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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 00:26

L’histoire et l'origine de l’humanité, de Mu et d'Atlantis selon le savoir ancestral des Indiens Hopis

 

 

La plupart des histoires de l’Egypte ancienne, des mayas et des incas évoquent les Dieux du Soleil descendant sur la Terre et enseignant aux hommes l’ingénierie, l’écriture et toutes leurs sciences.
Chez les Hopis, on explique très bien l’histoire des civilisations passées, et l’actuelle…


 

Témoignage d’un Indien Hopi sur MU et sa chute

L'histoire du Peuple Hopi et de l'humanité

Quelques ouvrages sortent parfois de l’ordinaire.
Celui que vous allez parcourir fait partie de ceux là.
Il existe peu de documentation traitant du continent de Mu et pratiquement aucune sérieuse relatant la guerre qui opposa ce continent du pacifique aux habitants de l’île d’Atlantis…

Les lignes qui vont suivrent risquent de toucher bon nombre d’entre vous.
Il s’agit du témoignage d’un Indien Hopi (Ours Blanc) qui relate avec beaucoup de générosité l’histoire de ses ancêtres‚ celle qui s’est transmise de génération en génération et ceci pendant des milliers d’années…
Ours Blanc raconte l’histoire de son peuple‚ les Hopis‚ et les relations qu’il a su garder avec le créateur et ses auxiliaires célestes‚ les différents Kachinas.
Il nous dévoile cette guerre absurde qui opposa ses ancêtres qui vivaient sur Mu (Kásskara) au peuple d’Atlantis (Talawaitichqua) et la destruction de ces deux mondes.
Le monde d’Atlantis est décrit comme une société en pleine décadence.
Ours Blanc relate ainsi le pénible exile de son peuple vers le continent américain il y a 80.000 ans‚ ce qui discrédite pleinement la thèse de l’arrivée des Indiens, il y a 10 à 12.000 ans par le détroit de Béring…
Voilà donc un récit remarquable à bien des égards ! Ce document n’a jamais été traduit en anglais et encore moins en français. Il provient d’un livre en allemand édité en 1979 et intitulé "Kásskara und die Sieben Welten" (Kásskara et les Sept Mondes).
Nous avons traduit pour vous uniquement la partie qui concerne le témoignage d’Ours Blanc‚ soit un tiers de l’ouvrage.
Le reste étant une remarquable analyse du récit d’Ours Blanc rédigée par l’auteur du livre‚ Joseph F. Blumrich.
Nous avons ajouté quelques photographies et légendes qui ne font pas partie de l’ouvrage original afin de donner plus de vie à ce dossier.
Joseph F. Blumrich a travaillé à la NASA de 1959 à 1974.
Il a notamment participé à la conception de la structure du propulseur de Saturn V qui permit aux astronautes américains d’aller officiellement fouler le sol de la Lune.
Il a aussi collaboré à la conception de Skylab.
Je m’étonne que son ouvrage ne soit jamais sorti en dehors du territoire germanique.
Malheureusement‚ Joseph F. Blumrich est décédé en 2002.
Ce n’est donc pas demain que son travail sera apprécié à sa juste valeur.
Cette traduction n’a pour but que de diffuser la vérité au plus grand nombre.
Que ceux qui veulent savoir prennent le temps de lire…


 

Ce dossier est dédié à Joseph F. Blumrich et à Ours Blanc

 

 

Préface de Joseph F. Blumrich

Dans notre histoire‚ il y a eu des hommes qui reconnaissaient clairement combien ils savaient peu de choses.
Mais‚ il en a existé d’autres qui croyaient tout savoir.
Aujourd’hui ce sont les équations différentielles‚ les ordinateurs et les statistiques qui l’emportent.
Les faits solides expliquent tout et le savoir qui provient de la croyance ne vaut guère plus qu’une bulle de savon !
Il existe des courants qui partant de la beauté d’une bulle de savon arrivent à des conclusions surprenantes.
Des changements s’annoncent et jettent leur ombre en avant – ou devrions-nous plutôt dire leur lumière ?
C’est pourquoi‚ parmi nous‚ ceux qui cherchent la vérité écoutent – ou commencent à écouter – peut-être des mots venant de sources qui ne sont pas influencées par notre sorte de logique‚ notre manière de penser ou nos traditions.
Ce sont des mots qui sont exprimés par des êtres humains qui proviennent d’un monde lointain qui nous est totalement étranger.
Peut-être aimerions-nous établir des relations‚ former des ponts pour pouvoir comprendre ce dont on parle de l’autre côté ?
D’une manière très humble‚ ce livre aimerait contribuer à former de tels ponts.
Le livre "Book of the Hopi" m’a donné la meilleure introduction au monde des Hopis.
Il m’a permis de reconnaître les ficelles subtiles qui se trouvent dissimulées sous la surface de nos faits solides.
Quelques circonstances que l’on pourrait appeler coïncidences – je n’y crois pas – ont conduit ma femme et moi chez Ours Blanc et sa femme Naomi.
Il s’en suivit un temps long – il semblait long mais ne dura que quelques années – jusqu’à l’instauration d’une confiance mutuelle. Enfin‚ Ours Blanc commença à parler.
C’était à moi‚ non seulement de l’écouter‚ mais également à apprendre et à comprendre un monde totalement nouveau pour moi.
Comme il fallait s’y attendre‚ la tentative de former un pont entre deux mondes si différents comme celui des Indiens et le nôtre était accompagnée de difficultés de compréhension.
Mais‚ il me semble néanmoins que pour diverses raisons‚ notre relation a été favorisée par la chance.
L’histoire familiale d’Ours Blanc‚ ainsi que son rôle lors les préparatifs pour le livre "Book of the Hopi" lui a procuré un regard sur les traditions de son peuple qui est sans doute plus vaste que celui de n’importe quel Hopi aujourd’hui.
Sa capacité intuitive artistique lui a permis de dessiner et de peindre des images murales qu’il était impossible de se procurer d’une autre manière.
Les trois ans de sa vie passée dans notre société occidentale lui ont souvent facilité à donner des explications sous forme d’exemples.
De tels éclaircissements étaient nécessaires afin de rendre sa façon de s’exprimer compréhensible pour des gens extérieurs.
D’un autre côté‚ sa connaissance de notre monde‚ n’a jamais conduit Ours Blanc à s’écarter des traditions de sa tribu.
Dans la présentation de faits‚ événements et particularités‚ il a toujours été imperturbable.
En ce qui concerne sa tribu‚ ses traditions ou religion‚ il est rempli d’une profonde solennité.
Si j’ai jamais rencontré un homme qui aiment et préserve passionnément ses racines et convictions ainsi que celles de sa tribu‚ c’est bien Ours Blanc.
Son état d’esprit est l’un des principaux piliers de ma conviction en ce qui concerne son intégrité‚ qui devait bien naturellement être démontrée.
 
http://www.gobookshopping.com/uploads/books/web/content/UBS/uploads/books/9780140045277.jpg
 

J’ai découvert une différence fondamentale entre la façon de penser d’Ours Blanc et la mienne qui reflète non seulement notre origine oppositionnelle‚ mais jette également un trait de lumière sur les problèmes du présent.
C’est la différence – et le conflit – entre le savoir qui provient de la croyance et celui basé sur des preuves tangibles. L’incident suivant en rend compte :
J’avais suivi l’affirmation des Hopis concernant les îles par lesquelles ils seraient venus en Amérique du Sud.
Et j’avais effectivement trouvé les confirmations décrites plus bas. Cette découverte m’avait enthousiasmé et lorsque j’ai eu l’occasion d’en parler à Ours Blanc‚ j’ai attendu de sa part une réaction similaire.
Au lieu de cela‚ il me regarda avec ses yeux sereins et tranquilles et me dit : "Je te l’avais bien dit que nous étions venus par ce chemin‚ n’est-ce pas ?"
Il faut mentionner que notre travail était strictement dirigé sur des développements historiques et leur signification et il n’existait aucune intention de créer une réplique du livre remarquable "Book of the Hopi".
Le texte transcrit dans la première partie est exclusivement le récit d’Ours Blanc.
Il provient de bandes enregistrées qu’il a réalisées lui-même dans ce but‚ ainsi que de nos conversations enregistrées qui étaient nécessaires et servaient à éclaircir‚ compléter et arrondir de l’image.
Toutefois‚ comme déjà indiqué‚ j’ai collaboré avec lui pour chercher des formulations et exemples en vue d’une meilleure compréhension‚ c’était ma tâche en temps qu’intermédiaire.
En dehors de cela‚ ma participation à cette partie a contribuée à fixer le contenu dans une forme
facilement lisible.
Les propres mots d’Ours Blanc et ses manières de s’exprimer sont restés intactes autant que possible.
En outre‚ la disposition des chapitres et sous-paragraphes ont été réalisés par moi-même.
Afin de pouvoir plus facilement retrouver les différentes phases et thèmes.
Ma contribution à l’écriture de la première partie était guidé dans l’intention inconditionnelle de retranscrire le contenu et la forme des révélations d’Ours Blanc sans modifications et autant que possible avec ses propres mots.
Joseph F. BLUMRICH (1913-2002)

 

 

KÁSSKARA ET LES SEPT MONDES

L’histoire de l’humanité selon la tradition des Indiens Hopis

Ecrit au printemps 1979
Édition actualisée‚ Munich‚ 1985
Traduction Hans W. Lintz – Copyright 2005
Révision et mise en forme : Hakomi

 

INTRODUCTION

hopi2

Ours Blanc

Ceci est l’histoire de mes ancêtres et des clans qui sont venus sur ce continent.
Le continent sur lequel mon peuple vécut longtemps a sombré dans la mer et les gens durent le quitter.
Ils durent aller sur un nouveau continent qui sortait de la mer à l’est‚ afin d’avoir un nouveau monde pour eux et faire un nouveau commencement.
Tout ceci fut provoqué par leur attitude dans certaines situations.
Je te raconterai pourquoi c’est arrivé‚ comment ils sont parvenus sur le nouveau continent que nous appelons le quatrième monde‚ Tóowakachi‚ et ce qui leur est arrivé après.
Mais d’abord‚ je voudrais dire que je suis très reconnaissant à tous ces gens qui m’ont donné le savoir et la compréhension.
Beaucoup m’a été raconté quand j’était encore enfant et j’ai appris certaines choses quand j’étais un jeune homme et d’autres quand j’ai été moi-même plus vieux.
Mais‚ pendant toutes ces années‚ les grandes cérémonies furent célébrées.
C’est grâce à elles que mon peuple tient éveillés les souvenirs de notre histoire.


 

Comme tu le sais‚ les Hopis‚ dans leurs familles‚ suivent la lignée de la mère.
C’est pourquoi j’appartiens au clan de ma mère‚ le clan des coyotes‚ et je dois à ma mère et à ma grand-mère une grande partie de mon savoir‚ ainsi qu’à mon oncle du même clan.
Ils m’ont donné un bon enseignement.
Du clan de l’ours‚ d’où est originaire mon père‚ sont sortis les guides et chefs d’Oraibi durant des centaines et des centaines d’années.
Ce que j’ai appris‚ par mon père et mon oncle‚ le chef Tawaquaptiwa‚ provient donc de la connaissance du clan de l’ours et des autres clans qui se sont fixés ici.
Il y a encore beaucoup d’autres gens qui m’ont transmis une partie de leur sagesse et de leur savoir et je leur en suis très reconnaissant.
Ils font tous partie des clans qui vivent maintenant ici.
Ces clans ont conservé leurs souvenirs à travers les peines et les difficultés endurées et causées par leurs migrations qu’ils ont considérées comme faisant partie de leurs devoirs‚ dans le but d’arriver à Oraibi pour aider à la construction de ce lieu en réalisant ainsi les plans du créateur.
Maintenant‚ il est temps de parler de notre peuple‚ pour vous dire qui nous sommes et pourquoi nous sommes ici dans l’espoir que quelqu’un‚ un jour‚ nous comprendra.
Même si c’est moi qui parle ici‚ il s’agit du savoir des Hopis que vous allez connaître.
De la longue‚ longue histoire des Hopis ressort un avertissement pour vous.
Vous allez comprendre plus tard ce que je veux dire quand je raconterai mon histoire.
C’est la raison pour laquelle je parle maintenant.
Cela nous concerne tous.
Peut-être cet avertissement ne viendra pas trop tard.
En racontant notre histoire‚ il faut que tu saches que le temps n’avait pas la même importance.
Aujourd’hui‚ le temps semble important‚ le temps rend tout compliqué‚ le temps devient un obstacle.
Mais‚ dans l’histoire de mon peuple‚ le temps n’était pas vraiment important‚ ni pour le créateur lui-même.
Ce qui compte vraiment est la beauté que nous mettons dans notre vie‚ la manière dont nous accomplissons nos devoirs et notre responsabilité envers le créateur.
Les choses matérielles de ce monde sont de peu d’importance pour les Hopis‚ comme tu t’en apercevras quand tu seras chez moi et que tu verras comment nous vivons notre histoire.
Quand tu seras parmi mon peuple‚ dans nos villages‚ tu commenceras à comprendre que ces vieilles femmes et ces vieux hommes‚ qui font l’histoire actuelle‚ n’oublieront jamais l’ancienne histoire qui est écrite dans leur cœur.
Et comme l’histoire m’a été révélée‚ je vais essayer maintenant de la transmettre aussi fidèlement que possible.

 

 

LES TEMPS ANCIENS

D’après nos traditions‚ nous avons vécu dans deux autres mondes avant de venir dans le troisième monde – puis‚ dans le quatrième‚ dans lequel nous sommes maintenant.


 

Dans le premier monde‚ la divinité Táiowa créa l’homme. Táiowa a créé toutes les choses dans cet univers.
Il n’y a rien qu’il n’ait réalisé.
L’endroit où il se trouve est appelé "la hauteur"‚ beaucoup de gens l’appellent "ciel".
Personne ne sait où cela se trouve‚ mais à partir de là‚ il dirige l’univers.
Il a donné un cerveau à l’homme‚ il lui a donné le savoir‚ il lui a donné tout ce dont l’homme a besoin dans sa vie.
Et il lui a donné la loi et les devoirs auxquels il doit obéir dans cet univers.
Le premier monde fut détruit par le feu‚ parce que les hommes sont devenus méchants.
Mais notre peuple‚ ceux qui dans des temps plus récents sont devenus les Hopis‚ survécut à la destruction‚ parce que notre peuple fut choisi pour conserver la connaissance de ces faits à travers les temps‚ jusque dans le présent‚ et de la transmettre dans le futur.
Le deuxième monde fut détruit par la glace.
Encore une fois‚ notre peuple survécut et arriva dans le troisième monde‚ le troisième continent.
Tous ces événements et les événements ultérieurs sont encore vivants dans nos coutumes religieuses.

 

 

LE TROISIÈME MONDE

 

Les rescapés de Mu

Mu (la Lémurie) selon Cortezz & morgana


Le nom du troisième monde était Kásskara.
Peu de gens‚ aujourd’hui‚ connaissent la signification de ce très vieux mot.
Je l’ai apprise par Otto Péntewa qui s’en est souvenu‚ cela signifie "mère terre".
Nous l’appelons aussi "le pays du soleil" parce que nous aimons bien faire référence au soleil et à la terre qui nous gardent en vie.
Kásskara était un continent.
Peut-être était-ce le même qui est appelé aujourd’hui Mu ou Lémurie.
La plus grande partie du continent se situait au sud de l’Equateur‚ seulement une petite partie se trouvait au nord.
C’était un pays très beau.
Comparé à aujourd’hui‚ c’était presque un paradis. Nous devions travailler mais nous n’avions pas besoin de travailler dur.
Depuis nos débuts dans le premier monde‚ nous avions suivi le plan de notre créateur et avions cultivé notre nourriture nous-mêmes.
Dans ces temps‚ nous avions choisi le maïs comme nourriture principale‚ nous l’avons amené dans le deuxième monde et nous avons continué à en vivre dans le troisième monde.
Quand tu vois notre maïs‚ pense au fait que les Hopis l’ont depuis des temps très très anciens‚ déjà depuis le premier monde.
La connaissance que nous cherchions et qui nous fut donnée concernait les plantes et les animaux.
Nous voulions savoir pourquoi les feuilles étaient vertes et les fleurs multicolores.
Nous pouvions communiquer avec les plantes et les animaux.
Nous avions ce que vous appelez des connaissances scientifiques‚ mais nous ne les utilisions pas pour la fabrication d’objets dont on a besoin pour soumettre d’autres gens.
 
 

Kásskara


Les gens avaient de l’estime les uns pour les autres.
Les clans avaient leurs propres chefs‚ mais ils avaient tous un grand chef spirituel.
Dans la vie des Hopis‚ il y a toujours eu un clan qui a la suprématie pour un certain temps afin de veiller à ce que nous remplissions bien nos obligations et responsabilités‚ ainsi que notre bonne conduite dans la vie.
Quand nous avons hérité de ce monde-là‚ c’était le clan de l’arc qui avait le pouvoir.
Pour cette raison‚ le chef de tribu du clan de l’arc était le souverain de Kásskara.
Au début‚ tout allait bien à Kásskara.
Beaucoup plus tard‚ les hommes commencèrent‚ petit à petit‚ à perdre l’estime les uns pour les autres ; d’abord quelques-uns‚ puis de plus en plus.
Comme tu le vois‚ nous sommes exactement comme les autres hommes.
Je peux comparer cela avec ce qui se passe aujourd’hui dans les organisations : les gens veulent avoir un certain rang‚ du pouvoir‚ ils veulent leur part.
La même chose est arrivée à Kásskara.
Ce fut surtout le cas pour le clan de l’arc‚ mais les chefs de haut rang de ce clan restèrent bons.
Avant de continuer l’histoire de Kásskara‚ je dois te dire que‚ naturellement‚ nous n’étions pas les seuls sur la terre.
Dans d’autres pays‚ il y avait aussi des gens.

 

 

Atlantis

 

La cité d’Atlantis


 

A l’est de chez nous se trouvait un continent que nous avons appelé Talawaitichqua‚ "le pays de l’est".
Dans la langue hopie‚ tichqua veut dire "terre"‚ la surface d’un continent‚ et la première partie du mot signifie "matin"‚ ou "lever du soleil".
Entre ce continent et nous‚ il y avait une grande surface d’eau.
Aujourd’hui‚ on appelle ce continent Atlantis et je continuerai à l’appeler ainsi car‚ pour toi‚ c’est un mot plus familier.
Au début du troisième monde‚ les gens d’Atlantis étaient aussi paisibles que nous.
Nous avons‚ bien sûr‚ la même origine divine. Ils avaient les mêmes symboles que nous.
Mais‚ avec le temps‚ ils changèrent.
Ils commencèrent à explorer les secrets du créateur que l’homme ne doit pas connaître.
Tu sais‚ il existe des secrets qui ne sont destinés qu’à la déité et‚ quand les hommes commencèrent à les étudier‚ ils enfreignirent cette loi.
L’homme‚ en fait‚ a le même pouvoir que le créateur‚ mais le créateur garde des secrets que les hommes ne doivent pas chercher à comprendre.
Cette affaire concernant les secrets est très très sérieuse.
Parlons de notre temps à nous pour que tu comprennes ce que je veux dire et pour te permettre d’avoir une idée sur ce que les Hopis croient.
Vous avez développé beaucoup de choses‚ par exemple des avions.
Quand mon oncle m’a amené à Oraibi voir la lithographie d’un avion à réaction‚ qui est naturellement beaucoup plus ancien que vos avions à réaction d’aujourd’hui‚ il m’a dit : "Ce sera très très bien de voler à nouveau à travers les airs‚ comme l’a fait notre peuple avant.
Quand il y a quelque part‚ dans le monde‚ très loin‚ une catastrophe‚ on peut apporter du secours (nourriture‚ médicaments‚ outils).
Mais on va également apporter la mort aux hommes à des centaines de miles de distance.
Et c’est en cela que l’on désobéira à la loi divine."
Comment pouvez-vous séparer ces deux choses si vous faites des recherches sur des secrets dont les hommes ne savent pas encore faire une bonne utilisation ?
Pense à toi : supposons que tu aies fait une découverte scientifique dans le domaine des fusées et que quelqu’un fasse un mauvais usage de ta découverte.
Toi‚ tu ne le ferais pas‚ mais c’est ta découverte.
Sais-tu vraiment où commence et se termine ta responsabilité ?


 

Et maintenant‚ ils essaient de produire la vie artificiellement – et un jour également l’homme.
Cela fait partie de ce que nous appelons des recherches sur le sang.
Et il n’est pas bien de faire cela !
Naturellement‚ vous pouvez faire des recherches sur le fonctionnement de votre corps afin de savoir ce qui guérit et ce qui vous donne une longue vie.
Le créateur veut que nous le fassions.
Il veut que nous profitions de la vie et que nous ayons aussi peu de travail pénible que possible et que tout ce qui est bon‚ toute la joie‚ tout le bonheur de ce monde nous échoient.
Mais ces autres choses‚ vous ne devez pas les faire‚ non !
Nous pouvons résumer tout cela en deux phrases.
Le créateur divin nous a dit : "Si vous voulez être mes enfants‚ vous ne devez pas utiliser votre savoir pour soumettre‚ détruire‚ tuer ou faire une mauvaise utilisation de ce que je vous ai donné.
Si vous ne respectez pas cette loi‚ vous n’êtes pas mes enfants."
Vers la fin du troisième monde‚ il y avait une femme comme guide suprême d’Atlantis.
Dans notre langue‚ nous pouvons l’appeler une Kickmongwuity‚ une prêtresse suprême ; à vos yeux‚ elle aurait été tout simplement une reine.
Elle était très puissante et très belle.
Elle a utilisé sa puissance et la beauté de son corps pour soumettre les chefs de son peuple.
Elle reçut d’eux tellement de bijoux que nous l’avons appelée "la femme turquoise".
Parmi ces personnalités‚ se trouvaient des savants que l’on pourrait appeler des "leaders douteux".
Un homme savant n’est pas systématiquement un homme bon.
Elle avait beaucoup de succès auprès de ces hommes et c’est ainsi qu’elle est devenue souveraine de tout le continent.
Atlantis étendit son influence et soumit des peuples dans les pays qui se trouvaient plus loin à l’est‚ que nous appelons aujourd’hui Europe et Afrique.
Bien qu’Atlantis fut un petit pays‚ il avait une très grande influence.
Tu peux le comparer à l’Angleterre.
C’est également un petit pays‚ mais quelle influence il avait !
 
http://remacle.org/bloodwolf/textes/Atlantide1.jpg
 
Les Atlantes avaient également fait des recherches sur les secrets du créateur‚ qu’ils n’auraient pas dû connaître.
Comme je te l’ai dit‚ ils en ont pris connaissance trop tôt.
Spirituellement‚ ils n’étaient pas encore prêts‚ ils ont utilisé leur savoir pour soumettre d’autres peuples.
Et en cela‚ ils ont enfreint l’ordre divin.
Certains y ont même perdu leur vie.
Ils ont également étudié d’autres planètes et ils s’y sont même rendus‚ mais comme c’étaient des planètes mortes‚ ils ne pouvaient y vivre.
Ils devaient donc rester sur notre vieille terre.
C’est alors qu’ils se sont retournés contre Kásskara.
Ils savaient que‚ moralement et spirituellement‚ nous étions beaucoup plus forts‚ cela les a rendus envieux.
C’est pourquoi la reine voulut également conquérir notre pays et soumettre notre peuple.
Elle a menacé notre souverain de réunir tous ses vaisseaux spatiaux au-dessus de notre continent et de nous détruire de là-haut.
Mais il refusa de céder.
Il y eut un long temps de pourparlers que l’on peut aussi appeler conférences.
Tous les grands hommes de cette époque tinrent des réunions.
Comme je te l’ai déjà dit‚ il y avait parmi nous des gens qui étaient devenus avides de rang et de pouvoir.
Leur croyance religieuse devenait plus faible et les gens n’avaient plus beaucoup d’estime les uns pour les autres.
Nous étions dans une situation que l’on peut très bien comparer à la situation actuelle.
Mu (la Lémurie) selon Loren adams ("Moonlight Over Lemuria")

Avec le temps‚ l’influence de cette femme conduisit à une scission de notre peuple.
Elle commença à en amener de son côté.
Il s’agissait d’hommes avides de pouvoir dont je t’ai parlé.
Ils se détournèrent de nos lois et se dirent à eux-mêmes : "Si nous sommes du côté des Atlantes et acceptons leurs exigences‚ nous aurons peut-être plus tard une bonne part du pouvoir."
Les méchants prirent le dessus.
Ils avaient étudié de nombreux secrets du créateur que l’humanité ne doit pas connaître‚ mais nous‚ nous n’y avons pas pris part.
Nous voulions être et rester le peuple pacifique qui était reconnu‚ à cette époque‚ comme tel.
Je crois qu’en réalité ce fut le créateur qui utilisa son pouvoir pour nous détourner de ces choses.
Les chefs se réunirent de nombreuses fois.
Mais le groupe de ceux qui avaient des connaissances scientifiques fut beaucoup plus fort et ils vinrent pour attaquer mon peuple avec le matériel de leurs pouvoirs et de leur invention.
Tout ce que je te raconte‚ ainsi que les événements ultérieurs‚ je les ai appris par ma grand-mère.
Mais j’ai aussi discuté avec un homme qui est le dernier à connaître l’histoire du clan de l’arc.
Je l’ai fait parce que‚ dans notre histoire‚ on dit que ceux du clan de l’arc avaient fait les pires choses.
Il confirma ce qui s’était passé et dit : "Oui‚ nous l’avons fait."
De très haut dans les airs‚ ils dirigèrent leur force magnétique sur nos villes.
Mais ceux de notre peuple qui n’avaient pas quitté le chemin véritable de notre créateur furent rassemblés dans une certaine région afin d’être sauvés.
Hier‚ lors d’une réunion dans une kiva de Shongopovi‚ nous avons eu une longue discussion sur notre situation actuelle. Nous voyons en ce moment survenir les mêmes choses que celles qui se sont passées juste avant la destruction du troisième monde.
La raison de nos soucis est que nous savons ce qui arrivera.
Dans cette réunion‚ il fut clair que le problème crucial des Hopis est le problème de la terre et ce fut un problème semblable qui amenât les spationautes vers nous.
Nous savons que nous avons atteint le point de non retour.
Nous avons également évoqué Kásskara‚ la reine d’Atlantis et comment fut détruit le troisième monde.
J’ai pensé à ma grand-mère qui m’a dit qu’il arriverait la même chose que ce qui est survenu il y a très longtemps.

 

 

LA DESTRUCTION DU TROISIÈME MONDE

déluge
Le déluge selon Loren Adams ("The Augmented Sea")

Notre peuple avait des connaissances comparables à celles d’Atlantis‚ mais il les a utilisées uniquement à des fins utiles et bonnes.
Comme je te l’ai déjà dit‚ nous avons étudié les secrets de la nature‚ la puissance du créateur dans les choses vivantes.
Mon peuple ne se défendit pas quand il fut attaqué.
Et il eut raison !
Si cela te semble étrange‚ regarde ce que les Hopis font aujourd’hui.
Le gouvernement des États-Unis nous a donné une réserve.
Te rends-tu compte ?
Et puis ils sont venus pour en couper des morceaux.
Notre pays‚ ils l’ont réduit de plus en plus.
Mais nous ne nous sommes pas défendus par la force.
Chaque fois que le gouvernement fait cela‚ nous disons : "ce n’est pas juste"‚ comme nous l’a demandé le créateur.
Nous savons que nous ne serons pas détruits‚ ce sont eux qui le seront les premiers.

Mais même si nous ne nous sommes pas défendus activement‚ nous avions quand même notre bouclier de protection.
Je ne sais pas t’expliquer scientifiquement ce qu’était ce bouclier et comment il fonctionnait.
Mais ma grand-mère me l’a expliqué de la façon suivante : s’il y a de la foudre‚ celle-ci peut atteindre le bouclier mais là elle explose.
Elle ne traverse pas le bouclier.
Je me rappelle bien comment ma grand-mère m’a montré la façon dont le bouclier agit.
Un jour‚ j’étais encore enfant‚ elle prit une cuvette‚ la retourna et dit : "maintenant‚ tu es sous la cuvette‚ si quelque chose tombe dessus‚ cela ne te fera pas mal."
Peut-être devrais-je te dire ici que toutes les histoires qu’elle me racontait‚ il me fallait toutes les répéter.
Quand je me trompais‚ elle m’interrompait et je devais recommencer.
C’est pourquoi je connais par cœur tout ce que ma grand-mère m’a raconté.
C’est ainsi que toutes les bombes‚ ou quoi que cela ait pu être‚ ont explosé loin au-dessus et le bouclier protégea tous les gens qui devaient être sauvés et qui avaient été rassemblés dans une certaine région.
Nous seuls avons été sauvés.
Des villes furent attaquées et beaucoup de gens périrent.
Et puis – comme disait ma grand-mère – quelqu’un a appuyé sur le mauvais bouton et les deux continents ont sombré.
Ce ne fut pas le déluge universel.
La terre entière ne fut pas détruite et tous les hommes ne furent pas tués.
Atlantis s’enfonça très vite dans l’océan‚ mais notre troisième monde‚ Kásskara‚ s’enfonça très lentement.
Laisse-moi t’expliquer pourquoi cela s’est passé ainsi : Supposons que je veux tuer quelqu’un et que j’ai un complice.
Nous sommes d’accord pour le faire.
Même si c’est moi qui tue‚ lui‚ le complice‚ le fait en pensée.
Mais il n’est pas autant coupable que moi.
Il aura une nouvelle chance par la réincarnation‚ mais pas moi.
C’est la raison de la destruction rapide d’Atlantis : ce sont eux qui ont attaqué.
Nous‚ ou quelques-uns des nôtres‚ étions seulement des collaborateurs lors de l’attaque de Kásskara par Atlantis.


 

C’est pourquoi la faute de notre côté fut mineure et notre groupe eut une nouvelle chance.
Si nous avions été aussi fautifs que les Atlantes‚ nous aurions été détruits aussi rapidement.
La puissance qui se trouve hors de toute capacité humaine ne voulut pas permettre que le peuple de la paix soit anéanti complètement.
Ces gens étaient des réincarnations d’hommes qui avaient vécu dans le deuxième monde‚ Topka‚ et qui avaient suivi les lois du créateur.
C’était sa volonté de donner à ceux qui devaient être sauvés les moyens d’y parvenir.
Je sais que beaucoup de gens auront une opinion différente‚ mais nous sommes le peuple élu.
Nous avons été sauvés et nous sommes venus ici parce que‚ depuis le premier monde‚ nous avons toujours obéi à la loi !
Nous allons voir maintenant ce qui se passa ensuite et quel rôle jouèrent les Kachinas qui nous ont amenés sur ce continent‚ dans le quatrième monde.
Mais d’abord‚ je dois te parler des Kachinas eux-mêmes.

Les Kachinas

Dans le troisième monde‚ et déjà depuis le premier monde‚ nous étions en relation avec les Kachinas.
Kachine signifie "initié estimé de haut rang".
Dans les premiers temps‚ ils s’appelaient Kyápchina‚ mais comme notre langage a évolué avec le temps‚ nous disons maintenant Kachinas.
En fait‚ Kyápchina désigne une seule personne.
Quand on veut parler de plusieurs Kachinas‚ on dit Kyákyapichina‚ c’est le pluriel.
Le mot Chinakane signifie "pousse"‚ la pousse d’une plante‚ mais ici il désigne la croissance spirituelle que les Kachinas nous donnent.
kachina
Représentation d’un Kachina

Les Kachinas peuvent être visibles‚ mais parfois ils sont également invisibles. I
ls viennent de l’espace.
Ils ne viennent pas de notre système solaire‚ mais de planètes très éloignées.
Il faudrait à nos astronautes plusieurs générations pour y parvenir.
Le nom Hopi pour ces planètes est Tóónátakha‚ cela signifie qu’elles sont proches les unes des autres‚ pas dans le sens matériel mais dans le sens spirituel‚ parce que tous leurs habitants ont la même responsabilité‚ ils travaillent tous étroitement ensemble.
C’est pourquoi nous pouvons traduire le mot par "Confédération des planètes".
Comme nous savons qu’il s’agit de douze planètes‚ nous pourrions dire également "Confédération des douze planètes".


 

Les Kachinas peuvent se déplacer très rapidement et‚ pendant que je prononce cette phrase‚ ils peuvent parcourir de longues distances.
Ils n’ont besoin que de quelques secondes ; leurs vaisseaux volent grâce à une force magnétique‚ même quand ils font le tour de la terre.
Les rangs des Kachinas dépendent de leurs capacités.
Ils s’appellent tous Kachinas‚ mais certains sont appelés également "Wu’yas".
Dans votre langue‚ "Wu’ya" signifie "divinité"‚ mais cela n’est pas tout à fait exact car Wu’ya désigne quelqu’un qui possède une grande sagesse‚ un homme ou une femme vieux et sages.
Si tu voulais comparer les Kachinas et les Wu’yas avec vos personnages chrétiens‚ vous diriez "anges" pour les Kachinas et "archanges" pour les Wu’yas.
Ce sont tous des anges‚ mais les plus élevés de rang vous les appelleriez archanges.
Les divinités se situent au-dessus des Kachinas et au-dessus de tous se trouve le créateur.
Seuls les Kachinas sont en relation avec les êtres humains‚ pas les divinités.
Ce sont elles qui donnent les instructions aux Kachinas.
Pour les enfants‚ on les appelle tous des Kachinas.
On fait cela pour familiariser l’enfant avec les "initiés".
Il serait trop difficile de leur expliquer la différence.
C’est ici que les poupées Kachinas jouent un rôle‚ car elles habituent l’enfant à l’apparence physique pour que l’enfant n’ait pas peur en voyant les danseurs.
Même les étrangers qui viennent acheter ces poupées les appellent des Kachinas car‚ n’y connaissant rien‚ ils ne font pas la différence.
Nous faisons de même avec les montagnes de San Francisco.
On peut les voir‚ elles sont hautes et un enfant comprend lorsqu’on lui dit que c’est là que se rendent les Kachinas quand ils nous quittent.
Pense à ce que vous dites à vos enfants au sujet du Père Noël et de l’enfant Jésus.

Mais quand l’enfant est accueilli parmi les adultes‚ on lui explique la différence.
Pour les adultes‚ les Kachinas viennent d’une planète très éloignée‚ et quand ils nous quittent ils y retournent.
Les hommes qui exécutent les danses représentent des êtres savants de différents rangs qui sont venus chez nous il y a longtemps.
Il y a trois sortes de Kachinas.
Les premiers s’occupent de la continuité de la vie (survivance).
Dans nos danses‚ ils apparaissent au milieu de l’hiver quand‚ dans la nature‚ toute vie dort.
Ils nous offrent la certitude que la vie reviendra et continuera.
Et comme la réincarnation fait partie de la continuité de la vie‚ cela signifie que nous naîtrons à nouveau et que nous aurons la possibilité de nous améliorer.
Le deuxième groupe est constitué par les enseignants.
Nous apprenons d’eux qui nous sommes et où nous sommes‚ quelles sont les influences que nous pouvons subir et ce que nous devons faire.


 

Le troisième groupe représente les gardiens de la loi.
On peut aussi les appeler "ceux qui nous avertissent‚ nous mettent en garde"‚ car ils nous parlent pendant longtemps‚ mais un jour viendra où il ne nous avertiront plus‚ mais au contraire ils nous puniront pour tout le mal que nous aurons fait.
Des enfants sont nés à la suite d’une relation mystique entre nos femmes et les Kachinas.
Je te raconterai plus tard des légendes qui relatent ce fait.
Nos gens pouvaient toucher les Kachinas‚ il y avait donc une proximité physique entre les Kachinas et les êtres humains.
Mais‚ même si cela semble étrange‚ il n’y a jamais eu de rapports sexuels.
Les enfants ont été conçus de façon mystique.
De tels enfants‚ quand ils grandissaient‚ avaient une grande connaissance et une grande sagesse‚ et même parfois des pouvoirs surnaturels qu’ils avaient reçus par leur père spirituel.
C’étaient toujours des hommes magnifiques‚ puissants‚ qui étaient toujours prêts à aider et jamais à détruire.
Les Kachinas sont des êtres corporels‚ c’est pourquoi ils ont besoin de vaisseaux pour les voyages dans nos airs et pour retourner sur leurs planètes.
Les vaisseaux spatiaux ont différentes tailles et noms.
L’un d’eux est Patoowa‚ "l’objet qui peut voler au-dessus de l’eau".
Pahu veut dire eau dans notre langue‚ et Toowata est un objet avec une surface courbe.
En raison de cette forme‚ nous l’appelons aussi "bouclier volant".
Je vais te raconter à quoi il ressemble.
Si on coupe une calebasse en deux‚ on obtient une forme qui a l’aspect d’une coupe ou soucoupe ; si on assemble deux de ces parties‚ on obtient la forme du vaisseau que l’on utilisa jadis pour se rendre sur ces planètes.
Quand on est assis à l’intérieur‚ on peut se déplacer dans toutes les directions et on ne tombe pas‚ quelle que soit la vitesse.
Comme il a cette forme‚ nous l’appelons Inioma.
Chez les Hopis‚ on sait que quelques-uns des nôtres ont volé dans ces vaisseaux et que ces vaisseaux ont également été utilisés dans d’autres pays‚ car les Atlantes sont venus chez nous dans ces vaisseaux.
Près d’Oraibi se trouve un dessin rupestre représentant une femme dans un bouclier volant.
La flèche est un signe de grande vitesse.
La femme porte les cheveux d’une femme mariée.
vaisseau2
Dessin rupestre représentant une femme
dans un bouclier volant‚ près d’Oraibi

Les deux moitiés sont tenues ensemble par une "bride".
Celui qui conduit le vaisseau doit actionner cette "bride".
Quand il la tourne à droite‚ le vaisseau monte‚ quand il la tourne à gauche‚ il descend.
Le vaisseau n’a pas de moteur comme les avions et n’a pas besoin de carburant.
Il vole dans un champ magnétique.
On doit seulement connaître la bonne hauteur.
Si l’on veut se diriger vers l’est‚ on choisit une certaine hauteur‚ si l’on veut aller vers le nord‚ on choisit une autre hauteur‚ etc.
Il suffit de monter à la hauteur correspondant à la direction choisie et le vaisseau vole dans le courant désiré.
De cette manière‚ on peut atteindre n’importe quel endroit à l’intérieur de notre atmosphère‚ mais on peut également quitter la terre.
C’est très simple !

 

La migration dans le quatrième monde

Maintenant‚ nous allons continuer à parler des événements historiques.
Longtemps avant que notre continent et Atlantis soient engloutis‚ les Kachinas remarquèrent qu’il y avait‚ à l’est de chez nous‚ un continent qui sortait de l’eau.
D’ailleurs‚ selon nos traditions‚ le monde a changé plusieurs fois.
Ce qui était en train de sortir de l’eau était‚ en fait‚ le même pays que celui dans lequel nous avions vécu dans notre deuxième monde‚ Topka.
Mais maintenant‚ nous l’appelons le quatrième monde‚ car son apparence est différente.
On dit aussi que la terre a basculé plusieurs fois‚ je veux dire que le pôle nord était à l’endroit où le pôle sud se trouve actuellement et vice versa.
Aujourd’hui‚ les pôles sont inversés et le véritable pôle nord se trouve au sud et le véritable pôle sud au nord.
Mais‚ dans le cinquième monde‚ cela changera à nouveau‚ et les pôles seront à leur vraie place.
A chaque fois‚ la terre a basculé complètement du nord au sud et pas seulement de la moitié‚ sinon il y aurait eut beaucoup trop de dommages et ce n’était pas l’intention du créateur.
Durant Topka‚ le deuxième monde‚ la terre a basculé seulement de moitié et tout a gelé.
Les Kachinas ont donc fait des recherches et observé cette nouvelle terre et‚ quand elle fut au-dessus de l’eau‚ ils commencèrent leurs préparatifs.
La grande migration pouvait commencer.
Cette nouvelle terre devait devenir notre nouvelle patrie‚ que nous appelons Toowakachi‚ le quatrième monde.
Nous avons aussi un autre nom‚ Sistaloakha‚ un mot pour désigner tout ce qui est créé rapidement et qui apparaît dans une forme parfaite.
Le créateur avait donc décidé de nous sauver‚ et les Kachinas nous aidèrent pour atteindre ce nouveau continent.
Notre peuple arriva du troisième au quatrième monde de trois façons différentes.
Les premiers arrivèrent dans des boucliers volants (c’est ainsi que nous les appelons chez nous).
Ils étaient destinés aux gens importants‚ de haut rang.
Ils étaient prioritaires parce qu’ils devaient fonder la nouvelle colonie et s’occuper de tous les préparatifs.
Comme ils sont arrivés les premiers‚ tous les considéraient comme des gens estimés.
Les Kachinas‚ en tant que spationautes‚ savaient où se trouvait la nouvelle terre et ils les y ont amenés.
Les Kachinas pouvaient le faire car ils possédaient des boucliers volants ; notre peuple non‚ nous ne savions pas les construire.
Mais tu te rappelles que les gens d’Atlantis avaient également des boucliers volants.
Ils ne les avaient pas reçus des Kachinas qui les avaient quittés‚ mais ils les avaient construits eux-mêmes avec leur force malveillante ; mais ça‚ je te l’ai déjà raconté.
Longtemps avant que le continent du troisième monde‚ Kásskara‚ soit englouti‚ les premiers clans arrivèrent ici.
Parmi les clans qui sont arrivés par les boucliers volants‚ se trouvaient le clan du feu‚ le clan du serpent‚ le clan de l’araignée‚ le clan de l’arc‚ le clan du lézard‚ le clan de l’aigle et le clan de l’eau.
En fait‚ il y avait encore plus de clans‚ mais je t’indique ici les principaux.
Sur la liste complète‚ le clan de l’arc est indiqué bien plus bas‚ contrairement à ce qui apparaît ici‚ car ce clan a mal agi dans le troisième monde.
Mais les gens du clan de l’arc étaient encore importants.
Même si beaucoup avaient participé à la destruction du troisième monde‚ ils n’avaient pas tous quitté le chemin du créateur.
C’est pourquoi ils ont été sauvés.


 

Il y avait aussi une sorte de gens (le deuxième groupe) qu’il fallut transporter ici et on l’a fait à l’aide de grands oiseaux.
La fête du mois de mars‚ Powamu‚ nous rappelle ces événements.
J’ai participé moi-même à cette cérémonie‚ à Oraibi‚ quand je fus enfin admis dans la société Powamu.
Avant la cérémonie‚ le chef de tribu chanta un chant qui évoquait le troisième monde que nous avions quitté et qui parlait de la méchante reine qui avait conquis la plus grande partie du monde et dont l’influence fut si néfaste.
C’est donc avec des oiseaux que sont venus des gens qui se trouvaient dans une phase intermédiaire vers les marches plus élevées d’une connaissance spirituelle.
Pendant ce temps‚ les gens avaient très peur‚ car le vieux continent s’enfonçait de plus en plus.
Ils avaient peur et pourtant ils savaient qu’ils devaient être sauvés.
Une ville après l’autre fut détruite.
L’eau n’arrêtait pas de monter et couvrait une grande partie du continent.
Dans le troisième groupe se trouvaient ceux qui étaient encore au début de leur quête vers une force spirituelle.
Mon clan‚ le clan des coyotes‚ en faisait partie.
Je le sais de ma mère qui faisait partie de ce clan‚ ainsi que ses parents à elle.
Ils avaient une connaissance précise de ces événements car ils les gardaient en mémoire afin de transmettre ce savoir comme héritage à ce continent‚ le quatrième monde.

Les différentes directions que prirent les rescapés du continent de Kásskara (Mu) et de l’île de Talawaitichqua (Atlantis) lors de la grande destruction il y 80.000 ans
Ces gens devaient donc venir par le troisième moyen‚ c’est-à-dire par bateaux.
Ils durent lutter durement pendant longtemps.
Alors que beaucoup de monde put venir par les airs‚ on dit aujourd’hui que tout le monde dut lutter pour pouvoir venir sur ce continent.
On agit de cette façon pour ne pas oublier ces événements‚ car tout ce que l’on a du mal à obtenir‚ on l’estime davantage et on le garde en mémoire.

Ces gens qui étaient transportés par bateaux faisaient partie des clans inférieurs qui possédaient peu de pouvoir.
C’est pour cette raison qu’ils avaient subi l’influence du clan de l’arc‚ avec son plan destructeur.
Ils y participèrent mais ne firent rien de leur propre gré‚ c’est pourquoi on leur offrit d’échapper à la destruction.
Dans le cas contraire‚ ils auraient été détruits comme les autres.

Pendant tout le temps où ce groupe fut en route sur les bateaux‚ ils reçurent la protection des Kachinas.
Chaque clan avait un Kachina dont la tâche était de l’accompagner et de l’amener sur le continent.
C’est ainsi que ce groupe fut conduit‚ en sécurité‚ sur ce continent.
Les Kachinas savaient se faire comprendre mais les êtres humains n’avaient pas le privilège de pouvoir parler avec eux.
Les Kachinas leur donnaient des conseils et leur indiquaient dans quelle direction ils devaient se diriger vers des îles où ils pouvaient se reposer.
Et enfin‚ ils arrivèrent dans le quatrième monde !
Il existe une cérémonie qui rappelle ce voyage en bateaux et qui est célébrée par le clan de la flûte.
Ainsi‚ nous nous rappelons chaque détail et chaque étape de ce voyage.
Ce même événement nous est rappelé également par les sept statues de l’île de Pâques.
Il y a sept statues pour figurer les sept mondes que nous devons traverser.
L’île de Pâques est la seule île sur notre chemin qui n’a pas sombré complètement dans l’océan après notre passage.


 

Par ces trois moyens‚ les gens furent emmenés sur le continent sud-américain afin de s’y établir.
A ce moment-là‚ la partie la plus haute était déjà au-dessus de l’eau.
Mais tu dois savoir que tous ceux qui ont survécu à Kásskara n’ont pas tous pu venir ici.
Nous‚ le clan des coyotes‚ étions les derniers à venir ici.
Ceux qui sont partis après nous furent emmenés par des courants vers d’autres pays‚ parce qu’ils n’avaient pas été choisis pour venir ici.
Certains arrivèrent à Hawaï‚ une partie du troisième monde qui n’a pas été engloutie‚ d’autres arrivèrent sur des îles du Pacifique sud et d’autres sur une île qui fait partie‚ aujourd’hui‚ du Japon‚ comme je l’ai appris il y a quelques années.
Un jeune homme venu de cette île m’a rendu visite.
Il avait lu “ Le livre des Hopis ”.
Il est venu me dire que sa grand-mère lui avait raconté exactement les mêmes histoires concernant l’ancien monde.
Il y a donc un certain nombre de gens qui n’ont pas pu venir ici‚ alors qu’ils ont la même origine et viennent du même continent‚ Kásskara.
C’est pourquoi‚ sur les îles Hawaï‚ les initiés s’appellent Kahuna qui était le même nom que Kachina.

 

 

Le destin des Atlantes

Les différentes directions que prirent les rescapés du continent de Kásskara (Mu) et de l’île de Talawaitichqua (Atlantis) lors de la grande destruction il y 80.000 ans !

Tous les habitants d’Atlantis ne périrent pas quand leur continent fut englouti.
Ceux qui ne voulurent pas participer à l’attaque de Kásskara par leur reine furent sauvés.
Naturellement‚ ils voulurent‚ eux aussi‚ venir sur notre nouveau continent‚ mais le créateur nous avait promis que nous aurions la nouvelle terre pour nous seuls‚ pendant très longtemps.
Bien qu’il n’y eut encore aucun Hopi sur ce nouveau continent‚ les Atlantes ne pouvaient pas venir ici‚ en Amérique du Sud.
Le créateur ne voulait pas les avoir ici.
Il envoya des Kachinas pour les empêcher de se diriger vers l’Ouest‚ car même si les survivants n’avaient pas suivi leurs chefs‚ ils restaient quand même des Atlantes.
Dans des temps anciens‚ quand fut créé le troisième monde‚ les Atlantes avaient des Kachinas comme nous.
Mais les Kachinas partirent quand les Atlantes commirent des péchés.
Alors‚ il ne restât aux Atlantes que le chemin vers l’Est‚ dans des régions que l’on appelle aujourd’hui l’Europe et l’Afrique. Mais on leur avait ôté leurs pouvoirs.
Ils étaient cloués au sol‚ ils ne pouvaient plus voler.
Ils ne pouvaient survivre que s’ils partaient par petits groupes et chaque groupe n’emportait qu’une petite partie du savoir global qu’ils possédaient auparavant.
C’est la raison pour laquelle les hommes‚ là-bas‚ n’ont aucun souvenir de leur histoire qui fut comparable à la nôtre.
Quand ils détruisirent le troisième monde‚ le créateur les mit à un niveau culturel très bas.
Mais après leur punition‚ qui dura des centaines d’années‚ ils recommencèrent à se développer.
Pense à la culture des Égyptiens.
Pour nous‚ les Hopis‚ ce temps n’est pas loin.
Tout ceci fait également partie de la tradition des Hopis.

 

 

TOOWAKACHI‚ LE QUATRIEME MONDE

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La Porte du Soleil à Tiahuanaco

Ceci est maintenant notre nouveau continent‚ Tóówákachi‚ le quatrième monde.
Le mot signifie "le beau pays pour tous les hommes".
Nous savons que nous sommes les premiers hommes à être venus ici et que le créateur nous a promis que nous y serions seuls‚ entre nous‚ pendant longtemps.
Avec ce quatrième monde‚ nous sommes au milieu de la durée de la terre et de l’humanité.

Nous sommes dans le quatrième d’un total de sept mondes que nous devons traverser.
Trois sont derrière nous‚ trois sont devant nous.
Ce fait est exprimé dans nos rites impénétrables ainsi que dans les ruines qui furent trouvées au Mexique et en Amérique du Sud.
En ce qui concerne le temps‚ nous avons déjà dépassé le milieu des sept mondes‚ car la durée de chaque monde à venir est plus courte.
La partie du quatrième monde qui est sortie la première de l’eau s’appelle Táotoóma.
C’est une abréviation‚ nous les utilisons souvent.
Dans votre langue‚ ce nom signifie "l’endroit qui fut touché par le bras du soleil".
Nous‚ les Hopis‚ disons que c’est la première partie vue par les aigles qui furent envoyés par les Kachinas.
Les aigles volent très haut et ils ont vu le nouveau pays sortant de l’eau‚ c’est pourquoi nous avons de l’estime pour les aigles.
Ainsi‚ nous étions dans le nouveau pays et le dernier groupe arriva enfin par bateau.
Avec leur arrivée‚ la migration se terminait.
Quand nous fûmes debout sur la côte de ce continent‚ nous regardâmes en arrière et nous vîmes les îles qui sombraient.
Les Kachinas nous donnèrent le troisième œil et nous vîmes tout : la disparition de notre terre mère et des îles.
Les deux symboles de la Terre-Mère des Hopis

Je dois t’expliquer encore quelque chose. Tous les gens qui sont venus dans le quatrième monde et qui ont vécu à Táotoóma‚ n’étaient pas tous des Hopis.
Nous devrions plutôt dire que nos ancêtres se trouvaient parmi ces gens‚ seulement ceux qui sont arrivés à Oraibi et qui y furent accueillis définitivement s’appellent des Hopis.


 

Un temps assez long s’est déroulé entre l’arrivée des premiers‚ sur les boucliers volants‚ et des derniers‚ en bateaux.
On dit qu’il fallut 3.000 ans pour que nous soyons tous rassemblés.
Tout cela s’est passé il y a très longtemps‚ car l’arrivée de ceux qui étaient sur les boucliers volants eut lieu il y a 80.000 ans.
Nous avons une façon très simple de parler des grandes périodes de temps : un Soomody signifie 1.000 ans‚ Soo veut dire étoile et tu sais combien il y a d’étoiles !
4.000 ans ne sont donc que quatre Soomody et il y a 80 Soomody depuis que la migration a commencé.
Ceux qui sont arrivés ici ne purent s’installer que dans cette région qui n’était pas très grande.
Dans cette région‚ nous devions tous vivre ensemble.
Cela montre pourquoi mon peuple est certain que nous étions les premiers‚ les seuls sur ce continent.
Il y a des tribus en Amérique qui sont venues beaucoup plus tard‚ parce que la glace avait fondu dans le nord‚ je t’en parlerai plus tard.
Longtemps avant que tout ceci ne se passât‚ le créateur nous avait montré les planètes.
Il nous fit cette offre formidable après nous avoir créés en tant que créatures vivantes.
Mais nous avons failli‚ nous n’avons pas suivi les instructions qu’il nous avait données‚ nous n’avons pas respecté sa loi.
C’est pourquoi nous eûmes d’abord cette petite partie de terre afin d’apprendre à dominer nos sentiments et à vivre ensemble.

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La ville de Táotoóma - Ruines de Tiahuanaco


Quand les premiers hommes arrivèrent sur le nouveau continent‚ ils se trouvèrent immédiatement à l’endroit où ils durent construire leur première ville.
La première ville‚ Táotoóma‚ ne fut pas construite en haut de la montagne‚ mais plus bas.
Aujourd’hui‚ on ne voit plus cette ville car elle est couverte de terre et d’eau.
Je te raconterai la raison plus tard.
La ville était plus grande que toutes celles que nous avions eues à Kásskara.
Elle avait presque la dimension de la ville de Los Angeles aujourd’hui.
Tu connais bien les ruines de Tiahuanaco.
Tiahuanaco était une partie de la ville de Táotoóma.
Mais Táotoóma n’était pas assez grande pour tous les gens qui devaient encore venir.
Et comme tu peux l’imaginer‚ le pays n’était pas encore cultivable puisqu’il venait de sortir de l’eau.
Mais les Kachinas avaient demandé que tout soit prêt pour nous‚ et comme les Kachinas étaient encore avec nous‚ ils nous montrèrent comment cultiver la terre le matin et rentrer la récolte le soir.
Ce fut très important pour nous‚ pendant de longues années‚ jusqu’à ce que l’eau diminue.
Petit à petit‚ la terre devint de plus en plus grande.
Notre peuple commença à aller vers le Nord‚ le Sud‚ l’Est et l’Ouest.
Nous pouvions commencer à explorer le nouveau continent et pour cela nous utilisions les boucliers volants.
Quelques-uns de chez nous avaient atteint un rang assez élevé pour avoir le droit d’accompagner les Kachinas lors de leurs explorations pour voir comment les nouvelles colonies étaient fondées.
Et petit à petit‚ il y eut à nouveau des gens qui eurent leurs propres idées sur la façon de suivre les lois du créateur divin.
Ils quittèrent le droit chemin.


 

Parmi eux‚ il y avait des gens de haut rang qui voulaient avoir des positions importantes.
Ils commencèrent les premiers à faire un mauvais usage des Tawúya‚ personne n’avait jamais fait cela auparavant.
Les Kachinas essayèrent de les empêcher de s’envoler dans l’univers.
Nous ne devions pas nous y rendre tant que nous n’avions pas rempli toutes nos obligations dans ce monde. Mais ces gens croyaient être déjà prêts.
Le créateur fut au courant de ce qui se passait et‚ peu de temps après‚ il vint en personne et dit : "Dès la première occasion dans ce nouveau pays‚ vous faillissez.
Je dois vous punir."
Et il prit la ville‚ l’éleva dans le ciel‚ la renversa (la tête en bas) et l’enfonça dans le sol.
Dans tous les bâtiments alentour on ressentit l’énorme souffle d’air‚ le sol trembla‚ c’était comme un tremblement de terre.
Ce fut une déception pour notre créateur que nous ayons désobéi à la première occasion.
Après cela‚ notre peuple décida de partir dans différentes directions.
C’est ainsi que se passa la première dispersion de notre peuple sur ce continent.

 

Nouvelles migrations

Tout cela s’est déroulé au cours des 4.000 ans après que notre peuple fut réuni sur le nouveau continent.
Tout le continent était maintenant sorti de l’eau et avait l’aspect de celui d’aujourd’hui.
La terre pouvait être cultivée. Progressivement‚ notre peuple quitta les ruines de Táotoóma‚ la première ville construite dans le quatrième monde.
Ce sont surtout ceux qui restèrent fidèles au créateur qui partirent.
Ils voulaient se séparer des autres afin de préserver leur vraie croyance et remplir les tâches qu’ils devaient accomplir.
C’est pour cela que‚ dans toute l’Amérique du Sud‚ on fonda de nouvelles colonies.
Ils ne partirent pas tous en même temps mais progressivement durant un temps assez long.
Cette fois encore‚ chaque groupe eut un Kachina pour le guider.
Les groupes‚ que nous appelons clans‚ durent se séparer afin de pouvoir survivre‚ mais également pour suivre l’enseignement du créateur‚ cela faisant partie de son plan divin.
Durant ces migrations‚ les Kachinas purent communiquer entre eux et ils nous aidèrent de la même façon qu’auparavant.

Ils nous apprirent comment semer et récolter le même jour sans attendre pendant des mois que les fruits mûrissent.

Cérémonie d’Indiens Hopis habillés en Kachinas

en haut d’une Kiva (dans les années 1920)

Tu es un être humain et tu n’es pas encore l’un des nôtres‚ mais tu le seras un jour.
Mais maintenant‚ tu dois passer trois épreuves.
Nous allons voir si tu vas survivre."
Pendant les trois nuits suivantes‚ le garçon dut choisir soigneusement des endroits pour passer la nuit et il fut assailli par des bêtes sauvages et des tempêtes terribles.
Mais comme il avait‚ à chaque fois‚ bien choisi son emplacement‚ il réussit à survivre et à passer les épreuves avec succès.
Le matin‚ après la troisième nuit‚ son père apparut et lui dit : "J’ai tout le temps espéré que tu survives.
Je t’ai mis à l’épreuve de toutes mes forces‚ mais maintenant je sais que tu es fort.
Tu dois être fort‚ car l’avenir apportera beaucoup de difficultés pour ton peuple."
Ils retournèrent à la kiva ensemble où Silíomoho fut reçu avec beaucoup de chaleur et de gentillesse.
On lui servit un bon repas et beaucoup de Kachinas chantèrent et dansèrent pour lui.
Après une bonne nuit‚ son père arriva : "J’ai déjà fait mon travail ce matin.
J’ai béni la terre avec de la rosée et maintenant nous pouvons partir car ta mère et tes grand-parents doivent se faire du souci pour toi."
Puis il prit le paquet avec la viande séchée que le garçon avait préparée et ils prirent le chemin du village du garçon.
Près du village‚ ils s’arrêtèrent et le père dit : "Maintenant‚ tu dois continuer seul.
Je vais t’aider à porter ton paquet mais tu ne me verras pas."
Le père était devenu invisible.
Le garçon fut accueilli avec joie.
La mère partagea tout de suite la viande avec ses voisins.
Puis Silíomoho raconta ce qui lui était arrivé‚ tout ce que son père lui avait appris concernant l’avenir difficile de leur peuple et que plus tard‚ dans sa vie‚ lui Silíomoho deviendrait le chef d’une planète très éloignée.
Le nom de son père était Hólolo.

Par la suite‚ chaque fois qu’il y avait du brouillard dans le cañon‚ les gens disaient "c’est Hólolo‚ le père de Silíomoho."
Et même encore aujourd’hui‚ nous appelons le cañon de Chelly‚ cañon du brouillard.
Silíomoho devint un membre important et plus tard un chef apprécié de son peuple.
Ses capacités furent d’une grande aide.
Il pouvait prédire quand il pleuvrait ou combien il y aurait de neige‚ quand ils devaient semer et comment conserver les récoltes.
Ce don fut un cadeau de son père.

 

 

L’ENERGIE

A Kásskara‚ toute la puissance et l’énergie dont nous avions besoin provenaient du soleil.
Nous pouvions en bénéficier partout et les lignes électriques n’étaient pas nécessaires.
Mais je ne sais pas comment cela fonctionnait.
Nous avions un appareil‚ en fait nous en avions beaucoup‚ avec un cristal à l’intérieur pas plus gros qu’un pouce.
A l’époque‚ les gens n’avaient pas besoin de travailler la pierre avec un burin‚ pendant des jours.
Tout ce qu’ils avaient à faire‚ c’était d’orienter l’appareil par rapport au soleil et ils pouvaient fendre la pierre avec l’énergie solaire.
Tous les sons étaient mémorisés dans des cristaux.
Tous les enregistrements du troisième monde se trouvent dans une grotte en Amérique du Sud.
Ma grand-mère me l’a dit un jour mais personne ne sait plus où elle se trouve.
Si la grotte était découverte un jour‚ je pourrais tout reconnaître à l’intérieur.
Quand nous sommes venus sur ce continent‚ nous avons bien sûr emmené de tels appareils‚ ainsi que toutes nos connaissances.
Là-bas‚ en Amérique du Sud‚ les gens pouvaient soulever d’énormes blocs de roche en tendant les mains sans y toucher.
Aujourd’hui‚ on est étonné et on ne comprend pas comment les gens ont pu bâtir de telles villes‚ mais à l’époque c’était facile.
La plus grande efficacité des capacités de l’être humain se trouve dans le bout des doigts. Ils peuvent émettre beaucoup de force et en absorber autant.
Pense aux hommes-médecine qui posent leurs doigts sur ton corps et sentent toutes les vibrations.
Ils ressentent aussi les vibrations qui ne devraient pas s’y trouver et localisent ainsi la maladie.

A une certaines époque‚ on utilisait aussi le mercure‚ mais je ne sais pas exactement dans quel but.
D’après notre tradition‚ il en existait deux sortes‚ une liquide et une solide.
Il y aurait un rapport avec la chaleur et l’équilibre‚ mais je ne sais pas si‚ au point de vue scientifique‚ cela signifie quelque chose pour toi.
Les gens du clan “ deux cornes ” l’ont utilisé‚ c’est ce que m’a dit un homme du clan de l’arc.
Les gens avaient techniquement un niveau élevé‚ mais ils n’ont jamais utilisé la force pour détruire des vies.
Tout ce savoir s’est progressivement perdu et les gens ont dû travailler de plus en plus dur.
Aujourd’hui‚ toutes ces bonnes choses sont dissimulées et nous voyons avec étonnement ce que l’on a réussi à faire dans le passé.
Pour comparer‚ on pourrait dire que c’est aujourd’hui que nous vivons dans une époque sombre.

 

 

LES SYMBOLES

Le symbole du plan de vie des Hopis

Quand nous sommes installés en Amérique du Sud‚ après notre arrivée‚ nous avons commencé à documenter notre présence.
Nous avons exprimé notre savoir historique et spirituel à travers des symboles.
Nous en faisons autant aujourd’hui‚ car nous avons hérité ces symboles de nos pères et nous connaissons le sens des chiffres et des lignes. Nous savons ce qu’ils signifient et ce que l’on peut exprimer à travers ces symboles.

Nous avons laissé nos symboles partout où nous avons vécu ou migré.
On peut trouver les preuves de notre savoir dans toute l’Amérique du Sud jusqu’au continent nord-américain : des dessins rupestres‚ des céramiques‚ des bâtiments.
Les gens disent que nous n’avions pas d’écriture.
Mais c’est justement notre écriture et ce sont nos messages qui sont présents partout sur les deux continents et qui n’ont pas encore été détruits.
Nous avons écrit nos symboles sur de la roche car elle n’est pas facile à détruire par le temps.
Nous avons décoré nos céramiques avec des symboles et nous en faisons toujours autant aujourd’hui.
A chaque fois que nous avons quitté une installation provisoire‚ pendant nos migrations‚ nos enfants brisaient dans tout le village toutes les céramiques et les laissaient comme un legs.
La céramique ne peut pas être détruite.
On peut la briser mais les morceaux restent toujours.
D’autres peuples et des générations futures viendront et les trouveront‚ et ils sauront que nous avons été là avant eux.
Et il y a les bâtiments‚ les ruines.
Si on fait attention à certains signes caractéristiques‚ alors on peut les trouver partout en Amérique du Sud et ici.
Par exemple‚ il existe des tours‚ des tours circulaires et des tours carrées.
La tour ronde est le symbole féminin‚ la tour carrée le symbole masculin.
La forme en T ou le trou de serrure est très importante.
Nous l’avons depuis le premier monde.
Cette forme est un symbole pour le plan du créateur.
C’est pourquoi les fondations de nos kivas ont cette forme en T.
Et comme je parle justement des kivas‚ je veux ajouter quelques autres significations symboliques de cette construction.
L’étage inférieur représente le premier monde‚ l’étage supérieur le deuxième monde‚ et l’ensemble‚ de l’arrière jusqu’au devant‚ représente le troisième monde.
Sur le toit plat se trouve une plate-forme surélevée qui représente notre monde actuel‚ le quatrième monde.
Maintenant‚ tu comprends pourquoi les kivas sont si importantes pour nous.


 

Et naturellement‚ il existe les grands édifices du passé.
Les références aux multiples mondes ne manquent pas.
Combien de symbolisme et de savoir sont exprimés à travers eux.
La référence aux différents mondes se trouve partout‚ dans le nombre d’étages des pyramides‚ le nombre des portes sur les toits des bâtiments : les trois mondes du passé‚ le quatrième‚ le monde actuel‚ le cinquième monde et les sept mondes que l’humanité doit traverser au total.
Même les neuf mondes sont mentionnés‚ à savoir les deux mondes appartenant au créateur.
Et les sculptures et la position des bâtiments.
Nous pourrions écrire un livre supplémentaire sur la signification des découvertes dans les ruines mexicaines et sud-américaines.
Je t’ai déjà parlé de la forme en T à Teotihuacan‚ de la signification des degrés‚ pourquoi il y a un trou dans l’édifice de la pyramide du soleil et la signification des serpents des deux côtés des marches.
Dans toute chose il y a une signification‚ et l’histoire est inscrite partout.
Nous sommes des gens ayant une orientation spirituelle et les historiens et les archéologues doivent se rendre compte qu’ils devront d’abord nous comprendre‚ avant de pouvoir expliquer les ruines.

A l’époque actuelle‚ nous portons ces chiffres symboliques avec nous ou plutôt dans nous.
Pas dans une forme matérielle mais d’une manière plus subtile.
Par exemple‚ pendant une cérémonie‚ quand des Kachinas dansent sur la place du village‚ ils forment leurs groupes à seulement trois endroits‚ pour montrer les trois mondes que nous avons traversés.
Ils ne peuvent pas former un quatrième groupe puisque le quatrième monde n’est pas terminé.
Je dois également mentionner les chants que nous chantons pendant les cérémonies.
Un tel chant comporte cinq strophes‚ ce qui signifie que nous allons nous rendre dans le cinquième monde.
Comme tu le vois‚ les Hopis savent exactement où ils se situent dans le plan des mondes : entre le troisième qui a été détruit‚ et le cinquième‚ le prochain monde que nous devons atteindre.
Nous savons que nous nous trouvons dans le quatrième monde situé au milieu de sept mondes que nous devons traverser au total.
Nous n’avons pas besoin de le dire‚ car tout est exprimé symboliquement dans nos cérémonies.
Pourquoi noter quelque chose par écrit qui est enracinée si profondément et exprimée si clairement dans nos cérémonies ?
Tout le symbolisme utilisé par les Hopis nous rappelle les vérités que nous avons apprises il y a longtemps.
Mais seulement nous‚ les Hopis‚ connaissons et comprenons ce symbolisme‚ aucune autre tribu ne peut en faire autant‚ même si beaucoup d’entre elles utilisent maintenant des symboles hopis.
Elles ne voient que l’extérieur et n’ont pas la connaissance.
Si tu vois nos symboles quelque part en Amérique du Sud‚ en Amérique Centrale ou sur ce continent‚ pense que nous savons encore aujourd’hui ce qu’ils signifient.
Et pense que nous savons tout cela par notre passé et par ce que nos pères nous ont transmis et que nous gardons toujours vivant.
Et n’oublie pas que le savoir des Hopis est encore plus étendu : nous savons que nos voix‚ même sans son‚ sont imprimées dans l’atmosphère et que c’est indestructible !
Des rochers et des ruines peuvent disparaître un jour‚ mais ce que nous disons‚ et ce qui se passe dans nos âmes sur un niveau plus élevé‚ ne sera jamais détruit.

 

 

LE MOT DE LA FIN

Chacun d’entre nous est né avec une prédestination et doit remplir sa tâche dans ce monde.
Longtemps avant ma conception‚ il fut décidé que cela ferait partie de ma destinée de transmettre toutes ces choses.
C’est pourquoi je suis venu pour parler avec toi.
Tout au début de ton enregistrement‚ je t’ai dit que l’histoire de mon peuple représente une mise en garde pour vous. J’espère que tu as maintenant bien compris cet avertissement.
As-tu remarqué comment l’histoire se répète toujours et toujours ?
Et tu as vu que le créateur punit l’humanité quand elle transgresse les lois et dévie ou quitte le droit chemin.
Je t’ai parlé beaucoup de notre histoire‚ de l’histoire du peuple élu.
Je sais qu’elle ne correspond pas à ce que vous avez cru jusqu’à maintenant.
Naturellement‚ les scientifiques voudront nous corriger‚ comme ils le font toujours.
Ils ne nous comprennent pas et ne peuvent donc pas comprendre notre histoire et nos opinions.
Mais nous‚ les Hopis‚ reconnaissons dans les événements d’aujourd’hui la même chose que ce qui est arrivé vers la fin du troisième monde.
Nous voyons ce qui se passe dans le monde‚ la corruption‚ les assassinats‚ et nous savons que nous sommes sur le chemin de la destruction.
On peut éviter cette fin terrible si nous retournons sur le chemin du créateur‚ mais je n’y crois pas.
La prochaine grande catastrophe n’est pas loin‚ seulement quelques années.
Cela doit vous sembler étrange dans votre monde‚ mais nous le savons.
Nous‚ les Hopis‚ nous le savons.
Cérémonie chez les Indiens Pueblos de San Juan‚ frères des Indiens Hopis.
Les Pueblos ne furent pas intégrés aux Hopis‚
car ils n’ont jamais fini leur migration

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