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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 11:53
Qui a cru que Poutine se retirait de Syrie ?

Le président Vladimir Poutine a annoncé, lors des négociations de paix de Genève, qu’il se retirait – partiellement (le mot a largement disparu des médias français) de Syrie à partir du 15 mars.

 

 

Poutine a notamment déclaré : « J’espère que la décision prise aujourd’hui sera un bon signal pour toutes les parties au conflit. J’espère que cela augmente de façon significative la confiance de tous les participants dans le processus de paix. »

A regarder de près, personne ne peut dire précisément quelles sont les forces russes qui vont effectivement se retirer du conflit syrien.

Pour un, la base navale de Tartous. Poutine a déclaré qu’elle reste en activité. Pareil pour la base aérienne d’Hmeimim qui a été construite en septembre 2015. Ce qui implique que la Russie doit laisser des forces militaires pour faire fonctionner et sécuriser ces deux bases.

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base aérienne d’Hmeimim

 

 

Concernant la base aérienne d’Hmeymim dans la province de Latakia notamment, le nombre d’avions stationné a toujours été un secret. D’après les images satellites, il semblerait que la Russie y a environ 36 jets.

Au moins 15 de ces avions sont partis ces derniers jours, selon les images diffusées par les médias russes montrant des Su-24, Su-25, Su-30 et Su-34.

Mais, disent les experts, d’une part les Su-24 et Su-25 sont fatigués et ils doivent être modernisés, et d’autre part, il n’est pas possible de vérifier si d’autres avions ne sont pas venus les remplacer.

Poutine affirme qu’il se retire après avoir atteint ses objectifs en Syrie. Mais il avait indiqué qu’il s’agissait de vaincre l’Etat islamique pour sécuriser le régime al Assad.

Mais de toute évidence, l’Etat islamique n’a pas du tout été vaincu, et la Russie a entretenu un flou sur ses interventions qui n’a trompé que les fous.

Le 14 mars, le ministre de la Défense Sergei Shoigu affirmait que la Russie a anéanti plus de 2 000 « bandits » (c’est le terme utilisé) en Syrie qui venaient de Russie, dont 17 commandants.

Mais l’année dernière, Poutine justifiait son intervention en affirmant que 5 à 7 000 combattants venus de Russie avaient rejoint l’Etat islamique.

Cette déclaration est elle-même en contradiction avec des rapports plus anciens qui annonçaient des chiffres très largement plus faibles.

Et pour tout dire, l’intervention de Moscou, c’était prévisible et Poutine n’a pas été très bon stratège de l’ignorer, a plutôt eu pour conséquence d’augmenter le nombre de musulmans russes qui sont partis combattre aux cotés de l’Etat islamique que l’inverse.

Et le bombardement de l’avion de ligne russe au dessus de l’Egypte en octobre dernier, attribué à ISIS, montre que ces derniers n’entendaient pas rester les bras croisés face à la Russie.

 

Et si ISIS n’a pas été anéanti comme promis par Poutine, c’est parce que la plus grosse majorité des bombardement aériens russes ont visés les rebelles qui combattaient Bashar al-Assad, et pas l’Etat islamique.

Sauver Assad des rebelles, protéger les intérêts russes en Syrie mais surtout en Méditerrannée, et prendre pieds dans une région qu’Obama a abandonné et où il n’a plus que des ennemis, voilà quel était le vrai but de l’intervention en Syrie – et Poutine l’a largement atteint, et non pas se débarrasser de l’Etat islamique comme annoncé, et c’est un échec. A Genève d’ailleurs, al Assad a déclaré que la Russie l’a aidé à achever « la victoire contre le terrorisme », et par terrorisme Assad entend tout groupe qui lui est opposé, et stabiliser la situation sécuritaire.

Avec ce retrait, Poutine tente de passer pour le « grand leader du monde libre », le grand pacificateur capable d’avoir mené une action militaire limitée qui a engendré « un minimum de victimes », et dont il s’est retiré afin de tenir la première place dans les efforts de paix.

Sa manœuvre a pour objectif presque mécanique de monter la pression contre Obama le peureux qui menaçait le président syrien et ne mettait pas à exécution ses menaces, et contre l’opposition syrienne, afin d’obtenir d’eux des concessions importantes pour ses futurs plans impérialistes.

L’autre volet consiste à obtenir de l’Europe la levée des sanctions européennes contre la Russie pour « bonne conduite », en juin prochain.

Et les Européens, englués dans leur médiocrité bureaucratique, applaudissent.

Il existe un mot en russe qui décrit très bien la stratégie de Poutine : « pokazukha » : l’apparence, l’habillage, dont Poutine est le spécialiste.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Alain Leger pour Dreuz.info.

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Published by Lazare
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Le pédagogue 29/12/2016 09:52

Le pédagogue :


En septembre 2015, j’ai diffusé le texte suivant intitulé « Poutine en série » :
« Une lecture rapide du titre peut prêter à « confusion », et faire croire qu’il s’agit de « Poutine en Syrie », puisqu’en ce moment, le Président de Russie fait beaucoup parler de ce qu’il entreprend pour le maintient « au pouvoir », du criminel dit Président de Syrie (Bacha El Assad pour ceux et celles qui ne le savent pas).
Mais ce n’est pas de « ça » qu’il s’agit.
Il s’agit d’un plat répandu au Canada, dans la Province de Québec : Poutine en série.
La poutine, à base de frites, de fromage et de sauce, dont il est beaucoup question en ce moment ! ».
Cette fois, le texte, comme le titre l’indique, traite de Poutine en Syrie.
Ce tyran, installé sur le trône du Krémlin, multiplie les bombardements exterminateurs contre les populations de Syrie, pour maintenir le régime assassin qui y sévit depuis longtemps.
Comme ses frères installés à « la tête » de régimes sanguinaires, dits « États musulmans », Bachar El Assad a été choisi, après le décès de son géniteur sanguinaire 5Hafez El Assad), pour continuer en Syrie, à servir les intérêts de ses employeurs.
Son régime, comme ceux de ses frères, ne sont aptes qu’à massacrer les populations des pays où ils sévissent, et à piller tout ce qu’ils peuvent.
La mafia qui alimente et entretient le système colonialo-impérialo-sioniste, recours pour cela à des dévoyés avides d’argent sale, de vice, de trahison, de sang, et autres.
Ignorant jusqu’au montant en milliards de dollars de leurs vols par le biais de leurs employeurs, ennemis acharnés de l’Islaam, ils se permettent tout.
Ils commettent les crimes les plus abominables, les plus nauséabonds, où la torture sous toutes ses formes est quotidienne, où des hommes sont sodomisés, tués, où des femmes sont méprisées, humiliées, violées, achevées et où des enfants sont enlevés, maltraités, affamés, éliminés.
Ils salissent et souillent tout, recourent à la tyrannie, à la corruption, à la dépravation, à la débauche, à la censure, aux usurpations, aux vols, aux impostures, aux mensonges, aux falsifications, aux trafics, aux trahisons, aux tromperies, aux tricheries, aux humiliations, aux enlèvements, aux séquestrations, aux emprisonnements, aux supplices, aux liquidations, aux tueries, aux massacres et autres à des degrés inimaginables, répandent la décomposition, la puanteur et la putréfaction.
Pour ces exterminateurs, l’humain est réduit à rien.
Ces imposteurs se déguisent en « musulmans » pour alimenter et entretenir la confusion.
Ils parlent d’Islaam, a lors qu’ils font partie de ses ennemis.
Poutine aime les massacres, et hait l’Islaam : il a montré sa barbarie en Tchétchénie, entre autres.
Il applique en Syrie ce qu’il a déjà fait ailleurs.

Lazare 29/12/2016 10:00

c'est marrant tous les gens qui résistent à l'Islam sont des criminels de guerre, ça a commencé avec les croisés !!!!!!!!

christian 28/03/2016 14:14

Oui mais je rajouterais il veut aussi intervenir contre la Turquie si il y a encore des problèmes et ont le s ait bien que les Turcs soutiennent l état islamique et l autre problème L Arabie saoudite qui pourrait bouger.....

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