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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 09:14

Si je vous dis secte, vous allez penser à des mouvements comme la Scientologie par exemple. Et pourtant il en existe une qui a autant d'influence qu'une religion.

SGI : Soka Gakkai International

. Elle est plus connue pour ses activités financières et son infiltration dans la politique que pour ses pratiques spirituelles.

. Ses membres, parfois fanatiques, considerent etre les seuls à posseder la "vérité ultime" et, qu'à l'exception du sutra du lotus, les autres enseignements du bouddha sont provisoires et doivent etre rejetés.

. Il s'agit de la plus importante secte mondiale, elle compte 12 millions d'adeptes.

. La Soka Gakkai n'est pas reconnue par l'UBF ( Union Bouddhiste de France ).

SGI : Soka Gakkai International

SGI : Soka Gakkai International

La Sōka Gakkai (創価学会?, littéralement « Société pour la création de valeurs »)est une organisation bouddhiste contemporaine fondée en 1930 au Japon. Dans le contexte japonais, elle est classée parmi les "nouvelles religions" (shinshukyo), mais elle se réclame dans son enseignement d'une des branches du bouddhisme présentes au Japon, le Bouddhisme de Nichiren, plus particulièrement de la tradition transmise par l'école monastique Nichiren Shōshū, à laquelle Sōka Gakkai était liée institutionnellement jusqu'en 1991. Depuis cette date, le mouvement est totalement indépendant d'une institution monastique et ce sont des laïcs qui accomplissent toutes les cérémonies religieuses. L'organisation s'étend à 192 pays et revendique près de 12 millions de fidèles.

Son activité religieuse comporte notamment la pratique du gongyo matin et soir (récitation d'extraits du Sûtra du Lotus et de Nam Myoho Renge Kyo), l'étude de lettres et traités de Nichiren et d'encouragements de son leader actuel, Daisaku Ikeda, ou autres responsables, ainsi que des activités collectives d'échange autour de questions de foi, notamment dans le cadre de réunions de discussion (zadankai)

Source : Wikipedia

Ses membres sont reçus par le pape François et elle a des adeptes aussi célèbres que l'acteur Orlando Bloom ou la chanteuse Tina Turner
Ses membres sont reçus par le pape François et elle a des adeptes aussi célèbres que l'acteur Orlando Bloom ou la chanteuse Tina Turner
Ses membres sont reçus par le pape François et elle a des adeptes aussi célèbres que l'acteur Orlando Bloom ou la chanteuse Tina Turner

Ses membres sont reçus par le pape François et elle a des adeptes aussi célèbres que l'acteur Orlando Bloom ou la chanteuse Tina Turner

Témoignage : Deux ans avec la Soka Gakkai

La Soka Gakkai (Bulles n°68) est une organisation d’origine japonaise se présentant comme bouddhiste mais non reconnue par l’Union Bouddhiste Française. Ce mouvement se propose d’assurer, par la diffusion du bouddhisme et l’amélioration des adeptes, le bonheur et une paix durables pour l’humanité. Le « Maître », Daisaku Ikéda, est l’objet d’une intense vénération, il règne sur un puissant empire financier.
La pratique exigée des adeptes consiste à réciter, (parfois de plus en plus vite et de plus en plus fort) le Daïmoku, formule sacrée « Nam Myo Renge Kyo ». La répétition de cette formule, des heures durant, doit conduire immanquablement au succès désiré.
Le plus souvent, celui qui rencontre la Soka Gakkai pour la première fois ignore à peu près tout de la doctrine, des pratiques et de l’organisation de ce mouvement.
Un jour Anna, souriante trentenaire, a fait cette rencontre… elle nous confie son témoignage.

La rencontre

Je suis entrée dans la Soka Gakkai en 2001. Ce fut une rencontre comme tant d’autres. Un jour, attristée par un échec très important pour mon avenir, un collègue affligé de ma détresse m’expliqua comment lui aussi avait traversé des difficultés, et qu’il connaissait une solution qui pouvait m’aider. D’une nature très méfiante, j’ai tout de suite expliqué que je ne croyais en aucune religion et serais difficile à convaincre. De fait, personne ne m’a mis de pression, on m’a rassurée en me disant que j’avais raison, que l’on n’était jamais trop prudent et qu’avec le temps et mes différentes expériences, la croyance en l’efficacité de la pratique viendrait d’elle-même.

Ce fut le cas. Ils m’ont suffisamment mise en confiance pour que peu à peu, je me laisse persuader que toutes les bonnes choses qui se produisaient dans ma vie venaient de ma croyance, donc de ma foi.

Dans le groupe

Insidieusement, j’en suis arrivée à ne plus penser par moi-même, je ne vivais plus qu’à travers ce bouddhisme. Toutes mes relations devinrent faussées, j’interprétais selon la Loi quelquefois en bien mais le plus souvent en mal.
Personne ne m’imposa un rythme de pratique, mais il était fortement conseillé de suivre celui des aînés –plus anciens dans la pratique- afin de montrer son investissement.
Nous avions une réunion de discussion tous les quinze jours, chez un (ou une) aîné, où tous les pratiquants d’un même chapitre se retrouvaient.
Une fois par mois nous avions en plus une réunion selon notre situation personnelle (jeune fille ou jeune homme pour les célibataires, homme ou femme pour les personnes mariées, divorcées, veuves…). Il faut y ajouter tout ce qui était activité organisée par les différents chapitres d’une même région, où il était plus que de bon ton de se montrer, toujours pour manifester notre motivation dans la pratique. En effet, les aînés ne manquaient pas de nous rappeler tous les bienfaits que nous allions engranger pour avoir fait l’effort de donner de notre temps « si précieux » pour faire acte de présence. Sans compter toutes les pratiques quotidiennes du matin et du soir, devant l’objet de culte , et la récitation du mantra « nam myoho renge kyo » le plus possible (on nous lançait le défi d’en réciter un million par an, ce dans quoi je me suis enfermée pendant 2 ans).Cette pratique était souvent accompagnée, le soir, par une aînée.
Cet accompagnement pouvait se répéter plusieurs fois par semaine selon les difficultés rencontrées.

Je vais plus mal

De ce fait, je perdis pied, mes relations professionnelles se sont dégradées. Ne gérant les situations qu’en fonction de ma pratique et selon l’enseignement de mes aînés, les réponses ne se trouvaient donc pas adaptées aux situations vécues, je perdis le sommeil.

« Mes amis bouddhistes » me poussèrent à prier davantage, avec plus de ferveur, pour transformer ce qui n’allait pas dans ma vie et entraînait « la perte de mon sommeil » ; on m’orienta à pratiquer pour trouver les meilleurs médecins dans les meilleures conditions.

Je suis entrée en contact avec une psychiatre qui ne comprenait rien à mes difficultés. Les séances à son cabinet étaient une véritable torture psychique qui ne faisait qu’aggraver la situation, mais complètement culpabilisée, je pensais que tout était de ma faute, que je ne priais pas comme il fallait et ne croyais pas sincèrement, d’où le manque de résultats. Mon médecin traitant, qui ne me connaissait que depuis quelque mois, ne maîtrisait pas la situation. Il tenta à plusieurs reprises de prendre contact avec cette psychiatre pour lui passer la main dans le traitement de mes insomnies, mais la psychiatre refusa ne souhaitant pas qu’il y ait d’interférence médicamenteuse entre elle et moi.

Mon médecin enchaîna différents médicaments qui s’ajoutèrent les uns aux autres, différents anxiolytiques, neuroleptiques, antidépresseurs, somnifères, etc.
Bien entendu le tout sans résultat. Peu à peu je sombrais dans une dépression des plus graves avec tentatives de suicides quasi quotidiennes, alcoolisme, anorexie et boulimie en alternance.
Après quelques mobilisations des aînés venant me soutenir, ils répondirent de moins en moins à mes sollicitations, on m’incita à ne plus venir aux réunions de discussions, je me sentais peu à peu abandonnée de tous. Cela dura un an, j’étais en arrêt maladie.

Les responsables continuèrent à me culpabiliser, me disant que ma foi n’était pas sincère, que je doutais des bienfaits de la Loi, d’où l’aggravation de ma situation. On m’expliqua que j’avais un si mauvais karma que je devais payer dans cette vie tout le mal que j’avais fait dans les autres. Ils me dirent que transformer mon karma maintenant était une grande chance, que traverser toutes ces épreuves me ferait bénéficier dans une prochaine vie de tous les bienfaits accumulés grâce à tous ces combats que je menais.

La sortie

Jusqu’au jour où, suite à une énième tentative de suicide où j’ai frôlé la mort, je décidai d’arrêter d’aller voir la psychiatre, de stopper tous les médicaments et je pris de la distance avec la Soka Gakkai.

Je reprenais conscience de moi-même et analysais l’attitude des membres qui prônaient l’union dans l’adversité, la solidarité quand un membre du groupe était en difficulté, mais ne me manifestaient aucun soutien. Au bout d’un an d’arrêt maladie, je perdis mon travail pour inaptitude à mon poste. Je me suis retrouvée au chômage.

Je constatais la fausseté de leur parole, je réalisais que la pratique assidue n’améliorait en rien ma situation, alors je décidai d’arrêter toute pratique car je réalisais que j’étais en train de détruire ma vie.

Comme par miracle, de nouveau une forte mobilisation ressurgit, mais ma décision était prise. Lorsque l’on quitte la Soka Gakkai il faut restituer son objet de culte, ce qui se fait ordinairement lors d’une cérémonie. Les conditions de cette cérémonie ne pouvant jamais être réunies, c’est une maladresse d’un des membres qui me donna l’opportunité de rendre mon objet de culte, ce que je fis promptement. Nous étions fin 2005.

La sanction fut immédiate, plus de nouvelle de personne, sauf 6 mois plus tard, une responsable de Paris me relança par téléphone un soir à 22h45 : ce dernier acte m’a convaincue définitivement que j’avais pris la bonne décision.

Du jour au lendemain, nous nous retrouvâmes seuls avec mon mari, car évidemment nous avions perdu tous nos amis d’avant, puis tous les bouddhistes du groupe disparurent à leur tour alors que nous n’avions plus qu’eux. Tout était de nouveau à reconstruire, les amis, le travail et retrouver notre confiance.

Ma vie privée fut terriblement éprouvée par ce parcours. Il me fallut cependant plus d’un an pour me retrouver psychologiquement, et presque 2 ans pour reprendre suffisamment confiance en moi et être apte à reprendre une activité professionnelle.

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commentaires

syl 03/12/2019 22:55

C'est une histoire très touchante! une démonstration que tout peut être instrumentalisé et accessoiriser.

Hubert 04/04/2019 20:48

Il est fort regrettable de lire une expérience comme celle ci car au contraire (je parle pour mon cas personnel )c est tout l inverse qui se produit
J etais coupé du monde ne voulant plus voir personne et je suis devenu sociable et pas des gens de la soka mais de partout, dans mon travail j etais au bou du rouleau idem en m isolent et maintenant tout a changé, mon boss qui m adore ainsi que mes collègues....ma.famille idem je l ai retrouvé . ..je suis calme alors qu avant la colère etait mon cotidien
Il faut pratiquer a son rythme et je n ai aucune pression de la soka et des "vieux" je ne vais que tres rarement aux discussions et une fois par an au "temple"
Le fait qu elle ne soit pas reconnu par le bouddhisme traditionnel est compréhensible c est comme avec l eglise orthodoxe et la chretienne ...c est un chysm mais qui s appuis sur les meme vieux textes buddhisme a la difference que c est la synthèse en récitation de prière et pas de dogme d hermitage ...de jeûne. ..on ne martirise pas son corps comme dans le buddhisme traditionnel.
Le fondement de la doctrine de Nichiren est basée sur l amour de TOUS les etres vivant ...le pardon ...la non violence et l accord avec l univers et la mère terre. ...c est l. harmonie avec une vie plus simple avec des joies plus. Simples ...plus naturelles ....on va dire un retour aux sources mais cela ne m empêche pas de vivre avec mon temps et d aller au cinéma ou de prendre l avion ....c est une vie dans le respect et l humilité en oubliant l.ego si cher a l Homme et tant destructeur
Pour ce qui est d une secte , je secte c est par définition quelque chose de negatif et l argent est le moteur et la finalité. ...dans la soka on ne m a jamais demandé un centimes ! Et meme l instrument de prière comme il est dit , le gohonzo , oui on l achete mais il coute 10€ et c est la seul fois que jai donne de l argent ....alors secte !! je suis libre , je n ai pas de pression. ...ma vie change et s améliore a grand pas ...je revis et je positive et je constate que les gens qui m attirent au travail ...a l exterieur ...sont tous positif et je fuis les negatifs a l ego démesuré et les bling bling arrogants !
Essayé juste le Nam Myoho Renge Kyo chez vous ...a voix basse meme ...quimporte la puissance de la voix ...un peu tous les soirs et le matin dans votre voiture et vous verrez le calme et la sérénité et le positif de vos pensées arriver. ...faite le avec le coeur et vous verrez les biens fait qu il procure
Amities a tous

jumbo 22/03/2018 10:06

Très bien pour des gens qui ont besoin avoir besoin d avoir une idéologie et une structure rigide et exclusive qui leur fournit un cadre de pensée !
http://www.forum-religion.org/mahayana/temoignage-d-anciens-adeptes-de-la-secte-sokka-gakkai-t57213.html

Charlotte 21/03/2018 15:02

C'est très subjectif et cela dépend de l'ouverture de conscience de chacun.

Je n'ai jamais été forcée de quoi que ce soit, j'ai toujours gardé ma liberté de pensée et mon libre arbitre.

Après 10 ans de pratique et je note que je ne vais plus en zad depuis 2 ans car j'ai démenagé et les groupes de discussion ne me conviennent pas.

J'ai conservé ma pratiqud et l'étude. Ce sont pour moi de puissants outils de transformation comme d'autres outils.

Ce qui compte c'est que chacun et chacune utilisent ce qui résonne à l'intérieur de lui.

Je ne suis attachée à aucun dogme. Et je note une transformation profonde vers une meilleure connaissance de moi-même et une plus grand force intérieure après 10 ans. La pratique qui est une méditation dite active y est pour beaucoup mais pas que.

Tout est question de rencontres et de personnes qui sont à notre propre image dans le moment présent.

La peur crée des situations difficiles, l'amour jamais. Seules 2 émotions exitent: l'amour ou la peur.

A chacun de choisir pour lui même.

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