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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 09:55
Cela va être très dur pour Trump, et pourtant Hillary Clinton devrait être en prison

Guy Millière est bien connu dans le monde de la réinformation parce que même si l’on peut ne pas être d’accord avec lui, ses propos et ses livres non seulement tranchent avec la propagande ambiante mais apportent un éclairage décisif pour la reconstruction d’une pensée et d’une action résilientes. Notre ami Lucien Samir Oulahbib a bien voulu, pour Riposte Laïque, mener cet entretien passionnant avec ce grand spécialiste des Etats-Unis qu’est Guy. Qu’il en soit remercié.

 LSO : Un bloggeur, Francis N… m’a écrit avec agacement qu’il ne comprend pas trop votre critique acerbe actuelle des USA alors que selon lui « on n’a pas attendu Guy Millière pour savoir que le complexe militaro-industriel US est responsable de pas mal de nos problèmes, on dirait qu’il a viré sa cuti plutôt… »

 GM : Je ne critique pas les Etats Unis. Je les considère toujours, selon l’expression d’Abraham Lincoln comme le “dernier meilleur espoir sur terre”. Nous leur devons la fin du nazisme en Allemagne et du fascisme en Italie, la chute de l’empire soviétique, le fait de vivre en Europe dans des sociétés relativement démocratiques et non dans des dictatures où on parlerait russe ou allemand. La puissance de l’armée américaine n’a cessé de protéger l’Europe pendant toute la “guerre froide” et la créativité de l’industrie et de l’entreprise américaines ont été la locomotive du développement économique du monde pendant des décennies.

Le spectre du “complexe militaro-industriel” est un argument utilisé par nombre d’adeptes de l’anti-américanisme. Il vient du discours de fin de présidence de Dwight Eisenhower, qui se contentait de rappeler la nécessité de préserver l’équilibre des pouvoir aux Etats Unis. L’équilibre des pouvoirs a été préservé. Si les Etats Unis n’avaient pas eu depuis des décennies un complexe militaro-industriel les puissances de l’axe auraient pu gagner la Deuxième Guerre Mondiale, l’Union Soviétique aurait pu gagner la guerre froide, l’islam radical aurait déjà ravagé l’Europe occidentale. Nos problèmes en Europe ne viennent pas des Etats Unis. Les Européens savent fort bien créer des problèmes sans avoir besoin d’aide extérieure pour cela. Hitler était allemand. Le communisme est un dogme européen.  L’islam radical est né à l’intersection de l’islam renaissant issu de la nahda (mouvement pour la Renaissance Arabe) et du national-socialisme, ce qui est très clair si on lit Sayyid Qutb, le maitre à penser des Frères Musulmans. Oussama Ben Laden est un pur produit de l’islam radical: al Qaida s’est structuré sous Bill Clinton, qui n’a pas agi sérieusement pour faire le nécessaire, mais les Européens n’ont rien fait non plus. Le shah d’Iran a été lâché par Carter, mais les Européens appuyaient Carter avec enthousiasme, et Giscard d’Estaing n’a eu besoin de personne pour héberger Khomeini et lui offrir un voyage retour vers Téhéran. Les arguments anti-américains ne résistent pas à l’examen.

Depuis Obama, les Etats Unis ont un Président anti-américain et anti-occidental, très islamophile, c’est cela qui fait problème aujourd’hui, or les Européens ont été idolâtres envers Obama: ils devraient être contents du résultat. Obama a contribué à renverser Ben Ali, Saleh, Moubarak et Kadhafi au profit d’islamistes. Il a soutenu les Frères musulmans lorsqu’ils ont pris le pouvoir en Tunisie et en Egypte, laissé se créer l’Etat Islamique après le retrait des troupes américaines présentes en Irak alors que la situation dans le pays était stable depuis la stratégie de “surge” mise en oeuvre par le General Petraeus, et les atrocités commises par l’Etat Islamique ont suivi.  Il a installé l’Iran islamiste en position hégémonique au Proche Orient, facilité l’islamisation de la Turquie par Erdogan, laissé le chaos s’installer en Syrie, ce qui a induit l’afflux de migrants musulmans vers l’Europe. Il a fait des dégâts immenses qui n’ont pas profité au « complexe militaro-industriel » ci dessus mentionné puisque les dépenses militaires américaines depuis huit ans ont subi des coupes sombres. Il a partiellement sinistré l’économie américaine en prenant une multitude de décisions ineptes (exposées en détail dans mon livre) et n’a aidé des entreprises que dans des secteurs qu’il a idéologiquement choisis, hautes technologies, énergies renouvelables, etc. Incriminer Obama n’est pas incriminer les Etats Unis puisqu’Obama est lui-même un ennemi de la puissance américaine. Obama a permis de montrer à quel point le monde se détériorait quand les Etats Unis ne jouaient plus leur rôle de garant de la liberté sur la planète.  Je souhaite que les Etats Unis jouent à nouveau ce rôle, aussi vite que possible. Je souhaite que le “complexe militaro-industriel américain retrouve toute sa vigueur, car la survie de la liberté sur terre en dépend.

 LSO : Vous critiquez beaucoup Obama dans votre dernier livre, qui fait suite d’ailleurs à un autre livre sur lui très critique aussi, et si vous parlez bien de Trump, les 3/4 sont plutôt consacrés au bilan d’Obama ? C’est devenu obsessionnel chez vous ?…

 GM : Deux tiers du livre sont en effet consacrés à Obama. J’avais promis à mes lecteurs un bilan aussi complet que possible de ce que j’ai appelé le désastre Obama quand les années Obama prendraient fin. Elles prennent fin. Je procède à ce bilan. Aucun autre livre ne présente ce bilan et les lecteurs francophones qui ne consulteraient que la presse écrite ou les grandes chaines de télévision ne pourraient pas savoir ce qu’est ce bilan, et penser dès lors qu’il n’est pas aussi catastrophique que cela. Or, ce bilan est d’une noirceur effroyable. L’économie américaine a énormément souffert sous Obama, et on le ne sait pas. Le nombre de pauvres, de chômeurs et d’assistés permanents a explosé en huit ans, particulièrement chez les noirs, Les classes moyennes s’appauvrissent. Les guerres des gangs s’exacerbent, et tuent toujours davantage, année après année Le système de santé dit « Obamacare » coûte très cher, ne satisfait personne et est au bord du dépôt de bilan : plusieurs assureurs s’en sont retirés, et les surcouts pour les assureurs restants sont immenses. Le déficit public du pays a plus que doublé depuis janvier 2009.

Sur un plan international, les Etats Unis sont éliminés du Proche-Orient et en voie d’élimination d’Asie. L’islam radical n’a jamais été aussi virulent et délétère… Il faut regarder tout cela en face, car ce qui se passe et se décide aux Etats Unis nous concerne directement, et nous ne pouvons être aveugles.

Je ne donne pas une opinion, mais des faits. Un tiers du livre, le dernier, est consacré à l’élection présidentielle de novembre 2016. J’explique dans quel contexte elle se déroule, ce que seront ses conséquences, qui est vraiment Hillary Clinton, car cela n’est pas fait dans les grands médias et qui est vraiment Donald Trump, ce qu’il incarne et ce qu’est son programme, ce qui n’est pas fait non plus dans les grands médias sinon de façon ignominieusement caricaturale. Trump n’est pas un abruti raciste et fasciste, mais un homme d’affaire qui a longtemps eu des sympathies du côté démocrate, qui aime son pays et veut le redresser économiquement, stratégiquement, politiquement, socialement. Un débat intellectuel sain impliquerait que les propositions des uns et des autres soient examinées, soupesées. Ce n’est pas ce qui se produit. J’ai noté dans un article récent que la diabolisation de Trump avait une dimension totalitaire inquiétante. Je persiste et je signe.

 LSO : Plusieurs leaders et intellectuels républicains et néo-conservateurs ont déclaré que non seulement ils ne voteraient pas Trump mais qu’ils réservaient leur bulletin pour Clinton… Qu’en pensez-vous ?… Trump sera-t-il moins interventionniste que ses prédécesseurs ? Moins pro-israélien par exemple ?

 GM : Peu de républicains importants ont rallié Hillary Clinton. Nombre des adversaires de Trump lors des primaires, après avoir dit qu’ils soutiendraient le candidat républicain sont revenus sur leur parole, ce qui montre qu’ils n’ont pas de parole. Des républicains se sont vus promettre des positions dans une administration Clinton et se sont laisses séduire en pensant que la victoire reviendrait à Clinton: ce sont des adeptes vils de la politique politicienne. D’autres républicains et des conservateurs considèrent que Trump bouscule l’ordre établi au sein du parti républicain et du conservatisme américain, et ils espèrent préserver cet ordre établi en éliminant Trump, sans sembler comprendre les conséquences qu’aurait une victoire d’Hillary: ce sont des dogmatiques myopes.

Je place dans cette catégorie les principaux rédacteurs de la National Review, revue de référence des intellectuels conservateurs, qui a consacré un numéro spécial à tenter de démolir Trump. Des néo-conservateurs ont rejoint Hillary Clinton en pensant qu’elle serait plus ouverte au néo-conservatisme: ce n’est pas le cas, mais elle laisse dire et engrange les soutiens. Trump n’est pas un républicain ou un conservateur typique, mais il a un programme plus conservateur que celui de Mitt Romney en 2012. Il n’est pas protectionniste, contrairement à ce qui se dit: il veut renégocier les traités économiques passés entre les Etats Unis et   divers pays qui, entre autres, dévaluent délibérément leur monnaie, et renégocier un traité est autre chose qu’une décision protectionniste. Il est favorable à une baisse très nette des impôts, et tout particulièrement des impôts sur les entreprises. Il entend contrer l’immigration illégale. Il entend aussi combattre activement l’islam radical, renforcer l’armée. Il n’est pas isolationniste, mais entend ne soutenir que les alliés des Etats Unis qui se conduisent vraiment en alliés, et Israël est considéré par lui comme un allié qui se conduit vraiment en allié: il a souvent dans ses discours cité Israël en exemple. Il entend ne pas reconstruire des pays, et est donc moins interventionniste, mais il n’est en aucun cas non interventionniste. Il est le candidat à la présidence le plus favorable à Israël depuis Ronald Reagan et n’a cessé d’assurer Israël de son amitié et de son soutien.

 LSO : À entendre les médias américains et français, Trump serait en quasi position de destitution avant la lettre… Vous dites vous-mêmes qu’il a peu de chances d’être élu, est-ce une candidature de témoignage ?

Les choses vont être très difficiles pour Donald Trump. Il a contre lui les démocrates, l’extrême gauche, les grands médias, les conservateurs purs et durs façon David French, l’establishment républicain, les organisations islamiques et, ce qui peut sembler paradoxal, les principales organisations juives, qui semblent peu préoccupées par la défense d’Israël, qu’incarne Donald Trump. Il a pour lui les gens qui appartiennent à la grande vague qui avait porté les tea parties de 2009 á 2011, ceux qui s’inquiètent des détériorations infligées par Obama aux Etats Unis et à leur statut sur terre. Ceux qui sont pour Trump représentent un nombre très important d’Américains, et si le parti républicain et le mouvement conservateur le soutenaient sans défections, il aurait de bonnes chances de l’emporter et de rallier á lui des électeurs indécis. Ce qui hypothèque ses chances est que le parti républicain et le mouvement conservateur sont divisés, et il serait logique, si Trump perd, qu’il leur soit demandé des comptes. Ce qui hypothèque ses chances aussi est que le vote des minorités ethniques se porte massivement sur les démocrates, en raison du fait que les démocrates achètent leurs voix par des aides issues de la redistribution, or le poids électoral des minorités s’accroit aux Etats Unis. Si Hillary Clinton est élue, ce poids s’accroitra encore, car elle régularisera des millions d’immigrants clandestins, et il deviendra alors quasiment impossible pour un républicain d’être élu Président. 

Trump se bat parce qu’il comprend et partage l’inquiétude de millions de gens, parce qu’il comprend que la situation est grave, et parce qu’il sait que c’est un peu la dernière chance pour les républicains d’inverser la tendance. Non, la candidature de Trump n’est pas une candidature de témoignage. Si c’était le cas, Trump se donnerait beaucoup moins à la campagne. Or, il est omniprésent. Il a tenu une série de discours programmes très importants que nul, sauf moi, n’a commenté dans le contexte francophone: l’un portait sur l’islam, et Trump a dit que nous étions dans une nouvelle guerre froide que nous devons absolument gagner. Un autre portait sur l’économie et avait des accents reaganiens. Un troisième osait traiter des résultats désastreux de la politique démocrate envers les noirs, et Trump est le premier républicain depuis longtemps à oser aborder cette question. Un quatrième vient de porter sur les questions d’immigration. D’autres suivront sans aucun doute. Les journalistes falsificateurs ne retiennent de Trump que des fragments de phrases tronquées, sur-interprétées et sorties de leur contexte: c’est scandaleux. 

LSO : Certains commentaires à ma note sur votre livre paru sur R.L sont moins pessimistes que vous sur les chances de Trump, les avez-vous lus ?

GM : Les commentaires sur Riposte laïque sont en général pertinents. Ceux qui connaissent les Etats Unis et ont posté un commentaire ont noté l’existence d’une pauvreté croissante dans le pays, et ils ont raison. Ils ont noté la colère envers les autorités établies et ils ont raison aussi, la colère est grande, et ceux qui sont en colère voteront Trump, qui assemble des foules immenses à toutes ses réunions publiques. Une majorité d’Américains pensent que le pays va dans la mauvaise direction. Les deux tiers des Américains pensent, à juste titre qu’Hillary Clinton est menteuse et corrompue. Le seul argument de campagne du camp Hillary est la peur, et la campagne Hillary s’efforce de présenter Trump comme un fou et un irresponsable dangereux. Le but est de pousser des électeurs à se résigner à Hillary en les conduisant à se dire que si Hillary est pourrie jusqu’à l’os, Trump serait pire.

Pour l’heure, les sondages rendent pessimistes, mais tout sera possible jusqu’au bout. Hillary Clinton est une criminelle qui n’est pas en prison parce qu’Obama et les grands médias la protègent: le discours prononcé par James Comey, directeur du FBI à la fin de l’enquête de ses services sur l’utilisation d’un serveur internet caché par Hillary Clinton est un réquisitoire accablant, et si James Comey n’a pas demandé de mise en examen, c’est à l’évidence parce qu’il a reçu des consignes. Des documents peuvent être divulgués qui seraient si compromettants qu’Hillary devrait quitter la course ou se trouverait irrémédiablement plombée: la Fondation Clinton est depuis des années une machine à encaisser de l’argent en échange de trafics d’influence. Peter Schweizer a écrit un livre sur le sujet, et souligné qu’il y avait bien des morts suspectes dans le sillage d’Hillary. Le livre a conduit à la réalisation d’un film, qui porte le meme titre que le livre, Clinton Cash.  Le modèle élaboré par Ray Fair (https://fairmodel.econ.yale.edu)  et évoqué par un commentateur peut rendre optimiste, mais n’est pas infaillible. Le premier commentateur se trompe, Hillary Clinton n’est pas vraiment une amie d’Israël et ne cherche pas à faire la guerre au Proche Orient. Son objectif sera de poursuivre la politique Obama et de laisser s’installer une hégémonie du couple Russie-Iran au Proche Orient, hégémonie à laquelle  se raccrochera la Turquie islamiste d’Erdogan, et à laquelle se raccroche aussi la Chine. Hillary Clinton n’est pas vraiment une amie d’Israël et veut la création d’un État palestinien: elle le dit jusque dans un article publié il y a un an dans la revue juive de gauche américaine The Forward, article dans lequel elle place Binyamin Netanyahu et Mahmoud Abbas sur un pied d’égalité. L’ami d’Israël dans cette campagne, c’est Trump, qui est aussi l’ennemi de l’islamisme et entend mener des opérations militaires pour en finir avec l’Etat Islamique. Je tiens à remercier le commentateur qui signe Claudio : il a compris que mon livre Après Obama, Trump? était un antidote contre la désinformation ambiante et fournissait les clés pour comprendre.

LSO : L’axe essentiel de votre critique consiste à analyser les connivences (déjà anciennes néanmoins…) entre les grands groupes et la technostructure de telle sorte que l’État Providence (que critiquait beaucoup John Rawls préférant l’idée d’État de propriétaires associés) transforme la société en assistanat généralisé, bref, les USA, surtout sous Obama, se transforme sous votre critique en Etat délabré de plus en plus pauvre ; certains vous diront que tout cela est justement la faute du « néo-libéralisme », c’est-à-dire du manque d’État en réalité et non pas du trop d’État…

 GM : Le libéralisme au sens français du terme (aux Etats Unis, le mot désigne la gauche) défend l’idée que les entreprises doivent être libres de créer et de produire dans le cadre d’une concurrence également libre. Il est hostile aux subventions, à l’assistanat, aux collusions entre entreprises et gouvernement. Quand un pays fonctionne sur un mode libéral au sens français du terme, il crée de la richesse et des emplois. Quand un pays généralise l’assistanat, multiplie les réglementations, taxe lourdement les créateurs de richesse, et met en place un système d’interdépendance entre grandes entreprises et gouvernement, il asphyxie la création de richesse et d’emplois, multiplie les pauvres et les assistés. C’est ce qui s’est passé sous Obama. C’est ce  qui se poursuivra si Hillary Clinton est élue. On peut ajouter que la multiplication des pauvres et des assistés accroit les problèmes de délinquance et d’insécurité. Ces problèmes se sont aussi accrus sous Obama, et s’accroitront aussi si Hillary Clinton est élue.

 LSO : Si l’on analyse ce qui se passe en France quels sont les points de comparaison et de différence ?

 GM : La situation française est pire que la situation américaine. L’assistanat en France est généralisé, les réglementations sont innombrables et stérilisent le pays, où, depuis des années la croissance est quasiment nulle, la pauvreté endémique, les créations d’emplois quasiment nulles, les taxes écrasantes. En France, l’interdépendance entre grandes entreprises et gouvernement est instituée depuis longtemps. La France est un pays d’économie administrée. Les collusions entre grandes entreprises et gouvernement détruisent la liberté de penser. À la délinquance et à l’insécurité s’ajoutent en France l’islamisation rapide du pays avec son cortège sanglant d’actes djihadistes: si l’islam est présent aux Etats Unis et si des actes djihadistes y sont perpétrés depuis qu’Obama est président, l’islamisation du pays est moins présente, tout au moins pour le moment, bien qu’Obama ait tout fait pour qu’elle avance. Paradoxalement, parce que la France est socialiste jusqu’à l’overdose, un rejet de la gauche s’y dessine. Aux États Unis, l’overdose ne semble pas encore atteinte, ce qui explique qu’Obama ait été élu et réélu et qu’Hillary Clinton ait toutes ses chances.

LSO : Vous vivez désormais aux USA. Pourquoi ?…

GM : Je vis aux États Unis parce qu’un certain nombre de libertés fondamentales très érodées en France y sont encore respectées, entre autres la liberté d’aller et venir qui, depuis que les écologistes néo-communistes sont passés par là est fortement entravée par les tonnes de béton déversées dans les rues des villes. Je vis aux États Unis parce qu’aux États Unis, je bénéficie des droits de parler et d’écrire que garantit le Premier amendement à la Constitution: je viens de participer à Los Angeles, à quatre heures de chez moi (je suis à Las Vegas), à un grand colloque sur l’islam qui n’aurait pu se tenir en France et qui, s’il s’était tenu en France, aurait sans doute conduit devant un juge la plupart des intervenants, dont moi-même. Je vis aux États Unis parce que l’islamisation y est moins rapide, parce que les taxes sont plus faibles, particulièrement où je vis, parce que le fait que les taxes sont plus faibles rend la vie quotidienne plus vivable. Je vis aussi aux États Unis pour mener le combat des idées. Les États Unis restent à mes yeux la cité qui luit au loin sur la colline: si la lumière américaine s’éteint, la lumière risque fort de s’éteindre en Europe aussi. Ils sont, je l’ai dit en commençant, le « dernier meilleur espoir sur terre». Le combat à mener concerne toute la civilisation occidentale, et les Français doivent le comprendre s’ils ne veulent pas voir leurs espoirs ruinés.

 Propos recueillis par Lucien Samir Oulahbib

*Guy Millière vient de publier à La Maison d’Edition Après Obama, Trump ?

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