millionnaire attaqué de toute part qui veut parler de ce qu’il a sur le cœur. S’il continue ainsi, il risque de devenir un président esseulé en situation d’échec.

Si s’en tenir au message du jour et rester silencieux à d’autres moments lui semble trop difficile, alors je lui suggère de se familiariser avec l’histoire de l’homme qu’il vient de placer comme responsable de la Maison-Blanche.

Le Général Kelly a passé presque toute sa vie adulte dans l’armée depuis son entrée dans les Marines en 1970 et a participé à la guerre en Irak.

Pourtant cela n’a pas été son plus grand sacrifice.

En 2010, son fils de 29 ans, Robert Kelly, premier lieutenant des Marines, a été tué lorsqu’il a posé le pied sur une mine terrestre en Afghanistan.

C’est le genre de sacrifice et d’engagement envers la patrie que Kelly représente. Son nouveau patron a fait un excellent choix en lui donnant le commandement de la Maison-Blanche, mais maintenant, le patron doit respecter sa part du marché conclu.

S’il le fait, Trump aura fait un pas de géant vers une nouvelle chance de rendre sa présidence vraiment géniale.

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New York Post, 1er août

Trump doit utiliser son pouvoir politique pour influencer le GOP

 

Une vieille histoire s’étant produite à Albany (NDT La capitale de l’État de New York) me vient à l’esprit. Le gouverneur Nelson Rockefeller était un expert en «tordage de bras», mais un législateur, un autre républicain, résistait à ses demandes de voter comme il le souhaitait, tout en rejetant ses offres de dépenses électoralistes dans son district.

Le législateur regarda Rocky triomphalement et déclara: « Tu ne peux rien me donner que je n’ai pas déjà! ».

« Oui, je le peux » répliqua le gouverneur calmement. « Je peux présenter un autre candidat contre toi (pour la nomination) aux élections primaires ».

Selon cette histoire, c’est avec cette menace que Rocky a eu son homme.

Cette anecdote a toujours été une de mes favorites pour ce qu’elle révèle sur le pouvoir et sur la façon dont les politiciens s’en servent pour réussir. Rockefeller, comme Lyndon Johnson, croyait que chaque législateur a son prix – il suffit simplement de le trouver.

Ceci nous amène au Président Trump et à ses problèmes continuels face aux Républicains du Congrès.

Trop parmi eux lui résistent, ce qui lui crée des difficultés et l’empêche de réaliser de grandes choses.

Avant même l’échec de l’abolition de l’ObamaCare, le Président se sentait abandonné par son parti, car il y en avait peu pour le défendre contre le conseiller spécial Robert Mueller.

«C’est très triste que les Républicains, même ceux que j’ai aidé à se faire élire, fassent très peu pour protéger leur Président », a-t-il tweeté. C’est un thème sur lequel l’un de ses fils a élaboré dernièrement.

« Je veux que quelqu’un se lève et se batte pour lui », a déclaré Eric Trump à Sean Hannity sur Fox News. « Mon père a la voix de ce pays. Les gens de ce pays l’aiment. Pourquoi [les Républicains] ne l’appuient-ils pas ? »

Il a ajouté: «Cela n’a aucun sens ».

En fait, c’est logique – logique politiquement parlante, ce qui ne doit jamais être confondu avec le bon sens ou tout autre sens.

Le sens politique concerne la survie, et les Républicains se sauvent loin de Trump parce qu’ils considèrent qu’il est dangereux de se rapprocher de lui.

Ni ses plaintes ni ses menaces de mettre fin aux subventions consenties par l’ObamaCare pour les membres du Congrès ne vont changer leurs calculs.

Autrement dit, à Washington, le pouvoir de Donald Trump est considéré comme faible. Il n’est pas aimé, et il n’est pas assez populaire pour être redouté.

Trump tient le Bureau Ovale et le «bully pulpit » (NDT La chaire à partir de laquelle il peut prendre la parole pour réprimander les membres du Congrès), mais le pouvoir officiel est différent du pouvoir politique.

Contrairement à Rockefeller, Trump ne peut pas opposer d’autres candidats aux primaires à ceux parmi les Républicains en place qui ne l’appuient pas.

Il n’a pas d’organisation politique – comme en témoigne le fait qu’aucun super PAC ou aucun autre groupe n’a diffusé d’annonce publicitaire pour faire la promotion de l’abrogation de l’ObamaCare.

Il ne dispose pas d’une organisation indépendante capable de promouvoir son programme comme celle qu’avait Barack Obama.

«S’organiser pour l’Amérique» était une organisation en continuité avec la campagne électorale d’Obama et ses aides de campagne l’ont maintenue afin de conserver l’appui des électeurs et de promouvoir son programme pendant qu’il était en poste.

Trump n’a jamais eu une véritable machine de campagne, et le manque de soutien extérieur le prive de sa capacité d’exécution.

Résultat: la plupart des Démocrates, malgré le revers qu’ils ont subi l’an dernier, croient de plus en plus que résister à Trump est la meilleure voie de réussite.

C’est à cause de cette situation difficile de Trump que la nomination du Général John Kelly en tant que Secrétaire général arrive à un moment critique. Cela pourrait être un tournant majeur à condition que Kelly fasse cesser les fuites dans les médias et apporte de la discipline à la Maison-Blanche.

Si cela se produit, les législateurs républicains sceptiques seront plus enclins à se rapprocher de Trump. Il se pourrait même qu’ils se réveillent chaque matin sans craindre une nouvelle tempête sur Twitter.

Les résultats des sondages concernant Trump illustrent son pouvoir et ses limites. Comme David Byler l’a noté sur le site Real Clear Politics, malgré une avalanche de mauvaises nouvelles, l’approbation du travail de Trump s’est stabilisée à environ 40 pour cent depuis plus de deux mois.

Ce fait amène les maisons de sondage à débattre et à émettre diverses théories, notamment la question de la polarisation partisane et la possibilité que ce 40 pour cent constitue la base des appuis de Trump.

Pourtant, un chiffre en particulier est révélateur.

En ce qui concerne les questions économiques, Byler rapporte que la moyenne des sondages récents donne à Trump une cote d’approbation de 44,7%, près des 46% du vote populaire qu’il a remporté l’année dernière.

C’est évidemment la voie que Trump doit emprunter. Sa remise à zéro de la Maison-Blanche doit lui permettre de se concentrer sans relâche sur les questions qui l’ont fait élire, dont son programme «America First», en particulier «jobs, jobs, jobs» (les emplois).

Pour être juste, on ne peut pas dire que le Président n’en a pas parlé.

Il vante souvent les montées records du marché boursier, la baisse du chômage et la confiance accrue depuis qu’il est en poste. Ses ordres exécutifs et ses réductions de règlement ont été un moyen facile de stimuler les entreprises.

Le problème, c’est que Trump fait trop souvent ombrage à ces bonnes nouvelles en nourrissant la bête médiatique de scandales et des nouvelles du «chaos» qu’elle souhaite voir. Cette dynamique cause le plafonnement de sa popularité.

Pour faire bouger les Républicains, Trump doit d’abord cesser de se nuire à lui-même. Son pouvoir politique à Washington augmentera avec les chiffres d’approbation de son travail par le public dans tout le pays.

Et s’il parvient vraiment à se discipliner, Trump sera en mesure d’obtenir l’appui de quelques Démocrates qui craignent sa popularité dans leurs États. C’était son plan quand il a pris ses fonctions, alors le réaliser est un point majeur pour lui.

Post Scriptum
Le grand fuiteur, Comey continue de fuiter
Jim Comey est encore un fuiteur.

C’est la seule conclusion qu’on peut tirer d’un reportage publié par le New York Times, entre autres. Il semble que peu de temps après que le président Trump ait licencié Comey en tant que directeur du FBI, le Général John Kelly, alors chef de la Sécurité intérieure, aurait appelé Comey pour lui dire combien il était bouleversé et qu’il songeait à démissionner en signe de protestation.

 

 


Le fait que ce reportage, citant des sources anonymes, soit apparu le jour même où Kelly a été nommé Secrétaire général de Trump, montre que Comey essaye encore de nuire au Président, même si, à cause de cela des gens comme Kelly deviennent des dommages collatéraux. Cette conduite odieuse montre que Comey se prend toujours pour « J. Edgar Comey. »

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

 

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