Hier le 1er décembre, Donald Trump annonce un changement conséquent de la politique étrangère américaine qui se traduit par la fin de l'interventionnisme dans les pays étrangers qui visaient le renversement des régimes qui y gouvernent
 
© Mike Segar / Reuters
Donald Trump lors de la tournée événementielle « Thank You ». Ici à la "U.S. Bank Arena" à Cincinnati, Ohio le 1er décembre 2016
En effet, cette déclaration a été faite lors d'un discours sensationnel devant ses partisans républicains, ce dernier a eu lieu à Cincinnati dans l'Ohio. Trump l'a exprimé en ces termes : « Nous sommes prêts à collaborer avec tout Etat qui souhaitera se joindre à nos opérations militaires pour détruire l'Etat islamique et tous les groupes terroristes islamistes radicaux », avant d'ajouter : «Oui, nous allons détruire Daesh. Mais dans le même temps, nous allons poursuivre une nouvelle politique étrangère en prenant en compte nos erreurs commises dans le passé. Nous allons cesser de renverser les gouvernements d'Etats étrangers [...] Notre objectif est la stabilité, non le chaos. Le temps est venu de reconstruire notre pays». 

Ce discours semble faire d'une pierre deux coups. D'abord, il permet à Trump de critiquer la politique de ses prédécesseurs tout en se montrant comme étant l'homme de la paix et le bâtisseur d'une Amérique nouvelle. De même, ce discours envoie des messages positifs et rassurants au régime d'El-Assad et par extension, à Moscou. 

Concernant sa politique intérieure, le 45ème président américain a assuré ne pas avoir renoncé à ses promesses concernant la construction d'un mur avec le Mexique et la modification du système de santé, Obamacare. 

Notons que ce discours s'inscrit dans le cadre de la tournée « Thank you » qui vise à remercier ses électeurs. Toutefois, un groupe de manifestants n'a pas raté l'occasion de protester devant la salle où Trump faisait son discours, muni de pancartes sur lesquelles on voit la fameuse inscription «Love Trumps hate» [un jeu de mots signifiant « L'amour triomphe de la haine »]. 


La vidéo (en anglais) :