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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 12:14
Présidentielles : Pour défendre Pénélope, les Fillonistes essaient le coup de la misogynie

Les Fillonistes l’ont très mauvaise et on les comprend.

Mais leurs arguments pour défendre leur champion ne tiennent pas la route.

Ils ne font qu’enfoncer des portes ouvertes sans rien prouver.

Nul ne conteste à madame Fillon le droit de préférer travailler au lieu de “faire des confitures” à la maison. Mais misogynie et féminisme n’ont rien à voir dans ce débat, soyons sérieux !

Nul ne conteste le droit à la présomption d’innocence pour François Fillon. Mais rien n’interdit aux citoyens de s’interroger sur la réalité des faits. La transparence est un devoir d’élu.

Nul ne conteste le fait qu’un parlementaire puisse employer un membre de sa famille comme assistant parlementaire, puisque c’est légal. Mais à condition de ne pas rémunérer un emploi fictif !

Nul ne conteste à la très discrète Pénélope Fillon, le droit de “travailler dans l’ombre”, comme le dit Thierry Solère, porte-parole de François Fillon.

Mais quand la même Pénélope déclare en octobre dernier, dans un entretien accordé au ”Bien public” : “Jusqu’à présent, je ne m’étais jamais impliquée dans la vie politique de mon mari”, les citoyens sont en droit de se demander si on ne les prend pas pour des pipes !

Car 500.000 euros de rémunération pour un travail, ça se mérite.

Inutile donc, de brailler à l’injustice, les citoyens ont droit à la vérité, d’autant plus que François Fillon a bâti sa campagne sur la morale, la droiture, l’honnêteté et la transparence. Ainsi que sur le travail et le mérite !

Car si toute la presse se fait le relais des révélations du Canard enchaîné sur la rémunération de Pénélope Fillon, en tant qu’attachée parlementaire de son mari ou de son suppléant, c’est parce qu’il y a bien soupçon d’emploi fictif.

Si le parquet national financier ouvre une enquête préliminaire pour “détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits”, c’est que le soupçon d’infraction financière existe bel et bien.

Par conséquent, inutile de blâmer RL qui relaie les informations du Canard enchaîné. Il est dans son rôle de commenter l’actualité politique à la veille des élections. Il est dans son rôle d’information.

Quand une question est posée, il faut une réponse. C’est cela la transparence en politique. Que ça plaise aux Fillonistes ou pas.

Ce n’est pas la première fois que le Canard enchaîné porte au grand jour des affaires que certains préfèreraient mettre en sourdine.

Mais il se trouve que le Canard est très bien renseigné et que ses sources lui sont enviées, par ses confrères, évidemment, mais aussi  par le pouvoir qui aimerait bien les débusquer.

Tout le monde a en mémoire l’affaire des diamants de Bokassa, qui torpilla Giscard à la fin de son mandat.

C’est en 1979 que le Canard révéla cette affaire, affirmant qu’en 1973, Giscard, alors ministre des finances, avait reçu en cadeau pour 1 million de francs de diamants (plus de 800000 euros actuels, mais chiffre contesté).

Ce dossier à multiples rebondissements est resté sans réponse.

Démentis, enquêtes contradictoires pendant des années, n’ont mené nulle part.

Le Canard enchaîné a toujours maintenu ses accusations, Giscard a toujours nié.

Mais le mal était fait. Entretenant savamment le soupçon, Mitterrand fut élu en 1981. Les diamants de Bokassa ont propulsé la gauche au pouvoir.

Saurons nous un jour qui a balancé la grenade dégoupillée dans le camp Fillon ?

Je ne pense pas.

Mais ce qui est certain, c’est que la politique à haut niveau, c’est la fosse aux lions.

Fillon sortira t-il blanchi de cette affaire ou torpillé définitivement ? C’est à la justice d’en décider.

Mais quels que soient les résultats de l’enquête menée par l’Office central de la répression des infractions financières et fiscales, Fillon risque de garder cette affaire collée à ses basques pendant des années.

Quand on fait de la politique depuis 40 ans, on prend des coups. Et plus on approche de la magistrature suprême, plus ça fait mal.

Les Fillonistes pleurnichent et découvrent soudain qu’il est plus facile de donner des coups que d’en recevoir. C’est la dure règle du jeu.

Jacques Guillemain

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